Aller au contenu principal

Dossier AgiBot

13 articles

AgiBot, l'humanoïde chinois qui produit en série : ligne d'assemblage, partenariats Foxconn et constructeurs auto, comparaison avec Unitree et XPeng.

Un cerveau unique pour tout gérer : la Chine développe un modèle d'IA unifié pour la robotique multi-tâches complexe
1Interesting Engineering Chine/AsieActu

Un cerveau unique pour tout gérer : la Chine développe un modèle d'IA unifié pour la robotique multi-tâches complexe

La société chinoise ShengShu Technology a présenté Motubrain, un modèle d'IA unifié conçu pour servir de cerveau généraliste aux robots, intégrant perception, raisonnement, prédiction et action dans un seul système. Le modèle affiche un score de 63,77 sur le benchmark WorldArena et une moyenne de 96,0 sur 50 tâches du benchmark RoboTwin 2.0, ce qui en ferait à ce jour le seul modèle à dépasser 95,0 dans des environnements aléatoires. Contrairement aux architectures modulaires classiques qui séparent la perception, la planification et l'exécution en composants distincts, Motubrain traite simultanément flux vidéo, instructions en langage naturel et séquences d'actions via une architecture Mixture-of-Transformers à trois flux. Le modèle est capable d'enchaîner jusqu'à 10 actions atomiques par séquence, contre 2 à 3 pour la plupart des systèmes actuels. L'entraînement repose sur un mélange de vidéos non annotées, de données de simulation et d'enregistrements multi-robots, avec un framework d'actions latentes qui extrait les schémas de mouvement directement depuis ces entrées, réduisant la dépendance aux jeux de données labellisés. ShengShu indique que le modèle est déjà utilisé dans des programmes d'entraînement actifs couvrant des environnements industriels, commerciaux et domestiques, avec des partenariats annoncés avec Astribot, SimpleAI et Anyverse Dynamics. L'annonce signale une tentative de rupture avec l'approche dominante en robotique, qui consiste à assembler des modules spécialisés (vision, planification, contrôle) développés séparément. Un modèle unifié capable de gérer en continu la boucle perception-action représente un avantage potentiel pour les intégrateurs industriels : moins de friction entre sous-systèmes, une mise à jour centralisée, et une meilleure capacité d'adaptation à des tâches non vues lors de l'entraînement. Le fait démontré en test interne, selon lequel un robot peut détecter l'échec d'une préhension et réessayer sans avoir été entraîné spécifiquement sur ce scénario, illustre une forme de robustesse comportementale qui reste un défi ouvert pour les systèmes modulaires. Les scores sur RoboTwin 2.0 sont notables, mais les conditions précises du benchmark (variété des tâches, comparabilité entre laboratoires) méritent un regard critique : les résultats en simulation ne se transfèrent pas toujours au déploiement terrain. La capacité à maintenir de meilleures performances que les systèmes concurrents à mesure que la complexité des tâches et le volume de données augmentent suggère un bon passage à l'échelle, point clé pour des déploiements industriels à grande variété. ShengShu Technology s'est d'abord fait connaître via Vidu, sa plateforme de génération vidéo, dont les données à grande échelle alimentent désormais Motubrain pour apprendre la physique du monde réel. Fondée par Jun Zhu, professeur à l'Université Tsinghua, la société a levé 293 millions de dollars en Série B menée par Alibaba Cloud. Sur le marché des modèles cérébraux pour robots polyvalents, elle se positionne face à des acteurs comme Physical Intelligence (Pi-0, San Francisco), NVIDIA avec GR00T N2, et côté chinois, Agibot et Unitree. Le lancement de Motubrain intervient dans un contexte de compétition accélérée autour des modèles VLA (Vision-Language-Action) capables de généralisation multimodale. Les prochaines étapes annoncées incluent l'extension des partenariats industriels et le déploiement sur davantage de plateformes robotiques, sans calendrier précis communiqué.

1 source
AGIBOT et l'Institut de promotion du commerce et des investissements de Macao concluent un partenariat stratégique pour déployer l'IA incarnée à l'échelle mondiale
2Pandaily 

AGIBOT et l'Institut de promotion du commerce et des investissements de Macao concluent un partenariat stratégique pour déployer l'IA incarnée à l'échelle mondiale

AGIBOT, entreprise chinoise spécialisée dans la robotique et l'intelligence artificielle incarnée, a signé un accord-cadre de partenariat stratégique avec l'Institut de promotion du commerce et des investissements de Macao (IPIM), lors d'une cérémonie tenue à Lisbonne, au Portugal. Cet accord prévoit la création d'une entité commerciale à Macao dédiée à la fabrication, à l'assemblage, à la R&D, ainsi qu'aux ventes et services après-vente de robots. La zone de coopération approfondie Guangdong-Macao à Hengqin servira de base de production, tandis que Macao constituera le centre commercial et de marque, selon un modèle hybride du type "R&D à Macao, production à Hengqin". Les deux parties envisagent également d'établir un centre de données conjoint avec des universités locales, orienté vers la collecte de données et le développement d'applications en intelligence artificielle incarnée. Les marchés cibles comprennent la Grande Baie, les pays lusophones et l'Asie du Sud-Est. Ce partenariat représente une étape significative dans la stratégie de mondialisation d'AGIBOT, qui s'appuie sur le positionnement unique de Macao comme plateforme de coopération commerciale entre la Chine et les pays de langue portugaise. Pour AGIBOT, l'accès à ce corridor diplomatique et économique ouvre des débouchés dans des marchés émergents difficiles à pénétrer directement depuis la Chine continentale, notamment le Brésil, le Portugal, l'Angola ou le Mozambique. L'IPIM apportera un accompagnement complet via son service "China-Portuguese Trade Navigator", incluant consultations sur les environnements d'investissement, cadres réglementaires, mise en relation avec des partenaires locaux, et soutien au développement des talents technologiques. Ce type de structure permettrait à AGIBOT de contourner certaines barrières réglementaires et géopolitiques en bénéficiant du statut particulier de Macao au sein du système juridique sino-portugais. La robotique incarnée, qui désigne des systèmes d'IA intégrés dans des robots physiques capables d'interagir avec leur environnement réel, est devenue l'un des fronts les plus compétitifs de l'industrie technologique mondiale. AGIBOT, fondée en 2023 et soutenue par des investisseurs de premier plan, s'est positionnée parmi les acteurs chinois les plus ambitieux de ce secteur, aux côtés d'Unitree Robotics et de Fourier Intelligence. La signature à Lisbonne n'est pas anodine : elle illustre une tendance plus large des entreprises chinoises de haute technologie à utiliser Macao comme tête de pont vers l'Europe et l'Afrique lusophone, profitant des avantages fiscaux et de la liberté de circulation des capitaux propres à ce territoire. AGIBOT a indiqué qu'elle avancerait sur ce projet en veillant à la conformité réglementaire, tout en s'impliquant activement dans la formation de talents locaux, ce qui pourrait faciliter son intégration dans les écosystèmes technologiques des marchés cibles.

UELe partenariat, signé à Lisbonne, vise à utiliser Macao comme tête de pont vers le Portugal et l'Europe lusophone, ce qui pourrait à terme ouvrir des débouchés commerciaux pour les robots AGIBOT sur le marché européen.

HumanoïdesActu
1 source
On n’est plus dans la science-fiction : il est vraiment possible d’acheter un robot humanoïde en promo aujourd’hui
3Frandroid 

On n’est plus dans la science-fiction : il est vraiment possible d’acheter un robot humanoïde en promo aujourd’hui

L'Agibot X2 Ultra, robot humanoïde développé par la société chinoise Agibot, est désormais disponible à l'achat pour le grand public via la plateforme Joybuy, à un prix promotionnel de 36 889 euros contre 41 899 euros habituellement. La machine est capable d'interagir physiquement avec son environnement, de marcher de manière bipède, de danser et d'exécuter des gestes fins comme former un cœur avec les doigts, des capacités qui relevaient encore récemment du domaine expérimental. Ce basculement vers la commercialisation grand public marque un tournant symbolique : pour la première fois, un humanoïde fonctionnel peut être commandé en ligne comme n'importe quel produit électronique haut de gamme. Si le prix reste prohibitif pour un particulier, il se situe dans une fourchette accessible pour des entreprises souhaitant expérimenter l'automatisation physique sans attendre des déploiements industriels à grande échelle. La réduction de 5 000 euros, aussi anecdotique soit-elle, signale une logique de marché en train de s'installer. Agibot, fondée en 2023 à Shanghai et soutenue par des investisseurs proches de l'écosystème technologique chinois, s'inscrit dans une course mondiale à l'humanoïde qui voit s'affronter Figure, 1X, Agility Robotics ou encore Tesla avec Optimus. La Chine pousse activement ce secteur comme axe stratégique, avec des subventions publiques et un tissu industriel capable de produire à coût compétitif. La question n'est plus de savoir si ces robots seront viables, mais à quelle vitesse leurs prix s'effondreront pour atteindre une masse critique d'acheteurs.

UELes entreprises européennes peuvent désormais commander en ligne un robot humanoïde fonctionnel via Joybuy à environ 37 000 euros, rendant tangible une première expérimentation d'automatisation physique sans attendre des déploiements industriels.

HumanoïdesOpinion
1 source
AGILINK lance la série OmniHand 3 et livre plus de 8 000 mains dextériques
4Pandaily 

AGILINK lance la série OmniHand 3 et livre plus de 8 000 mains dextériques

AGILINK a officiellement lancé sa série OmniHand 3, composée de trois produits distincts : l'OmniHand 3 Ultra-T, l'OmniHand 3 Lite et l'OmniPicker 3. L'entreprise, fondée en janvier 2026 comme spin-off de la division mains dextres d'AGIBOT, a bouclé trois tours de financement en l'espace d'un mois, levant plusieurs centaines de millions de RMB. Le modèle phare, l'Ultra-T, pèse moins de 500 grammes pour une charge utile de 5 kg, intègre plus de 25 degrés de liberté, une captation tactile sur l'ensemble de la surface et une caméra palmaire embarquée. Son système de tendons à déconnexion rapide permet le remplacement de composants en moins de 10 minutes. L'OmniHand 3 Lite vise la production de masse à bas coût, tandis que l'OmniPicker 3 cible la préhension industrielle avec une durée de vie annoncée à 1 million de cycles et une force de saisie de 140 N. Au moment du lancement, AGILINK revendique plus de 8 000 mains dextres et 10 000 préhenseurs livrés, dont près de 1 000 unités déjà déployées en entrepôts retail, pharmacies et usines, opérant en continu sur des postes de 8 heures. Ces chiffres de déploiement méritent attention : là où la majorité des acteurs de la main robotique dextère restent au stade du prototype ou de la démo contrôlée, AGILINK revendique une production industrielle réelle dès ses premiers mois d'existence. Le seuil des 8 000 unités livrées, si confirmé, constituerait l'un des volumes de série les plus élevés pour ce type de composant à haute dextérité. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, le point technique clé est le quick-release à 10 minutes, qui abaisse drastiquement le coût de maintenance en ligne de production, un frein historique à l'adoption des mains articulées en milieu industriel. AGILINK s'inscrit dans un écosystème chinois en pleine structuration autour de la robotique humanoïde, où AGIBOT, son entreprise mère, développe des plateformes complètes concurrentes de Figure, 1X ou Apptronik. Sur le segment de la main dextère, les concurrents directs incluent Inspire Robots, FFTAI et, côté occidental, Shadow Robot ou Wonik Robotics. La rapidité de la levée de fonds et l'externalisation de la division en entité autonome suggèrent une stratégie de composant-plateforme, visant à équiper l'ensemble de l'industrie humanoïde plutôt qu'un seul robot propriétaire. Les prochaines étapes probables concernent l'intégration avec les modèles VLA (Vision-Language-Action) pour la manipulation généraliste, domaine où le retour haptique et la dextérité fine restent des goulots d'étranglement non résolus à l'échelle.

Chine/AsieActu
1 source
Motorevo lève plusieurs dizaines de millions de dollars en série A++, son sixième tour de financement en un an
5Pandaily 

Motorevo lève plusieurs dizaines de millions de dollars en série A++, son sixième tour de financement en un an

Motorevo, fabricant chinois de modules d'articulations robotiques fondé en 2023, vient de boucler un tour de table A++ de plusieurs centaines de millions de RMB (soit plusieurs dizaines de millions de dollars USD), mené par Shenzhen Investment Holdings avec la participation de Genesis Capital. Il s'agit du sixième financement en l'espace d'un an, après cinq tours successifs baptisés A2 à A6 en 2025. Le PDG Chen Wankai a indiqué que les fonds serviront au développement technologique avancé, à l'élargissement de la gamme produit et à l'amélioration des capacités de fabrication et de livraison. La société propose des modules d'articulations intégrés couvrant les séries planétaires, harmoniques et cycloïdales, avec des plages de couple allant de 2 Nm à 400 Nm, destinés aux robots humanoïdes, quadrupèdes, exosquelettes et cobots. En 2025, les expéditions annuelles ont dépassé 100 000 unités, les commandes ont franchi les 150 millions de RMB (environ 21 millions USD), et l'entreprise a atteint la rentabilité. Ce qui retient l'attention, c'est moins le montant du tour que la trajectoire opérationnelle : six levées en douze mois pour un fabricant de composants, combinées à une rentabilité déjà atteinte, signalent un modèle économique solide dans un segment, les actionneurs intégrés, qui reste un goulot d'étranglement critique pour toute la filière humanoïde. La capacité à livrer 100 000 modules par an en 2025, avec une montée à 300 000-500 000 unités prévue d'ici 2026, positionne Motorevo comme fournisseur de tier-1 potentiel pour les intégrateurs qui peinent à sécuriser des chaînes d'approvisionnement en actionneurs à haute performance. Le site de production de Wuxi, opérationnel depuis avril, affiche un taux d'automatisation supérieur à 85 % et un temps de cycle de l'ordre de 90 secondes par module, des métriques industriellement significatives si elles se confirment en production de série. Motorevo s'inscrit dans une vague de spécialistes chinois des composants robotiques qui capitalisent sur l'explosion de la demande domestique en humanoïdes, portée par des acteurs comme Unitree, Leju Robotics (client référencé de Motorevo) ou Agibot. Face à eux, les équivalents occidentaux, Harmonic Drive, Maxon, ou des startups comme Hebi Robotics, peinent à rivaliser sur les volumes et les coûts. La prochaine étape pour Motorevo sera de démontrer la tenue en fiabilité de ses modules sous charge industrielle continue, condition sine qua non pour convaincre les intégrateurs au-delà des pilotes initiaux.

UEPression concurrentielle directe sur les fabricants européens d'actionneurs (notamment Maxon, Harmonic Drive Europe) : Motorevo atteint des volumes et des coûts que les équivalents occidentaux peinent à égaler, ce qui fragilise leur position de fournisseurs tier-1 auprès des intégrateurs de robots humanoïdes.

Chine/AsieActu
1 source
StableIDM : stabilisation du modèle de dynamique inverse face à la troncature du manipulateur par raffinement spatio-temporel
6arXiv cs.RO 

StableIDM : stabilisation du modèle de dynamique inverse face à la troncature du manipulateur par raffinement spatio-temporel

Des chercheurs ont publié le 24 avril 2026 StableIDM, un framework spatio-temporel conçu pour stabiliser les modèles de dynamique inverse (IDM) en robotique manipulatrice. Les IDM sont des composants clés de l'IA incarnée : ils traduisent des observations visuelles brutes en commandes d'action bas-niveau, et servent à la fois pour l'annotation automatique de données d'entraînement et pour l'exécution de politiques. Le problème ciblé est la troncature du manipulateur, c'est-à-dire les situations où le bras robotique sort partiellement ou totalement du champ de la caméra, rendant la reconstruction d'état mathématiquement sous-déterminée. StableIDM intègre trois modules complémentaires : un masquage centré sur le robot pour éliminer le bruit de fond, une agrégation directionnelle de features (DFA) qui extrait des caractéristiques anisotropes le long des directions inférées depuis la partie visible du bras, et un raffinement temporel de la dynamique (TDR) qui lisse les prédictions via la continuité du mouvement. Sur le benchmark AgiBot, le système améliore la précision d'action stricte de 12,1 % sous troncature sévère, augmente le taux de succès moyen en rejeu réel de 9,7 %, améliore le succès de saisie de 11,5 % lors du décodage de plans issus de vidéos générées, et booste de 17,6 % les performances en conditions réelles quand StableIDM joue le rôle d'annotateur automatique pour un modèle VLA aval. Ces résultats sont significatifs pour quiconque déploie des bras manipulateurs en environnement non contrôlé. La troncature visuelle est une failure mode banale en production : un carton qui passe, un opérateur qui traverse, une caméra mal positionnée. Jusqu'ici, les IDM existants s'effondraient dans ces conditions, forçant les intégrateurs à multiplier les caméras ou à contraindre fortement la scène. StableIDM suggère qu'un traitement spatio-temporel ciblé peut absorber cette incertitude sans revoir l'infrastructure capteur. Par ailleurs, le gain de 17,6 % sur les VLA aval confirme une hypothèse montante dans le secteur : la qualité des annotations automatiques est un levier critique pour l'apprentissage à grande échelle, au moins autant que l'architecture du modèle de politique lui-même. Les IDM ont émergé comme alternative légère aux modèles de politique bout-en-bout dans le sillage des travaux sur l'imitation learning visuel (Gato, RT-2, OpenVLA). Le benchmark AgiBot, développé par la startup chinoise AgiBot, est devenu une référence de facto pour évaluer la manipulation dextre en conditions réelles. Sur le terrain concurrentiel, Physical Intelligence (pi) avec Pi-0, Figure AI avec son pipeline de données, et 1X Technologies travaillent tous sur des variantes d'IDM ou de VLA pour réduire la dépendance aux capteurs proprioceptifs. StableIDM se positionne comme un backbone généraliste compatible avec ces architectures, potentiellement intégrable comme préprocesseur dans des pipelines existants. Les auteurs n'annoncent pas de code public ni de partenariat industriel à ce stade : c'est une contribution de recherche, pas un produit shipped.

IA physiqueActu
1 source
ShadowAI lève 14 millions de dollars pour ses modèles du monde en 3D
7Pandaily 

ShadowAI lève 14 millions de dollars pour ses modèles du monde en 3D

ShadowAI, startup fondée à Hangzhou en juin 2024, a bouclé trois tours de financement successifs (angel, angel+ et pré-série A) pour un total d'environ 100 millions de yuans, soit 14 millions de dollars. La société développe des modèles de monde 3D dynamiques natifs pour l'IA incarnée (embodied AI), avec un portefeuille qui comprend YingShen 360, un système de capture 3D temps réel utilisant quatre à cinq caméras RGB bas coût, le modèle de monde dynamique S1, et des robots de fabrication flexible. Déployés en production réelle, ces robots atteignent 3 000 paires de chaussures produites par shift de 8 heures dans le secteur de la chaussure, un chiffre concret qui distingue cette annonce d'un simple démonstrateur. La levée illustre l'intérêt croissant des investisseurs pour la couche "perception 3D temps réel" de la robotique industrielle, un maillon souvent sous-estimé face aux modèles de langage visuel (VLA). En rendant la capture 3D accessible via des caméras RGB standard plutôt que des LiDAR onéreux, ShadowAI cible directement les intégrateurs et les PME industrielles pour lesquels le coût du capteur est un frein à l'automatisation flexible. Min Wei, fondateur et CEO, est docteur de l'Université Tsinghua et a dirigé des équipes robotique chez la division services locaux d'Alibaba, ce qui lui confère une connaissance opérationnelle des contraintes de déploiement à grande échelle. La société s'inscrit dans un écosystème chinois dense, en concurrence avec des acteurs comme Unitree, Agibot ou les divisions robotique de Meituan, mais se différencie par un positionnement centré sur la modélisation 3D du monde plutôt que sur le robot physique lui-même. Les prochaines étapes probables incluent une extension à d'autres secteurs de fabrication légère et un potentiel tour de série A pour financer l'industrialisation du S1.

Chine/AsieOpinion
1 source
La startup d'IA incarnée X Square Robot lève près de 276 millions de dollars en série B, menée par Xiaomi et Sequoia China
8Pandaily 

La startup d'IA incarnée X Square Robot lève près de 276 millions de dollars en série B, menée par Xiaomi et Sequoia China

X Square Robot, startup chinoise spécialisée dans l'IA incarnée fondée en décembre 2023, a bouclé un tour de série B de près de 2 milliards de yuans (environ 276 millions de dollars) entre fin mars et début avril 2026, co-mené par le bras d'investissement stratégique de Xiaomi et Sequoia China. Cette levée intervient à peine trois mois après un tour A++ d'un milliard de yuans (138 millions de dollars) annoncé le 12 janvier, dans lequel ByteDance, Sequoia China, le Beijing Information Industry Development Fund et le Shenzhen Capital Group figuraient déjà comme investisseurs principaux. Meituan et Alibaba ont également rejoint le cap table, ce qui fait de X Square Robot la seule entreprise d'IA incarnée en Chine à avoir attiré les trois géants de l'internet chinois simultanément. La société a déjà commercialisé deux plateformes robotiques propriétaires : Quantum-1 et Quantum-2, ce dernier étant un humanoïde à roues à usage général. En moins de six mois d'existence publique, X Square Robot cumule plus de 400 millions de dollars levés, un rythme qui place la startup dans la même trajectoire de capitalisation accélérée que Figure AI ou Physical Intelligence aux États-Unis. La présence conjointe de Xiaomi, acteur hardware avec une chaîne d'approvisionnement robuste, et de ByteDance, maître de la donnée comportementale à grande échelle, suggère une stratégie d'intégration verticale : modèles de fondation incarnés alimentés par des volumes de données massifs, déployés sur du matériel maîtrisé. Le fait que le fonds IA dédié de Shenzhen Capital ait effectué ici son premier investissement signale également un intérêt institutionnel croissant pour la robotique généraliste en Chine. X Square Robot émerge dans un contexte de compétition intense entre Beijing et la Silicon Valley sur les modèles de fondation robotiques : Unitree, Agibot et Galbot d'un côté, Figure, 1X Technologies et Physical Intelligence de l'autre. La différenciation affichée de X Square repose sur des "modèles de fondation d'intelligence incarnée générale" développés en interne, une approche similaire à celle de Pi-0 (Physical Intelligence) ou GR00T N2 (NVIDIA). Les détails techniques des modèles, leurs benchmarks réels et les déploiements clients concrets restent à ce stade non divulgués, les annonces demeurant au stade du positionnement stratégique plutôt que du produit validé en conditions industrielles.

UELa capitalisation accélérée de X Square Robot par Xiaomi, ByteDance et Alibaba simultanément accentue la pression concurrentielle mondiale sur les projets européens de robots humanoïdes et de modèles de fondation incarnés, sans impact direct immédiat sur la France ou l'UE.

Chine/AsieOpinion
1 source
JD.com Launches “Robot Ambulance” Service, Targets 50 Cities in Three Years
9Pandaily 

JD.com Launches “Robot Ambulance” Service, Targets 50 Cities in Three Years

JD.com, le géant chinois du e-commerce, a lancé officiellement son service baptisé "robot ambulance", un réseau de maintenance et de réparation dédié aux robots commerciaux. Le service couvre les robots humanoïdes, quadrupèdes et robots compagnons IA, et propose une gamme complète de prestations : diagnostics de pannes, remplacement de batteries, tests de performance, maintenance esthétique et recyclage d'équipements. Déjà opérationnel à Pékin, le dispositif doit s'étendre à plus de 50 grandes villes chinoises d'ici trois ans. JD.com vise également une expansion internationale vers l'Europe, l'Amérique du Nord, le Moyen-Orient et l'Asie-Pacifique, avec des opérations déjà amorcées dans certains pays européens. Pour soutenir cette croissance, l'entreprise s'est fixé l'objectif de recruter plus de 10 000 ingénieurs spécialisés en robotique sur la même période. Ce lancement signale une mutation structurelle dans l'industrie robotique chinoise : le marché ne se limite plus à la fabrication et à la vente de robots, il génère désormais une demande de services après-vente à l'échelle industrielle. Pour les intégrateurs et les opérateurs B2B qui déploient des flottes humanoïdes ou quadrupèdes, l'absence d'infrastructure de maintenance fiable reste l'un des principaux freins à l'adoption. En positionnant une offre de service centralisée et multi-marques, JD.com comble un vide réel, tout en consolidant sa position de plateforme logistique dans l'écosystème robot. C'est aussi un signal que le volume de robots déployés en conditions réelles est désormais suffisant pour justifier une économie de la maintenance. JD.com n'est pas un acteur robotique au sens strict : c'est un opérateur logistique qui utilise des robots dans ses propres entrepôts depuis des années, et qui capitalise maintenant sur cette expertise opérationnelle pour en faire un service tiers. Les partenariats annoncés avec Unitree Robotics, Songyan Dynamics, Deep Robotics et AGIBOT, tous des acteurs majeurs du marché humanoïde et quadrupède chinois, donnent au service une couverture multi-constructeurs crédible. Aucun équivalent de cette échelle n'existe à ce jour en Europe, où des acteurs comme Enchanted Tools ou Wandercraft opèrent encore sans réseau de service structuré. La prochaine étape déclarée est l'extension internationale, dont le calendrier précis reste à confirmer.

UEJD.com ayant déjà amorcé des opérations dans certains pays européens, ce service crée une pression compétitive sur les intégrateurs européens et signale un vide structurel dans l'offre de maintenance de flottes robotiques en Europe.

Les entreprises chinoises de robotique misent sur les robots quadrupèdes comme principale source de revenus
10SCMP Tech 

Les entreprises chinoises de robotique misent sur les robots quadrupèdes comme principale source de revenus

Les entreprises chinoises de robotique misent de plus en plus sur les robots quadrupèdes comme moteur de revenus principal. AgiBot, acteur majeur de la robotique humanoïde en Chine, vient de filialiser son département quadrupède dans une entité indépendante baptisée AgiQuad. Qiu Heng, directeur des opérations de la nouvelle structure, a déclaré lors d'un briefing presse que l'objectif était d'éviter que l'unité "vive dans l'ombre du géant humanoïde" et de lui permettre une croissance à grande échelle. Dans le même temps, Amap prépare le lancement prochain d'un modèle quadrupède commercial. Ce repositionnement stratégique révèle un écart persistant entre l'attrait médiatique des humanoïdes et leur réalité commerciale. Les quadrupèdes, plus stables mécaniquement, plus simples à déployer en environnement industriel, et déjà éprouvés dans l'inspection d'infrastructure, l'agriculture ou la sécurité, génèrent des revenus concrets là où les humanoïdes restent majoritairement en phase pilote. La décision d'AgiBot de séparer les deux activités suggère que les cycles de vente et les profils clients sont suffisamment distincts pour justifier une structure dédiée, signal que le marché quadrupède arrive à maturité commerciale en Chine. AgiBot s'est imposé ces dernières années comme l'un des développeurs humanoïdes les plus actifs en Chine, aux côtés d'Unitree et de Fourier Intelligence. Sur le segment quadrupède, Unitree domine avec ses séries Go et B, tandis qu'à l'international, Boston Dynamics reste la référence avec Spot. La création d'AgiQuad positionne AgiBot sur une concurrence directe avec ces acteurs, avec l'avantage d'un écosystème industriel chinois intégré et des coûts de production structurellement inférieurs.

UELa montée en puissance des quadrupèdes chinois (AgiQuad, Unitree) à coûts structurellement inférieurs accroît la pression concurrentielle sur les intégrateurs et constructeurs européens positionnés sur l'inspection industrielle et la surveillance.

Chine/AsieOpinion
1 source
Agibot livre son 10 000e robot humanoïde produit en série
11The Information AI 

Agibot livre son 10 000e robot humanoïde produit en série

Agibot, startup chinoise spécialisée dans les robots humanoïdes et basée à Shanghai, a annoncé ce lundi avoir produit sa 10 000e unité en série. Cette étape symbolique intervient seulement trois mois après que l'entreprise avait annoncé la sortie de son 5 000e robot — ce qui signifie qu'Agibot a doublé son volume de production en moins d'un trimestre, un rythme industriel sans précédent dans ce secteur. Cette cadence illustre la montée en puissance de la robotique humanoïde à grande échelle, jusqu'ici considérée comme un horizon lointain. Atteindre 10 000 unités en production de masse positionne Agibot comme un acteur capable de livrer des robots à des clients industriels à des volumes réellement opérationnels — ce que ni Boston Dynamics ni Figure n'ont encore atteint publiquement. Cela crée une pression directe sur les concurrents occidentaux. Cette accélération s'inscrit dans une course technologique et industrielle que Pékin soutient activement, avec des subventions ciblées sur la robotique humanoïde identifiée comme secteur stratégique. Agibot, fondée en 2023, bénéficie de cette dynamique aux côtés d'autres acteurs chinois comme Unitree ou Fourier Intelligence. La question qui se pose désormais est celle du déploiement réel : dans quelles usines, à quels coûts, et avec quelle fiabilité ces 10 000 robots seront-ils mis au travail.

UELa montée en puissance industrielle de la robotique humanoïde chinoise, soutenue par Pékin, accentue le retard des industriels européens et crée une pression concurrentielle directe sur les filières d'automatisation en France et en UE.

HumanoïdesActu
1 source
Cauchemar en cuisine : ce robot danseur déraille et sème la zizanie au restaurant
12Le Big Data 

Cauchemar en cuisine : ce robot danseur déraille et sème la zizanie au restaurant

Un robot danseur AgiBot X2 a semé le chaos dans un restaurant Haidilao en agitant violemment ses bras, projetant assiettes et couverts sur les convives. L'incident, filmé et publié sur Xiaohongshu, a nécessité l'intervention de trois employés pour maîtriser la machine, sans faire de blessés. La scène soulève des questions sur la sécurité des robots autonomes en espace public, d'autant que des marmites de bouillon brûlant étaient présentes sur les tables.

HumanoïdesActu
1 source
Humanoïdes, chiens robots, majordome à bière : top des robots du MWC 2026
13Le Big Data 

Humanoïdes, chiens robots, majordome à bière : top des robots du MWC 2026

Au Mobile World Congress 2026 à Barcelone, les robots ont été parmi les attractions majeures du salon, avec des humanoïdes danseurs et des chiens robots acrobates qui ont éclipsé les smartphones. Parmi les machines les plus remarquées : l'Agibot X2, mini humanoïde à ~27 000 dollars capable de danser et d'interagir, et le MagicBot Z1 de Maoiclab, doté de 50 articulations bio-inspirées pour reproduire des mouvements complexes. Ces démonstrations illustrent une tendance de fond : la robotique humanoïde sort des laboratoires pour devenir une vitrine technologique grand public, même si les applications concrètes restent encore limitées.

HumanoïdesActu
1 source