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Après 4 mois d'entraînement en usine automatisée, Xiaomi dévoile son robot humanoïde nouvelle génération
Chine/AsiePandaily 

Après 4 mois d'entraînement en usine automatisée, Xiaomi dévoile son robot humanoïde nouvelle génération

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Le 19 août 2026, à la World Robot Conference, Xiaomi a présenté la nouvelle génération de son robot humanoïde, sous le nom de code Tieda, après quatre mois d'entraînement dans une usine automobile. Il mesure 1,70 mètre, pèse 66 kilogrammes et compte 66 degrés de liberté, dont 33 dans les mains, avec un corps gris clair intégré et une tête casquée argent mat. Sur scène, il a joué les fleuristes, saisissant et remettant des bouquets à des visiteurs, serrant des mains et faisant des checks, gestes pilotés par l'IA plutôt que scriptés. Toujours prototype, il partira ensuite vers l'Europe. Appuyé sur le modèle open source Xiaomi-Robotics-0, il a vissé de façon autonome des écrous autotaraudeurs et manutentionné des bacs de pièces, avec un taux de réussite de 90,2% sur trois heures dans un atelier de moulage, respectant une cadence de 76 secondes ; en juillet, Xiaomi a montré des progrès sur le tri de pièces souples et le pliage de cartons, portant le taux de réussite au vissage à 98%.

Cette démonstration marque une bascule dans la course aux humanoïdes industriels : plutôt qu'une vidéo de salon, Xiaomi avance des indicateurs mesurés en conditions réelles, cadence et taux de réussite sur plusieurs heures, ce qui la distingue des séquences habituellement sélectionnées du secteur. Ces chiffres restent à relativiser : trois heures sur un seul poste ne valent pas un déploiement en production continue, et Xiaomi ne communique ni volume de robots affectés en usine ni calendrier de commercialisation. L'intérêt est surtout la validation d'une architecture perception-langage-action associée à un système hybride cerveau plus cervelet sur des tâches très répétitives, terrain où la plupart des humanoïdes concurrents peinent encore à sortir du laboratoire. Le robot sert avant tout à réduire les coûts de fabrication des propres usines de Xiaomi.

Xiaomi s'est lancé dans la robotique humanoïde vers 2021 et avait dévoilé dès 2022 une première génération, CyberOne Tieda, avec 21 degrés de liberté pour le corps entier mais centrée sur l'interaction, loin des capacités industrielles visées aujourd'hui. Le nouveau modèle repose sur une architecture bipède pleine taille, une vision de profondeur Mi-Sense interne, et le modèle open source Xiaomi-Robotics-0 ; en juillet, Lei Jun avait indiqué que le modèle Xiaomi-Robotics-1 s'était classé premier mondial sur les benchmarks Robocasa365 et RoboDojo. Le 18 août, Xiaomi a publié ses résultats du deuxième trimestre 2026 : chiffre d'affaires de 108,9 milliards de yuans, en repli de 6,1% sur un an mais en hausse de 9,9% sur trois mois, et R&D de 9,23 milliards de yuans, en hausse de 18,9%, concentrée sur les véhicules électriques intelligents et l'IA. L'activité robotique reste au stade de prototype, sans revenu externe, sa valeur résidant pour l'instant dans la réduction des coûts industriels plutôt que dans la commercialisation.

Impact France/UE

Le prototype doit ensuite être présenté en Europe, mais aucun déploiement, partenaire ou entreprise française/européenne n'est précisé à ce stade.

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Chine : Pudu dévoile un robot semi-humanoïde apprenant pour transformer l'automatisation industrielle
1Interesting Engineering 

Chine : Pudu dévoile un robot semi-humanoïde apprenant pour transformer l'automatisation industrielle

Pudu Robotics, entreprise fondée à Shenzhen spécialisée jusqu'ici dans les robots de service (livraison en restaurant, nettoyage), a présenté une version actualisée de son D7, robot semi-humanoïde industriel initialement dévoilé en 2024. La plateforme associe un châssis omnidirectionnel, deux bras manipulateurs et un torse anthropomorphe, le tout piloté par PuduFM 1.0, un modèle de fondation propriétaire entraîné sur des données opérationnelles réelles. Le D7 prend en charge des charges utiles jusqu'à 14 kg et peut atteindre des hauteurs de 2 mètres, ce qui lui permet d'interagir avec des systèmes de stockage en hauteur. Il est équipé de capteurs tactiles offrant une précision de contrôle de force au millimètre, d'un double LiDAR avant-arrière pour la navigation en environnement dynamique, et d'un système de remplacement autonome des batteries permettant une opération 24 h/24 sans intervention humaine. Les applications visées incluent la manutention, le picking en étagères, le réapprovisionnement de stocks et le transport interne en entrepôt ou en usine. Ce qui distingue la proposition de Pudu des AMR (autonomous mobile robots) classiques, c'est l'ambition d'un apprentissage continu en production : l'architecture collecte des données opérationnelles en boucle fermée, les transmet à faible latence et réentraîne le modèle sur les tâches réellement effectuées. Si ce mécanisme fonctionne à l'échelle, cela représente un changement notable pour les intégrateurs industriels qui gèrent aujourd'hui des flottes de robots aux capacités figées après déploiement. La plateforme PuduAgent, annoncée comme prochaine étape, viserait la coordination multi-robots sur des flux de travail complexes. Il convient toutefois de nuancer : la présentation repose sur des affirmations du fabricant, sans données tierces sur les taux d'apprentissage effectifs ni sur la performance en conditions de production réelle. La distinction entre ce qui est opérationnel aujourd'hui et ce qui reste en développement n'est pas clairement établie dans les communications officielles. Pudu s'est construit une base industrielle avec ses robots de livraison déployés dans des milliers de restaurants en Chine et à l'international, ce qui lui confère une expérience opérationnelle terrain que n'ont pas tous ses concurrents dans le segment humanoïde. Sur ce marché, le D7 se positionne face à des acteurs comme Agility Robotics (Digit, déployé chez Amazon), Figure (Figure 02), 1X Technologies ou Fourier Intelligence, tous engagés dans la même course au robot humanoïde pour la logistique. Côté modèles de fondation pour la manipulation (VLA), la concurrence inclut Physical Intelligence (pi0), Boston Dynamics et les équipes de recherche de DeepMind. Aucun déploiement client ni pilote industriel n'a été annoncé à ce stade pour la version actualisée du D7, ce qui place cette présentation davantage dans la catégorie annonce produit que déploiement réel.

Chine/AsieOpinion
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La Chine dévoile un nouveau robot humanoïde avec un taux de réussite de 98%, assemblage EV et opérations d'usine
2Interesting Engineering 

La Chine dévoile un nouveau robot humanoïde avec un taux de réussite de 98%, assemblage EV et opérations d'usine

Xiaomi a annoncé de nouveaux progrès dans le déploiement de son robot humanoïde sur une chaîne de production automobile en Chine. Après quatre mois d'optimisations continues, le taux de réussite du robot sur un poste de vissage de vis autotaraudeuses est passé de 90,2 % à 98 %, ramenant l'écart avec le taux de qualification des ouvriers humains à seulement un point de pourcentage. Ce chiffre de 90,2 % avait été annoncé en mars 2026, lors du premier déploiement du robot en usine d'assemblage de véhicules électriques. Xiaomi a également étendu les tâches confiées au robot avec deux nouvelles applications: le tri des panneaux latéraux de console centrale et le pliage et recyclage de bacs à pièces, toutes deux atteignant 90 % de réussite. Le tri des panneaux latéraux constitue une étape notable puisque, selon Xiaomi, il s'agit de la première fois qu'un robot humanoïde effectue des opérations continues de longue durée sur des pièces flexibles dans une usine automobile, des composants plus difficiles à manipuler que les pièces rigides car ils peuvent se déformer et changer de position. Ces progrès, avancés par communiqué et rapportés par Technode, illustrent le déplacement progressif de la compétition humanoïde industrielle des vidéos promotionnelles courtes vers des démonstrations prolongées en conditions réelles d'usine. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'enjeu est de savoir si ces taux de réussite, mesurés sur des tâches spécifiques et sur des durées limitées, reflètent une fiabilité réellement transposable à une production en volume, plutôt qu'une performance optimisée pour la communication. La manipulation de pièces flexibles sur une durée prolongée reste un indicateur technique pertinent, car elle teste la robustesse de la perception et du contrôle moteur au-delà des scénarios rigides plus simples à automatiser. Le contexte est celui d'une course serrée entre acteurs chinois du robot humanoïde industriel. Figure a fait tourner son robot Figure 02 pendant plus de 20 heures en continu sur des tâches logistiques, sans communiquer de taux de réussite formel, misant plutôt sur la gestion de flotte et la fiabilité longue durée. AgiBot, de son côté, a revendiqué un taux de réussite de 99,99 % avec son robot G2 ayant exécuté 64 828 tâches sur une ligne de production de tablettes pendant 64 heures consécutives, avant d'annoncer récemment des résultats quasiment identiques à ceux de Xiaomi sur l'assemblage automobile, avec 98 % en vissage et 90 % sur le tri et le pliage. Cette convergence de chiffres entre concurrents chinois suggère une course à la communication de métriques autant qu'une course technologique, sans qu'aucun protocole de mesure indépendant ne soit encore public.

Chine/AsieOpinion
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BYD dévoile Xiao Di, un robot humanoïde de 1,58 m présenté en showroom en Chine
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BYD dévoile Xiao Di, un robot humanoïde de 1,58 m présenté en showroom en Chine

Xiao Di, le robot humanoïde du constructeur chinois de véhicules électriques BYD, fait son entrée dans les showrooms du groupe en Chine, en commençant par Zhengzhou avant Shenzhen et Shanghai, au sein des centres d'expérience Di Space. Selon des informations rapportées par Sina et relayées par Startup Fortune, Xiao Di mesure 1,61 mètre pour 58 kilogrammes et dispose de 31 degrés de liberté, dont sept par main. Le robot est conçu pour des tâches d'accueil client : saluer les visiteurs, présenter les modèles de véhicules et répondre aux questions. Il reconnaît six dialectes chinois et six langues étrangères, et embarque des fonctions de reconnaissance faciale, de reconnaissance gestuelle et de lecture labiale. BYD prévoit de déployer deux à trois unités par magasin, avec un déploiement à grande échelle envisagé sous un à deux ans. Le concurrent chinois Xpeng suit une trajectoire similaire avec son robot Iron, visant plus de 1 000 unités produites par mois d'ici fin 2026 et un déploiement comme assistant de vente dans les showrooms chinois au premier trimestre 2027, avant une extension internationale. Ce déploiement, circonscrit au retail et non à l'industriel ou au domestique, illustre une stratégie où le réseau de concessions existant sert de terrain de test grandeur nature pour la robotique humanoïde, plutôt qu'un déploiement usine classique. Pour les acteurs du secteur, ce choix confirme que le B2C en showroom devient un cas d'usage privilégié pour prouver la viabilité commerciale des humanoïdes avant l'industriel, où les exigences de fiabilité et de sécurité sont plus strictes. Le timing n'est pas neutre : l'annonce intervient quelques jours après que la Federal Communications Commission américaine a ajouté les robots avancés fabriqués à l'étranger, humanoïdes et quadrupèdes inclus, à sa liste des équipements couverts le 28 juillet, bloquant l'importation de nouveaux modèles nécessitant une autorisation FCC pour des raisons de sécurité nationale liées aux capteurs et caméras connectés. Pékin a dénoncé une politisation du commerce technologique. Ce contraste souligne une divergence stratégique croissante entre la Chine, qui accélère le déploiement commercial de ses humanoïdes sur son propre marché, et les États-Unis, qui restreignent l'accès à leur marché aux modèles étrangers. Le lancement de Xiao Di s'inscrit aussi dans un contexte de difficultés commerciales pour BYD, qui enregistre un quatrième mois consécutif de baisse de ses ventes automobiles domestiques. Reuters rapportait des ventes mondiales en hausse de 5,5% en juin en glissement annuel, à 403 472 véhicules, mais un recul de 22% sur le marché intérieur ; sur le premier semestre, les ventes de véhicules à énergies nouvelles ont chuté de 15,72% par rapport à l'année précédente, partiellement compensées par une hausse de 70,65% des ventes à l'international. Le groupe a par ailleurs récemment communiqué sur les avancées de sa plateforme de conduite intelligente God's Eye, combinant IA, caméras, radars et capteurs pour réduire les erreurs de conduite humaine. Xiao Di apparaît ainsi comme un double pari pour BYD : une expérimentation robotique et une tentative de redonner du dynamisme à son vaste réseau de concessions, dans un marché domestique qui se contracte.

Chine/AsieOpinion
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XPeng met en service sa ligne automatisée du robot humanoïde IRON avant la production de masse prévue fin d'année
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XPeng met en service sa ligne automatisée du robot humanoïde IRON avant la production de masse prévue fin d'année

XPeng a mis en service à Guangzhou une ligne de production automatisée pour son robot humanoïde IRON, une étape présentée comme le passage du prototype de recherche à la fabrication industrielle. L'entreprise affirme que plus de 80% des processus centraux de la ligne sont automatisés, et une unité IRON complète a quitté la chaîne en marchant par ses propres moyens après assemblage, un signal que le matériel peut sortir de la station sans téléopération ou mise en scène pour la démonstration finale. XPeng présente son site comme une opération de niveau automobile, appliquant à la fabrication de robots de précision les systèmes qualité, la discipline de chaîne d'approvisionnement et les outils IA développés pour ses véhicules électriques. Le président et PDG He Xiaopeng a indiqué que ces lignes avaient été conçues de zéro, sans modèle industriel préexistant, qualifiant cette mise en service de petit pas vers une catégorie de produit entièrement nouvelle, tout en promettant des cycles de production plus rapides et une échelle de fabrication croissante à mesure que l'expérience s'accumule sur le terrain. La production de masse reste ciblée pour fin 2026, avec des premiers robots destinés aux boutiques et campus du groupe avant toute commercialisation large ; un lancement officiel et des livraisons en Chine et à l'international sont prévus pour 2027. XPeng n'a communiqué ni capacité de ligne, ni coût unitaire, ni prix public. La nouvelle génération d'IRON, dévoilée en novembre 2025, comporte 76 degrés de liberté sur le corps et 21 par main, enfermés dans une structure en treillis flexible censée concilier apparence humaine et sécurité en environnement partagé, le tout piloté par trois puces Turing AI maison délivrant jusqu'à environ 2250 TOPS effectifs. Cette annonce marque le basculement d'IRON du stade de démonstrateur vers celui d'objet industrialisable, un jalon que les intégrateurs et décideurs robotique surveillent de près dans une course humanoïde où l'écart entre vidéo de démonstration et réalité opérationnelle reste la principale source de scepticisme. La mise en service d'une ligne ne vaut pas production de série, et XPeng le reconnaît lui-même en distinguant explicitement ce jalon de process des futurs volumes de fabrication. L'enjeu technique central est ailleurs : la puissance de calcul embarquée doit faire tourner directement sur le robot la pile Physical AI de XPeng (modèles vision-langage, contrôle vision-langage-action), pour réduire la latence et la dépendance à la téléopération continue, un test concret de la promesse selon laquelle les modèles VLA peuvent fonctionner en autonomie à l'échelle industrielle, et non seulement en laboratoire. XPeng s'appuie sur son expérience de constructeur automobile électrique pour transposer ses méthodes qualité et ses outils IA à la robotique humanoïde, dans un paysage concurrentiel qui inclut Tesla avec Optimus, Figure avec ses modèles Figure 03, Nvidia avec GR00T, ou encore Physical Intelligence avec Pi-0. Les prochaines étapes attendues sont un déploiement pilote dans les boutiques et campus internes de l'entreprise, avant le lancement commercial visé pour 2027, avec pour véritable test la capacité à tenir les objectifs de volume fin 2026 face aux courbes d'apprentissage de rendement et à la disponibilité des composants, bien plus que la simple répétition d'une sortie de chaîne filmée pour les caméras.

Chine/AsieActu
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