Aller au contenu principal
ShadowAI lève 14 millions de dollars pour ses modèles du monde en 3D
Chine/AsiePandaily 

ShadowAI lève 14 millions de dollars pour ses modèles du monde en 3D

1 source couvre ce sujet·Source originale ↗·
Résumé IASource uniqueImpact UE

ShadowAI, startup fondée à Hangzhou en juin 2024, a bouclé trois tours de financement successifs (angel, angel+ et pré-série A) pour un total d'environ 100 millions de yuans, soit 14 millions de dollars. La société développe des modèles de monde 3D dynamiques natifs pour l'IA incarnée (embodied AI), avec un portefeuille qui comprend YingShen 360, un système de capture 3D temps réel utilisant quatre à cinq caméras RGB bas coût, le modèle de monde dynamique S1, et des robots de fabrication flexible. Déployés en production réelle, ces robots atteignent 3 000 paires de chaussures produites par shift de 8 heures dans le secteur de la chaussure, un chiffre concret qui distingue cette annonce d'un simple démonstrateur.

La levée illustre l'intérêt croissant des investisseurs pour la couche "perception 3D temps réel" de la robotique industrielle, un maillon souvent sous-estimé face aux modèles de langage visuel (VLA). En rendant la capture 3D accessible via des caméras RGB standard plutôt que des LiDAR onéreux, ShadowAI cible directement les intégrateurs et les PME industrielles pour lesquels le coût du capteur est un frein à l'automatisation flexible.

Min Wei, fondateur et CEO, est docteur de l'Université Tsinghua et a dirigé des équipes robotique chez la division services locaux d'Alibaba, ce qui lui confère une connaissance opérationnelle des contraintes de déploiement à grande échelle. La société s'inscrit dans un écosystème chinois dense, en concurrence avec des acteurs comme Unitree, Agibot ou les divisions robotique de Meituan, mais se différencie par un positionnement centré sur la modélisation 3D du monde plutôt que sur le robot physique lui-même. Les prochaines étapes probables incluent une extension à d'autres secteurs de fabrication légère et un potentiel tour de série A pour financer l'industrialisation du S1.

À lire aussi

XPeng lève un montant record de 900 millions de dollars pour sa division robotique
1Pandaily 

XPeng lève un montant record de 900 millions de dollars pour sa division robotique

Le 24 août, XPeng a publié des résultats trimestriels contrastés : chiffre d'affaires et marge brute en légère hausse, mais marge brute automobile en recul, perte nette creusée et prévisions du troisième trimestre inférieures aux attentes. L'annonce qui a retenu l'attention ce jour-là concernait toutefois sa filiale robotique, qui a bouclé son premier tour de financement de plus de 900 millions de dollars, un record pour un tour privé unique dans le secteur chinois de l'intelligence incarnée. Cette levée valorise l'unité à plus de 6,3 milliards de dollars, environ 43 milliards de yuans. IDG Capital a mené le tour, avec la participation de Gaorong Venture Capital, tandis que Tencent et Alibaba sont entrés au capital comme investisseurs stratégiques, l'un des plus gros tickets uniques divulgués par chacun dans ce secteur. Cette valorisation place la division robotique de XPeng au deuxième rang du secteur, derrière Unitree mais devant des licornes comme AgiBot et Galaxy General. He Xiaopeng, fondateur de XPeng, a pris directement la direction de l'activité robotique en juin, en tant que CEO. Cette opération illustre le pari que fait le marché chinois sur la robotique humanoïde en 2026, année que plusieurs analystes désignent comme celle de la mise à l'échelle industrielle, avec environ 100 milliards de yuans levés par le secteur de l'intelligence incarnée en Chine sur le seul premier semestre. XPeng cherche à convertir son statut de constructeur automobile en avantage industriel, en s'appuyant sur un recouvrement de plus de 85% entre les chaînes d'approvisionnement de ses voitures et de ses robots, ce qui lui permettrait de réutiliser des standards de qualité automobile et son appareil de production. Mais cette valorisation repose surtout sur une promesse : elle anticipe des revenus futurs plus qu'elle ne reflète des ventes actuelles, et certains analystes la qualifient de prime payée pour un billet d'entrée dans la course, plutôt que d'un signal de traction commerciale immédiate. XPeng met en avant son puce Turing développée en interne, un modèle d'IA physique propriétaire et son robot humanoïde IRON, remarqué l'an dernier pour une démarche jugée particulièrement naturelle. IRON n'est toutefois pas encore produit en série, un objectif que He Xiaopeng vise pour la fin de l'année, tout en reconnaissant que la robotique humanoïde haut de gamme serait environ vingt fois plus complexe à maîtriser que la voiture intelligente. Roulements de précision, servomoteurs et puces de capteurs restent en partie importés. XPeng prévoit de déployer IRON d'abord dans ses propres magasins et zones industrielles, avant de viser un coût et un prix commercialisables en 2027.

Chine/AsieOpinion
1 source
AI² Robotics lève 735 millions de dollars pour ses robots humanoïdes à roues, valorisation à 3 milliards
2Robotics Business Review 

AI² Robotics lève 735 millions de dollars pour ses robots humanoïdes à roues, valorisation à 3 milliards

AI² Robotics, start-up basée à Shenzhen, vient de lever environ 735 millions de dollars lors d'un tour de financement qui porte sa valorisation au-delà de 50 milliards de yuans, soit environ 2,8 milliards de dollars (le titre de l'annonce évoque 3 milliards, un écart qui illustre la façon dont ces valorisations circulent parfois de manière approximative). Le tour de table rassemble un panel d'investisseurs révélateur de l'enjeu stratégique que représente désormais la robotique physique en Chine: des fonds publics comme le National Small and Medium Enterprises Development Fund, des industriels comme Sino Biopharmaceutical et le groupe Moutai, ainsi que des acteurs financiers comme CICC Capital et GSR Ventures. Le produit phare, AlphaBot 2, est un manipulateur mobile à roues doté d'un buste humanoïde et de mains à cinq doigts, avec plus de 34 degrés de liberté et un mécanisme de levage buste-jambes propriétaire. Contrairement à la majorité des constructeurs chinois qui misent sur la bipédie, AI² Robotics a choisi une base roulante: le robot ne peut ni monter d'escaliers ni franchir un terrain accidenté, mais il est nettement moins coûteux à produire, mécaniquement plus robuste et soumis à des contraintes réglementaires bien plus légères pour une exploitation en espace public. L'ensemble tourne sous Alpha Brain, un modèle vision-langage-action (VLA) maison chargé du raisonnement spatial en temps réel, de la compréhension de l'environnement et de la planification de tâches multi-étapes. Ce choix technique traduit un pari assumé sur le compromis coût-fiabilité plutôt que sur la polyvalence locomotrice, et positionne AI² Robotics à contre-courant de la course à la bipédie qui domine la communication du secteur. L'entreprise évite délibérément la rhétorique grand public et cible des environnements structurés où la configuration roues-plus-bras est déjà pertinente: logistique, manufacturing, biotech, services publics et retail. C'est un signal important pour les intégrateurs et décideurs B2B: la validation ne se joue pas sur des démonstrations spectaculaires mais sur la capacité à déployer rapidement dans des entrepôts ou des lignes de production, où un modèle VLA robuste et un robot durable comptent davantage qu'une allure humaine complète. Cette levée s'inscrit dans une séquence de mouvements de capitaux intense sur le marché des humanoïdes: l'introduction en bourse en préparation d'Agility Robotics, les tours de financement récents d'Apptronik et de Neura Robotics, et le rachat de Kinisi Robotics par Bear Robotics. Elle confirme aussi le rôle moteur de capitaux d'État et d'industriels chinois dans le financement de la robotique physique, à un moment où le pays cherche à consolider sa position face aux acteurs américains et européens. Les prochaines étapes attendues concernent le rythme de déploiement industriel d'AlphaBot 2 et la capacité d'Alpha Brain à tenir ses promesses de planification de tâches complexes à grande échelle, un test que la plupart des modèles VLA du secteur n'ont pas encore pleinement réussi.

Chine/AsieOpinion
1 source
Pudu Robotics lève près de 150 millions de dollars pour cibler les applications industrielles
3Robotics Business Review 

Pudu Robotics lève près de 150 millions de dollars pour cibler les applications industrielles

Pudu Technology Inc., fabricant de robots de service basé à Shenzhen, a annoncé le 23 avril 2026 avoir levé près de 150 millions de dollars lors d'un nouveau tour de financement. Cette opération porte la valorisation de l'entreprise au-delà de 1,5 milliard de dollars, et son financement cumulé à plus de 300 millions de dollars depuis sa création en 2016. Pudu structure son offre autour de trois gammes de produits -- robots de livraison intérieure, systèmes de nettoyage commercial, et plateformes logistiques -- déployées dans dix secteurs d'activité incluant la restauration, le retail, l'hôtellerie, la santé, l'éducation et l'industrie. Sur le plan produit, la société a lancé en 2024 le PUDU T300, un robot mobile conçu pour évoluer dans des allées étroites avec des charges lourdes, avant de dévoiler début 2026 le PUDU T150, un AMR à faible charge utile ciblant la manutention en environnements d'entrepôt et de fabrication. Le T150 est disponible en Chine continentale et dans les régions de Hong Kong, Macao et Taïwan, avec un déploiement prévu dans plusieurs marchés à forte croissance : Vietnam, Thaïlande, Singapour, Malaisie, Indonésie, Corée du Sud et Turquie. Ce tour de table illustre un mouvement structurel dans la robotique de service : la migration vers l'industrie. Pudu, longtemps cantonné aux robots de livraison en restauration et hôtellerie, accélère son repositionnement sur la manutention industrielle et l'IA incarnée (embodied AI), un segment où les marges et les contrats sont plus solides qu'en service grand public. Les fonds seront affectés au développement de technologies d'IA embarquée, à l'élargissement du portefeuille produit, à l'expansion internationale et à la montée en capacité de production. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ce pivot signifie une concurrence accrue sur le segment AMR léger, traditionnellement occupé par des acteurs comme Geek+, Hai Robotics ou le français Exotec -- qui reste cependant positionné sur un créneau plus automatisé et dense. Aucune métrique de performance n'a été communiquée sur le T150 (vitesse, charge utile exacte, temps de cycle), ce qui rend toute comparaison technique prématurée à ce stade. Pudu n'est pas un cas isolé : D-Robotics, également basé à Shenzhen et spécialisé dans les plateformes matérielles et logicielles pour robots grand public et IA incarnée, a levé 270 millions de dollars en Série B quelques semaines plus tôt, en avril 2026. Ces levées massives de capitaux dans la robotique chinoise reflètent une course à l'échelle mondiale, soutenue par une chaîne d'approvisionnement locale compétitive et une pression croissante des gouvernements asiatiques pour automatiser leur secteur manufacturier. Fondée en 2016 par Felix Zhang, Pudu a d'abord conquis le marché de la restauration avant d'élargir progressivement son empreinte ; la prochaine étape déclarée est l'accélération hors de Chine, avec un focus sur l'Asie du Sud-Est et potentiellement l'Europe, sans calendrier précis annoncé à ce jour.

UELe pivot de Pudu vers l'AMR industriel léger intensifie la pression concurrentielle sur Exotec (FR), acteur de référence sur ce segment, bien que positionné sur un créneau plus automatisé et dense.

Chine/AsieActu
1 source
Zhongke Diwuji lève des centaines de millions en série A pour déployer ses modèles d'IA incarnée à grande échelle
4Pandaily 

Zhongke Diwuji lève des centaines de millions en série A pour déployer ses modèles d'IA incarnée à grande échelle

Zhongke Diwuji, entreprise chinoise spécialisée dans l'intelligence incarnée (embodied AI), a bouclé une levée de fonds de Série A d'un montant de plusieurs centaines de millions de yuans, annoncée en 2026. Le tour a été mené par Futi Capital, avec la participation de Shanghai Semiconductor Industry Investment, CAS Investment, China Venture Capital et Hongruida Technology. L'investisseur historique Zoyuan Asia a choisi d'augmenter significativement sa participation. Il s'agit du troisième tour de financement réalisé par la société dans la seule année 2026. Les fonds seront alloués au développement de la série FAM (few-shot large model), au modèle monde incarné de prochaine génération BridgeV2W, à l'industrialisation des algorithmes d'apprentissage par renforcement, à l'extension des capacités de production robotique et au recrutement d'ingénieurs de haut niveau. La société affirme avoir sécurisé plusieurs centaines de millions de yuans de commandes auprès de clients entreprises internationaux, bien que leurs noms n'aient pas été communiqués. Trois levées en moins de douze mois pour une entreprise fondée en septembre 2024 constituent un signal d'intérêt institutionnel inhabituellement fort. Ce qui distingue Zhongke Diwuji de ses concurrents n'est pas la plateforme matérielle mais la couche d'apprentissage : son approche par few-shot learning permet à un système robotique d'acquérir de nouvelles capacités de manipulation à partir d'un nombre minimal d'exemples, sans les volumineuses campagnes de collecte de données qui alourdissent traditionnellement le coût d'adaptation à de nouvelles tâches industrielles. C'est précisément ce goulot d'étranglement économique qui freine les déploiements à grande échelle, et une solution crédible à ce problème justifie des valorisations élevées. L'obtention de commandes fermes de clients industriels internationaux, et non de simples lettres d'intention, indique que la technologie a franchi la frontière entre démonstration en laboratoire et valeur terrain vérifiable, même si l'absence de noms de clients invite à une certaine prudence. Fondée en septembre 2024, Zhongke Diwuji s'est positionnée dès l'origine comme un acteur de modèles fondationnels physiques universels, à mi-chemin entre startup robotique et laboratoire de recherche en IA. En 2026, le secteur chinois de la robotique incarnée est entré dans une phase de déploiement commercial à l'échelle, avec des concurrents directs comme Unitree Robotics, AgiBot et Fourier Intelligence en compétition sur les mêmes segments industriels. La présence remarquée de Zhongke Diwuji lors de salons professionnels européens et ses commandes internationales annoncées témoignent d'une ambition d'expansion explicite au-delà du marché domestique. Les prochaines étapes identifiées incluent la mise en production de BridgeV2W et l'intégration du reinforcement learning dans des déploiements clients réels, deux jalons qui permettront de vérifier si la promesse du few-shot tient effectivement à l'échelle industrielle.

UELa présence de Zhongke Diwuji lors de salons professionnels européens et ses commandes internationales annoncées signalent une ambition d'expansion vers l'UE qui pourrait accroître la pression concurrentielle sur les acteurs européens de la robotique industrielle et de l'IA physique.

Chine/AsieOpinion
1 source