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Chine/Asie

50 sur 376 articles

La robotique chinoise et asiatique : Unitree, AgiBot, UBTech, Fourier Intelligence, XPeng AeroHT, Xiaomi CyberOne, et acteurs japonais/coréens.

Unitree implante « trois bases, deux centres » à Chengdu, rendez-vous des leaders de l'IA incarnée
1Pandaily Chine/AsieActu

Unitree implante « trois bases, deux centres » à Chengdu, rendez-vous des leaders de l'IA incarnée

Unitree, le fabricant chinois de robots humanoïdes entré en bourse sur le STAR Market de Shanghai il y a un mois, vient d'enregistrer une filiale à 100 %, Chengdu Yuchen Technology, pour déployer à Chengdu une stratégie baptisée "trois bases, deux centres". Les trois bases couvrent une base pilote de production à l'ouest de la ville, dédiée aux bras robotiques humanoïdes, quadrupèdes et à roues, une base tournée vers le cinéma et la télévision qui s'appuie sur les ressources culturelles et touristiques locales, et une base éducative couvrant tous les niveaux scolaires. Les deux centres ajoutent un centre d'innovation applicative orienté sécurité publique, éducation et tourisme culturel, et un centre de collecte de données destiné à alimenter l'entraînement des algorithmes d'IA incarnée. Premier résultat concret, un laboratoire conjoint d'IA incarnée avec un district scolaire local a déjà été lancé. Le fondateur Wang Xingxing avait fait de Chengdu une vitrine en y présentant le mécha transformable porteur de charge GD01 sur Chunxi Road. Selon les chiffres cités, l'industrie centrale de l'IA à Chengdu dépassait 150 milliards de yuans en 2025, répartie sur plus de 1 200 entreprises, avec un objectif de 260 milliards de yuans d'ici 2027. L'implantation d'Unitree complète ce que des observateurs décrivent comme la dernière pièce du puzzle robotique de Chengdu, la ville comptant désormais cinq des principaux acteurs chinois de l'IA incarnée, aux côtés d'UBTECH, AgiBot et Galbot. Au-delà de l'effet d'annonce, la base pilote cible un maillon historiquement faible de la hard tech chinoise, le passage du prototype à la fabrication en série, signe d'un déplacement de la compétition humanoïde des démonstrations de laboratoire vers l'industrialisation réelle. Le centre de collecte de données s'attaque lui aussi à un point sensible du secteur, la difficulté à obtenir des données réelles suffisantes pour entraîner des modèles vision-langage-action hors simulation. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'enregistrement d'une filiale reste avant tout un geste administratif ; le signal à surveiller sera la matérialisation annoncée en usines, hôpitaux et rues commerçantes, seul indicateur qui distinguera l'initiative d'un simple effet d'annonce. Cette implantation s'inscrit dans une dynamique déjà amorcée par les concurrents d'Unitree à Chengdu, où la base d'un rival est passée de la signature à la production en six mois, et où des robots de service guident déjà les visiteurs de la célèbre réserve de pandas de la ville. Wang Xingxing justifie ce choix en expliquant que les robots doivent sortir du laboratoire pour mûrir au contact du réel, la combinaison chengdunoise de vie quotidienne et d'innovation de pointe formant selon lui un terreau naturel. L'opération intervient un mois seulement après l'introduction en bourse d'Unitree, confirmant l'ambition du groupe de multiplier les implantations industrielles en Chine tout en consolidant sa position face à UBTECH, AgiBot et Galbot. Reste à savoir si cette stratégie fondée sur les usages locaux se traduira en modèle économique durable, un test que Wang lui-même dit suspendu à la présence effective, ou non, de robots Unitree dans les usines, hôpitaux et rues commerçantes de la ville.

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Les robots « Lego » de Direct Drive reconnaissent leur propre corps après l'assemblage
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Les robots « Lego » de Direct Drive reconnaissent leur propre corps après l'assemblage

Direct Drive, société chinoise basée à Dongguan, a dévoilé sa plateforme robotique modulaire D1, conçue pour reconfigurer physiquement un même robot selon la tâche à accomplir. Grâce à des mécanismes d'assemblage propriétaires, plusieurs unités D1 se combinent tête-à-tête ou queue-à-queue, comme des blocs, pour modifier la longueur de l'engin, sa structure porteuse et sa fonction. Une fois assemblé, le système identifie automatiquement la nouvelle configuration et reconstruit son modèle dynamique, faisant entrer les différentes unités dans un régime unifié de mouvement et de contrôle sans reprogrammation manuelle. L'entreprise décline ce principe dans un scénario de transport baptisé D1-SET: le robot étend sa zone de charge centrale en ajoutant des segments, charge et décharge seul des caisses, en assemble plusieurs le long de son corps, puis suit une personne via localisation UWB et caméra de profondeur, en intérieur comme en extérieur, y compris dans des ascenseurs et des escaliers. Le communiqué ne fournit ni charge utile chiffrée, ni degrés de liberté, ni temps de cycle précis, ce qui limite la portée vérifiable de la démonstration. Cette approche cible un problème structurel de la robotique industrielle: un même robot peine à répondre à des besoins très différents, entre parc logistique valorisant charge utile et autonomie, site industriel exigeant une stabilité de fonctionnement, ou espace exigu demandant de l'agilité, chaque changement de tâche imposant souvent de revoir structure mécanique, motorisation, capteurs et algorithmes de contrôle. En déplaçant la modularité au niveau du corps entier, plutôt qu'à un simple outil interchangeable en bout de bras, Direct Drive vise à réduire le développement redondant: une architecture de puissance, de perception et de contrôle réutilisable permet d'adapter un robot par combinaison de modules plutôt que par conception d'une machine entièrement nouvelle à chaque cahier des charges. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'enjeu porte moins sur la performance d'une unité isolée que sur la capacité d'un même socle technologique à couvrir un spectre de scénarios plus large, des tâches légères assurées seule jusqu'aux charges lourdes et terrains difficiles pris en charge par plusieurs unités assemblées. Ce lancement s'appuie sur l'expertise de Direct Drive dans les moteurs à entraînement direct, les modules d'articulation robotique, les moteurs à couple sans châssis et les moteurs à rotor creux. L'entreprise revendique plus de 40% de son effectif en R&D et teste un dispositif de livraison rapide en 30 jours depuis son site de Songshan Lake, à Dongguan. Aucune date de lancement commercial ni volume de déploiement réel n'est précisé: l'initiative reste à ce stade une démonstration technologique et un test logistique interne plutôt qu'un produit largement déployé sur le terrain. Elle s'inscrit néanmoins dans une tendance plus large du secteur chinois de la robotique, où la modularité redevient un argument de différenciation face à des plateformes figées, chaque fabricant cherchant à mutualiser une base matérielle et logicielle commune pour multiplier les cas d'usage sans multiplier les gammes de produits.

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Vidéo : une nouvelle plateforme robotique combine mobilité à roues, tout-terrain et sur pattes
3Interesting Engineering 

Vidéo : une nouvelle plateforme robotique combine mobilité à roues, tout-terrain et sur pattes

Galileo, société chinoise de robotique, a présenté Galileo X, une nouvelle plateforme de mobilité au sol, lors de la World Robot Conference (WRC) 2026 à Pékin. Le système repose sur ce que l'entreprise appelle son "Unified Embodied Ground Mobility System", une architecture matérielle et un cadre de contrôle censés unifier mécanique, actionneurs, perception et pilotage du mouvement au sein d'une seule plateforme. Selon Galileo, cette base commune permet à Galileo X de combiner la précision de déplacement des véhicules à guidage automatique (AGV) à roues utilisés en entrepôt, l'autonomie longue distance des véhicules tout-terrain, et la capacité de franchissement de terrains accidentés propre aux robots à pattes de type quadrupède. L'entreprise n'a communiqué aucune spécification technique chiffrée, ni charge utile, ni degrés de liberté, ni temps de cycle, ni prix, et n'a précisé aucun calendrier de déploiement commercial: il s'agit à ce stade d'une annonce de plateforme, pas d'un produit livré ou déployé sur site. L'intérêt tient moins à la démonstration elle-même qu'au pari architectural formulé: plutôt que de développer châssis, modèles cinématiques et systèmes de contrôle distincts pour chaque type de robot au sol, Galileo mise sur une architecture unique capable de couvrir logistique d'entrepôt, transport directionnel, inspection tout-terrain et base mobile pour robots humanoïdes. Pour des intégrateurs qui doivent aujourd'hui faire cohabiter flottes d'AGV, véhicules tout-terrain et quadrupèdes sur des piles logicielles différentes, la promesse d'un socle matériel et logiciel commun réduirait la complexité de maintenance et de coordination sur tout le cycle de vie des machines. L'annonce s'inscrit dans un débat plus large du secteur sur l'écart entre démonstration et réalité opérationnelle: en l'absence de métriques vérifiables ou de déploiements documentés, Galileo X reste pour l'instant une preuve de concept architecturale plutôt qu'une validation en conditions réelles. Cette présentation s'inscrit dans la stratégie plus large de Galileo autour de l'intelligence incarnée, l'entreprise revendiquant une approche intégrée verticalement: plateformes robotiques, composants clés, contrôle de mouvement et ingénierie système développés en interne plutôt que sous-traités à des fournisseurs tiers. Galileo présente Galileo X comme le socle de sa stratégie de mobilité tout-terrain et prévoit d'ouvrir les interfaces matérielles et logicielles de la plateforme à des développeurs d'algorithmes et à des partenaires industriels, dans une logique de plateforme ouverte plutôt que de robot isolé. Ce lancement survient alors que de nombreux acteurs chinois de la robotique, portés par le WRC 2026 de Pékin, multiplient les annonces de plateformes de mobilité au sol et de robots humanoïdes, dans une course où la Chine cherche à peser face aux acteurs occidentaux et japonais du secteur. Reste à voir si Galileo transformera ces ambitions en pilotes industriels concrets et en spécifications techniques vérifiables, au-delà de la démonstration de concept présentée au salon.

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Le boom des robots humanoïdes en Chine, partie I : dépasser le stade des salons
4TechNode 

Le boom des robots humanoïdes en Chine, partie I : dépasser le stade des salons

À Pékin, la World Robot Conference (WRC) 2026 s'est tenue du 19 au 23 août sous le thème "symbiose humain-robot, convergence production-demande", réunissant 373 entreprises et plus de 3000 produits, dont 311 présentés pour la première fois. Galaxea AI y a dévoilé plusieurs modèles, dont le Galbot ET1, le G1 et le S1 : dans un décor domestique simulé, le G1 a préparé un petit-déjeuner (pain grillé, boissons versées), et lorsque la tasse a été déplacée en cours de versement, il a redressé la carafe, repositionné la tasse et repris l'opération sans renverser de liquide. CASBOT a présenté un groupe de rock composé de quatre robots (guitare électrique, basse, clavier, batterie) interprétant des titres chinois populaires comme "Glorious Years" de Beyond, avant de jouer un morceau original intitulé "Heat Dissipation". Li-Gong a fait travailler deux robots LiDian F1 en binôme sur une chaîne industrielle complète : démontage, tri, transport, puis réassemblage. Chez Unitree, des robots G1 se sont affrontés en kickboxing ; en finale de la catégorie 40 kg, une équipe de l'Université North China Electric Power a piloté à distance un G1 pour battre celui de l'équipe Unitree elle-même. Enfin, lors des World Humanoid Robot Games organisés la même semaine, le Tiangong Omni (1,35 m) a remporté le 400 mètres de sa catégorie en 45,66 secondes, avec une foulée inhabituelle, bras repliés près du visage, une posture non prévue à l'origine mais justifiée après coup par Han Gang, expert en algorithmes de contrôle moteur au Beijing Humanoid Robot Innovation Center, comme un moyen de limiter la charge sur les épaules et l'échauffement sur la distance. Ces démonstrations, aussi spectaculaires soient-elles, méritent d'être lues avec prudence : le combat de kickboxing était télé-opéré et non autonome, ce qui relativise ce qu'il prouve réellement sur l'intelligence embarquée des humanoïdes en situation de contact physique. La récupération du G1 de Galaxea AI face à une perturbation est en revanche un signal plus concret de robustesse en manipulation, sous réserve qu'il s'agisse d'un cas représentatif et non d'une séquence sélectionnée. Le vrai enjeu, souligné par les organisateurs eux-mêmes, est le passage des vitrines de salon et des essais à petite échelle vers un déploiement fiable et massif, ce qui reste largement à démontrer pour l'ensemble du secteur. Cette édition de la WRC illustre l'ampleur de l'écosystème chinois de la robotique humanoïde, porté par une politique industrielle nationale et une concurrence dense entre acteurs comme UBTECH, Unitree, Galaxea AI, Noetix Robotics, AheadForm et HokMind sur le segment biomimétique. Cet article constitue la première partie d'une série de TechNode consacrée à ce boom, la suite devant se pencher sur la manière dont ces entreprises comptent effectivement industrialiser leurs machines au-delà des démonstrations scéniques.

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TARS lève 455 millions de dollars en pré-série A, un record dans l'IA incarnée en Chine
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TARS lève 455 millions de dollars en pré-série A, un record dans l'IA incarnée en Chine

La start-up chinoise TARS, spécialisée en IA incarnée et robotique humanoïde, a bouclé un tour Pre-A de 455 millions de dollars (environ 3,3 milliards de yuans), record absolu pour un tour de table unique dans le secteur de l'IA incarnée en Chine. Largement sursouscrit, il a été codirigé par Hillhouse Ventures, HSG (ex-Sequoia China) et Meituan Strategic Investment, cornerstone stratégique, avec la participation de CICC Capital, Qiming Venture Partners, BlueRun Ventures, TCL Capital et Shoucheng Holdings (0697.HK, Hong Kong). Fait notable, le Beijing Robotics Industry Development Investment Fund et le Shanghai Guotou Pioneer Fund y participent, une première pour des fonds publics chinois dans ce secteur. Un an plus tôt, au deuxième trimestre 2025, TARS avait déjà levé 242 millions de dollars (1,75 milliard de yuans) en amorçage, alors plus gros "angel round" jamais réalisé en Chine dans l'IA incarnée. Ce doublé de records en douze mois illustre l'intensité de la course aux capitaux qui s'engage en Chine autour de la robotique humanoïde, les investisseurs concentrant leurs paris sur une poignée d'acteurs jugés capables de passer de la démonstration à des déploiements industriels réels. La diversité des souscripteurs, fonds financiers, corporate venture (Meituan, TCL), capital industriel et désormais capitaux publics, traduit une consolidation autour de quelques champions plutôt qu'une dispersion sur de nombreuses start-up. L'entrée de fonds liés au plan quinquennal chinois pour la robotique confirme que Pékin traite l'IA incarnée comme une priorité stratégique nationale, ce qui pourrait faciliter l'accès de TARS à des contrats publics et des sites d'essai. L'article ne fournit toutefois aucune métrique produit ni preuve de traction commerciale : à ce stade, c'est un signal financier fort, pas un déploiement vérifié. TARS s'inscrit dans la vague de jeunes pousses chinoises de robotique humanoïde apparue depuis 2024, aux côtés d'Unitree, d'AgiBot (Zhiyuan Robotics) ou d'UBTech, dans un marché où Pékin, Shanghai et Shenzhen rivalisent pour le statut de pôle national. Le communiqué, relayé par IPOzaozhidao, ne précise ni feuille de route produit ni calendrier de déploiement ou de prochain tour, laissant la conversion de ce capital en contrats industriels vérifiables comme prochaine étape à observer.

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SynapX mise sur le "cerveau et la main" pour l'aube du travail en silicium
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SynapX mise sur le "cerveau et la main" pour l'aube du travail en silicium

À l'occasion de la World Robot Conference 2026, la startup chinoise SynapX a présenté une offre construite autour de trois lignes de produits plutôt qu'un robot humanoïde complet : SYNWorld, un modèle du monde nativement conçu pour l'IA embarquée, lancé à un milliard de paramètres avec une nouvelle version prévue cette année et un passage annoncé vers l'échelle du trillion de paramètres l'an prochain ; OctoH-Hand, une main bionique dextre à haut nombre de degrés de liberté ; et OctoSense, un ensemble de capture de données combinant bandeau fisheye, bracelet EMG et gant exosquelette pour enregistrer vision à la première personne, posture et forces exercées par des opérateurs humains en situation de travail normale. Fondée il y a sept mois seulement, SynapX a déjà levé environ un milliard de yuans et atteint une valorisation de licorne. Son fondateur et PDG, Du Dalong, ancien sixième employé de Horizon Robotics et ancien membre du laboratoire de deep learning de Baidu, défend une thèse simple : les deux briques essentielles de l'IA incarnée ne sont pas le corps du robot mais un « cerveau » généraliste et une « main » capable d'agir causalement sur le monde physique. L'entreprise ne fabrique ni robot complet ni scénario applicatif ; elle se positionne comme fournisseur de couche de base, vendant cerveau, main et plateforme de développement aux entreprises qui construisent des produits incarnés, sous l'étiquette d'une « main-d'œuvre silicium de niveau collège » entraînable directement sur le terrain. Cette approche déplace la compétition humanoïde du corps complet vers les composants critiques. Du Dalong situe le « moment ChatGPT » de l'IA incarnée au jour où un robot confectionnera un hamburger mieux qu'un humain, tâche qui exige contrôle fin de la force, coordination multi-doigts et détection tactile précise ; il place cette échéance à un ou deux ans, et note que Tesla consacrerait environ la moitié de son budget de recherche matérielle à la main d'Optimus. Ce chiffre, avancé par le fondateur sans source vérifiable indépendante, illustre surtout un consensus émergent dans le secteur : le goulot d'étranglement n'est plus la locomotion mais la manipulation dextre fine, ce que d'autres approches par apprentissage vidéo pur peinent encore à résoudre. La stratégie de données de SynapX, capter couple, pression et toucher via télé-opération humaine plutôt que par simple imitation vidéo, vise justement ce manque. Il s'agit toutefois d'une annonce de positionnement et d'une feuille de route, pas d'un produit livré ni d'un déploiement industriel vérifié. Le pedigree de Du Dalong, chez Horizon Robotics puis Baidu, explique la vitesse de levée de fonds et la crédibilité technique accordée à SynapX dès sa création. En choisissant de vendre des briques plutôt qu'un robot fini, l'entreprise se distingue des approches intégrées verticalement comme Optimus de Tesla, et se rapproche davantage d'acteurs de modèles vision-langage-action génératifs tels que Pi-0 de Physical Intelligence, GR00T N2 de Nvidia ou Helix de Figure AI, qu'elle concurrence sur le terrain du cerveau plutôt que sur celui du corps. Les prochaines étapes annoncées restent pour l'instant limitées à la feuille de route technique de SYNWorld, sans pilote client ni calendrier de déploiement précisés.

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Et si la première IA incarnée que vous rencontriez était un robot de combat ?
7TechNode 

Et si la première IA incarnée que vous rencontriez était un robot de combat ?

La société chinoise Qianxing Intelligence commercialise un système de divertissement baptisé Iron Armor Battle Arena, dans lequel des robots humanoïdes de combat sont pilotés en temps réel par des joueurs équipés de manettes à capture de mouvement : coups, esquives, blocages et enchaînements sont retranscrits mécaniquement sur la machine, dans une arène dédiée. Chaque combat dure une à deux minutes, en duel à deux joueurs ou en mode solo contre des défis programmés. L'entreprise revendique une synchronisation "de l'ordre de la milliseconde" entre le geste du joueur et le mouvement du robot, ainsi qu'un taux de rejeu de 40 à 50%. La coque externe des machines est modulaire, ce qui permet d'habiller un même robot en skin de marque ou en thème saisonnier, et une couche vocale pilotée par IA gère commentaires de match et personnalités scriptées. Les machines sont déjà déployées en Malaisie, aux États-Unis et au Royaume-Uni, les clients internationaux représentant selon l'entreprise près de la moitié de sa base commerciale. Ce lancement illustre une voie de commercialisation alternative pour la robotique humanoïde : plutôt que l'usine ou l'entrepôt, Qianxing Intelligence cible en priorité les salles d'arcade, centres commerciaux et parcs à thème comme marché précoce et rentable. Le système repose toutefois sur une téléopération intégrale par un joueur humain, et non sur une autonomie de type modèle vision langage action : l'IA embarquée se limite à la voix et aux scénarios de jeu, pas au pilotage du robot, ce qui relativise le terme "embodied AI" employé dans la communication de l'entreprise. La prouesse technique porte surtout sur la latence de téléopération et le retour de force, pas sur une intelligence décisionnelle du robot. Le modèle économique à deux volets, partage de revenus avec les exploitants de salles en Chine et vente de systèmes complets à l'étranger complétée par des consommables, mises à jour de contenu et skins de marque, montre qu'un robot humanoïde peut être rentabilisé par le service et la propriété intellectuelle autant que par le seul matériel. Cette approche s'inscrit dans un mouvement plus large où des entreprises de robotique humanoïde cherchent des débouchés commerciaux immédiats hors de l'industrie lourde, faute de cas d'usage industriels encore matures à grande échelle. Le divertissement de proximité, arcades, parcs à thème, tourisme, offre un cycle de vente plus court que le déploiement en usine, où les exigences de fiabilité et de retour sur investissement sont plus strictes. L'expansion vers la Malaisie, les États-Unis et le Royaume-Uni traduit une stratégie d'internationalisation rapide, avec une attention affichée aux normes de sécurité et de qualité propres à chaque marché, un point sensible pour tout robot physique interagissant avec du public dans des lieux commerciaux. L'article ne précise ni les prix des systèmes ni le nombre d'unités effectivement déployées à ce jour, ce qui limite l'évaluation de la traction réelle du produit au-delà des chiffres de rejeu communiqués par l'entreprise elle-même.

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Les fabricants chinois de robots s'attaquent à la pénurie de main-d'œuvre au Japon
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Les fabricants chinois de robots s'attaquent à la pénurie de main-d'œuvre au Japon

Lors de la fête d'anniversaire d'un octogénaire au Japon, deux robots humanoïdes chinois ont dansé sur scène avant que l'un d'eux ne tende un bras pour remettre un cadeau à l'invité, une scène devenue emblématique de l'offensive des fabricants chinois sur l'un des marchés robotiques les plus matures au monde. Unitree compte désormais parmi les marques humanoïdes chinoises les plus reconnues au Japon, selon un ingénieur d'une société japonaise de logiciels pour humanoïdes, les clients locaux venant de plus en plus spontanément vers l'entreprise. D'après Smart Analytics Global, les fabricants chinois ont représenté 97 % des livraisons mondiales d'humanoïdes au premier semestre 2026, soit environ 18 500 unités, avec le Japon vieillissant comme destination clé pour l'entreposage, la restauration, le domicile, l'automobile et les aéroports. Le Japon reste pourtant une puissance industrielle: ses fabricants dominaient le classique "big four" et fournissaient environ 45 % des exportations mondiales de robots industriels en 2020. McKinsey prévoit une baisse de 1,5 million de personnes de la main-d'œuvre disponible d'ici vingt ans, et une enquête Reuters-Nikkei montre que 34 % de 220 entreprises interrogées utilisent, prévoient ou envisagent des robots dotés d'IA. Ce mouvement teste une hypothèse centrale du secteur: la percée chinoise sur les prix et les volumes suffit-elle à s'imposer face à des clients industriels exigeants. Au Japon, les acheteurs récompensent l'automatisation qui s'intègre aux process existants, bénéficie d'une maintenance locale et démontre un retour sur investissement clair, pas seulement une démonstration spectaculaire d'humanoïde. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, le signal est que la robotique de service chinoise progresse moins par la performance brute que par la capacité à construire une distribution locale crédible, un enjeu direct pour les acteurs occidentaux et japonais qui misaient sur leur avance technologique comme rempart. Cette avancée s'appuie sur des précédents: Geek+, spécialiste de l'entreposage, a lancé son premier projet à l'étranger au Japon dès 2017; le robot de livraison BellaBot de Pudu a été adopté par des chaînes de restaurants; SwitchBot, marque domotique, équipe plus de deux millions de foyers japonais. Les partenariats s'accélèrent: Hitachi s'est associé à UBTECH en mai 2026, et Unitree a signé un accord de distribution avec GMO AIR en juin 2026. Keenon a ouvert une filiale japonaise en 2022 avec plus de 200 points de support, Dobot un bureau à Tokyo en 2023. Les ventes passent par des maisons de commerce et intégrateurs, avec des cycles souvent longs de plusieurs années. Le secteur robotique japonais a enregistré 1,0456 trillion de yens de commandes en 2025, en hausse de 25,7 %, confirmant que la patience reste la condition d'entrée sur ce marché.

UEAucun acteur ni déploiement européen n'est mentionné, mais la percée chinoise au Japon par les prix et la distribution illustre une pression concurrentielle que les fabricants européens d'humanoïdes pourraient aussi affronter.

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Les fabricants chinois de robots répondent à la pénurie de main-d'œuvre au Japon
9Pandaily 

Les fabricants chinois de robots répondent à la pénurie de main-d'œuvre au Japon

Lors de l'anniversaire d'un homme de 80 ans au Japon, deux robots humanoïdes chinois ont dansé sur scène avant que l'un d'eux ne tende un cadeau à l'invité, une image devenue emblématique de l'entrée massive des fabricants chinois sur le marché robotique japonais. Unitree compte désormais parmi les marques d'humanoïdes chinoises les plus connues au Japon, selon un ingénieur d'une société japonaise de logiciels pour humanoïdes, les clients trouvant de plus en plus l'entreprise plutôt que l'inverse. Selon Smart Analytics Global, les fabricants chinois ont représenté 97% des livraisons mondiales d'humanoïdes, soit environ 18 500 unités, au premier semestre 2026. Geek+ a lancé son premier projet à l'étranger au Japon dès 2017, le robot livreur BellaBot de Pudu a intégré des chaînes de restaurants, et la marque domotique SwitchBot équipe désormais plus de deux millions de foyers japonais. Hitachi s'est associé à UBTECH en mai 2026, et Unitree a signé un accord d'agence avec GMO AIR en juin 2026. Keenon a ouvert une filiale japonaise en 2022, avec plus de 200 points de support, et Dobot un bureau à Tokyo en 2023. Cette expansion survient alors que le Japon, confronté à un vieillissement démographique marqué, cherche des solutions d'automatisation en entrepôt, restauration, domicile, automobile et aéroports. McKinsey projette une baisse d'environ 1,5 million de travailleurs disponibles sur les vingt prochaines années, et une enquête Reuters-Nikkei menée auprès de 220 entreprises montre que 34% d'entre elles utilisent déjà des robots dotés d'IA, prévoient de le faire, ou l'envisagent. Pour les fournisseurs chinois, réussir au Japon vaudrait démonstration que leurs plateformes de robots humanoïdes et de service passent de la vitrine médiatique au déploiement industriel réel, dans une économie réputée exigeante en intégration. Mais le marché n'est pas un raccourci facile: les clients japonais privilégient une automatisation compatible avec leurs processus existants, maintenue par des équipes locales et au retour sur investissement démontré, plutôt qu'un humanoïde spectaculaire mais isolé. Le Japon reste une puissance industrielle de la robotique: ses fabricants ont dominé le groupe historique des "quatre grands" et fourni environ 45% des exportations mondiales de robots industriels en 2020. Les commandes de l'industrie robotique japonaise ont atteint 1,0456 trillion de yens en 2025, en hausse de 25,7%. Mais les usages récents en logistique et services exigent des équipements plus simples à déployer et adapter que les robots industriels classiques, une brèche que les acteurs chinois exploitent. Leur distribution passe par des maisons de commerce et des intégrateurs système, avec des cycles de vente souvent longs de plusieurs années. Pour les fabricants chinois, s'implanter durablement au Japon reste avant tout un test de patience et d'engagement à long terme, plus qu'une conquête de marché rapide.

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La Chine accélère la course aux robots
10The Verge 

La Chine accélère la course aux robots

La deuxième édition des World Humanoid Robot Games s'est achevée cette semaine à Pékin, après cinq jours de compétition organisés au National Speed Skating Oval, enceinte olympique de 2022. L'événement, qui fait s'affronter des robots humanoïdes dans des épreuves sportives allant du sprint à une routine de boxe optionnelle, a surtout été marqué par une série de chutes spectaculaires. Un robot conçu par le fabricant de smartphones Honor a perdu une jambe en pleine course, tandis que plusieurs autres concurrents ont trébuché dans des gerbes d'étincelles devant les caméras. La newsletter The Stepback, du média américain The Verge, signée par le journaliste Robert Hart et envoyée chaque dimanche à 8h heure de New York, a consacré son édition à cet épisode en le replaçant dans le contexte plus large de la rivalité technologique entre les États-Unis et la Chine en intelligence artificielle et en robotique. Ces échecs publics, aussi spectaculaires que gênants pour les organisateurs, rappellent que la robotique humanoïde reste loin de la fiabilité nécessaire à un usage industriel ou domestique réel, malgré la multiplication des annonces commerciales dans le secteur. Pour les intégrateurs et décideurs B2B qui évaluent l'opportunité d'investir dans ces plateformes, l'épisode illustre un écart persistant entre les vidéos de démonstration soigneusement montées et la réalité d'un fonctionnement en conditions non contrôlées, même lors d'un événement scénarisé et préparé à l'avance. Qu'un acteur comme Honor, venu du monde du smartphone et non de la robotique industrielle, expose publiquement les limites de sa machine confirme aussi l'appétit d'un nombre croissant d'entreprises chinoises pour ce marché, avec des niveaux de maturité technique très inégaux d'un concurrent à l'autre. Ces Jeux s'inscrivent dans une stratégie chinoise de mise en scène publique de ses capacités en robotique humanoïde, la mention d'une "deuxième édition" confirmant qu'une première a déjà eu lieu et que Pékin entend en faire un rendez-vous récurrent, une vitrine internationale face aux avancées américaines du secteur. L'article publié par The Verge fonctionne comme un teaser renvoyant vers le reportage complet de Robert Hart et ne détaille ni le palmarès complet ni la liste des participants, mais s'inscrit dans une couverture plus large, promise par la newsletter The Stepback, des "robots qui tombent" et de la course sino-américaine à l'intelligence artificielle appliquée à la robotique.

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La startup PsiBot, spécialisée en IA incarnée, lève plus de 100 millions de dollars avec des investisseurs industriels
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La startup PsiBot, spécialisée en IA incarnée, lève plus de 100 millions de dollars avec des investisseurs industriels

PsiBot, startup chinoise spécialisée en manipulation dextre pilotée par IA incarnée, a boucle un tour de financement de plus de 100 millions de dollars, rapporte TechNode. Les nouveaux investisseurs incluent Ningbo Tuopu Group, un fonds adosse a Chery Holdings, Lens Technology, 37 Interactive Entertainment, Wuhu Investment Holding Group et Fosun Fortune Capital, aux cotes de l'actionnaire historique Zhuhai Technology Industry Group. Les fonds financeront la recherche sur les modèles du monde incarnes, la collecte de données de téléopération humaine et des déploiements en logistique et fabrication avancée. Ce tour de table confirme surtout l'appétit persistant du capital chinois pour l'IA incarnée, loin des projecteurs occidentaux. L'entrée d'investisseurs industriels comme Tuopu (équipementier automobile) et le fonds lie a Chery est le signal le plus concret : des acteurs de la chaine manufacturière parient sur un usage a court terme en usine. Son architecture duale, qui sépare politique d'action (Psi-R2) et modélisation du monde (Psi-W0), rejoint une approche déjà suivie par Nvidia avec GR00T N2 ou par Figure avec Helix, mais l'annonce ne fournit aucun volume ni client nomme : un financement n'est pas une preuve d'usage a l'échelle. PsiBot rejoint une liste déjà longue de startups chinoises d'IA incarnée ayant levé des tours a neuf chiffres, aux cotes d'AgiBot, Unitree, Galbot ou UBTech, dans une course ou le capital chinois mise sur le volume. Le profil des investisseurs, issus de l'automobile et du divertissement, illustre une diversification vers des groupes industriels en quête d'accès technologique ; aucun calendrier de pilotes ni de site de déploiement précis n'a été communique.

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100 mètres en 8,4 secondes : Tiangong Ultra bat un record aux World Humanoid Robot Games
12Interesting Engineering 

100 mètres en 8,4 secondes : Tiangong Ultra bat un record aux World Humanoid Robot Games

Tiangong Ultra, robot humanoïde développé par la société pékinoise X-Humanoid, a couru le 100 mètres en 8,64 secondes lors de la finale du grand groupe, dernier jour des 2e World Humanoid Robot Games, une compétition chinoise de cinq jours. Ce chrono améliore son propre record de l'épreuve, établi à 8,86 secondes lors des repêchages quelques heures plus tôt, un temps déjà réécrit deux fois avant la finale. Le record humain officiel du 100 mètres, détenu par Usain Bolt, est de 9,58 secondes : Tiangong Ultra le bat donc de près d'une seconde, dans des conditions non comparables à celles d'un athlète. Son principal rival, Lightning, un humanoïde du fabricant chinois de smartphones Honor, avait réalisé en amont à Pékin un 100 mètres en 9,32 secondes à une vitesse de pointe de 14,5 mètres par seconde, soit 0,68 seconde de plus que Tiangong Ultra le jour de la finale ; Honor avait aussi fait état en avril d'un semi-marathon de Lightning bouclé en 50 minutes et 26 secondes. Lors de la première édition des games, le meilleur temps sur 100 mètres dépassait 12 secondes. Sprinter à cette vitesse impose de coordonner les deux jambes, de gérer l'équilibre dynamique et de récupérer d'une instabilité sans chute, des compétences directement transposables à des usages logistiques ou industriels où un humanoïde doit se déplacer vite et de façon fiable. Le resserrement de l'écart entre les deux éditions, de plus de 12 secondes à 8,64 secondes en un an, illustre des progrès rapides des contrôleurs de marche chez les acteurs chinois, sans pour autant valider un déploiement réel : il s'agit d'épreuves sur piste, en conditions optimisées, loin d'un environnement non structuré. Les organisateurs présentent d'ailleurs la compétition moins comme un remplacement des records humains, non homologables faute de conditions physiologiques et réglementaires comparables, que comme un banc d'essai commun pour comparer équilibre, gestion de puissance, perception et logiciel de coordination entre plateformes concurrentes. Cette deuxième édition confirme X-Humanoid, déjà connu pour sa série Tiangong, comme l'un des acteurs les plus prolifiques en records lors de l'événement, où d'autres humanoïdes ont également dépassé des marques humaines au saut en hauteur. Honor, identifié jusqu'ici comme fabricant de smartphones, y affiche des ambitions affirmées en robotique humanoïde avec Lightning, opposant ainsi un spécialiste dédié de la robotique à un groupe électronique grand public en pleine diversification. La finale du 100 mètres, dernière épreuve du programme, a clôturé cette seconde édition sans qu'aucun calendrier de déploiement commercial n'ait été communiqué pour l'une ou l'autre plateforme.

Chine/AsieActu
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Robots chinois : les fabricants cherchent leurs futurs distributeurs et intégrateurs en Europe
13Robot Magazine FR 

Robots chinois : les fabricants cherchent leurs futurs distributeurs et intégrateurs en Europe

La robotique chinoise change de dimension et ses fabricants intensifient la recherche de distributeurs et d'intégrateurs en Europe. Sont cités Unitree Robotics, UBTECH, AgiBot, DEEP Robotics, LimX Dynamics et Fourier Intelligence, actifs sur les segments humanoïdes, quadrupèdes, AMR, cobots et robots de nettoyage, d'inspection ou de service. Après avoir bâti un marché domestique considérable, ces entreprises cherchent désormais à exporter leurs plateformes vers l'Europe, un continent qu'elles ne peuvent pas adresser par simple expédition depuis Shenzhen ou Shanghai. La robotique humanoïde illustre particulièrement ce basculement : longtemps cantonnés à des démonstrateurs de recherche, ces robots entrent dans une phase de premiers déploiements industriels et commerciaux, ce qui pousse leurs constructeurs à structurer une présence commerciale hors de Chine. L'enjeu dépasse la simple prospection de clients. Un robot, contrairement à un produit électronique standard, doit être intégré dans un environnement existant : connexion à des caméras thermiques, des capteurs ou un logiciel de supervision pour un quadrupède d'inspection industrielle, paramétrage des missions, formation des équipes. Sans réseau local d'intégrateurs capables de réaliser ce travail, un constructeur chinois peut disposer d'une excellente plateforme et rester bloqué commercialement. Pour le secteur, ce mouvement confirme que la bataille des robots ne se joue plus seulement sur les caractéristiques de la machine mais sur la capacité à déployer, maintenir et faire adopter la technologie chez le client final, un rappel utile face à l'écart persistant entre démonstration et déploiement réel à grande échelle. Il ouvre aussi une fenêtre pour des acteurs européens comme Wandercraft, Pollen Robotics ou Enchanted Tools en France, qui peuvent se positionner comme alternatives locales ou comme partenaires technologiques face à l'arrivée de plateformes chinoises encore peu ancrées dans les usages et réglementations du continent. Ce mouvement s'appuie sur un écosystème chinois désormais mature, capable de produire à grande échelle des humanoïdes et robots mobiles après des années d'investissement domestique. L'Europe attire ces fabricants pour son tissu industriel dense (automobile, aéronautique, logistique, énergie, pharmacie, agroalimentaire, production manufacturière) et son réseau historique d'intégrateurs en automatisation. Mais le marché reste fragmenté : vendre en Allemagne, en France, en Italie ou en Espagne suppose une présence commerciale locale, une gestion propre des certifications et de la sécurité, ainsi qu'un support technique de proximité, autant de barrières distinctes d'un pays à l'autre. Cette quête de partenaires structure aujourd'hui l'entrée en Europe de plusieurs catégories de robots, à commencer par les humanoïdes, et devrait se traduire dans les prochains mois par l'annonce de partenariats de distribution et d'intégration formalisés entre fabricants chinois et acteurs européens.

UECe mouvement ouvre une fenêtre commerciale aux acteurs français comme Wandercraft, Pollen Robotics et Enchanted Tools pour se positionner face a l'arrivée de plateformes chinoises encore peu ancrées dans les usages et réglementations européennes.

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L'année de la « production de masse » de l'humanoïde chinois : l'écart entre fabriquer des robots et les utiliser
14Pandaily 

L'année de la « production de masse » de l'humanoïde chinois : l'écart entre fabriquer des robots et les utiliser

Lors du World Robot Conference, 2026 a été qualifiée d'année de la production de masse pour les robots humanoïdes en Chine. Selon Counterpoint Research, les livraisons mondiales d'humanoïdes ont dépassé 22 000 unités au premier semestre, en hausse de près de 300% sur un an, et le ministère chinois de l'Industrie et des Technologies de l'information (MIIT) prévoit une production annuelle chinoise supérieure à 100 000 unités. Les principaux fabricants accélèrent : AgiBot a livré environ 9 700 unités au premier semestre, Unitree près de 7 000 au 21 août, et Galbot plus de 1 100 sur la même période. UBTECH annonce des commandes tous canaux dépassant 13 361 unités pour sa gamme d'humanoïdes grande taille U1, arrêtées au 30 juin, avec une livraison visée cette année. Son fondateur Zhou Jian a toutefois averti que la difficulté de fabrication est "rare dans l'histoire humaine", la seule tête du robot comptant entre 2 000 et 3 000 composants. Derrière ces volumes se cache une réalité plus contrastée. Le divertissement, les spectacles, l'éducation et la collecte de données ont représenté plus de 60% des livraisons mondiales d'humanoïdes au premier semestre, contre seulement 13% pour l'industrie manufacturière et 5% pour la logistique et l'entreposage : moins de deux unités sur dix travaillent réellement en usine ou en entrepôt. Le prospectus d'Unitree révèle que plus de 70% de son chiffre d'affaires lié aux humanoïdes sur les neuf premiers mois de 2025 provenait de la R&D et de l'éducation, contre environ 9% d'applications industrielles réelles. Quelques acteurs dépassent néanmoins le stade de la démonstration : une entreprise d'IA incarnée affirme être la première à atteindre l'adéquation produit-marché en logistique, en exploitant des lignes de tri de colis avec SF Express et China Post dans plus de dix centres logistiques répartis sur cinq provinces, sur des postes de nuit non climatisés, bruyants et physiquement éprouvants mais offrant un retour sur investissement mesurable. Pour les dirigeants du secteur, le vrai défi tient en trois étapes : faire fonctionner un robot une fois, le rendre fiable en répétition, puis transformer un projet isolé en produit réutilisable. Bank of Communications International estime que le secteur passe d'une logique de démonstration de capacités à une évaluation commerciale centrée sur l'efficacité, la stabilité et le retour sur investissement. Ce basculement s'inscrit dans une course chinoise à l'humanoïde portée par plusieurs acteurs (AgiBot, Unitree, Galbot, UBTECH) qui rivalisent désormais autant sur les volumes de production que sur les débouchés industriels réels. Pour les analystes, le véritable test de cette année de production de masse ne sera pas le nombre d'unités sorties d'usine, mais celui des robots effectivement rappelés au travail.

Chine/AsieOpinion
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Pékin remporte les Humanoid Games : son PDG évoque un « moment ChatGPT » imminent pour l'IA incarnée
15Pandaily 

Pékin remporte les Humanoid Games : son PDG évoque un « moment ChatGPT » imminent pour l'IA incarnée

Le Beijing Humanoid Robotics Innovation Center a dominé la deuxième édition des World Humanoid Robot Games, remportant 15 médailles d'or, 12 d'argent et 18 de bronze au soir du 26 août, quelques heures avant la clôture de la World Robot Conference à Pékin. Sa gamme de robots Tiangong a établi 34 records humains durant la compétition et décroché l'or dans les épreuves phares, tant sportives que scénarisées. La même semaine, le centre a dévoilé Pelican-Unify, un modèle unifié d'intelligence embarquée, ainsi que Tiangong Omni, un humanoïde léger de 1,35 mètre pour 39 kilogrammes conçu pour une production de masse à coût réduit. Il a également annoncé un partenariat stratégique avec Mercedes-Benz, dans lequel le robot Tiangong 3.0 a servi de "conseiller sur base silicium", accueillant les visiteurs, présentant les modèles et répondant aux questions dans un environnement de salon très fréquenté. Le PDG Xiong Youjun a affirmé que le secteur approche la "veille du moment ChatGPT" de l'IA incarnée, une formule qui relève davantage du discours de positionnement que d'un fait vérifiable et mérite d'être lue comme telle. Au-delà de la vitrine compétitive, le discours de Xiong marque un déplacement notable du débat sectoriel : de la course aux spécifications brutes (couple moteur, degrés de liberté) vers des critères plus systémiques, chaîne d'approvisionnement, ingénierie, expérience client, et surtout la question du retour sur investissement, signe classique d'un marché qui cherche à sortir du stade de la démonstration. Xiong reconnaît lui-même que les humanoïdes restent en retrait des robots industriels et de la main-d'œuvre humaine sur ce critère de rentabilité, ce qui tranche avec la tonalité triomphaliste habituelle de ces événements. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'élément le plus concret est ailleurs : la plateforme open source Huisi Kaiwu revendique plus de 16 millions de téléchargements, une dizaine de modèles ouverts et plus de 200 partenaires de développement, dont des institutions aux États-Unis et en Europe, ce qui en fait une tentative sérieuse de mutualisation d'infrastructure plutôt qu'une simple démonstration technologique isolée. Cette stratégie s'inscrit dans une approche délibérément terre-à-terre : plutôt que de viser des usages spectaculaires, Beijing Humanoid cible ce que Xiong appelle les scénarios "3D" (sales, dangereux, répétitifs), comme les opérations sous tension électrique, les tests en laboratoire, l'inspection énergétique ou le tri logistique. Un cas cité, l'automatisation de la vérification de thermomètres infrarouges pour l'Institut de métrologie du Jiangsu avec un gain de vitesse revendiqué de six fois, reste toutefois un exemple isolé communiqué par l'entreprise, sans données indépendantes pour l'étayer. Xiong pousse également la standardisation du secteur, en présidant un groupe de travail sur les normes de sécurité et en faisant avancer 49 standards, estimant que l'industrialisation des humanoïdes nécessite d'abord une infrastructure commune avant toute adoption à grande échelle. Aucun acteur français ou européen de la robotique humanoïde n'apparaît directement dans cette annonce, en dehors du partenariat commercial avec le constructeur automobile allemand Mercedes-Benz.

UELe partenariat commercial de Tiangong 3.0 avec Mercedes-Benz est le seul point de contact avec un acteur européen, sans participation d'entreprises ou d'institutions françaises ou européennes de la robotique humanoïde.

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Pénurie de données » : le véritable frein qui bride l'IA incarnée en Chine
16Pandaily 

Pénurie de données » : le véritable frein qui bride l'IA incarnée en Chine

Au World Robot Conference de Beijing cette année, l'attention s'est déplacée des démonstrations spectaculaires de robots vers des stands où des opérateurs humains, casque et gants de téléopération sur la tête et les mains, "enseignent" des gestes à des pinces robotiques dont chaque mouvement est enregistré comme donnée d'entraînement. Une nouvelle catégorie d'acteurs, qualifiés d'"infrastructure de données" ou de "fondation de données pour l'IA physique", s'est imposée en nombre, signe d'un basculement de la démonstration vers l'alimentation en données. Xia Hualin, qui dirige la base de données et d'entraînement du Beijing Humanoid Robotics Innovation Center, estime que l'IA incarnée réclame plusieurs ordres de grandeur de données de plus que la conduite autonome. La China Academy of Information and Communications Technology recense plus de 70 sites d'entraînement opérationnels fin juin, avec 46 autres planifiés ou en construction, un volume jugé encore très insuffisant. Une estimation du secteur chiffre à environ 500 000 heures les données réelles d'interaction physique conformes disponibles en Chine, alors que la commercialisation exigerait des dizaines de millions d'heures, soit un déficit de plus de 99 %. Le travail de collecte s'est complexifié : une simple tâche de tri de pièces a déjà généré entre 30 000 et 40 000 points de données, et le standard pour "porter un plateau" est passé d'un simple geste de saisie-déplacement-dépôt à un maintien de l'équilibre en marchant. Wang Chuang, associé chez AgiBot, situe la bascule entre l'ère de la démonstration en 2024 et la production de masse et le déploiement réel visés pour 2025-2026. En juin, le ministère de l'Industrie et des Technologies de l'information et le régulateur des actifs publics ont lancé un plan d'action 2026 ciblant plus de 100 scénarios d'usage à forte valeur et des dizaines de milliers d'unités déployées d'ici la fin de l'année. Ce constat déplace le vrai goulot d'étranglement de l'humanoïde chinois : ce n'est plus la mécanique ou l'algorithme qui bride le déploiement, mais l'approvisionnement en données physiques réelles, un problème que le texte ou les corpus de conduite autonome ne peuvent pas résoudre par transfert. Cela nuance directement le récit dominant d'un sim-to-real résolu ou de modèles vision-langage-action prêts à s'industrialiser à grande échelle : sans force, toucher distribué et couple moteur, la vidéo seule ne suffit pas à rendre une saisie fiable. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, cela signifie que le calendrier de déploiement des humanoïdes dépend désormais autant d'une chaîne d'approvisionnement en données que du matériel lui-même. Ce virage s'inscrit dans la course chinoise à l'humanoïde portée par des acteurs comme AgiBot, UBTech ou Unitree, après deux années dominées par des vitrines technologiques. Les sites d'entraînement sont désormais conçus comme des "écoles complètes" couvrant la marche basique jusqu'aux opérations industrielles de précision, combinant téléopération en réalité virtuelle, capture de mouvement portable et collecte sur robots réels. Tant que ce déficit de données ne se résorbe pas, prévient Xia Hualin, les robots humanoïdes peineront à se défaire de leur image de jouets téléguidés.

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Les robots sont-ils prêts pour les lignes de production ? La voie de Galbot vers l'IA industrielle
17TechNode 

Les robots sont-ils prêts pour les lignes de production ? La voie de Galbot vers l'IA industrielle

Galbot, société chinoise de robotique fondée en mai 2023, développe des robots destinés aux lignes de production industrielles à travers deux produits phares : le Galbot G1, qui associe une plateforme mobile à un système de manipulation à deux bras, et le Galbot S1, conçu spécifiquement pour des tâches manufacturières comme le transport, la palettisation et le chargement de machines. L'entreprise a levé plus de 2,4 milliards de yuans (environ 360 millions de dollars) au total jusqu'en 2025, dont un tour de table de 1,1 milliard de yuans (160 millions de dollars) annoncé en juin 2025. En 2026, Galbot a annoncé un nouveau tour de financement de 2,5 milliards de yuans (370 millions de dollars), avec parmi ses investisseurs le Fonds national d'investissement dans l'industrie de l'intelligence artificielle, le groupe pétrolier Sinopec et CITIC Investment Holdings. Sa valorisation dépasserait désormais 22 milliards de yuans, soit environ 3,27 milliards de dollars. Ce positionnement illustre un basculement en cours dans l'industrie : les bras robotiques traditionnels, fixes à un poste de travail et programmés pour des séquences répétitives, peinent à couvrir les tâches de manutention, de tri ou de chargement encore largement confiées à des opérateurs humains dans les usines. Un robot mobile capable de se déplacer et de s'adapter à des objets variés répond à une demande réelle des industriels confrontés à la hausse des coûts de main-d'œuvre et à la recherche de lignes plus flexibles. L'usine, plus structurée qu'un environnement domestique, est aussi perçue comme le terrain le plus propice à l'accumulation de données et à la fiabilisation à long terme des robots à IA incarnée, ce qui explique pourquoi le secteur industriel est vu comme la voie la plus crédible vers la commercialisation de cette technologie. Il faut toutefois noter que la communication de Galbot met surtout en avant des montants de financement et une valorisation, mais reste silencieuse sur des indicateurs opérationnels concrets, cadence de cycle, charge utile, degrés de liberté ou volumes réellement déployés en usine, ce qui rend difficile de juger si G1 et S1 ont dépassé le stade de la démonstration pour une adoption industrielle à l'échelle. Cette trajectoire s'inscrit dans la vague d'investissement massif que connaît la robotique à IA incarnée en Chine depuis 2023, portée à la fois par des fonds privés et par des capitaux publics et industriels, comme en témoigne la présence du fonds national d'IA et de Sinopec au tour de table 2026 de Galbot. Face aux fabricants historiques de bras robotiques industriels, dont l'automatisation reste cantonnée à des tâches prédéfinies, Galbot cherche à se différencier par la mobilité et l'adaptabilité de ses plateformes, un pari partagé par plusieurs acteurs chinois de la robotique humanoïde et de la manipulation mobile. L'entreprise mise sur une intégration verticale du matériel, des modèles d'IA et des systèmes de données pour accélérer le passage du laboratoire à la ligne de production, mais les échéances de déploiement pilote, les sites industriels concernés et les clients confirmés ne sont pas précisés à ce stade, ce qui place encore Galbot du côté de l'annonce et du financement plutôt que du déploiement industriel vérifié.

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XPeng, après avoir rattrapé Tesla sur l'ADAS, veut s'imposer sur les robots humanoïdes
18Pandaily 

XPeng, après avoir rattrapé Tesla sur l'ADAS, veut s'imposer sur les robots humanoïdes

XPeng a bouclé le premier tour de financement de sa division robotique à plus de 900 millions de dollars, un record pour une levée en capital-investissement dans le secteur chinois de l'intelligence incarnée et l'une des plus importantes au monde. À titre de comparaison, le premier tour externe de Figure AI n'avait atteint que 70 millions de dollars, et même son tour C de 2025 plafonnait à 1 milliard de dollars, un niveau comparable. Parmi les investisseurs figurent IDG Capital, Gaorong Ventures, Tencent et Alibaba, ces deux derniers ayant nettement accru leur mise après avoir déjà soutenu Unitree. Le robot humanoïde IRON de XPeng puise plus de 85% de sa chaîne d'approvisionnement dans la base fournisseurs automobile existante du constructeur, réutilisant usinage de précision, moteurs, électronique et gestion thermique. IRON fonctionne avec trois puces maison Turing AI totalisant 2 250 TOPS de calcul effectif, intègre des modèles du monde physique issus de la conduite autonome, des articulations creuses développées en interne, un squelette à l'apparence humaine et des mains dextres à 21 degrés de liberté. XPeng vise d'abord les environnements commerciaux (ses propres magasins, parcs et bureaux) pour des tâches d'accueil et de guidage, avec Baosteel comme partenaire pour l'inspection industrielle. La production de masse doit démarrer d'ici la fin de cette année, avec des livraisons à grande échelle vers des clients du commerce et des services en Chine et à l'international prévues pour 2027. Cette levée confirme que XPeng se positionne comme l'un des rares acteurs capables de rivaliser avec Tesla sur la production de masse de robots humanoïdes, un défi qui combine hardware, chaîne d'approvisionnement, fiabilité, IA et retour commercial, et sur lequel de nombreuses startups trébuchent. Figure AI, par exemple, n'a livré qu'environ 350 unités de son Figure 03 cette année, avec un taux de défaut d'environ 20% sur sa ligne de production, un rappel que la promesse marketing des humanoïdes reste encore loin de l'échelle industrielle réelle. L'argument de XPeng est que son expérience automobile, notamment sa maîtrise de la chaîne logistique et de la fabrication de précision, peut raccourcir ce chemin. Le modèle économique vise aussi des marges supérieures à celles des voitures: le prix de vente des robots atteint souvent 2,5 à 3 fois le coût des composants, auxquels s'ajoutent des revenus récurrents liés au logiciel et à l'IA, plutôt qu'une simple vente de matériel ponctuelle. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ce dossier illustre un basculement: la robotique humanoïde commerciale ne se jouera pas seulement sur la démo, mais sur la capacité à industrialiser sans exploser les taux de défaut. Cette annonce s'inscrit dans la trajectoire de XPeng, qui a d'abord rattrapé Tesla sur la conduite assistée intelligente avant de se tourner vers l'intelligence incarnée, suivant une logique similaire à celle de Tesla avec son programme Optimus. Le paysage concurrentiel chinois et mondial des humanoïdes s'est densifié, avec Tesla Optimus, Figure AI et son Figure 03, ainsi qu'Unitree, déjà soutenu par certains des mêmes investisseurs, Tencent et Alibaba en tête. XPeng mise sur ce financement pour accélérer le passage du prototype à la production de masse d'ici fin 2026, puis sur un déploiement commercial élargi en Chine et à l'international en 2027, en s'appuyant sur les usages en boutique, en entreprise et dans l'inspection industrielle pour accumuler des données avant une diffusion plus large. L'entreprise entend ainsi transformer son avance retrouvée dans l'automobile intelligente en avantage décisif dans la course aux robots humanoïdes.

UEImpact indirect: cette accélération chinoise accroît la pression concurrentielle sur les acteurs industriels et robotiques européens, sans lien direct avec une entreprise ou une réglementation de l'UE.

Chine/AsieOpinion
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XPeng lève un montant record de 900 millions de dollars pour sa division robotique
19Pandaily 

XPeng lève un montant record de 900 millions de dollars pour sa division robotique

Le 24 août, XPeng a publié des résultats trimestriels contrastés : chiffre d'affaires et marge brute en légère hausse, mais marge brute automobile en recul, perte nette creusée et prévisions du troisième trimestre inférieures aux attentes. L'annonce qui a retenu l'attention ce jour-là concernait toutefois sa filiale robotique, qui a bouclé son premier tour de financement de plus de 900 millions de dollars, un record pour un tour privé unique dans le secteur chinois de l'intelligence incarnée. Cette levée valorise l'unité à plus de 6,3 milliards de dollars, environ 43 milliards de yuans. IDG Capital a mené le tour, avec la participation de Gaorong Venture Capital, tandis que Tencent et Alibaba sont entrés au capital comme investisseurs stratégiques, l'un des plus gros tickets uniques divulgués par chacun dans ce secteur. Cette valorisation place la division robotique de XPeng au deuxième rang du secteur, derrière Unitree mais devant des licornes comme AgiBot et Galaxy General. He Xiaopeng, fondateur de XPeng, a pris directement la direction de l'activité robotique en juin, en tant que CEO. Cette opération illustre le pari que fait le marché chinois sur la robotique humanoïde en 2026, année que plusieurs analystes désignent comme celle de la mise à l'échelle industrielle, avec environ 100 milliards de yuans levés par le secteur de l'intelligence incarnée en Chine sur le seul premier semestre. XPeng cherche à convertir son statut de constructeur automobile en avantage industriel, en s'appuyant sur un recouvrement de plus de 85% entre les chaînes d'approvisionnement de ses voitures et de ses robots, ce qui lui permettrait de réutiliser des standards de qualité automobile et son appareil de production. Mais cette valorisation repose surtout sur une promesse : elle anticipe des revenus futurs plus qu'elle ne reflète des ventes actuelles, et certains analystes la qualifient de prime payée pour un billet d'entrée dans la course, plutôt que d'un signal de traction commerciale immédiate. XPeng met en avant son puce Turing développée en interne, un modèle d'IA physique propriétaire et son robot humanoïde IRON, remarqué l'an dernier pour une démarche jugée particulièrement naturelle. IRON n'est toutefois pas encore produit en série, un objectif que He Xiaopeng vise pour la fin de l'année, tout en reconnaissant que la robotique humanoïde haut de gamme serait environ vingt fois plus complexe à maîtriser que la voiture intelligente. Roulements de précision, servomoteurs et puces de capteurs restent en partie importés. XPeng prévoit de déployer IRON d'abord dans ses propres magasins et zones industrielles, avant de viser un coût et un prix commercialisables en 2027.

Après avoir été frappé par son propre robot, le fondateur de Zhongqing affirme que la technologie a vraiment atteint ce niveau
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Après avoir été frappé par son propre robot, le fondateur de Zhongqing affirme que la technologie a vraiment atteint ce niveau

Lors de la World Robot Conference, Zhao Tongyang, fondateur et PDG de la société chinoise Zhongqing, est revenu sur la vidéo de décembre dernier montrant son robot T800 l'envoyant au sol, vue plus d'un milliard de fois en 24 heures. Il dit avoir voulu tester le couple de crête du T800, 450 newton-mètres, comparable selon lui à une petite voiture, et se réjouit de cette puissance malgré la douleur. Zhongqing a aussi créé URKL, première ligue mondiale de combat entre humanoïdes industriels, dont le combat inaugural a réuni plus de 30 millions de spectateurs. Un humanoïde capable de courir, facturé auparavant plusieurs millions de yuans, coûterait désormais un peu plus de 100 000 yuans. Ce repositionnement illustre la volonté du secteur humanoïde chinois de dépasser la démonstration virale pour gagner en crédibilité industrielle. Le milliard de vues et les 30 millions de spectateurs du combat de robots restent des chiffres fournis par l'entreprise, invérifiables de façon indépendante, tout comme la comparaison de Zhao avec la NBA ou l'UFC. Plus significatif pour les intégrateurs, Zhongqing veut devenir "l'Apple de la robotique", consacrant plus de 60% de sa R&D à son moteur logiciel EngineAI Awaken, présenté comme l'iOS des robots, et misant sur l'intelligence embarquée plutôt que sur la seule mécanique. La chute du coût de fabrication, de plusieurs millions à environ 100 000 yuans, constitue un signal plus tangible de maturation industrielle, encore à confirmer par de réels volumes de déploiement. Zhao inscrit cette stratégie dans une décennie consacrée à la robotique, qu'il présente comme l'aboutissement de sa passion de fan de Star Wars pour des guerriers mécaniques puissants. Zhongqing mène de front la mise en scène de sa ligue de combat URKL et le déploiement de robots humanoïdes dans les usines et, à terme, les foyers. Zhao anticipe un "moment ChatGPT" de l'intelligence incarnée d'ici trois ans et une arrivée des humanoïdes dans les foyers sous environ cinq ans, des échéances qui restent des prévisions sans calendrier ni partenaire nommé. Il insiste sur le fait que corps et intelligence doivent progresser ensemble, rejetant tout choix binaire entre excellence mécanique et excellence logicielle.

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WRC 2026 : 90 usines de données, mais pas assez pour nourrir un seul cerveau d'IA incarnée
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WRC 2026 : 90 usines de données, mais pas assez pour nourrir un seul cerveau d'IA incarnée

Au World Robot Conference (WRC) 2026, organisé à Pékin dans le district de Yizhuang, l'attention s'est déplacée des performances physiques des robots vers la capacité à collecter des données d'entraînement. Selon une étude d'Interact Analysis, au moins 90 centres de collecte et d'entraînement de données pour robots humanoïdes sont déjà opérationnels ou en construction en Chine. Lightwheel AI a dévoilé EgoSuite-Open100k, présenté comme le plus grand jeu de données incarnées en accès ouvert à ce jour, avec 100 000 heures réparties sur plus de 15 000 scénarios. ORBBEC a montré une gamme de capteurs sans corps robotique, dont des dispositifs de capture à la première personne et portables à la main, tandis que BrainCo a exposé des gants de capture couplés à des mains dextres tactiles sur toute la paume. GigaDevice a présenté des microcontrôleurs, mémoires et composants analogiques dédiés à l'intelligence incarnée. Tian Feng, chercheur à l'Intelligent Industries Research Institute de SenseTime, a détaillé six paradigmes de collecte en parallèle, de la téléopération et la capture de mouvement aux données synthétiques et à la collecte réelle sur ligne de production, la méthode sans corps robotique progressant le plus vite avec un coût annoncé environ cinq fois inférieur à la collecte via robot physique. Ce basculement traduit un doute croissant sur la transposition à la robotique des lois d'échelle qui ont fonctionné pour les grands modèles de langage. Une expérience de Generalist AI menée en novembre 2025 montre que les modèles de petite taille peinent à absorber des données sensorimotrices complexes, avec un seuil situé autour de sept milliards de paramètres, phénomène que les auteurs qualifient d'« ossification du modèle ». Tian Feng tempère lui-même l'engouement pour la capture sans corps robotique : elle sacrifie des informations dynamiques comme le couple articulaire et la force de contact, risquant de nuire aux tâches d'assemblage fin, et des échantillons collectés par des opérateurs plutôt que de vrais ouvriers introduisent un biais systématique. La fragmentation du matériel robotique aggrave le problème, rendant les données d'un corps difficilement réutilisables sur un autre. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, le signal est clair : multiplier les usines à données ne garantit pas un gain de performance réel, et le goulot d'étranglement du secteur tient peut-être moins à la rareté des données qu'à leur standardisation et à leur valorisation commerciale. Les analystes mettent en garde contre une boucle comptable qui combine financements publics, achats groupés de robots et rachats de données par les mêmes acteurs, gonflant les statistiques sans valider de demande réelle. Les chiffres d'IDC pour 2025 le confirment : les scénarios de démonstration, de recherche et de collecte de données représentent encore 78,4 % des livraisons de robots humanoïdes, contre une part marginale en ligne de production. Le WRC 2026 illustre un secteur toujours concentré sur l'entraînement des modèles d'intelligence incarnée (VLA) plutôt que sur le déploiement industriel, la convergence entre volume de données, standardisation matérielle et revenus commerciaux devant déterminer si cette vague d'investissement produit des robots réellement opérationnels.

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JD 7Fresh ouvre un café robotisé sans personnel, qui sert une tasse en moins de 18 secondes
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JD 7Fresh ouvre un café robotisé sans personnel, qui sert une tasse en moins de 18 secondes

JD 7Fresh a ouvert son premier café intelligent sans personnel fonctionnant 24 heures sur 24, installé sous le complexe Galaxy SOHO à Pékin, où une ligne entièrement automatisée couplée à un robot incarné produit des espressos à grande vitesse. Le jour de l'ouverture, le système a établi un record Guinness du plus grand nombre de tasses servies en une heure par un café robotisé, avec 202 boissons préparées. Les clients commandent via un mini-programme, tandis qu'en coulisses des équipements automatisés gèrent la mise en place des gobelets, l'ajout de glace, l'extraction, l'étiquetage et le contrôle qualité, avant qu'un robot en façade ne transporte chaque boisson jusqu'à un casier de retrait. JD 7Fresh annonce une tasse produite en 20 secondes dans le meilleur des cas, avec une cadence stable sous 30 secondes, la ligne pouvant infuser sept à huit tasses simultanément. Les prix, de 6,9 à 12,9 yuans, s'alignent sur les autres points de vente 7Fresh, et une fonction de personnalisation par IA permet d'ajuster douceur et intensité, mais seulement sur quatre boissons pour l'instant. JD 7Fresh justifie cette automatisation par le fort taux de rotation du personnel et la qualité manuelle inégale dans le secteur café-thé frais, l'objectif étant de standardiser la qualité et de réduire les coûts. L'équation économique reste toutefois contestée: l'investissement initial dépasse 200 000 yuans, un montant comparable, voire supérieur, au coût salarial annuel d'environ 180 000 yuans pour trois employés, et les machines nécessitent encore surveillance et maintenance humaines. Wang Zhendong, de la société d'investissement shanghaïenne Feyue, souligne que les robots ne peuvent pas encore détecter des défauts subtils comme du lait tourné ou des grains humides, ni remplacer la relation avec les clients réguliers, ce qui relativise le discours de rupture technologique. Le marché chinois du café a atteint 354,9 milliards de yuans en 2025, en hausse de 13,3%, un contexte qui pousse les observateurs à voir les cafés robotisés davantage comme une solution pour combler des zones à main-d'œuvre rare, stations-service ou sites touristiques, que comme un remplacement des établissements traditionnels.

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Des codeurs brésiliens propulsent des robots humanoïdes chinois lors d'un tournoi de foot high-tech à Pékin
23Interesting Engineering 

Des codeurs brésiliens propulsent des robots humanoïdes chinois lors d'un tournoi de foot high-tech à Pékin

Le deuxième World Humanoid Robot Games (WHRG) se tient sur cinq jours à Pékin en 2026, et une équipe de jeunes chercheurs brésiliens issus de cinq universités du Brésil y aligne des robots humanoïdes chinois pour un tournoi de football à 5 contre 5. Plutôt que de concevoir leurs propres machines, ces chercheurs utilisent le T1, plateforme de développement fabriquée par l'entreprise chinoise Booster Robotics, et concentrent leur travail sur la couche logicielle : perception du terrain, localisation du ballon, coordination des mouvements et exécution des tirs. Le T1 compte 23 degrés de liberté (six par jambe, quatre par bras, deux à la tête, un à la taille), une tête équipée d'une caméra de profondeur, d'une matrice de microphones et d'un haut-parleur, ainsi qu'une électronique de contrôle et une batterie logées dans le torse. L'édition 2026 rassemble 2 056 robots issus de 666 équipes représentant 16 pays et six continents, avec 51 épreuves (30 concours athlétiques, 21 défis basés sur des scénarios), contre 26 épreuves lors de la première édition en 2025. La Chine domine très largement le plateau avec 1 975 robots engagés par 641 équipes, impliquant 157 entreprises et 200 universités ou instituts de recherche, un volume de robots qui aurait quadruplé par rapport à l'an dernier selon les organisateurs, cités par China.org. Cette organisation, où une équipe étrangère se contente d'apporter le logiciel sur un matériel chinois clé en main, illustre une tendance structurante de la robotique humanoïde : découpler le développement mécanique, coûteux et long, de l'intelligence embarquée, pour que des laboratoires universitaires puissent itérer directement sur l'IA sans réinventer actionneurs, batteries et électronique. Le football constitue un test particulièrement exigeant pour cette IA incarnée, car un robot bipède doit garder l'équilibre en marchant, tourner, absorber des chocs et frapper une cible mobile, tout en faisant coopérer en temps réel perception, localisation, planification de trajectoire, contrôle postural et décision, plutôt que de traiter ces fonctions isolément. L'élargissement des WHRG à des défis par scénarios, production industrielle, logistique, gestion d'urgence, commerce de détail, services de bureau, hôtellerie, tâches ménagères, recharge de véhicules électriques, marque un glissement des simples démonstrations de mouvement vers des tests de fiabilité logicielle en conditions autonomes : une prouesse athlétique filmée ne garantit pas qu'un humanoïde exécute une tâche utile de façon fiable et sans supervision, un écart que les organisateurs eux-mêmes reconnaissent implicitement en séparant les deux catégories d'épreuves. Le WHRG, lancé en 2025 avec seulement 26 épreuves, s'inscrit dans la stratégie chinoise consistant à faire de la robotique humanoïde une vitrine industrielle en attirant équipes universitaires et entreprises étrangères autour de plateformes locales comme le T1 de Booster Robotics, conçu spécifiquement pour la recherche. Sur les 666 équipes et 2 056 robots engagés cette année, seules 25 équipes et 81 robots viennent de l'étranger, ce qui souligne à quel point la Chine concentre déjà la fabrication de plateformes humanoïdes de recherche à grande échelle, pendant que des pays comme le Brésil misent sur la collaboration internationale pour rattraper leur retard côté logiciel plutôt que côté matériel. Aucun acteur français ou européen n'apparaît dans cette compétition, et la prochaine échéance à surveiller sera la capacité des équipes scénarisées à faire tourner ces mêmes robots de façon autonome hors du terrain de sport, dans des tâches industrielles ou de service réelles.

UEAucun acteur français ou européen ne participe à cette compétition, ce qui illustre le retard pris par la France et l'UE dans l'accès aux plateformes de recherche humanoïdes face à la stratégie chinoise d'attraction des équipes étrangères.

Chine/AsieActu
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La BBC explore la révolution robotique chinoise : « Je me suis endormi, et le monde a changé
24Pandaily 

La BBC explore la révolution robotique chinoise : « Je me suis endormi, et le monde a changé

La BBC a visité l'industrie robotique chinoise, notamment le Hangzhou Technical College, où l'enseignant Chen Tianyu, 28 ans, forme dès 15 ans des étudiants à la robotique industrielle, aux moteurs aéronautiques, à la fabrication intelligente et au traitement des terres rares, en s'appuyant sur ses propres visites d'usines automatisées ; nombre de diplômés sont recrutés avant la fin de leur cursus. La Chine exploite plus de deux millions de robots industriels, davantage que tout autre pays, et produit plus de la moitié du parc mondial. Selon l'IFR (International Federation of Robotics), sa densité robotique dépasse 500 unités pour 10 000 salariés, devançant l'Allemagne et le Japon ; 773 000 robots industriels ont été produits en 2025, et 538 000 sur le seul premier semestre 2026, en hausse de 28% sur un an. Le pays reste le premier marché mondial du secteur depuis treize ans consécutifs. La BBC a aussi visité CRP Technology à Chengdu, où de jeunes ingénieurs prototypent une machine capable de fabriquer d'autres robots, et l'usine Leapmotor de Hangzhou, où emboutissage, soudure et peinture sont déjà presque entièrement automatisés, comme chez BYD, Geely et Seres. Ce niveau d'automatisation, combiné à une chaîne d'approvisionnement locale très rapide, le secrétaire général de l'IFR cite un sourcing de composants à Shenzhen bouclé en moins d'une heure contre près d'une semaine en Europe, donne à la Chine un avantage structurel que les intégrateurs occidentaux ne peuvent ignorer. Contrairement à nombre de démonstrations de robots humanoïdes encore cantonnées à la vitrine, les usines automobiles visitées montrent une automatisation déjà opérationnelle à grande échelle sur des tâches de production réelles, un écart net entre annonces marketing et déploiement effectif observé ailleurs dans le monde. Washington a d'ailleurs interdit en juillet l'importation de nouveaux robots humanoïdes chinois, une mesure que des analystes lisent comme un aveu implicite de l'avance prise par Pékin. Pour les décideurs industriels, la compétition se joue désormais autant sur la capacité à industrialiser et former une main-d'œuvre en volume que sur la performance des modèles d'IA embarqués. Cette accélération s'appuie sur un maillage d'écoles professionnelles ouvertes ces dernières années dans tout le pays, dont le Hangzhou Technical College n'est qu'un exemple, conçues pour alimenter en techniciens qualifiés une demande qui dépasse déjà l'offre de diplômés. Elle prolonge une trajectoire de plus d'une décennie, la Chine étant le premier marché mondial de la robotique industrielle depuis treize ans, avec une densité de robots ayant dépassé successivement celle de l'Allemagne et du Japon. Face à cette avance, les Etats-Unis ont privilégié une réponse réglementaire, via leur interdiction d'importation de robots humanoïdes, une mesure défensive qui pourrait en annoncer d'autres du même ordre. Chen Tianyu résume l'urgence ressentie sur le terrain en avertissant ses étudiants : si l'IA et les robots n'ont pas besoin d'eux, ils seront certainement éliminés.

UEL'IFR souligne un écart d'approvisionnement structurel (moins d'une heure a Shenzhen contre près d'une semaine en Europe) qui fragilise la compétitivité de l'industrie robotique européenne, dont la France.

Chine/AsieActu
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WRC 2026 : plus de 300 entreprises présentent leurs applications, mais les choix technologiques restent incertains
25Pandaily 

WRC 2026 : plus de 300 entreprises présentent leurs applications, mais les choix technologiques restent incertains

Du 19 au 23 août 2026, la 11e édition du World Robot Conference (WRC 2026) s'est tenue dans le district de Yizhuang à Pékin, réunissant 373 entreprises chinoises et étrangères sur environ 50 000 mètres carrés répartis en quatre halls, selon les organisateurs. Plus de 3 000 produits étaient exposés, dont 311 lancements inédits, couvrant toute la chaîne de l'intelligence incarnée, des composants amont jusqu'aux applications finales. AI² Robotics a fait tourner son robot AlphaBot 2 en caisse de la boutique officielle tout en préparant cafés, glaces et cocktails à la demande. X-Square Robot a démontré des tâches ménagères autonomes et du tri de colis de formats variés. LimX Dynamics a exposé son humanoïde grandeur nature Oli aux côtés de ses modèles Luna et TRON 2, tandis qu'UBTECH a fait tourner en direct des démonstrations industrielles de chargement, déchargement et tri. JD.com n'a pas présenté un robot isolé mais un centre de réparation animé par sa propre équipe d'ingénieurs, avec un objectif d'extension à plus de 50 villes en trois ans. Juste avant l'événement, la startup américaine DynaRobotics a dévoilé Dyna-2, un modèle de fondation préentraîné, dit-elle, sur plus d'un million d'heures de vidéos à la première personne et affichant un comportement de scaling. Pendant le salon, Generalist a présenté GEN-1.5, crédité d'un apprentissage en contexte en une seule démonstration après huit mois de préentraînement, que certains ont qualifié de "moment GPT-3" de l'intelligence incarnée, une comparaison à prendre avec prudence tant qu'aucune évaluation indépendante n'est publiée. Le glissement du "montré" au "qui travaille réellement" est le signal le plus concret de cette édition: les stands faisaient tourner des tâches de bout en bout devant le public, un test que la plupart des démonstrations robotiques ne passent habituellement pas. Mais pour les intégrateurs et décideurs B2B, l'enseignement le plus utile vient des plus d'une dizaine de sessions à huis clos tenues en parallèle, où les professionnels ont constaté que la "divergence de trajectoires" domine toujours le secteur: les paradigmes de modèles, de données et d'entraînement pour les architectures vision-langage-action restent non stabilisés, contrairement à l'hypothèse d'une convergence rapide vers une pile technique dominante. Cette absence de consensus complique les choix d'achat et de partenariat des industriels, tenus de miser sur une technologie avant que le marché n'ait tranché, et illustre la tension propre aux acteurs chinois: suivre une frontière technique mouvante tout en accélérant leurs déploiements dans ce que plusieurs intervenants appellent "l'année de l'atterrissage" de la robotique incarnée. Le WRC, à sa 11e édition, s'est imposé comme le rendez-vous annuel de référence de la robotique chinoise, baromètre du passage de la recherche à l'industrialisation. Le paysage concurrentiel oppose des groupes chinois installés comme UBTECH et JD.com et des jeunes pousses spécialisées comme LimX Dynamics, X-Square Robot et AI² Robotics à des laboratoires américains, DynaRobotics et Generalist, qui misent sur des modèles de fondation entraînés à grande échelle sur des vidéos humaines. Aucun acteur français ou européen ne figurait parmi les annonces marquantes. La suite se jouera sur l'exécution: JD.com a déjà fixé un calendrier de trois ans pour son réseau de centres de réparation, tandis que la validation indépendante de Dyna-2 et GEN-1.5 reste à venir. Comme l'a résumé un fondateur basé à Shenzhen, les approches actuelles ne seront peut-être plus la norme dans cinq ans, "mais c'est le chemin nécessaire, tout comme plus personne ne parle des CNN aujourd'hui".

UEAucun acteur français ou européen ne figurait parmi les annonces marquantes du WRC 2026, ce qui souligne l'absence de la France/UE dans la course a l'intelligence incarnée face aux écosystèmes chinois et américain.

Chine/AsieActu
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L'équipe chinoise de robots humanoïdes remporte le premier titre d'haltérophilie avec 16 kg soulevés
26TechNode 

L'équipe chinoise de robots humanoïdes remporte le premier titre d'haltérophilie avec 16 kg soulevés

Un robot humanoïde de l'équipe Beijing Humanoid-HUST a remporté le premier titre d'haltérophilie robotique de l'histoire en soulevant 16 kilogrammes, selon un compte-rendu de compétition relayé par TechNode. L'épreuve s'est déroulée par paliers : le robot a débuté à 15 kg avant d'ajouter du poids jusqu'à valider la barre à 16 kg. Elle s'inscrit dans les deuxièmes World Humanoid Robot Games, compétition internationale réunissant 51 épreuves et plus de 2 000 robots venus de 16 pays. Cette épreuve, anecdotique en apparence, sert de banc d'essai public à des capacités transférables à l'industrie : contrôle de couple, stabilité dynamique et gestion de charge sous effort, des critères suivis de près par les intégrateurs logistiques avant tout déploiement en usine ou en entrepôt. Contrairement aux vidéos promotionnelles produites en interne, une compétition impose des conditions standardisées et comparables entre équipes, un signal plus fiable que le marketing habituel pour mesurer l'écart entre promesse et réalité mécanique. Les World Humanoid Robot Games s'inscrivent dans une série d'événements organisés en Chine depuis 2025 pour stimuler la filière robotique nationale, face à des concurrents comme Figure ou Tesla avec Optimus. Avec 51 épreuves et plus de 2 000 robots de 16 pays, cette édition figure parmi les plus grandes compétitions humanoïdes jamais organisées, mêlant épreuves athlétiques et exercices proches d'usages industriels. La victoire de Beijing Humanoid-HUST illustre la multiplication, en Chine, d'équipes associant centres de recherche et universités, aux côtés d'acteurs déjà commercialisés comme Unitree. Le compte-rendu ne précise ni la date exacte ni les résultats des équipes concurrentes.

Chine/AsieActu
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World Humanoid Robot Games 2.0 : les robots passent de la course de vitesse au travail réel
27Pandaily 

World Humanoid Robot Games 2.0 : les robots passent de la course de vitesse au travail réel

La deuxième édition des World Humanoid Robot Games s'est achevée cette semaine à l'Ice Ribbon de Pékin, avec 666 équipes et 2 056 robots de 16 pays, répartis sur 51 épreuves. Le 100 mètres a été couru en 9,32 secondes, un temps inférieur au record humain d'Usain Bolt et douze secondes plus rapide que l'an dernier, tandis que le saut en hauteur a atteint 2,88 mètres, près du triple de la marque inaugurale. Guo Yijie, qui dirige le projet Tiangong Ultra au Beijing Humanoid Robot Innovation Center, attribue ces gains aux progrès du corps, des articulations, de la fiabilité électrique et du contrôle moteur des robots. L'équipe Shanghai d'AgiBot a remporté l'or en tai-chi, un robot Starship Navigator grandeur nature a gagné le concours au sol, et l'épreuve de dextérité manuelle demandait de peser 20 grammes de poudre à 0,5 gramme près, empiler des blocs, saisir des graines de soja à la pince et brancher des câbles, le tout en cinq minutes. Le vrai basculement se situe ailleurs: plusieurs épreuves, dont le 400 mètres, ont supprimé toute téléopération, les robots ne recevant plus qu'un ordre de départ, et dans les scénarios réels, comme le rangement d'entrepôts pharmaceutiques, la recharge de trois véhicules électriques en 30 minutes ou le dégagement de voies d'urgence, l'autonomie complète pesait deux fois plus dans la notation que le pilotage à distance. Ce choix cible directement l'écart persistant entre démonstrations soigneusement montées et usage réel, un point sensible dans un secteur où nombre de vidéos virales de robots humanoïdes reposent en fait sur de la téléopération. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ces épreuves de manipulation fine constituent un indicateur plus parlant que la vitesse de course sur la maturité réelle des modèles de perception-action à grande échelle. Le retrait partiel d'Unitree, qui a réduit ses engagements pour se concentrer sur ses lignes de production de série, tandis que son fondateur Wang Xingxing suivait la compétition depuis les gradins, illustre que pour les acteurs déjà en phase de commercialisation, l'événement sert désormais moins de vitrine que de baromètre du secteur. Organisés par les autorités chinoises pour accélérer l'industrialisation des humanoïdes, ces jeux avaient livré des performances nettement plus modestes lors de leur première édition l'an dernier, avant ce saut de niveau porté par des équipes comme AgiBot, Unitree ou Starship, aux côtés du programme public Tiangong. Aucun acteur français ou européen ne figurait parmi les équipes citées, la compétition restant dominée par les groupes chinois. Aucun calendrier de pilotes commerciaux n'a été communiqué à l'issue de l'événement, mais la montée en puissance des scénarios industriels et logistiques laisse présager que les prochaines éditions serviront de plus en plus de vitrine de déploiement plutôt que de simple démonstration sportive.

UEAucun acteur français ou européen n'a participé à l'événement, illustrant l'écart croissant avec l'écosystème chinois de l'humanoïde.

Chine/AsieOpinion
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Dogotix, filiale humanoïde de XPeng Motors, lève 900 millions de dollars
28Robotics Business Review 

Dogotix, filiale humanoïde de XPeng Motors, lève 900 millions de dollars

XPeng Motors, le constructeur chinois de véhicules électriques basé à Guangzhou, a annoncé que sa filiale robotique Dogotix a levé plus de 900 millions de dollars lors d'un premier tour de financement, portant sa valorisation pré-money à 5 milliards de dollars et sa valorisation post-transaction à plus de 6,3 milliards de dollars. Dogotix, fondée en 2016 à Shenzhen, reste une filiale de XPeng et He Xiaopeng conserve la direction des deux entités. La société développe le robot humanoïde IRON, destiné aux magasins de détail et aux campus industriels, ainsi que des robots quadrupèdes et à chenilles pour la maison intelligente, la logistique, l'inspection électrique et la sécurité. XPeng vise une production de 1 000 unités IRON par mois d'ici fin 2026, avec un début des livraisons commerciales prévu en 2027. L'entreprise, fondée en 2014, a par ailleurs lancé en mai son premier robotaxi basé sur sa plateforme GX et cherche toujours à atteindre la rentabilité, selon le Wall Street Journal. Dogotix, comme jeune pousse, a enregistré des pertes en 2024 et en 2025. Ce tour de table constitue, selon XPeng, le plus important financement privé jamais réalisé dans le secteur chinois de l'IA incarnée. Il confirme surtout une tendance de fond : les constructeurs automobiles s'imposent comme acteurs centraux de la robotique humanoïde, aux côtés des spécialistes purs. Hyundai teste déjà l'Atlas de Boston Dynamics, Tesla prépare la production à grande échelle de son Optimus, et BMW Group a déployé le Figure 03 de Figure AI après une phase de tests. Ces groupes parient sur un marché potentiel massif pour des machines complexes produites en série, mais l'écart entre les annonces de financement et la valeur commerciale réellement livrée reste net : Unitree Robotics, dont l'introduction en Bourse a levé environ 906 millions de dollars, a vu son action bondir de près de 460 % avant de reculer de 44 % depuis son sommet, rappel que la spéculation financière précède largement les preuves de déploiement à l'échelle. Le tour de Dogotix a été mené par IDG Capital, avec la participation d'investisseurs stratégiques historiques de XPeng, Alibaba et Tencent, ainsi que de Gaorong Ventures, déjà investisseur dans le spécialiste chinois de la conduite autonome Momenta et dans la startup humanoïde AgiBot. Il s'inscrit dans une vague d'investissement mondiale : NEURA Robotics a bouclé une série C pouvant atteindre 1,4 milliard de dollars, Apptronik une série A totalisant 935 millions de dollars, Agility Robotics un accord SPAC de 620 millions de dollars et Humanoid une série A de 152 millions de dollars. Selon Dealroom.co, les investisseurs ont injecté plus de 8,7 milliards de dollars de capital-risque dans la robotique humanoïde depuis le début de l'année, dont les deux tiers vers des entreprises chinoises. Reste à savoir si et quand ces sociétés, XPeng comme les autres, parviendront à transformer ces valorisations en revenus commerciaux réels, alors que la production de masse et les premières livraisons d'IRON ne sont attendues qu'en 2027.

Xpeng défie Tesla dans l'IA incarnée après une levée de 900 millions de dollars pour sa division robotique
29SCMP Tech 

Xpeng défie Tesla dans l'IA incarnée après une levée de 900 millions de dollars pour sa division robotique

Le constructeur chinois de véhicules électriques Xpeng a annoncé lundi avoir levé 900 millions de dollars pour sa filiale robotique Dogotix, lors d'un tour de financement mené notamment par Alibaba Group Holding et IDG Capital. L'opération valorise Dogotix à 6,3 milliards de dollars, ce que Xpeng présente comme la plus grosse transaction de capital-investissement jamais réalisée dans la robotique chinoise. Elle survient alors que le groupe vient de publier une perte nette élargie au deuxième trimestre sur son activité automobile. Cette levée traduit le basculement des constructeurs automobiles chinois vers l'IA incarnée, où Xpeng se pose désormais en concurrent direct de Tesla et de son robot Optimus. Le montant, inédit pour le secteur, valide auprès d'investisseurs de premier plan comme Alibaba l'hypothèse d'une mutualisation entre conduite autonome, batteries et modèles d'IA multimodale d'un côté, et robotique humanoïde de l'autre. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, elle confirme surtout une consolidation rapide du capital chinois autour de quelques acteurs, alors que la démonstration technologique reste, pour l'instant, plus documentée que le déploiement commercial réel. Fondé en 2014, Xpeng s'est d'abord fait connaître par ses véhicules électriques et ses systèmes de conduite assistée développés en interne, avant d'étendre ses recherches en IA à la robotique humanoïde via Dogotix. Le groupe évolue dans un paysage chinois déjà dense, aux côtés d'Unitree, UBTech, Fourier Intelligence ou AgiBot, et face à d'autres constructeurs comme BYD ou Xiaomi, également engagés dans la robotique. Xpeng n'a précisé ni calendrier de commercialisation ni sites pilotes pour ses futurs robots.

UECette consolidation massive du capital autour de la robotique chinoise accentue indirectement la pression concurrentielle sur les acteurs europeens, sans impact direct sur une entreprise ou reglementation francaise ou europeenne.

Chine/AsieActu
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Vidéo : un robot humanoïde Galbot enchaîne plus de 100 échanges lors d'un match de tennis autonome
30Interesting Engineering 

Vidéo : un robot humanoïde Galbot enchaîne plus de 100 échanges lors d'un match de tennis autonome

Des robots humanoïdes développés par la société chinoise Galbot ont disputé plus de 100 échanges consécutifs face à des joueurs humains lors de ce que l'entreprise présente comme le premier match de tennis autonome entre humanoïdes en conditions réelles. La démonstration s'est déroulée pendant la cérémonie d'ouverture des deuxièmes World Humanoid Robot Games (WHRG) à Pékin, un événement rassemblant 2 056 machines issues de 666 équipes venues de 16 pays. Les robots de Galbot ont suivi seuls des balles à grande vitesse, se sont positionnés sur le court et ont exécuté services, coups droits, revers, retours et coups de récupération, y compris en double aux côtés de partenaires humains. Ils ont également montré une capacité à récupérer leur équilibre après un déséquilibre et à poursuivre l'échange. Cette performance repose sur LATENT (Learning Athletic Humanoid Tennis Skills from Imperfect Human Motion Data), un framework d'apprentissage développé par Galbot qui décompose les gestes de tennis en primitives de mouvement réutilisables (coup droit, revers, pas chassés, croisés), entraînées via apprentissage par renforcement et simulation à grande échelle à partir d'environ cinq heures de données de mouvement capturées sur des joueurs amateurs avec un dispositif léger, plutôt que des jeux de données de capture de mouvement haute précision. L'intérêt de cette démonstration dépasse le simple exploit sportif : elle teste la capacité d'un robot humanoïde à combiner perception visuelle, prise de décision et coordination corps entier en continu, dans un environnement dynamique et non scripté, ce qui constitue un défi bien plus exigeant que les tâches de laboratoire habituellement montrées par le secteur. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'apport technique le plus significatif n'est pas le tennis en soi mais la méthode LATENT, qui propose une voie pour entraîner des robots à des compétences physiques rapides et précises sans dépendre de données de mouvement humain parfaitement enregistrées, un goulot d'étranglement connu de l'apprentissage robotique. Reste que le chiffre de "100 échanges consécutifs" est annoncé par Galbot elle-même, sans détail sur la sélection des séquences montrées ni sur le taux d'échec réel en dehors de la démonstration officielle, ce qui invite à la prudence sur la généralisation de la performance. Ce test s'inscrit dans la deuxième édition des WHRG, dont l'ambition affichée est de faire sortir les humanoïdes des démonstrations de compétences isolées pour les évaluer sur leur autonomie en environnement complexe, avec de nouvelles épreuves par rapport à la première édition. Galbot, acteur chinois de la robotique humanoïde, se positionne ainsi dans une compétition mondiale où des entreprises comme Figure, Tesla (Optimus), Physical Intelligence (Pi-0) ou NVIDIA (GR00T) explorent également des architectures d'apprentissage vision-langage-action pour la manipulation et la locomotion. Aucun calendrier de déploiement commercial ni de pilote industriel n'a été annoncé pour LATENT à ce stade, la démonstration relevant pour l'instant de la vitrine technologique plutôt que d'un produit prêt à être déployé.

Chine/AsiePaper
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Un robot humanoïde fulgurant boucle le 100 mètres en 9,32 secondes, battant le record d'Usain Bolt
31Interesting Engineering 

Un robot humanoïde fulgurant boucle le 100 mètres en 9,32 secondes, battant le record d'Usain Bolt

Le robot humanoïde chinois Lightning, développé par le fabricant de smartphones Honor, a couru le 100 mètres en 9,32 secondes lors d'un test à Pékin, avec une pointe à 14,5 mètres par seconde, devançant de 0,26 seconde le record du monde d'Usain Bolt (9,58 s, Mondiaux d'athlétisme de Berlin, 2009). La démonstration précède l'ouverture, samedi, de la deuxième édition des World Humanoid Robot Games (WHRG) à Pékin, où la participation grimpe de 138% et le nombre de robots engagés double par rapport à l'an dernier. Un autre humanoïde chinois, Tiangong Ultra, conçu par le Beijing Humanoid Robot Innovation Center, avait déjà couru le 100 m en 9,39 s lors des qualifications. Lightning mesure 169 cm, avec une longueur de jambe effective de 95 cm rallongée de 10 cm pour la compétition, un couple de pointe de 400 Nm par jambe et un refroidissement liquide au débit supérieur à 4 litres/minute, hérité de l'ingénierie thermique des smartphones Honor. En avril 2026, une version autonome de Lightning avait déjà couru un semi-marathon de 21 km à Pékin en 50 min 26 s, une version télé-opérée en 48 min 19 s. Ces chronos spectaculaires doivent être relativisés: Honor n'a divulgué ni la configuration des capteurs, ni le nombre de degrés de liberté, ni le poids ou la capacité de la batterie de Lightning, et ces sprints restent des démonstrations ponctuelles en conditions contrôlées, non des mesures homologuées comparables à un record d'athlétisme humain. Un incident survenu pendant les essais du WHRG illustre les limites encore réelles de la locomotion bipède à haute vitesse: un humanoïde non identifié, incapable de freiner à temps, s'est encastré dans un pare-chocs matelassé et s'est plié au niveau du bassin dans une gerbe d'étincelles. Pour l'industrie robotique, l'épisode confirme que la course chinoise aux humanoïdes se joue désormais autant sur des vitrines sportives que sur des cas d'usage industriels, avec un écart persistant entre performances scénarisées et fiabilité opérationnelle. Honor, connu jusqu'ici pour ses smartphones, positionne Lightning comme une plateforme spécialisée en vitesse, endurance et navigation autonome, plutôt qu'un humanoïde généraliste destiné à l'industrie ou au grand public. Le WHRG, à sa deuxième édition, sert de vitrine compétitive à l'écosystème robotique chinois, mettant Lightning face à des rivaux comme Tiangong Ultra du Beijing Humanoid Robot Innovation Center sur des épreuves calquées sur l'athlétisme. Aucun calendrier commercial ni déploiement industriel n'a été annoncé pour Lightning, dont le développement reste centré sur la recherche en biomécanique de course, la stabilisation par les bras et le torse, et des ajustements mécaniques itératifs, comme l'allongement des jambes opéré juste avant cette compétition.

À la WRC 2026, UBTECH délaisse le comptage d'expéditions au profit des commandes récurrentes
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À la WRC 2026, UBTECH délaisse le comptage d'expéditions au profit des commandes récurrentes

Au World Robot Conference 2026, tenu à Pékin du 19 au 23 août devant plus de 300 exposants et 3 000 démonstrations sous le thème "coexistence homme-machine, intégration production-demande", UBTECH (09880.HK), première entreprise chinoise de robotique humanoïde cotée en bourse, a mis en scène ses humanoïdes industriels Cruzr Y1 et Cruzr S2 en manutention de tôlerie automobile, palettisation et tri logistique, pendant que sa gamme de compagnons hyperréalistes U1 attirait les foules. UBTECH a diffusé ses chiffres 2025 : 1 079 humanoïdes grande taille vendus, pour 820 millions de yuans de revenus (+2 203,7%), soit 41,1% d'un chiffre d'affaires total qui a dépassé 2 milliards de yuans. La gamme grand public U1, lancée en juin entre 119 800 et 990 000 yuans, a recueilli plus de 13 000 commandes, avec premières livraisons prévues le 16 septembre. L'entreprise avance aussi un modèle Thinker-VLA (+176% d'efficacité d'inférence, -60% de stockage) et une coopération sur des puces edge avec MetaX. Morgan Stanley table sur 50 000 humanoïdes livrés en Chine en 2026, après un premier semestre à plus de 40 000 unités, soit environ 97% de la production mondiale. Ce changement de discours, porté par le vice-président Jiao Jichao, responsable de l'institut d'intelligence incarnée d'UBTECH, signale une maturation du secteur : pour un groupe coté, le nombre d'unités expédiées ne dit rien du modèle économique, alors que des commandes répétées en usine attestent d'un usage réel et durable. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, c'est un argument contre l'écart habituel entre vidéos de démonstration soignées et fiabilité en production, la sélection future se jouant sur la disponibilité des machines en ligne plutôt que sur l'esthétique des démos. UBTECH reconnaît par ailleurs que l'annotation de données multimodales, tridimensionnelles et temporellement alignées reste le principal goulot d'étranglement de l'IA incarnée, un aveu qui tempère l'idée d'un problème de sim-to-real déjà résolu. Les chiffres de vente et de marge restent toutefois auto-déclarés, sans audit indépendant mentionné. UBTECH s'est introduite en bourse à Hong Kong avant tout autre acteur chinois du secteur, un statut qu'elle utilise pour se démarquer d'entreprises encore privées et centrées sur des démonstrations virales. Le WRC 2026, avec plus de 300 participants, confirme la Chine comme centre de gravité manufacturier des humanoïdes : le pays a assuré l'essentiel de la production mondiale au premier semestre, et Morgan Stanley anticipe une poursuite de cette accélération en 2026. Le basculement vers des indicateurs de revenu et de réachat industriel, plutôt que de volumes bruts, pourrait devenir un standard de communication pour les concurrents chinois à mesure que le marché passe des pilotes expérimentaux à des déploiements en ligne de production, les livraisons de septembre de la gamme U1 servant de premier test de cette montée en charge commerciale.

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ENGINEAI affirme que le coût de ses robots humanoïdes généralistes est passé sous les 100 000 RMB
33TechNode 

ENGINEAI affirme que le coût de ses robots humanoïdes généralistes est passé sous les 100 000 RMB

ENGINEAI, fabricant chinois de robots humanoïdes basé à Shenzhen, affirme que le coût d'un robot humanoïde généraliste capable d'exécuter des tâches pratiques est désormais tombé sous les 100 000 yuans par unité, soit environ 13 700 dollars. Le PDG Zhao Tongyang a déclaré que des robots comparables coûtaient plus d'un million de yuans, environ 137 000 dollars, il y a trois ans à peine. Selon lui, ce chiffre concerne des robots conçus pour des usages industriels, domestiques et d'autres applications pratiques, et non des produits jouets bas de gamme. L'annonce, rapportée par le média chinois IT Home et relayée sur le site officiel d'ENGINEAI, ne précise ni le modèle visé ni la méthode de calcul retenue, coût de revient, prix de vente ou coût des composants, ce qui invite à traiter ce chiffre avec prudence tant qu'aucune source indépendante ne le confirme. Si elle se vérifie, une division par dix du coût en trois ans changerait la donne économique du secteur : franchir le seuil des six chiffres en yuans rapproche les humanoïdes du point où leur déploiement en usine ou en logistique devient rentable, un argument central pour les intégrateurs qui hésitent encore entre bras robotisés classiques et plateformes bipèdes polyvalentes. Ce type d'annonce s'inscrit toutefois dans une guerre des prix déjà intense en Chine, où les déclarations de coût servent aussi d'argument commercial et d'investisseurs, sans toujours refléter un produit de série vérifiable. ENGINEAI s'ajoute à une vague de constructeurs chinois, aux côtés d'Unitree, UBTech, Fourier Intelligence ou AgiBot, qui misent sur une baisse rapide des coûts pour s'imposer dans la production de masse de robots humanoïdes, portée par un soutien industriel étatique. Aucun calendrier de déploiement ni pilote concret n'accompagne cette annonce, qui reste pour l'instant une déclaration de coût plutôt qu'une preuve de commercialisation effective.

Chine/AsieActu
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Les robots humanoïdes chinois gagnent en rapidité et en intelligence
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Les robots humanoïdes chinois gagnent en rapidité et en intelligence

La 11e édition du World Robot Conference s'est tenue cette semaine à Pékin, où l'affluence a rendu plusieurs halls difficiles à traverser. Lors des jeux robotiques associés, un robot humanoïde a couru le 100 mètres en 9,32 secondes, devançant le record du monde humain d'Usain Bolt (9,58 secondes). Le robot coureur "Lightning" de Honor a bouclé 1 500 mètres en 2 minutes 30, et sa récupération en deux pas après une collision avec un mur capitonné a illustré l'intégration de capteurs haute fréquence, de calcul embarqué et de moteurs à commutation de couple. Chez Unitree, des démonstrations de boxe ont attiré la foule, tandis qu'un dirigeant indiquait aux médias locaux que le prix des vis à billes a été divisé par dix en trois ans et celui des réducteurs par deux. AgiBot a signé un accord avec le groupe Chimelong pour un parc à thème dédié aux robots humanoïdes. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, le signal se lit dans le matériel plus que dans le logiciel: la baisse mesurable des coûts de composants clés suggère que l'écart entre démonstration et produit viable se resserre, sans être comblé. Portées par des capitaux frais, plusieurs entreprises d'intelligence incarnée visent désormais les marchés publics, signe de maturité financière pour un secteur encore jugé spéculatif, tandis que la diversification vers le divertissement et le tourisme, via l'accord AgiBot-Chimelong, ouvre une source de revenus alternative à l'industrie et la logistique. Un sprint record impressionne mais ne prouve ni fiabilité ni rentabilité: les progrès restent difficiles à juger sur des vidéos isolées, et le coût des composants demeure le principal frein au déploiement à grande échelle. Le WRC s'inscrit dans une série d'événements chinois destinés à démontrer les progrès de la robotique humanoïde nationale, portée par des acteurs comme Unitree, AgiBot et, plus récemment, Honor avec son robot coureur Lightning. La concurrence s'intensifie face aux laboratoires travaillant sur les modèles vision-langage-action, mais l'accent mis à Pékin reste largement matériel: vitesse, équilibre, coût de fabrication. Aucun calendrier n'a été communiqué pour l'ouverture du parc Chimelong-AgiBot ni pour une industrialisation plus large des robots coureurs de Honor, mais la poursuite de la baisse des prix des composants conditionnera la vitesse à laquelle ces démonstrations se transformeront en déploiements commerciaux durables.

UELa baisse rapide du cout des composants chinois intensifie la pression concurrentielle sur les acteurs europeens de la robotique humanoide, sans impact operationnel direct en France/UE pour l'instant.

Chine/AsieOpinion
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Vidéo : un robot humanoïde chevauche un cheval-robot capable de porter 300 kg lors d'une démonstration à Pékin
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Vidéo : un robot humanoïde chevauche un cheval-robot capable de porter 300 kg lors d'une démonstration à Pékin

Un robot quadrupède baptisé Qiji X1, présenté par la société pékinoise DaxAI Robotics, a attiré les foules à la Conférence mondiale de la robotique 2026 (World Robot Conference) à Pékin en portant sur son dos un robot humanoïde chevauchant l'engin comme un cheval mécanique. Doté de quatre pattes articulées, d'une selle et d'un guidon, le Qiji X1 revendique une capacité de charge d'environ 300 kg (660 livres) et s'est déplacé sur le salon par petits pas hésitants, guidé par son pilote humanoïde. DaxAI Robotics a été fondée à Pékin vers 2025 par Wang Kun, ancien ingénieur en robotique et conduite autonome, avec Xu Wenqiang comme directeur technique. L'événement, qui s'est tenu sur cinq jours, coïncidait avec l'ouverture des World Humanoid Robot Games 2026 le même week-end à Pékin, rassemblant plus de 2 000 robots issus de 16 pays. Le même jour, Unitree Robotics, l'un des plus gros fabricants mondiaux de robots humanoïdes, a fait ses débuts en Bourse à Shanghai. Au-delà de l'effet spectacle, le Qiji X1 illustre une piste encore marginale mais révélatrice: tester si des robots à pattes pourraient devenir un nouveau type de véhicule utilitaire ou personnel, capable de franchir des terrains accidentés là où les plateformes à roues ou chenilles peinent. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, la démonstration reste avant tout une vitrine technologique plutôt qu'un produit prêt à déployer: aucune donnée n'a été communiquée sur l'autonomie, la vitesse de déplacement stabilisée ou la fiabilité du système sur la durée, et les pas "hésitants" observés lors de la démo suggèrent un contrôle moteur encore loin de la maturité commerciale. L'intérêt principal pour le secteur est ailleurs: la scène chinoise de la robotique ne mise plus uniquement sur les humanoïdes ou les chiens-robots industriels devenus familiers, mais explore des architectures hybrides combinant locomotion à pattes et transport de charge, ce qui élargit le champ des cas d'usage envisagés au-delà de l'industrie et de la logistique classique. Ce lancement s'inscrit dans une stratégie chinoise plus large de consolidation d'un écosystème domestique de robotique, portée à la fois par les investissements publics et privés et par une compétition affichée pour le leadership mondial en robots humanoïdes et autonomes. La conférence a par ailleurs mis en avant plusieurs humanoïdes chinois capables de marcher, danser et exécuter des mouvements complexes, renforçant la rivalité avec des acteurs comme Unitree, dont l'entrée en Bourse le même jour souligne la maturité financière atteinte par certains fabricants du secteur. Aucun calendrier de commercialisation, pilote industriel ou partenaire de déploiement n'a été annoncé pour le Qiji X1, qui demeure à ce stade une preuve de concept destinée à démontrer la polyvalence des robots quadrupèdes plutôt qu'un produit commercial. L'appareil n'a pour l'instant aucun équivalent revendiqué chez les acteurs occidentaux ou français du secteur, la démonstration restant circonscrite au marché chinois et à ses salons professionnels.

Chine/AsieActu
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Des robots chinois s'illustrent au tennis et pulvérisent des records lors des World Humanoid Robot Games
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Des robots chinois s'illustrent au tennis et pulvérisent des records lors des World Humanoid Robot Games

Un robot humanoïde chinois a affronté des joueurs humains lors d'une démonstration de tennis pendant les World Humanoid Robot Games, disputant des échanges en simple puis en double mixte. La machine s'est déplacée latéralement par petits pas rapides pour couvrir le terrain, a ajusté sa position avant l'impact et a renvoyé des coups droits et des revers avec sa raquette. En pleine course pour rattraper une balle, elle a perdu l'équilibre et est tombée en arrière sous les yeux du public, avant de se retourner, de se relever seule et de reprendre l'échange sans assistance humaine. L'événement, présenté par ses organisateurs comme une vitrine des capacités des robots humanoïdes chinois, a également mis en avant, selon le titre de la compétition, des records battus dans d'autres épreuves du programme. Cette séquence illustre un cap technique précis : la capacité d'un système à récupérer seul d'une chute au milieu d'une tâche dynamique, sans intervention extérieure ni redémarrage, ce qui reste un point de friction majeur pour les humanoïdes destinés à des environnements non contrôlés. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ce type de démonstration sportive vise moins l'usine que la preuve de robustesse motrice et de contrôle réactif en temps réel, des briques transférables vers la logistique ou la manutention. Il faut toutefois distinguer nettement l'exercice de démonstration publique, chorégraphié pour un événement, d'un déploiement commercial ou industriel réel : aucun élément ne permet ici de parler de produit livré en série. Ces jeux s'inscrivent dans une stratégie chinoise de vitrines publiques à grande échelle pour la robotique humanoïde, où gouvernement, instituts de recherche et fabricants locaux multiplient les démonstrations spectaculaires face à la concurrence américaine et coréenne. Elles servent autant à mobiliser l'écosystème industriel domestique qu'à communiquer à l'international sur l'avancée du secteur, sans que les prochaines étapes de commercialisation soient précisées dans cette annonce.

Chine/AsieActu
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Les robots humanoïdes sont-ils l'avenir ? Les fabricants chinois misent plutôt sur un design pratique
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Les robots humanoïdes sont-ils l'avenir ? Les fabricants chinois misent plutôt sur un design pratique

Les robots humanoïdes ont dominé les allées de la World Robot Conference (WRC) 2026 à Pékin, où le stand d'Unitree Robotics affichait complet. La entreprise chinoise y a fait la démonstration de modèles bipèdes disputant des matchs de tennis de table et s'affrontant dans des combats simulés, mettant en avant des niveaux de vitesse, d'équilibre et de coordination que le secteur n'atteint que depuis quelques années. Mais au-delà du spectacle offert par Unitree, connue pour ses gammes G1 et H1 ainsi que ses robots quadrupèdes, d'autres exposants chinois ont privilégié une approche différente lors de ce même salon : la conférence a aussi vu progresser des machines à roues, signe que l'industrie chinoise de la robotique glisse de la simple démonstration vers un objectif de déploiement effectif sur le terrain. Ce basculement compte pour les intégrateurs et décideurs industriels parce qu'il expose un écart persistant entre le divertissement technologique et l'utilité opérationnelle. Des démonstrations comme le ping-pong ou le combat entre robots, aussi impressionnantes soient-elles, valident surtout la maîtrise du contrôle moteur et de l'équilibrage dynamique, sans prouver la viabilité économique d'un humanoïde en environnement industriel réel. Le fait que des constructeurs chinois mettent en avant des designs plus pragmatiques, notamment des plateformes à roues moins coûteuses et plus fiables pour des tâches répétitives, suggère que le marché commence à arbitrer entre la course à l'humanoïde bipède et des solutions AMR plus matures, déjà déployables à court terme. Ce positionnement s'inscrit dans la dynamique plus large de la robotique chinoise, portée par Unitree et une constellation de fabricants nationaux qui rivalisent désormais avec les acteurs américains sur la scène des humanoïdes. La WRC, vitrine annuelle de Pékin pour ces technologies, sert historiquement de baromètre des priorités du secteur ; l'édition 2026 marque ainsi un moment où la question n'est plus seulement de savoir qui construit le robot le plus spectaculaire, mais lequel peut réellement passer à l'échelle en usine ou en entrepôt.

Chine/AsieOpinion
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Le robot humanoïde chinois Fuxi reproduit les mouvements humains en temps réel pour des missions à haut risque
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Le robot humanoïde chinois Fuxi reproduit les mouvements humains en temps réel pour des missions à haut risque

NORINCO (China North Industries Group Corporation), conglomérat public chinois de l'armement, dévoile cette semaine son robot humanoïde Fuxi au World Robot Conference et World Robot Expo de Pékin, qui se tient du mercredi au dimanche. Développé par l'institut d'innovation de NORINCO avec des technologies présentées comme entièrement domestiques, Fuxi est un humanoïde grandeur nature d'environ 90 kilogrammes destiné à la reconnaissance tous temps, la patrouille intelligente et les opérations en zones dangereuses, avec des fonctions de sentinelle capables d'identifier du personnel et de déclencher des alertes. Son pilotage s'appuie sur un système de téléopération baptisé "external avatar", présenté comme la première solution chinoise de téléopération pleinement maîtrisée pour des humanoïdes de cette masse, retranscrivant en temps réel les mouvements d'un opérateur distant. Plusieurs unités doivent évoluer en formation lors d'une démonstration de patrouille urbaine nocturne. NORINCO anime aussi la zone des entreprises publiques centrales avec 68 produits issus de 18 filiales; le salon réunit plus de 2 000 exposants et plus de 150 produits en première mondiale. Cette approche tranche avec la trajectoire dominante du secteur, portée par des modèles vision-langage-action autonomes comme Figure 03, Optimus Gen 3, Pi-0 ou GR00T N2: NORINCO mise sur la téléopération assistée, qui contourne le problème encore non résolu de la généralisation autonome en gardant un humain dans la boucle, au prix d'une dépendance à la bande passante et à l'opérateur. Le positionnement révèle surtout l'entrée d'un acteur industriel militaire d'État dans la course humanoïde chinoise, aux côtés d'entreprises civiles comme Unitree ou UBTech, avec des usages orientés sécurité et missions à risque plutôt que logistique. Les chiffres avancés (temps réel, 90 kg, "première" solution du genre) proviennent exclusivement du communiqué NORINCO relayé par Global Times, sans démonstration indépendante à ce stade. Le lancement parallèle d'une "Global Robot Application Exploration Initiative", invitant à soumettre des humanoïdes produits en série à des essais réels, confirme que le secteur chinois cherche à combler l'écart entre démonstrations scéniques et déploiements effectifs. NORINCO est l'un des plus grands conglomérats publics d'armement de Chine, habituellement associé aux véhicules blindés plutôt qu'à la robotique de service, ce qui situe Fuxi dans une logique dual-use distincte de la compétition commerciale menée par Tesla, Figure AI, Boston Dynamics ou les start-up chinoises Unitree et Agibot. Son développement s'est concentré sur trois briques technologiques: la détection du mouvement humain, le transfert de mouvement entre plateformes robotiques et le contrôle coordonné du corps entier. Aucun acteur français ou européen n'apparaît dans cette annonce, circonscrite à l'écosystème public chinois autour de NORINCO et de l'institut Zhiyuan de Hangzhou. Pour l'instant, aucune date de commercialisation ni volume de déploiement n'ont été communiqués: Fuxi en est au stade de démonstration de salon, sa seule échéance confirmée étant sa présentation à Pékin cette semaine.

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Patrouilles, missiles : les robots chinois montrent leurs missions à haut risque au salon de Pékin
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Patrouilles, missiles : les robots chinois montrent leurs missions à haut risque au salon de Pékin

L'Aviation Industry Corporation of China (AVIC) a présenté au World Robot Conference (WRC) de Pékin, ouvert mercredi pour cinq jours et réunissant plus de 300 exposants, son humanoïde Fengxing-001, conçu pour la maintenance aéronautique, le chargement de missiles et le pilotage d'aéronefs. Haut de 1,8 mètre pour 80 kg et en développement depuis 2024, il combine des moteurs compacts dérivés des réacteurs d'avion, un actionnement hybride électro-hydraulique et une technologie de commande électrique de type power-by-wire pour ses articulations. Selon AVIC, cité par le Global Times, deux à trois unités suffisent pour une tâche de chargement de missiles normalement assurée par quatre à six opérateurs humains ; le robot saute 30 cm, marche jusqu'à 3 km/h en portant 20 kg et manipule des charges allant jusqu'à 15 kg. Des essais simulés de pilotage d'aéronef sur instruction ont également été menés, une piste envisagée pour convertir de vieux avions en plateformes sans pilote à moindre coût grâce à une version allégée du robot. Côté sécurité, China North Industries Group, NEXWISE et le 21e institut de recherche de la China Electronics Technology Group (CETC) ont exposé des robots-chiens de patrouille pour sites industriels sensibles, dont un modèle NEXWISE équipé d'un lance-filet électromagnétique capable de neutraliser une cible à 5-10 mètres, présenté comme plus silencieux que les lanceurs à poudre classiques. En parallèle, les deuxièmes World Humanoid Robot Games réunissent 2 056 robots venus de 16 pays, avec de nouvelles épreuves de saut en longueur, haltérophilie et tennis de table. Ces démonstrations marquent un déplacement du discours sur les humanoïdes chinois, jusqu'ici centré sur la logistique et l'industrie civile, vers des usages militaires et sécuritaires assumés publiquement. Pour les intégrateurs et décideurs occidentaux, le signal est net : la Chine positionne ses robots comme substituts crédibles à la main d'œuvre sur des tâches dangereuses en contexte aéronautique et militaire, à un stade où les chiffres avancés, ratios de main d'œuvre, essais de pilotage simulés, restent des annonces internes non vérifiées de façon indépendante, et où aucune production en série ni déploiement opérationnel confirmé n'a été communiqué. L'ampleur de l'événement, plus de 300 exposants et plus de 2 000 robots en compétition, illustre néanmoins l'accélération de la commercialisation du secteur robotique chinois sur un spectre large, de l'usine à la sécurité périmétrique, un mouvement que les acteurs occidentaux et européens surveillent de près. Le WRC s'inscrit dans la stratégie chinoise de développement accéléré de la robotique humanoïde, portée par des groupes publics comme AVIC aux côtés d'acteurs privés en forte croissance. Fengxing-001 illustre la volonté d'AVIC de transposer son savoir-faire aérospatial à la robotique mobile, un positionnement distinct des humanoïdes généralistes davantage tournés vers la logistique. Sur le segment sécurité, NEXWISE, CETC et China North Industries Group se disputent l'équipement de la surveillance de sites sensibles, un marché où les acteurs européens restent en retrait. Aucune des deux entreprises n'a communiqué de calendrier de déploiement commercial : la conversion d'aéronefs anciens via Fengxing-001 comme les systèmes de patrouille et de neutralisation présentés demeurent, à ce stade, au niveau de la démonstration et de l'essai.

UEAucun acteur francais ou europeen n'est implique dans ces demonstrations, mais l'article souligne que les industriels europeens de la securite periphérique restent en retrait face a cette offre chinoise en plein essor.

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Vidéo virale : un robot humanoïde manque de se briser en deux lors d'un entraînement pour les Robot Olympics
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Vidéo virale : un robot humanoïde manque de se briser en deux lors d'un entraînement pour les Robot Olympics

Une vidéo devenue virale montre un robot humanoïde percutant à pleine vitesse un mur rembourré lors d'un entraînement à Pékin, provoquant des étincelles et pliant sa structure au niveau de la taille avant qu'il ne s'effondre sur la piste. Le modèle exact n'a pas été identifié, mais les images, publiées le 20 août 2026 par le compte @pianhangx, ont dépassé 13 millions de vues. Le robot sprintait sur une piste intérieure et n'est apparemment pas parvenu à freiner à temps avant l'obstacle. L'incident s'est produit en préparation des World Humanoid Robot Games, surnommés les "Robot Olympics", qui débutent le 22 août à Pékin pour cinq jours. Cette deuxième édition réunit environ 2 056 robots issus de 666 équipes venues de 16 pays, contre 26 épreuves et 487 matchs lors de la première édition : le nombre d'équipes progresse de 138% et la participation robotique quadruple. La Chine domine avec 157 entreprises, 641 équipes et 1 975 robots, dont des équipes de 27 universités représentant 30 provinces et régions ; les États-Unis, l'Allemagne, le Japon et le Brésil (avec une équipe de champions de la Robot World Cup) sont aussi engagés. Le programme comprend 30 épreuves compétitives et 21 épreuves scénarisées, avec deux nouveautés : le Dexterous Hand Challenge (assemblage d'outils, pesée de poudre, empilement de blocs, manipulation à la pince) et l'Integrated Five Challenge, combinant manipulation fine, transport d'objets, port de charges lourdes et un sprint de 100 mètres. Les temps limites du 100 m, 400 m et 1500 m ont été resserrés à respectivement 1, 5 et 15 minutes. Au-delà de l'anecdote virale, cet épisode illustre les limites persistantes des humanoïdes en conditions réelles de vitesse et de perception : plusieurs observateurs évoquent une possible confusion du système de vision entre la barrière bleue et le sol, un défaut classique de perception qui n'a rien d'anecdotique pour des machines destinées à évoluer en usine ou en entrepôt. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'incident rappelle que la course à l'humanoïde reste freinée par des lacunes basiques en planification de mouvement, équilibre et freinage d'urgence, bien avant les enjeux de manipulation fine mis en avant par les nouvelles épreuves. Les compétitions comme celle-ci servent précisément à révéler ces failles avant un déploiement commercial, en générant des données d'échec exploitables par les équipes d'ingénierie plutôt qu'à masquer ces limites derrière des démonstrations scénarisées. L'événement de Pékin s'inscrit dans la montée en puissance rapide de l'écosystème humanoïde chinois, porté par un tissu industriel dense et un soutien étatique affiché, face à des acteurs occidentaux et japonais encore peu représentés en nombre. L'expansion du format, avec des scénarios couvrant hôtellerie, logistique, secours d'urgence, bibliothèques ou recharge de véhicules, ainsi que le durcissement des chronomètres, indique une volonté d'orienter la compétition vers des cas d'usage plus proches du terrain que du simple spectacle athlétique, en amont des cinq jours de compétition qui débutent le 22 août.

UEL'Allemagne participe aux Robot Olympics de Pékin mais aucun acteur ou cadre reglementaire francais ou europeen n'est directement concerne par cet incident.

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La famille Tiangong s'agrandit : le Tiangong Omni de 1,35 mètre obtient la note maximale au travail
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La famille Tiangong s'agrandit : le Tiangong Omni de 1,35 mètre obtient la note maximale au travail

Lors de la World Robot Conference, le Beijing Humanoid Robot Innovation Center a dévoilé Tiangong Omni, nouveau membre de sa famille de robots humanoïdes Tiangong. À 1,35 mètre pour 39 kilogrammes, Omni est le plus petit gabarit de la gamme, doté d'un corps aux articulations flexibles sur l'ensemble de la structure. Sur le stand, le robot a exécuté une reptation au sol, coudes et jambes coordonnés, avançant à plat ventre de manière fluide et continue. Un autre modèle de la famille, Tiangong 3.0, a de son côté joué le rôle d'hôte d'accueil dans un contexte automobile, présentant un véhicule aux visiteurs en évoluant seul dans un flux de public dense : planification de trajectoire, évitement de foule, accueil, présentation du modèle et interaction, le tout sans intervention humaine. Ce format réduit illustre un compromis assumé : moins d'allonge et de force brute contre une capacité à se faufiler dans des espaces étroits, irréguliers ou à faible hauteur libre, là où un humanoïde de taille standard peine à se déplacer, voire ne peut pas entrer du tout. Cela ouvre potentiellement la voie à des usages en sauvetage d'urgence dans des décombres ou espaces confinés, et en service à domicile dans des intérieurs non conçus pour des robots de grande taille. La démonstration reste toutefois un exercice de stand, filmé dans des conditions contrôlées, et ne renseigne ni sur l'autonomie de batterie, ni sur la vitesse réelle hors démonstration, ni sur un calendrier de commercialisation. Le cas de Tiangong 3.0 pèse davantage pour l'industrie : l'annonce précise son déploiement à venir dans des concessions automobiles, salons de l'auto, événements, sessions de livestreaming et services aux propriétaires de véhicules, un signe que les humanoïdes chinois commencent à sortir des démonstrations techniques ponctuelles pour occuper des rôles de service générateurs de revenus dans la distribution automobile. Le Beijing Humanoid Robot Innovation Center, aussi connu sous le nom de X-Humanoid, est le laboratoire pékinois à l'origine de la lignée Tiangong, dont une version antérieure avait déjà couru un semi-marathon aux côtés de coureurs humains à Pékin en 2025, un argument de communication mis en avant sur l'endurance et la stabilité de la marche bipède du robot. La famille Tiangong évolue dans une compétition chinoise déjà dense face à Unitree, Fourier Intelligence, AgiBot ou UBTech, et plus largement face à des humanoïdes occidentaux comme Optimus de Tesla, les modèles de Figure ou Apollo d'Apptronik, dans une course où les acteurs chinois multiplient les annonces de volumes de déploiement en marge des grands salons professionnels. Aucun calendrier de livraison en volume ni prix n'a été communiqué pour Omni, et l'extension de Tiangong 3.0 au-delà des premiers déploiements annoncés dans l'automobile reste, à ce stade, à confirmer.

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La Chine dispose de plus de 70 terrains d'entraînement à l'IA incarnée opérationnels, selon un rapport
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La Chine dispose de plus de 70 terrains d'entraînement à l'IA incarnée opérationnels, selon un rapport

Plus de 70 sites d'entraînement pour l'IA incarnée (embodied AI) étaient opérationnels en Chine à fin juin 2026, selon un rapport de la China Academy of Information and Communications Technology (CAICT), centre de recherche rattaché au ministère chinois de l'Industrie et des Technologies de l'information. 46 installations supplémentaires sont en construction ou en planification, portant le total à plus de 100 sites répartis dans plus de la moitié des provinces et régions administratives chinoises. Ces installations servent à collecter des données en conditions réelles, entraîner des modèles et tester des systèmes robotiques avant déploiement. L'industrie manufacturière domine largement les usages recensés, présente dans 86% des sites, concentrés dans trois zones: le delta du Yangtze, la région Pékin-Tianjin-Hebei et le delta de la rivière des Perles. Ce volume traduit l'ampleur de l'investissement public chinois dans les infrastructures physiques d'entraînement robotique, à un moment où des acteurs occidentaux comme Figure AI, Tesla avec Optimus, Physical Intelligence avec Pi-0 ou NVIDIA avec GR00T s'appuient surtout sur la simulation et des flottes pilotes restreintes pour générer leurs données. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, cette mutualisation étatique vise à lever le principal goulot d'étranglement cité pour faire progresser les modèles vision-langage-action (VLA): le manque de données réelles à grande échelle. Le rapport ne précise toutefois ni le taux d'utilisation effectif de ces sites ni les volumes de données réellement produits, ce qui en fait avant tout un indicateur de capacité installée plutôt qu'un résultat vérifié. Cette annonce s'inscrit dans la politique industrielle chinoise de soutien à la robotique humanoïde, engagée depuis 2023 face à la concurrence américaine et, plus marginalement, européenne, où des acteurs comme Wandercraft, Pollen Robotics ou Enchanted Tools occupent un créneau différent, plus axé produit que sur les infrastructures d'entraînement. La CAICT publie régulièrement des rapports de référence sur les technologies numériques pour le compte de Pékin. Le document, relayé par le site chinois IT Home, ne fournit ni calendrier de pilotes ni objectifs chiffrés pour les 46 sites en projet, laissant ouverte la question du rythme auquel cette capacité se traduira en déploiements commerciaux effectifs.

UEAucun impact direct, mais l'ecart d'investissement en infrastructures de donnees chinoises souligne le positionnement different des acteurs europeens comme Wandercraft ou Pollen Robotics, centres sur le produit plutot que sur les sites d'entrainement.

Chine/AsieOpinion
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Une entreprise chinoise déploie 1 000 robots en conditions réelles pour cuisiner, inspecter et distribuer des médicaments
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Une entreprise chinoise déploie 1 000 robots en conditions réelles pour cuisiner, inspecter et distribuer des médicaments

La société chinoise RealMan Robotics, basée à Pékin, a présenté lors de la World Robot Conference (WRC) 2026 son initiative de déploiement baptisée Global Link Network (GLN), avec l'objectif de faire fonctionner près de 1 000 robots RealBOT dans des environnements de travail réels au cours de l'année 2026. Sur son stand, l'entreprise a fait la démonstration de tâches variées : récupération et réapprovisionnement de médicaments dans une pharmacie intelligente, inspection d'une salle de distribution électrique, préparation de pâtisseries aux côtés de chefs humains, et opération à distance de son usine d'intelligence incarnée à Changzhou. Le réseau GLN permet à des opérateurs humains de piloter les robots à distance, avec une latence annoncée de l'ordre de la milliseconde sur des milliers de kilomètres. RealMan a par ailleurs obtenu la certification CR L3 délivrée par le Shanghai Robot Industry Technology Research Institute, et affirme que ses bras robotiques humanoïdes légers atteignent un temps moyen entre pannes (MTBF) de 50 000 heures. En partenariat avec le spécialiste du toucher artificiel PaXini, l'entreprise développe aussi un bras RM75 à sept degrés de liberté équipé d'un capteur de force six axes, de capteurs de couple articulaire et de capteurs tactiles multidimensionnels. Pour comparaison, l'américain Figure AI avait réalisé en mai un livestream autonome de 200 heures durant lequel ses robots Figure 03 ont traité près de 250 000 colis sans panne matérielle. Cette initiative illustre un basculement plus large dans la robotique : passer de démonstrations contrôlées en laboratoire à une exploitation continue en conditions réelles, en pharmacie, en usine ou à domicile. Le modèle de téléopération du GLN ouvre la voie à une forme de travail robotique distribué, où une compétence humaine spécialisée pourrait être livrée à distance via un robot, tout en générant en continu des données de perception, de manipulation et de décision qui alimentent l'amélioration des modèles. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'enjeu est moins la performance ponctuelle d'un robot que sa fiabilité à grande échelle et dans la durée, ce que la certification CR L3 et le chiffre de MTBF cherchent à démontrer, même si ces métriques restent auto-déclarées et non vérifiées de façon indépendante. L'objectif de 1 000 unités reste pour l'instant une annonce et non un déploiement effectif : il faudra suivre son exécution réelle en 2026 pour juger si RealMan comble l'écart entre démonstration scénarisée et usage industriel répété, un test que peu d'acteurs humanoïdes ont franchi à cette échelle. RealMan Robotics s'inscrit dans la vague des fabricants chinois de bras et de systèmes robotiques cherchant à sortir des salons professionnels pour s'ancrer dans des usages commerciaux récurrents, aux côtés d'acteurs comme Unitree ou UBTech sur le segment humanoïde chinois. Face à elle, la concurrence internationale suit des trajectoires différentes : Figure AI mise sur l'autonomie complète en environnement logistique aux États-Unis, tandis que d'autres laboratoires développent des modèles génériques de type vision-langage-action. Le partenariat avec PaXini sur le retour de force et le toucher vise une limite connue des bras industriels, la précision de manipulation en environnement non structuré, un axe également travaillé par les acteurs occidentaux. La suite dépendra du rythme réel de déploiement des RealBOT via le réseau GLN en 2026, et de la capacité de RealMan à publier des données vérifiables sur les volumes traités et les taux de panne, plutôt que des démonstrations isolées lors d'événements comme le WRC.

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Unitree devient la première entreprise de robots humanoïdes à entrer en bourse en Chine
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Unitree devient la première entreprise de robots humanoïdes à entrer en bourse en Chine

Unitree Robotics a fait ses débuts mercredi sur le STAR Market de la Bourse de Shanghai sous le ticker 688836.SH, le même jour que l'ouverture de la World Robot Conference 2026 à Pékin. L'entreprise, fondée en 2016 par Wang Xingxing, a fixé le prix de son introduction en bourse à 150,80 yuans (22,41 dollars) par action, émettant 40 446 434 actions A nouvelles pour lever environ 6,099 milliards de yuans (910 millions de dollars). Unitree n'a pas commencé avec les humanoïdes : ses premiers produits commerciaux ont été des robots quadrupèdes, les séries Go, A et B, déployés dans la recherche, l'éducation et l'inspection industrielle. Ce segment a généré 92,82 millions de yuans (13,79 millions de dollars) de revenus en 2022, montant à 698 millions de yuans (103,72 millions de dollars) en 2025. La bascule est venue des humanoïdes : leurs revenus n'étaient que de 2,96 millions de yuans (440 000 dollars) en 2023, moins de 2 % du chiffre d'affaires total, avant de bondir à 868 millions de yuans (128,98 millions de dollars) en 2025, soit plus de 51 % des revenus, portés par les modèles H1 et G1. Au total, Unitree a affiché 1,699 milliard de yuans (250 millions de dollars) de chiffre d'affaires et 278 millions de yuans (41,31 millions de dollars) de bénéfice net en 2025. Cette entrée en bourse fait d'Unitree la première entreprise de robots humanoïdes cotée en Chine, un jalon symbolique alors que le secteur cherche à passer des démonstrations en laboratoire ou en salon à une phase de production et de vente réelles. Au moment où la plupart des acteurs du humanoïde opèrent encore à perte, la rentabilité affichée par Unitree offre aux investisseurs un point de référence concret pour évaluer un marché encore largement spéculatif. Mais cette réussite commerciale ne garantit pas un avantage durable : la force de l'entreprise reste concentrée sur la conception mécanique, les moteurs et le contrôle de mouvement, des domaines qu'elle maîtrise depuis dix ans. La bataille se déplace désormais vers l'intelligence embarquée, soit la capacité des robots à percevoir leur environnement, prendre des décisions et exécuter des tâches non programmées à l'avance, un terrain où le matériel seul ne suffit plus. L'histoire d'Unitree explique cette position hybride : en quittant un laboratoire universitaire en 2016, Wang Xingxing a misé sur les quadrupèdes, plus simples à industrialiser que les humanoïdes à l'époque, pour construire une base de revenus avant l'explosion de la tendance humanoïde. Cette stratégie progressive contraste avec des concurrents qui ont visé directement l'humanoïde sans revenus récurrents établis en amont. L'IPO coïncide avec l'ouverture de la World Robot Conference 2026 à Pékin, où constructeurs automobiles, entreprises de robotique et acteurs de l'IA présentent leurs efforts vers la production de masse et le déploiement réel. Pour Unitree, l'étape suivante consistera à transformer son avance matérielle en capacités logicielles et cognitives comparables à celles des modèles développés par ses concurrents, une compétition qui ne fait que commencer.

Chine/AsieOpinion
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Après 4 mois d'entraînement en usine automatisée, Xiaomi dévoile son robot humanoïde nouvelle génération
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Après 4 mois d'entraînement en usine automatisée, Xiaomi dévoile son robot humanoïde nouvelle génération

Le 19 août 2026, à la World Robot Conference, Xiaomi a présenté la nouvelle génération de son robot humanoïde, sous le nom de code Tieda, après quatre mois d'entraînement dans une usine automobile. Il mesure 1,70 mètre, pèse 66 kilogrammes et compte 66 degrés de liberté, dont 33 dans les mains, avec un corps gris clair intégré et une tête casquée argent mat. Sur scène, il a joué les fleuristes, saisissant et remettant des bouquets à des visiteurs, serrant des mains et faisant des checks, gestes pilotés par l'IA plutôt que scriptés. Toujours prototype, il partira ensuite vers l'Europe. Appuyé sur le modèle open source Xiaomi-Robotics-0, il a vissé de façon autonome des écrous autotaraudeurs et manutentionné des bacs de pièces, avec un taux de réussite de 90,2% sur trois heures dans un atelier de moulage, respectant une cadence de 76 secondes ; en juillet, Xiaomi a montré des progrès sur le tri de pièces souples et le pliage de cartons, portant le taux de réussite au vissage à 98%. Cette démonstration marque une bascule dans la course aux humanoïdes industriels : plutôt qu'une vidéo de salon, Xiaomi avance des indicateurs mesurés en conditions réelles, cadence et taux de réussite sur plusieurs heures, ce qui la distingue des séquences habituellement sélectionnées du secteur. Ces chiffres restent à relativiser : trois heures sur un seul poste ne valent pas un déploiement en production continue, et Xiaomi ne communique ni volume de robots affectés en usine ni calendrier de commercialisation. L'intérêt est surtout la validation d'une architecture perception-langage-action associée à un système hybride cerveau plus cervelet sur des tâches très répétitives, terrain où la plupart des humanoïdes concurrents peinent encore à sortir du laboratoire. Le robot sert avant tout à réduire les coûts de fabrication des propres usines de Xiaomi. Xiaomi s'est lancé dans la robotique humanoïde vers 2021 et avait dévoilé dès 2022 une première génération, CyberOne Tieda, avec 21 degrés de liberté pour le corps entier mais centrée sur l'interaction, loin des capacités industrielles visées aujourd'hui. Le nouveau modèle repose sur une architecture bipède pleine taille, une vision de profondeur Mi-Sense interne, et le modèle open source Xiaomi-Robotics-0 ; en juillet, Lei Jun avait indiqué que le modèle Xiaomi-Robotics-1 s'était classé premier mondial sur les benchmarks Robocasa365 et RoboDojo. Le 18 août, Xiaomi a publié ses résultats du deuxième trimestre 2026 : chiffre d'affaires de 108,9 milliards de yuans, en repli de 6,1% sur un an mais en hausse de 9,9% sur trois mois, et R&D de 9,23 milliards de yuans, en hausse de 18,9%, concentrée sur les véhicules électriques intelligents et l'IA. L'activité robotique reste au stade de prototype, sans revenu externe, sa valeur résidant pour l'instant dans la réduction des coûts industriels plutôt que dans la commercialisation.

UELe prototype doit ensuite être présenté en Europe, mais aucun déploiement, partenaire ou entreprise française/européenne n'est précisé à ce stade.

Chine/AsieActu
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L'année la plus effervescente pour l'IA incarnée, mais l'évolution des robots reste imperceptible à l'œil nu
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L'année la plus effervescente pour l'IA incarnée, mais l'évolution des robots reste imperceptible à l'œil nu

En août 2026, la World Robot Conference (WRC) a de nouveau réuni des dizaines d'humanoïdes dansant, combattant, saisissant des objets et triant des pièces, aux côtés de bras robotiques manipulant des lignes simulées. Selon Counterpoint Research, les livraisons mondiales d'humanoïdes ont dépassé 22 000 unités au premier semestre 2026, en hausse de près de 300%, avec une projection annuelle supérieure à 50 000 unités. AgiBot a livré environ 9 700 robots, Unitree plus de 7 000 (soit 31% du marché), et Galaxy General plus de 1 100, les cinq premiers acteurs captant 86% du marché. Par usage, le divertissement représente 33,6% des déploiements et la production de données/recherche 27%, soit plus de 60% à eux deux, contre seulement 12,8% pour la fabrication industrielle et 4,9% pour la logistique d'entrepôt. Unitree a présenté un robot atteignant 12,65 mètres par seconde, tandis que Galaxy General a entraîné son humanoïde bipède ET1 à partir d'environ 100 000 heures de données de mouvement humain, avec un système nommé WAM-TTT permettant à un robot d'apprendre une nouvelle tâche en observant des opérateurs sur site ; l'entreprise revendique un déploiement dans plusieurs dizaines d'usines du fabricant de batteries CATL, au-delà du simple test à une machine. Ces chiffres masquent un constat plus inconfortable pour le secteur : les tâches démontrées (saisir une tasse, plier du linge) restent quasiment identiques d'une édition à l'autre du salon, malgré l'explosion du nombre de robots présentés. Le fondateur d'Unitree, Wang Xingxing, résume le vrai obstacle : dans un environnement fixe et avec assez de données, un robot peut approcher 100% de réussite, mais un simple changement d'objet fait chuter la performance, preuve que la généralisation, et non la motricité, reste le goulot d'étranglement. Il fixe le seuil décisif à 80% de réussite sur des tâches inédites, données par instruction en langage naturel dans un environnement jamais vu, comme condition d'une véritable explosion commerciale. Wang He, fondateur de Galaxy General, compare l'état actuel des modèles incarnés à GPT-2 et anticipe un niveau proche de GPT-3.5 à GPT-4 d'ici 2028, ce qui questionne directement la promesse d'un modèle générique déployable sans réentraînement massif par site. Sur le plan concurrentiel, Unitree mise sur le contrôle moteur, l'ingénierie mécanique, les coûts et les volumes, mais ses robots restent surtout vendus à la recherche et à l'éducation, poussant l'entreprise à réorienter ses investissements vers les modèles d'IA. Galaxy General, positionné sur les modèles fondation incarnés, cherche à prouver que l'apprentissage d'une tâche peut se répliquer sur des centaines de sites, comme l'illustre son déploiement multi-usines chez CATL, un test de passage à l'échelle que le secteur observe de près avant tout pari sur une adoption industrielle massive d'ici 2028.

Chine/AsieOpinion
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Chery lance les préparatifs d'introduction en Bourse de sa filiale robotique AiMOGA, visant les marchés étrangers
47TechNode 

Chery lance les préparatifs d'introduction en Bourse de sa filiale robotique AiMOGA, visant les marchés étrangers

AiMOGA Robotics, filiale robotique incubée par le constructeur automobile chinois Chery depuis janvier 2025, a entamé les préparatifs d'une introduction en bourse autonome et discute de plusieurs places de cotation possibles, sans calendrier ni marché arrêtés. Sa direction indique qu'une cotation financerait les investissements technologiques et l'expansion internationale. L'entreprise affirme avoir livré plus de 3 000 robots dans le monde, dont 2 000 hors de Chine, avec des activités dans plus de 60 pays et régions. Elle vise 10 000 livraisons mondiales l'an prochain et a déployé 110 robots humanoïdes policiers dans plusieurs villes chinoises. Cette annonce illustre la montée des constructeurs automobiles chinois dans la robotique humanoïde, Chery rejoignant BYD, Xiaomi ou Xpeng dans une course à l'échelle industrielle. Pour les intégrateurs et décideurs du secteur, les volumes avancés, plus de 3 000 unités livrées et un objectif de 10 000 l'an prochain, visent à démontrer une traction commerciale réelle, même si ces chiffres restent auto-déclarés et non vérifiés. Le projet de cotation demeure préparatoire : aucune place boursière ni date n'a été confirmée. AiMOGA a été incubée par Chery en janvier 2025, dans un paysage chinois de la robotique de service et humanoïde déjà occupé par Unitree, Fourier Intelligence et UBTech, cette dernière ayant elle aussi fourni des robots à usage policier. À l'international, la concurrence inclut notamment Figure AI et Tesla avec Optimus. Les prochaines étapes attendues sont le choix de la place de cotation et la poursuite de l'expansion vers l'objectif de 10 000 livraisons annuelles.

Chine/AsieActu
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Unitree lance un bras dextérique à sept axes, à partir de 9 900 RMB
48TechNode 

Unitree lance un bras dextérique à sept axes, à partir de 9 900 RMB

Unitree Robotics a lancé le R1, un bras robotique dextre à sept axes, à un prix de départ de 9 900 yuans (environ 1 300 dollars). Selon le fabricant chinois, l'appareil affiche une précision de répétabilité d'environ 0,1 millimètre, des vitesses articulaires maximales dépassant 180 degrés par seconde, une portée maximale de 650 millimètres lorsqu'il est équipé d'une main dextre, et une charge utile nominale de 2 kilogrammes pour un poids total de 5,5 kilogrammes. Le bras intègre un retour de force et une détection de collision, fonctionne sous un environnement de développement basé sur Ubuntu, et prend en charge les interfaces XT30 et CAN485. Unitree a précisé son intention d'ouvrir le code source du logiciel de contrôle et des interfaces du bras, en visant des applications dans la recherche, l'éducation, l'assemblage industriel et les robots de service. Ce lancement illustre la stratégie de démocratisation agressive d'Unitree, qui applique au segment des bras robotiques la même logique tarifaire que celle déjà employée pour ses robots quadrupèdes et humanoïdes, historiquement vendus à des prix nettement inférieurs à ceux des concurrents occidentaux. Pour les intégrateurs et les laboratoires de recherche, un bras à sept axes avec retour de force sous la barre des 1 500 dollars, potentiellement open-source, abaisse considérablement le coût d'entrée pour prototyper des applications de manipulation fine, ce qui pourrait accélérer l'expérimentation académique et industrielle à petite échelle, tout en mettant une pression tarifaire supplémentaire sur les fournisseurs de bras collaboratifs établis. Unitree s'est imposé ces dernières années comme l'un des acteurs chinois les plus visibles de la robotique grand public et industrielle, en particulier grâce à ses robots quadrupèdes (série Go) et humanoïdes (série G1, H1) vendus à des prix disruptifs. Le R1 s'inscrit dans cette même logique d'extension de gamme vers la manipulation, un segment où des acteurs comme Franka Robotics ou les bras collaboratifs Universal Robots dominent traditionnellement en Occident. L'annonce ne précise ni date de disponibilité commerciale généralisée, ni volumes de production, et reste pour l'instant un lancement produit plutôt qu'un déploiement documenté sur le terrain.

UELe bras R1 d'Unitree exerce une pression tarifaire sur les fabricants europeens de bras collaboratifs comme Franka Robotics (Allemagne) et Universal Robots (Danemark), sans impact reglementaire direct.

Chine/AsieOpinion
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Cinq tendances du WRC 2026 : les robots passent de la validation technique à la validation produit
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Cinq tendances du WRC 2026 : les robots passent de la validation technique à la validation produit

La World Robot Conference (WRC) 2026 s'est ouverte le 19 août au Beiren Yichuang International Convention Center, dans le district de Yizhuang à Pékin, sur le thème de la symbiose homme-machine et de l'intégration offre-demande. Quatre halls d'exposition ont réuni plus de 300 entreprises chinoises et étrangères, près de 3 000 exhibits et plus de 150 produits présentés en première mondiale. Plus de 1 000 experts ont participé à sept forums principaux et plus de 70 événements parallèles, tandis que plus de 17 000 concurrents venus de plus de 20 pays s'affrontaient dans des compétitions. L'ouverture, désignée comme journée des lancements, coïncidait avec la fête chinoise des amoureux Qixi : les organisateurs ont mis en scène un mariage de robots, avec un marié bipède s'agenouillant pour offrir des fleurs et une mariée à roues et bras articulés recevant un cadeau avant de défiler en distribuant des bonbons aux visiteurs. Ce même jour, Unitree faisait ses débuts boursiers sur le STAR Market de Shanghai ; son robot G1 a joué au tennis de table en direct contre des humains, démontrant une chaîne perception, décision, contrôle corps entier et exécution bâtie sur des modèles algorithmiques maison, avec coups droits, revers et déplacements, et une latence de contrôle inférieure à cinq millisecondes. Ce salon marque un basculement clair : après une année où les humanoïdes ont surtout prouvé qu'ils pouvaient marcher, courir ou sauter, l'enjeu de 2026 devient la validation produit, c'est à dire la vitesse d'apprentissage, la fiabilité en tâche réelle, l'efficacité par scénario et le coût d'exploitation. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, ce glissement signifie que la course humanoïde ne se juge plus sur des vidéos de démonstration mais sur des critères d'achat concrets, qui déploie, à quel prix, avec quelle disponibilité. Autre signal notable, l'engouement autour des world models, omniprésent l'an dernier, retombe nettement sur le salon, ce qui suggère que cette approche peine à convaincre au delà du discours de recherche. À l'inverse, le retour du tactile sur les mains habiles et la montée des exosquelettes portés par des utilisateurs ordinaires indiquent que l'industrie déplace son effort vers la manipulation fine et les applications grand public, pendant que les articulations deviennent un nouveau champ de bataille pour les fournisseurs de composants, signe d'une chaîne d'approvisionnement en cours de structuration. Ce tournant s'inscrit dans la suite logique des éditions précédentes du WRC, où la démonstration de capacités motrices dominait les débats. La cotation d'Unitree, acteur chinois déjà connu pour ses robots quadrupèdes et humanoïdes low cost, illustre la maturation financière du secteur, tandis que la densité de premières mondiales, plus de 150 produits, traduit une concurrence désormais mondiale entre fabricants chinois et internationaux. Les cinq tendances dégagées par le salon, validation produit, recul relatif des world models, essor du tactile, percée des exosquelettes et bataille des articulations, dessinent une industrie qui cherche à passer du statut de vitrine technologique à celui de marché opérationnel, avec des robots réellement achetés, déployés et utilisés au quotidien plutôt que simplement exhibés.

Chine/AsieActu
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Ce que signifie l'introduction en Bourse d'Unitree Robotics pour l'industrie des humanoïdes
50Robotics Business Review 

Ce que signifie l'introduction en Bourse d'Unitree Robotics pour l'industrie des humanoïdes

Unitree Robotics a fait ses débuts cette semaine sur le STAR Market de Shanghai, terminant sa première séance en hausse de 460% après avoir levé 6,1 milliards de yuans, environ 905 millions de dollars, une première pour un grand fabricant de robots à pattes. Fondée en 2016 à Hangzhou sous le nom de Yushu Technology Co., l'entreprise s'est fait connaître avec ses quadrupèdes et son humanoïde G1, vendu 13 500 dollars et popularisé par des vidéos où il danse, fait du kung-fu ou enchaîne les saltos. Elle a aussi dévoilé cette semaine "Superman", un modèle développé en trois mois, capable d'un saut de plus de 2 mètres et d'une pointe à 12,6 m/s. Ses ventes d'humanoïdes sont passées de 5 unités en 2023 à 5 215 en 2025, un record mondial, pour un bénéfice net d'environ 41 millions de dollars, contre 14 millions en 2024 et une perte de 1,6 million en 2023. Ces chiffres masquent une réalité plus fragile: environ 70% des robots vendus par Unitree sont allés à des universités et laboratoires, et moins de 10% des ventes correspondent à de véritables déploiements commerciaux. Pour Gavin Kenneally, PDG de Ghost Robotics, le volume fait une bonne histoire boursière, mais l'essentiel des robots Unitree reste cantonné aux laboratoires et aux halls d'accueil; l'entreprise doit encore prouver qu'elle peut produire des machines fiables pour des environnements industriels exigeants. Nicolaus Radford, PDG de Persona AI, ajoute qu'Unitree sait vendre des robots mais n'a pas démontré leur durabilité opérationnelle ni un cas d'usage justifiant un déploiement à grande échelle, les prouesses filmées du "Superman" restant difficiles à vérifier hors contexte. La Federal Communications Commission américaine a en outre restreint en juillet l'importation de robots mobiles étrangers, humanoïdes et quadrupèdes inclus, ce qui pourrait freiner les futures ventes d'Unitree aux Etats-Unis. Cette IPO fixe un étalon que d'autres acteurs du secteur devront désormais dépasser pour prouver que le volume se traduit en modèle économique durable. Unitree n'est pas la première entreprise d'humanoïdes à entrer en bourse: UBTech, basée à Shenzhen, l'avait fait dès 2023 à Hong Kong, sans connaître la même dynamique. UBTech a perdu environ 104 millions de dollars l'an dernier et tire près d'un quart de son chiffre d'affaires de produits non robotiques, tondeuses, robots piscine et aspirateurs, pour 1 079 humanoïdes revendiqués en 2025, quand Unitree tire l'intégralité de ses profits de ses robots. Aux Etats-Unis, aucun acteur purement dédié aux humanoïdes n'est encore coté: Agility Robotics, concepteur du robot Digit, préparerait une entrée en bourse via une fusion avec le SPAC Churchill XI, pour une valorisation pré-money de 2,5 milliards de dollars; le titre de ce véhicule a progressé cette semaine dans le sillage de l'IPO d'Unitree. Reste à savoir quels autres fabricants d'humanoïdes suivront cette trajectoire, et si les marchés continueront à valoriser la croissance des volumes avant la preuve d'un usage industriel rentable.

Chine/AsieOpinion
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