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Chine/Asie

50 sur 254 articles

La robotique chinoise et asiatique : Unitree, AgiBot, UBTech, Fourier Intelligence, XPeng AeroHT, Xiaomi CyberOne, et acteurs japonais/coréens.

1Interesting Engineering Chine/AsieActu

China : nouveau robot humanoïde d'AGIBOT avec 51 degrés de liberté, autonomie de 8 heures

AGIBOT a dévoilé quatre nouveaux produits robotiques lors de la World Artificial Intelligence Conference (WAIC) 2026 à Shanghai : l'humanoïde A3 Ultra, la plateforme éducative X2 EDU, le robot industriel G2 Max et la main robotique OmniHand 3 Ultra-M. L'A3 Ultra, conçu pour des tâches commerciales et de service sur de longues durées, mesure 1,74 mètre pour 60 kilogrammes, offre 51 degrés de liberté et peut porter jusqu'à 5 kilogrammes par bras, avec une autonomie annoncée de huit heures. Il embarque un LiDAR 3D, des caméras RGB-D, fisheye et binoculaires, ainsi que des systèmes de positionnement GPS, RTK et UWB, le tout piloté par une puce NVIDIA Thor ; il peut se recharger via câble, échange de batterie ou recharge autonome. Le X2 EDU, plateforme modulaire à architecture ouverte destinée à la recherche et à l'éducation, mesure environ 1,3 mètre, compte 29 degrés de liberté dont sept par bras, et supporte des charges de 3 kilogrammes. Le G2 Max cible la manutention lourde et la palettisation en usine grâce à des bras à contrôle de force et une mobilité omnidirectionnelle, tandis que l'OmniHand 3 Ultra-M, une main de 630 grammes dotée de 20 degrés de liberté actifs et de capteurs tactiles par vision, peut saisir des charges allant jusqu'à 5 kilogrammes. Par ailleurs, AGIBOT a récemment diffusé en direct des robots G2 inspectant de façon autonome des tablettes tactiles sur une chaîne de production, tout en annonçant la fabrication de son 15 000e robot. Ces annonces illustrent la stratégie d'AGIBOT visant à démontrer un déploiement industriel réel plutôt que de simples démonstrations contrôlées, un point sensible pour un secteur régulièrement critiqué pour l'écart entre ses vidéos promotionnelles et la réalité opérationnelle. Sur le site de Longcheer Technology à Nanchang, l'entreprise affirme avoir intégré une ligne de production complète en 36 heures, avec des robots G2 traitant environ 3 000 tablettes par équipe, cumulant plus de 64 heures de fonctionnement continu et un taux d'indisponibilité inférieur à 4 %. Si ces chiffres proviennent directement du communiqué d'AGIBOT et méritent donc d'être pris avec prudence, notamment quant à la représentativité de la période mesurée, ils s'adressent directement aux intégrateurs et décideurs industriels en quête de preuves de fiabilité en conditions de production plutôt que de promesses. La capacité annoncée à travailler aux côtés d'équipements existants, sans reconfiguration majeure de la chaîne, est l'argument central pour convaincre les industriels que les humanoïdes généralistes peuvent s'insérer dans des usines déjà en place, plutôt que d'exiger des lignes conçues autour d'eux. Ces lancements s'inscrivent dans la course mondiale aux humanoïdes commerciaux, où des acteurs chinois comme AGIBOT ou Unitree affichent des cadences de production et des déploiements industriels revendiqués comme plus rapides que ceux de leurs homologues occidentaux. AGIBOT a construit ces annonces en partenariat avec Longcheer Technology et PIA Automation, et présente également ses robots dans des usages hors industrie, comme l'accueil touristique, le guidage d'information et le transport de personnes, signe d'une volonté de diversifier les cas d'usage commerciaux au-delà de l'usine. Aucune échéance précise n'a été communiquée pour un élargissement de ces déploiements à d'autres sites ou clients, mais la cadence de production revendiquée, avec un 15 000e robot déjà sorti des chaînes, suggère qu'AGIBOT cherche à passer rapidement du pilote à l'échelle industrielle.

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2Robotics & Automation News 

AGIBOT dévoile quatre nouveaux robots au WAIC 2026 et étend son portefeuille d'IA incarnée industrielle

AGIBOT a dévoilé quatre nouveaux produits robotiques lors du World Artificial Intelligence Conference (WAIC) 2026 à Shanghai, élargissant son portefeuille au-delà du seul robot humanoïde vedette. La gamme annoncée comprend l'A3 Ultra, un robot humanoïde, le X2 EDU, une plateforme dédiée à l'éducation, le G2 Max, un robot industriel destiné à l'automatisation d'usine, et OmniHand, une main robotique dextre vendue comme composant autonome. L'entreprise chinoise met en avant des déploiements commerciaux croissants pour justifier cette diversification, sans toutefois détailler publiquement des chiffres précis de volumes, de prix ou de spécifications techniques (charge utile, degrés de liberté) pour chacun des quatre systèmes. Cette annonce illustre un basculement stratégique notable chez AGIBOT: plutôt que de concentrer sa communication sur un unique robot humanoïde généraliste, l'entreprise segmente son offre par cas d'usage, éducation, industrie, préhension dextre, ce qui reflète une approche plus proche de celle d'un fournisseur de composants et de solutions verticales que d'un pur constructeur de robots humanoïdes. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ce mouvement suggère que la rentabilité à court terme passe davantage par des systèmes spécialisés déployables rapidement que par le pari du robot humanoïde universel, encore loin d'une adoption massive. AGIBOT, aussi connu sous le nom Zhiyuan Robotics, s'est imposé comme l'un des acteurs chinois les plus visibles de la robotique incarnée, aux côtés d'Unitree, Fourier Intelligence et UBTech, dans une course où Pékin soutient activement l'industrie face aux ambitions américaines de Figure AI ou Tesla avec Optimus. Le WAIC sert traditionnellement de vitrine annuelle pour ces annonces, sans toujours garantir une disponibilité commerciale immédiate.

Chine/AsieActu
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3TechNode 

Elon Musk trouve les combats de robots amusants après avoir regardé la bataille de robots humanoïdes en Chine

Voici la traduction/résumé en français, prêt à publier : Une entreprise de robotique basée à Shenzhen a organisé le 19 juillet un combat entre deux robots humanoïdes EngineAI T800, dont la vidéo est devenue virale au point d'attirer l'attention d'Elon Musk, qui a repartagé les images sur X en commentant que les combats de robots sont amusants. Les deux machines, échangeant coups de poing et coups de pied dans une cage octogonale de style MMA, mesurent 1,73 mètre pour 75 kilogrammes et sont équipées d'articulations hydrauliques haute résistance leur permettant d'exécuter des mouvements de combat proches de ceux d'un humain : jabs, coups de pied circulaires, projections. Moment le plus marquant de l'affrontement, la tête de l'un des robots a été arrachée d'un coup de pied par son adversaire ; privé de ses capteurs céphaliques, il a néanmoins continué à se battre, encaissant et rendant des coups grâce à son système de contrôle central logé dans le torse. L'événement est présenté par ses organisateurs comme la première compétition de combat libre entre robots humanoïdes « de niveau industriel » au monde. Au-delà de l'effet spectacle, l'épisode met en avant la résilience mécanique recherchée par les fabricants chinois de robots humanoïdes : continuer à opérer après la perte d'un module sensoriel critique est un argument de robustesse pertinent pour des usages industriels réels, où chocs et pannes partielles sont fréquents. L'événement s'inscrit surtout dans une course commerciale et médiatique très active entre acteurs chinois (EngineAI, Unitree, Fourier), qui multiplient les démonstrations spectaculaires, boxe, danse, course, désormais combat, pour affirmer la maturité de leurs plateformes face aux Optimus de Tesla ou au Figure 03. La réaction de Musk, qui développe lui-même Optimus, confirme que ces démonstrations chinoises sont suivies de près par les concurrents occidentaux, même si l'écart entre performance en cage contrôlée et déploiement industriel réel reste important ; l'appellation « niveau industriel » avancée par les organisateurs mérite d'être prise avec prudence, aucune application commerciale concrète n'ayant été documentée. EngineAI, jeune pousse chinoise spécialisée dans les robots humanoïdes bipèdes, avait déjà attiré l'attention avec des démonstrations de marche et de course rapide de son T800. Ce combat s'ajoute à une série d'événements similaires organisés en Chine ces derniers mois, marches, matchs de boxe et désormais free-fight, portés par des entreprises comme Unitree, qui cherchent à construire une image de marque autour du spectacle autant que de la technologie. Aucune date ni format n'ont été annoncés pour une suite, et EngineAI n'a communiqué aucun calendrier de commercialisation ou de déploiement industriel pour le T800. Le contraste reste net avec des acteurs occidentaux ou français comme Wandercraft (exosquelettes médicaux) ou Enchanted Tools, qui misent sur des démonstrations orientées usage professionnel plutôt que sur le spectacle de combat.

Chine/AsieActu
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4TechNode 

Yimu Tech lève plus d'un milliard de RMB pour la détection tactile robotique et la production

La start-up chinoise Yimu Tech, spécialisée dans les capteurs tactiles pour les systèmes d'intelligence incarnée, a bouclé un tour de table Série E de plus d'1 milliard de yuans (environ 140 millions de dollars), portant sa valorisation au-delà de 10 milliards de yuans (près d'1,4 milliard de dollars). L'opération a été menée conjointement par plusieurs fonds en yuans, des fonds en dollars et des investisseurs industriels, sans que leurs noms soient précisés. Yimu Tech développe l'ensemble de la chaîne de détection tactile pour robots : matériaux sensoriels, puces dédiées, algorithmes de traitement et modèles associés. Les fonds levés serviront à la R&D ainsi qu'à industrialiser la production et honorer les commandes en carnet sur ses lignes de fabrication. L'information a été rapportée par le média chinois 36Kr, sans détail sur les clients ou volumes concernés. Cette levée illustre l'appétit croissant des investisseurs chinois pour les briques technologiques de l'intelligence incarnée, au-delà des seuls robots humanoïdes. Le toucher reste l'un des verrous majeurs de la manipulation fine : sans retour tactile fiable, les modèles VLA (vision-language-action) peinent à saisir des objets fragiles, déformables ou mal positionnés, un problème récurrent lors des démonstrations de robots humanoïdes. Une levée de cette taille, associée à des investisseurs industriels, suggère que Yimu Tech honore déjà des commandes concrètes plutôt que de miser sur un pari purement technologique, ce qui la distinguerait des nombreuses démos qui ne débouchent jamais sur une production réelle. Le marché des capteurs tactiles pour la robotique reste jeune et fragmenté, avec des acteurs comme Contactile en Australie ou Tacterion en Allemagne, ainsi que des solutions de peau artificielle développées en interne par des fabricants de robots humanoïdes. En Chine, Yimu Tech s'inscrit dans une vague d'investissements massifs dans la chaîne de valeur de la robotique incarnée, alimentée par la concurrence sino-américaine sur les mains robotiques et la manipulation dextre. Les prochaines étapes annoncées concernent la montée en cadence industrielle des lignes de production, sans calendrier précis communiqué pour de nouveaux partenariats ou déploiements clients.

Chine/AsieActu
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5Interesting Engineering 

Chine dévoile une plateforme cerveau-robot qui permet de contrôler des machines par la pensée

BrainCo, société chinoise spécialisée dans les interfaces cerveau-machine (BCI), a présenté lors de la World Artificial Intelligence Conference (WAIC) à Shanghai une plateforme intégrée de contrôle de robots par la pensée, qu'elle qualifie de première mondiale du genre. Le système repose sur un casque EEG non invasif qui capte les signaux électriques produits naturellement par le cerveau via des capteurs posés sur le crâne. Des algorithmes d'IA analysent ensuite ces signaux pour déterminer l'action que l'utilisateur souhaite effectuer, puis traduisent cette intention en instructions exécutables par un robot connecté. Nyx He, vice-présidente senior de BrainCo, a expliqué à SCMP que dix ans de recherche en BCI ont permis à l'entreprise de décoder les intentions humaines et de les convertir en actions machine. La plateforme est compatible avec du matériel tiers varié : bras robotiques, robots humanoïdes et robots quadrupèdes. Lors d'une démonstration, un bras robotique a saisi des objets comme une tasse ou une pomme uniquement à partir des signaux cérébraux de l'utilisateur. Au-delà du contrôle mains libres, BrainCo positionne sa technologie comme une réponse à un problème plus large de l'IA incarnée : le manque de données d'entraînement de qualité issues d'interactions réelles. Selon l'entreprise, combiner exécution robotique réelle, démonstrations humaines et simulations virtuelles via cette interface pourrait enrichir les jeux de données nécessaires à l'apprentissage des robots. L'argument mérite d'être nuancé : la présentation reste une démonstration de conférence, pas un produit commercialisé ni un déploiement industriel documenté. Un rapport récent de HSBC rappelle que le secteur chinois des robots humanoïdes manque encore de données réelles de haute qualité et que leur commercialisation à grande échelle reste éloignée de plusieurs années, ce qui replace l'annonce de BrainCo dans un contexte où la promesse dépasse encore largement l'usage industriel avéré. BrainCo se distingue d'acteurs comme Neuralink en misant sur des interfaces non invasives et des technologies prothétiques plutôt que sur des implants chirurgicaux, un positionnement qu'elle développe depuis plusieurs années. L'annonce s'inscrit dans une compétition plus large entre entreprises chinoises et américaines sur l'IA incarnée, où Tesla et Nvidia investissent massivement dans des robots capables de percevoir leur environnement et de manipuler des objets de façon autonome. BrainCo n'a pas communiqué de calendrier de déploiement pilote ni de partenaire industriel confirmé, et reconnaît elle-même que des limitations techniques importantes restent à résoudre avant une adoption à plus grande échelle.

Chine/AsieOpinion
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6New Atlas Robotics 

World's 1st mass-produced humanoid robot, il roule vers le marché chinois

Ubtech, entreprise chinoise de robotique déjà cotée à Hong Kong, a lancé un produit qu'elle présente comme le premier robot humanoïde "ultrabionique" grand format produit en série au monde, conçu comme un compagnon domestique plutôt que comme un outil industriel. Le communiqué reprend l'imaginaire de la science-fiction, citant Blade Runner, Ex Machina et A.I. Intelligence Artificielle pour illustrer une promesse de robots capables d'interagir avec les humains et de répondre à l'isolement social. Aucune fiche technique précise n'accompagne l'annonce: ni degrés de liberté, ni charge utile, ni prix, ni date de disponibilité commerciale ne sont communiqués, ce qui limite la portée vérifiable de la revendication "premier au monde" et "production de masse". Cette absence de données chiffrées est révélatrice d'un secteur où les annonces marketing devancent souvent la réalité industrielle. Passer d'un prototype de démonstration à une véritable production de masse reste l'obstacle majeur pour les humanoïdes, qu'il s'agisse d'usage industriel ou domestique. Si Ubtech confirme effectivement une chaîne de production à grande échelle, ce serait un signal fort pour le marché du robot compagnon grand public, un segment jusqu'ici dominé par les démonstrations plutôt que par les livraisons réelles, et qui pourrait ouvrir une nouvelle ligne de commercialisation distincte des humanoïdes destinés aux usines. Ubtech s'est jusqu'à présent fait connaître avec sa gamme industrielle Walker S, déployée en pilotes chez des constructeurs automobiles et électroniques chinois pour des tâches de logistique et d'assemblage. Ce nouveau robot "compagnon" marque une diversification vers le marché résidentiel, dans un contexte de concurrence mondiale intense face à Tesla (Optimus), Figure AI (Figure 03), Unitree ou 1X Technologies. Les prochaines étapes à surveiller seront les volumes de production réellement livrés et les retours d'utilisateurs, seuls indicateurs capables de valider ou d'infirmer les affirmations du communiqué initial.

Chine/AsieOpinion
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7Robotics & Automation News 

Fujitsu s'associe à Fanuc, Yaskawa et Kawasaki pour faire progresser l'IA physique avec la technologie Nvidia

Voici l'article traduit et résumé : Fujitsu a lancé un partenariat avec les trois grands fabricants japonais de robotique Fanuc, Yaskawa Electric et Kawasaki Heavy Industries pour développer et déployer l'IA physique dans la fabrication, la logistique et la santé. L'initiative intègre également les technologies d'IA physique de Nvidia, les partenaires cherchant à construire une plateforme de contrôle collaborative capable de relier systèmes numériques et robots. L'annonce reste à ce stade programmatique : aucune date de déploiement, aucun chiffre de performance (payload, DOF, temps de cycle) ni calendrier de commercialisation n'a été communiqué. Il s'agit pour l'instant d'un cadre de collaboration technologique plutôt que d'un produit ou d'un pilote industriel concret. Ce rapprochement illustre la consolidation en cours entre géants industriels japonais autour de l'IA physique, un secteur jusqu'ici dominé dans le discours public par les humanoïdes américains et chinois (Figure, Tesla Optimus, Unitree) et les plateformes VLA de Nvidia (GR00T) ou Physical Intelligence (Pi-0). Pour les intégrateurs et décideurs B2B, le signal est celui d'une réponse défensive des fabricants historiques de robots industriels, qui cherchent à ne pas se laisser distancer par les nouveaux entrants sur le terrain de l'IA appliquée à la robotique, plutôt qu'une percée technique immédiate. L'absence de métriques concrètes invite à la prudence : il s'agit d'une annonce d'intention, pas d'un déploiement vérifiable. Fanuc, Yaskawa et Kawasaki comptent parmi les plus anciens et plus importants fournisseurs mondiaux de bras robotiques industriels, avec des décennies de présence dans l'automobile et l'électronique. Fujitsu, de son côté, apporte son expertise en intégration de systèmes numériques et en IA d'entreprise, tandis que Nvidia fournit la brique technologique physique AI (simulation, entraînement, inférence embarquée). La suite attendue concerne la publication de spécifications techniques, d'éventuels pilotes clients et un calendrier de mise sur le marché, aucun de ces éléments n'étant encore public à ce stade.

Chine/AsieOpinion
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8Interesting Engineering 

Robot humanoïde grille des kebabs et cuisine des plats chinois dans une démonstration IA impressionnante en direct

Selon UniX AI, un robot humanoïde a réalisé le 15 juillet une démonstration culinaire en direct à Liuxing Street, dans la ville de Yining, région autonome ouïghoure du Xinjiang, un quartier touristique connu pour son plan urbain hexagonal. Des visiteurs se sont rassemblés dans un restaurant local pour observer la machine préparer des spécialités traditionnelles du Xinjiang. Elle a d'abord grillé des brochettes de viande, une tâche exigeant une coordination fine entre doigts, poignets et bras ainsi qu'un contrôle précis de la force appliquée sur des morceaux de viande souples et irréguliers. Selon les développeurs, le robot a acquis ces gestes de base après moins d'une semaine d'entraînement spécifique, sans que son niveau atteigne celui d'un cuisinier expérimenté. L'exercice le plus délicat portait sur les nouilles étirées à la main (la-mian), spécialité du Xinjiang qui demande des ajustements subtils de pression pour éviter de déchirer ou de faire tomber la pâte, difficulté que rencontrent même des cuisiniers humains débutants. Pour y parvenir, la machine est équipée de capteurs tactiles intégrés à ses mains, mesurant en continu pression, mouvement et forces de contact à chaque tentative, données ensuite utilisées pour affiner ses mouvements par apprentissage. Le modèle exact du robot n'a pas été précisé. Au-delà de l'effet vitrine, l'exercice teste des briques encore fragiles de l'IA incarnée: perception, planification de mouvement et contrôle de force en temps réel face à des conditions changeantes, très éloignées des essais contrôlés en laboratoire. La cuisine reste un cas d'usage particulièrement exigeant en manipulation fine, et le résultat, encore en retrait par rapport à un chef humain, confirme qu'un écart persiste entre les démonstrations scénarisées et une autonomie réellement déployable. Ce type d'essai en conditions réelles est présenté par les ingénieurs comme un moyen d'accélérer le transfert des humanoïdes vers l'hôtellerie, le commerce, la santé et l'assistance domestique, au-delà de leur terrain historique en usine. Cette démonstration sert aussi de vitrine avant les deuxièmes World Humanoid Robot Games, prévus à Pékin du 22 au 26 août, qui doivent évaluer les robots humanoïdes sur des tâches concrètes plutôt que sur des chorégraphies. Elle intervient alors qu'UniX AI a récemment dévoilé Panther, un robot domestique humanoïde à roues doté de 8 à 16 heures d'autonomie, capable de cuisiner, nettoyer et ranger. Le secteur multiplie ainsi les démonstrations culinaires et domestiques pour prouver la maturité de la manipulation dextre, un terrain où la Chine pousse fort sa compétition avec les acteurs américains comme Figure ou Physical Intelligence.

Chine/AsieActu
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9Interesting Engineering 

« Robot humanoïde monté sur un cheval mécanique : une première mondiale en tir à l'arc équestre »

Voici l'article traduit et adapté : Le 16 juillet 2026, un robot humanoïde a chevauché un cheval mécanique sur un hippodrome près du lac Sayram, dans la région autonome du Xinjiang en Chine, pour y réaliser une démonstration de tir à l'arc à cheval. L'événement constituait la troisième étape de la série relais "Energy Transfer" organisée par X-Humanoid (Beijing Innovation Center of Humanoid Robotics), conçue comme un galop d'essai avant les deuxièmes World Humanoid Robot Games qui ouvriront le 22 août à Pékin, au National Speed Skating Oval. Pour la première fois, X-Humanoid a déployé simultanément deux modèles distincts : le Tien Kung 3.0, dévoilé en février 2026 et conçu pour le contrôle dynamique du corps entier, a assuré le tir à l'arc juché sur le cheval mécanique, tandis que le Tien Kung Omni, une variante optimisée pour la manipulation fine, interprétait en direct un morceau de dombra aux côtés d'un musicien kazakh sur les rives du lac. La dombra, instrument à cordes pincées traditionnel à manche court, exige une digitation précise de la main gauche et un jeu rapide, un défi choisi précisément pour solliciter la dextérité des doigts du robot. Le Tien Kung Omni a reproduit les mouvements et les profils de force de son opérateur en temps réel via téléopération sans fil du corps entier. Le site, à plus de 2 000 mètres d'altitude, est le plus exigeant testé à ce jour par X-Humanoid en conditions extérieures non structurées. L'intérêt de la démonstration tient moins à la prouesse spectaculaire qu'à l'architecture qu'elle valide : une plateforme mobile, le cheval mécanique, prend en charge la portance et la mobilité en terrain accidenté, pendant que le robot humanoïde, une fois positionné, se concentre sur une tâche de précision, viser et décocher. Wang Kun, ingénieur de l'équipe cheval mécanique, décrit cette répartition comme ouvrant des applications qu'un système robotique isolé ne peut couvrir, citant explicitement le sauvetage et l'inspection comme cas d'usage visés. Pour le secteur, cela illustre un mouvement vers des déploiements hybrides porteur-plus-manipulateur plutôt que vers l'humanoïde autonome généraliste unique, une piste concrète pour les intégrateurs cherchant à combiner mobilité tout-terrain et dextérité fine sans multiplier les robots complets. Il faut toutefois noter que la performance repose sur la téléopération intégrale et non sur une autonomie embarquée, et que la comparaison avec un authentique test de terrain reste à nuancer : il s'agit d'une démonstration chorégraphiée destinée à la promotion des Games d'août, pas d'un déploiement opérationnel documenté indépendamment. La série "Energy Transfer" a débuté à Fuding, dans les montagnes à thé, où X-Humanoid a testé le contrôle de force au bout des doigts, avant une deuxième étape à Bazhong axée sur la coordination multi-articulaire à forte charge lors d'une course de bateaux-dragons ; Sayram Lake constitue la validation la plus complexe, combinant tâches de force et de dextérité dans un même environnement extérieur non structuré. Ces démonstrations préparent l'édition 2026 des World Humanoid Robot Games, qui ajoute notamment le tir à la corde, l'haltérophilie et le pitch-pot, une épreuve tirée de rituels de tir à l'arc chinois anciens, en écho direct à la scène du lac Sayram. Le champ des Games s'est nettement élargi depuis l'édition 2025, qui avait réuni 280 équipes et plus de 500 robots sur 26 épreuves. Aucun acteur français ou européen n'est impliqué dans cette initiative, qui reste un exercice de démonstration technologique porté par l'écosystème chinois de la robotique humanoïde, dans un contexte de compétition internationale de plus en plus affirmée face aux figures occidentales du secteur.

Chine/AsieActu
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10Interesting Engineering 

Robot humanoïde effectue un coup de pied à hauteur de tête lors du "premier combat freestyle au monde" en Chine

Un robot humanoïde a mis fin à un combat par un coup de pied à hauteur de tête lors de ce que les organisateurs présentent comme le premier tournoi mondial de combat libre entre robots humanoïdes, organisé début 2026 à Shenzhen par la société EngineAI. L'événement, baptisé Ultimate Robot Knock-out Legend (URKL), s'est tenu au Shenzhen Nanshan Cultural and Sports Center devant un public en direct et a réuni 32 équipes venues du monde entier, toutes équipées de la même plateforme standardisée, le robot T800. Conçu pour reproduire le gabarit d'un adulte, le T800 mesure 1,73 mètre pour 75 kg batterie comprise, embarque 29 degrés de liberté sur le corps et 7 par main, et développe jusqu'à 450 Nm de couple au niveau des articulations, permettant coups de pied retournés, uppercuts et changements de direction rapides. Il est doté d'un LiDAR à 360 degrés, de capteurs de vision stéréo, d'un processeur Intel N97 couplé à un module NVIDIA AGX Orin délivrant 275 TOPS, et d'un système de refroidissement actif des jambes autorisant jusqu'à quatre heures de fonctionnement intensif continu. Moment marquant du tournoi : un robot ayant perdu sa tête sous un coup puissant a continué à combattre grâce à un pilotage reporté sur le contrôleur du torse, encaissant et rendant des coups jusqu'au terme de l'assaut. Au-delà de l'effet spectaculaire, cette démonstration teste en conditions réelles des briques technologiques que l'industrie robotique peine encore à valider hors laboratoire : équilibre dynamique sous impact, redondance des systèmes de contrôle, résistance mécanique aux chocs répétés et récupération rapide après chute. Contrairement à un combat classique jugé au KO, le barème d'URKL évalue précision des frappes, stabilité, esquive et durabilité globale, ce qui en fait davantage un banc d'essai public qu'un simple spectacle. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'intérêt réel tient moins au combat lui-même, mis en scène et filtré comme toute démonstration marketing, qu'à la preuve de robustesse structurelle apportée par l'incident du robot décapité continuant à opérer : un signal concret sur la maturité des architectures de contrôle distribué, plus parlant qu'une vidéo de manipulation en environnement contrôlé. Le T800 avait été dévoilé par EngineAI en décembre 2025 comme plateforme dédiée à des démonstrations de combat encadrées, avant de devenir en 2026 le support unique du tournoi URKL. L'initiative s'inscrit dans la stratégie chinoise plus large de promotion de la robotique humanoïde par des tests publics grandeur nature, aux côtés d'autres vitrines nationales du secteur. Les organisateurs et experts cités par le Global Times présentent ces compétitions comme un levier de sensibilisation du public autant que de validation technique, EngineAI n'ayant pour l'instant annoncé aucun débouché commercial hors service (logistique, hôtellerie, collaboration humain-robot) pour la plateforme T800.

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11Robotics & Automation News 

Robbyant dévoile LingBot-VLA 2.0, modèle IA universel pour robots incarnés

Robbyant, filiale d'IA incarnée du groupe Ant Group (maison mère d'Alipay), a annoncé la mise à jour et la publication en open source de LingBot-VLA 2.0, un modèle vision-langage-action (VLA) destiné aux robots humanoïdes et autres plateformes incarnées. Ce nouveau modèle s'appuie directement sur LingBot-VLA 1.0, sorti en janvier 2026, et apporte des progrès notables sur trois axes techniques majeurs : la généralisation morphologique (capacité à piloter des corps de robots différents sans réentraînement complet), le support d'un nombre accru de degrés de liberté (DoF), et l'efficacité de déploiement. Robbyant présente LingBot-VLA 2.0 comme un "cerveau universel" capable de s'adapter à des architectures robotiques variées plutôt qu'à une seule plateforme propriétaire. L'enjeu pour l'industrie robotique tient moins à la performance brute qu'à la stratégie d'ouverture : en publiant son modèle en open source, Ant Group cherche à s'imposer comme fournisseur de la couche logicielle "cerveau" pour un écosystème de fabricants de robots humanoïdes, plutôt que de vendre du matériel propre. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, cela signifie potentiellement un modèle VLA gratuit et personnalisable, à intégrer sur des plateformes tierces, ce qui pourrait accélérer l'adoption face aux modèles propriétaires fermés comme Helix (Figure AI) ou GR00T N2 (NVIDIA). Cela renforce aussi l'hypothèse selon laquelle la généralisation cross-embodiment (un même modèle pilotant plusieurs morphologies de robots) devient un axe de compétition central, au-delà de la simple démonstration ponctuelle. Cette annonce s'inscrit dans la stratégie plus large d'Ant Group de se positionner sur l'IA incarnée, un an après le lancement de la première version de LingBot-VLA. Le secteur des modèles VLA reste dominé par des acteurs américains (Physical Intelligence avec Pi-0, NVIDIA avec GR00T, Figure AI avec Helix) et chinois (Unitree, AgiBot), avec une bascule progressive vers l'open source comme arme concurrentielle, à l'image de ce que Meta a fait avec Llama face à OpenAI. Les détails précis sur les benchmarks, les partenaires de déploiement et le calendrier de disponibilité du modèle n'étaient pas encore complètement communiqués au moment de l'annonce, ce qui invite à distinguer la publication du code de sa validation réelle sur du matériel tiers.

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12SCMP Tech 

BrainCo dévoile une plateforme robotique "contrôlée par la pensée" à la Conférence mondiale sur l'IA en Chine

BrainCo, licorne technologique chinoise spécialisée dans les interfaces cerveau-machine, a dévoilé vendredi à Shanghai sa "Brain-Controlled Robot AI Platform", présentée par l'entreprise comme la première plateforme intégrée permettant de piloter un robot par la pensée, sans le moindre mouvement musculaire. L'annonce a eu lieu lors de la World Artificial Intelligence Conference (WAIC), le rendez-vous phare de l'IA en Chine. Le communiqué de BrainCo revendique un système de contrôle cerveau-vers-robot inédit, mais aucune donnée technique précise (latence de commande, nombre de commandes reconnues, plateforme robotique associée, taux de fiabilité) n'a été communiquée à ce stade, ce qui invite à traiter la démonstration comme une vitrine plutôt qu'un produit validé en conditions réelles. Pour l'industrie robotique, cette annonce s'inscrit dans la course mondiale à l'IA incarnée (embodied AI), où les grands acteurs cherchent à coupler perception, cognition et contrôle moteur dans des systèmes de plus en plus autonomes. Une interface cerveau-machine capable de piloter un robot ouvrirait des usages potentiels en assistance aux personnes à mobilité réduite, en téléopération industrielle ou en environnements dangereux, mais l'écart entre une démonstration de conférence et un déploiement commercial fiable reste généralement important dans ce secteur, notamment sur les questions de robustesse du signal neuronal et de généralisation hors laboratoire. BrainCo s'est bâtie ces dernières années sur les technologies de casques et prothèses à interface cerveau-ordinateur, avant d'élargir son positionnement vers la robotique incarnée, un mouvement suivi par plusieurs laboratoires chinois et américains investissant dans les modèles vision-langage-action (VLA) et le contrôle neuronal. La WAIC de Shanghai, vitrine annuelle des ambitions chinoises en IA, sert régulièrement de tremplin à ce type d'annonce ; les prochaines étapes attendues concernent la publication de spécifications techniques et d'éventuels partenariats industriels pour valider la plateforme au-delà de la démonstration.

Chine/AsieActu
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1336Kr 

Robot humanoïde à toucher intégral : un docteur de HKUST lève des fonds auprès de Sequoia, Lingzhi et AgiBot

La société chinoise MoSense (模感科技), fondée en mai 2026 et basée à Shanghai avec un centre de R&D à Qianhai (Shenzhen), a bouclé une levée d'amorçage de plusieurs dizaines de millions de yuans un mois seulement après sa création. Le tour associe Sequoia Chine, GL Ventures (bras d'investissement de Hillhouse Capital) et AgiBot (智元机器人), l'un des principaux fabricants chinois d'humanoïdes. Les fonds serviront à accélérer la R&D, étoffer l'équipe, renforcer la puissance de calcul et bâtir un dispositif de tests pour la production de masse. Le produit central, MoSkin, est un système de peau tactile souple multimodale couvrant l'intégralité du corps du robot (mains, membres, torse, plantes des pieds), basé sur une technologie de mécanique métamatérielle électromagnétique. Il transforme les surfaces rigides du robot en un champ de perception de force à six degrés capable de capter simultanément force de contact, température, glissement, vibration et texture des matériaux. Le pari de MoSense est que la perception tactile, aujourd'hui cantonnée aux bouts des doigts des mains articulées et pinces, constitue un goulot d'étranglement pour le déploiement des humanoïdes hors des démonstrations, vers l'industrie, la logistique ou les services à domicile. En parallèle du matériel, l'entreprise développe un modèle de prédiction tactile combinant monde et action, fondé sur un mécanisme de fusion en espace latent multimodal, destiné à corriger en temps réel les décisions de bas niveau grâce à un retour tactile haute fréquence. L'objectif affiché est de réduire l'écart sim-to-real: un modèle du monde entraîné en simulation connaît parfaitement les limites physiques du robot, mais perd ce repère une fois déployé sur une machine réelle dépourvue de perception tactile complète. Concrètement, un robot détectant une variation de friction sur sa main ou son corps pourrait anticiper la chute d'un objet et ajuster sa prise avant qu'elle ne se produise, plutôt que de corriger après coup. L'équipe fondatrice vient largement de l'université HKUST: le CEO Yan Zhaoxu, docteur en microélectronique, spécialiste des systèmes haute fréquence et de la perception multimodale incarnée avec une expérience d'industrialisation de composants; le CTO Zhou Hang, docteur en robotique, ancien chercheur en algorithmes de conduite autonome de niveau véhicule et spécialiste des modèles de bout en bout et des modèles du monde; le CFO Yang Mujun, diplômé en économie de l'Université de Hong Kong. Le scientifique en chef Wen Weijia, professeur titulaire à HKUST et doyen du pôle fonctionnel de HKUST à Guangzhou, revendique une expérience de transfert technologique en série. Sur la feuille de route, MoSense évoque trois étapes: éviter les collisions et sécuriser la manipulation, puis assister des tâches complexes (transport d'objets encombrants, gestes compensatoires façon Figure AI), avant d'envisager, à plus long terme, l'assistance humaine à haute précision comme le transfert de personnes à mobilité réduite, un objectif nécessitant un taux de succès annoncé de 99,999%, un chiffre pour l'instant présenté comme cible plutôt que résultat démontré. La commercialisation, au-delà des humanoïdes, viserait aussi d'autres secteurs industriels utilisateurs de capteurs intelligents.

Chine/AsieActu
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14Pandaily 

BXI Robotics lève des millions en tant qu'ODM de robots humanoïdes : moteurs, commandes et algorithmes développés en interne

BXI Robotics, fournisseur chinois de solutions ODM full-stack pour robots humanoïdes, a bouclé un nouveau tour de financement de plusieurs dizaines de millions de RMB mené par Suochen Technology, société cotée en Chine continentale (A-share). Ce tour fait suite à une première levée institutionnelle réalisée en 2025 auprès d'un autre groupe coté, Feirongda. Fondée en 2022 avec des travaux de R&D remontant à 2020, BXI a fait le choix de ne pas développer sa propre marque grand public et de se positionner comme fabricant sous-traitant pour des clients tiers. Sur le plan technique, l'entreprise revendique un développement интégralement interne : moteurs articulaires, algorithmes de contrôle moteur et logiciels applicatifs. Faute de moteurs disponibles sur le marché capables d'encaisser le couple nécessaire à des mouvements dynamiques comme un salto arrière, BXI a conçu dès 2020 ses propres modules moteurs, en itérant sur des réducteurs cycloïdaux et planétaires, jusqu'à atteindre un couple crête de 800 Nm avec refroidissement liquide intégré et une boucle de contrôle à 1000 Hz. Les modules standardisés BXI-50/70/85 couvrent aujourd'hui 31 degrés de liberté pour un humanoïde complet. Côté démonstration, le robot Elf 2 a terminé sixième du premier semi-marathon humanoïde de Pékin en avril 2025, en 4h02min19, avec une version de série non modifiée ; son successeur Elf 3 a ramené ce temps à 150 minutes en 2026, se plaçant parmi les meilleurs. La production, assurée via les usines Feirongda de Shenzhen et Changzhou, atteint actuellement quelques dizaines d'unités par mois, avec un objectif proche de 100 unités mensuelles. Cette levée illustre un pari différent de celui des acteurs qui cherchent à imposer leur propre marque de robot humanoïde : vendre du temps de développement à des entreprises qui n'ont ni les deux à trois années ni les équipes nécessaires pour construire un stack complet en interne. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, cela ouvre une voie d'accès plus rapide à des plateformes matérielles éprouvées sans passer par la case R&D lourde. L'implication de Suochen, plateforme de simulation pour l'IA physique, vise explicitement à connecter simulation et déploiement réel, un enjeu central alors que le secteur cherche encore à valider le passage du sim-to-real à grande échelle. Le résultat du semi-marathon, obtenu avec une version de série non retouchée plutôt qu'un prototype de démonstration, est un signal notable dans un marché où l'écart entre vidéos promotionnelles et robots livrés reste un sujet de scepticisme récurrent. L'essor de BXI s'inscrit dans la montée en puissance de l'écosystème chinois des composants humanoïdes, porté par des investisseurs industriels comme Feirongda et désormais des acteurs de la simulation comme Suochen, qui cherchent à construire une boucle entraînement-déploiement-données-optimisation. BXI projette une valeur de commandes mensuelles supérieure à 10 millions de RMB entre juillet 2026 et juillet 2027, pour un chiffre d'affaires annuel dépassant 100 millions de RMB, et prépare une expansion vers les marchés américain, coréen, japonais et européen, où la préférence pour des solutions humanoïdes à marque locale reste forte. Le positionnement ODM de BXI pourrait ainsi devenir un fournisseur clé pour des marques régionales qui n'ont pas les moyens de développer leur propre plateforme matérielle.

Chine/AsieActu
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1536Kr 

Ce fournisseur de robots humanoïdes ODM lève des millions : Feirongda et Sozeen Technology investissent coup sur coup

BXI Robotics (半醒具身), fabricant chinois de robots humanoïdes en mode ODM (conception et fabrication pour des marques tierces), vient de boucler un tour de table de plusieurs dizaines de millions de yuans mené par Suochen Technology (索辰科技, coté en Chine sous le code 688507), après un premier tour institutionnel en 2025 mené par Feirongda (飞荣达). Fondée en 2022 mais active en R&D depuis 2020, l'entreprise est dirigée par Chen Yan, diplômé en informatique de l'université Southeast en 2003 et ancien trader quantitatif, aux côtés de Liu Fuqiang, plusieurs fois primé en compétition robotique universitaire. BXI développe en interne l'intégralité de sa chaîne technique : mécanique, moteurs articulaires, contrôle moteur et logiciels applicatifs. Ses modules moteurs planétaires standardisés BXI-50/70/85 couvrent 31 degrés de liberté, avec un couple de pointe de 800 N·m et un contrôleur cadencé à 1000 Hz. En avril 2025, son robot « Jingling 2 » (精灵2), en version de série non modifiée, a terminé le premier semi-marathon de robots humanoïdes de Pékin en 4h02min19s (6e place) ; en avril 2026, « Jingling 3 » a fait mieux avec un temps net de 150 minutes. Côté production, l'entreprise s'appuie sur les usines de son actionnaire Feirongda à Shenzhen et Changzhou, avec une capacité actuelle de plusieurs dizaines d'unités par mois, extensible à plus de 100. Elle anticipe des commandes mensuelles dépassant 10 millions de yuans entre juillet 2026 et juillet 2027, pour un chiffre d'affaires annuel supérieur à 100 millions de yuans. Ce positionnement ODM répond à un problème concret : de nombreuses entreprises veulent une gamme de robots humanoïdes sous leur propre marque mais ne peuvent assumer un cycle de développement de deux à trois ans en interne. En revendiquant une compétence de bout en bout rare sur ce marché, et surtout validée par une participation effective à une épreuve d'endurance avec du matériel de série non retouché, BXI cherche à se distinguer des nombreux intégrateurs qui assemblent des composants tiers sans maîtriser la chaîne motrice. C'est un signal pour les décideurs industriels : la marche libre bipède, longtemps présentée comme un verrou technologique, semble désormais suffisamment mature pour être sous-traitée en marque blanche, déplaçant la compétition vers l'exécution de tâches (mains, perception, calcul embarqué). L'arrivée de Suochen au capital illustre aussi une convergence entre simulation physique et robotique réelle : la société investit pour connecter sa plateforme de simulation IA physique aux données de terrain collectées par les robots de BXI, dans une boucle simulation-déploiement-réentraînement. BXI dit viser désormais les marchés coréen, japonais et européen, en plus d'un premier client américain, et table sur un basculement vers une adoption grand public des humanoïdes autour de 2027.

Chine/AsieActu
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16Interesting Engineering 

China vise 1 000 robots humanoïdes Iron par mois avant un déploiement mondial en 2027

Xpeng, le constructeur chinois de véhicules électriques, accélère la production de son robot humanoïde Iron avec l'objectif de dépasser 1 000 unités par mois d'ici fin 2026, en vue d'un déploiement mondial prévu pour 2027. Les premiers exemplaires seront installés comme assistants de vente dans les showrooms chinois de la marque au premier trimestre 2027, avant une extension aux magasins à l'étranger dans la seconde moitié de l'année, selon des sources citées par le Wall Street Journal et relayées par CNEV Post. Dévoilé lors de l'AI Day de Xpeng en novembre 2025, Iron mesure 178 cm pour 70 kg, des proportions proches de celles d'un adulte moyen. Sa structure mécanique s'inspire de la colonne vertébrale et du système musculo-squelettique humains, avec des actionneurs imitant des muscles synthétiques répartis sur 62 articulations actives, et des mains offrant 22 degrés de liberté capables de manipuler aussi bien des objets fragiles que des outils plus lourds. Le robot embarque trois puces Turing développées en interne, pour une puissance de calcul cumulée de 2 250 TOPS, une batterie tout solide, et le modèle Vision-Language-Action maison de Xpeng, entraîné sur des milliers d'heures de données de mouvement humain, qui lui permettrait de marcher jusqu'à 2 mètres par seconde. Cette montée en cadence de production intéresse directement l'écosystème de la robotique humanoïde, où l'écart entre démonstrations scéniques et déploiements industriels réels reste la question centrale. Iron avait déjà fait parler de lui pour de mauvaises raisons : sa démarche jugée si fluide sur scène a poussé certains observateurs à soupçonner qu'un humain se trouvait à l'intérieur, obligeant le PDG He Xiaopeng à exposer publiquement la structure mécanique interne du robot pour couper court aux doutes. Un objectif de 1 000 unités mensuelles, si tenu, placerait Xpeng parmi les rares acteurs à afficher des volumes de fabrication significatifs sur ce segment, aux côtés de Tesla (Optimus) et Figure AI (Figure 03). Mais l'usage annoncé, assistant de vente en showroom, reste pour l'instant un déploiement à faible risque opérationnel comparé à des tâches industrielles ou logistiques, ce qui invite à relativiser la portée de l'annonce tant qu'aucun pilote en usage réel n'est documenté. Ce virage s'inscrit dans une stratégie plus large de Xpeng, qui cherche à transformer son savoir-faire en conduite autonome et en intelligence artificielle embarquée, développé pour ses véhicules électriques, en une offre d'IA physique plus large. L'entreprise a récemment présenté ce qu'elle présente comme le premier robotaxi chinois entièrement développé en interne et prêt pour la production, bâti sur sa plateforme GX et conçu pour répondre aux standards de conduite autonome de niveau 4. Sur le marché des humanoïdes, Xpeng affronte une concurrence dense, entre les groupes chinois rivaux comme Unitree ou UBTech, et les acteurs américains Tesla et Figure AI, ainsi que des laboratoires spécialisés dans les modèles VLA comme Physical Intelligence (Pi-0) ou NVIDIA (GR00T N2). La feuille de route reste pour l'instant celle d'un teaser industriel : la production de masse et le calendrier de déploiement en Chine puis à l'international pour 2027 restent à confirmer par des livraisons effectives, aucun contrat commercial concret n'ayant été détaillé à ce stade.

Chine/AsieActu
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17TechNode 

Xiaomi présente Xiaomi-Robotics-U0 pour l'IA incarnée et la génération de robots

Xiaomi a dévoilé mercredi Xiaomi-Robotics-U0, un modèle de fondation multimodal autorégressif de 38 milliards de paramètres conçu pour l'IA incarnée (embodied AI). L'entreprise affirme que ce modèle unifie quatre capacités au sein d'un même framework : la génération de scènes pour robots, le transfert de comportements robotiques, la génération de vidéos d'interaction robot-environnement, et la génération et l'édition d'images à usage général. Concrètement, le système peut créer des environnements exploitables par des robots à partir de simples prompts textuels, adapter des trajectoires robotiques existantes à de nouvelles scènes tout en préservant le mouvement d'origine, produire des vidéos d'interaction à partir d'instructions de tâches, et exploiter des connaissances visuelles à l'échelle d'internet pour des applications d'IA incarnée. L'annonce a été rapportée par TechNode. Cette annonce s'inscrit dans une tendance de fond du secteur robotique : l'utilisation de modèles génératifs pour produire des données d'entraînement synthétiques et combler l'écart entre simulation et réalité, un problème central pour les acteurs du VLA (vision-language-action) comme Pi-0 de Physical Intelligence ou GR00T N2 de Nvidia. Si la promesse de générer des environnements et trajectoires synthétiques à la demande tient ses promesses, elle pourrait réduire le coût de collecte de données réelles, un goulot d'étranglement majeur pour l'entraînement des robots humanoïdes et bras manipulateurs. Toutefois, à ce stade, il s'agit d'une annonce de capacités techniques, sans démonstration publique détaillée ni benchmark comparatif, ni précision sur un déploiement matériel réel. Xiaomi investit depuis plusieurs années dans la robotique, avec son robot quadrupède CyberDog et des incursions dans les véhicules autonomes et l'IA embarquée. Ce modèle de 38 milliards de paramètres le positionne face aux laboratoires spécialisés en IA incarnée tels que Physical Intelligence, Figure AI ou Nvidia, ainsi que face aux géants chinois de la tech comme Baidu ou Alibaba, également actifs sur les modèles fondation pour la robotique. Aucune date de disponibilité, de partenariat industriel ou de déploiement pilote n'a été précisée à ce stade.

Chine/AsieActu
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18Pandaily 

China : premier humanoïde grandeur nature accomplit seul des tâches ménagères complexes grâce à un système cérébral à contre-courant

La start-up chinoise LimX Dynamics a présenté Oli, un robot humanoïde grandeur nature doté de 31 degrés de liberté, réalisant de façon autonome une série de tâches domestiques complexes dans un environnement réel, sans téléopération ni montage vidéo, selon les affirmations de l'entreprise. En une seule prise continue, le robot a plié du linge, rangé des objets, empilé des boîtes, ramassé des déchets et livré de l'eau. LimX se positionne ainsi comme la deuxième entreprise au monde, aux côtés de Figure, à revendiquer ce niveau d'autonomie sur des tâches ménagères à horizon long. Cette démonstration repose sur COSA 0.5, une architecture cognitive à trois couches baptisée S2-S1-S0. La couche S2, dite « cognition », s'appuie sur un agent LLM/VLM pour la compréhension de scène, la mémoire et le raisonnement ; la couche S1 regroupe un portefeuille de compétences entraînées, dont des modèles vision-langage-action (VLA) pour la génération de mouvements du corps entier ; la couche S0 fait tourner en local, à 1000 Hz, une politique de transformeur corps-entier (WBT) de 10 millions de paramètres chargée de traduire les objectifs en commandes articulaires coordonnées et équilibrées. Zhang Wei, fondateur de LimX, justifie cette séparation en comparant un grand modèle isolé à Stephen Hawking alité : d'une intelligence extrême mais incapable de mouvement. Cette approche va à contre-courant du consensus actuel du secteur, qui tend à assimiler le "cerveau" du robot à un modèle unique et massif. En découplant cognition, compétences et contrôle moteur, LimX affirme pouvoir faire évoluer chaque couche indépendamment, un argument de robustesse industrielle plus que de performance brute. Le système aurait été affiné par apprentissage par renforcement directement sur le robot réel : des opérateurs corrigent les erreurs par téléopération pendant que la couche S0 maintient l'équilibre, ces corrections alimentant ensuite l'entraînement de modèles de récompense. Si les résultats se confirment au-delà de cette démonstration filmée par l'entreprise elle-même, l'enjeu dépasse la prouesse technique : il s'agit de savoir si les architectures VLA passent enfin l'épreuve du réel en dehors des environnements industriels contrôlés, un test que la plupart des acteurs du secteur n'ont pas encore franchi publiquement. La majorité des entreprises d'IA incarnée, à l'image de Tesla avec Optimus ou Agility Robotics, concentrent leurs premiers déploiements sur l'usine et la logistique. LimX Dynamics fait un pari inverse : cibler d'emblée les marchés du commerce, de l'hôtellerie, du divertissement et du service à domicile, où l'interaction physique humanoïde crée, selon Zhang Wei, une valeur différente. La démonstration d'Oli sert avant tout à crédibiliser ce positionnement stratégique face à des concurrents comme Figure ou aux plateformes Pi-0 et GR00T N2, en misant sur la polyvalence domestique plutôt que sur la répétabilité en chaîne de production, sans qu'aucun calendrier de déploiement pilote n'ait pour l'instant été communiqué.

Chine/AsieActu
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19Interesting Engineering 

La Chine dévoile un nouveau robot humanoïde avec un taux de réussite de 98%, assemblage EV et opérations d'usine

Xiaomi a annoncé de nouveaux progrès dans le déploiement de son robot humanoïde sur une chaîne de production automobile en Chine. Après quatre mois d'optimisations continues, le taux de réussite du robot sur un poste de vissage de vis autotaraudeuses est passé de 90,2 % à 98 %, ramenant l'écart avec le taux de qualification des ouvriers humains à seulement un point de pourcentage. Ce chiffre de 90,2 % avait été annoncé en mars 2026, lors du premier déploiement du robot en usine d'assemblage de véhicules électriques. Xiaomi a également étendu les tâches confiées au robot avec deux nouvelles applications: le tri des panneaux latéraux de console centrale et le pliage et recyclage de bacs à pièces, toutes deux atteignant 90 % de réussite. Le tri des panneaux latéraux constitue une étape notable puisque, selon Xiaomi, il s'agit de la première fois qu'un robot humanoïde effectue des opérations continues de longue durée sur des pièces flexibles dans une usine automobile, des composants plus difficiles à manipuler que les pièces rigides car ils peuvent se déformer et changer de position. Ces progrès, avancés par communiqué et rapportés par Technode, illustrent le déplacement progressif de la compétition humanoïde industrielle des vidéos promotionnelles courtes vers des démonstrations prolongées en conditions réelles d'usine. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'enjeu est de savoir si ces taux de réussite, mesurés sur des tâches spécifiques et sur des durées limitées, reflètent une fiabilité réellement transposable à une production en volume, plutôt qu'une performance optimisée pour la communication. La manipulation de pièces flexibles sur une durée prolongée reste un indicateur technique pertinent, car elle teste la robustesse de la perception et du contrôle moteur au-delà des scénarios rigides plus simples à automatiser. Le contexte est celui d'une course serrée entre acteurs chinois du robot humanoïde industriel. Figure a fait tourner son robot Figure 02 pendant plus de 20 heures en continu sur des tâches logistiques, sans communiquer de taux de réussite formel, misant plutôt sur la gestion de flotte et la fiabilité longue durée. AgiBot, de son côté, a revendiqué un taux de réussite de 99,99 % avec son robot G2 ayant exécuté 64 828 tâches sur une ligne de production de tablettes pendant 64 heures consécutives, avant d'annoncer récemment des résultats quasiment identiques à ceux de Xiaomi sur l'assemblage automobile, avec 98 % en vissage et 90 % sur le tri et le pliage. Cette convergence de chiffres entre concurrents chinois suggère une course à la communication de métriques autant qu'une course technologique, sans qu'aucun protocole de mesure indépendant ne soit encore public.

Chine/AsieOpinion
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2036Kr 

36Kr : un ex-associé de Flexiv lève des dizaines de millions de yuans pour des agents IA industriels

Shanghai Zhuizhi Engineering Technology (追知工科), fondée en février 2024, vient de lever plusieurs dizaines de millions de yuans en amorçage auprès de L2F Guangyuan Ventures, Shangrong Capital et Yicun Capital. L'entreprise, issue de la valorisation de recherche de l'université Jiao Tong de Shanghai et incubée par l'Institut d'intelligence artificielle de Shanghai, développe des "agents industriels verticaux" pour des procédés de fabrication comme le meulage et le soudage, plutôt qu'un robot humanoïde généraliste. Sa fondatrice, Yuan Lin, a été partenaire commercial chez Flexiv (非夕科技), contribuant à sa croissance jusqu'au statut de licorne, après des postes de directrice des ventes groupe chez l'équipementier coté Huachangda et de responsable de projets ABB en Chine sur les lignes Changan Ford et Geely, des contrats de plusieurs centaines de millions de yuans. L'équipe technique s'appuie sur le professeur Li Zhuguo, spécialiste des matériaux à Jiao Tong classé parmi les 2% de scientifiques les plus cités au monde, et sur Cao Guangzhi, ancien scientifique en chef de la vision par ordinateur pour Autopilot chez Tesla. Le produit phare, baptisé WOLIF, repose sur une architecture de contrôle en boucle fermée dite "cerveau industriel plus cervelet de procédé", censée ajuster en continu les paramètres d'usinage selon l'état perçu de la pièce, au lieu d'exécuter un programme figé préréglé par des ingénieurs. Cette approche cible un angle mort réel de l'automatisation industrielle : les tâches non standardisées à forte variabilité, où les robots à règles fixes échouent et où la main d'œuvre qualifiée se raréfie. Si la promesse de "boucle fermée totalement autonome" reste à vérifier à grande échelle au-delà des cas cités, la traction commerciale déjà annoncée, un premier contrat livré avec un groupe coté en Chine continentale et une commande de plusieurs dizaines de millions de yuans dans l'aéronautique, distingue ce dossier des simples démonstrations technologiques. La première génération de robot de traitement de surface, FAST, a été validée sur des pièces aéronautiques de haute précision. Zhuizhi vise ensuite l'énergie nouvelle, puis l'automobile, l'électronique grand public, la robotique et les drones, en misant sur la portabilité de son savoir-faire par matériau et procédé plutôt que par secteur, une capacité de traitement du carbone par exemple devant se transférer de l'aéronautique au sport ou à l'électronique.

Chine/AsieActu
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21Pandaily 

LimX Dynamics, la start-up chinoise spécialisée dans les robots humanoïdes, atteint 2,3 milliards de dollars de valorisation avec un tour pré-IPO de 200 millions de dollars

LimX Dynamics, startup de robotique humanoïde basée à Shenzhen et fondée il y a quatre ans par Zhang Wei, professeur à la Southern University of Science and Technology, vient de boucler un tour de table Pre-IPO de près de 200 millions de dollars, portant sa valorisation post-money à 2,3 milliards de dollars, un montant qui la place parmi les startups robotiques les plus valorisées de Chine. L'entreprise a bâti une architecture technologique en trois couches: à la base, un modèle fondation type "cervelet" pour le contrôle moteur du corps entier; au milieu, un moteur vision-langage-action baptisé Humanoid VLA qui relie perception visuelle et commandes motrices; au sommet, un système d'exploitation agentique nommé COSA, chargé du raisonnement, de la planification et de l'exécution des tâches. Cette fusion cognito-motrice dans une architecture unique distingue LimX de concurrents qui traitent généralement contrôle moteur et raisonnement cognitif comme deux sous-systèmes séparés. Le catalogue produit illustre cette approche: Luna, le robot humanoïde phare, est vendu 298 000 RMB (environ 41 000 dollars), dispose de 27 degrés de liberté et peut orchestrer des performances synchronisées jusqu'à 200 robots pour l'événementiel. TRON 2, robot multi-formes sur châssis unique, se reconfigure entre versions bipède, à roues ou double-bras via des modules de buste interchangeables, achetés en une fois pour cinq configurations différentes. En avril 2026, LimX a également mis en open source le Flux VLA Engine, plateforme d'ingénierie pour l'intelligence incarnée codéveloppée avec Alibaba Cloud. Le choix stratégique de LimX tranche nettement avec la ruée du secteur vers les démonstrations d'utilité en usine. Zhang Wei affirme que les humanoïdes ne sont pas nés pour les chaînes de production, où l'efficacité coût et le débit priment, mais pour des scénarios commerciaux, hôteliers, touristiques et de divertissement où l'interaction humaine, le mouvement esthétique et la présence sociale créent de la valeur, notamment à l'export. Ce pari a une portée concrète pour l'industrie: si le premier marché de masse des humanoïdes se révèle bien être le service et le divertissement plutôt que l'industrie, LimX prendrait une avance difficile à rattraper sur ce segment, quand les acteurs focalisés sur l'usine capteraient en priorité les revenus manufacturiers. À prendre néanmoins avec prudence: les chiffres de déploiement en conditions réelles restent limités par rapport aux démonstrations mises en avant. Sur le plan concurrentiel, LimX se positionne face à des rivaux chinois et occidentaux qui misent majoritairement sur l'usine et la logistique. Sa stratégie logicielle, décrite par Zhang comme une plateforme à la Taobao où des développeurs tiers viendraient "ouvrir leur boutique" sur le socle matériel et de contrôle moteur LimX, vise à accélérer le déploiement d'applications verticales tout en collectant des données spécifiques à chaque scénario d'usage. Le tour Pre-IPO signale la confiance des investisseurs dans cette différenciation, sans que des pilotes commerciaux à grande échelle n'aient encore été confirmés publiquement.

Chine/AsieOpinion
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22Interesting Engineering 

Vidéo : le nouveau robot humanoïde chinois combine contrôle corps entier et puce Nvidia Thor

Booster Robotics, start-up chinoise de robotique, a dévoilé le Booster T2, une nouvelle plateforme humanoïde destinée à la fois à la recherche en IA incarnée et à des applications industrielles réelles. La version T2 Pro embarque la puce Nvidia Thor T5000, annoncée jusqu'à 2 070 TFLOPS de calcul embarqué pour la perception, la planification et le contrôle en temps réel. Le robot mesure environ 1,4 mètre et pèse entre 43 et 94,7 livres selon la configuration matérielle, avec 31 degrés de liberté répartis en six articulations par jambe, sept par bras, trois au niveau du bassin et deux à la tête. Il peut porter jusqu'à 10 kg à deux bras, avec un couple articulaire maximal de 140 Nm, et existe en trois configurations : effecteur optionnel, pince standard, ou main dextre à 6 degrés de liberté pour des tâches de manipulation avancées. Côté perception, le T2 embarque des caméras binoculaires à la tête et à la taille, complétées par des caméras de poignet sur les versions haut de gamme, un réseau de microphones, des haut-parleurs et un LiDAR optionnel. Sa batterie de 48V/10Ah offre jusqu'à deux heures de marche continue à une vitesse maximale de 2 m/s. Parallèlement, Booster Robotics lance Booster Studio, une plateforme logicielle ouverte couvrant simulation, entraînement de politiques et déploiement sur robot réel, avec un support pour les modèles vision-langage-action (VLA), l'apprentissage par renforcement et l'apprentissage par imitation. L'enjeu principal tient au calcul embarqué : en réduisant la dépendance à une puissance de calcul externe, Booster mise sur une boucle perception-décision-action autonome, un point de friction classique pour les intégrateurs qui cherchent des robots déployables hors laboratoire. Booster Studio répond quant à lui directement au problème du "sim-to-real", souvent cité comme l'un des principaux goulots d'étranglement de la robotique incarnée actuelle. La vidéo de démonstration montrant chutes récupérées, sauts et coordination dynamique doit toutefois être lue avec prudence : ce type de séquence est généralement sélectionné et ne garantit pas une fiabilité en conditions réelles non contrôlées. Un signal plus solide vient du terrain de compétition : l'équipe THU Huoshen de l'université Tsinghua a conservé son titre à la RoboCup 2026 Humanoid League en Corée du Sud avec le précédent modèle Booster T1, confirmant une certaine maturité de la plateforme dans des contextes dynamiques non scénarisés. Booster T1 s'était déjà imposé comme référence académique low-cost dans les cercles de recherche et de compétition robotique. Le T2 vise à élargir cette base vers des usages commerciaux et industriels, en misant sur une approche ouverte et modulaire plutôt que sur un produit intégré verticalement, à la différence d'acteurs comme Tesla (Optimus) ou Figure. Il vient également se positionner face à Unitree, autre constructeur chinois disputant le même segment des plateformes humanoïdes accessibles aux développeurs. Aucun acteur français ou européen n'est mentionné dans cette annonce.

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23Pandaily 

JD.com se lance dans l'IA incarnée : construction de la première usine de robots RoboBase à Guangzhou

JD.com a posé la première pierre de son site "Robot Base" à Guangzhou, marquant l'entrée officielle du géant chinois du e-commerce dans l'IA incarnée (embodied AI). L'investissement, estimé à environ 1 milliard de RMB, doit être achevé en 2028 pour une pleine production visée en 2030, avec une valeur de production annuelle projetée à 1,75 milliard de RMB. Le site accueillera des acteurs de l'IA incarnée, de la robotique industrielle et de service, ainsi que des entreprises de la chaîne d'approvisionnement amont et aval. Le fondateur Richard Liu a annoncé un plan de plus de 80 sites RoboBase à travers le pays, tandis que la filiale JD Logistics prévoit d'acquérir 3 millions de robots, 1 million de véhicules autonomes et 100 000 drones sur cinq ans pour automatiser l'ensemble de sa chaîne logistique, de l'entreposage à la livraison du dernier kilomètre. Les partenaires du site de Guangzhou incluent Zhiyuan Robot, Leju Robot, Qingtong Vision et GAC Huilun Technology. JD.com ne fabrique pas de robots lui-même mais se positionne comme orchestrateur de plateforme, un choix stratégique qui mérite d'être souligné plutôt que pris pour argent comptant. L'entreprise met en avant quatre leviers : l'intégration à son écosystème de distribution pour réduire les coûts et donner accès au marché, ses modèles open-source et centres de collecte de données à grande échelle, des terrains de test réels via ses magasins JD MALL, parcs logistiques et pharmacies, et enfin un accès au capital via ses fonds d'investissement et JD Finance. Ce modèle répond directement aux trois blocages classiques du secteur robotique identifiés par l'industrie : l'absence de scénarios de déploiement réels, l'absence de canaux de vente stables, et le manque de capital de développement soutenu. La déclaration selon laquelle Songyan Power aurait vendu plus de 500 robots en deux jours sur la plateforme JD reste toutefois un chiffre communiqué par JD lui-même, sans vérification indépendante, et JD vise 10 milliards de RMB de ventes de robots sur sa plateforme cette année, avec l'objectif de faire dépasser 1 milliard de RMB de ventes à une centaine de marques d'ici trois ans. JD investit dans des startups de robotique incarnée depuis 2025, dont LimX Dynamics (locomotion humanoïde), Zhiyuan Robot (robots humanoïdes généralistes), Zhongqing Robot, Pasini et RoboScience. Le directeur des opérations de Zhiyuan Robot a confirmé que des robots de l'entreprise sont déjà déployés dans des stations de métro de Guangzhou, dans le cadre d'une coentreprise avec l'opérateur local. JD s'attaque aussi au service après-vente, un angle mort classique du secteur, en s'appuyant sur son réseau JD Service+ de plusieurs milliers de techniciens formés pour bâtir un maillage national de maintenance. Le 11 juillet, le gouvernement provincial du Guangdong a signé un accord stratégique global avec le groupe JD couvrant l'économie numérique, la logistique intelligente et la fabrication robotique, signe d'un soutien politique appuyé à ce modèle de plateforme au moment où le secteur robotique chinois cherche à transformer ses démonstrations technologiques en déploiements commerciaux réels.

Chine/AsieOpinion
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2436Kr 

Robot humanoïde : Zhiji Dongli boucle un tour pré-IPO de 200 millions de dollars, valorisation à 15 milliards de yuans

Le fabricant chinois de robots humanoïdes LimX Dynamics (逐际动力) a bouclé un tour de financement pre-IPO d'environ 200 millions de dollars, portant sa valorisation post-money à 15 milliards de yuans (environ 2,1 milliards de dollars). Les investisseurs incluent IDG Capital, le fabricant de verre Lens Technology, GGG Group, Redstone VC, Huashan Capital et le fonds public de Hefei Binhu, aux côtés du fonds émirati Stone Venture qui a réinvesti sur plusieurs tours, ainsi que d'anciens actionnaires comme Oasis Capital, Cornerstone Capital, NIO Capital et Shangqi Capital qui ont sursouscrit. Ce tour porte le total levé par l'entreprise à 400 millions de dollars sur six mois. LimX a achevé sa transformation en société par actions en mars 2026 et aurait déjà enclenché une procédure d'introduction en bourse début 2026. Les fonds serviront à industrialiser sa technologie de fusion "cerveau/cervelet" et à déployer plusieurs milliers d'unités autonomes, notamment au Moyen-Orient, en Europe et en Asie. Ce tour illustre la bascule du secteur humanoïde chinois d'une logique de démonstration vers une logique de volumes commerciaux : LimX revendique plusieurs milliers de commandes cumulées, plus de la moitié à l'export, un chiffre à prendre avec prudence tant que les livraisons effectives ne sont pas détaillées poste par poste. La mise en avant de FluxVLA Engine, une plateforme open-source destinée aux développeurs pour standardiser l'entraînement de modèles VLA (vision-langage-action), traduit un pari stratégique différent des approches "un seul modèle généraliste" : LimX mise sur une multitude de modèles verticaux spécialisés, un choix qui pourrait démocratiser l'accès à l'entraînement de robots embarqués si l'écosystème de développeurs suit réellement. Sur le plan produit, LimX a lancé en mai 2026 Luna, un humanoïde de 160 cm à 27 degrés de liberté capable de démarches de mannequin et de chorégraphies, livré en moins d'un mois à des clients chinois et étrangers. Le même mois, TRON 2, robot modulaire reconfigurable entre bras double, bipède et roues-pattes, a été proposé aux chercheurs et industriels. L'architecture technique de l'entreprise repose sur trois couches : System 0 pour la motricité globale, System 1 pour les capacités VLA du robot, et System 2, le système d'exploitation cognitif COSA combinant modèles de langage et modèles du monde.

UELimX Dynamics annonce vouloir deployer plusieurs milliers d'unites en Europe, ce qui pourrait accroitre la concurrence chinoise sur le marche europeen de la robotique humanoide sans qu'un partenaire ou site europeen precis soit encore identifie.

Chine/AsieActu
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Robot quadrupède grand public : un docteur de CUHK, ex-ingénieur DJI, lève plusieurs dizaines de millions en amorçage, mené par Zheng Xuan

La société shenzhenoise Lumisition Robotics (光之跃迁科技) a bouclé un tour d'amorçage de près de 50 millions de yuans (environ 6,5 millions d'euros), mené par Zhengxuan Investment, avec la participation de Guangdian Capital, Lihe Capital, Songhe Capital et Hengxin Future. Fondée en février 2026, l'entreprise développe des robots quadrupèdes grand public conçus comme des « châssis mobiles tout-terrain », destinés aux foyers américains et européens en maison individuelle, aux amateurs de sports outdoor et aux seniors. Le CEO Le Linzhu, docteur et post-doctorant en robotique à l'Université chinoise de Hong Kong (CUHK) et cofondateur du LRL Lab, a occupé un poste clé en R&D chez DJI avant de cofonder une précédente société de quadrupèdes B2B, Guangnian Innovation Technology. Le CTO, également diplômé de robotique à la CUHK et passé par le collège d'honneur Zhu Kezhen de l'Université du Zhejiang, travaille sur l'apprentissage par renforcement et le contrôle moteur ; le VP hardware, formé à l'Université des sciences et technologies de Huazhong sous la direction du professeur Gao Liang et ancien ingénieur chez Roborock, a coécrit cinq articles IEEE/ASME TMECH, IROS et ICRA et détient sept brevets. L'architecture logicielle repose sur quatre couches : perception, motricité (fondée sur plusieurs années de recherche en apprentissage par renforcement pour franchir des terrains complexes), intention (des agents capables d'arbitrer entre vitesse et sécurité) et rôle, cette dernière permettant de reconfigurer le robot en outil de transport, assistant de camping ou fauteuil roulant motorisé via des modules amovibles. Côté coûts, l'équipe a réduit un module articulaire de 18 à 11 pièces grâce à une optimisation multidisciplinaire, et combine caméras bon marché et lidar avec de la distillation de modèles pour limiter les besoins en calcul. Un prototype existe déjà : un test de randonnée en direct de trois jours est prévu en octobre 2026, un lancement officiel au CES 2027, puis une production de série entre avril et mai 2027. Le positionnement tranche avec l'essentiel du marché des quadrupèdes grand public, aujourd'hui dominé par des produits à vocation ludique ou de compagnie, type Unitree Go2. Lumisition vise au contraire un usage utilitaire assumé : remplacement de l'effort physique pour le « dernier kilomètre » entre garage et domicile, aide à la mobilité pour une population vieillissante confrontée à la hausse du coût des soins et à la pénurie de main-d'œuvre. C'est un pari sur un segment encore vide entre les robots-compagnons et les plateformes logistiques B2B, et il illustre la stratégie désormais classique des startups chinoises de robotique : viser les marges permises par la chaîne d'approvisionnement domestique pour proposer un tarif nettement inférieur aux quadrupèdes occidentaux. Reste que le calendrier annoncé, une entreprise vieille de cinq mois, un prototype tout juste sorti des labos, un lancement CES en janvier 2027 et une production de série trois mois plus tard, est particulièrement serré et mérite d'être suivi avec prudence, comme souvent pour les feuilles de route publiées lors d'un tour d'amorçage. Le projet s'appuie directement sur le vivier du LRL Lab de la CUHK, pépinière reconnue de talents en robotique à Hong Kong, et sur l'expérience préalable de son CEO chez DJI puis chez Guangnian Innovation Technology, acteur B2B du quadrupède. Sur le marché grand public, Lumisition devra se mesurer à Unitree, dont le Go2 a déjà largement diffusé l'image du robot-chien accessible, ainsi qu'à des acteurs professionnels comme Deep Robotics ; à plus long terme, l'entreprise revendique une ambition allant au-delà du transport d'objets, avec une version capable à terme de transporter une personne, dans la lignée des concepts de fauteuil roulant tout-terrain motorisé. Le principal investisseur, Zhengxuan Investment, justifie son entrée par la bascule de l'intelligence incarnée du laboratoire vers le déploiement à grande échelle, misant sur la combinaison logiciel-matériel de l'équipe et sur son modèle de navigation de bout en bout. Les prochaines étapes concrètes restent le test public d'octobre 2026 et la présentation produit prévue au CES de janvier 2027.

Chine/AsieOpinion
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Om AI de Zhao Tiancheng : des années de persévérance, pari sur l'avenir « en flux continu » natif de l'IA physique

Om AI, jeune pousse chinoise fondée par Zhao Tiancheng, docteur de l'institut de technologies du langage de Carnegie Mellon, vient de dévoiler VLX, une famille de modèles multimodaux présentée comme la première au monde conçue nativement pour fonctionner en flux continu sur des terminaux physiques. L'architecture repose sur trois modules imbriqués, Flow pour la perception, Seek pour la localisation, Go pour la décision et l'action, formant une boucle complète perception, localisation, action directement embarquée, sans dépendre du cloud. Contrairement à l'approche dominante qui découpe la vidéo en images fixes traitées une par une, VLX ingère le flux vidéo en continu, à la manière d'une eau qui coule, et raisonne en temps réel sans attendre de requête. Le déclic remonte à 2023, quand l'équipe a constaté qu'un modèle multimodal n'ayant jamais vu la moindre image de vidéosurveillance surpassait des modèles spécialisés entraînés pendant des années sur ce type de données, preuve selon Zhao Tiancheng que l'entraînement conjoint vision-langage generalise mieux dans le monde physique ouvert que les modèles dédiés. Om AI revendique aujourd'hui des revenus de l'ordre de la centaine de millions de yuans et un déploiement effectif sur des robots, drones, objets connectés, caméras de sécurité et PC IA, avec des données réelles remontant en continu depuis le terrain pour réentraîner les modèles. Cette annonce arrive alors que le secteur de l'IA physique traverse une phase de forte incertitude méthodologique, entre modèles vision-langage-action, génération vidéo, simulation 3D et approches par représentation type JEPA, sans consensus sur la voie qui mènera à une production industrielle. Le pari d'Om AI sur l'intelligence embarquée plutôt que centralisée dans le cloud répond à une contrainte concrète de sécurité et de latence: un robot qui se fige ou chute a des conséquences bien plus graves qu'un bug logiciel classique, un argument que la société met en avant pour justifier une intelligence distribuée sur chaque terminal plutôt qu'un cerveau unique. Le financement mondial de l'IA physique a dépassé 6,4 milliards de dollars sur le seul premier trimestre 2026, signe d'un secteur en quête de preuves de déploiement réel plutôt que de démonstrations. Le positionnement de Zhao Tiancheng s'est construit sur cinq années à contre-courant: alors que l'industrie chinoise se ruait sur les grands modèles de langage générateurs de texte après 2023, il a maintenu le cap sur la fusion vision-langage, misant sur son expérience d'un projet multimodal à un milliard de dollars mené chez Yahoo pendant son doctorat. Plusieurs membres de l'équipe sont partis durant les vagues successives d'engouement pour d'autres approches, avant que le virage du secteur vers l'IA physique en 2026 ne valide, selon lui, ce choix initial resté longtemps minoritaire face aux modèles de langage et, plus récemment, aux modèles du monde.

Chine/AsieActu
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27Pandaily 

L'entreprise Ant Group robotique Lingbo adopte une nouvelle approche pour construire les cerveaux des robots

Ant Group, la maison mère d'Alipay, développe via sa filiale Lingbo une approche inhabituelle pour concevoir des cerveaux de robots, en s'appuyant sur l'immense infrastructure de données et d'intelligence artificielle issue de son écosystème de paiement. Plutôt que de partir du matériel comme la plupart des startups d'IA incarnée, Lingbo privilégie d'abord la couche cognitive. L'entreprise mobilise l'expertise d'Ant Group en traitement transactionnel à haute fréquence, en prise de décision en temps réel dans l'incertitude et en inférence distribuée à grande échelle, des compétences accumulées sur plusieurs années à traiter des milliards de transactions quotidiennes via Alipay (détection de fraude, évaluation de risque, recommandation personnalisée). Lingbo entend transposer cette infrastructure vers la robotique pour bâtir un cerveau robotique capable de gérer la complexité et l'incertitude du monde physique avec la même fiabilité que le traitement financier. L'unité bénéficie d'une autonomie importante au sein d'Ant Group et attire des talents issus à la fois de la recherche en IA et de l'industrie robotique. Aucun produit concret ni calendrier commercial n'a été rendu public à ce stade. Cette stratégie illustre un mouvement plus large : des acteurs de la tech et de la finance entrent dans la course à l'IA incarnée en misant sur leurs atouts logiciels et data plutôt que sur la fabrication de matériel. Pour Lingbo, la partie la plus valorisable de la chaîne robotique ne serait pas la mécanique mais la couche d'intelligence, un pari qui, s'il se confirme, redistribuerait les cartes face aux spécialistes du hardware comme les fabricants d'humanoïdes. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ce positionnement pose une question stratégique : la donnée comportementale et transactionnelle à l'échelle d'Alipay, plusieurs centaines de millions d'utilisateurs, peut-elle vraiment se transférer à la compréhension d'un environnement physique et à la décision robotique ? Rien dans les éléments communiqués ne le démontre encore, et l'annonce reste à ce stade programmatique plutôt que prouvée par un produit déployé. Elle mérite néanmoins d'être suivie car elle traduit un changement de doctrine : dans un paysage chinois où les plateformes matérielles se banalisent, l'avantage compétitif se déplacerait vers le logiciel, la donnée et l'infrastructure de déploiement. Ant Group a construit ses capacités d'IA sur plusieurs années, d'abord pour la détection de fraude et la gestion des risques sur Alipay, avant d'intégrer des assistants IA à l'échelle de son écosystème, utilisés par des centaines de millions de personnes. Lingbo s'inscrit dans le prolongement naturel de cette expansion technologique vers le monde physique, dans un contexte où la Chine voit fleurir de multiples acteurs robotiques, qu'il s'agisse de fabricants d'humanoïdes ou de laboratoires développant des modèles généralistes de type VLA (vision-language-action), comparables aux Pi-0 ou GR00T N2 développés aux États-Unis. Contrairement à des concurrents qui présentent déjà des démonstrateurs matériels, Lingbo n'a pour l'instant communiqué ni prototype ni partenariat industriel identifié, ce qui place la démarche au stade de la déclaration d'intention stratégique. Les prochaines étapes à surveiller seront la première présentation publique d'un système intégré, d'éventuels partenariats avec des fabricants de plateformes robotiques, et la manière dont Ant Group articulera cette activité avec ses autres investissements en IA générative.

Chine/AsieOpinion
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28Pandaily 

BAAI et Alibaba, tous les deux jours un nouveau modèle d'IA incarnée voit le jour

Treize nouveaux modèles fondation et modèles du monde pour la robotique embarquée ont été annoncés en juin 2026, soit environ un tous les 48 heures. Lors de la Conférence Zhiyuan 2026, le BAAI (Beijing Academy of Artificial Intelligence) a présenté deux avancées : Wujie Physis-v0.1, qui prédit l'état physique suivant en compressant vidéo, données RGB-D, nuages de points 3D et retour tactile dans un espace latent unifié, et Wujie RoboBrain Orca, un "cerveau" robotique combinant représentation unifiée, raisonnement causal et décodage multimodal. Le 16 juin, Alibaba a dévoilé la suite Qwen-Robot, composée de trois modèles complémentaires : Qwen-RobotNav pour l'allocation d'attention visuelle en navigation mobile, Qwen-RobotManip qui standardise l'espace état-action pour la manipulation, et Qwen-RobotWorld, doté d'une interface en langage naturel pour prédire la dynamique du monde. CasiaHand a lancé Brain-Si 0.5, présenté comme le premier modèle de manipulation dextre humanoïde, avec une architecture à trois niveaux allant de la planification VLA jusqu'à des modèles physiquement interprétables. GalaxyBot a de son côté publié AstraBrain-WBC 0.5, un modèle de contrôle corps entier entraîné sur environ 2 milliards d'images issues de mouvements humains, pour 80 millions de paramètres. RoboScience, Current Robotics et BoundlessPower ont complété la liste avec respectivement l'architecture Visics, le modèle Curl-0 et le modèle du monde MWA. Cette accélération marque un basculement net dans l'industrie de la robotique embarquée : la compétition ne se joue plus sur les capacités matérielles des robots, mais sur l'intelligence logicielle qui les pilote. Signe le plus révélateur, la posture d'Alibaba tranche avec l'approche dominante du "plus de données, plus de robots" : le groupe affirme que l'hétérogénéité du monde physique ne peut pas être résolue par le seul passage à l'échelle et nécessite un alignement au niveau du modèle lui-même. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, le signal est important : les équipes ne cherchent plus seulement à démontrer ce que les robots savent faire, mais à expliquer pourquoi ils échouent encore sur certaines tâches, chacune identifiant un goulot d'étranglement différent, retour tactile, coordination corps entier, transfert simulation-réel ou planification à long horizon. Ce foisonnement s'inscrit dans la course engagée depuis 2024-2025 entre laboratoires chinois et occidentaux (Figure, Physical Intelligence avec Pi-0, NVIDIA avec GR00T) autour des modèles vision-langage-action. La France et l'Europe restent absentes de cette vague spécifique de publications, la dynamique se concentrant pour l'instant sur les acteurs chinois (BAAI, Alibaba, CasiaHand, GalaxyBot) et américains. Les prochaines étapes attendues concernent la validation de ces architectures sur des déploiements réels au-delà des démonstrations en laboratoire, un point sur lequel la prudence reste de mise tant les métriques annoncées, notamment le nombre de paramètres ou de frames d'entraînement, restent difficiles à comparer d'un laboratoire à l'autre sans benchmarks communs.

Chine/AsieOpinion
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29Interesting Engineering 

IA chinoise dévoile de nouveaux modèles de perception spatiale pour robots

La société chinoise Robbyant a dévoilé LingBot-Depth 2.0, une nouvelle génération de modèles de perception spatiale pour robots, accompagnée d'un modèle de vision associé baptisé LingBot-Vision. LingBot-Depth 2.0 s'appuie sur la version précédente, qui avait introduit la technique de Masked Depth Modeling (MDM) pour améliorer la détection de profondeur sur les surfaces transparentes et réfléchissantes. Entraîné sur 150 millions d'échantillons, le nouveau modèle obtient les meilleurs résultats sur 12 des 16 benchmarks de complétion de profondeur testés. Dans les scénarios de perte de profondeur sévère, l'erreur est divisée par plus de deux par rapport au modèle précédent, le score RMSE passant de 0,132 à 0,062. Le modèle progresse aussi sur la détection des surfaces vitrées et des miroirs, un point faible classique des caméras de profondeur. LingBot-Vision, entraîné sur 160 millions d'images (un jeu de données plus restreint que ceux des modèles concurrents), utilise pour la première fois la "structure de bordure" comme objectif de pré-entraînement, permettant une localisation des contours au niveau sub-pixel et un suivi stable des arêtes d'objets sur des séquences vidéo. Pour l'industrie robotique, cette annonce illustre la poursuite de la course aux modèles de perception spatiale comme brique fondamentale des systèmes d'IA incarnée, aux côtés des modèles d'action type VLA (vision-langage-action) tels que Pi-0 ou GR00T N2. Une perception de profondeur fiable sur verre et surfaces réfléchissantes reste un obstacle concret pour la navigation en environnement intérieur (entrepôts, bureaux, hôpitaux), là où les caméras stéréo et LiDAR classiques échouent régulièrement. La certification obtenue auprès du Depth Vision Laboratory d'Orbbec, avec des tests sur les caméras stéréo 3D Gemini 330, apporte une validation industrielle plus tangible qu'une simple annonce marketing, même si les chiffres de benchmark restent ceux communiqués par Robbyant lui-même et mériteraient une vérification indépendante. Le partenariat avec Orbbec, fabricant reconnu de capteurs 3D, va au-delà de la validation logicielle : il s'étend au matériel, avec l'intégration d'une version personnalisée de LingBot-Depth dans le dispositif RGB-D EGO de la nouvelle plateforme de collecte de données "Robot-Free" d'Orbbec, conçue pour capturer des données d'entraînement sans mobiliser de robot physique. Robbyant annonce qu'une version commerciale avancée du modèle sera intégrée à cette plateforme dans de futures mises à jour, avec pour objectif de fournir une base de données plus précise et stable pour l'entraînement des systèmes d'IA incarnée. Le mouvement s'inscrit dans une dynamique plus large de fournisseurs chinois de modèles de fondation pour la robotique cherchant à s'imposer comme briques de perception standard, à un moment où la course humanoïde et logistique internationale accélère la demande de systèmes de perception robustes et bon marché.

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30Robotics Business Review 

AI² Robotics lève 735 millions de dollars pour ses robots humanoïdes à roues, valorisation à 3 milliards

AI² Robotics, start-up basée à Shenzhen, vient de lever environ 735 millions de dollars lors d'un tour de financement qui porte sa valorisation au-delà de 50 milliards de yuans, soit environ 2,8 milliards de dollars (le titre de l'annonce évoque 3 milliards, un écart qui illustre la façon dont ces valorisations circulent parfois de manière approximative). Le tour de table rassemble un panel d'investisseurs révélateur de l'enjeu stratégique que représente désormais la robotique physique en Chine: des fonds publics comme le National Small and Medium Enterprises Development Fund, des industriels comme Sino Biopharmaceutical et le groupe Moutai, ainsi que des acteurs financiers comme CICC Capital et GSR Ventures. Le produit phare, AlphaBot 2, est un manipulateur mobile à roues doté d'un buste humanoïde et de mains à cinq doigts, avec plus de 34 degrés de liberté et un mécanisme de levage buste-jambes propriétaire. Contrairement à la majorité des constructeurs chinois qui misent sur la bipédie, AI² Robotics a choisi une base roulante: le robot ne peut ni monter d'escaliers ni franchir un terrain accidenté, mais il est nettement moins coûteux à produire, mécaniquement plus robuste et soumis à des contraintes réglementaires bien plus légères pour une exploitation en espace public. L'ensemble tourne sous Alpha Brain, un modèle vision-langage-action (VLA) maison chargé du raisonnement spatial en temps réel, de la compréhension de l'environnement et de la planification de tâches multi-étapes. Ce choix technique traduit un pari assumé sur le compromis coût-fiabilité plutôt que sur la polyvalence locomotrice, et positionne AI² Robotics à contre-courant de la course à la bipédie qui domine la communication du secteur. L'entreprise évite délibérément la rhétorique grand public et cible des environnements structurés où la configuration roues-plus-bras est déjà pertinente: logistique, manufacturing, biotech, services publics et retail. C'est un signal important pour les intégrateurs et décideurs B2B: la validation ne se joue pas sur des démonstrations spectaculaires mais sur la capacité à déployer rapidement dans des entrepôts ou des lignes de production, où un modèle VLA robuste et un robot durable comptent davantage qu'une allure humaine complète. Cette levée s'inscrit dans une séquence de mouvements de capitaux intense sur le marché des humanoïdes: l'introduction en bourse en préparation d'Agility Robotics, les tours de financement récents d'Apptronik et de Neura Robotics, et le rachat de Kinisi Robotics par Bear Robotics. Elle confirme aussi le rôle moteur de capitaux d'État et d'industriels chinois dans le financement de la robotique physique, à un moment où le pays cherche à consolider sa position face aux acteurs américains et européens. Les prochaines étapes attendues concernent le rythme de déploiement industriel d'AlphaBot 2 et la capacité d'Alpha Brain à tenir ses promesses de planification de tâches complexes à grande échelle, un test que la plupart des modèles VLA du secteur n'ont pas encore pleinement réussi.

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31Pandaily 

Wisson dévoile son Flexible Charge Universal Service Engine : un robot de recharge VE adaptatif sans latence

Le 9 juillet, l'entreprise chinoise Wisson a présenté à Pékin, lors d'une conférence stratégique consacrée à la recharge automatique de véhicules électriques, son nouveau moteur de service universel baptisé Flexible Charge, ainsi que sa gamme de produits associée. Le système revendique une tolérance adaptative quasi instantanée au moment du contact et couvre, selon l'entreprise, l'ensemble des usages de recharge : bornes publiques, flottes dédiées et installations domestiques, avec une architecture technique unique. Wisson justifie cette approche par la variabilité extrême du terrain : des centaines de marques de véhicules, des milliers d'emplacements et de standards de trappes et de connecteurs, auxquels s'ajoutent l'angle de stationnement, les mouvements de passagers, la météo et les obstacles dynamiques. Flexible Charge s'appuie sur l'architecture maison « Pliabot », qui combine structures souples bio-inspirées, compliance passive adaptative et IA multimodale distribuée. Contrairement aux systèmes rigides à articulations, qui nécessitent des boucles perception-action de l'ordre de la centaine de millisecondes, Wisson affirme obtenir une réponse quasi instantanée au premier contact grâce à la flexibilité des matériaux et à la compressibilité de l'air dans ses muscles pneumatiques artificiels, combinée à une génération de trajectoire en temps réel, pour s'adapter en une à deux secondes (durée typique d'insertion d'un connecteur) aux variations de position, d'angle et de force. L'entreprise revendique trois déploiements présentés comme des premières mondiales : une station publique entièrement automatisée dans le parc international de biomédecine de Yizhuang à Pékin, avec 3 millions de cycles de recharge sur plus de 130 modèles de véhicules ; un test en haute altitude à 5 190 mètres, sous 52,9 % de la pression atmosphérique standard, visant les environnements miniers et montagnards ; et des produits domestiques en configurations fixe et coulissante. Le segment de la recharge automatisée est resté longtemps au stade du démonstrateur, faute de solution capable de gérer la diversité mécanique des véhicules sans intervention humaine. Si les volumes avancés par Wisson (3 millions de cycles, 130 modèles) se vérifient à l'échelle annoncée, ils marqueraient un basculement notable du pilote vers une exploitation commerciale récurrente, un seuil que peu d'acteurs du secteur revendiquent publiquement. Le test en altitude cible un marché B2B concret, celui des opérateurs miniers et des flottes en zone reculée, où la fiabilité mécanique par tout temps pèse plus que le coût. L'argument central de Wisson, une mécanique souple tolérant mieux l'imprécision du réel qu'une précision rigide finement calibrée, fait écho à un débat plus large en robotique sur la compliance passive. Les métriques de « réponse zéro seconde » ne sont toutefois étayées par aucune donnée de latence indépendante ni taux d'échec comparé, ce qui invite à la prudence avant audit tiers. L'élargissement visé vers Robotaxi, Robobus, camion autonome et logistique sans chauffeur signale une ambition de fournisseur d'infrastructure critique pour tout l'écosystème autonome chinois, au-delà du simple fabricant de bornes. Wisson s'inscrit dans une vague d'entreprises chinoises développant depuis plusieurs années des robots de recharge, portée par la croissance rapide du parc électrique national et le manque de personnel dans certaines stations. L'architecture Pliabot prolonge des travaux antérieurs de la société sur les structures souples et les actionneurs pneumatiques, une famille de technologies aussi explorée en Occident pour la préhension en environnement non structuré. Sur ce marché, Wisson affronte d'autres acteurs chinois ainsi que des constructeurs automobiles développant leurs propres solutions de branchement robotisé, y compris en Europe où des pilotes existent chez plusieurs équipementiers sans atteindre le stade commercial revendiqué ici. Aucun acteur français ou européen n'apparaît dans cette annonce, circonscrite pour l'instant au marché chinois. Wisson dit vouloir nouer des partenariats avec constructeurs, opérateurs de stations, acteurs des infrastructures énergétiques et collectivités locales pour accélérer le déploiement commercial, sans donner de calendrier ni de volumes cibles pour les prochains pilotes.

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32Pandaily 

Les scientifiques IA sont déjà au travail à Pékin : mélange de fluide de conduction en 20 secondes

À Pékin, des laboratoires spécialisés dans l'IA for Science ont commencé à confier certaines tâches expérimentales à des bras robotiques pilotés par IA, capables de concevoir des protocoles, de collecter des données et de proposer de nouvelles pistes de recherche. Un journaliste du Beijing News a pu observer l'un de ces sites : un bras robotique y prépare du liquide conducteur en 20 à 30 secondes par flacon, avec une régularité de geste qui élimine les erreurs de manipulation manuelle. Le laboratoire fonctionne sur des postes d'expérimentation confinés où des bras robotiques manipulent pipettes, réactifs et échantillons avec précision, selon une architecture en trois couches : découverte autonome de lois scientifiques fondamentales par l'expérimentation, création de nouveaux matériaux via des modèles entraînés sur des données de haute qualité générées par le système, et enfin conception inverse de bout en bout où les résultats sont directement validés en application. À l'Institut d'automatisation de l'Académie chinoise des sciences, l'équipe a développé un modèle de fondation baptisé Panshi, avec une approche à deux volets : une version 1.0 qui affine des modèles open source sur des données et de la littérature scientifiques, et une version 2.0 en développement qui entraîne un modèle entièrement nouveau unifiant texte et modalités scientifiques (spectres d'ondes, spectrogrammes, champs électromagnétiques, structures moléculaires) dans un système de tokens commun. Panshi a déjà achevé une adaptation à huit disciplines scientifiques. Cette expérimentation illustre une bascule stratégique dans la course à l'IA scientifique : contrairement aux modèles grand public comme DeepSeek ou ChatGPT, qui se contentent d'exploiter des données déjà disponibles sur internet, les systèmes AI4S doivent produire eux-mêmes de nouvelles données par l'expérimentation réelle, ce qui suppose une intégration étroite entre IA, bras robotiques, capteurs et instruments de laboratoire dans une boucle fermée hypothèse-expérience-collecte-optimisation. Pour l'industrie robotique et les décideurs B2B, c'est un signal que l'automatisation ne se limite plus à la manipulation répétitive en usine mais s'étend à des tâches de précision scientifique à haute valeur ajoutée, où la fiabilité du geste et la vitesse d'exécution (20 à 30 secondes par préparation) deviennent des arguments concrets face au travail manuel de laboratoire. Cette initiative s'inscrit dans une dynamique portée par les autorités pékinoises, qui misent sur la concentration exceptionnelle d'institutions de recherche de premier plan dans la ville, dont l'Académie chinoise des sciences, Tsinghua et l'Université de Pékin, ainsi que sur le pôle scientifique de Huairou, capable de générer des volumes massifs de données d'entraînement, à l'image du collisionneur électron-positron de Pékin qui produit à lui seul 1 téraoctet de données par seconde. En juin 2026, Pékin a publié son plan de mise en œuvre de l'IA for Science, couvrant six domaines prioritaires, avec l'ambition de faire de la ville un pôle d'innovation scientifique en IA d'influence mondiale d'ici 2028.

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Nvidia devient premier partenaire mondial de simulation tactile, nouveau financement de centaines de millions et commandes multipliées par quatre au premier semestre
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Nvidia devient premier partenaire mondial de simulation tactile, nouveau financement de centaines de millions et commandes multipliées par quatre au premier semestre

La société pékinoise Tashan Technology (他山科技) a bouclé un tour de série B de plusieurs centaines de millions de yuans, avec la participation de Joyson Electronics, Taiping Innovation, AUX, Pengling, Lavender Hill Capital Partners (LHCP) et Hongshan Capital, ainsi qu'un réinvestissement des actionnaires historiques Daoshi Technology et Binfu Capital. Les fonds serviront à l'itération des capteurs et puces tactiles, au déploiement de solutions par secteur et à la construction d'une plateforme d'entraînement tactile. Fondée en 2017, l'entreprise développe une pile complète de perception tactile pour robots, du silicium à l'application : une équipe issue de Tsinghua et de l'université de Manchester, avec Steve Furber, co-inventeur de l'architecture ARM, comme chercheur en chef, et un laboratoire commun avec Manchester créé dès 2019. Son produit phare est une puce mixte analogique-numérique basée sur un réseau de neurones à impulsions, conçue pour un traitement tactile embarqué à faible latence ; une nouvelle génération vient d'être gravée avec lancement prévu au troisième trimestre 2026. Les capteurs TS-F (bout de doigt, résolution de force de 0,01 N, reconnaissance de plus de 30 matériaux sans contact) et TS-E (pince) ont vu leur fréquence de mesure multipliée par 3 à 4 cette année. Deux centres de collecte de données ont ouvert à Pékin et dans le Hubei en mars et mai 2026, et la société se présente comme premier partenaire mondial de simulation tactile de Nvidia Isaac Sim, avec un moteur open source sur MuJoCo. Selon l'entreprise, les commandes de capteurs tactiles atteignaient fin mai déjà quatre fois le chiffre d'affaires annuel 2025, pour plus de 180 clients incluant Galbot, Xingdong Jiyuan ou BrainCo, et une part de marché revendiquée supérieure à 80 % sur les capteurs tactiles pour mains robotiques humanoïdes. Ces chiffres, invérifiés indépendamment, illustrent néanmoins un basculement réel du secteur : le taux d'équipement tactile des mains articulées serait passé d'environ 20 % à plus de 60 % en un an, un rythme d'adoption rare pour un composant matériel. Cela confirme une hypothèse qui circulait dans l'IA incarnée sans preuve solide jusqu'ici : sans retour de force, la boucle perception-action ne se referme pas sur des tâches de manipulation fine, et la seule vision ne suffit pas à saisir des objets fragiles ou déformables. Que des fournisseurs de modèles achètent désormais des capteurs en volume pour entraîner leurs systèmes tactiles renforce l'idée que la donnée tactile devient une ressource aussi disputée que la vidéo de démonstration, avec des conséquences directes de coût et de fiabilité pour les intégrateurs qui équipent des mains robotiques. Le partenariat le plus marquant reste la collaboration avec Richard Sutton, lauréat du prix Turing et figure fondatrice de l'apprentissage par renforcement, autour d'un projet baptisé "jardin d'enfants pour robots", visant à faire apprendre aux machines par essai-erreur tactile en environnement réel. Tashan prévoit que son activité robotique dépassera l'automobile de 3 à 4 fois en 2026, pour environ deux tiers du chiffre d'affaires, et anticipe une vague d'algorithmes et de modèles tactiles commerciaux à partir de 2027, un calendrier qui reste, comme les autres métriques, à confirmer par les livraisons effectives.

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Toengine Wanxun dévoile un moteur universel de recharge "Roulevo" : première solution de service chaotique avec "tolérance de déformation nulle en 0,000 s", résolution complète pour toutes les catégories
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Toengine Wanxun dévoile un moteur universel de recharge "Roulevo" : première solution de service chaotique avec "tolérance de déformation nulle en 0,000 s", résolution complète pour toutes les catégories

Wanxun Technology (万勋科技), société chinoise spécialisée en robotique, a organisé le 9 juillet 2026 à Pékin une conférence stratégique consacrée à la recharge automatique de véhicules électriques. L'entreprise y a présenté « Roufeng Chong » (柔韧充), un moteur de service universel pour la recharge automatisée, censé couvrir à la fois les usages publics, professionnels et domestiques avec une même architecture technique. Le système repose sur la plateforme Pliabot®, une structure d'actionnement souple et compressible associée à une IA multimodale que la société appelle « neuronale », permettant selon elle un temps de réaction quasi instantané au premier point de contact entre le bras et le véhicule. Deux gammes de produits en découlent : CF1, une borne fixe, et CS1, un connecteur mobile sur rail. Trois déploiements sont mis en avant comme démonstrations de référence : une station de recharge publique dans le parc biomédical international de Yizhuang à Pékin, ouverte à tous les modèles et ayant déjà traité plus de 130 modèles de véhicules différents pour environ 3 millions de sessions de charge cumulées ; des essais menés à 5 190 mètres d'altitude, sous une pression atmosphérique d'environ 53 % de la normale, présentés comme un test en conditions extrêmes ; et un robot domestique compact de 10 centimètres d'épaisseur doté de 18 degrés de liberté, annoncé comme interopérable avec le système embarqué Tesla, installable en 30 minutes par l'utilisateur, avec une commercialisation prévue au second semestre 2026 et un lancement international visé pour le CES de janvier 2027. L'enjeu dépasse la simple démonstration technologique : la recharge automatique bute depuis des années sur l'écart entre prototypes contrôlés et environnements réels, où la diversité des marques, des emplacements de trappe, des angles de stationnement et des perturbations (piétons, portières, intempéries) rend les bras robotiques rigides peu fiables à grande échelle. En misant sur une structure passivement souple plutôt que sur une précision purement algorithmique, Wanxun cherche à répondre à ce problème avec un nombre limité de produits couvrant tous les scénarios, plutôt qu'une solution sur mesure par cas d'usage. Si les volumes annoncés pour la station de Pékin se confirment, il s'agirait d'un signal notable pour un secteur encore largement au stade pilote. Il faut toutefois noter que le chiffre de « 0,000 seconde » de temps de réaction relève davantage de l'argument marketing que d'une mesure physique littérale : il désigne une réponse mécanique quasi immédiate de la structure souple, non une latence nulle au sens strict. La recharge automatisée fait l'objet de tentatives depuis plusieurs années, du bras-serpent expérimental présenté par Tesla en 2015 à divers prototypes chinois et occidentaux, sans qu'aucun acteur n'ait jusqu'ici démontré un déploiement multi-marques à grande échelle en conditions réelles. Wanxun se positionne face à des architectures concurrentes fondées sur des bras rigides et une planification de trajectoire de haute précision, en misant sur la conformité mécanique passive comme réponse à l'incertitude du terrain. L'entreprise indique poursuivre des partenariats avec constructeurs automobiles, opérateurs de stations, acteurs des infrastructures énergétiques, flottes de robotaxis et robobus, ainsi que des collectivités locales, pour étendre ces déploiements aux mines, ports, hubs de transport et zones résidentielles, avec comme prochaine échéance commerciale le lancement du produit domestique fin 2026 puis sa présentation internationale au CES 2027.

Chine/AsieActu
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L'Unitree et l'UBTECH : deux expériences commerciales divergentes pour les robots humanoïdes chinois en 2026
35Pandaily 

L'Unitree et l'UBTECH : deux expériences commerciales divergentes pour les robots humanoïdes chinois en 2026

L'industrie chinoise des robots humanoïdes a atteint un tournant en juillet 2026, avec deux entreprises leaders adoptant des stratégies de commercialisation radicalement opposées. Unitree Robotics, basée à Hangzhou et connue pour ses robots quadrupèdes, a obtenu l'approbation de son introduction en bourse sur le STAR Market de Shanghai, levant plus de 5,9 milliards de dollars. L'entreprise vise 20 000 livraisons de robots humanoïdes cette année. Son modèle G1, vendu à partir de 13 500 dollars, dispose de plus de 30 degrés de liberté, d'une navigation autonome et de capacités de préhension complexes. Ce prix casse d'un ordre de grandeur celui de l'Atlas de Boston Dynamics (estimé à plusieurs millions de dollars l'unité) et celui de l'Optimus de Tesla. Unitree doit cet avantage à son expérience de fabricant de robots quadrupèdes, dont elle a écoulé des dizaines de milliers d'exemplaires dans le monde, ce qui lui a permis d'affiner sur plusieurs générations les chaînes d'approvisionnement chinoises en réducteurs, moteurs brushless à forte densité de puissance, systèmes micro-hydrauliques et capteurs. Les fonds levés serviront à agrandir sa méga-usine du delta du Yangtsé et à développer WVLA 2.0, son modèle fondationnel World-Video-Language-Action. À l'opposé, UBTECH a dévoilé sa série YouWorld U1, des robots compagnons présentés comme hyperréalistes, avec une réplication annoncée au pore près de la peau et des vaisseaux sanguins sous-cutanés, pilotés par des modèles de langage à visée émotionnelle. Facturé jusqu'à 140 000 dollars dans ses versions haut de gamme, le U1 a déjà enregistré plus de 13 000 commandes en quelques jours auprès d'une clientèle fortunée, un chiffre à prendre avec prudence tant qu'aucune livraison effective n'est confirmée. Ces deux trajectoires illustrent la tension centrale de la commercialisation de l'IA incarnée. Unitree mise sur une logique fordiste, faisant baisser les coûts grâce à la maîtrise de sa chaîne d'approvisionnement pour rendre les humanoïdes accessibles aux usines, aux entrepôts, puis potentiellement aux foyers. UBTECH parie au contraire sur un compagnon émotionnel haut de gamme, façon Westworld, misant sur l'idée que le lien affectif entre humain et robot justifie un prix élevé. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'écart entre le G1 à 13 500 dollars et les millions facturés par Boston Dynamics ouvre la voie à des déploiements à grande échelle en logistique et en manufacture, à condition que les capacités annoncées tiennent la route en conditions réelles au-delà des démonstrations. Le pari d'UBTECH teste une hypothèse différente et largement inexplorée commercialement : que des particuliers aisés paient une prime importante pour une présence robotique à forte charge émotionnelle plutôt que pour une utilité productive. Menées en parallèle sur le même marché chinois, ces deux expériences généreront des données précieuses sur la question de savoir si la robotique humanoïde se développe d'abord par la baisse des coûts ou par la création de valeur émotionnelle. Unitree s'est imposé ces dernières années comme le principal fabricant mondial de robots quadrupèdes avant de basculer vers l'humanoïde en capitalisant sur cette base industrielle et logicielle. UBTECH, acteur établi de la robotique de service et d'éducation en Chine coté à Hong Kong, investit désormais massivement dans l'IA émotionnelle pour se différencier sur un marché où la concurrence industrielle se durcit. Les deux entreprises bénéficient d'un écosystème chinois particulièrement dense en moteurs, capteurs, batteries et puces de calcul, un avantage structurel que peu d'acteurs occidentaux, à commencer par Boston Dynamics ou Tesla, peuvent répliquer à ce coût. La suite dépendra de la capacité d'Unitree à tenir son objectif de 20 000 unités livrées en 2026 et à démontrer que WVLA 2.0 fonctionne au-delà des vidéos de démonstration, ainsi que de la capacité d'UBTECH à honorer ses premières commandes du U1 et à prouver que la demande pour des compagnons hyperréalistes dépasse l'effet de curiosité initial.

Chine/AsieOpinion
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Usine de robots soudeurs : « Shengshi Weisheng » lève plusieurs centaines de millions de yuans en série B avec son modèle d'IA incarnée pour le soudage
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Usine de robots soudeurs : « Shengshi Weisheng » lève plusieurs centaines de millions de yuans en série B avec son modèle d'IA incarnée pour le soudage

La société chinoise 3Srobotics (昇视唯盛), spécialisée dans les robots industriels à intelligence incarnée pour le soudage, a bouclé un tour de série B de plusieurs centaines de millions de yuans (数亿元), mené par Shanghai Semiconductor Industry Investment et le Jinqiao Fund, avec la participation de Zero1 Ventures, Xinding Capital, Zhongguancun Dinghua et de son investisseur historique Weiguang Capital. Fondée en 2020, certifiée entreprise de haute technologie en 2023 puis reconnue entreprise pionnière "spécialisée, précise et innovante" et entreprise robotique de référence à Shanghai en 2024, la société en est à sa troisième génération de robots soudeurs. Son architecture repose sur un modèle "cerveau" multimodal entraîné sur des dizaines de millions de données de production réelles, couplé à un "cervelet" de contrôle moteur temps réel développé par sa filiale Harbin Institute of Technology Modern (哈工现代). Selon le fondateur Wang Dezhao, un robot 3Srobotics remplace en moyenne 1,5 à 2 soudeurs humains, avec un retour sur investissement de 1 à 1,5 an ; l'entreprise vise plusieurs centaines de millions de yuans de chiffre d'affaires en 2026. Le pari de 3Srobotics illustre une bascule stratégique du secteur robotique chinois : passer d'une automatisation générique, programmée à l'avance et incapable de s'adapter à des pièces non standard, vers des systèmes capables de percevoir en 3D, de raisonner sur une géométrie de soudure inconnue et d'ajuster en temps réel courant, tension et vitesse de déplacement, y compris sans plan technique fourni au préalable. C'est un signal pour les intégrateurs industriels et les décideurs B2B occidentaux : la Chine revendique une pénurie de plusieurs millions de soudeurs qualifiés d'ici 2025, sur un bassin d'environ dix millions de soudeurs enregistrés dont l'âge moyen dépasse 45 ans, et anticipe un marché du soudage intelligent dépassant les 100 milliards de yuans sur dix ans. Reste que les chiffres avancés, notamment ce ratio de remplacement de 1,5 à 2 soudeurs ou le gain d'efficacité de 2,88 fois annoncé pour son offre de "main-d'œuvre robotique" facturée au mètre soudé, proviennent uniquement de la société elle-même et méritent d'être vérifiés en conditions réelles indépendantes. L'entreprise, initialement positionnée sur la robotique industrielle généraliste, s'est recentrée sur le soudage en misant sur un modèle intégré combinant corps robotique, IA et procédé de soudage, avec une usine de fabrication propre garantissant une capacité de production et une chaîne d'approvisionnement maîtrisées, contrairement aux fournisseurs purement logiciels. Sa distribution passe majoritairement par des revendeurs et intégrateurs (les clients finaux directs ne pèsent que 10 à 20 % du chiffre d'affaires), sur des marchés comme la construction métallique, les ponts, le naval, le ferroviaire, les équipements électriques et, dans une moindre mesure, l'aérospatial et les nouvelles énergies. Les fonds levés serviront à faire évoluer les modèles "cerveau" et "cervelet", augmenter la capacité de son usine et étendre les équipes R&D et commerciales, avant une diversification annoncée vers le meulage, la découpe, l'assemblage et la manutention.

Chine/AsieActu
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Tesollo lance le processus d'introduction en bourse tout en développant des mains humanoïdes
37Robotics Business Review 

Tesollo lance le processus d'introduction en bourse tout en développant des mains humanoïdes

Tesollo Inc., société sud-coréenne basée à Incheon spécialisée dans les mains robotiques et effecteurs terminaux, a lancé les préparatifs de son introduction en bourse prévue pour l'an prochain et a bouclé son tour de série B. Les actionnaires existants POSCO Technology Investment, KB Investment et Enlight Ventures ont suivi lors de ce tour, rejoints par des investisseurs industriels stratégiques, Daesung Hi-Tech et HL Mando. Fondée en 2019, l'entreprise revendique des exportations vers 19 pays et affirme que ses ventes à l'international dépassent désormais ses ventes domestiques. Son PDG, Young-Jin Kim, présente l'IPO comme un moyen de crédibiliser l'entreprise auprès de clients internationaux et de renforcer sa capacité de production de masse. Sur le plan produit, Tesollo a présenté en mars le gripper à trois doigts DG-3 lors du salon AW 2026, complétant une gamme allant du parallèle DG-2F à la main à cinq doigts DG-5F. La version DG-5F-S, dotée d'actionneurs propriétaires, pèse moins d'un kilo et serait proposée à environ 60% du coût de son prédécesseur, tout en visant un niveau de précision comparable. L'entreprise a aussi montré ses mains DG-5F-M et DG-5F-S au Robotics Summit & Expo de Boston et à ICRA Vienne, avec des démonstrations de téléopération, de bin picking, de manipulation fine et d'un modèle vision-langage-action (VLA) dédié aux humanoïdes. Cette annonce s'inscrit dans un moment charnière pour la filière des mains robotiques, considérée comme le principal goulot d'étranglement des humanoïdes. La main humaine reste l'organe le plus complexe à répliquer mécaniquement, et les intégrateurs rapportent des taux de casse élevés sur les doigts et articulations en usage industriel. Le pari de Tesollo, la réparabilité modulaire plutôt que la seule performance brute, cible directement ce problème de fiabilité plutôt que la course à la dextérité pure. Pour les décideurs B2B et intégrateurs, la baisse de coût annoncée sur le DG-5F-S est significative si elle se confirme en conditions réelles, la publicité produit restant à vérifier hors démonstrations sélectionnées. Le contexte sectoriel reste dominé par l'absence de standard fiable: aucun fabricant n'a encore atteint un MTBR certifié de 10 000 heures, seuil considéré comme déterminant pour l'adoption industrielle et commerciale des mains robotiques. Une analyse d'ENGtechnica souligne que la densité de points de défaillance, actionneurs, capteurs, câbles tendineux, explique cette difficulté structurelle commune à tous les acteurs du secteur, dont Tesollo elle-même reconnaît avoir conçu ses produits en anticipant ce problème dès l'origine.

Chine/AsieActu
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Baisse des collisions contre le verre ? La division IA incarnée d'Ant Group revendique une avancée en perception robotique
38SCMP Tech 

Baisse des collisions contre le verre ? La division IA incarnée d'Ant Group revendique une avancée en perception robotique

Ant Group a présenté mardi, via sa filiale d'IA incarnée Robbyant, basée à Hangzhou, deux nouveaux modèles de perception visuelle pour robots : LingBot-Depth 2.0, un modèle de perception spatiale de nouvelle génération, et LingBot-Vision, un modèle visuel fondationnel. L'entreprise affirme que ces modèles permettent de résoudre un problème persistant en robotique : la détection fiable du verre, des miroirs et des objets transparents, des surfaces qui perturbent traditionnellement les capteurs de profondeur (LiDAR, stéréovision, temps de vol). Aucune métrique de précision, benchmark ou comparaison chiffrée n'a toutefois été communiquée dans l'annonce, ce qui invite à la prudence sur l'ampleur réelle de l'avancée revendiquée. La perception des matériaux transparents et réfléchissants reste un angle mort connu des systèmes de navigation robotique : portes vitrées, baies, miroirs faussent les mesures de distance et provoquent collisions ou arrêts d'urgence intempestifs. Un progrès réel sur ce point intéresserait directement les opérateurs d'AMR en entrepôt comme les concepteurs de robots humanoïdes destinés à évoluer en environnement de bureau, hôpital ou magasin. L'annonce confirme surtout l'entrée d'un nouvel acteur chinois, non spécialisé matériel, sur la brique logicielle de perception de la pile robotique, aux côtés d'entreprises déjà positionnées comme Unitree ou UBTech. Ant Group, connu pour Alipay et ses activités fintech, diversifie ainsi son portefeuille IA vers la robotique incarnée, dans la continuité du mouvement engagé par plusieurs géants technologiques chinois depuis 2024-2025. À l'international, la course reste dominée par des modèles vision-langage-action comme Pi-0 de Physical Intelligence, GR00T N2 de Nvidia, ou les plateformes propriétaires de Figure AI (Figure 03) et Tesla (Optimus Gen 3). Robbyant n'a pas précisé si LingBot-Depth 2.0 et LingBot-Vision seront ouverts, licenciés à des fabricants tiers, ou réservés à des projets internes, ni communiqué de calendrier de déploiement.

UEAucun acteur ou reglementation europeenne n'est concerne directement, mais une percee reelle sur la detection du verre et des surfaces reflechissantes interesserait indirectement les operateurs europeens d'AMR en entrepot et les concepteurs de robots humanoides destines aux environnements de bureau ou de sante.

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Robbyant lance LingBot-Depth 2.0 et LingBot-Vision pour une perception spatiale robotique avancée
39Robotics & Automation News 

Robbyant lance LingBot-Depth 2.0 et LingBot-Vision pour une perception spatiale robotique avancée

Voici l'article en français, 3 paragraphes, ~220 mots : Robbyant, filiale d'IA incarnée d'Ant Group (maison mère d'Alipay), a dévoilé LingBot-Depth 2.0, un modèle de nouvelle génération dédié à la perception spatiale robotique, accompagné de LingBot-Vision, son modèle visuel fondation. Ces deux briques logicielles visent à doter les robots d'une compréhension fine de l'espace physique qui les entoure, condition préalable à une navigation autonome fiable. LingBot-Depth 2.0 succède à une première version dont Robbyant revendique le succès, sans toutefois détailler publiquement les métriques précises de précision de profondeur, la latence de traitement ou le matériel de référence compatible, éléments qui restent à confirmer par des tests indépendants. Cette annonce s'inscrit dans une course technologique où la perception spatiale constitue l'un des verrous majeurs freinant le déploiement des robots humanoïdes et des AMR en environnement réel : sans estimation de profondeur robuste, la manipulation fine et l'évitement d'obstacles restent fragiles hors laboratoire. En misant sur un modèle de vision fondation couplé à un module de profondeur dédié, Robbyant cherche à se positionner sur le segment logiciel de la pile robotique, plutôt que sur le hardware, un pari que suivent aussi des acteurs comme Physical Intelligence (Pi-0) ou NVIDIA (GR00T N2). Robbyant s'appuie sur les ressources cloud et IA d'Ant Group, groupe technologique chinois pesant lourd dans la fintech et l'IA, ce qui lui donne une capacité de calcul et de distribution significative face aux start-ups occidentales du secteur. Les prochaines étapes, notamment une éventuelle ouverture à des partenaires industriels ou une intégration dans des plateformes robotiques tierces, restent à préciser.

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Simplexity Robotics : une start-up d'IA incarnée de 11 mois déploie 100 robots sur des lignes de production
40Pandaily 

Simplexity Robotics : une start-up d'IA incarnée de 11 mois déploie 100 robots sur des lignes de production

Simplexity Robotics, startup chinoise spécialisée en IA incarnée fondée il y a moins d'un an, a annoncé la livraison d'un premier lot de 100 unités de son robot polyvalent i7 Pro, ainsi que la mise en service d'une ligne de production robotisée dédiée à l'usinage CNC. Ces 100 robots n'ont pas été livrés à un seul client mais répartis sur plusieurs scénarios réels, selon Jia Peng, PDG et directeur technique de la startup, ancien cadre de Li Auto avec une solide expérience en fabrication automobile intelligente. Le plus gros déploiement concerne des clients industriels fabriquant des composants robotiques, tandis que des livraisons significatives ont aussi été effectuées vers des lignes de production de modules optiques et de circuits imprimés flexibles, des installations liées aux infrastructures IA, ainsi qu'auprès d'instituts de recherche, de partenaires d'écosystème et de développeurs. Dans les ateliers CNC, les i7 Pro assurent le chargement et déchargement continu de pièces sur plusieurs machines-outils, des tâches qui exigent précision de mouvement, manipulation fine et fonctionnement stable prolongé sous des contraintes de sécurité strictes. Chez le fabricant Leaderdrive, plusieurs unités naviguent entre différentes machines pour réaliser des opérations de chargement, positionnement et insertion. Au-delà des usines, les robots sont aussi testés en logistique, où ils localisent et prélèvent des articles commandés sur des rayonnages pour les livrer, et en tri de colis, où deux unités collaborent pour déplacer et retourner des paquets. Cette annonce illustre un changement de phase pour le secteur des robots polyvalents : le passage de la démonstration en laboratoire au déploiement réel à l'échelle industrielle, un cap que peu d'acteurs ont franchi concrètement malgré une abondance de communiqués promettant des ruptures. Le fait que Simplexity répartisse ses 100 unités sur des scénarios variés, usinage, logistique, tri de colis, plutôt que de les concentrer chez un seul client, est présenté comme une preuve de généralisation, un argument central dans le débat sur la capacité réelle des modèles VLA (vision-langage-action) à s'adapter au-delà de tâches démontrées en conditions contrôlées. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'enjeu n'est pas la performance brute mais le coût d'intégration : Simplexity revendique un déploiement opérationnel en une heure, ce qui, si vérifié en conditions réelles et non lors de démonstrations sélectionnées, romprait avec les cycles d'ingénierie et de débogage habituellement longs pour ce type d'équipement. Simplexity mise sur une intégration verticale complète, de son modèle fondation LaST0, à compréhension et génération multimodale native, à LaST-R1, qui intègre de l'apprentissage par renforcement dans le raisonnement en espace latent et revendique 99,9% de réussite sur le benchmark LIBERO, une métrique à interpréter avec prudence tant les protocoles d'évaluation varient d'un laboratoire à l'autre. Son modèle LaST-HD vise à transférer les données de manipulation humaine vers les robots de manière industrialisable. Le robot i7 Pro suit une philosophie où le modèle définit le matériel, conçue selon des standards d'ingénierie inspirés de l'automobile, intégrant mobilité, manipulation, perception à 360 degrés et calcul dans une architecture modulaire, livrée avec une plateforme de développement complète. Sur un marché dominé par les annonces de Figure, Tesla Optimus, Agility Robotics ou Physical Intelligence, Jia Peng défend une vision différente de la compétition à venir : non une rupture technologique unique, mais la capacité à entrer rapidement dans de nouveaux scénarios et générer de la valeur, l'adaptation cross-scénario primant sur la polyvalence universelle.

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Zhijian Dongli, start-up d'IA incarnée de 11 mois, livre 100 robots sur des lignes de production
41Pandaily 

Zhijian Dongli, start-up d'IA incarnée de 11 mois, livre 100 robots sur des lignes de production

Zhijian Dongli (至简动力), startup chinoise d'IA incarnée fondée il y a moins d'un an, a livré son premier lot de 100 unités de son robot polyvalent i7 Pro, en parallèle de la mise en service d'une ligne de production robotisée dédiée à l'usinage CNC. Ces 100 robots ne sont pas allés à un seul client : la plus grosse part équipe des industriels fabricant des composants robotiques, d'autres unités ont rejoint des lignes de production de modules optiques et de circuits imprimés flexibles (des usines d'infrastructure IA), le reste se répartissant entre instituts de recherche, partenaires d'écosystème et développeurs. Sur les postes CNC, les i7 Pro assurent le chargement et déchargement continu de pièces entre plusieurs machines-outils, une tâche qui exige précision de mouvement, manipulation fine et endurance sous contraintes de sécurité strictes ; chez le fabricant Leaderdrive, plusieurs unités naviguent ainsi entre machines pour positionner et insérer des pièces. Le fondateur, Jia Peng, ancien cadre de Li Auto passé par l'industrie automobile intelligente, occupe à la fois les postes de CEO et CTO. Des essais sont aussi menés en logistique et distribution, où les robots localisent et récupèrent des articles en rayon pour les livrer, et sur des lignes de tri colis où deux i7 Pro coopèrent pour déplacer et retourner des paquets. Cette annonce illustre une bascule que le secteur de la robotique humanoïde peine encore à documenter : le passage de la démonstration en laboratoire au déploiement industriel répété, chez plusieurs clients et sur des tâches différentes. C'est précisément ce que le marché attend pour juger si les modèles vision-langage-action (VLA) tiennent leurs promesses hors des vidéos soigneusement montées. Le chiffre de 99,9% de réussite sur le benchmark LIBERO, mis en avant par Zhijian Dongli pour son modèle LaST-R1, doit être lu avec la prudence habituelle réservée aux métriques de benchmark communiquées par le fabricant lui-même, sans détail sur les conditions de test. Le point réellement notable pour les intégrateurs et décideurs B2B est ailleurs : la promesse d'un déploiement en une heure sans modification d'ingénierie lourde, si elle se vérifie en usage réel répété, réduirait un des principaux freins à l'adoption des robots humanoïdes en usine, à savoir le coût et la durée d'intégration. Zhijian Dongli mise sur une intégration verticale complète, du modèle fondationnel LaST₀ jusqu'au matériel, conçu selon une philosophie où le modèle définit le hardware et développé aux standards d'ingénierie automobile. L'entreprise revendique aussi LaST-HD, une méthode de transfert de données de manipulation humaine vers le robot, destinée à accélérer l'apprentissage de nouvelles tâches. Le robot est livré avec une plateforme de développement intégrée (framework d'agents, bibliothèque de compétences, SDK bas niveau, simulation). Jia Peng défend une thèse de positionnement claire face à des concurrents comme Figure, Unitree ou Agility Robotics : la compétition à venir ne se jouera pas sur une percée technologique isolée, mais sur la capacité à s'adapter rapidement à de nouveaux environnements et à générer de la valeur sur des scénarios variés, plutôt que sur la recherche d'une capacité universelle.

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Vidéo : la Chine remporte la RoboCup 2026 grâce à des humanoïdes autonomes au football
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Vidéo : la Chine remporte la RoboCup 2026 grâce à des humanoïdes autonomes au football

L'équipe THU Huoshen de l'université Tsinghua (Chine) a conservé son titre au RoboCup 2026, la plus grande compétition mondiale de robotique et d'IA, organisée du 30 juin au 6 juillet à Incheon, en Corée du Sud. Cette édition, la plus importante depuis le lancement de l'événement en 1997, a rassemblé environ 3 000 participants issus de 364 équipes et 45 pays. Dans la Humanoid League, les Chinois ont défendu leur couronne remportée l'an dernier à Salvador, au Brésil, en s'appuyant sur le Booster T1, un humanoïde commercial développé par la société chinoise Booster Robotics. En s'appuyant sur une plateforme existante plutôt que de concevoir un robot depuis zéro, l'équipe a pu concentrer ses efforts sur les logiciels d'IA : perception, locomotion et stratégie collective. Les matchs de football, disputés en totale autonomie, ont vu les robots percevoir le terrain, suivre le ballon, se coordonner entre coéquipiers et exécuter passes et tirs sans intervention humaine, même si des chutes et pertes d'équilibre restent fréquentes et nécessitent parfois une aide pour se relever. Quelques jours plus tôt, Pékin avait accueilli la RoBoLeague World Robot Soccer League, où des humanoïdes totalement autonomes avaient disputé ce que les organisateurs ont présenté comme le premier match de football à 3 contre 3 sans aucune intervention humaine. Cette double victoire consécutive illustre un déplacement du centre de gravité de la robotique humanoïde : la compétition ne se joue plus tant sur l'ingénierie mécanique que sur l'intelligence logicielle. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, le signal est clair : à mesure que des plateformes matérielles standardisées comme le Booster T1 se démocratisent, la valeur ajoutée se déplace vers la vision par ordinateur, la prise de décision temps réel, la navigation autonome et la collaboration multi-robots, plutôt que vers la conception de robots sur mesure. Cela confirme une hypothèse déjà répandue dans le secteur : la maturation du matériel et des outils de simulation accélère l'innovation logicielle, en permettant d'entraîner et de tester des algorithmes en environnement virtuel avant leur déploiement physique, réduisant les délais de développement. Reste que la prudence s'impose sur les performances réelles : les chutes et déséquilibres observés rappellent que ces démonstrations, aussi impressionnantes soient-elles, restent loin du niveau d'agilité et d'adaptabilité d'un joueur de football professionnel humain. Le RoboCup, lancé en 1997, s'est historiquement construit comme un banc d'essai progressif pour la robotique et l'IA incarnée, avec la Humanoid League comme discipline phare pour les humanoïdes bipèdes. L'édition 2026 à Incheon, la plus fournie de l'histoire de l'événement avec 364 équipes venues de 45 pays, confirme la montée en puissance de la Chine sur ce terrain, portée à la fois par des laboratoires académiques comme Tsinghua et par des fabricants de robots comme Booster Robotics, dont le T1 sert désormais de plateforme de référence à plusieurs équipes concurrentes. Cette dynamique s'inscrit dans un mouvement plus large où les compétitions de robotique humanoïde, qu'il s'agisse du RoboCup ou d'événements chinois comme la RoBoLeague de Pékin, servent de vitrines accélérées pour les progrès en perception, coordination et autonomie, avant une éventuelle transposition vers des applications industrielles ou de service.

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Avant son IPO à Hong Kong, la start-up d'un doctorant de Harbin vaut 10 milliards, un fondateur sur trois reste
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Avant son IPO à Hong Kong, la start-up d'un doctorant de Harbin vaut 10 milliards, un fondateur sur trois reste

Le fabricant chinois de robots Rokae (珞石机器人) a clôturé le 6 juillet 2026 son introduction en bourse à Hong Kong, prix fixé à 38 dollars hongkongais par action, valorisant l'entreprise à 9,95 milliards HKD pour une levée de 875 millions HKD, dont 31,4% souscrits par cinq investisseurs pierre angulaire. Basée à Zoucheng, dans le Shandong, mais fondée par une équipe pékinoise, la société visait d'abord une cotation sur le marché continental avant d'abandonner ce projet mi-2025 au profit de Hong Kong. Son chiffre d'affaires est passé de 267 à 522 millions de yuans entre 2023 et 2025 (+60,4% sur la dernière année), porté par les robots industriels (43,1% du CA), les bras collaboratifs souples (26,5%) et surtout les robots dits à "intelligence incarnée", passés de 2,76 à 47 millions de yuans en deux ans. La marge brute globale reste faible à 21,9%, et celle de l'intelligence incarnée a chuté de 30,6% à 10,7% faute de maîtrise des coûts de production de son nouveau bras humanoïde à retour d'effort AR. L'entreprise a perdu 179 millions de yuans en 2025, plus de 500 millions cumulés en trois ans, et sa trésorerie disponible ne s'élevait qu'à 14,8 millions de yuans fin 2025, le reste ayant été placé en produits de gestion et dépôts à terme. Ce dossier illustre les tensions d'un secteur robotique chinois déjà saturé sur son cœur historique. Rokae ne pèse que 0,9% du marché des robots industriels, où elle arrive sixième et dernière des grands acteurs nationaux face à une guerre des prix installée. Sur les bras collaboratifs, sa position est plus solide: sixième par le chiffre d'affaires mais quatrième par les volumes, seule entreprise du top 6 à produire plus de 1 000 unités souples par an. C'est sur l'intelligence incarnée qu'elle cherche sa différenciation, avec la troisième place chinoise par le chiffre d'affaires sur les bras robotiques pour humanoïdes et une clientèle qui inclurait, selon elle, près de la moitié des dix entreprises chinoises de robotique incarnée les mieux valorisées. Mais la chute de marge sur ce segment en 2025 montre que la mise à l'échelle de la production de bras à retour d'effort reste un problème non résolu, loin des discours sur la maturité de ces technologies, un signal utile pour les intégrateurs qui évaluent ces fournisseurs. Fondée en décembre 2014 par trois associés à parts égales, Rokae n'a conservé qu'un seul fondateur actif, Tuo Hua, 43 ans, doctorant en génie mécanique à l'institut de technologie de Harbin et titulaire de 111 brevets; ses deux cofondateurs ont cédé toutes leurs parts en 2021 et 2024. En dix ans, l'entreprise a bouclé dix tours de financement totalisant environ 1,46 milliard de yuans, le prix par action passant de 0,19 yuan à l'amorçage en 2015 à 22,18 yuans lors du tour pré-IPO de juin 2025, soit une multiplication par 117. Son actionnariat mêle fonds d'État chinois, capital-risque de premier plan comme Shunwei Capital ou Bosch, et une myriade de fonds publics locaux du Shandong. Au premier trimestre 2026, Rokae a lancé son module d'articulation à retour d'effort HSA pour robots humanoïdes et livré plus de 5 100 robots, dont plus de 2 000 unités d'intelligence incarnée, avec 577 millions de yuans de commandes en cours fin mars.

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Yisheng Technology, fondée par un professeur de HKU, lève des centaines de millions pour un système mémoriel robotique
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Yisheng Technology, fondée par un professeur de HKU, lève des centaines de millions pour un système mémoriel robotique

La startup chinoise TranscEngram (忆生科技), fondée en septembre 2023 par le professeur Yi Ma, doyen fondateur de la faculté d'informatique et de science des données de l'Université de Hong Kong, avec ses cofondateurs Gao Shenghua et Yang Yanchao, vient de boucler un tour d'amorçage de plusieurs centaines de millions de yuans. Parmi les investisseurs figurent Sino Biopharmaceutical (filiale du groupe CP), Pudong Chuangtou, Zhangjiang Kechuang, Zhangjiang Hi-Tech, Hongxin Electronics, Yunhui Capital, Volcan Capital et Jinduo Capital. Les fonds financeront un modèle de contrôle incarné explicable, un modèle du monde physique, un pipeline de données de mouvement humanoïde multimodal, ainsi que des centres de R&D et de production à Qianhai (Shenzhen) et Zhangjiang (Shanghai). L'architecture maison, baptisée "cerveau plus cervelet", combine une mémoire visuelle pour la perception spatiale et une mémoire musculaire pour le contrôle moteur haute fréquence, déclinée en quatre produits : EngramTeleOp pour la téléopération (latence inférieure à 10 ms, prise en main en cinq minutes, essais longue distance entre Shanghai et Shenzhen), EngramEgo pour la capture de mouvement à la première personne via des capteurs portables légers, EngramControl pour la mémoire de mouvement réutilisable, et EngramNav pour la navigation et la mémoire d'environnement. Selon l'entreprise, cette approche générative dépasserait de plus de trois fois les modèles VLA classiques sur des tâches multiples (préparation de café, pliage de linge, préparation de thé), avec plus de 95% de réussite pour un modèle unique. TranscEngram a déjà testé ses briques avec les groupes AgiBot, Fourier, Galbot et Robotera, et cible désormais l'hôtellerie haut de gamme ainsi que l'assemblage flexible dans l'aérospatial, notamment avec un fabricant de pièces d'avion d'origine Airbus. Cette levée illustre une bataille de fond dans la robotique humanoïde : dépasser les modèles vision-langage-action (VLA) actuels, jugés trop rigides face à un changement de tâche ou d'outil, au profit de systèmes capables de transférer une compétence d'un corps à un autre (pince, main habile, bras de longueurs différentes) sans réentraînement lourd. Yi Ma justifie ce pari par une critique frontale des grands modèles de langage en vogue, qu'il compare à des encyclopédies statiques incapables de s'auto-corriger au contact du monde physique, d'où leurs hallucinations selon lui. Les chiffres de performance avancés, un gain de trois fois et un taux de réussite de 95%, restent toutefois des mesures internes non vérifiées de façon indépendante, portant sur un nombre de tâches limité probablement choisi par l'entreprise ; ils relèvent davantage de la promesse que du produit éprouvé en environnement industriel réel. Le pari, s'il tient, viserait un vrai point de friction du secteur : le coût du redéploiement à chaque nouvelle tâche ou changement de gamme, un problème particulièrement sensible dans l'assemblage aérospatial où les lignes changent fréquemment de configuration. TranscEngram s'inscrit dans la vague de financements de l'IA incarnée en Chine, aux côtés d'acteurs comme AgiBot, Fourier, Galbot ou UBTech, et fait écho aux ambitions affichées par les Américains Physical Intelligence avec Pi-0, NVIDIA avec GR00T ou Figure avec Helix sur les modèles de fondation pour la robotique. Yi Ma, lauréat du prix Marr et fellow IEEE, ACM et SIAM, revendique des collaborations avec Emmanuel Candès et Yann LeCun pour asseoir la crédibilité scientifique du projet. La suite proche passe par deux pilotes commerciaux, l'hôtellerie haut de gamme (blanchisserie, fabrication de cartes, service en chambre) et l'assemblage flexible dans l'aérospatial avec ce fabricant lié à Airbus, tandis qu'un centre de données dédié dans le Sichuan doit accélérer la collecte de données tactiles pour les mains habiles. Aucun calendrier de déploiement commercial précis n'a pour l'instant été communiqué.

Chine/AsieOpinion
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Des diplômés de Tsinghua créent une start-up d'IA incarnée, lèvent des centaines de millions de yuans pour l'automobile
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Des diplômés de Tsinghua créent une start-up d'IA incarnée, lèvent des centaines de millions de yuans pour l'automobile

La startup chinoise Guangxiang Technology, fondée en avril 2025 et incubée par les écoles de véhicules et d'intelligence artificielle de l'université Tsinghua, a bouclé fin juin 2026 un tour d'amorçage cumulé de plusieurs centaines de millions de yuans, mené par des investisseurs comme Zhuhai Technology Industry Group, Xingzheng Capital et Songhe Capital, aux côtés des actionnaires historiques Yiyi Chuangtou et L2F. L'entreprise est dirigée par Zhang Tao, ex-responsable de la perception spatiale chez Amap (Gaode), et co-fondée par le professeur Li Shengbo, expert en apprentissage par renforcement crédité de plus de 30 000 citations, avec une équipe issue d'Alibaba, Tencent, Huawei, KUKA et Geek+. En juin 2026, elle a présenté Phi-Bot X1, un robot industriel à 27 degrés de liberté monté sur un châssis omnidirectionnel à quatre roues capable de déplacement latéral, doté d'une taille télescopique couvrant 0 à 2,5 mètres et de bras à contrôle de force cadencés à 1 kHz. Par proprioception seule, il atteint 10 mm de précision de positionnement et 0,05 mm de répétabilité en bout de bras, avec un échange de batterie en une minute. Lors du salon ATC 2026, le robot a fonctionné 21,5 heures sur trois jours sur une vraie ligne automobile pour du chargement au poste de soudure, sans erreur ni interruption revendiquées, avec une précision angulaire de 0,3° en alignement dynamique. Guangxiang défend une architecture dite "physique native", opposée aux modèles VLA (vision-langage-action) dominants et aux modèles du monde prédictifs au niveau pixel: son système apprendrait les lois physiques par interaction directe en simulation plutôt que par imitation de démonstrations humaines. Ces performances restent toutefois auto-rapportées par l'entreprise lors d'un entretien avec le média chinois Yingke (36Kr), sans validation indépendante, et la démonstration ATC, bien que menée sur une ligne réelle, demeure un test ponctuel plutôt qu'un déploiement industriel généralisé. Le fondateur évalue le marché chinois des robots de ligne automobile à environ 100 milliards de yuans et cible le "gap des 30%" de tâches que bras robotisés et automates n'ont jamais couvertes, comme le chargement à risque de brûlure ou le contrôle qualité en fin de chaîne. Il cite l'échec d'un concurrent humanoïde bipède chez un constructeur automobile de luxe, où les vibrations de marche provoquaient une chute de pièces dans 80% des cas, comme preuve que le choix de la plateforme mécanique compte autant que le modèle embarqué. Guangxiang revendique une stratégie inverse de celle de nombreux acteurs de la robotique humanoïde: valider les usages industriels avant toute communication produit plutôt que l'inverse. L'entreprise dit avoir déjà signé des accords commerciaux avec plusieurs constructeurs automobiles chinois et étrangers autour des postes de chargement et de contrôle qualité, et prévoit de consolider sa position dans l'automobile avant d'étendre son modèle à d'autres secteurs industriels sur trois à cinq ans, sans projet grand public ni introduction en bourse à court terme. Zhang Tao positionne son approche comme complémentaire des initiatives de Tesla ou XPeng, qu'il juge tournées vers le grand public plutôt que vers l'usine, et estime que 2026 marque, pour le secteur de l'IA incarnée, un tournant où l'accent bascule des démonstrations vers des preuves de déploiement réel.

Chine/AsieActu
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Tang Mu, ex-cadre de Xiaomi, lève des centaines de millions pour sa start-up de robots à café, avec Lin Bin, Li Wanqiang
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Tang Mu, ex-cadre de Xiaomi, lève des centaines de millions pour sa start-up de robots à café, avec Lin Bin, Li Wanqiang

La startup chinoise Yingzhi XBOT, fondée en 2022 par Tang Mu, ancien cadre de Xiaomi, a levé plusieurs centaines de millions de yuans sur deux tours : 200 millions en tour A menés par le fonds hongkongais GPTX, puis 300 à 500 millions en tour B auprès de fonds publics chinois et d'investisseurs en dollars, avec plus tôt un tour d'amorçage réunissant Zhang Xiaolong (Tencent) et plusieurs cofondateurs de Xiaomi. Plutôt que l'humanoïde domestique, l'entreprise construit des robots de restauration pour centres commerciaux, sur une architecture « un cerveau, plusieurs corps » baptisée XOS 3.0. Son robot à café C3 (bras 6 axes, précision ±0,02 mm) produit 80 tasses par heure pour 219 000 yuans ; le I3 fabrique des glaces à plus de 60 unités par heure pour 179 000 yuans. Un humanoïde à double bras 7 axes, le X1, doit entrer en production fin 2026. Fin 2025, la société revendiquait plus de 1000 robots dans plus de 100 villes, 4 millions de tasses produites, plus de 100 millions de yuans de chiffre d'affaires annuel et un carnet de commandes 2026 estimé entre 300 et 500 millions de yuans. Ce choix tranche avec la course à l'humanoïde généraliste qui domine le secteur. Tang Mu revendique avoir écarté le foyer, jugé trop imprévisible, et l'usine, où les bras industriels classiques restent plus efficaces, pour concentrer l'effort sur un usage commercial fréquent et standardisé : le café. En limitant le périmètre d'action, l'entreprise affirme contourner la principale faiblesse reconnue des modèles VLA, leur difficulté à généraliser entre tâches différentes, en ne les sollicitant qu'en secours lors d'anomalies. Elle avance aussi une économie unitaire vérifiée : dans un centre commercial de Yiwu, un robot vendu environ 100 000 yuans générait 200 tasses par jour pour un panier moyen de 20 yuans, soit plus de 60 000 yuans de chiffre d'affaires mensuel et plus de 30 000 yuans de profit net, un retour sur investissement en 6 à 8 mois pour une durée de vie annoncée de 5 ans. La société facture un abonnement mensuel plutôt qu'une location, modèle RaaS rendu possible par sa licence nationale d'exploitation alimentaire, une exclusivité qu'elle revendique dans le secteur. Avant de fonder Yingzhi XBOT, Tang Mu a cumulé 25 ans dans le design produit, chez Kingsoft puis au centre d'expérience utilisateur de Tencent, avant de diriger l'écosystème produit de Xiaomi et de lancer des best-sellers comme le routeur Xiaomi ou l'enceinte Xiao Ai. L'équipe technique est dirigée par Wang Jiali, docteur en mécatronique de Harbin, passé par CASIC, Sany et Siasun, tandis que l'exploitation s'appuie sur des cadres issus de Luckin Coffee. L'entreprise dispose de sites à Nankin, Yueyang, Shanghai et Pékin pour une capacité annuelle de 20 000 unités, et fournit déjà JD Seven Fresh Coffee ou la chaîne FICO Coffee, tout en explorant les marchés étrangers avec une chaîne de café asiatique de plus de 4000 points de vente. Un chariot robotisé, le CUBE, reste sans date de lancement, tandis que Tang Mu parie sur une coexistence durable entre bras spécialisés et humanoïdes généralistes selon les usages.

Chine/AsieActu
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Le Japon a été pionnier des robots humanoïdes, peut-il désormais rattraper la Chine ?
47IEEE Spectrum Robotics 

Le Japon a été pionnier des robots humanoïdes, peut-il désormais rattraper la Chine ?

Le récent Humanoids Summit de Tokyo n'a réuni qu'une quarantaine de robots humanoïdes, mais les machines chinoises y ont surclassé les japonaises dans une proportion de trois pour une. Parmi les rares représentants japonais figurait Geminoid HI-6, sixième génération d'un androïde conçu en 2006 par le professeur Hiroshi Ishiguro (Université d'Osaka), désormais doté d'un grand modèle de langage entraîné sur ses propres écrits et interviews, capable de dialoguer avec son créateur. Face à lui, les robots K1 de Booster Robotics (Pékin) dansaient sur du Michael Jackson, et le G1 d'Unitree Robotics (Hangzhou) enchaînait les démonstrations. Toyota s'est contenté de montrer une vidéo de son robot joueur de basket, Honda une nouvelle main robotique. Omakase Robotics, filiale de la société japonaise Zeals, exposait même un G1 chinois modifié avec un contrôleur PC externe, une main dextre, un préhenseur à ventouse et un boîtier de capteurs additionnel (haut-parleur, micro, caméra). Autre exemple concret de déploiement : GMO AI & Robotics, en partenariat avec Japan Airlines, teste des G1 pour charger et décharger des conteneurs de fret à l'aéroport de Haneda, à titre expérimental. Ce basculement questionne directement le leadership historique du Japon, pionnier du secteur depuis le WABOT-1 de l'Université Waseda en 1973 puis l'Asimo de Honda. Selon Shuichi Nagao, directeur technique d'Omakase Robotics, la réglementation japonaise interdit purement et simplement la commercialisation de systèmes bipèdes pour des raisons de sécurité, pendant que la Chine, portée par une politique publique volontariste et une génération d'ingénieurs dans la vingtaine et la trentaine, passe déjà à la production de masse et fait chuter les coûts au point que "les autres pays ne peuvent plus rivaliser". Le fait que des entreprises japonaises utilisent désormais des robots chinois pour leurs propres démonstrations, un ingénieur qualifiant la situation de "triste", illustre un renversement de rapport de force qui interroge la capacité du Japon à peser dans un écosystème humanoïde de plus en plus dominé par l'IA générale. Ce retard s'explique par la trajectoire même du secteur japonais : il y a vingt-cinq ans, ses humanoïdes spectaculaires, largement inspirés de la science-fiction, ne répondaient à aucun usage concret et ont fini remisés faute de débouchés commerciaux. Le Japon conserve néanmoins un savoir-faire de conception qu'il doit désormais mobiliser. Les essais en cours, comme le projet de fret avec Japan Airlines à Haneda, restent des pilotes limités, sans calendrier de généralisation annoncé, pendant que les acteurs chinois enchaînent déjà démonstrations d'acrobaties et courses de semi-marathon.

Chine/AsieOpinion
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74 yuans pour 3 heures : des robots à IA incarnée entrent dans les foyers chinois pour les tâches ménagères
48Pandaily 

74 yuans pour 3 heures : des robots à IA incarnée entrent dans les foyers chinois pour les tâches ménagères

En Chine, les robots à intelligence artificielle incarnée sortent des usines pour entrer dans les foyers, sous forme de location à l'heure pour des tâches ménagères. Plusieurs plateformes à la demande proposent désormais des robots humanoïdes ou à roues capables de nettoyer les sols, essuyer les surfaces, récupérer des objets ou effectuer de petites tâches de rangement, pour un tarif de départ de 74 yuans les trois heures, soit environ 25 yuans de l'heure (un peu plus de 3 euros). Ces machines s'appuient sur des modèles vision-langage-action pour naviguer de façon autonome dans un environnement domestique, éviter les obstacles, reconnaître des objets et répondre à des commandes vocales simples. C'est l'un des premiers déploiements commerciaux réels de l'IA incarnée en dehors du cadre industriel, après des investissements en R&D chiffrés en milliards de yuans. Ce tarif rend la main-d'œuvre robotique moins chère que le personnel de ménage humain dans les grandes villes chinoises, mais l'écart de capacités reste net : les retours d'utilisateurs montrent que ces robots gèrent correctement les tâches de nettoyage simples, tout en peinant face aux objets de forme irrégulière, aux instructions à plusieurs étapes et aux espaces exigus typiques des appartements chinois. Le compromis est assumé, fonctionnalités limitées contre accessibilité tarifaire, et il interroge la trajectoire des investissements massifs consacrés à l'IA incarnée en Chine. Des entreprises comme Unitree, AgiBot, Star Dynasty ou X Square Robot ont levé des fonds considérables pour des robots humanoïdes généralistes, alors que le premier vrai marché de masse concerne des robots de service bien plus spécialisés et modestes. Les défenseurs de l'approche avancent toutefois que ce déploiement réel, même limité, génère des données précieuses pour entraîner les modèles de nouvelle génération, des données que la simulation en laboratoire ne peut reproduire : agencements imprévus, objets variés, comportements d'utilisateurs divers. Cette stratégie rappelle celle des entreprises chinoises de conduite autonome, qui ont déployé des fonctions de conduite partiellement automatisée des années avant d'atteindre une autonomie complète, misant sur l'accumulation de données réelles plutôt que sur l'attente d'une technologie parfaite. Les analystes du secteur anticipent une expansion rapide du marché de la location de robots domestiques à mesure que les coûts baissent et que les capacités progressent, plusieurs acteurs chinois développant déjà des modèles de nouvelle génération optimisés pour l'environnement du foyer, avec une meilleure dextérité pour manipuler de petits objets et une compréhension plus fine des instructions complexes. Reste une question ouverte : ce modèle de facturation à la tâche, encore marginal, pourra-t-il générer des revenus suffisants pour justifier l'ampleur des investissements déjà engagés dans l'infrastructure de l'IA incarnée.

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Robots humanoïdes en première ligne : du salon d'exposition à l'usine comme employés vedettes
49Pandaily 

Robots humanoïdes en première ligne : du salon d'exposition à l'usine comme employés vedettes

Ekans robotisés humanoïdes quittent le laboratoire pour entrer en production réelle, comme l'a rapporté China Central Television. Dans un atelier de fabrication de tablettes à Nanchang, huit robots humanoïdes ont été déployés comme inspecteurs qualité, chacun effectuant des cycles d'inspection en environ 20 secondes avec une précision de deux millimètres. Le directeur d'usine Zhang Long a souligné que si l'efficacité reste inférieure à celle des bras robotiques traditionnels et des ouvriers humains, l'avantage en flexibilité est net : contrairement aux bras fixes qui nécessitent des semaines de reconfiguration à chaque nouveau produit, les robots humanoïdes peuvent être réaffectés à d'autres postes en quelques heures. Le déploiement n'a pas été sans accroc, les robots déclenchaient accidentellement les boutons d'allumage des tablettes, provoquant des échecs d'inspection, jusqu'à ce que le chef de projet Yang Shukai développe des pinces ajustables permettant un réglage de cinq millimètres selon le modèle. Le robot n°3 a connu jusqu'à 31 blocages en une seule journée, nécessitant un réentraînement dédié. Depuis mars, les deux premiers robots totalisent 3 000 heures de fonctionnement stable et approchent d'un déploiement permanent ; l'usine prévoit 50 unités d'ici la fin de l'année, avec une adoption massive envisagée vers 2028. À Shenzhen, trois robots humanoïdes travaillent de nuit depuis six mois dans un centre logistique pour trier les colis destinés à la livraison le jour même. Ces déploiements illustrent un basculement significatif pour le secteur : le passage de la démonstration scénique au poste de travail réel, avec des métriques opérationnelles vérifiables plutôt que des vidéos soigneusement sélectionnées. Le cas du centre logistique de Shenzhen est particulièrement parlant sur l'écart entre promesse et réalité initiale : les robots ne triaient au départ que 100 colis par heure contre 500 à 600 pour un ouvrier humain, avec un taux d'erreur élevé et une incapacité à manipuler les gros colis. L'équipe a identifié la cause racine, un manque de données d'entraînement, et déployé deux correctifs : des collecteurs de données dédiés enregistrant diverses actions de saisie et de retournement de colis, et une refonte des postes de tri avec des surfaces inclinées réduisant les mouvements de rotation et de flexion des robots. Résultat après six mois d'apprentissage intensif : l'efficacité de tri est passée de 100 à 900 colis par heure, soit 85% de la performance humaine. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ces chiffres suggèrent que l'écart sim-to-real et le problème des données d'entraînement en conditions réelles, souvent pointés comme obstacles majeurs à la commercialisation des VLA (vision-language-action), peuvent être résolus par itération sur site plutôt que par une percée algorithmique unique. Ce mouvement s'inscrit dans une compétition mondiale intense où la Chine pousse fortement le déploiement industriel de robots humanoïdes, aux côtés d'acteurs comme Figure AI (Figure 03), Tesla (Optimus Gen 3) ou Physical Intelligence (Pi-0) aux États-Unis, et NVIDIA avec sa plateforme GR00T N2 fournissant des briques logicielles à plusieurs fabricants. Plus de dix centres logistiques chinois testent actuellement des robots humanoïdes en formation sur le terrain, affinant leurs compétences en conditions réelles plutôt qu'en environnement contrôlé. Aucun acteur français ou européen (Wandercraft, Exotec, Pollen Robotics, Enchanted Tools) n'est mentionné dans ces déploiements chinois, signe que la course à l'industrialisation du robot humanoïde reste pour l'instant dominée par les écosystèmes chinois et américain. Les prochaines étapes annoncées, passage à 50 unités chez le fabricant de tablettes d'ici fin 2026 et généralisation attendue vers 2028, donneront une indication concrète de la vitesse réelle de cette transition, entre promesse marketing et adoption industrielle durable.

UEAucun acteur français ou européen n'est mentionné dans ces déploiements industriels, ce qui souligne le risque de retard concurrentiel pour l'écosystème robotique européen face à l'avance prise par la Chine et les États-Unis dans l'industrialisation des robots humanoïdes.

Chine/AsieOpinion
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Unitree entre en bourse : les valorisations à l'épreuve d'un afflux de capital-risque dans la robotique chinoise
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Unitree entre en bourse : les valorisations à l'épreuve d'un afflux de capital-risque dans la robotique chinoise

Voici l'article traduit et résumé : Unitree Robotics, fabricant chinois de robots basé à Hangzhou, a obtenu le feu vert de la Commission de régulation des valeurs mobilières de Chine (CSRC) pour une introduction en bourse à la Bourse de Shanghai. Cette approbation intervient environ un mois après que l'entreprise a passé avec succès l'examen du comité de cotation de la place shanghaïenne. Unitree finalise désormais son plan de souscription, la tarification de ses actions et les modalités de souscription en vue d'une entrée en bourse. Le calendrier précis du débuT des transactions reste à confirmer, mais le dossier est désormais dans sa phase finale d'exécution. Cette IPO est scrutée de près car elle doit fixer un référentiel de valorisation pour tout le secteur chinois de l'IA incarnée (embodied AI), qui attire des flux massifs de capital-risque depuis deux ans. Pour les acteurs de la robotique humanoïde et leurs investisseurs, ce sera un premier vrai test de l'appétit des marchés publics pour ce type d'entreprise : est-ce que la valorisation reflète des ventes et déploiements réels, ou surtout une promesse technologique encore largement en phase de développement. Le résultat influencera directement la manière dont les futurs tours de financement et cotations de concurrents seront calibrés, en Chine comme ailleurs. Unitree s'est fait connaître avec ses robots quadrupèdes puis humanoïdes (gammes G1, H1, B2), vendus à la fois à des chercheurs, industriels et grand public à des prix nettement inférieurs à ceux de rivaux occidentaux. Elle s'inscrit dans une vague de commercialisation chinoise de la robotique humanoïde, aux côtés d'acteurs comme UBTech, déjà coté à Hong Kong depuis 2023, et talonnée par des entreprises comme Fourier Intelligence. La prochaine étape attendue est la publication du prix définitif de l'offre avant la cotation effective.

Chine/AsieActu
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