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Chine/Asie

50 sur 239 articles

La robotique chinoise et asiatique : Unitree, AgiBot, UBTech, Fourier Intelligence, XPeng AeroHT, Xiaomi CyberOne, et acteurs japonais/coréens.

1Interesting Engineering Chine/AsieActu

China vise 1 000 robots humanoïdes Iron par mois avant un déploiement mondial en 2027

Xpeng, le constructeur chinois de véhicules électriques, accélère la production de son robot humanoïde Iron avec l'objectif de dépasser 1 000 unités par mois d'ici fin 2026, en vue d'un déploiement mondial prévu pour 2027. Les premiers exemplaires seront installés comme assistants de vente dans les showrooms chinois de la marque au premier trimestre 2027, avant une extension aux magasins à l'étranger dans la seconde moitié de l'année, selon des sources citées par le Wall Street Journal et relayées par CNEV Post. Dévoilé lors de l'AI Day de Xpeng en novembre 2025, Iron mesure 178 cm pour 70 kg, des proportions proches de celles d'un adulte moyen. Sa structure mécanique s'inspire de la colonne vertébrale et du système musculo-squelettique humains, avec des actionneurs imitant des muscles synthétiques répartis sur 62 articulations actives, et des mains offrant 22 degrés de liberté capables de manipuler aussi bien des objets fragiles que des outils plus lourds. Le robot embarque trois puces Turing développées en interne, pour une puissance de calcul cumulée de 2 250 TOPS, une batterie tout solide, et le modèle Vision-Language-Action maison de Xpeng, entraîné sur des milliers d'heures de données de mouvement humain, qui lui permettrait de marcher jusqu'à 2 mètres par seconde. Cette montée en cadence de production intéresse directement l'écosystème de la robotique humanoïde, où l'écart entre démonstrations scéniques et déploiements industriels réels reste la question centrale. Iron avait déjà fait parler de lui pour de mauvaises raisons : sa démarche jugée si fluide sur scène a poussé certains observateurs à soupçonner qu'un humain se trouvait à l'intérieur, obligeant le PDG He Xiaopeng à exposer publiquement la structure mécanique interne du robot pour couper court aux doutes. Un objectif de 1 000 unités mensuelles, si tenu, placerait Xpeng parmi les rares acteurs à afficher des volumes de fabrication significatifs sur ce segment, aux côtés de Tesla (Optimus) et Figure AI (Figure 03). Mais l'usage annoncé, assistant de vente en showroom, reste pour l'instant un déploiement à faible risque opérationnel comparé à des tâches industrielles ou logistiques, ce qui invite à relativiser la portée de l'annonce tant qu'aucun pilote en usage réel n'est documenté. Ce virage s'inscrit dans une stratégie plus large de Xpeng, qui cherche à transformer son savoir-faire en conduite autonome et en intelligence artificielle embarquée, développé pour ses véhicules électriques, en une offre d'IA physique plus large. L'entreprise a récemment présenté ce qu'elle présente comme le premier robotaxi chinois entièrement développé en interne et prêt pour la production, bâti sur sa plateforme GX et conçu pour répondre aux standards de conduite autonome de niveau 4. Sur le marché des humanoïdes, Xpeng affronte une concurrence dense, entre les groupes chinois rivaux comme Unitree ou UBTech, et les acteurs américains Tesla et Figure AI, ainsi que des laboratoires spécialisés dans les modèles VLA comme Physical Intelligence (Pi-0) ou NVIDIA (GR00T N2). La feuille de route reste pour l'instant celle d'un teaser industriel : la production de masse et le calendrier de déploiement en Chine puis à l'international pour 2027 restent à confirmer par des livraisons effectives, aucun contrat commercial concret n'ayant été détaillé à ce stade.

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2TechNode 

Xiaomi présente Xiaomi-Robotics-U0 pour l'IA incarnée et la génération de robots

Xiaomi a dévoilé mercredi Xiaomi-Robotics-U0, un modèle de fondation multimodal autorégressif de 38 milliards de paramètres conçu pour l'IA incarnée (embodied AI). L'entreprise affirme que ce modèle unifie quatre capacités au sein d'un même framework : la génération de scènes pour robots, le transfert de comportements robotiques, la génération de vidéos d'interaction robot-environnement, et la génération et l'édition d'images à usage général. Concrètement, le système peut créer des environnements exploitables par des robots à partir de simples prompts textuels, adapter des trajectoires robotiques existantes à de nouvelles scènes tout en préservant le mouvement d'origine, produire des vidéos d'interaction à partir d'instructions de tâches, et exploiter des connaissances visuelles à l'échelle d'internet pour des applications d'IA incarnée. L'annonce a été rapportée par TechNode. Cette annonce s'inscrit dans une tendance de fond du secteur robotique : l'utilisation de modèles génératifs pour produire des données d'entraînement synthétiques et combler l'écart entre simulation et réalité, un problème central pour les acteurs du VLA (vision-language-action) comme Pi-0 de Physical Intelligence ou GR00T N2 de Nvidia. Si la promesse de générer des environnements et trajectoires synthétiques à la demande tient ses promesses, elle pourrait réduire le coût de collecte de données réelles, un goulot d'étranglement majeur pour l'entraînement des robots humanoïdes et bras manipulateurs. Toutefois, à ce stade, il s'agit d'une annonce de capacités techniques, sans démonstration publique détaillée ni benchmark comparatif, ni précision sur un déploiement matériel réel. Xiaomi investit depuis plusieurs années dans la robotique, avec son robot quadrupède CyberDog et des incursions dans les véhicules autonomes et l'IA embarquée. Ce modèle de 38 milliards de paramètres le positionne face aux laboratoires spécialisés en IA incarnée tels que Physical Intelligence, Figure AI ou Nvidia, ainsi que face aux géants chinois de la tech comme Baidu ou Alibaba, également actifs sur les modèles fondation pour la robotique. Aucune date de disponibilité, de partenariat industriel ou de déploiement pilote n'a été précisée à ce stade.

Chine/AsieActu
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3Pandaily 

China : premier humanoïde grandeur nature accomplit seul des tâches ménagères complexes grâce à un système cérébral à contre-courant

La start-up chinoise LimX Dynamics a présenté Oli, un robot humanoïde grandeur nature doté de 31 degrés de liberté, réalisant de façon autonome une série de tâches domestiques complexes dans un environnement réel, sans téléopération ni montage vidéo, selon les affirmations de l'entreprise. En une seule prise continue, le robot a plié du linge, rangé des objets, empilé des boîtes, ramassé des déchets et livré de l'eau. LimX se positionne ainsi comme la deuxième entreprise au monde, aux côtés de Figure, à revendiquer ce niveau d'autonomie sur des tâches ménagères à horizon long. Cette démonstration repose sur COSA 0.5, une architecture cognitive à trois couches baptisée S2-S1-S0. La couche S2, dite « cognition », s'appuie sur un agent LLM/VLM pour la compréhension de scène, la mémoire et le raisonnement ; la couche S1 regroupe un portefeuille de compétences entraînées, dont des modèles vision-langage-action (VLA) pour la génération de mouvements du corps entier ; la couche S0 fait tourner en local, à 1000 Hz, une politique de transformeur corps-entier (WBT) de 10 millions de paramètres chargée de traduire les objectifs en commandes articulaires coordonnées et équilibrées. Zhang Wei, fondateur de LimX, justifie cette séparation en comparant un grand modèle isolé à Stephen Hawking alité : d'une intelligence extrême mais incapable de mouvement. Cette approche va à contre-courant du consensus actuel du secteur, qui tend à assimiler le "cerveau" du robot à un modèle unique et massif. En découplant cognition, compétences et contrôle moteur, LimX affirme pouvoir faire évoluer chaque couche indépendamment, un argument de robustesse industrielle plus que de performance brute. Le système aurait été affiné par apprentissage par renforcement directement sur le robot réel : des opérateurs corrigent les erreurs par téléopération pendant que la couche S0 maintient l'équilibre, ces corrections alimentant ensuite l'entraînement de modèles de récompense. Si les résultats se confirment au-delà de cette démonstration filmée par l'entreprise elle-même, l'enjeu dépasse la prouesse technique : il s'agit de savoir si les architectures VLA passent enfin l'épreuve du réel en dehors des environnements industriels contrôlés, un test que la plupart des acteurs du secteur n'ont pas encore franchi publiquement. La majorité des entreprises d'IA incarnée, à l'image de Tesla avec Optimus ou Agility Robotics, concentrent leurs premiers déploiements sur l'usine et la logistique. LimX Dynamics fait un pari inverse : cibler d'emblée les marchés du commerce, de l'hôtellerie, du divertissement et du service à domicile, où l'interaction physique humanoïde crée, selon Zhang Wei, une valeur différente. La démonstration d'Oli sert avant tout à crédibiliser ce positionnement stratégique face à des concurrents comme Figure ou aux plateformes Pi-0 et GR00T N2, en misant sur la polyvalence domestique plutôt que sur la répétabilité en chaîne de production, sans qu'aucun calendrier de déploiement pilote n'ait pour l'instant été communiqué.

Chine/AsieActu
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4Interesting Engineering 

La Chine dévoile un nouveau robot humanoïde avec un taux de réussite de 98%, assemblage EV et opérations d'usine

Xiaomi a annoncé de nouveaux progrès dans le déploiement de son robot humanoïde sur une chaîne de production automobile en Chine. Après quatre mois d'optimisations continues, le taux de réussite du robot sur un poste de vissage de vis autotaraudeuses est passé de 90,2 % à 98 %, ramenant l'écart avec le taux de qualification des ouvriers humains à seulement un point de pourcentage. Ce chiffre de 90,2 % avait été annoncé en mars 2026, lors du premier déploiement du robot en usine d'assemblage de véhicules électriques. Xiaomi a également étendu les tâches confiées au robot avec deux nouvelles applications: le tri des panneaux latéraux de console centrale et le pliage et recyclage de bacs à pièces, toutes deux atteignant 90 % de réussite. Le tri des panneaux latéraux constitue une étape notable puisque, selon Xiaomi, il s'agit de la première fois qu'un robot humanoïde effectue des opérations continues de longue durée sur des pièces flexibles dans une usine automobile, des composants plus difficiles à manipuler que les pièces rigides car ils peuvent se déformer et changer de position. Ces progrès, avancés par communiqué et rapportés par Technode, illustrent le déplacement progressif de la compétition humanoïde industrielle des vidéos promotionnelles courtes vers des démonstrations prolongées en conditions réelles d'usine. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'enjeu est de savoir si ces taux de réussite, mesurés sur des tâches spécifiques et sur des durées limitées, reflètent une fiabilité réellement transposable à une production en volume, plutôt qu'une performance optimisée pour la communication. La manipulation de pièces flexibles sur une durée prolongée reste un indicateur technique pertinent, car elle teste la robustesse de la perception et du contrôle moteur au-delà des scénarios rigides plus simples à automatiser. Le contexte est celui d'une course serrée entre acteurs chinois du robot humanoïde industriel. Figure a fait tourner son robot Figure 02 pendant plus de 20 heures en continu sur des tâches logistiques, sans communiquer de taux de réussite formel, misant plutôt sur la gestion de flotte et la fiabilité longue durée. AgiBot, de son côté, a revendiqué un taux de réussite de 99,99 % avec son robot G2 ayant exécuté 64 828 tâches sur une ligne de production de tablettes pendant 64 heures consécutives, avant d'annoncer récemment des résultats quasiment identiques à ceux de Xiaomi sur l'assemblage automobile, avec 98 % en vissage et 90 % sur le tri et le pliage. Cette convergence de chiffres entre concurrents chinois suggère une course à la communication de métriques autant qu'une course technologique, sans qu'aucun protocole de mesure indépendant ne soit encore public.

Chine/AsieOpinion
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536Kr 

36Kr : un ex-associé de Flexiv lève des dizaines de millions de yuans pour des agents IA industriels

Shanghai Zhuizhi Engineering Technology (追知工科), fondée en février 2024, vient de lever plusieurs dizaines de millions de yuans en amorçage auprès de L2F Guangyuan Ventures, Shangrong Capital et Yicun Capital. L'entreprise, issue de la valorisation de recherche de l'université Jiao Tong de Shanghai et incubée par l'Institut d'intelligence artificielle de Shanghai, développe des "agents industriels verticaux" pour des procédés de fabrication comme le meulage et le soudage, plutôt qu'un robot humanoïde généraliste. Sa fondatrice, Yuan Lin, a été partenaire commercial chez Flexiv (非夕科技), contribuant à sa croissance jusqu'au statut de licorne, après des postes de directrice des ventes groupe chez l'équipementier coté Huachangda et de responsable de projets ABB en Chine sur les lignes Changan Ford et Geely, des contrats de plusieurs centaines de millions de yuans. L'équipe technique s'appuie sur le professeur Li Zhuguo, spécialiste des matériaux à Jiao Tong classé parmi les 2% de scientifiques les plus cités au monde, et sur Cao Guangzhi, ancien scientifique en chef de la vision par ordinateur pour Autopilot chez Tesla. Le produit phare, baptisé WOLIF, repose sur une architecture de contrôle en boucle fermée dite "cerveau industriel plus cervelet de procédé", censée ajuster en continu les paramètres d'usinage selon l'état perçu de la pièce, au lieu d'exécuter un programme figé préréglé par des ingénieurs. Cette approche cible un angle mort réel de l'automatisation industrielle : les tâches non standardisées à forte variabilité, où les robots à règles fixes échouent et où la main d'œuvre qualifiée se raréfie. Si la promesse de "boucle fermée totalement autonome" reste à vérifier à grande échelle au-delà des cas cités, la traction commerciale déjà annoncée, un premier contrat livré avec un groupe coté en Chine continentale et une commande de plusieurs dizaines de millions de yuans dans l'aéronautique, distingue ce dossier des simples démonstrations technologiques. La première génération de robot de traitement de surface, FAST, a été validée sur des pièces aéronautiques de haute précision. Zhuizhi vise ensuite l'énergie nouvelle, puis l'automobile, l'électronique grand public, la robotique et les drones, en misant sur la portabilité de son savoir-faire par matériau et procédé plutôt que par secteur, une capacité de traitement du carbone par exemple devant se transférer de l'aéronautique au sport ou à l'électronique.

Chine/AsieActu
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6Pandaily 

LimX Dynamics, la start-up chinoise spécialisée dans les robots humanoïdes, atteint 2,3 milliards de dollars de valorisation avec un tour pré-IPO de 200 millions de dollars

LimX Dynamics, startup de robotique humanoïde basée à Shenzhen et fondée il y a quatre ans par Zhang Wei, professeur à la Southern University of Science and Technology, vient de boucler un tour de table Pre-IPO de près de 200 millions de dollars, portant sa valorisation post-money à 2,3 milliards de dollars, un montant qui la place parmi les startups robotiques les plus valorisées de Chine. L'entreprise a bâti une architecture technologique en trois couches: à la base, un modèle fondation type "cervelet" pour le contrôle moteur du corps entier; au milieu, un moteur vision-langage-action baptisé Humanoid VLA qui relie perception visuelle et commandes motrices; au sommet, un système d'exploitation agentique nommé COSA, chargé du raisonnement, de la planification et de l'exécution des tâches. Cette fusion cognito-motrice dans une architecture unique distingue LimX de concurrents qui traitent généralement contrôle moteur et raisonnement cognitif comme deux sous-systèmes séparés. Le catalogue produit illustre cette approche: Luna, le robot humanoïde phare, est vendu 298 000 RMB (environ 41 000 dollars), dispose de 27 degrés de liberté et peut orchestrer des performances synchronisées jusqu'à 200 robots pour l'événementiel. TRON 2, robot multi-formes sur châssis unique, se reconfigure entre versions bipède, à roues ou double-bras via des modules de buste interchangeables, achetés en une fois pour cinq configurations différentes. En avril 2026, LimX a également mis en open source le Flux VLA Engine, plateforme d'ingénierie pour l'intelligence incarnée codéveloppée avec Alibaba Cloud. Le choix stratégique de LimX tranche nettement avec la ruée du secteur vers les démonstrations d'utilité en usine. Zhang Wei affirme que les humanoïdes ne sont pas nés pour les chaînes de production, où l'efficacité coût et le débit priment, mais pour des scénarios commerciaux, hôteliers, touristiques et de divertissement où l'interaction humaine, le mouvement esthétique et la présence sociale créent de la valeur, notamment à l'export. Ce pari a une portée concrète pour l'industrie: si le premier marché de masse des humanoïdes se révèle bien être le service et le divertissement plutôt que l'industrie, LimX prendrait une avance difficile à rattraper sur ce segment, quand les acteurs focalisés sur l'usine capteraient en priorité les revenus manufacturiers. À prendre néanmoins avec prudence: les chiffres de déploiement en conditions réelles restent limités par rapport aux démonstrations mises en avant. Sur le plan concurrentiel, LimX se positionne face à des rivaux chinois et occidentaux qui misent majoritairement sur l'usine et la logistique. Sa stratégie logicielle, décrite par Zhang comme une plateforme à la Taobao où des développeurs tiers viendraient "ouvrir leur boutique" sur le socle matériel et de contrôle moteur LimX, vise à accélérer le déploiement d'applications verticales tout en collectant des données spécifiques à chaque scénario d'usage. Le tour Pre-IPO signale la confiance des investisseurs dans cette différenciation, sans que des pilotes commerciaux à grande échelle n'aient encore été confirmés publiquement.

Chine/AsieOpinion
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7Interesting Engineering 

Vidéo : le nouveau robot humanoïde chinois combine contrôle corps entier et puce Nvidia Thor

Booster Robotics, start-up chinoise de robotique, a dévoilé le Booster T2, une nouvelle plateforme humanoïde destinée à la fois à la recherche en IA incarnée et à des applications industrielles réelles. La version T2 Pro embarque la puce Nvidia Thor T5000, annoncée jusqu'à 2 070 TFLOPS de calcul embarqué pour la perception, la planification et le contrôle en temps réel. Le robot mesure environ 1,4 mètre et pèse entre 43 et 94,7 livres selon la configuration matérielle, avec 31 degrés de liberté répartis en six articulations par jambe, sept par bras, trois au niveau du bassin et deux à la tête. Il peut porter jusqu'à 10 kg à deux bras, avec un couple articulaire maximal de 140 Nm, et existe en trois configurations : effecteur optionnel, pince standard, ou main dextre à 6 degrés de liberté pour des tâches de manipulation avancées. Côté perception, le T2 embarque des caméras binoculaires à la tête et à la taille, complétées par des caméras de poignet sur les versions haut de gamme, un réseau de microphones, des haut-parleurs et un LiDAR optionnel. Sa batterie de 48V/10Ah offre jusqu'à deux heures de marche continue à une vitesse maximale de 2 m/s. Parallèlement, Booster Robotics lance Booster Studio, une plateforme logicielle ouverte couvrant simulation, entraînement de politiques et déploiement sur robot réel, avec un support pour les modèles vision-langage-action (VLA), l'apprentissage par renforcement et l'apprentissage par imitation. L'enjeu principal tient au calcul embarqué : en réduisant la dépendance à une puissance de calcul externe, Booster mise sur une boucle perception-décision-action autonome, un point de friction classique pour les intégrateurs qui cherchent des robots déployables hors laboratoire. Booster Studio répond quant à lui directement au problème du "sim-to-real", souvent cité comme l'un des principaux goulots d'étranglement de la robotique incarnée actuelle. La vidéo de démonstration montrant chutes récupérées, sauts et coordination dynamique doit toutefois être lue avec prudence : ce type de séquence est généralement sélectionné et ne garantit pas une fiabilité en conditions réelles non contrôlées. Un signal plus solide vient du terrain de compétition : l'équipe THU Huoshen de l'université Tsinghua a conservé son titre à la RoboCup 2026 Humanoid League en Corée du Sud avec le précédent modèle Booster T1, confirmant une certaine maturité de la plateforme dans des contextes dynamiques non scénarisés. Booster T1 s'était déjà imposé comme référence académique low-cost dans les cercles de recherche et de compétition robotique. Le T2 vise à élargir cette base vers des usages commerciaux et industriels, en misant sur une approche ouverte et modulaire plutôt que sur un produit intégré verticalement, à la différence d'acteurs comme Tesla (Optimus) ou Figure. Il vient également se positionner face à Unitree, autre constructeur chinois disputant le même segment des plateformes humanoïdes accessibles aux développeurs. Aucun acteur français ou européen n'est mentionné dans cette annonce.

Chine/AsieActu
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8Pandaily 

JD.com se lance dans l'IA incarnée : construction de la première usine de robots RoboBase à Guangzhou

JD.com a posé la première pierre de son site "Robot Base" à Guangzhou, marquant l'entrée officielle du géant chinois du e-commerce dans l'IA incarnée (embodied AI). L'investissement, estimé à environ 1 milliard de RMB, doit être achevé en 2028 pour une pleine production visée en 2030, avec une valeur de production annuelle projetée à 1,75 milliard de RMB. Le site accueillera des acteurs de l'IA incarnée, de la robotique industrielle et de service, ainsi que des entreprises de la chaîne d'approvisionnement amont et aval. Le fondateur Richard Liu a annoncé un plan de plus de 80 sites RoboBase à travers le pays, tandis que la filiale JD Logistics prévoit d'acquérir 3 millions de robots, 1 million de véhicules autonomes et 100 000 drones sur cinq ans pour automatiser l'ensemble de sa chaîne logistique, de l'entreposage à la livraison du dernier kilomètre. Les partenaires du site de Guangzhou incluent Zhiyuan Robot, Leju Robot, Qingtong Vision et GAC Huilun Technology. JD.com ne fabrique pas de robots lui-même mais se positionne comme orchestrateur de plateforme, un choix stratégique qui mérite d'être souligné plutôt que pris pour argent comptant. L'entreprise met en avant quatre leviers : l'intégration à son écosystème de distribution pour réduire les coûts et donner accès au marché, ses modèles open-source et centres de collecte de données à grande échelle, des terrains de test réels via ses magasins JD MALL, parcs logistiques et pharmacies, et enfin un accès au capital via ses fonds d'investissement et JD Finance. Ce modèle répond directement aux trois blocages classiques du secteur robotique identifiés par l'industrie : l'absence de scénarios de déploiement réels, l'absence de canaux de vente stables, et le manque de capital de développement soutenu. La déclaration selon laquelle Songyan Power aurait vendu plus de 500 robots en deux jours sur la plateforme JD reste toutefois un chiffre communiqué par JD lui-même, sans vérification indépendante, et JD vise 10 milliards de RMB de ventes de robots sur sa plateforme cette année, avec l'objectif de faire dépasser 1 milliard de RMB de ventes à une centaine de marques d'ici trois ans. JD investit dans des startups de robotique incarnée depuis 2025, dont LimX Dynamics (locomotion humanoïde), Zhiyuan Robot (robots humanoïdes généralistes), Zhongqing Robot, Pasini et RoboScience. Le directeur des opérations de Zhiyuan Robot a confirmé que des robots de l'entreprise sont déjà déployés dans des stations de métro de Guangzhou, dans le cadre d'une coentreprise avec l'opérateur local. JD s'attaque aussi au service après-vente, un angle mort classique du secteur, en s'appuyant sur son réseau JD Service+ de plusieurs milliers de techniciens formés pour bâtir un maillage national de maintenance. Le 11 juillet, le gouvernement provincial du Guangdong a signé un accord stratégique global avec le groupe JD couvrant l'économie numérique, la logistique intelligente et la fabrication robotique, signe d'un soutien politique appuyé à ce modèle de plateforme au moment où le secteur robotique chinois cherche à transformer ses démonstrations technologiques en déploiements commerciaux réels.

Chine/AsieOpinion
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936Kr 

Robot humanoïde : Zhiji Dongli boucle un tour pré-IPO de 200 millions de dollars, valorisation à 15 milliards de yuans

Le fabricant chinois de robots humanoïdes LimX Dynamics (逐际动力) a bouclé un tour de financement pre-IPO d'environ 200 millions de dollars, portant sa valorisation post-money à 15 milliards de yuans (environ 2,1 milliards de dollars). Les investisseurs incluent IDG Capital, le fabricant de verre Lens Technology, GGG Group, Redstone VC, Huashan Capital et le fonds public de Hefei Binhu, aux côtés du fonds émirati Stone Venture qui a réinvesti sur plusieurs tours, ainsi que d'anciens actionnaires comme Oasis Capital, Cornerstone Capital, NIO Capital et Shangqi Capital qui ont sursouscrit. Ce tour porte le total levé par l'entreprise à 400 millions de dollars sur six mois. LimX a achevé sa transformation en société par actions en mars 2026 et aurait déjà enclenché une procédure d'introduction en bourse début 2026. Les fonds serviront à industrialiser sa technologie de fusion "cerveau/cervelet" et à déployer plusieurs milliers d'unités autonomes, notamment au Moyen-Orient, en Europe et en Asie. Ce tour illustre la bascule du secteur humanoïde chinois d'une logique de démonstration vers une logique de volumes commerciaux : LimX revendique plusieurs milliers de commandes cumulées, plus de la moitié à l'export, un chiffre à prendre avec prudence tant que les livraisons effectives ne sont pas détaillées poste par poste. La mise en avant de FluxVLA Engine, une plateforme open-source destinée aux développeurs pour standardiser l'entraînement de modèles VLA (vision-langage-action), traduit un pari stratégique différent des approches "un seul modèle généraliste" : LimX mise sur une multitude de modèles verticaux spécialisés, un choix qui pourrait démocratiser l'accès à l'entraînement de robots embarqués si l'écosystème de développeurs suit réellement. Sur le plan produit, LimX a lancé en mai 2026 Luna, un humanoïde de 160 cm à 27 degrés de liberté capable de démarches de mannequin et de chorégraphies, livré en moins d'un mois à des clients chinois et étrangers. Le même mois, TRON 2, robot modulaire reconfigurable entre bras double, bipède et roues-pattes, a été proposé aux chercheurs et industriels. L'architecture technique de l'entreprise repose sur trois couches : System 0 pour la motricité globale, System 1 pour les capacités VLA du robot, et System 2, le système d'exploitation cognitif COSA combinant modèles de langage et modèles du monde.

UELimX Dynamics annonce vouloir deployer plusieurs milliers d'unites en Europe, ce qui pourrait accroitre la concurrence chinoise sur le marche europeen de la robotique humanoide sans qu'un partenaire ou site europeen precis soit encore identifie.

Chine/AsieActu
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1036Kr 

Robot quadrupède grand public : un docteur de CUHK, ex-ingénieur DJI, lève plusieurs dizaines de millions en amorçage, mené par Zheng Xuan

La société shenzhenoise Lumisition Robotics (光之跃迁科技) a bouclé un tour d'amorçage de près de 50 millions de yuans (environ 6,5 millions d'euros), mené par Zhengxuan Investment, avec la participation de Guangdian Capital, Lihe Capital, Songhe Capital et Hengxin Future. Fondée en février 2026, l'entreprise développe des robots quadrupèdes grand public conçus comme des « châssis mobiles tout-terrain », destinés aux foyers américains et européens en maison individuelle, aux amateurs de sports outdoor et aux seniors. Le CEO Le Linzhu, docteur et post-doctorant en robotique à l'Université chinoise de Hong Kong (CUHK) et cofondateur du LRL Lab, a occupé un poste clé en R&D chez DJI avant de cofonder une précédente société de quadrupèdes B2B, Guangnian Innovation Technology. Le CTO, également diplômé de robotique à la CUHK et passé par le collège d'honneur Zhu Kezhen de l'Université du Zhejiang, travaille sur l'apprentissage par renforcement et le contrôle moteur ; le VP hardware, formé à l'Université des sciences et technologies de Huazhong sous la direction du professeur Gao Liang et ancien ingénieur chez Roborock, a coécrit cinq articles IEEE/ASME TMECH, IROS et ICRA et détient sept brevets. L'architecture logicielle repose sur quatre couches : perception, motricité (fondée sur plusieurs années de recherche en apprentissage par renforcement pour franchir des terrains complexes), intention (des agents capables d'arbitrer entre vitesse et sécurité) et rôle, cette dernière permettant de reconfigurer le robot en outil de transport, assistant de camping ou fauteuil roulant motorisé via des modules amovibles. Côté coûts, l'équipe a réduit un module articulaire de 18 à 11 pièces grâce à une optimisation multidisciplinaire, et combine caméras bon marché et lidar avec de la distillation de modèles pour limiter les besoins en calcul. Un prototype existe déjà : un test de randonnée en direct de trois jours est prévu en octobre 2026, un lancement officiel au CES 2027, puis une production de série entre avril et mai 2027. Le positionnement tranche avec l'essentiel du marché des quadrupèdes grand public, aujourd'hui dominé par des produits à vocation ludique ou de compagnie, type Unitree Go2. Lumisition vise au contraire un usage utilitaire assumé : remplacement de l'effort physique pour le « dernier kilomètre » entre garage et domicile, aide à la mobilité pour une population vieillissante confrontée à la hausse du coût des soins et à la pénurie de main-d'œuvre. C'est un pari sur un segment encore vide entre les robots-compagnons et les plateformes logistiques B2B, et il illustre la stratégie désormais classique des startups chinoises de robotique : viser les marges permises par la chaîne d'approvisionnement domestique pour proposer un tarif nettement inférieur aux quadrupèdes occidentaux. Reste que le calendrier annoncé, une entreprise vieille de cinq mois, un prototype tout juste sorti des labos, un lancement CES en janvier 2027 et une production de série trois mois plus tard, est particulièrement serré et mérite d'être suivi avec prudence, comme souvent pour les feuilles de route publiées lors d'un tour d'amorçage. Le projet s'appuie directement sur le vivier du LRL Lab de la CUHK, pépinière reconnue de talents en robotique à Hong Kong, et sur l'expérience préalable de son CEO chez DJI puis chez Guangnian Innovation Technology, acteur B2B du quadrupède. Sur le marché grand public, Lumisition devra se mesurer à Unitree, dont le Go2 a déjà largement diffusé l'image du robot-chien accessible, ainsi qu'à des acteurs professionnels comme Deep Robotics ; à plus long terme, l'entreprise revendique une ambition allant au-delà du transport d'objets, avec une version capable à terme de transporter une personne, dans la lignée des concepts de fauteuil roulant tout-terrain motorisé. Le principal investisseur, Zhengxuan Investment, justifie son entrée par la bascule de l'intelligence incarnée du laboratoire vers le déploiement à grande échelle, misant sur la combinaison logiciel-matériel de l'équipe et sur son modèle de navigation de bout en bout. Les prochaines étapes concrètes restent le test public d'octobre 2026 et la présentation produit prévue au CES de janvier 2027.

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1136Kr 

Om AI de Zhao Tiancheng : des années de persévérance, pari sur l'avenir « en flux continu » natif de l'IA physique

Om AI, jeune pousse chinoise fondée par Zhao Tiancheng, docteur de l'institut de technologies du langage de Carnegie Mellon, vient de dévoiler VLX, une famille de modèles multimodaux présentée comme la première au monde conçue nativement pour fonctionner en flux continu sur des terminaux physiques. L'architecture repose sur trois modules imbriqués, Flow pour la perception, Seek pour la localisation, Go pour la décision et l'action, formant une boucle complète perception, localisation, action directement embarquée, sans dépendre du cloud. Contrairement à l'approche dominante qui découpe la vidéo en images fixes traitées une par une, VLX ingère le flux vidéo en continu, à la manière d'une eau qui coule, et raisonne en temps réel sans attendre de requête. Le déclic remonte à 2023, quand l'équipe a constaté qu'un modèle multimodal n'ayant jamais vu la moindre image de vidéosurveillance surpassait des modèles spécialisés entraînés pendant des années sur ce type de données, preuve selon Zhao Tiancheng que l'entraînement conjoint vision-langage generalise mieux dans le monde physique ouvert que les modèles dédiés. Om AI revendique aujourd'hui des revenus de l'ordre de la centaine de millions de yuans et un déploiement effectif sur des robots, drones, objets connectés, caméras de sécurité et PC IA, avec des données réelles remontant en continu depuis le terrain pour réentraîner les modèles. Cette annonce arrive alors que le secteur de l'IA physique traverse une phase de forte incertitude méthodologique, entre modèles vision-langage-action, génération vidéo, simulation 3D et approches par représentation type JEPA, sans consensus sur la voie qui mènera à une production industrielle. Le pari d'Om AI sur l'intelligence embarquée plutôt que centralisée dans le cloud répond à une contrainte concrète de sécurité et de latence: un robot qui se fige ou chute a des conséquences bien plus graves qu'un bug logiciel classique, un argument que la société met en avant pour justifier une intelligence distribuée sur chaque terminal plutôt qu'un cerveau unique. Le financement mondial de l'IA physique a dépassé 6,4 milliards de dollars sur le seul premier trimestre 2026, signe d'un secteur en quête de preuves de déploiement réel plutôt que de démonstrations. Le positionnement de Zhao Tiancheng s'est construit sur cinq années à contre-courant: alors que l'industrie chinoise se ruait sur les grands modèles de langage générateurs de texte après 2023, il a maintenu le cap sur la fusion vision-langage, misant sur son expérience d'un projet multimodal à un milliard de dollars mené chez Yahoo pendant son doctorat. Plusieurs membres de l'équipe sont partis durant les vagues successives d'engouement pour d'autres approches, avant que le virage du secteur vers l'IA physique en 2026 ne valide, selon lui, ce choix initial resté longtemps minoritaire face aux modèles de langage et, plus récemment, aux modèles du monde.

Chine/AsieActu
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12Pandaily 

L'entreprise Ant Group robotique Lingbo adopte une nouvelle approche pour construire les cerveaux des robots

Ant Group, la maison mère d'Alipay, développe via sa filiale Lingbo une approche inhabituelle pour concevoir des cerveaux de robots, en s'appuyant sur l'immense infrastructure de données et d'intelligence artificielle issue de son écosystème de paiement. Plutôt que de partir du matériel comme la plupart des startups d'IA incarnée, Lingbo privilégie d'abord la couche cognitive. L'entreprise mobilise l'expertise d'Ant Group en traitement transactionnel à haute fréquence, en prise de décision en temps réel dans l'incertitude et en inférence distribuée à grande échelle, des compétences accumulées sur plusieurs années à traiter des milliards de transactions quotidiennes via Alipay (détection de fraude, évaluation de risque, recommandation personnalisée). Lingbo entend transposer cette infrastructure vers la robotique pour bâtir un cerveau robotique capable de gérer la complexité et l'incertitude du monde physique avec la même fiabilité que le traitement financier. L'unité bénéficie d'une autonomie importante au sein d'Ant Group et attire des talents issus à la fois de la recherche en IA et de l'industrie robotique. Aucun produit concret ni calendrier commercial n'a été rendu public à ce stade. Cette stratégie illustre un mouvement plus large : des acteurs de la tech et de la finance entrent dans la course à l'IA incarnée en misant sur leurs atouts logiciels et data plutôt que sur la fabrication de matériel. Pour Lingbo, la partie la plus valorisable de la chaîne robotique ne serait pas la mécanique mais la couche d'intelligence, un pari qui, s'il se confirme, redistribuerait les cartes face aux spécialistes du hardware comme les fabricants d'humanoïdes. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ce positionnement pose une question stratégique : la donnée comportementale et transactionnelle à l'échelle d'Alipay, plusieurs centaines de millions d'utilisateurs, peut-elle vraiment se transférer à la compréhension d'un environnement physique et à la décision robotique ? Rien dans les éléments communiqués ne le démontre encore, et l'annonce reste à ce stade programmatique plutôt que prouvée par un produit déployé. Elle mérite néanmoins d'être suivie car elle traduit un changement de doctrine : dans un paysage chinois où les plateformes matérielles se banalisent, l'avantage compétitif se déplacerait vers le logiciel, la donnée et l'infrastructure de déploiement. Ant Group a construit ses capacités d'IA sur plusieurs années, d'abord pour la détection de fraude et la gestion des risques sur Alipay, avant d'intégrer des assistants IA à l'échelle de son écosystème, utilisés par des centaines de millions de personnes. Lingbo s'inscrit dans le prolongement naturel de cette expansion technologique vers le monde physique, dans un contexte où la Chine voit fleurir de multiples acteurs robotiques, qu'il s'agisse de fabricants d'humanoïdes ou de laboratoires développant des modèles généralistes de type VLA (vision-language-action), comparables aux Pi-0 ou GR00T N2 développés aux États-Unis. Contrairement à des concurrents qui présentent déjà des démonstrateurs matériels, Lingbo n'a pour l'instant communiqué ni prototype ni partenariat industriel identifié, ce qui place la démarche au stade de la déclaration d'intention stratégique. Les prochaines étapes à surveiller seront la première présentation publique d'un système intégré, d'éventuels partenariats avec des fabricants de plateformes robotiques, et la manière dont Ant Group articulera cette activité avec ses autres investissements en IA générative.

Chine/AsieOpinion
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13Pandaily 

BAAI et Alibaba, tous les deux jours un nouveau modèle d'IA incarnée voit le jour

Treize nouveaux modèles fondation et modèles du monde pour la robotique embarquée ont été annoncés en juin 2026, soit environ un tous les 48 heures. Lors de la Conférence Zhiyuan 2026, le BAAI (Beijing Academy of Artificial Intelligence) a présenté deux avancées : Wujie Physis-v0.1, qui prédit l'état physique suivant en compressant vidéo, données RGB-D, nuages de points 3D et retour tactile dans un espace latent unifié, et Wujie RoboBrain Orca, un "cerveau" robotique combinant représentation unifiée, raisonnement causal et décodage multimodal. Le 16 juin, Alibaba a dévoilé la suite Qwen-Robot, composée de trois modèles complémentaires : Qwen-RobotNav pour l'allocation d'attention visuelle en navigation mobile, Qwen-RobotManip qui standardise l'espace état-action pour la manipulation, et Qwen-RobotWorld, doté d'une interface en langage naturel pour prédire la dynamique du monde. CasiaHand a lancé Brain-Si 0.5, présenté comme le premier modèle de manipulation dextre humanoïde, avec une architecture à trois niveaux allant de la planification VLA jusqu'à des modèles physiquement interprétables. GalaxyBot a de son côté publié AstraBrain-WBC 0.5, un modèle de contrôle corps entier entraîné sur environ 2 milliards d'images issues de mouvements humains, pour 80 millions de paramètres. RoboScience, Current Robotics et BoundlessPower ont complété la liste avec respectivement l'architecture Visics, le modèle Curl-0 et le modèle du monde MWA. Cette accélération marque un basculement net dans l'industrie de la robotique embarquée : la compétition ne se joue plus sur les capacités matérielles des robots, mais sur l'intelligence logicielle qui les pilote. Signe le plus révélateur, la posture d'Alibaba tranche avec l'approche dominante du "plus de données, plus de robots" : le groupe affirme que l'hétérogénéité du monde physique ne peut pas être résolue par le seul passage à l'échelle et nécessite un alignement au niveau du modèle lui-même. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, le signal est important : les équipes ne cherchent plus seulement à démontrer ce que les robots savent faire, mais à expliquer pourquoi ils échouent encore sur certaines tâches, chacune identifiant un goulot d'étranglement différent, retour tactile, coordination corps entier, transfert simulation-réel ou planification à long horizon. Ce foisonnement s'inscrit dans la course engagée depuis 2024-2025 entre laboratoires chinois et occidentaux (Figure, Physical Intelligence avec Pi-0, NVIDIA avec GR00T) autour des modèles vision-langage-action. La France et l'Europe restent absentes de cette vague spécifique de publications, la dynamique se concentrant pour l'instant sur les acteurs chinois (BAAI, Alibaba, CasiaHand, GalaxyBot) et américains. Les prochaines étapes attendues concernent la validation de ces architectures sur des déploiements réels au-delà des démonstrations en laboratoire, un point sur lequel la prudence reste de mise tant les métriques annoncées, notamment le nombre de paramètres ou de frames d'entraînement, restent difficiles à comparer d'un laboratoire à l'autre sans benchmarks communs.

Chine/AsieOpinion
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14Interesting Engineering 

IA chinoise dévoile de nouveaux modèles de perception spatiale pour robots

La société chinoise Robbyant a dévoilé LingBot-Depth 2.0, une nouvelle génération de modèles de perception spatiale pour robots, accompagnée d'un modèle de vision associé baptisé LingBot-Vision. LingBot-Depth 2.0 s'appuie sur la version précédente, qui avait introduit la technique de Masked Depth Modeling (MDM) pour améliorer la détection de profondeur sur les surfaces transparentes et réfléchissantes. Entraîné sur 150 millions d'échantillons, le nouveau modèle obtient les meilleurs résultats sur 12 des 16 benchmarks de complétion de profondeur testés. Dans les scénarios de perte de profondeur sévère, l'erreur est divisée par plus de deux par rapport au modèle précédent, le score RMSE passant de 0,132 à 0,062. Le modèle progresse aussi sur la détection des surfaces vitrées et des miroirs, un point faible classique des caméras de profondeur. LingBot-Vision, entraîné sur 160 millions d'images (un jeu de données plus restreint que ceux des modèles concurrents), utilise pour la première fois la "structure de bordure" comme objectif de pré-entraînement, permettant une localisation des contours au niveau sub-pixel et un suivi stable des arêtes d'objets sur des séquences vidéo. Pour l'industrie robotique, cette annonce illustre la poursuite de la course aux modèles de perception spatiale comme brique fondamentale des systèmes d'IA incarnée, aux côtés des modèles d'action type VLA (vision-langage-action) tels que Pi-0 ou GR00T N2. Une perception de profondeur fiable sur verre et surfaces réfléchissantes reste un obstacle concret pour la navigation en environnement intérieur (entrepôts, bureaux, hôpitaux), là où les caméras stéréo et LiDAR classiques échouent régulièrement. La certification obtenue auprès du Depth Vision Laboratory d'Orbbec, avec des tests sur les caméras stéréo 3D Gemini 330, apporte une validation industrielle plus tangible qu'une simple annonce marketing, même si les chiffres de benchmark restent ceux communiqués par Robbyant lui-même et mériteraient une vérification indépendante. Le partenariat avec Orbbec, fabricant reconnu de capteurs 3D, va au-delà de la validation logicielle : il s'étend au matériel, avec l'intégration d'une version personnalisée de LingBot-Depth dans le dispositif RGB-D EGO de la nouvelle plateforme de collecte de données "Robot-Free" d'Orbbec, conçue pour capturer des données d'entraînement sans mobiliser de robot physique. Robbyant annonce qu'une version commerciale avancée du modèle sera intégrée à cette plateforme dans de futures mises à jour, avec pour objectif de fournir une base de données plus précise et stable pour l'entraînement des systèmes d'IA incarnée. Le mouvement s'inscrit dans une dynamique plus large de fournisseurs chinois de modèles de fondation pour la robotique cherchant à s'imposer comme briques de perception standard, à un moment où la course humanoïde et logistique internationale accélère la demande de systèmes de perception robustes et bon marché.

Chine/AsieActu
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15Robotics Business Review 

AI² Robotics lève 735 millions de dollars pour ses robots humanoïdes à roues, valorisation à 3 milliards

AI² Robotics, start-up basée à Shenzhen, vient de lever environ 735 millions de dollars lors d'un tour de financement qui porte sa valorisation au-delà de 50 milliards de yuans, soit environ 2,8 milliards de dollars (le titre de l'annonce évoque 3 milliards, un écart qui illustre la façon dont ces valorisations circulent parfois de manière approximative). Le tour de table rassemble un panel d'investisseurs révélateur de l'enjeu stratégique que représente désormais la robotique physique en Chine: des fonds publics comme le National Small and Medium Enterprises Development Fund, des industriels comme Sino Biopharmaceutical et le groupe Moutai, ainsi que des acteurs financiers comme CICC Capital et GSR Ventures. Le produit phare, AlphaBot 2, est un manipulateur mobile à roues doté d'un buste humanoïde et de mains à cinq doigts, avec plus de 34 degrés de liberté et un mécanisme de levage buste-jambes propriétaire. Contrairement à la majorité des constructeurs chinois qui misent sur la bipédie, AI² Robotics a choisi une base roulante: le robot ne peut ni monter d'escaliers ni franchir un terrain accidenté, mais il est nettement moins coûteux à produire, mécaniquement plus robuste et soumis à des contraintes réglementaires bien plus légères pour une exploitation en espace public. L'ensemble tourne sous Alpha Brain, un modèle vision-langage-action (VLA) maison chargé du raisonnement spatial en temps réel, de la compréhension de l'environnement et de la planification de tâches multi-étapes. Ce choix technique traduit un pari assumé sur le compromis coût-fiabilité plutôt que sur la polyvalence locomotrice, et positionne AI² Robotics à contre-courant de la course à la bipédie qui domine la communication du secteur. L'entreprise évite délibérément la rhétorique grand public et cible des environnements structurés où la configuration roues-plus-bras est déjà pertinente: logistique, manufacturing, biotech, services publics et retail. C'est un signal important pour les intégrateurs et décideurs B2B: la validation ne se joue pas sur des démonstrations spectaculaires mais sur la capacité à déployer rapidement dans des entrepôts ou des lignes de production, où un modèle VLA robuste et un robot durable comptent davantage qu'une allure humaine complète. Cette levée s'inscrit dans une séquence de mouvements de capitaux intense sur le marché des humanoïdes: l'introduction en bourse en préparation d'Agility Robotics, les tours de financement récents d'Apptronik et de Neura Robotics, et le rachat de Kinisi Robotics par Bear Robotics. Elle confirme aussi le rôle moteur de capitaux d'État et d'industriels chinois dans le financement de la robotique physique, à un moment où le pays cherche à consolider sa position face aux acteurs américains et européens. Les prochaines étapes attendues concernent le rythme de déploiement industriel d'AlphaBot 2 et la capacité d'Alpha Brain à tenir ses promesses de planification de tâches complexes à grande échelle, un test que la plupart des modèles VLA du secteur n'ont pas encore pleinement réussi.

Chine/AsieOpinion
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16Pandaily 

Wisson dévoile son Flexible Charge Universal Service Engine : un robot de recharge VE adaptatif sans latence

Le 9 juillet, l'entreprise chinoise Wisson a présenté à Pékin, lors d'une conférence stratégique consacrée à la recharge automatique de véhicules électriques, son nouveau moteur de service universel baptisé Flexible Charge, ainsi que sa gamme de produits associée. Le système revendique une tolérance adaptative quasi instantanée au moment du contact et couvre, selon l'entreprise, l'ensemble des usages de recharge : bornes publiques, flottes dédiées et installations domestiques, avec une architecture technique unique. Wisson justifie cette approche par la variabilité extrême du terrain : des centaines de marques de véhicules, des milliers d'emplacements et de standards de trappes et de connecteurs, auxquels s'ajoutent l'angle de stationnement, les mouvements de passagers, la météo et les obstacles dynamiques. Flexible Charge s'appuie sur l'architecture maison « Pliabot », qui combine structures souples bio-inspirées, compliance passive adaptative et IA multimodale distribuée. Contrairement aux systèmes rigides à articulations, qui nécessitent des boucles perception-action de l'ordre de la centaine de millisecondes, Wisson affirme obtenir une réponse quasi instantanée au premier contact grâce à la flexibilité des matériaux et à la compressibilité de l'air dans ses muscles pneumatiques artificiels, combinée à une génération de trajectoire en temps réel, pour s'adapter en une à deux secondes (durée typique d'insertion d'un connecteur) aux variations de position, d'angle et de force. L'entreprise revendique trois déploiements présentés comme des premières mondiales : une station publique entièrement automatisée dans le parc international de biomédecine de Yizhuang à Pékin, avec 3 millions de cycles de recharge sur plus de 130 modèles de véhicules ; un test en haute altitude à 5 190 mètres, sous 52,9 % de la pression atmosphérique standard, visant les environnements miniers et montagnards ; et des produits domestiques en configurations fixe et coulissante. Le segment de la recharge automatisée est resté longtemps au stade du démonstrateur, faute de solution capable de gérer la diversité mécanique des véhicules sans intervention humaine. Si les volumes avancés par Wisson (3 millions de cycles, 130 modèles) se vérifient à l'échelle annoncée, ils marqueraient un basculement notable du pilote vers une exploitation commerciale récurrente, un seuil que peu d'acteurs du secteur revendiquent publiquement. Le test en altitude cible un marché B2B concret, celui des opérateurs miniers et des flottes en zone reculée, où la fiabilité mécanique par tout temps pèse plus que le coût. L'argument central de Wisson, une mécanique souple tolérant mieux l'imprécision du réel qu'une précision rigide finement calibrée, fait écho à un débat plus large en robotique sur la compliance passive. Les métriques de « réponse zéro seconde » ne sont toutefois étayées par aucune donnée de latence indépendante ni taux d'échec comparé, ce qui invite à la prudence avant audit tiers. L'élargissement visé vers Robotaxi, Robobus, camion autonome et logistique sans chauffeur signale une ambition de fournisseur d'infrastructure critique pour tout l'écosystème autonome chinois, au-delà du simple fabricant de bornes. Wisson s'inscrit dans une vague d'entreprises chinoises développant depuis plusieurs années des robots de recharge, portée par la croissance rapide du parc électrique national et le manque de personnel dans certaines stations. L'architecture Pliabot prolonge des travaux antérieurs de la société sur les structures souples et les actionneurs pneumatiques, une famille de technologies aussi explorée en Occident pour la préhension en environnement non structuré. Sur ce marché, Wisson affronte d'autres acteurs chinois ainsi que des constructeurs automobiles développant leurs propres solutions de branchement robotisé, y compris en Europe où des pilotes existent chez plusieurs équipementiers sans atteindre le stade commercial revendiqué ici. Aucun acteur français ou européen n'apparaît dans cette annonce, circonscrite pour l'instant au marché chinois. Wisson dit vouloir nouer des partenariats avec constructeurs, opérateurs de stations, acteurs des infrastructures énergétiques et collectivités locales pour accélérer le déploiement commercial, sans donner de calendrier ni de volumes cibles pour les prochains pilotes.

Chine/AsieActu
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17Pandaily 

Les scientifiques IA sont déjà au travail à Pékin : mélange de fluide de conduction en 20 secondes

À Pékin, des laboratoires spécialisés dans l'IA for Science ont commencé à confier certaines tâches expérimentales à des bras robotiques pilotés par IA, capables de concevoir des protocoles, de collecter des données et de proposer de nouvelles pistes de recherche. Un journaliste du Beijing News a pu observer l'un de ces sites : un bras robotique y prépare du liquide conducteur en 20 à 30 secondes par flacon, avec une régularité de geste qui élimine les erreurs de manipulation manuelle. Le laboratoire fonctionne sur des postes d'expérimentation confinés où des bras robotiques manipulent pipettes, réactifs et échantillons avec précision, selon une architecture en trois couches : découverte autonome de lois scientifiques fondamentales par l'expérimentation, création de nouveaux matériaux via des modèles entraînés sur des données de haute qualité générées par le système, et enfin conception inverse de bout en bout où les résultats sont directement validés en application. À l'Institut d'automatisation de l'Académie chinoise des sciences, l'équipe a développé un modèle de fondation baptisé Panshi, avec une approche à deux volets : une version 1.0 qui affine des modèles open source sur des données et de la littérature scientifiques, et une version 2.0 en développement qui entraîne un modèle entièrement nouveau unifiant texte et modalités scientifiques (spectres d'ondes, spectrogrammes, champs électromagnétiques, structures moléculaires) dans un système de tokens commun. Panshi a déjà achevé une adaptation à huit disciplines scientifiques. Cette expérimentation illustre une bascule stratégique dans la course à l'IA scientifique : contrairement aux modèles grand public comme DeepSeek ou ChatGPT, qui se contentent d'exploiter des données déjà disponibles sur internet, les systèmes AI4S doivent produire eux-mêmes de nouvelles données par l'expérimentation réelle, ce qui suppose une intégration étroite entre IA, bras robotiques, capteurs et instruments de laboratoire dans une boucle fermée hypothèse-expérience-collecte-optimisation. Pour l'industrie robotique et les décideurs B2B, c'est un signal que l'automatisation ne se limite plus à la manipulation répétitive en usine mais s'étend à des tâches de précision scientifique à haute valeur ajoutée, où la fiabilité du geste et la vitesse d'exécution (20 à 30 secondes par préparation) deviennent des arguments concrets face au travail manuel de laboratoire. Cette initiative s'inscrit dans une dynamique portée par les autorités pékinoises, qui misent sur la concentration exceptionnelle d'institutions de recherche de premier plan dans la ville, dont l'Académie chinoise des sciences, Tsinghua et l'Université de Pékin, ainsi que sur le pôle scientifique de Huairou, capable de générer des volumes massifs de données d'entraînement, à l'image du collisionneur électron-positron de Pékin qui produit à lui seul 1 téraoctet de données par seconde. En juin 2026, Pékin a publié son plan de mise en œuvre de l'IA for Science, couvrant six domaines prioritaires, avec l'ambition de faire de la ville un pôle d'innovation scientifique en IA d'influence mondiale d'ici 2028.

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Nvidia devient premier partenaire mondial de simulation tactile, nouveau financement de centaines de millions et commandes multipliées par quatre au premier semestre
1836Kr 

Nvidia devient premier partenaire mondial de simulation tactile, nouveau financement de centaines de millions et commandes multipliées par quatre au premier semestre

La société pékinoise Tashan Technology (他山科技) a bouclé un tour de série B de plusieurs centaines de millions de yuans, avec la participation de Joyson Electronics, Taiping Innovation, AUX, Pengling, Lavender Hill Capital Partners (LHCP) et Hongshan Capital, ainsi qu'un réinvestissement des actionnaires historiques Daoshi Technology et Binfu Capital. Les fonds serviront à l'itération des capteurs et puces tactiles, au déploiement de solutions par secteur et à la construction d'une plateforme d'entraînement tactile. Fondée en 2017, l'entreprise développe une pile complète de perception tactile pour robots, du silicium à l'application : une équipe issue de Tsinghua et de l'université de Manchester, avec Steve Furber, co-inventeur de l'architecture ARM, comme chercheur en chef, et un laboratoire commun avec Manchester créé dès 2019. Son produit phare est une puce mixte analogique-numérique basée sur un réseau de neurones à impulsions, conçue pour un traitement tactile embarqué à faible latence ; une nouvelle génération vient d'être gravée avec lancement prévu au troisième trimestre 2026. Les capteurs TS-F (bout de doigt, résolution de force de 0,01 N, reconnaissance de plus de 30 matériaux sans contact) et TS-E (pince) ont vu leur fréquence de mesure multipliée par 3 à 4 cette année. Deux centres de collecte de données ont ouvert à Pékin et dans le Hubei en mars et mai 2026, et la société se présente comme premier partenaire mondial de simulation tactile de Nvidia Isaac Sim, avec un moteur open source sur MuJoCo. Selon l'entreprise, les commandes de capteurs tactiles atteignaient fin mai déjà quatre fois le chiffre d'affaires annuel 2025, pour plus de 180 clients incluant Galbot, Xingdong Jiyuan ou BrainCo, et une part de marché revendiquée supérieure à 80 % sur les capteurs tactiles pour mains robotiques humanoïdes. Ces chiffres, invérifiés indépendamment, illustrent néanmoins un basculement réel du secteur : le taux d'équipement tactile des mains articulées serait passé d'environ 20 % à plus de 60 % en un an, un rythme d'adoption rare pour un composant matériel. Cela confirme une hypothèse qui circulait dans l'IA incarnée sans preuve solide jusqu'ici : sans retour de force, la boucle perception-action ne se referme pas sur des tâches de manipulation fine, et la seule vision ne suffit pas à saisir des objets fragiles ou déformables. Que des fournisseurs de modèles achètent désormais des capteurs en volume pour entraîner leurs systèmes tactiles renforce l'idée que la donnée tactile devient une ressource aussi disputée que la vidéo de démonstration, avec des conséquences directes de coût et de fiabilité pour les intégrateurs qui équipent des mains robotiques. Le partenariat le plus marquant reste la collaboration avec Richard Sutton, lauréat du prix Turing et figure fondatrice de l'apprentissage par renforcement, autour d'un projet baptisé "jardin d'enfants pour robots", visant à faire apprendre aux machines par essai-erreur tactile en environnement réel. Tashan prévoit que son activité robotique dépassera l'automobile de 3 à 4 fois en 2026, pour environ deux tiers du chiffre d'affaires, et anticipe une vague d'algorithmes et de modèles tactiles commerciaux à partir de 2027, un calendrier qui reste, comme les autres métriques, à confirmer par les livraisons effectives.

Chine/AsieActu
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Toengine Wanxun dévoile un moteur universel de recharge "Roulevo" : première solution de service chaotique avec "tolérance de déformation nulle en 0,000 s", résolution complète pour toutes les catégories
1936Kr 

Toengine Wanxun dévoile un moteur universel de recharge "Roulevo" : première solution de service chaotique avec "tolérance de déformation nulle en 0,000 s", résolution complète pour toutes les catégories

Wanxun Technology (万勋科技), société chinoise spécialisée en robotique, a organisé le 9 juillet 2026 à Pékin une conférence stratégique consacrée à la recharge automatique de véhicules électriques. L'entreprise y a présenté « Roufeng Chong » (柔韧充), un moteur de service universel pour la recharge automatisée, censé couvrir à la fois les usages publics, professionnels et domestiques avec une même architecture technique. Le système repose sur la plateforme Pliabot®, une structure d'actionnement souple et compressible associée à une IA multimodale que la société appelle « neuronale », permettant selon elle un temps de réaction quasi instantané au premier point de contact entre le bras et le véhicule. Deux gammes de produits en découlent : CF1, une borne fixe, et CS1, un connecteur mobile sur rail. Trois déploiements sont mis en avant comme démonstrations de référence : une station de recharge publique dans le parc biomédical international de Yizhuang à Pékin, ouverte à tous les modèles et ayant déjà traité plus de 130 modèles de véhicules différents pour environ 3 millions de sessions de charge cumulées ; des essais menés à 5 190 mètres d'altitude, sous une pression atmosphérique d'environ 53 % de la normale, présentés comme un test en conditions extrêmes ; et un robot domestique compact de 10 centimètres d'épaisseur doté de 18 degrés de liberté, annoncé comme interopérable avec le système embarqué Tesla, installable en 30 minutes par l'utilisateur, avec une commercialisation prévue au second semestre 2026 et un lancement international visé pour le CES de janvier 2027. L'enjeu dépasse la simple démonstration technologique : la recharge automatique bute depuis des années sur l'écart entre prototypes contrôlés et environnements réels, où la diversité des marques, des emplacements de trappe, des angles de stationnement et des perturbations (piétons, portières, intempéries) rend les bras robotiques rigides peu fiables à grande échelle. En misant sur une structure passivement souple plutôt que sur une précision purement algorithmique, Wanxun cherche à répondre à ce problème avec un nombre limité de produits couvrant tous les scénarios, plutôt qu'une solution sur mesure par cas d'usage. Si les volumes annoncés pour la station de Pékin se confirment, il s'agirait d'un signal notable pour un secteur encore largement au stade pilote. Il faut toutefois noter que le chiffre de « 0,000 seconde » de temps de réaction relève davantage de l'argument marketing que d'une mesure physique littérale : il désigne une réponse mécanique quasi immédiate de la structure souple, non une latence nulle au sens strict. La recharge automatisée fait l'objet de tentatives depuis plusieurs années, du bras-serpent expérimental présenté par Tesla en 2015 à divers prototypes chinois et occidentaux, sans qu'aucun acteur n'ait jusqu'ici démontré un déploiement multi-marques à grande échelle en conditions réelles. Wanxun se positionne face à des architectures concurrentes fondées sur des bras rigides et une planification de trajectoire de haute précision, en misant sur la conformité mécanique passive comme réponse à l'incertitude du terrain. L'entreprise indique poursuivre des partenariats avec constructeurs automobiles, opérateurs de stations, acteurs des infrastructures énergétiques, flottes de robotaxis et robobus, ainsi que des collectivités locales, pour étendre ces déploiements aux mines, ports, hubs de transport et zones résidentielles, avec comme prochaine échéance commerciale le lancement du produit domestique fin 2026 puis sa présentation internationale au CES 2027.

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L'Unitree et l'UBTECH : deux expériences commerciales divergentes pour les robots humanoïdes chinois en 2026
20Pandaily 

L'Unitree et l'UBTECH : deux expériences commerciales divergentes pour les robots humanoïdes chinois en 2026

L'industrie chinoise des robots humanoïdes a atteint un tournant en juillet 2026, avec deux entreprises leaders adoptant des stratégies de commercialisation radicalement opposées. Unitree Robotics, basée à Hangzhou et connue pour ses robots quadrupèdes, a obtenu l'approbation de son introduction en bourse sur le STAR Market de Shanghai, levant plus de 5,9 milliards de dollars. L'entreprise vise 20 000 livraisons de robots humanoïdes cette année. Son modèle G1, vendu à partir de 13 500 dollars, dispose de plus de 30 degrés de liberté, d'une navigation autonome et de capacités de préhension complexes. Ce prix casse d'un ordre de grandeur celui de l'Atlas de Boston Dynamics (estimé à plusieurs millions de dollars l'unité) et celui de l'Optimus de Tesla. Unitree doit cet avantage à son expérience de fabricant de robots quadrupèdes, dont elle a écoulé des dizaines de milliers d'exemplaires dans le monde, ce qui lui a permis d'affiner sur plusieurs générations les chaînes d'approvisionnement chinoises en réducteurs, moteurs brushless à forte densité de puissance, systèmes micro-hydrauliques et capteurs. Les fonds levés serviront à agrandir sa méga-usine du delta du Yangtsé et à développer WVLA 2.0, son modèle fondationnel World-Video-Language-Action. À l'opposé, UBTECH a dévoilé sa série YouWorld U1, des robots compagnons présentés comme hyperréalistes, avec une réplication annoncée au pore près de la peau et des vaisseaux sanguins sous-cutanés, pilotés par des modèles de langage à visée émotionnelle. Facturé jusqu'à 140 000 dollars dans ses versions haut de gamme, le U1 a déjà enregistré plus de 13 000 commandes en quelques jours auprès d'une clientèle fortunée, un chiffre à prendre avec prudence tant qu'aucune livraison effective n'est confirmée. Ces deux trajectoires illustrent la tension centrale de la commercialisation de l'IA incarnée. Unitree mise sur une logique fordiste, faisant baisser les coûts grâce à la maîtrise de sa chaîne d'approvisionnement pour rendre les humanoïdes accessibles aux usines, aux entrepôts, puis potentiellement aux foyers. UBTECH parie au contraire sur un compagnon émotionnel haut de gamme, façon Westworld, misant sur l'idée que le lien affectif entre humain et robot justifie un prix élevé. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'écart entre le G1 à 13 500 dollars et les millions facturés par Boston Dynamics ouvre la voie à des déploiements à grande échelle en logistique et en manufacture, à condition que les capacités annoncées tiennent la route en conditions réelles au-delà des démonstrations. Le pari d'UBTECH teste une hypothèse différente et largement inexplorée commercialement : que des particuliers aisés paient une prime importante pour une présence robotique à forte charge émotionnelle plutôt que pour une utilité productive. Menées en parallèle sur le même marché chinois, ces deux expériences généreront des données précieuses sur la question de savoir si la robotique humanoïde se développe d'abord par la baisse des coûts ou par la création de valeur émotionnelle. Unitree s'est imposé ces dernières années comme le principal fabricant mondial de robots quadrupèdes avant de basculer vers l'humanoïde en capitalisant sur cette base industrielle et logicielle. UBTECH, acteur établi de la robotique de service et d'éducation en Chine coté à Hong Kong, investit désormais massivement dans l'IA émotionnelle pour se différencier sur un marché où la concurrence industrielle se durcit. Les deux entreprises bénéficient d'un écosystème chinois particulièrement dense en moteurs, capteurs, batteries et puces de calcul, un avantage structurel que peu d'acteurs occidentaux, à commencer par Boston Dynamics ou Tesla, peuvent répliquer à ce coût. La suite dépendra de la capacité d'Unitree à tenir son objectif de 20 000 unités livrées en 2026 et à démontrer que WVLA 2.0 fonctionne au-delà des vidéos de démonstration, ainsi que de la capacité d'UBTECH à honorer ses premières commandes du U1 et à prouver que la demande pour des compagnons hyperréalistes dépasse l'effet de curiosité initial.

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Usine de robots soudeurs : « Shengshi Weisheng » lève plusieurs centaines de millions de yuans en série B avec son modèle d'IA incarnée pour le soudage
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Usine de robots soudeurs : « Shengshi Weisheng » lève plusieurs centaines de millions de yuans en série B avec son modèle d'IA incarnée pour le soudage

La société chinoise 3Srobotics (昇视唯盛), spécialisée dans les robots industriels à intelligence incarnée pour le soudage, a bouclé un tour de série B de plusieurs centaines de millions de yuans (数亿元), mené par Shanghai Semiconductor Industry Investment et le Jinqiao Fund, avec la participation de Zero1 Ventures, Xinding Capital, Zhongguancun Dinghua et de son investisseur historique Weiguang Capital. Fondée en 2020, certifiée entreprise de haute technologie en 2023 puis reconnue entreprise pionnière "spécialisée, précise et innovante" et entreprise robotique de référence à Shanghai en 2024, la société en est à sa troisième génération de robots soudeurs. Son architecture repose sur un modèle "cerveau" multimodal entraîné sur des dizaines de millions de données de production réelles, couplé à un "cervelet" de contrôle moteur temps réel développé par sa filiale Harbin Institute of Technology Modern (哈工现代). Selon le fondateur Wang Dezhao, un robot 3Srobotics remplace en moyenne 1,5 à 2 soudeurs humains, avec un retour sur investissement de 1 à 1,5 an ; l'entreprise vise plusieurs centaines de millions de yuans de chiffre d'affaires en 2026. Le pari de 3Srobotics illustre une bascule stratégique du secteur robotique chinois : passer d'une automatisation générique, programmée à l'avance et incapable de s'adapter à des pièces non standard, vers des systèmes capables de percevoir en 3D, de raisonner sur une géométrie de soudure inconnue et d'ajuster en temps réel courant, tension et vitesse de déplacement, y compris sans plan technique fourni au préalable. C'est un signal pour les intégrateurs industriels et les décideurs B2B occidentaux : la Chine revendique une pénurie de plusieurs millions de soudeurs qualifiés d'ici 2025, sur un bassin d'environ dix millions de soudeurs enregistrés dont l'âge moyen dépasse 45 ans, et anticipe un marché du soudage intelligent dépassant les 100 milliards de yuans sur dix ans. Reste que les chiffres avancés, notamment ce ratio de remplacement de 1,5 à 2 soudeurs ou le gain d'efficacité de 2,88 fois annoncé pour son offre de "main-d'œuvre robotique" facturée au mètre soudé, proviennent uniquement de la société elle-même et méritent d'être vérifiés en conditions réelles indépendantes. L'entreprise, initialement positionnée sur la robotique industrielle généraliste, s'est recentrée sur le soudage en misant sur un modèle intégré combinant corps robotique, IA et procédé de soudage, avec une usine de fabrication propre garantissant une capacité de production et une chaîne d'approvisionnement maîtrisées, contrairement aux fournisseurs purement logiciels. Sa distribution passe majoritairement par des revendeurs et intégrateurs (les clients finaux directs ne pèsent que 10 à 20 % du chiffre d'affaires), sur des marchés comme la construction métallique, les ponts, le naval, le ferroviaire, les équipements électriques et, dans une moindre mesure, l'aérospatial et les nouvelles énergies. Les fonds levés serviront à faire évoluer les modèles "cerveau" et "cervelet", augmenter la capacité de son usine et étendre les équipes R&D et commerciales, avant une diversification annoncée vers le meulage, la découpe, l'assemblage et la manutention.

Chine/AsieActu
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Tesollo lance le processus d'introduction en bourse tout en développant des mains humanoïdes
22Robotics Business Review 

Tesollo lance le processus d'introduction en bourse tout en développant des mains humanoïdes

Tesollo Inc., société sud-coréenne basée à Incheon spécialisée dans les mains robotiques et effecteurs terminaux, a lancé les préparatifs de son introduction en bourse prévue pour l'an prochain et a bouclé son tour de série B. Les actionnaires existants POSCO Technology Investment, KB Investment et Enlight Ventures ont suivi lors de ce tour, rejoints par des investisseurs industriels stratégiques, Daesung Hi-Tech et HL Mando. Fondée en 2019, l'entreprise revendique des exportations vers 19 pays et affirme que ses ventes à l'international dépassent désormais ses ventes domestiques. Son PDG, Young-Jin Kim, présente l'IPO comme un moyen de crédibiliser l'entreprise auprès de clients internationaux et de renforcer sa capacité de production de masse. Sur le plan produit, Tesollo a présenté en mars le gripper à trois doigts DG-3 lors du salon AW 2026, complétant une gamme allant du parallèle DG-2F à la main à cinq doigts DG-5F. La version DG-5F-S, dotée d'actionneurs propriétaires, pèse moins d'un kilo et serait proposée à environ 60% du coût de son prédécesseur, tout en visant un niveau de précision comparable. L'entreprise a aussi montré ses mains DG-5F-M et DG-5F-S au Robotics Summit & Expo de Boston et à ICRA Vienne, avec des démonstrations de téléopération, de bin picking, de manipulation fine et d'un modèle vision-langage-action (VLA) dédié aux humanoïdes. Cette annonce s'inscrit dans un moment charnière pour la filière des mains robotiques, considérée comme le principal goulot d'étranglement des humanoïdes. La main humaine reste l'organe le plus complexe à répliquer mécaniquement, et les intégrateurs rapportent des taux de casse élevés sur les doigts et articulations en usage industriel. Le pari de Tesollo, la réparabilité modulaire plutôt que la seule performance brute, cible directement ce problème de fiabilité plutôt que la course à la dextérité pure. Pour les décideurs B2B et intégrateurs, la baisse de coût annoncée sur le DG-5F-S est significative si elle se confirme en conditions réelles, la publicité produit restant à vérifier hors démonstrations sélectionnées. Le contexte sectoriel reste dominé par l'absence de standard fiable: aucun fabricant n'a encore atteint un MTBR certifié de 10 000 heures, seuil considéré comme déterminant pour l'adoption industrielle et commerciale des mains robotiques. Une analyse d'ENGtechnica souligne que la densité de points de défaillance, actionneurs, capteurs, câbles tendineux, explique cette difficulté structurelle commune à tous les acteurs du secteur, dont Tesollo elle-même reconnaît avoir conçu ses produits en anticipant ce problème dès l'origine.

Chine/AsieActu
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Baisse des collisions contre le verre ? La division IA incarnée d'Ant Group revendique une avancée en perception robotique
23SCMP Tech 

Baisse des collisions contre le verre ? La division IA incarnée d'Ant Group revendique une avancée en perception robotique

Ant Group a présenté mardi, via sa filiale d'IA incarnée Robbyant, basée à Hangzhou, deux nouveaux modèles de perception visuelle pour robots : LingBot-Depth 2.0, un modèle de perception spatiale de nouvelle génération, et LingBot-Vision, un modèle visuel fondationnel. L'entreprise affirme que ces modèles permettent de résoudre un problème persistant en robotique : la détection fiable du verre, des miroirs et des objets transparents, des surfaces qui perturbent traditionnellement les capteurs de profondeur (LiDAR, stéréovision, temps de vol). Aucune métrique de précision, benchmark ou comparaison chiffrée n'a toutefois été communiquée dans l'annonce, ce qui invite à la prudence sur l'ampleur réelle de l'avancée revendiquée. La perception des matériaux transparents et réfléchissants reste un angle mort connu des systèmes de navigation robotique : portes vitrées, baies, miroirs faussent les mesures de distance et provoquent collisions ou arrêts d'urgence intempestifs. Un progrès réel sur ce point intéresserait directement les opérateurs d'AMR en entrepôt comme les concepteurs de robots humanoïdes destinés à évoluer en environnement de bureau, hôpital ou magasin. L'annonce confirme surtout l'entrée d'un nouvel acteur chinois, non spécialisé matériel, sur la brique logicielle de perception de la pile robotique, aux côtés d'entreprises déjà positionnées comme Unitree ou UBTech. Ant Group, connu pour Alipay et ses activités fintech, diversifie ainsi son portefeuille IA vers la robotique incarnée, dans la continuité du mouvement engagé par plusieurs géants technologiques chinois depuis 2024-2025. À l'international, la course reste dominée par des modèles vision-langage-action comme Pi-0 de Physical Intelligence, GR00T N2 de Nvidia, ou les plateformes propriétaires de Figure AI (Figure 03) et Tesla (Optimus Gen 3). Robbyant n'a pas précisé si LingBot-Depth 2.0 et LingBot-Vision seront ouverts, licenciés à des fabricants tiers, ou réservés à des projets internes, ni communiqué de calendrier de déploiement.

UEAucun acteur ou reglementation europeenne n'est concerne directement, mais une percee reelle sur la detection du verre et des surfaces reflechissantes interesserait indirectement les operateurs europeens d'AMR en entrepot et les concepteurs de robots humanoides destines aux environnements de bureau ou de sante.

Chine/AsieActu
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Robbyant lance LingBot-Depth 2.0 et LingBot-Vision pour une perception spatiale robotique avancée
24Robotics & Automation News 

Robbyant lance LingBot-Depth 2.0 et LingBot-Vision pour une perception spatiale robotique avancée

Voici l'article en français, 3 paragraphes, ~220 mots : Robbyant, filiale d'IA incarnée d'Ant Group (maison mère d'Alipay), a dévoilé LingBot-Depth 2.0, un modèle de nouvelle génération dédié à la perception spatiale robotique, accompagné de LingBot-Vision, son modèle visuel fondation. Ces deux briques logicielles visent à doter les robots d'une compréhension fine de l'espace physique qui les entoure, condition préalable à une navigation autonome fiable. LingBot-Depth 2.0 succède à une première version dont Robbyant revendique le succès, sans toutefois détailler publiquement les métriques précises de précision de profondeur, la latence de traitement ou le matériel de référence compatible, éléments qui restent à confirmer par des tests indépendants. Cette annonce s'inscrit dans une course technologique où la perception spatiale constitue l'un des verrous majeurs freinant le déploiement des robots humanoïdes et des AMR en environnement réel : sans estimation de profondeur robuste, la manipulation fine et l'évitement d'obstacles restent fragiles hors laboratoire. En misant sur un modèle de vision fondation couplé à un module de profondeur dédié, Robbyant cherche à se positionner sur le segment logiciel de la pile robotique, plutôt que sur le hardware, un pari que suivent aussi des acteurs comme Physical Intelligence (Pi-0) ou NVIDIA (GR00T N2). Robbyant s'appuie sur les ressources cloud et IA d'Ant Group, groupe technologique chinois pesant lourd dans la fintech et l'IA, ce qui lui donne une capacité de calcul et de distribution significative face aux start-ups occidentales du secteur. Les prochaines étapes, notamment une éventuelle ouverture à des partenaires industriels ou une intégration dans des plateformes robotiques tierces, restent à préciser.

Chine/AsieActu
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Simplexity Robotics : une start-up d'IA incarnée de 11 mois déploie 100 robots sur des lignes de production
25Pandaily 

Simplexity Robotics : une start-up d'IA incarnée de 11 mois déploie 100 robots sur des lignes de production

Simplexity Robotics, startup chinoise spécialisée en IA incarnée fondée il y a moins d'un an, a annoncé la livraison d'un premier lot de 100 unités de son robot polyvalent i7 Pro, ainsi que la mise en service d'une ligne de production robotisée dédiée à l'usinage CNC. Ces 100 robots n'ont pas été livrés à un seul client mais répartis sur plusieurs scénarios réels, selon Jia Peng, PDG et directeur technique de la startup, ancien cadre de Li Auto avec une solide expérience en fabrication automobile intelligente. Le plus gros déploiement concerne des clients industriels fabriquant des composants robotiques, tandis que des livraisons significatives ont aussi été effectuées vers des lignes de production de modules optiques et de circuits imprimés flexibles, des installations liées aux infrastructures IA, ainsi qu'auprès d'instituts de recherche, de partenaires d'écosystème et de développeurs. Dans les ateliers CNC, les i7 Pro assurent le chargement et déchargement continu de pièces sur plusieurs machines-outils, des tâches qui exigent précision de mouvement, manipulation fine et fonctionnement stable prolongé sous des contraintes de sécurité strictes. Chez le fabricant Leaderdrive, plusieurs unités naviguent entre différentes machines pour réaliser des opérations de chargement, positionnement et insertion. Au-delà des usines, les robots sont aussi testés en logistique, où ils localisent et prélèvent des articles commandés sur des rayonnages pour les livrer, et en tri de colis, où deux unités collaborent pour déplacer et retourner des paquets. Cette annonce illustre un changement de phase pour le secteur des robots polyvalents : le passage de la démonstration en laboratoire au déploiement réel à l'échelle industrielle, un cap que peu d'acteurs ont franchi concrètement malgré une abondance de communiqués promettant des ruptures. Le fait que Simplexity répartisse ses 100 unités sur des scénarios variés, usinage, logistique, tri de colis, plutôt que de les concentrer chez un seul client, est présenté comme une preuve de généralisation, un argument central dans le débat sur la capacité réelle des modèles VLA (vision-langage-action) à s'adapter au-delà de tâches démontrées en conditions contrôlées. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'enjeu n'est pas la performance brute mais le coût d'intégration : Simplexity revendique un déploiement opérationnel en une heure, ce qui, si vérifié en conditions réelles et non lors de démonstrations sélectionnées, romprait avec les cycles d'ingénierie et de débogage habituellement longs pour ce type d'équipement. Simplexity mise sur une intégration verticale complète, de son modèle fondation LaST0, à compréhension et génération multimodale native, à LaST-R1, qui intègre de l'apprentissage par renforcement dans le raisonnement en espace latent et revendique 99,9% de réussite sur le benchmark LIBERO, une métrique à interpréter avec prudence tant les protocoles d'évaluation varient d'un laboratoire à l'autre. Son modèle LaST-HD vise à transférer les données de manipulation humaine vers les robots de manière industrialisable. Le robot i7 Pro suit une philosophie où le modèle définit le matériel, conçue selon des standards d'ingénierie inspirés de l'automobile, intégrant mobilité, manipulation, perception à 360 degrés et calcul dans une architecture modulaire, livrée avec une plateforme de développement complète. Sur un marché dominé par les annonces de Figure, Tesla Optimus, Agility Robotics ou Physical Intelligence, Jia Peng défend une vision différente de la compétition à venir : non une rupture technologique unique, mais la capacité à entrer rapidement dans de nouveaux scénarios et générer de la valeur, l'adaptation cross-scénario primant sur la polyvalence universelle.

Chine/AsieOpinion
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Zhijian Dongli, start-up d'IA incarnée de 11 mois, livre 100 robots sur des lignes de production
26Pandaily 

Zhijian Dongli, start-up d'IA incarnée de 11 mois, livre 100 robots sur des lignes de production

Zhijian Dongli (至简动力), startup chinoise d'IA incarnée fondée il y a moins d'un an, a livré son premier lot de 100 unités de son robot polyvalent i7 Pro, en parallèle de la mise en service d'une ligne de production robotisée dédiée à l'usinage CNC. Ces 100 robots ne sont pas allés à un seul client : la plus grosse part équipe des industriels fabricant des composants robotiques, d'autres unités ont rejoint des lignes de production de modules optiques et de circuits imprimés flexibles (des usines d'infrastructure IA), le reste se répartissant entre instituts de recherche, partenaires d'écosystème et développeurs. Sur les postes CNC, les i7 Pro assurent le chargement et déchargement continu de pièces entre plusieurs machines-outils, une tâche qui exige précision de mouvement, manipulation fine et endurance sous contraintes de sécurité strictes ; chez le fabricant Leaderdrive, plusieurs unités naviguent ainsi entre machines pour positionner et insérer des pièces. Le fondateur, Jia Peng, ancien cadre de Li Auto passé par l'industrie automobile intelligente, occupe à la fois les postes de CEO et CTO. Des essais sont aussi menés en logistique et distribution, où les robots localisent et récupèrent des articles en rayon pour les livrer, et sur des lignes de tri colis où deux i7 Pro coopèrent pour déplacer et retourner des paquets. Cette annonce illustre une bascule que le secteur de la robotique humanoïde peine encore à documenter : le passage de la démonstration en laboratoire au déploiement industriel répété, chez plusieurs clients et sur des tâches différentes. C'est précisément ce que le marché attend pour juger si les modèles vision-langage-action (VLA) tiennent leurs promesses hors des vidéos soigneusement montées. Le chiffre de 99,9% de réussite sur le benchmark LIBERO, mis en avant par Zhijian Dongli pour son modèle LaST-R1, doit être lu avec la prudence habituelle réservée aux métriques de benchmark communiquées par le fabricant lui-même, sans détail sur les conditions de test. Le point réellement notable pour les intégrateurs et décideurs B2B est ailleurs : la promesse d'un déploiement en une heure sans modification d'ingénierie lourde, si elle se vérifie en usage réel répété, réduirait un des principaux freins à l'adoption des robots humanoïdes en usine, à savoir le coût et la durée d'intégration. Zhijian Dongli mise sur une intégration verticale complète, du modèle fondationnel LaST₀ jusqu'au matériel, conçu selon une philosophie où le modèle définit le hardware et développé aux standards d'ingénierie automobile. L'entreprise revendique aussi LaST-HD, une méthode de transfert de données de manipulation humaine vers le robot, destinée à accélérer l'apprentissage de nouvelles tâches. Le robot est livré avec une plateforme de développement intégrée (framework d'agents, bibliothèque de compétences, SDK bas niveau, simulation). Jia Peng défend une thèse de positionnement claire face à des concurrents comme Figure, Unitree ou Agility Robotics : la compétition à venir ne se jouera pas sur une percée technologique isolée, mais sur la capacité à s'adapter rapidement à de nouveaux environnements et à générer de la valeur sur des scénarios variés, plutôt que sur la recherche d'une capacité universelle.

Chine/AsieOpinion
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Vidéo : la Chine remporte la RoboCup 2026 grâce à des humanoïdes autonomes au football
27Interesting Engineering 

Vidéo : la Chine remporte la RoboCup 2026 grâce à des humanoïdes autonomes au football

L'équipe THU Huoshen de l'université Tsinghua (Chine) a conservé son titre au RoboCup 2026, la plus grande compétition mondiale de robotique et d'IA, organisée du 30 juin au 6 juillet à Incheon, en Corée du Sud. Cette édition, la plus importante depuis le lancement de l'événement en 1997, a rassemblé environ 3 000 participants issus de 364 équipes et 45 pays. Dans la Humanoid League, les Chinois ont défendu leur couronne remportée l'an dernier à Salvador, au Brésil, en s'appuyant sur le Booster T1, un humanoïde commercial développé par la société chinoise Booster Robotics. En s'appuyant sur une plateforme existante plutôt que de concevoir un robot depuis zéro, l'équipe a pu concentrer ses efforts sur les logiciels d'IA : perception, locomotion et stratégie collective. Les matchs de football, disputés en totale autonomie, ont vu les robots percevoir le terrain, suivre le ballon, se coordonner entre coéquipiers et exécuter passes et tirs sans intervention humaine, même si des chutes et pertes d'équilibre restent fréquentes et nécessitent parfois une aide pour se relever. Quelques jours plus tôt, Pékin avait accueilli la RoBoLeague World Robot Soccer League, où des humanoïdes totalement autonomes avaient disputé ce que les organisateurs ont présenté comme le premier match de football à 3 contre 3 sans aucune intervention humaine. Cette double victoire consécutive illustre un déplacement du centre de gravité de la robotique humanoïde : la compétition ne se joue plus tant sur l'ingénierie mécanique que sur l'intelligence logicielle. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, le signal est clair : à mesure que des plateformes matérielles standardisées comme le Booster T1 se démocratisent, la valeur ajoutée se déplace vers la vision par ordinateur, la prise de décision temps réel, la navigation autonome et la collaboration multi-robots, plutôt que vers la conception de robots sur mesure. Cela confirme une hypothèse déjà répandue dans le secteur : la maturation du matériel et des outils de simulation accélère l'innovation logicielle, en permettant d'entraîner et de tester des algorithmes en environnement virtuel avant leur déploiement physique, réduisant les délais de développement. Reste que la prudence s'impose sur les performances réelles : les chutes et déséquilibres observés rappellent que ces démonstrations, aussi impressionnantes soient-elles, restent loin du niveau d'agilité et d'adaptabilité d'un joueur de football professionnel humain. Le RoboCup, lancé en 1997, s'est historiquement construit comme un banc d'essai progressif pour la robotique et l'IA incarnée, avec la Humanoid League comme discipline phare pour les humanoïdes bipèdes. L'édition 2026 à Incheon, la plus fournie de l'histoire de l'événement avec 364 équipes venues de 45 pays, confirme la montée en puissance de la Chine sur ce terrain, portée à la fois par des laboratoires académiques comme Tsinghua et par des fabricants de robots comme Booster Robotics, dont le T1 sert désormais de plateforme de référence à plusieurs équipes concurrentes. Cette dynamique s'inscrit dans un mouvement plus large où les compétitions de robotique humanoïde, qu'il s'agisse du RoboCup ou d'événements chinois comme la RoBoLeague de Pékin, servent de vitrines accélérées pour les progrès en perception, coordination et autonomie, avant une éventuelle transposition vers des applications industrielles ou de service.

Chine/AsieActu
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Avant son IPO à Hong Kong, la start-up d'un doctorant de Harbin vaut 10 milliards, un fondateur sur trois reste
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Avant son IPO à Hong Kong, la start-up d'un doctorant de Harbin vaut 10 milliards, un fondateur sur trois reste

Le fabricant chinois de robots Rokae (珞石机器人) a clôturé le 6 juillet 2026 son introduction en bourse à Hong Kong, prix fixé à 38 dollars hongkongais par action, valorisant l'entreprise à 9,95 milliards HKD pour une levée de 875 millions HKD, dont 31,4% souscrits par cinq investisseurs pierre angulaire. Basée à Zoucheng, dans le Shandong, mais fondée par une équipe pékinoise, la société visait d'abord une cotation sur le marché continental avant d'abandonner ce projet mi-2025 au profit de Hong Kong. Son chiffre d'affaires est passé de 267 à 522 millions de yuans entre 2023 et 2025 (+60,4% sur la dernière année), porté par les robots industriels (43,1% du CA), les bras collaboratifs souples (26,5%) et surtout les robots dits à "intelligence incarnée", passés de 2,76 à 47 millions de yuans en deux ans. La marge brute globale reste faible à 21,9%, et celle de l'intelligence incarnée a chuté de 30,6% à 10,7% faute de maîtrise des coûts de production de son nouveau bras humanoïde à retour d'effort AR. L'entreprise a perdu 179 millions de yuans en 2025, plus de 500 millions cumulés en trois ans, et sa trésorerie disponible ne s'élevait qu'à 14,8 millions de yuans fin 2025, le reste ayant été placé en produits de gestion et dépôts à terme. Ce dossier illustre les tensions d'un secteur robotique chinois déjà saturé sur son cœur historique. Rokae ne pèse que 0,9% du marché des robots industriels, où elle arrive sixième et dernière des grands acteurs nationaux face à une guerre des prix installée. Sur les bras collaboratifs, sa position est plus solide: sixième par le chiffre d'affaires mais quatrième par les volumes, seule entreprise du top 6 à produire plus de 1 000 unités souples par an. C'est sur l'intelligence incarnée qu'elle cherche sa différenciation, avec la troisième place chinoise par le chiffre d'affaires sur les bras robotiques pour humanoïdes et une clientèle qui inclurait, selon elle, près de la moitié des dix entreprises chinoises de robotique incarnée les mieux valorisées. Mais la chute de marge sur ce segment en 2025 montre que la mise à l'échelle de la production de bras à retour d'effort reste un problème non résolu, loin des discours sur la maturité de ces technologies, un signal utile pour les intégrateurs qui évaluent ces fournisseurs. Fondée en décembre 2014 par trois associés à parts égales, Rokae n'a conservé qu'un seul fondateur actif, Tuo Hua, 43 ans, doctorant en génie mécanique à l'institut de technologie de Harbin et titulaire de 111 brevets; ses deux cofondateurs ont cédé toutes leurs parts en 2021 et 2024. En dix ans, l'entreprise a bouclé dix tours de financement totalisant environ 1,46 milliard de yuans, le prix par action passant de 0,19 yuan à l'amorçage en 2015 à 22,18 yuans lors du tour pré-IPO de juin 2025, soit une multiplication par 117. Son actionnariat mêle fonds d'État chinois, capital-risque de premier plan comme Shunwei Capital ou Bosch, et une myriade de fonds publics locaux du Shandong. Au premier trimestre 2026, Rokae a lancé son module d'articulation à retour d'effort HSA pour robots humanoïdes et livré plus de 5 100 robots, dont plus de 2 000 unités d'intelligence incarnée, avec 577 millions de yuans de commandes en cours fin mars.

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Yisheng Technology, fondée par un professeur de HKU, lève des centaines de millions pour un système mémoriel robotique
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Yisheng Technology, fondée par un professeur de HKU, lève des centaines de millions pour un système mémoriel robotique

La startup chinoise TranscEngram (忆生科技), fondée en septembre 2023 par le professeur Yi Ma, doyen fondateur de la faculté d'informatique et de science des données de l'Université de Hong Kong, avec ses cofondateurs Gao Shenghua et Yang Yanchao, vient de boucler un tour d'amorçage de plusieurs centaines de millions de yuans. Parmi les investisseurs figurent Sino Biopharmaceutical (filiale du groupe CP), Pudong Chuangtou, Zhangjiang Kechuang, Zhangjiang Hi-Tech, Hongxin Electronics, Yunhui Capital, Volcan Capital et Jinduo Capital. Les fonds financeront un modèle de contrôle incarné explicable, un modèle du monde physique, un pipeline de données de mouvement humanoïde multimodal, ainsi que des centres de R&D et de production à Qianhai (Shenzhen) et Zhangjiang (Shanghai). L'architecture maison, baptisée "cerveau plus cervelet", combine une mémoire visuelle pour la perception spatiale et une mémoire musculaire pour le contrôle moteur haute fréquence, déclinée en quatre produits : EngramTeleOp pour la téléopération (latence inférieure à 10 ms, prise en main en cinq minutes, essais longue distance entre Shanghai et Shenzhen), EngramEgo pour la capture de mouvement à la première personne via des capteurs portables légers, EngramControl pour la mémoire de mouvement réutilisable, et EngramNav pour la navigation et la mémoire d'environnement. Selon l'entreprise, cette approche générative dépasserait de plus de trois fois les modèles VLA classiques sur des tâches multiples (préparation de café, pliage de linge, préparation de thé), avec plus de 95% de réussite pour un modèle unique. TranscEngram a déjà testé ses briques avec les groupes AgiBot, Fourier, Galbot et Robotera, et cible désormais l'hôtellerie haut de gamme ainsi que l'assemblage flexible dans l'aérospatial, notamment avec un fabricant de pièces d'avion d'origine Airbus. Cette levée illustre une bataille de fond dans la robotique humanoïde : dépasser les modèles vision-langage-action (VLA) actuels, jugés trop rigides face à un changement de tâche ou d'outil, au profit de systèmes capables de transférer une compétence d'un corps à un autre (pince, main habile, bras de longueurs différentes) sans réentraînement lourd. Yi Ma justifie ce pari par une critique frontale des grands modèles de langage en vogue, qu'il compare à des encyclopédies statiques incapables de s'auto-corriger au contact du monde physique, d'où leurs hallucinations selon lui. Les chiffres de performance avancés, un gain de trois fois et un taux de réussite de 95%, restent toutefois des mesures internes non vérifiées de façon indépendante, portant sur un nombre de tâches limité probablement choisi par l'entreprise ; ils relèvent davantage de la promesse que du produit éprouvé en environnement industriel réel. Le pari, s'il tient, viserait un vrai point de friction du secteur : le coût du redéploiement à chaque nouvelle tâche ou changement de gamme, un problème particulièrement sensible dans l'assemblage aérospatial où les lignes changent fréquemment de configuration. TranscEngram s'inscrit dans la vague de financements de l'IA incarnée en Chine, aux côtés d'acteurs comme AgiBot, Fourier, Galbot ou UBTech, et fait écho aux ambitions affichées par les Américains Physical Intelligence avec Pi-0, NVIDIA avec GR00T ou Figure avec Helix sur les modèles de fondation pour la robotique. Yi Ma, lauréat du prix Marr et fellow IEEE, ACM et SIAM, revendique des collaborations avec Emmanuel Candès et Yann LeCun pour asseoir la crédibilité scientifique du projet. La suite proche passe par deux pilotes commerciaux, l'hôtellerie haut de gamme (blanchisserie, fabrication de cartes, service en chambre) et l'assemblage flexible dans l'aérospatial avec ce fabricant lié à Airbus, tandis qu'un centre de données dédié dans le Sichuan doit accélérer la collecte de données tactiles pour les mains habiles. Aucun calendrier de déploiement commercial précis n'a pour l'instant été communiqué.

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Des diplômés de Tsinghua créent une start-up d'IA incarnée, lèvent des centaines de millions de yuans pour l'automobile
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Des diplômés de Tsinghua créent une start-up d'IA incarnée, lèvent des centaines de millions de yuans pour l'automobile

La startup chinoise Guangxiang Technology, fondée en avril 2025 et incubée par les écoles de véhicules et d'intelligence artificielle de l'université Tsinghua, a bouclé fin juin 2026 un tour d'amorçage cumulé de plusieurs centaines de millions de yuans, mené par des investisseurs comme Zhuhai Technology Industry Group, Xingzheng Capital et Songhe Capital, aux côtés des actionnaires historiques Yiyi Chuangtou et L2F. L'entreprise est dirigée par Zhang Tao, ex-responsable de la perception spatiale chez Amap (Gaode), et co-fondée par le professeur Li Shengbo, expert en apprentissage par renforcement crédité de plus de 30 000 citations, avec une équipe issue d'Alibaba, Tencent, Huawei, KUKA et Geek+. En juin 2026, elle a présenté Phi-Bot X1, un robot industriel à 27 degrés de liberté monté sur un châssis omnidirectionnel à quatre roues capable de déplacement latéral, doté d'une taille télescopique couvrant 0 à 2,5 mètres et de bras à contrôle de force cadencés à 1 kHz. Par proprioception seule, il atteint 10 mm de précision de positionnement et 0,05 mm de répétabilité en bout de bras, avec un échange de batterie en une minute. Lors du salon ATC 2026, le robot a fonctionné 21,5 heures sur trois jours sur une vraie ligne automobile pour du chargement au poste de soudure, sans erreur ni interruption revendiquées, avec une précision angulaire de 0,3° en alignement dynamique. Guangxiang défend une architecture dite "physique native", opposée aux modèles VLA (vision-langage-action) dominants et aux modèles du monde prédictifs au niveau pixel: son système apprendrait les lois physiques par interaction directe en simulation plutôt que par imitation de démonstrations humaines. Ces performances restent toutefois auto-rapportées par l'entreprise lors d'un entretien avec le média chinois Yingke (36Kr), sans validation indépendante, et la démonstration ATC, bien que menée sur une ligne réelle, demeure un test ponctuel plutôt qu'un déploiement industriel généralisé. Le fondateur évalue le marché chinois des robots de ligne automobile à environ 100 milliards de yuans et cible le "gap des 30%" de tâches que bras robotisés et automates n'ont jamais couvertes, comme le chargement à risque de brûlure ou le contrôle qualité en fin de chaîne. Il cite l'échec d'un concurrent humanoïde bipède chez un constructeur automobile de luxe, où les vibrations de marche provoquaient une chute de pièces dans 80% des cas, comme preuve que le choix de la plateforme mécanique compte autant que le modèle embarqué. Guangxiang revendique une stratégie inverse de celle de nombreux acteurs de la robotique humanoïde: valider les usages industriels avant toute communication produit plutôt que l'inverse. L'entreprise dit avoir déjà signé des accords commerciaux avec plusieurs constructeurs automobiles chinois et étrangers autour des postes de chargement et de contrôle qualité, et prévoit de consolider sa position dans l'automobile avant d'étendre son modèle à d'autres secteurs industriels sur trois à cinq ans, sans projet grand public ni introduction en bourse à court terme. Zhang Tao positionne son approche comme complémentaire des initiatives de Tesla ou XPeng, qu'il juge tournées vers le grand public plutôt que vers l'usine, et estime que 2026 marque, pour le secteur de l'IA incarnée, un tournant où l'accent bascule des démonstrations vers des preuves de déploiement réel.

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Tang Mu, ex-cadre de Xiaomi, lève des centaines de millions pour sa start-up de robots à café, avec Lin Bin, Li Wanqiang
3136Kr 

Tang Mu, ex-cadre de Xiaomi, lève des centaines de millions pour sa start-up de robots à café, avec Lin Bin, Li Wanqiang

La startup chinoise Yingzhi XBOT, fondée en 2022 par Tang Mu, ancien cadre de Xiaomi, a levé plusieurs centaines de millions de yuans sur deux tours : 200 millions en tour A menés par le fonds hongkongais GPTX, puis 300 à 500 millions en tour B auprès de fonds publics chinois et d'investisseurs en dollars, avec plus tôt un tour d'amorçage réunissant Zhang Xiaolong (Tencent) et plusieurs cofondateurs de Xiaomi. Plutôt que l'humanoïde domestique, l'entreprise construit des robots de restauration pour centres commerciaux, sur une architecture « un cerveau, plusieurs corps » baptisée XOS 3.0. Son robot à café C3 (bras 6 axes, précision ±0,02 mm) produit 80 tasses par heure pour 219 000 yuans ; le I3 fabrique des glaces à plus de 60 unités par heure pour 179 000 yuans. Un humanoïde à double bras 7 axes, le X1, doit entrer en production fin 2026. Fin 2025, la société revendiquait plus de 1000 robots dans plus de 100 villes, 4 millions de tasses produites, plus de 100 millions de yuans de chiffre d'affaires annuel et un carnet de commandes 2026 estimé entre 300 et 500 millions de yuans. Ce choix tranche avec la course à l'humanoïde généraliste qui domine le secteur. Tang Mu revendique avoir écarté le foyer, jugé trop imprévisible, et l'usine, où les bras industriels classiques restent plus efficaces, pour concentrer l'effort sur un usage commercial fréquent et standardisé : le café. En limitant le périmètre d'action, l'entreprise affirme contourner la principale faiblesse reconnue des modèles VLA, leur difficulté à généraliser entre tâches différentes, en ne les sollicitant qu'en secours lors d'anomalies. Elle avance aussi une économie unitaire vérifiée : dans un centre commercial de Yiwu, un robot vendu environ 100 000 yuans générait 200 tasses par jour pour un panier moyen de 20 yuans, soit plus de 60 000 yuans de chiffre d'affaires mensuel et plus de 30 000 yuans de profit net, un retour sur investissement en 6 à 8 mois pour une durée de vie annoncée de 5 ans. La société facture un abonnement mensuel plutôt qu'une location, modèle RaaS rendu possible par sa licence nationale d'exploitation alimentaire, une exclusivité qu'elle revendique dans le secteur. Avant de fonder Yingzhi XBOT, Tang Mu a cumulé 25 ans dans le design produit, chez Kingsoft puis au centre d'expérience utilisateur de Tencent, avant de diriger l'écosystème produit de Xiaomi et de lancer des best-sellers comme le routeur Xiaomi ou l'enceinte Xiao Ai. L'équipe technique est dirigée par Wang Jiali, docteur en mécatronique de Harbin, passé par CASIC, Sany et Siasun, tandis que l'exploitation s'appuie sur des cadres issus de Luckin Coffee. L'entreprise dispose de sites à Nankin, Yueyang, Shanghai et Pékin pour une capacité annuelle de 20 000 unités, et fournit déjà JD Seven Fresh Coffee ou la chaîne FICO Coffee, tout en explorant les marchés étrangers avec une chaîne de café asiatique de plus de 4000 points de vente. Un chariot robotisé, le CUBE, reste sans date de lancement, tandis que Tang Mu parie sur une coexistence durable entre bras spécialisés et humanoïdes généralistes selon les usages.

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Le Japon a été pionnier des robots humanoïdes, peut-il désormais rattraper la Chine ?
32IEEE Spectrum Robotics 

Le Japon a été pionnier des robots humanoïdes, peut-il désormais rattraper la Chine ?

Le récent Humanoids Summit de Tokyo n'a réuni qu'une quarantaine de robots humanoïdes, mais les machines chinoises y ont surclassé les japonaises dans une proportion de trois pour une. Parmi les rares représentants japonais figurait Geminoid HI-6, sixième génération d'un androïde conçu en 2006 par le professeur Hiroshi Ishiguro (Université d'Osaka), désormais doté d'un grand modèle de langage entraîné sur ses propres écrits et interviews, capable de dialoguer avec son créateur. Face à lui, les robots K1 de Booster Robotics (Pékin) dansaient sur du Michael Jackson, et le G1 d'Unitree Robotics (Hangzhou) enchaînait les démonstrations. Toyota s'est contenté de montrer une vidéo de son robot joueur de basket, Honda une nouvelle main robotique. Omakase Robotics, filiale de la société japonaise Zeals, exposait même un G1 chinois modifié avec un contrôleur PC externe, une main dextre, un préhenseur à ventouse et un boîtier de capteurs additionnel (haut-parleur, micro, caméra). Autre exemple concret de déploiement : GMO AI & Robotics, en partenariat avec Japan Airlines, teste des G1 pour charger et décharger des conteneurs de fret à l'aéroport de Haneda, à titre expérimental. Ce basculement questionne directement le leadership historique du Japon, pionnier du secteur depuis le WABOT-1 de l'Université Waseda en 1973 puis l'Asimo de Honda. Selon Shuichi Nagao, directeur technique d'Omakase Robotics, la réglementation japonaise interdit purement et simplement la commercialisation de systèmes bipèdes pour des raisons de sécurité, pendant que la Chine, portée par une politique publique volontariste et une génération d'ingénieurs dans la vingtaine et la trentaine, passe déjà à la production de masse et fait chuter les coûts au point que "les autres pays ne peuvent plus rivaliser". Le fait que des entreprises japonaises utilisent désormais des robots chinois pour leurs propres démonstrations, un ingénieur qualifiant la situation de "triste", illustre un renversement de rapport de force qui interroge la capacité du Japon à peser dans un écosystème humanoïde de plus en plus dominé par l'IA générale. Ce retard s'explique par la trajectoire même du secteur japonais : il y a vingt-cinq ans, ses humanoïdes spectaculaires, largement inspirés de la science-fiction, ne répondaient à aucun usage concret et ont fini remisés faute de débouchés commerciaux. Le Japon conserve néanmoins un savoir-faire de conception qu'il doit désormais mobiliser. Les essais en cours, comme le projet de fret avec Japan Airlines à Haneda, restent des pilotes limités, sans calendrier de généralisation annoncé, pendant que les acteurs chinois enchaînent déjà démonstrations d'acrobaties et courses de semi-marathon.

Chine/AsieOpinion
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74 yuans pour 3 heures : des robots à IA incarnée entrent dans les foyers chinois pour les tâches ménagères
33Pandaily 

74 yuans pour 3 heures : des robots à IA incarnée entrent dans les foyers chinois pour les tâches ménagères

En Chine, les robots à intelligence artificielle incarnée sortent des usines pour entrer dans les foyers, sous forme de location à l'heure pour des tâches ménagères. Plusieurs plateformes à la demande proposent désormais des robots humanoïdes ou à roues capables de nettoyer les sols, essuyer les surfaces, récupérer des objets ou effectuer de petites tâches de rangement, pour un tarif de départ de 74 yuans les trois heures, soit environ 25 yuans de l'heure (un peu plus de 3 euros). Ces machines s'appuient sur des modèles vision-langage-action pour naviguer de façon autonome dans un environnement domestique, éviter les obstacles, reconnaître des objets et répondre à des commandes vocales simples. C'est l'un des premiers déploiements commerciaux réels de l'IA incarnée en dehors du cadre industriel, après des investissements en R&D chiffrés en milliards de yuans. Ce tarif rend la main-d'œuvre robotique moins chère que le personnel de ménage humain dans les grandes villes chinoises, mais l'écart de capacités reste net : les retours d'utilisateurs montrent que ces robots gèrent correctement les tâches de nettoyage simples, tout en peinant face aux objets de forme irrégulière, aux instructions à plusieurs étapes et aux espaces exigus typiques des appartements chinois. Le compromis est assumé, fonctionnalités limitées contre accessibilité tarifaire, et il interroge la trajectoire des investissements massifs consacrés à l'IA incarnée en Chine. Des entreprises comme Unitree, AgiBot, Star Dynasty ou X Square Robot ont levé des fonds considérables pour des robots humanoïdes généralistes, alors que le premier vrai marché de masse concerne des robots de service bien plus spécialisés et modestes. Les défenseurs de l'approche avancent toutefois que ce déploiement réel, même limité, génère des données précieuses pour entraîner les modèles de nouvelle génération, des données que la simulation en laboratoire ne peut reproduire : agencements imprévus, objets variés, comportements d'utilisateurs divers. Cette stratégie rappelle celle des entreprises chinoises de conduite autonome, qui ont déployé des fonctions de conduite partiellement automatisée des années avant d'atteindre une autonomie complète, misant sur l'accumulation de données réelles plutôt que sur l'attente d'une technologie parfaite. Les analystes du secteur anticipent une expansion rapide du marché de la location de robots domestiques à mesure que les coûts baissent et que les capacités progressent, plusieurs acteurs chinois développant déjà des modèles de nouvelle génération optimisés pour l'environnement du foyer, avec une meilleure dextérité pour manipuler de petits objets et une compréhension plus fine des instructions complexes. Reste une question ouverte : ce modèle de facturation à la tâche, encore marginal, pourra-t-il générer des revenus suffisants pour justifier l'ampleur des investissements déjà engagés dans l'infrastructure de l'IA incarnée.

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Robots humanoïdes en première ligne : du salon d'exposition à l'usine comme employés vedettes
34Pandaily 

Robots humanoïdes en première ligne : du salon d'exposition à l'usine comme employés vedettes

Ekans robotisés humanoïdes quittent le laboratoire pour entrer en production réelle, comme l'a rapporté China Central Television. Dans un atelier de fabrication de tablettes à Nanchang, huit robots humanoïdes ont été déployés comme inspecteurs qualité, chacun effectuant des cycles d'inspection en environ 20 secondes avec une précision de deux millimètres. Le directeur d'usine Zhang Long a souligné que si l'efficacité reste inférieure à celle des bras robotiques traditionnels et des ouvriers humains, l'avantage en flexibilité est net : contrairement aux bras fixes qui nécessitent des semaines de reconfiguration à chaque nouveau produit, les robots humanoïdes peuvent être réaffectés à d'autres postes en quelques heures. Le déploiement n'a pas été sans accroc, les robots déclenchaient accidentellement les boutons d'allumage des tablettes, provoquant des échecs d'inspection, jusqu'à ce que le chef de projet Yang Shukai développe des pinces ajustables permettant un réglage de cinq millimètres selon le modèle. Le robot n°3 a connu jusqu'à 31 blocages en une seule journée, nécessitant un réentraînement dédié. Depuis mars, les deux premiers robots totalisent 3 000 heures de fonctionnement stable et approchent d'un déploiement permanent ; l'usine prévoit 50 unités d'ici la fin de l'année, avec une adoption massive envisagée vers 2028. À Shenzhen, trois robots humanoïdes travaillent de nuit depuis six mois dans un centre logistique pour trier les colis destinés à la livraison le jour même. Ces déploiements illustrent un basculement significatif pour le secteur : le passage de la démonstration scénique au poste de travail réel, avec des métriques opérationnelles vérifiables plutôt que des vidéos soigneusement sélectionnées. Le cas du centre logistique de Shenzhen est particulièrement parlant sur l'écart entre promesse et réalité initiale : les robots ne triaient au départ que 100 colis par heure contre 500 à 600 pour un ouvrier humain, avec un taux d'erreur élevé et une incapacité à manipuler les gros colis. L'équipe a identifié la cause racine, un manque de données d'entraînement, et déployé deux correctifs : des collecteurs de données dédiés enregistrant diverses actions de saisie et de retournement de colis, et une refonte des postes de tri avec des surfaces inclinées réduisant les mouvements de rotation et de flexion des robots. Résultat après six mois d'apprentissage intensif : l'efficacité de tri est passée de 100 à 900 colis par heure, soit 85% de la performance humaine. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ces chiffres suggèrent que l'écart sim-to-real et le problème des données d'entraînement en conditions réelles, souvent pointés comme obstacles majeurs à la commercialisation des VLA (vision-language-action), peuvent être résolus par itération sur site plutôt que par une percée algorithmique unique. Ce mouvement s'inscrit dans une compétition mondiale intense où la Chine pousse fortement le déploiement industriel de robots humanoïdes, aux côtés d'acteurs comme Figure AI (Figure 03), Tesla (Optimus Gen 3) ou Physical Intelligence (Pi-0) aux États-Unis, et NVIDIA avec sa plateforme GR00T N2 fournissant des briques logicielles à plusieurs fabricants. Plus de dix centres logistiques chinois testent actuellement des robots humanoïdes en formation sur le terrain, affinant leurs compétences en conditions réelles plutôt qu'en environnement contrôlé. Aucun acteur français ou européen (Wandercraft, Exotec, Pollen Robotics, Enchanted Tools) n'est mentionné dans ces déploiements chinois, signe que la course à l'industrialisation du robot humanoïde reste pour l'instant dominée par les écosystèmes chinois et américain. Les prochaines étapes annoncées, passage à 50 unités chez le fabricant de tablettes d'ici fin 2026 et généralisation attendue vers 2028, donneront une indication concrète de la vitesse réelle de cette transition, entre promesse marketing et adoption industrielle durable.

UEAucun acteur français ou européen n'est mentionné dans ces déploiements industriels, ce qui souligne le risque de retard concurrentiel pour l'écosystème robotique européen face à l'avance prise par la Chine et les États-Unis dans l'industrialisation des robots humanoïdes.

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Unitree entre en bourse : les valorisations à l'épreuve d'un afflux de capital-risque dans la robotique chinoise
35SCMP Tech 

Unitree entre en bourse : les valorisations à l'épreuve d'un afflux de capital-risque dans la robotique chinoise

Voici l'article traduit et résumé : Unitree Robotics, fabricant chinois de robots basé à Hangzhou, a obtenu le feu vert de la Commission de régulation des valeurs mobilières de Chine (CSRC) pour une introduction en bourse à la Bourse de Shanghai. Cette approbation intervient environ un mois après que l'entreprise a passé avec succès l'examen du comité de cotation de la place shanghaïenne. Unitree finalise désormais son plan de souscription, la tarification de ses actions et les modalités de souscription en vue d'une entrée en bourse. Le calendrier précis du débuT des transactions reste à confirmer, mais le dossier est désormais dans sa phase finale d'exécution. Cette IPO est scrutée de près car elle doit fixer un référentiel de valorisation pour tout le secteur chinois de l'IA incarnée (embodied AI), qui attire des flux massifs de capital-risque depuis deux ans. Pour les acteurs de la robotique humanoïde et leurs investisseurs, ce sera un premier vrai test de l'appétit des marchés publics pour ce type d'entreprise : est-ce que la valorisation reflète des ventes et déploiements réels, ou surtout une promesse technologique encore largement en phase de développement. Le résultat influencera directement la manière dont les futurs tours de financement et cotations de concurrents seront calibrés, en Chine comme ailleurs. Unitree s'est fait connaître avec ses robots quadrupèdes puis humanoïdes (gammes G1, H1, B2), vendus à la fois à des chercheurs, industriels et grand public à des prix nettement inférieurs à ceux de rivaux occidentaux. Elle s'inscrit dans une vague de commercialisation chinoise de la robotique humanoïde, aux côtés d'acteurs comme UBTech, déjà coté à Hong Kong depuis 2023, et talonnée par des entreprises comme Fourier Intelligence. La prochaine étape attendue est la publication du prix définitif de l'offre avant la cotation effective.

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X Square Robot mise sur une approche full-stack pour l'IA incarnée et la robotique polyvalente
36Robotics & Automation News 

X Square Robot mise sur une approche full-stack pour l'IA incarnée et la robotique polyvalente

Le fabricant chinois de robots humanoïdes X Square Robot, basé à Shenzhen, a récemment bouclé quatre levées de fonds consécutives, confirmant l'intérêt soutenu des investisseurs pour l'IA incarnée (embodied AI). La société développe une approche "full-stack" du robot généraliste, c'est-à-dire qu'elle conçoit à la fois le matériel (actionneurs, capteurs, plateforme mécanique) et les modèles d'IA qui pilotent la perception et la manipulation, plutôt que de s'appuyer sur des briques tierces assemblées. L'objectif affiché est de produire des machines capables d'exécuter une large variété de tâches réelles, à l'opposé des robots historiquement programmés pour une application unique et rigide. Cette stratégie d'intégration verticale illustre un basculement plus large du secteur robotique : la course ne se joue plus seulement sur le hardware, mais sur la capacité à faire tenir un modèle d'IA généraliste (de type VLA, vision-language-action) à l'échelle industrielle, du laboratoire jusqu'au déploiement en usine ou en entrepôt. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, le succès ou l'échec de ce pari conditionne directement l'arbitrage entre acheter une plateforme fermée type Optimus ou Figure, ou miser sur des acteurs émergents proposant une pile technologique propriétaire complète. Le nombre de tours de financement consécutifs, sans que les montants précis soient encore détaillés publiquement, signale une pression concurrentielle et une conviction des investisseurs chinois sur ce segment. X Square Robot s'inscrit dans un paysage chinois de plus en plus dense sur l'IA incarnée, aux côtés d'acteurs comme Unitree ou UBTech, dans un contexte où Pékin pousse activement la robotique humanoïde comme filière stratégique. Face à elle, la scène occidentale reste dominée par Tesla (Optimus), Figure AI ou encore Physical Intelligence (Pi-0), tandis qu'en Europe des acteurs comme Wandercraft ou Enchanted Tools explorent des approches plus spécialisées. Les prochaines étapes à surveiller pour X Square Robot concernent la divulgation des montants levés, l'identité des investisseurs, et surtout la transition entre démonstrations en laboratoire et déploiements pilotes vérifiables chez des clients industriels, seul indicateur qui permettra de distinguer l'annonce marketing du produit réellement opérationnel.

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Tech Giants se ruent vers l'intelligence incarnée alors que la bataille s'intensifie
37Pandaily 

Tech Giants se ruent vers l'intelligence incarnée alors que la bataille s'intensifie

Li Auto, Alibaba et ByteDance viennent d'annoncer leur entrée dans l'intelligence incarnée (embodied intelligence), signe que la bataille chinoise des robots humanoïdes s'intensifie. Li Auto a dévoilé son projet de véhicules à intelligence incarnée, Alibaba a lancé sa série de modèles fondation Qwen-Robot dédiée à la robotique, et ByteDance a restructuré sa division IA Seed pour en faire une activité stratégique centrale. Morgan Stanley prévoit 28 000 ventes de robots humanoïdes en Chine en 2026, soit une hausse de 133% sur un an, avec une projection à 2,6 millions d'unités d'ici 2035. Roland Berger estime que le marché de la robotique chez les constructeurs automobiles pourrait atteindre 750 milliards de dollars en 2035, puis 4 000 milliards en 2050, une échelle comparable à celle de l'industrie automobile elle-même. Le financement suit la même dynamique: selon IT Orange, entre juillet 2025 et juin 2026, le marché primaire chinois a enregistré 503 levées de fonds dans l'intelligence incarnée, pour un total dépassant 96 milliards de yuans (environ 12,4 milliards d'euros). Une vingtaine d'entreprises du secteur, dont Unitree, AgiBot et Galaxy General, ont annoncé des projets d'introduction en bourse. Cette ruée signale un changement de nature dans la course aux humanoïdes: elle passe du stade de la démonstration technologique à celui de l'infrastructure industrielle, avec les géants du numérique chinois (Alibaba, Tencent, ByteDance) qui se positionnent comme fournisseurs de modèles fondation plutôt que comme simples investisseurs. Le rapprochement avec l'automobile est particulièrement révélateur: les chaînes d'approvisionnement des véhicules électriques (capteurs, systèmes de décision, actionneurs, pipelines de données) sont directement réutilisables pour développer des robots humanoïdes, ce qui explique l'entrée de constructeurs comme Li Auto. Son PDG Li Xiang décrit d'ailleurs le véhicule à intelligence incarnée comme un produit "quatre-en-un": voiture électrique, chauffeur professionnel, ordinateur IA et assistant de vie. Mais l'engouement financier masque un secteur encore très jeune: Unitree, pourtant leader reconnu, ne détient que 262 brevets, dont 20 seulement sont des brevets d'invention fondamentaux, ce qui indique qu'aucune barrière technologique durable n'est encore établie. La compétition reste ouverte à de nouveaux entrants, comme l'a montré le récent semi-marathon de robots humanoïdes, remporté de manière inattendue par Honor Robot face à des acteurs plus établis. Cette effervescence chinoise s'inscrit dans un mouvement mondial où startups spécialisées (Figure, Agility) et laboratoires de modèles VLA (comme ceux derrière GR00T ou Helix) rivalisent également pour dominer la prochaine génération de robots généralistes. Pour l'instant, la Chine mise sur une convergence entre capitaux, industrie automobile et plateformes technologiques pour accélérer le déploiement, avec des étapes clés à surveiller: les premières introductions en bourse du secteur, les objectifs de vente 2026, et la concrétisation ou non des promesses de véhicules à intelligence incarnée de Li Auto.

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Kelidian Technology développe des robots de transfert pour personnes âgées avec Tsinghua, CAS et l'hôpital West China
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Kelidian Technology développe des robots de transfert pour personnes âgées avec Tsinghua, CAS et l'hôpital West China

La société shenzhenoise Kelidian Technology a bouclé un tour de financement stratégique mené par Leaguer Tech Innovation, avec la participation d'une plateforme rattachée à l'Institut de recherche en sciences et technologies appliquées intelligentes du Jiangsu Zhongke. Les fonds serviront au développement produit, au renforcement de l'équipe et au déploiement commercial. Kelidian se positionne sur la robotique assistée par IA pour le soin aux personnes âgées, un marché porté par l'essor de l'économie silver en Chine. L'entreprise développe deux lignes de produits parvenues au stade de prototype d'ingénierie et en voie de passer en production pilote à petite échelle : un robot compagnon domestique pour le maintien à domicile, et le GR-150, un robot de transfert pour la rééducation conçu avec l'hôpital West China de l'université du Sichuan. Le GR-150 s'appuie sur une navigation SLAM haute précision et une fusion multi-capteurs pour se déplacer de façon autonome en intérieur et assister le transfert de patients à mobilité réduite. Kelidian a déposé plusieurs dizaines de brevets et de dépôts de droits d'auteur logiciels, et sollicite en Chine l'enregistrement du GR-150 comme dispositif médical de classe II. Le robot compagnon domestique fait office de hub de soin connecté : surveillance de santé, compagnie émotionnelle, assistance cognitive, contrôle de sécurité, reconnaissance de l'utilisateur à son retour avec salutation vocale, suivi nocturne avec détection de chutes et alertes, plus un écran interactif pour la vidéo, la musique et les rappels de médicaments. Ce double positionnement, robot de transfert médicalisé d'un côté et compagnon domestique de l'autre, illustre une stratégie assez courante chez les acteurs chinois de la robotique de service : capter la demande hospitalière réglementée pour asseoir une crédibilité technique et clinique, tout en construisant en parallèle un marché grand public sur le maintien à domicile, nettement plus vaste mais aussi plus concurrentiel. Pour les intégrateurs et décideurs du secteur médico-social, le GR-150 reste à ce stade un prototype en transition vers la petite série, sans déploiement clinique confirmé ni volumes chiffrés : la démarche d'homologation en classe II en Chine, si elle aboutit, sera le vrai jalon à surveiller plutôt que les annonces de financement elles-mêmes. Sur le plan technique, l'accent mis sur l'adaptation du moteur NLP/NLU aux particularités de la parole des personnes âgées (débit plus lent, prononciation atypique, dialectes) et sur la fusion de radar biologique ou d'imagerie thermique infrarouge pour le dépistage d'apnées du sommeil et l'analyse de variabilité cardiaque témoigne d'une approche produit assez mature pour ce segment, encore largement expérimental ailleurs dans le monde. L'équipe fondatrice s'appuie sur un ancrage académique fort : le CEO et CTO Zhang Tengteng, chercheur postdoctoral à Tsinghua, titulaire d'un doctorat de l'université d'ingénierie de Harbin et d'un master de l'Académie chinoise des sciences (CAS), est spécialisé en reconnaissance de formes et perception robotique. Le cofondateur et chief scientist Gong Xinyi, professeur à l'université Hangzhou Dianzi, est également diplômé de Tsinghua et de la CAS. Cette filiation Tsinghua-CAS, combinée au partenariat clinique avec West China Hospital, positionne Kelidian dans la lignée d'autres spin-offs universitaires chinoises qui cherchent à transformer une expertise en perception et navigation robotique en produits médicaux commercialisables, dans un marché de la silver economy que Pékin pousse activement depuis plusieurs années via des politiques de soutien à l'innovation gériatrique.

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UBTech déploie ses robots humanoïdes pour contrôler les foules à une frontière internationale chinoise très fréquentée
39Interesting Engineering 

UBTech déploie ses robots humanoïdes pour contrôler les foules à une frontière internationale chinoise très fréquentée

La Chine a commencé à déployer des robots humanoïdes au poste-frontière de Fangchenggang, dans la région du Guangxi, l'un des points de passage les plus fréquentés avec le Vietnam. Le site, qui englobe le port de Dongzhong et celui de Dongxing voisin, gère un trafic quotidien important de camions de fret, de bus et de voyageurs, générant des embouteillages lors des contrôles douaniers. Les autorités frontalières ont acheté des robots Walker S2 du fabricant chinois UBTech Robotics dans le cadre d'un contrat évalué à environ 40 millions de dollars, sans préciser le nombre d'unités commandées ; les premières livraisons ont débuté pour un déploiement dans les hubs de transit clés. Le Walker S2 mesure 1,76 mètre, dispose de 52 degrés de liberté et peut soulever jusqu'à 15 kg par bras grâce à des mains articulées dextres. Il embarque un système de double batterie interchangeable pour un fonctionnement quasi continu, ainsi qu'une pile logicielle baptisée BrainNet 2.0 couplée à une vision stéréo binoculaire pour la navigation autonome et l'équilibre dynamique. Dans le terminal passagers, les robots détectent les engorgements de foule, orientent les voyageurs vers des files organisées et répondent en plusieurs langues aux questions sur les procédures douanières. Côté fret, d'autres unités scannent codes-barres, numéros de série et manifestes numériques sur les conteneurs, puis transmettent les données croisées avec les bases douanières à des agents humains pour validation. UBTech a par ailleurs présenté récemment sa gamme UWORLD U1, décrite par l'entreprise comme la première ligne de robots humanoïdes « ultra-bioniques » grandeur nature conçue pour la production de masse, une affirmation qui reste à vérifier à l'échelle industrielle. Ce déploiement constitue un test grandeur nature bien plus exigeant que les usines contrôlées où évoluent habituellement les humanoïdes commerciaux : humidité côtière, poussière, intempéries et flux constant de voyageurs et de véhicules. C'est précisément ce type d'épreuve qui permettra de juger si la robotique humanoïde a dépassé le stade de la démonstration scénarisée pour tenir dans la durée en conditions réelles, l'écart entre promesse et réalité restant l'un des points de friction majeurs du secteur. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'enjeu dépasse le seul cas d'usage douanier : Pékin présente explicitement ce projet comme un pilote susceptible de s'étendre aux aéroports, gares ferroviaires internationales et ports maritimes si les résultats sont concluants, ce qui en ferait un cas d'école pour l'automatisation des services publics à grande échelle. Le déploiement soulève aussi des questions pratiques et juridiques non résolues : le temps d'adaptation des voyageurs face à des machines assurant des tâches de service et de sécurité, et la répartition des responsabilités en cas d'erreur opérationnelle d'un robot lors d'une inspection ou d'un contrôle. Les tâches critiques de sécurité et les décisions relevant des forces de l'ordre restent, en l'état, hors du périmètre confié aux machines. Le contrat de Fangchenggang s'inscrit dans la stratégie plus large de la Chine visant à accélérer l'adoption de l'IA et de la robotique dans les infrastructures publiques, un axe porté à la fois par les autorités locales et par la politique industrielle nationale de soutien aux acteurs de la robotique humanoïde comme UBTech, Unitree ou AgiBot. UBTech a construit sa position sur des contrats industriels et logistiques avant d'étendre le Walker S2 à des environnements publics, une trajectoire distincte de celle d'acteurs américains comme Figure (Figure 03, associé au modèle Helix) ou Tesla (Optimus Gen 3), encore essentiellement cantonnés à des pilotes en usine, tandis que des plateformes comme GR00T N2 de Nvidia ou Pi-0 continuent de viser l'apprentissage générique de tâches de manipulation plutôt que le déploiement en environnement public. La suite dépendra des résultats du pilote de Fangchenggang : en cas de fiabilité démontrée sur la durée, les autorités chinoises ont indiqué vouloir étendre le concept à d'autres points d'entrée internationaux, faisant de ce poste-frontière un banc d'essai déterminant pour la robotique humanoïde appliquée aux services publics de transport.

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Le Fil IA fondée par des anciens de Tsinghua lève des centaines de millions de yuans : « on ne veut pas de l'étiquette modèle du monde »
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Le Fil IA fondée par des anciens de Tsinghua lève des centaines de millions de yuans : « on ne veut pas de l'étiquette modèle du monde »

La startup chinoise Liqing Zhineng (厘清智能, "Clarity Intelligence"), fondée en avril 2026 à Pékin, a bouclé un tour d'amorçage de plusieurs centaines de millions de yuans (soit plusieurs dizaines de millions d'euros), révélé début juillet par le média chinois Zhinen Yongxian. Le tour réunit Shunwei Capital, Sequoia Chine, Hillhouse Ventures, FreeS Fund, Xinglian Capital, le fonds d'amorçage des alumni de Tsinghua, SEE Fund, ainsi que des investisseurs industriels comme AgiBot (智元机器人), Linker Hand (灵心巧手) et Century Golden Resources. L'équipe, adossée au laboratoire de Li Yiming, professeur assistant à l'école d'intelligence artificielle de Tsinghua et ancien chercheur Vision & Robotics chez Nvidia (bourse Nvidia 2024, dix lauréats dans le monde), compte une cinquantaine de membres d'une moyenne d'âge de 23 ans. Le produit central est une infrastructure baptisée "Physical AI Infra", construite autour de deux briques maison : un pipeline de collecte de données visant à passer de la centaine de milliers d'heures habituelle du secteur à plusieurs millions, voire dizaines de millions d'heures, via notamment des gants tactiles propriétaires dont le coût unitaire est ramené du niveau du dollar à celui du yuan ; et un moteur physique différentiable permettant une boucle "réel vers simulation vers réel", capable de modéliser des matériaux complexes (fluides, corps mous, déformations élastoplastiques). L'ensemble cible des gestes fins comme couper, visser, brancher, mélanger, presser ou enfiler, avec un objectif de portabilité entre différentes mains articulées et bras robotiques, pour des usages en usine, retail, hôtellerie, restauration et assistance médicale. Le positionnement de Li Yiming tranche avec l'engouement actuel pour les "world models" (modèles du monde), qu'il juge être la notion la plus galvaudée de 2026, tant les acteurs vidéo, 3D ou VLA (vision-langage-action) s'en réclament dès qu'ils touchent à la simulation physique. Sa thèse : le modèle du monde n'est qu'un composant technique parmi d'autres, sans valeur isolé du reste de la chaîne (données, matériel, déploiement) ; ce qui compte, c'est un système capable de généraliser à travers robots et scénarios. Il affirme ainsi pouvoir entraîner des politiques avec environ 1% du volume de données réelles habituellement nécessaire, en calibrant les transitions d'état du modèle de monde sur un petit échantillon de données réelles puis en laissant le robot s'entraîner par renforcement en simulation, l'exemple cité étant l'apprentissage de la découpe d'une pomme sans détruire des centaines d'exemplaires. Ces chiffres, avancés par le fondateur lui-même sans validation indépendante, restent à confirmer sur des déploiements réels plutôt que sur des démonstrations internes. Le parcours de Li Yiming inclut un doctorat à NYU avec des travaux co-signés avec Saining Xie (cofondateur et chercheur en chef d'AMI Labs), ainsi que plusieurs publications distinguées à CVPR et NeurIPS en collaboration avec Nvidia. La feuille de route affichée prévoit la sortie d'un modèle du monde généralisable à plusieurs scénarios B2B d'ici fin 2026, puis un passage à l'échelle commerciale visé pour 2028, avec pour ambition de livrer aux clients une solution matériel-logiciel intégrée plutôt qu'un simple modèle. Ce pari sur une intégration verticale complète, de la collecte de données au moteur physique en passant par le matériel de capture, reste rare en Chine où la plupart des équipes de robotique physique se concentrent sur un seul maillon de la chaîne ; il positionne Liqing Zhineng en concurrence indirecte avec les autres poids lourds chinois de l'IA incarnée comme AgiBot, qui figure aussi parmi ses investisseurs.

Chine/AsieActu
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Nouveau robot humanoïde conçu pour la compagnie, reconnaît les émotions avec 90% de précision
41Interesting Engineering 

Nouveau robot humanoïde conçu pour la compagnie, reconnaît les émotions avec 90% de précision

UBTech a présenté le 30 juin 2026 lors de son UBTech Global Launch Event à Shenzhen la série UWORLD U1, un robot humanoïde grandeur nature que l'entreprise chinoise qualifie de premier robot "ultra-bionique" conçu pour la production de masse. La plateforme repose sur une architecture intégrée combinant une peau biomimétique propriétaire, du matériel d'intelligence incarnée, un système d'exploitation, des modèles de langage pilotés par l'émotion et une chaîne de fabrication pensée à l'échelle du système. Le robot dispose de 88 degrés de liberté et d'une colonne cervicale biomimétique à double pivot, lui permettant de reproduire jusqu'à 90 % des mouvements humains fondamentaux. Son modèle de langage, présenté comme le premier au monde dédié à la compagnie de long terme, détecterait plus de 20 états émotionnels fins avec une précision annoncée supérieure à 90 %. L'architecture "cerveau rapide et lent" combine réponses réflexes en environ 500 millisecondes et raisonnement approfondi via des modèles de plusieurs centaines de milliards de paramètres, tandis qu'un système d'actuation faciale synchronise parole et mouvements des lèvres avec moins de 20 millisecondes de latence. UBTech ajoute un système de mémoire persistante (Agent Memory OS), un moteur d'attention contextuelle sans mot-clé de réveil, et une architecture de confidentialité en trois couches privilégiant le traitement local. Parallèlement, la société lance le Human-Robot Companionship Initiative, un programme visant à donner 100 robots U1 personnalisés en 2026 pour accompagner des personnes vulnérables, chaque unité intégrant reconnaissance faciale 3D et reproduction vocale d'un proche désigné. Cette annonce marque un déplacement notable du positionnement des humanoïdes chinois, jusqu'ici concentrés sur la logistique et l'industrie, vers le marché de la compagnie et de l'aide psychologique, un segment que UBTech justifie par des chiffres démographiques chinois frappants : plus de 90 millions d'adultes vivant seuls, 118 millions de seniors isolés, et une part estimée entre 10 et 20 % de personnes seules répondant aux critères cliniques de troubles mentaux. Les métriques de précision émotionnelle et de mouvement, non vérifiées de façon indépendante, restent à confirmer en conditions réelles, un écart classique entre démonstration contrôlée et déploiement effectif dans ce secteur. La technologie de réplication d'identité par reconstruction faciale et empreinte vocale soulève aussi des questions de confidentialité pour des publics vulnérables. UBTech, coté à Hong Kong et déjà connu pour sa série industrielle Walker déployée chez des partenaires comme Foxconn, élargit ainsi son ambition vers le grand public, dans la lignée d'une feuille de route en trois étapes allant des tâches dangereuses vers l'assistance quotidienne puis l'interaction généralisée. Face à Figure AI, Tesla Optimus ou aux acteurs chinois Unitree et Fourier Intelligence, ce virage vers l'humanoïde émotionnel positionne UBTech sur un axe différent, dont la crédibilité dépendra des retours d'usage des 100 premières unités promises pour 2026.

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Ex-cadre de Xiaomi, Tang Mu lance un robot humanoïde pour la restauration, production visée fin d'année
42Pandaily 

Ex-cadre de Xiaomi, Tang Mu lance un robot humanoïde pour la restauration, production visée fin d'année

InSpace Technology, la société robotique fondée par Tang Mu, ancien cadre de Xiaomi en charge du hardware intelligent, a présenté le 30 juin trois nouveaux robots de service alimentaire lors d'un événement de lancement : le XBot C3 pour le café, le XBot I3 pour la glace, et le très attendu XBot X1, un robot humanoïde dédié à la restauration. L'entreprise vise une production de masse du X1 d'ici la fin de l'année. Le XBot C3, facturé 219 000 yuans, sera disponible sur JD.com en juillet ; il occupe 1,83 m², un tiers de moins que son prédécesseur, prépare un americano en environ 45 secondes et peut produire 80 tasses par heure grâce à un bras robotique industriel doté d'une pince certifiée pour plus de 500 000 cycles, complété par une stérilisation UV, un suivi de température et un système de latte art qui imprime des photos fournies par le client sur la mousse. Le XBot I3, à 179 000 yuans et lancé mi-juillet sur JD.com, produit plus de 60 portions par heure avec 256 combinaisons possibles à partir de quatre sauces et quatre garnitures ; Tang Mu indique que certaines unités glace dépassent déjà les ventes des robots café, citant un centre commercial de Xiamen où 250 coupes ont été vendues en une seule journée. Le XBot X1 repose sur une base mobile à roues intégrant un compartiment de stockage plutôt que des jambes, avec deux bras humanoïdes à sept axes, une charge utile de 3 à 4 kg par effecteur, une précision de positionnement coordonné d'environ ±1 mm et une répétabilité de ±0,5 mm, complétés par des capteurs de force six axes pour détecter le poids et les efforts lors de la saisie ou du versement. Le choix des roues plutôt que des jambes est un signal notable dans un secteur où la bipédie généraliste domine le discours des acteurs comme Optimus ou Figure : Tang Mu justifie ce choix par un rapport coût-énergie-complexité peu pertinent en restauration, une approche pragmatique typique du raisonnement "électronique grand public" qu'il revendique. Plus significatif encore, InSpace affiche une traction commerciale déjà réelle avec plus de 1 000 robots café déployés dans plus de 100 villes, plus de 4 millions de tasses produites et un taux de disponibilité de 99,4 %, ce qui contraste avec de nombreuses annonces humanoïdes qui restent au stade de la démonstration ou de la vidéo sélectionnée. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, ce positionnement suggère que les cas d'usage mono-tâches à ROI démontrable précèdent, dans les faits, l'arrivée de l'humanoïde généraliste polyvalent. L'entreprise, dont le nom chinois est Yingzhi Technology, a déjà installé ses robots café dans des lieux aussi variés que la place Tiananmen, la Commission indépendante contre la corruption de Hong Kong, des stations de métro britanniques et des clubs australiens, une stratégie de montée en charge progressive avant l'humanoïde. Elle évolue dans un paysage chinois de la robotique de service dense, aux côtés d'acteurs comme Unitree ou Pudu Robotics, mais mise sur sa spécialisation alimentaire plutôt que sur la polyvalence. Outre la production en série du X1 prévue fin d'année, InSpace a aussi présenté un concept de food truck combinant le X1 à un véhicule autonome pour créer une unité de restauration mobile et à la demande.

Chine/AsieOpinion
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L'expansion des recrutements de NVIDIA en robotique en Chine, avec des postes à Pékin, Shanghai et Shenzhen
43TechNode 

L'expansion des recrutements de NVIDIA en robotique en Chine, avec des postes à Pékin, Shanghai et Shenzhen

NVIDIA a lancé une campagne de recrutement d'ampleur pour son équipe robotique, avec des postes ouverts à Pékin, Shanghai et Shenzhen dans quatre domaines clés : IA incarnée (embodied AI), simulation, déploiement et architecture de solutions. L'équipe IA incarnée se concentrera sur la manipulation dextre, la modélisation du corps humain via capteurs portables, la manipulation mobile du corps entier et le contrôle corporel global, avec pour objectif le développement de robots généralistes de nouvelle génération. L'équipe simulation bâtira l'infrastructure de simulation et d'entraînement permettant aux robots d'apprendre efficacement en environnement virtuel avant de transférer ces capacités vers le monde réel de façon plus rapide et fiable. L'équipe déploiement optimisera les algorithmes pour robots humanoïdes et systèmes d'IA incarnée en vue d'accélérer leur mise en service concrète, tandis que l'équipe architecture de solutions adaptera les technologies NVIDIA à des secteurs comme l'industrie manufacturière et les services. Cette offensive de recrutement confirme la stratégie de NVIDIA : s'imposer comme fournisseur d'infrastructure (puces, simulation, frameworks type Isaac ou GR00T) plutôt que comme constructeur de robots, y compris sur le marché chinois malgré les restrictions américaines à l'export de puces IA vers la Chine. Le choix de Pékin, Shanghai et Shenzhen, hubs historiques de l'électronique et de la robotique chinoise, place l'entreprise en position de collaborer étroitement avec des acteurs locaux comme Unitree, AgiBot, Fourier Intelligence ou UBTech, tous engagés dans la course aux humanoïdes généralistes. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ce mouvement souligne l'importance croissante du transfert sim-to-real et des architectures VLA (vision-langage-action) comme verrou technologique central du secteur. Cette expansion s'inscrit dans la continuité des investissements de NVIDIA en robotique depuis 2024, autour de plateformes comme Isaac Sim, Jetson Thor et les modèles GR00T. En renforçant sa présence locale en Chine plutôt qu'en se limitant à l'export de matériel, l'entreprise cherche à ancrer sa pile logicielle dans un écosystème manufacturier en pleine effervescence, où plusieurs constructeurs déploient déjà des humanoïdes en usine.

Chine/AsieOpinion
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Sous-traitée de la robotique en peau électronique fondée par un professeur de l'université de Soochow lève des fonds en amorçage
44Pandaily 

Sous-traitée de la robotique en peau électronique fondée par un professeur de l'université de Soochow lève des fonds en amorçage

Perception Era Technology, startup chinoise fondée par un professeur de l'Université de Soochow, a bouclé un tour de financement d'amorçage de plusieurs dizaines de millions de yuans, mené par Songhe Capital. La société, créée en décembre 2025, se positionne comme fournisseur d'infrastructure tactile pour robots, combinant peau électronique multimodale propriétaire, capteurs matériels et algorithmes d'IA pour livrer des systèmes tactiles complets. Son produit phare est une peau électronique bionique multimodale et élastique qui, contrairement aux capteurs rigides classiques, épouse les surfaces courbes des bras, doigts et articulations robotiques, une seule feuille pouvant couvrir l'intégralité d'un corps de robot. Le matériau biomimétique revendique plus de 400 % d'élasticité et a passé plus d'un million de cycles de test de fiabilité, des chiffres qui visent à démontrer sa robustesse pour un usage industriel réel plutôt qu'une simple démonstration en laboratoire. Le montant exact de la levée reste flou, une imprécision fréquente dans les annonces d'amorçage chinoises. Ce pari illustre un déplacement d'attention dans la robotique humanoïde : après des années centrées sur la vision par ordinateur et les modèles vision-langage-action type Pi-0 ou GR00T N2, le secteur identifie désormais le toucher comme le prochain verrou technique pour atteindre une dextérité proche de l'humain. Sans perception tactile fine (pression, texture, température, glissement), les robots peinent à manipuler des objets non structurés en usine, en entrepôt ou en environnement médical, ce qui limite leur déploiement au-delà de tâches répétitives préprogrammées. La capacité de transfert d'apprentissage intégrée par la startup, permettant au robot de généraliser sa reconnaissance tactile à des objets inconnus mais physiquement proches d'objets déjà appris, s'inscrit dans cette logique : faire passer les systèmes tactiles d'une collecte de données passive à une prise de décision active. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ce type de brique technologique conditionne la viabilité économique des robots généralistes promis par les grands acteurs du secteur. Cette levée s'inscrit dans une vague plus large d'investissements chinois dans la détection tactile robotique, un segment longtemps resté en retrait par rapport à la vision par ordinateur mais désormais jugé stratégique face à la course mondiale aux robots humanoïdes, portée notamment par Figure (Figure 03), Tesla (Optimus Gen 3) ou Physical Intelligence. Perception Era ne détaille pour l'instant aucun partenariat industriel concret ni calendrier de déploiement commercial, la société n'ayant que sept mois d'existence. Reste à voir si l'entreprise parviendra à transformer ses performances de laboratoire, l'élasticité et le nombre de cycles de test annoncés, en déploiements réels chez des fabricants de robots ou des intégrateurs, une étape où beaucoup de startups de capteurs tactiles ont historiquement buté sur les coûts de production à l'échelle et l'intégration logicielle avec les piles de contrôle existantes.

Chine/AsieActu
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IA sensibles et attachants d'UBTech, conçus pour la compagnie, arrivent bientôt dans les foyers chinois
45SCMP Tech 

IA sensibles et attachants d'UBTech, conçus pour la compagnie, arrivent bientôt dans les foyers chinois

Le fabricant chinois UBTech Robotics, première entreprise de robots humanoïdes cotée en bourse au monde, a dévoilé mardi à Shenzhen son robot U1, un humanoïde de compagnie destiné aux particuliers. Doté d'une peau en silicone imitant l'apparence humaine et d'une IA émotionnelle, l'U1 est proposé en deux versions, masculine (183 cm) et féminine (168 cm), déclinées en trois gammes Lite, Pro et Ultra selon le niveau d'équipement et de prix. UBTech positionne ainsi ce lancement comme une extension de son catalogue au-delà des robots industriels, vers un usage domestique centré sur la compagnie et l'interaction sociale plutôt que sur des tâches physiques comme la manipulation d'objets ou les travaux ménagers. Cette annonce illustre un mouvement plus large des industriels chinois de la robotique, qui cherchent à sortir les humanoïdes de l'usine pour les installer dans les foyers, un marché potentiellement bien plus vaste mais aussi plus incertain que l'automatisation industrielle. Pour les acteurs du secteur, ce pivot pose la question de la viabilité commerciale réelle de ces produits : contrairement aux robots industriels évalués sur des critères objectifs (charge utile, cadence, fiabilité), un robot de compagnie doit convaincre sur des critères subjectifs comme le réalisme émotionnel et l'acceptabilité sociale, des domaines où le fossé entre démonstration et usage quotidien reste généralement important. Le succès ou l'échec commercial de l'U1 servira de test grandeur nature pour la stratégie de diversification vers le grand public que plusieurs fabricants chinois envisagent. UBTech s'est fait connaître par ses robots industriels et de service déployés dans des usines, notamment via des partenariats avec des constructeurs automobiles chinois, avant de miser sur la cotation boursière pour financer son expansion. Le lancement de l'U1 s'inscrit dans une compétition intense entre acteurs chinois du secteur, dans un contexte où le gouvernement chinois soutient activement le développement de la robotique humanoïde comme filière stratégique. Les détails sur les prix précis, les capacités techniques complètes et le calendrier de disponibilité commerciale hors de Chine restent pour l'instant limités, UBTech n'ayant communiqué que les grandes lignes lors du dévoilement à Shenzhen.

Chine/AsieActu
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Robot compagnon U1 d'UBTECH : plus de 10 000 commandes malgré un positionnement premium
46Pandaily 

Robot compagnon U1 d'UBTECH : plus de 10 000 commandes malgré un positionnement premium

UBTECH a présenté sa série U1, une gamme de robots humanoïdes de compagnie, lors de sa conférence mondiale 2026, avec plus de 10 000 commandes enregistrées dès le premier jour de lancement. La gamme cible le marché premium du robot de compagnie grand public avec quatre déclinaisons : la version Lite à 119 800 yuans (environ 15 300 euros), la version Pro à 169 800 yuans (environ 21 700 euros), et les versions Ultra à 990 000 yuans pour le modèle masculin et 880 000 yuans pour le modèle féminin (soit environ 127 000 et 113 000 euros). Les robots intègrent des expressions faciales avancées - clignements des yeux, mouvements de tête - et un système de conversation en langage naturel reposant sur un modèle d'IA dédié à la compagnie émotionnelle, avec un stockage local chiffré pour la mémoire des interactions. La version Ultra masculine mesure 183 cm pour 42 kg, la version féminine 168 cm pour 35,2 kg, toutes deux équipées de 88 articulations à haut degré de liberté. La version Pro se limite à la marche bipède, tandis que les versions Ultra disposent d'une locomotion complète. La tête à elle seule embarque 19 servomoteurs capables de produire plus de 30 micro-expressions, bien que sourcils et cils restent implantés manuellement faute d'automatisation. UBTECH vise une capacité de production à l'échelle de 50 000 unités en 2026, et les produits sont réservés à l'achat et à l'usage par des adultes, une restriction affichée sur les plateformes de e-commerce chinoises. Le PDG Zhou Jian a lui-même reconnu les difficultés de fabrication, qualifiant la production de robots bioniques de phase exploratoire à forte difficulté technique, une franchise inhabituelle pour un lancement commercial. Sur le plan tarifaire, il affirme qu'il existe déjà une marge bénéficiaire, appelée à s'améliorer avec la montée en échelle de la production couvrant différents segments de marché. Ce lancement marque une bascule significative pour l'industrie de la robotique humanoïde, qui passe de la démonstration technologique au produit de consommation vendu en volume. Les analystes soulignent que l'intérêt du U1 ne réside pas dans ses caractéristiques techniques, somme toute comparables à d'autres humanoïdes du marché, mais dans le fait qu'il s'agit du premier robot humanoïde packagé comme un produit de consommation émotionnel complet : une proposition de style de vie plutôt qu'une pièce de démonstration technologique. Pour les intégrateurs et décideurs du secteur, ce positionnement teste directement la capacité du marché grand public chinois à absorber des humanoïdes à prix élevé, jusqu'à environ 127 000 euros, et pourrait ouvrir une voie de monétisation alternative à l'industriel et à la logistique, jusqu'ici axes principaux du secteur. UBTECH, coté à la Bourse de Hong Kong, s'était jusqu'à présent surtout fait connaître pour ses humanoïdes industriels comme le Walker S, déployés en pilotes chez des constructeurs automobiles chinois. Le U1 marque une diversification vers le grand public et le marché de la compagnie émotionnelle, un segment encore peu disputé face aux humanoïdes généralistes de Figure, Tesla avec Optimus, ou Unitree, davantage orientés vers l'industrie et la recherche. Aucun autre acteur majeur n'a pour l'instant lancé un humanoïde de compagnie à une échelle commerciale comparable, même si des entreprises comme Realbotix ou plusieurs studios japonais explorent des approches similaires avec des robots moins mobiles. La suite dépendra de la capacité d'UBTECH à tenir ses objectifs de production sans sacrifier la fiabilité, et à naviguer les questions éthiques soulevées par la dépendance affective à une IA, un sujet que la restriction réservée aux adultes laisse pressentir sans le nommer explicitement. La gestion de la chaîne d'approvisionnement et le naturel des algorithmes émotionnels restent les deux inconnues techniques les plus citées par les observateurs du secteur.

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X Square Robot porte sa valorisation à 2,8 milliards de dollars après quatre levées de fonds consécutives
47The Robot Report 

X Square Robot porte sa valorisation à 2,8 milliards de dollars après quatre levées de fonds consécutives

Voici l'article traduit et synthétisé : X Square Robot, société chinoise spécialisée en IA incarnée basée à Shenzhen, a bouclé quatre tours de financement consécutifs s'achevant par une série C, portant sa valorisation à plus de 2,8 milliards de dollars. Fondée en 2023 par Wang Qian, l'entreprise a vu IDG participer à ce dernier tour, tandis que HongShan et Xiaomi l'ont soutenue à plusieurs reprises lors des levées précédentes. Les fonds serviront à renforcer la recherche fondamentale et les technologies cœur, dans l'optique de progresser vers une IA incarnée généraliste. En avril 2026, la société a dévoilé WALL-B, un modèle de fondation construit sur une architecture baptisée World Unified Model : contrairement aux approches VLA (vision-langage-action) modulaires classiques, ce système entraîne perception, langage, action et prédiction physique au sein d'un réseau unique, censé renforcer la compréhension multimodale et le raisonnement spatial. X Square a aussi ouvert en open source WALL-OSS-0.5 et WALL-WM, ce dernier modèle traitant les données par « événements » pour améliorer l'apprentissage croisé entre modalités. Sur 17 tâches robotiques réelles testées sans post-entraînement, WALL-OSS-0.5 afficherait un taux de réussite autonome supérieur à 80% sur quatre d'entre elles seulement, un chiffre à nuancer puisqu'il ne concerne qu'une minorité des tâches évaluées. Cette levée intervient alors que la robotique incarnée chinoise multiplie les annonces de financement spectaculaires, dans un contexte où le marché reste partagé entre démonstrations soignées et déploiements réels limités. Le pari de X Square consiste à tester son système directement dans des foyers, via un partenariat avec la plateforme 58.com pour un service de nettoyage assisté par IA à Shenzhen et Pékin, et via le programme « X Family Member », lancé en mai 2026, où des robots vivent jusqu'à un mois chez des familles volontaires pour effectuer des tâches domestiques variées. Si l'entreprise présente cela comme une sortie du cadre des démonstrations scénarisées, l'exercice reste à des échelles encore restreintes et la robustesse réelle hors environnement contrôlé demande à être confirmée sur la durée. X Square s'inscrit dans une compétition mondiale où s'affrontent les modèles fondation pour la robotique, qu'il s'agisse de Pi-0 de Physical Intelligence, GR00T N2 de Nvidia ou Helix de Figure, ainsi que des rivaux chinois comme Unitree, AgiBot ou UBTech, tous engagés dans une course au déploiement domestique et industriel. La stratégie d'intégration verticale de X Square, mêlant modèles propriétaires, pipeline de données automatisé et déploiements terrain, vise à accélérer l'itération produit. Les prochaines étapes attendues concernent l'extension du programme familial et l'élargissement des partenariats industriels et logistiques, domaines où la société dit également opérer en parallèle du marché domestique.

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Nvidia renforce son équipe robotique en Chine face à l'essor de l'IA physique
48SCMP Tech 

Nvidia renforce son équipe robotique en Chine face à l'essor de l'IA physique

Nvidia intensifie ses recrutements en Chine pour renforcer son équipe dédiée à la robotique physique, avec plus d'une douzaine de postes ouverts simultanément à Beijing, Shanghai et Shenzhen. L'annonce, publiée lundi sur le compte WeChat officiel de la firme, couvre quatre domaines stratégiques : l'intelligence incarnée (embodied intelligence), la simulation, l'implémentation et les solutions. L'objectif affiché est de construire une plateforme robotique de premier plan dans un marché où les constructeurs chinois représentent la majorité des expéditions mondiales de robots industriels et humanoïdes. Ce mouvement de recrutement signale une montée en puissance de Nvidia sur le segment de la robotique physique en Chine, marché dominant à l'échelle mondiale en volume de déploiement. La stratégie de la firme repose sur son écosystème logiciel Isaac (simulation, entraînement) et sur GR00T N2, son modèle fondationnel pour robots humanoïdes présenté en mars 2025. En s'ancrant localement, Nvidia cherche à s'imposer comme couche d'infrastructure incontournable pour les intégrateurs et constructeurs chinois, dont plusieurs développent déjà des humanoïdes sur des puces concurrentes. La présence terrain est aussi un signal de conformité réglementaire dans un contexte de restrictions à l'export sur les puces avancées. Nvidia a accéléré son pivot vers la robotique depuis 2024, en positionnant la "physical AI" comme troisième vague après le calcul général et les LLMs. Les acteurs chinois comme Unitree, UBTECH et Fourier Intelligence figurent parmi les clients potentiels de cet écosystème. Les concurrents directs sur la couche plateforme incluent des startups comme Physical Intelligence (Pi-0) côté modèles, et des industriels comme Siemens ou ABB sur la simulation. Cette expansion en Chine intervient malgré les tensions commerciales persistantes autour des puces H-series, ce qui soulève des questions sur les configurations matérielles qui seront effectivement utilisées localement.

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Chine : UBTech présente un humanoïde à roues pour automatiser les ateliers de production
49Interesting Engineering 

Chine : UBTech présente un humanoïde à roues pour automatiser les ateliers de production

UBTech, fabricant robotique basé à Shenzhen, a présenté le Cruzr Y1, un humanoïde industriel à roues, lors d'une exposition technologique en Chine, où le robot a effectué en démonstration live du déstackage de caisses et de la palettisation de manière autonome. L'engin embarque des puces domestiques chinoises Digua S100P et S600, la plateforme logicielle propriétaire ROSA, et un modèle VLA (Vision-Language-Action) couplant perception, prise de décision et contrôle moteur. Sa mobilité repose sur des roues omnidirectionnelles à 360 degrés combinées à un mécanisme d'élévation verticale, permettant une circulation dans des allées de fabrication étroites. Les bras doubles utilisent des joints harmoniques avec capteurs de couple, tandis qu'un système multi-capteurs composé de lidar et de caméras de profondeur, disposés sur la tête, les poignets et le châssis, assure une couverture situationnelle à 360 degrés. L'autonomie dépasse quatre heures en charge maximale, avec recharge automatique et swap rapide de batterie pour un fonctionnement continu. En parallèle, UBTech a lancé la série U1 sous sa nouvelle marque grand public UWORLD, affiché à environ 30 000 dollars: plus de 2 100 précommandes en une semaine sur JD.com, livraisons annoncées pour mi-septembre, 88 degrés de liberté, revêtement en silicone réaliste, 183 cm pour la version masculine et 168 cm pour la féminine. L'intégration d'un modèle VLA dans un robot logistique à déploiement industriel est techniquement notable: elle substitue la programmation par trajectoire fixe par une perception adaptative, ce qui réduit théoriquement le temps de reconfiguration pour les intégrateurs. La plateforme Cruzr Y1 n'est ni un AMR classique ni un bras industriel fixe, mais une unité hybride combinant mobilité, manipulation bilatérale et levage vertical en un seul système. Pour un COO logistique, cela représente une alternative potentielle aux architectures AMR plus bras dédiés. Cela dit, UBTech n'a publié aucune métrique de cadence de cycle, taux d'erreur ou volume déployé en conditions réelles: la démonstration reste un proof-of-concept en environnement contrôlé, ce qui rend toute comparaison avec des systèmes en production comme ceux d'Exotec (Skypod) ou de Berkshire Grey prématurée. Fondée en 2012, UBTech compte parmi ses clients industriels Airbus, Texas Instruments, NIO, ZEEKR, Dongfeng Liuzhou Motor et FAW-Volkswagen. Le Cruzr Y1 s'inscrit dans une stratégie de diversification face à la concurrence humanoïde croissante, avec Figure AI et son Figure 03, Tesla et l'Optimus Gen 3, Physical Intelligence avec Pi-0, et NVIDIA avec GR00T N2. Le lancement simultané de la gamme U1 grand public signale une bifurcation stratégique: UBTech vise à la fois le B2B industriel et un marché B2C émergent en Chine, où la demande pour des robots compagnons commence à se structurer. Les prochaines étapes clés seront les retours terrain des pilotes industriels du Cruzr Y1 et les premiers usages réels de la U1 après les livraisons de mi-septembre.

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Marché de l'IA physique encore ouvert : une entreprise chinoise propose l'approche 'edge-native' comme nouvelle solution
5036Kr 

Marché de l'IA physique encore ouvert : une entreprise chinoise propose l'approche 'edge-native' comme nouvelle solution

Au premier trimestre 2026, les investissements mondiaux dans le Physical AI ont dépassé 6,4 milliards de dollars, avec des levées emblématiques : AMI Labs (1,03 milliard de dollars en seed), World Labs (1 milliard) et le chinois Qianxun Intelligence (4,5 milliards de yuans en quatre tours en mars). C'est dans ce contexte qu'Om AI, une startup chinoise, a présenté du 27 au 29 juin 2026 une suite de trois modèles, VLX-Flow, VLX-Seek et VLX-Go, positionnée non pas sur la manipulation dextère ni la planification longue portée, mais sur la perception visuelle continue, la localisation spatiale précise et la navigation autonome. VLX-Flow utilise une attention linéaire (Linear Attention) couplée à une double mémoire (cache visuel et carryover textuel) pour ingérer le flux vidéo en continu, à la différence du paradigme classique qui traite des images isolées. VLX-Seek substitue la génération de coordonnées par une référence de région, fournissant des ancres spatiales à précision millimétrique. VLX-Go produit directement des trajectoires de waypoints exécutables via prédiction court-terme, apprentissage hors-ligne et optimisation RL en ligne. L'approche d'Om AI soulève un angle mort que les architectures VLA et world model dominantes n'ont pas encore résolu : dans les VLA mainstream, le tronc LLM absorbe plus de 90 % des ressources de calcul et des données, reléguant la tête d'action en composant chroniquement sous-entraîné. Les world models, censés combler ce déficit via la simulation physique, butent sur la rareté des données haute qualité à l'échelle requise. Or, la majorité des terminaux physiques déployés, drones en environnement GPS-dégradé, robots quadrupèdes, lunettes AR, terminaux d'inspection industrielle, n'ont pas besoin de mains dextères : ils ont besoin de localisation fiable et de perception continue. En repositionnant le problème sur la vision edge-native plutôt que sur la génération d'actions complexes, Om AI cible un segment plus large et potentiellement plus rapidement déployable que les humanoïdes, à condition que ses benchmarks se confirment hors des vidéos de démonstration sélectionnées. NVIDIA a présenté au GTC 2026 Alpamayo (VLA propriétaire) et Isaac GR00T N1.6 (VLA open-source pour humanoïdes) ; Xiaopeng a dévoilé X-Foresight au CVPR 2026 ; Google DeepMind avait publié Genie 3 en août 2025. La Beijing Academy of AI (BAAI) recense quatre routes de world models sans consensus industriel : centrée langage (Gemini 3), pixel (Sora), 3D (World Labs Marble de Fei-Fei Li) et représentation visuelle (V-JEPA de Yann LeCun). Les projections de marché divergent fortement : Future Markets table sur 383 milliards de dollars en 2026 croissant à 32 600 milliards en 2040, tandis que Coatue Management anticipe au moins 6 000 milliards, soit 50 % de plus que le digital AI. Om AI n'a pas encore communiqué de clients industriels nommés ni de volumes de déploiement pour sa suite VLX, ce qui reste la prochaine étape déterminante.

Chine/AsieOpinion
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