Aller au contenu principal

Dossier Exosquelettes

69 articles

Les exosquelettes : Wandercraft Personal Exoskeleton, Ekso Bionics, Sarcos Guardian XT, applications médicales (rééducation) et industrielles (port de charge).

Les robots souples s'équipent d'une micro-pompe souple pour se mouvoir
1New Atlas Robotics RecherchePaper

Les robots souples s'équipent d'une micro-pompe souple pour se mouvoir

Des chercheurs de l'Université de Bristol ont développé une micro-pompe souple capable d'alimenter hydrauliquement des robots mous sans recourir à des compresseurs volumineux ni à des pompes mécaniques rigides. L'appareil pèse l'équivalent d'une seule graine de courge séchée, soit quelques grammes tout au plus, et intègre du métal liquide pour générer une pression hydraulique suffisante à animer des systèmes de robotique souple. L'annonce ne précise pas les valeurs exactes de pression ni de débit, ce qui limite l'évaluation indépendante des performances revendiquées. Le problème central de la robotique souple est une incompatibilité structurelle que les chercheurs qualifient de "cardiovasculaire" : les corps peuvent se déformer et se plier, mais les actionneurs restaient rigides et encombrants, limitant l'autonomie, la miniaturisation et le déploiement dans des environnements confinés (chirurgie mini-invasive, manipulation d'objets fragiles, exosquelettes légers). Une pompe de la même compliance mécanique que le reste du système ouvre la voie à des robots entièrement souples, sans compromis structurel sur l'enveloppe ou la portabilité. Bristol est un acteur établi en robotique souple, dans un champ concurrentiel qui inclut le Wyss Institute de Harvard (robots octopoïdes, pneumatique souple), le MIT CSAIL et, en Europe, l'ETH Zurich. L'utilisation du métal liquide, vraisemblablement un alliage gallium-indium de type EGaIn, est une approche émergente qui combine fluidité, conductivité électrique et biocompatibilité potentielle. Aucun partenariat industriel ni calendrier de transfert technologique n'est mentionné dans cette publication.

1 source
MassRobotics annonce les lauréats du Robotics Medal 2026 et des prix Rising Star
2The Robot Report 

MassRobotics annonce les lauréats du Robotics Medal 2026 et des prix Rising Star

MassRobotics a annoncé les lauréates de ses prix annuels Robotics Medal et Rising Star lors de la conférence IEEE ICRA de Vienne, en juin 2026. La 4e édition du Robotics Medal, sponsorisée par Amazon Robotics et dotée de 50 000 dollars, a été remise à la professeure Allison Okamura, titulaire de la chaire Richard W. Weiland à l'École d'ingénierie de Stanford, également affiliée au département de génie mécanique et à la Hoover Institution. Okamura est récompensée pour ses travaux fondateurs en haptics, en robotique médicale et en conception de robots, ainsi que pour ses contributions à l'éducation robotique en accès libre et à la promotion des femmes dans le domaine. Le Rising Star Medal, doté de 5 000 dollars, est attribué à Ayoung Kim, professeure à l'Université nationale de Séoul, pour ses travaux pionniers sur le Scan Context appliqué à la reconnaissance de lieux par lidar, et sur le SLAM multi-capteurs résilient (localisation et cartographie simultanées) pour la navigation autonome en environnements complexes. La remise officielle des distinctions aura lieu lors d'un gala au MIT Samberg Conference Center de Cambridge (Massachusetts) le 7 novembre 2026. Ces deux prix pointent vers des domaines de recherche qui conditionnent directement la fiabilité des systèmes robotiques déployés en production. Les contributions d'Okamura en haptics alimentent des applications médicales concrètes, de la chirurgie mini-invasive aux dispositifs de réhabilitation, là où le retour de force reste un verrou technique non résolu à grande échelle. Les algorithmes SLAM de Kim, diffusés via des jeux de données publics largement adoptés, constituent une brique d'infrastructure pour les flottes d'AMR (robots mobiles autonomes) et les véhicules autonomes opérant en environnements dégradés. Ces distinctions illustrent aussi une réalité structurelle du secteur : les femmes ne représentent que 16 % des effectifs en ingénierie et robotique selon le National Girls Collaborative Project, contre 35 % de l'ensemble de la main-d'oeuvre STEM et 48 % de la population active totale aux États-Unis. MassRobotics, hub robotique basé dans la région de Boston, organise ce prix depuis quatre ans pour valoriser les chercheuses ayant un impact mesurable sur le champ. Les précédentes lauréates sont issues d'institutions comme l'UC San Diego, l'USC, l'UIUC, Boston University, le MIT et l'EPFL (Lausanne), ce qui traduit une portée internationale réelle. Le jury, composé d'experts du secteur et supervisé par MassRobotics, a cette année évalué des candidatures couvrant des problématiques aussi variées que les matériaux de préhension, les exosquelettes, les technologies d'assistance et le planning de mouvement. Daniela Rus, directrice du CSAIL au MIT et membre du conseil d'administration de MassRobotics, a souligné que la diversité des approches de recherche est un accélérateur direct pour résoudre les défis techniques les plus complexes du domaine. Le gala de novembre ouvrira billets individuels, tables réservées et opportunités de sponsoring au grand public.

RecherchePaper
1 source
Un robot humanoïde coréen exécute une danse K-POP virale apprise en regardant des vidéos
3Interesting Engineering 

Un robot humanoïde coréen exécute une danse K-POP virale apprise en regardant des vidéos

ROBOTIS, fabricant coréen de composants et plateformes robotiques, a publié début juin 2026 une démonstration de son humanoïde AI Sapiens reproduisant le "CORTIS REDRED Challenge", une chorégraphie K-POP virale, à partir d'une unique vidéo captée sur smartphone. La chaîne de traitement repose sur quatre étapes enchaînées : capture de mouvement vidéo, retargeting cinématique vers la morphologie du robot, entraînement par apprentissage par renforcement en simulation, puis transfert Sim2Real vers le matériel physique. Aucun système de motion capture professionnel (OptiTrack, Vicon) n'a été utilisé. AI Sapiens mesure 1,3 mètre pour 34 kilogrammes, dispose de 23 degrés de liberté assurés par 23 actionneurs DYNAMIXEL-Q quasi-direct-drive (14 QM-060 et 9 QM-080), et embarque un NVIDIA Jetson Orin NX 16 Go offrant jusqu'à 100 TOPS de puissance de calcul. L'alimentation est assurée par une batterie 46,8 V, 9 000 mAh. ROBOTIS prévoit de publier l'intégralité du pipeline en open-source, incluant les fichiers CAD, le code source, les assets de simulation et les tutoriels. Ce qui mérite attention, ce n'est pas la danse en elle-même -- les vidéos de robots qui dansent sont devenues un genre communicationnel à part entière -- mais la suppression du goulot d'étranglement de la collecte de données de mouvement. Jusqu'ici, entraîner un humanoïde sur des mouvements complexes requérait des studios de capture équipés et des techniciens spécialisés, coûts prohibitifs pour les équipes de recherche et les PME industrielles. Substituer cela à une vidéo smartphone abaisse drastiquement la barrière d'entrée pour la production de comportements moteurs variés. La démonstration valide aussi partiellement le pipeline Sim2Real comme suffisamment robuste pour des mouvements dynamiques à corps entier -- un point que beaucoup d'équipes considéraient encore fragile hors de contextes très contraints. Reste que la vidéo présente un mouvement expressif non critique : il faudra des preuves comparables sur des tâches à charge utile ou à contact riche pour juger de la généralisation réelle de la méthode. ROBOTIS est une entreprise coréenne historiquement centrée sur les actionneurs Dynamixel, composants de référence dans la robotique académique mondiale depuis les années 2000. AI Sapiens constitue sa montée en gamme vers les plateformes humanoides complètes, en compétition directe avec des systèmes comme Unitree H1/G1 (Chine), Agility Robotics Digit (USA) ou Sanctuary AI Phoenix (Canada), tous également positionnés sur l'open-source partiel ou la recherche collaborative. Dans le paysage européen, des acteurs comme Enchanted Tools (Mirokaï, France) ou Wandercraft (exosquelette, Paris) restent sur des segments plus spécialisés. La publication open-source annoncée par ROBOTIS est un pari sur l'effet de communauté : si le pipeline se diffuse dans les labos universitaires, ROBOTIS consolide son écosystème Dynamixel comme standard de facto pour la prochaine génération d'humanoides de recherche. Aucune date de release précise n'a été communiquée à ce stade.

UELes laboratoires de recherche européens utilisant des actionneurs Dynamixel (standard académique mondial) pourront potentiellement bénéficier de la publication open-source du pipeline vidéo-vers-mouvement, réduisant le coût d'entrée pour l'entraînement de comportements moteurs complexes sans équipement de capture de mouvement professionnel.

HumanoïdesPaper
1 source
NEURA Robotics lève jusqu'à 1,4 milliard de dollars en Série C pour son IA physique
4Robotics Business Review 

NEURA Robotics lève jusqu'à 1,4 milliard de dollars en Série C pour son IA physique

NEURA Robotics GmbH, basée à Metzingen en Allemagne, a annoncé le 10 juin 2026 une levée de fonds de Série C pouvant atteindre 1,4 milliard de dollars, financée par un consortium d'investisseurs technologiques dont Tether, Qualcomm et Amazon. La startup, fondée en 2019 par David Reger, commercialise une gamme couvrant des bras robotiques légers, des robots mobiles (série MAV), des robots humanoïdes (modèle 4NE1) et un manipulateur mobile polyvalent baptisé MiPA, ciblant principalement la fabrication et la supply chain. Ce tour de table vient financer deux axes prioritaires : le développement de la plateforme "Neuraverse", décrite comme un écosystème ouvert d'IA physique permettant aux robots d'apprendre collectivement entre déploiements, et l'expansion d'un réseau mondial de "NEURA Gyms", des environnements d'entraînement à grande échelle combinant interaction sensorielle réelle, simulation et pipelines d'apprentissage multimodal. Il s'agit à ce stade d'une annonce de financement, pas d'un produit expédié ni d'un déploiement industriel documenté à grande échelle. Sur le fond, une levée de 1,4 milliard de dollars pour un acteur européen de la robotique humanoïde est un signal fort : les capitaux qui se concentraient jusqu'ici quasi exclusivement sur Figure AI, Agility Robotics, 1X ou Tesla Optimus commencent à irriguer des challengers hors Silicon Valley. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, la question concrète est celle du sim-to-real gap, que NEURA tente de réduire via son partenariat avec Dassault Systèmes annoncé en avril 2026. Le concept de Neuraverse, où plusieurs robots partagent une intelligence distribuée entre déploiements, s'inscrit dans une tendance plus large des architectures VLA (Vision-Language-Action) à l'échelle fleet, comme l'illustre Pi-0 de Physical Intelligence ou GR00T N2 de NVIDIA. Les métriques de performance annoncées restent cependant absentes du communiqué, ce qui rend toute comparaison technique avec les concurrents impossible à ce stade. NEURA Robotics a bâti depuis 2019 un réseau de partenaires industriels structurant : Bosch pour le développement logiciel des humanoïdes (janvier 2026), Dassault Systèmes pour la simulation, mais aussi Schaeffler, Kawasaki, Delta Electronics, Qualcomm et NVIDIA pour l'infrastructure edge AI et les composants. Ce positionnement d'écosystème décentralisé tranche avec l'approche verticalement intégrée de Figure ou de Tesla. En Europe, NEURA est aujourd'hui l'acteur humanoïde le mieux capitalisé, loin devant des startups comme Enchanted Tools (France) ou Wandercraft, qui opèrent sur des segments différents (cobots expressifs et exosquelettes médicaux). Les prochaines étapes déclarées portent sur l'accélération du déploiement à l'échelle industrielle et l'ouverture de nouveaux NEURA Gyms à l'international, sans calendrier précis communiqué.

UENEURA Robotics, acteur allemand désormais le humanoïde le mieux capitalisé d'Europe avec 1,4 Md$, implique directement Dassault Systèmes (France) comme partenaire stratégique simulation et repositionne l'UE comme concurrent crédible face aux leaders américains de la robotique humanoïde industrielle.

FR/EU ecosystemeOpinion
1 source
MIIT et SASAC lancent l'initiative 2026 d'entraînement des robots humanoïdes en conditions réelles
5Pandaily 

MIIT et SASAC lancent l'initiative 2026 d'entraînement des robots humanoïdes en conditions réelles

Le ministère chinois de l'Industrie et des Technologies de l'Information (MIIT) et la Commission de surveillance des actifs d'État (SASAC) ont publié conjointement, en juin 2026, un plan d'action national intitulé "Action spéciale pour la formation en scénarios réels des robots humanoïdes et de l'IA embodied". L'objectif affiché : d'ici fin 2026, les humanoïdes et leurs composants clés devront avoir achevé leur vérification applicative et basculer en "mode opérationnel" dans des environnements industriels, de services ou spécialisés. Le plan cible l'identification de plus de 100 scénarios à haute valeur et une capacité de déploiement à l'échelle de 10 000 unités. Les autorités provinciales sont tenues de sélectionner au moins 20 scénarios couvrant deux des trois domaines prioritaires ; les grandes entreprises centrales d'État doivent en identifier au moins 10 dans leurs secteurs respectifs. Le dispositif impose la création de consortiums d'innovation applicative regroupant utilisateurs finaux, fabricants, développeurs d'algorithmes et instituts de recherche. Ces consortiums devront produire des jeux de données d'IA embodied couvrant trajectoires de mouvement, courbes de contrôle force-position et séquences d'exécution de tâches, ainsi que des "packages de compétences" issus d'entraînements en conditions réelles. Des mécanismes de financement incluant equity, dette et assurance complètent le dispositif. Ce plan est la feuille de route gouvernementale la plus structurée publiée par Pékin sur l'industrialisation des humanoïdes, mais l'objectif de 10 000 unités déployées d'ici décembre 2026 est ambitieux, plusieurs observateurs le jugeant irréaliste compte tenu des délais habituels entre annonce politique et opérationnel réel. Ce qui est plus significatif, c'est la logique consortiale imposée : en forçant la coopération entre intégrateurs, fabricants et chercheurs autour de scénarios concrets, l'État tente d'accélérer le passage de la démo en laboratoire à l'usage en production. La prescription explicite de datasets couvrant les courbes force-position signale que Pékin cible directement le verrou du sim-to-real, encore non résolu à l'échelle industrielle. Pour un COO ou un intégrateur, cela signifie qu'un écosystème subventionné et doté d'obligations de résultat se structure en Chine avec des délais contractuels précis. Cette initiative prolonge la stratégie "Made in China 2025" et les plans successifs sur la robotique avancée. Les acteurs nationaux directement visés incluent Unitree (H1, G1), UBTECH (Walker S), Agibot et Fourier Intelligence, qui ont tous conduit des tests industriels en 2024-2025. Sur le plan international, la concurrence se structure autour de Figure AI (Figure 03), Tesla (Optimus Gen 3), Physical Intelligence (Pi-0) et Nvidia (GR00T N2), tous revendiquant des déploiements pilotes en environnements réels. En Europe, Wandercraft et Enchanted Tools restent positionnés sur des segments distincts, l'exosquelette médical et la robotique de service, sans concurrence directe sur le créneau industriel visé par ce plan. Les prochaines étapes dépendront de la capacité des consortiums à produire des résultats mesurables avant l'échéance de fin 2026.

UELa structuration d'un écosystème humanoïde subventionné en Chine avec des obligations de résultat contractuels accroît la pression concurrentielle sur les acteurs européens, bien que Wandercraft et Enchanted Tools restent positionnés sur des segments (exosquelette médical, robotique de service) non directement visés par ce plan industriel.

Chine/AsieOpinion
1 source
X-OP : téléopération corps entier entre morphologies différentes via MPC
6arXiv cs.RO 

X-OP : téléopération corps entier entre morphologies différentes via MPC

X-OP est un système de téléopération whole-body présenté en pré-publication arXiv (2606.07934) qui permet à un opérateur humain de contrôler un robot corps entier via un unique casque de réalité étendue (XR), sans exosquelette ni setup multi-caméras. Le coeur technique est un retargeter basé sur le MPC (Model Predictive Control) qui optimise simultanément l'alignement avec les intentions de l'opérateur et la faisabilité dynamique du robot en temps réel. Pour stabiliser l'exécution, la méthode réinitialise l'état du simulateur à chaque pas MPC afin de gérer les mesures bruitées et la sensibilité aux contacts, et intègre une estimation de pose globale par SLAM pour limiter la dérive long terme. En simulation, le système obtient un temps de complétion réduit de plus de 30 % et une consommation énergétique réduite de 20 % pour un humanoïde, et zéro collision pour un manipulateur mobile, par rapport aux baselines. Des expériences réelles valident la méthode sur les deux plateformes. L'apport central est l'absence de réentraînement lors du changement de morphologie robot : là où les méthodes XR existantes basées sur du RL end-to-end nécessitent une politique par plateforme, X-OP s'insère comme couche d'abstraction au-dessus des contrôleurs bas niveau existants. C'est un signal potentiellement structurant pour les intégrateurs industriels cherchant à constituer des datasets loco-manipulation à moindre coût. La distinction entre retargeting cinématique classique (qui ignore la dynamique) et retargeting MPC (qui garantit la faisabilité) résout partiellement le problème de distribution shift qui fragilise les politiques VLA au déploiement réel, un point que le secteur peine à adresser. La téléopération pour la collecte de données est au coeur des stratégies de Physical Intelligence (Pi-0), d'Agility Robotics et de Figure AI, qui s'appuient sur des exosquelettes ou setups dédiés coûteux. X-OP se positionne comme alternative généraliste et bas coût. Il convient de noter que le papier est une pré-publication non peer-reviewed, et que les expériences réelles restent limitées en scope : les métriques de simulation sans contexte de tâche industrielle invitent à la prudence. Aucun partenaire commercial ni déploiement terrain n'est annoncé à ce stade.

IA physiqueOpinion
1 source
Dévoilement des premières cellules robotiques souples au monde capables de se reconfigurer à la demande
7Interesting Engineering 

Dévoilement des premières cellules robotiques souples au monde capables de se reconfigurer à la demande

La startup londonienne morph a dévoilé en juin 2026 une plateforme de robotique souple qu'elle décrit comme "la première au monde" dans cette catégorie, fondée sur des "cellules robotiques souples", des unités modulaires fabriquées à partir de matériaux synthétiques déformables capables de modifier leur forme et leur rigidité en temps réel. Fondée par le Dr Jean Nehme, ancien chirurgien reconstructeur et créateur de Digital Surgery (société d'IA chirurgicale rachetée par Medtronic en 2021), morph intègre capteurs, contrôle adaptatif et inférence directement dans la matière, sans structures rigides. La plateforme combine apprentissage par renforcement et simulation physique haute-fidélité pour accélérer le prototypage. Les premières applications annoncées couvrent la performance athlétique, la prévention des blessures et le support à la mobilité, avec une extension prévue vers la santé, l'automobile et la sécurité industrielle. Aucun produit fini n'est commercialisé à ce stade : il s'agit d'une annonce de plateforme avec des partenaires industriels en phase de co-développement non nommés. L'intérêt de cette approche pour les intégrateurs et décideurs industriels tient moins à la robotique souple en elle-même, un domaine académiquement actif depuis une décennie, qu'au modèle d'encapsulation proposé : fournir des cellules configurables directement intégrables dans des produits existants, sans que le fabricant partenaire ait à maîtriser la chaîne complète matériaux/simulation/contrôle. Si la plateforme tient ses promesses, elle déplace le curseur de l'intégration robotique vers un modèle comparable aux modules IMU ou aux SoC embarqués : une brique d'intelligence physique que l'on insère, pas un robot que l'on programme. La revendication "world's first" mérite toutefois d'être relativisée : des acteurs comme Soft Robotics Inc. (racheté par Applied Robotics), Festo Bionic, ou les équipes de la Harvard Wyss School ont développé des systèmes modulaires à matériaux souples depuis plusieurs années. La différence revendiquée par morph porte sur l'intégration de l'IA embarquée dans la cellule elle-même, ce qui reste à valider par des benchmarks indépendants. Le profil du fondateur ancre morph dans un créneau précis : l'interface corps-machine à usage médical et de performance, plutôt que la manipulation industrielle. Digital Surgery avait développé des outils d'assistance per-opératoire avant son acquisition par Medtronic ; Nehme applique ici la même logique d'intelligence embarquée, mais à des exosquelettes souples et équipements actifs. Le modèle B2B de morph, software, design et fabrication en partenariat, rappelle celui de Wandercraft côté exosquelettes rigides en France, ou d'Aescape dans le massage robotisé. Les prochaines étapes annoncées incluent des pilotes avec des partenaires industriels non divulgués et le lancement de premiers produits centrés sur la performance humaine, sans calendrier précis communiqué.

UEStartup britannique (hors UE post-Brexit) positionnée sur un créneau adjacent aux acteurs européens comme Wandercraft ; aucune opération ni partenariat européen confirmé à ce stade.

IA physiquePaper
1 source
OLIVE : apprentissage incrémental en ligne à faible rang pour exosquelettes adaptatifs efficaces
8arXiv cs.RO 

OLIVE : apprentissage incrémental en ligne à faible rang pour exosquelettes adaptatifs efficaces

Des chercheurs ont publié le 5 juin 2026 sur arXiv (2606.05234) OLIVE, un framework d'adaptation en ligne pour exosquelettes portables basé sur une décomposition de rang faible. Le principe central : plutôt que de recalculer l'intégralité de la politique de contrôle, OLIVE décompose la composante adaptative en une forme résiduelle ΔW = A·Bᵀ de rang r très inférieur aux dimensions du modèle, ce qui réduit le coût de mise à jour de O(dk) à O(r(d+k)). Concrètement, le contrôleur de base pré-entraîné reste stable, tandis qu'une couche légère se personnalise en continu à partir des capteurs embarqués : EMG (électromyographie), IMU et vibrations, sans trajectoire de référence hors ligne. Un mécanisme de gating module l'intensité de la personnalisation selon le contexte, et un ordonnanceur de rang dynamique alloue une faible capacité sur terrain plat, puis monte en rang sur surfaces irrégulières, escaliers ou pentes. Les résultats expérimentaux sur plateforme réelle annoncent des gains de +13 points de pourcentage en fluidité de marche, +22 en réduction d'effort musculaire, et +15 en stabilité du mouvement par rapport à la meilleure baseline testée, avec convergence en environ 1 800 pas de marche et une latence bout-en-bout de 7,4 ms. L'enjeu clinique et industriel est significatif. Les exosquelettes existants (Ekso, ReWalk, Wandercraft avec son Atalante) s'appuient majoritairement sur des politiques de marche statiques, calibrées en laboratoire et peu robustes aux variations de terrain ou de morphologie individuelle. OLIVE propose une alternative déployable à l'embarqué, sans cloud, sans session de calibration préalable longue, et sans capteurs de force au sol. La latence de 7,4 ms est compatible avec les exigences temps-réel des systèmes de contrôle d'exosquelettes (généralement sous 10 ms). Si les gains annoncés tiennent en dehors du cadre expérimental contrôlé, cela réduirait substantiellement le temps d'adaptation à un nouvel utilisateur ou à un environnement non familier, un frein majeur à la commercialisation des dispositifs d'assistance à la mobilité. Le travail s'inscrit dans la vague des méthodes d'adaptation paramétrique légère issues du fine-tuning de LLMs (LoRA, notamment), transposées ici au contrôle robotique continu. Les approches concurrentes dans l'espace exosquelette incluent les méthodes d'apprentissage par renforcement avec modèles appris (model-based RL) et les politiques meta-apprises (MAML-style), généralement plus lourdes à déployer sur matériel embarqué. L'équipe derrière OLIVE a rendu le code public sur GitHub (FastLM/OLIVE). Les prochaines étapes non précisées dans le papier concerneront vraisemblablement la validation sur cohortes cliniques plus larges et l'intégration sur des plateformes commerciales, où la certification médicale reste le principal obstacle au déploiement à grande échelle.

UEWandercraft (fabricant français de l'Atalante) est explicitement cité comme référence concurrentielle ; si les gains d'OLIVE sont confirmés sur cohortes cliniques, cela pourrait contraindre Wandercraft à intégrer une couche d'adaptation en ligne dans sa prochaine génération d'exosquelettes pour rester compétitif sur le critère de personnalisation utilisateur.

ExosquelettesPaper
1 source
Sécurité des interactions dans le contrôle multitâche d'exosquelettes : un cadre à impédance variable entraîné en simulation
9arXiv cs.RO 

Sécurité des interactions dans le contrôle multitâche d'exosquelettes : un cadre à impédance variable entraîné en simulation

Des chercheurs ont publié le 6 juin 2026 sur arXiv (référence 2606.06370) un framework de contrôle à impédance variable entraîné en simulation pour exosquelettes portables, capable de gérer neuf tâches motrices distinctes tout en garantissant mathématiquement la sécurité d'interaction. Le système repose sur un pipeline de génération de données simulation humain-exosquelette utilisant l'algorithme Proximal Policy Optimization (PPO) pour synthétiser les activations musculaires humaines, pendant que l'exosquelette compense directement les couples biologiques des articulations. Ces données alimentent ensuite une politique bimodale qui fusionne des instructions sémantiques (commandes en langage naturel décrivant la tâche) et un historique proprioceptif, pour prédire simultanément des trajectoires de référence et des gains d'impédance variables. La contrainte clé : les sorties du réseau de neurones sont bornées par un critère de stabilité dérivé de la théorie de Lyapunov, garantissant la stabilité asymptotique du système couplé humain-machine. Les expériences en conditions réelles montrent une réduction du coût métabolique par rapport aux méthodes baseline standards, les auteurs ne quantifient pas ce gain en pourcentage dans l'abstract. Ce travail s'attaque à l'un des obstacles principaux à la commercialisation des exosquelettes industriels et médicaux : le compromis entre adaptabilité multi-tâches et sécurité d'interaction garantie. En embarquant la garantie de stabilité directement dans les contraintes du réseau via Lyapunov, plutôt qu'en post-traitement, les chercheurs proposent une architecture où la sécurité est structurellement imposée plutôt qu'espérée. La fusion sémantique-proprioceptive suggère une interface utilisateur potentiellement plus intuitive pour les opérateurs industriels, sans reconfiguration manuelle entre tâches, ce qui représente un avantage opérationnel concret pour les déploiements en logistique ou en réhabilitation. Le contrôle d'impédance variable pour exosquelettes est un axe de recherche actif depuis une décennie, avec des contributions majeures des laboratoires MIT, ETH Zurich et du groupe de Wandercraft en France, ce dernier étant l'un des rares acteurs européens à avoir atteint un dispositif médical commercialisé (Atalante X). Du côté industriel, des acteurs comme SuitX (Ottobock), Ekso Bionics et Sarcos positionnent des exosquelettes sur les marchés logistique et manufacturing. Ce framework reste à ce stade une preuve de concept académique : l'article ne mentionne ni volume de déploiement, ni partenaire industriel, ni timeline de transfert vers un produit. Les prochaines étapes naturelles seraient une validation sur une population d'utilisateurs élargie et une évaluation des performances hors distribution de tâches.

UELes acteurs européens comme Wandercraft (France, Atalante X) pourraient s'appuyer sur ce type de framework à sécurité garantie pour accélérer la certification médicale et industrielle de nouveaux exosquelettes sur le marché européen.

ExosquelettesPaper
1 source
Apprentissage de la coordination visuomotrice prédictive
10arXiv cs.RO 

Apprentissage de la coordination visuomotrice prédictive

Des chercheurs ont publié sur arXiv (référence 2503.23300, version 2, juin 2026) un système de prédiction de la coordination visuomotrice humaine à partir de flux égocentrés. Concrètement, le modèle prend en entrée des images capturées par une caméra portée par l'utilisateur ainsi que des données cinématiques (positions et orientations corporelles), et prédit en sortie la pose de la tête, la direction du regard et les mouvements du haut du corps. L'architecture proposée, baptisée Visuomotor Coordination Representation (VCR), apprend des dépendances temporelles structurées entre ces signaux multimodaux. Elle s'appuie sur un cadre de modélisation du mouvement par diffusion, une famille de modèles génératifs capables de produire des trajectoires cohérentes dans le temps. L'évaluation porte sur EgoExo4D, le jeu de données à grande échelle de Meta combinant vidéos égocentrées et exocentrées d'activités du quotidien, ce qui confère aux résultats une portée de généralisation sur des scénarios variés. L'enjeu pratique est significatif pour la robotique collaborative et les interfaces homme-machine. Anticiper où un opérateur va regarder et comment il va bouger son bras dans la seconde à venir est une brique fondamentale pour des robots industriels capables d'adapter leur trajectoire sans collision, ou pour des exosquelettes qui doivent pré-charger l'assistance musculaire avant le geste. L'approche démontre que la fusion vision-cinématique surpasse les approches unimodales, ce qui valide l'hypothèse que le regard et le mouvement corporel sont couplés de façon prévisible et exploitable par un modèle appris. Pour les technologies d'assistance (aide à la mobilité, interfaces de compensation du handicap), la prédiction de l'intention motrice ouvre des pistes concrètes de réduction de latence. Ce travail s'inscrit dans un courant de recherche en pleine accélération autour de la modélisation du comportement humain en vue première personne, nourri par la montée en puissance de dispositifs portables comme les lunettes AR et les capteurs inertiels embarqués. Les approches concurrentes incluent les modèles de prédiction de gaze sur vidéo statique (Aleatoric, GazeTR) et les frameworks de prédiction de mouvement full-body comme HumanMAC ou MDM, mais peu croisent explicitement regard et cinématique dans un cadre de prédiction temporelle unifiée. La publication ne mentionne pas de calendrier de déploiement industriel ni de partenariat applicatif ; il s'agit pour l'instant d'une contribution académique, avec page projet disponible, dont la suite naturelle serait une intégration dans des pipelines d'imitation learning pour robots humanoïdes ou cobots.

RecherchePaper
1 source
SoftPINCH : un exosquelette souple piloté par EMG pour la flexion des doigts et la préhension
11arXiv cs.RO 

SoftPINCH : un exosquelette souple piloté par EMG pour la flexion des doigts et la préhension

Des chercheurs ont publié en préprint (arXiv:2606.04776) SoftPINCH, un exosquelette souple portable commandé par EMG de surface, conçu pour assister la flexion du pouce et de l'index ainsi que la prise en pince. Le système combine un actionneur tendineux souple, des capteurs magnétiques de contact au bout des doigts, et un décodeur neuronal temps réel des signaux EMG captés sur les muscles de l'avant-bras. Trois architectures ont été évaluées en validation croisée leave-one-subject-out (LOSO) : LSTM seul (97,8 % de précision), CNN+LSTM et CNN+LSTM avec mécanisme d'attention (99,4 % tous deux). Le modèle CNN+LSTM a été retenu pour le déploiement temps réel, l'attention n'apportant pas d'amélioration significative. Lors des essais fonctionnels, l'assistance a réduit l'effort musculaire de 92,6 % à la charge maximale testée, avec un décodage conçu pour être sujet-indépendant, sans calibration individuelle. Le résultat le plus significatif est précisément ce décodage sujet-indépendant : les systèmes EMG classiques nécessitent une calibration par utilisateur, frein majeur au déploiement clinique et industriel. Atteindre 99,4 % de précision LOSO sans recalibration ouvre la voie à des dispositifs plug-and-play. La réduction de 92,6 % de l'effort musculaire est spectaculaire, mais mérite prudence : les essais ont été conduits en laboratoire sur un nombre limité de sujets dont les détails restent à paraître dans la version complète. La conception souple à actionneur tendineux répond à une critique récurrente des exosquelettes rigides, dont le manque de compliance mécanique compromet le confort et les mouvements naturels, particulièrement critique en réhabilitation post-AVC. La prise en pince est une priorité clinique de premier ordre, souvent la première altérée après un AVC ou dans les pathologies neuromusculaires comme la SLA. Le marché des exosquelettes de main est occupé par Bioservo Technologies avec son système Ironhand, déjà déployé en milieu industriel, ainsi que par plusieurs laboratoires académiques en Corée, en Europe et aux États-Unis, mais les solutions combinant décodage sujet-indépendant, actionnement souple et retour de contact tactile restent rares. SoftPINCH demeure un preprint académique non évalué par les pairs : aucun essai clinique ni pilote industriel n'est annoncé à ce stade. Les suites logiques incluent des études sur populations AVC ou blessés médullaires et une validation hors laboratoire pour confirmer la robustesse du décodage EMG en conditions réelles d'utilisation.

UEBioservo Technologies (Suède), leader européen des exosquelettes de main industriels avec l'Ironhand, est directement exposé à cette avancée en décodage EMG sujet-indépendant qui, si confirmée hors laboratoire, pourrait redéfinir les standards du marché européen des dispositifs d'assistance à la préhension.

ExosquelettesPaper
1 source
Assistax : un benchmark multi-agents accéléré par matériel pour l'apprentissage par renforcement en robotique assistive
12arXiv cs.RO 

Assistax : un benchmark multi-agents accéléré par matériel pour l'apprentissage par renforcement en robotique assistive

Une équipe de chercheurs a publié Assistax, un benchmark open-source dédié à l'apprentissage par renforcement (RL) pour la robotique d'assistance aux personnes. Disponible sur GitHub (assistive-autonomy/assistax), la bibliothèque exploite JAX et l'accélération matérielle GPU pour atteindre des vitesses d'entraînement jusqu'à 370 fois supérieures aux alternatives CPU en temps réel (open-loop wall-clock time) lors de la vectorisation des runs d'entraînement. Le framework modélise l'interaction entre un robot d'assistance et un patient humain actif via l'apprentissage par renforcement multi-agent (MARL) : une population d'agents partenaires aux comportements variés est générée pour évaluer la capacité de coordination zero-shot d'un agent robotique embarqué face à des co-agents inconnus. L'enjeu est à la fois méthodologique et pratique. Les benchmarks RL ont jusqu'ici été dominés par les jeux vidéo et de plateau (Atari, Go), des environnements peu coûteux mais structurellement éloignés des contraintes de l'interaction physique réelle. Assistax comble ce fossé en proposant des scénarios de contrôle continu en simulation physique, représentatifs des défis concrets de la robotique d'assistance : gestion de la variabilité humaine, coordination en temps réel, robustesse à des comportements partenaires non vus à l'entraînement. Pour les équipes R&D développant des robots de soin, des exosquelettes ou des bras manipulateurs de service, le benchmark fournit des baselines fiables sur les algorithmes RL et MARL courants, réduisant le temps de comparaison et de validation algorithmique. Le contexte est celui d'une lacune reconnue dans l'écosystème RL : les environnements physiquement réalistes adaptés aux scénarios humain-robot restent rares et coûteux à exécuter. JAX, développé par Google DeepMind, s'impose progressivement comme infrastructure de référence pour la simulation massivement parallèle, en concurrence avec Isaac Lab (NVIDIA) et les frameworks basés sur MuJoCo. Assistax s'inscrit dans un mouvement plus large de spécialisation des benchmarks, BEHAVIOR, HumanoidBench ou SMPL-based environments ciblent des niches similaires, mais positionne explicitement l'assistance à la personne, segment encore peu couvert. Aucune timeline de déploiement réel n'est annoncée : Assistax reste un outil de recherche académique, et ses gains de vitesse annoncés (370x) méritent d'être contextualisés selon les configurations matérielles et les tâches testées.

UELe benchmark open-source pourrait réduire le temps de validation algorithmique pour les équipes R&D françaises développant des robots d'assistance ou des exosquelettes (Wandercraft, CEA-List), mais aucun acteur européen n'est impliqué directement dans la publication.

RecherchePaper
1 source
IA incarnée fiable : un programme communautaire du test à la vérification formelle
13arXiv cs.RO 

IA incarnée fiable : un programme communautaire du test à la vérification formelle

Un article de position publié sur arXiv (2606.03593) dans le cadre du programme AAAI'26 Bridge sur la fiabilité des IA embarquées pose un constat cru : malgré l'accélération des déploiements en environnements ouverts, l'industrie ne dispose d'aucune méthodologie unifiée pour garantir le comportement sûr et prévisible de ces systèmes. Les auteurs identifient trois axes complémentaires : des tests par scénarios appuyés sur des spécifications validées et des métriques de couverture, une vérification compositionnelle via des représentations symboliques structurées, et des mécanismes d'assurance à l'exécution capables de gérer les incertitudes et les glissements de distribution (distribution shifts) en déploiement réel. Leur thèse centrale : ces trois approches doivent être intégrées dans un workflow d'assurance continu reliant tests, vérification formelle et adaptation runtime via des représentations neuro-symboliques partagées, sur l'ensemble du cycle de vie du système. L'enjeu est direct pour les intégrateurs et les COO industriels. Les systèmes d'IA embarquée, robots humanoïdes, AMR, bras de manipulation autonome, atteignent un niveau de capacité qui autorise des déploiements commerciaux, mais la certification de leurs comportements reste un angle mort. Là où l'automobile dispose de l'ISO 26262 et l'aéronautique de la DO-178C, la robotique IA ne dispose d'aucun cadre équivalent. Ce papier ne propose pas de norme : il trace un agenda de recherche communautaire pour combler cet écart. Prouver formellement les propriétés de sécurité d'un système dont les comportements émergent d'un réseau de neurones reste un problème ouvert, et l'absence de solution freine les déploiements à grande échelle en logistique, en industrie et dans les soins à la personne. Ce travail s'inscrit dans le sillage de l'essor des VLA (Vision-Language-Action models), Pi-0 de Physical Intelligence, GR00T N2 de NVIDIA, Helix de Figure, qui ont rendu les robots plus capables mais aussi moins prédictibles, compliquant d'autant leur vérification. Des acteurs français comme Wandercraft (exosquelette marchant) et Enchanted Tools (robot Mirokaï) se heurtent au même verrou réglementaire dès qu'ils visent des environnements hospitaliers ou publics. La suite logique de cet agenda passe par la constitution de benchmarks partagés et d'outils de vérification formelle adaptés aux architectures neuro-symboliques, un chantier que le Bridge Program de l'AAAI'26, prévu pour 2026, entend contribuer à structurer.

UEWandercraft et Enchanted Tools sont cités explicitement comme confrontés à ce verrou réglementaire dès qu'ils visent des environnements hospitaliers ou publics en France, cet agenda de recherche pourrait structurer le cadre de certification qui leur fait défaut.

RechercheOpinion
1 source
Tech For Industry : l’industrie 4.0 s’invite à Paris les 23 et 24 juin
14Robot Magazine FR 

Tech For Industry : l’industrie 4.0 s’invite à Paris les 23 et 24 juin

Les 23 et 24 juin 2026, Paris Expo – Porte de Versailles (hall 5.2) accueille le Tech For Industry Show, nouveau salon professionnel dédié aux technologies de l'industrie 4.0. L'événement couvre un spectre sectoriel large : défense, aéronautique, automobile, agroalimentaire, chimie, énergie, BTP, pharmaceutique et cosmétique. Le programme thématique s'articule autour du software industriel, de la convergence IT/OT, de la data, de l'intelligence artificielle, de la smart robotics et de la supply chain 4.0. Trois conférenciers industriels de premier plan sont annoncés : Gaëlle Laigo, chief transformation and digital officer de L'Oréal, Éric Marchiol, director of manufacturing digital transformation chez Renault, et Youssef Benzakour, VP operations digital transformation chez Forvia. Il s'agit d'une première édition, positionnée comme rendez-vous semestriel de référence sur la transformation numérique industrielle en France. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, l'enjeu central mis en avant est la convergence IT/OT : l'interconnexion entre les systèmes de gestion informatique et les systèmes opérationnels de production, longtemps cloisonnés, est désormais le prérequis de l'usine intelligente. La smart robotics occupe une place significative dans le programme, avec cobots, robots mobiles autonomes (AMR), vision industrielle et jumeaux numériques comme axes de démonstration. Le contexte est favorable : face à la pression concurrentielle sur les coûts de production, l'automatisation flexible n'est plus perçue comme un levier optionnel par les industriels européens, mais comme une condition de survie compétitive. Notons cependant que l'article source est un communiqué partenaire (Robot-Magazine.fr est partenaire officiel) et ne fournit aucun chiffre de fréquentation prévue, de nombre d'exposants, ni de tarification : les affirmations sur l'importance du salon restent pour l'instant des déclarations d'intention. Le salon émerge dans un contexte de réindustrialisation française marqué par les débats sur la souveraineté technologique et la relocalisation de filières stratégiques, sujets devenus centraux dans la politique industrielle depuis 2022. La France dispose d'acteurs robotiques propres : Exotec (AMR logistique, valorisé à 2 milliards de dollars en 2022), Wandercraft (exosquelettes), Enchanted Tools ou encore Pollen Robotics, qui pourraient trouver dans ce type de rendez-vous une vitrine domestique face aux offres américaines et asiatiques. Sur le plan de la concurrence événementielle, le Tech For Industry Show se positionne sur un segment occupé par Global Industrie (Lyon, 80 000 visiteurs en 2024) et Hannover Messe côté européen. La question de savoir si cet événement parisien trouvera une audience propre ou doublonnera l'existant se posera à l'issue de cette première édition.

UEVitrine domestique potentielle pour les acteurs robotiques français (Exotec, Wandercraft, Pollen Robotics) dans le contexte de réindustrialisation nationale, mais première édition sans chiffres d'audience ni exposants confirmés.

FR/EU ecosystemeActu
1 source
SoFiE : un exosquelette de doigt souple pour la préhension intelligente
15arXiv cs.RO 

SoFiE : un exosquelette de doigt souple pour la préhension intelligente

Des chercheurs ont présenté SoFiE, un exosquelette doux et modulaire pour l'index, conçu pour assister la flexion du doigt lors de tâches de préhension chez des personnes ayant une fonction manuelle réduite. Le système repose sur des matériaux flexibles imprimés en 3D, ce qui lui confère un profil compact et léger. L'actionnement est assuré par un mécanisme à tendons entraîné par un moteur DC miniature, tandis que l'extension passive est gérée par un ressort conducteur élastique, baptisé StretchSense. Ce composant joue un double rôle : il assure le retour en extension tout en faisant office de capteur proprioceptif, sa résistance électrique variant en fonction de la déformation. Une seconde modalité sensorielle, MagSense, est introduite : une paire aimant-magnétomètre intégrée dans la pulpe souple du doigt permet d'estimer à la fois la force de contact et la compliance des objets saisis. L'ensemble est entièrement sans fil, piloté par un microcontrôleur embarqué, et complété par un retour encodeur moteur pour l'estimation de l'état du système. L'intérêt principal de SoFiE réside dans la combinaison de deux types de sensing en un dispositif portable et non-filaire : la proprioception via StretchSense et la perception tactile via MagSense. Cette dualité permet au système de distinguer des matériaux de rigidité différente et de générer des signatures sensorielles distinctes selon le type de prise, ce qui constitue une base sérieuse pour des stratégies de contrôle adaptatif et sécurisé. Pour les intégrateurs en robotique d'assistance, c'est une architecture prometteuse : la modularité de la conception laisse entrevoir une extension à d'autres doigts sans refonte complète du système. Le domaine des exosquelettes de main souples est actif dans plusieurs laboratoires universitaires à l'échelle mondiale, avec des acteurs comme Roam Robotics, Bioservo Technologies ou encore des projets issus du MIT et de l'ETH Zurich sur des dispositifs comparables. SoFiE reste pour l'instant un démonstrateur de faisabilité, publié en preprint sur arXiv (2606.00397), sans partenaire industriel ni timeline de commercialisation annoncée. Les prochaines étapes attendues seraient une validation clinique sur des profils patients (AVC, lésions médullaires), ainsi qu'une extension du système à plusieurs doigts pour couvrir des prises complexes au-delà du pincement index-pouce.

ExosquelettesPaper
1 source
Actionneur élastique non linéaire série-parallèle intégré appliqué au mouvement d'inclinaison d'un simulateur de vélo
16arXiv cs.RO 

Actionneur élastique non linéaire série-parallèle intégré appliqué au mouvement d'inclinaison d'un simulateur de vélo

Des chercheurs ont publié sur arXiv (ref. 2606.00201) les travaux de conception et de validation expérimentale du SPINEA, Series Parallel Integrated Nonlinear Elastic Actuator, un actionneur mécatronique qui fusionne deux architectures classiques, le SEA (Series Elastic Actuator) et le PEA (Parallel Elastic Actuator), au sein d'un unique élément élastique. Le prototype a été appliqué au mouvement de tangage latéral d'un simulateur haptique de vélo, une application exigeant à la fois des couples élevés et une restitution de force précise pour garantir des interactions réalistes et sûres avec le cycliste. Les essais ont confirmé une bande passante de couple de 4,25 Hz avec le cadre de vélo fixe et de 4 Hz en conditions réelles avec des pilotes en selle. L'intérêt technique du SPINEA réside dans l'économie d'architecture qu'il propose. Les SEA améliorent le contrôle de force en découplant l'impédance moteur via un ressort en série, tandis que les PEA ajoutent un ressort en parallèle pour réduire la puissance moteur nominale sur les tâches à couple élevé. Les approches hybrides existantes requièrent généralement deux éléments élastiques distincts ou un mécanisme d'embrayage, augmentant la masse et la complexité. Ici, une transmission non linéaire avec axes moteur et charge non alignés permet à un seul ressort de jouer les deux rôles simultanément. Pour les intégrateurs en robotique haptique, simulation de conduite ou rééducation, cette compacité est un argument concret : moins de pièces, meilleure densité de couple, faible impédance en boucle ouverte. La demande en actionneurs haute-fidélité haptique est portée par plusieurs marchés convergents : simulateurs industriels, exosquelettes médicaux, membres robotiques. Les architectures SEA ont été popularisées dès les années 1990 par le MIT (Pratt & Williamson), et les PEA ont progressé en parallèle dans la robotique de locomotion. Le SPINEA s'inscrit dans cette filiation mais vise à dépasser le compromis habituel compacité/performance. Aucun déploiement industriel n'est annoncé à ce stade, il s'agit d'un résultat de laboratoire avec prototype fonctionnel. Les auteurs évoquent des applications potentielles dans tout actionneur compact haute-performance, ce qui couvre la robotique collaborative et les assistants physiques, des marchés où des acteurs européens comme Wandercraft (exosquelette de marche) ou Pollen Robotics font également valoir des architectures d'actionnement différenciées.

UELes acteurs européens de l'actionnement haptique et des exosquelettes (Wandercraft, Pollen Robotics) pourraient bénéficier de cette architecture compacte SEA+PEA, mais aucune collaboration ou transfert technologique vers l'Europe n'est annoncé à ce stade.

RecherchePaper
1 source
Cinématique inverse intégrant actionneurs et limites articulaires pour robots redondants commandés en couple
17arXiv cs.RO 

Cinématique inverse intégrant actionneurs et limites articulaires pour robots redondants commandés en couple

Une équipe de recherche propose, dans un preprint arXiv (2605.31436) publié fin mai 2026, une méthode de cinématique inverse (IK) adaptée aux robots redondants commandés en couple, sous contraintes de butées articulaires. Le point de départ est un constat souvent ignoré dans les pipelines classiques : lorsqu'un contrôleur opère au niveau du couple (torque-level controller) plutôt qu'à celui de la vitesse, la commande de vitesse articulaire émise par le module IK n'est pas exécutée telle quelle. Un petit résidu de tâche commandé ne se traduit donc pas forcément par un mouvement effectif. La méthode reformule le problème comme un programme quadratique convexe dont la variable de décision est la vitesse articulaire "requise" plutôt que simplement "commandée". Les contraintes de butées sont imposées via des bornes de style Control Barrier Function (CBF), tandis que la tâche cartésienne est gérée par une variable de relâchement pénalisée. La redondance est résolue par un objectif de compatibilité avec le contrôleur aval, qui tient compte de la cohérence avec la commande précédente et de la capacité en couple de chaque actionneur. Les expériences sont conduites sur un exosquelette de membre supérieur à sept degrés de liberté, contrôlé par décomposition virtuelle (VDC). Le problème adressé est concret pour quiconque déploie des robots à commande en couple : les méthodes IK standard (pseudo-inverse jacobienne, QP de préservation de tâche) supposent implicitement que les vitesses commandées sont suivies fidèlement, ce qui n'est vrai qu'en commande en vitesse pure. En commande en couple, le contrôleur peut saturer, filtrer ou modifier la trajectoire articulaire, rendant les sorties IK classiques sous-optimales voire contre-productives. Les résultats montrent une réduction des commandes poussant les butées articulaires, des vitesses requises bornées dans la plage admissible, et un comportement de tâche réalisé amélioré, sans modifier le contrôleur aval. Pour les intégrateurs d'exosquelettes ou de robots collaboratifs torque-contrôlés, cela offre une couche IK intermédiaire drop-in, indépendante du contrôleur bas niveau. La cinématique inverse pour robots redondants est un problème canonique en robotique, avec des décennies de littérature autour de la pseudo-inverse de Jacobi et des QP sous contraintes. L'essor des robots à commande en couple, privilégiés pour la sécurité en interaction humain-robot, a mis en évidence la limite des pipelines IK hérités. L'utilisation des CBF pour la gestion des contraintes articulaires s'inscrit dans une tendance de recherche active depuis 2015, popularisée notamment par les travaux de l'École des Mines et de Georgia Tech. Du côté industriel, les applications directes concernent les exosquelettes de rééducation (Wandercraft en France avec l'Atalante, Ekso Bionics aux États-Unis) et les bras robotiques collaboratifs à sept axes (Franka, Kuka iiwa). Le travail reste un preprint non encore évalué par les pairs ; aucun déploiement ou partenariat industriel n'est annoncé à ce stade.

UELa méthode est directement applicable à Wandercraft (Atalante, France) et aux intégrateurs de cobots européens sur bras à commande en couple (Kuka iiwa), offrant une couche IK intermédiaire drop-in sans modifier le contrôleur bas niveau.

RecherchePaper
1 source
Combinaison robotique simule l'apesanteur sur Terre pour améliorer les capacités motrices des astronautes
18Interesting Engineering 

Combinaison robotique simule l'apesanteur sur Terre pour améliorer les capacités motrices des astronautes

Des chercheurs du Centre de recherche allemand pour l'intelligence artificielle (DFKI) et de l'Université de Duisbourg-Essen (UDE) ont participé à la 46e campagne de vols paraboliques du DLR à Bordeaux, du 11 au 22 mai 2026, dans le cadre du projet MikroBeM. L'objectif : déterminer si un entraînement sur Terre avec un exosquelette robotique adapté par IA peut préparer les astronautes aux déficiences motrices fines induites par la microgravité. À bord d'un Airbus A310 "Zero G", les participants ont effectué 180 paraboles au total, chacune offrant exactement 22 secondes d'apesanteur réelle lors du piqué contrôlé de l'appareil. Durant ces fenêtres, les sujets devaient pointer du doigt index le centre d'une cible sur écran, sans pouvoir voir leur main, couverte par un cape opaque. Des capteurs enregistraient simultanément l'activité cérébrale (EEG), les contractions musculaires (EMG) et la fréquence cardiaque. L'ensemble des données a été collecté sans aucune défaillance matérielle. La véritable contribution technique de MikroBeM réside dans la phase d'entraînement pré-vol. La moitié des participants avait passé un mois en laboratoire à s'entraîner dans l'exosquelette développé conjointement par le DFKI et l'UDE. Le système utilise l'IA pour mesurer précisément le poids du bras de l'utilisateur, puis applique des contre-forces motorisées pour neutraliser complètement l'effet de la gravité sur le membre. Le cerveau perçoit alors le bras comme en apesanteur. Comparer ce groupe entraîné à un groupe contrôle non entraîné pendant les vols permet d'évaluer si ce conditionnement au sol "tient" dans la vraie microgravité. Les premiers résultats sont qualifiés de "très prometteurs" par les chercheurs, sans que des chiffres de performance précis n'aient encore été publiés. L'enjeu pour les opérateurs de missions est réel : en microgravité, les gestes de maintenance précis sur station spatiale, tels que serrer un connecteur ou manipuler de l'électronique, deviennent instables et dangereux faute de repères gravitationnels. Le projet MikroBeM s'inscrit dans un contexte plus large de préparation aux missions longue durée vers la Lune et Mars, où les astronautes ne pourront pas bénéficier de simulations en orbite basse comme sur l'ISS. Le DFKI est un acteur reconnu en exosquelettes et robotique de service; côté concurrents, les programmes d'entraînement moteur en microgravité simulée restent un segment de niche, avec quelques initiatives universitaires américaines et japonaises mais aucun dispositif commercial comparable clairement annoncé à ce stade. Les chercheurs indiquent également une retombée médicale directe : les mécanismes d'adaptation cérébrale à un environnement physique altéré sont pertinents pour la neurotechnologie et la rééducation post-AVC, ouvrant potentiellement l'usage de cet exosquelette spatial à des patients neurologiques en réapprentissage moteur. Les prochaines étapes du projet impliquent l'analyse complète des données de vol et la publication des résultats comparatifs.

UELe projet MikroBeM, mené par des institutions européennes (DFKI, UDE, DLR) avec une campagne réalisée à Bordeaux, positionne l'Europe sur le segment émergent de l'entraînement moteur en microgravité simulée, avec des retombées potentielles en neurorééducation post-AVC.

FR/EU ecosystemePaper
1 source
Main dextérique joueuse de piano : deux minutes de pratique suffisent pour apprendre les notes
19Interesting Engineering 

Main dextérique joueuse de piano : deux minutes de pratique suffisent pour apprendre les notes

Des chercheurs de l'Université de Californie du Sud (USC Viterbi) ont présenté la "Musician Hand", une main robotique à quatre doigts actionnée par tendons et moteurs électriques, capable de reproduire une mélodie inconnue après seulement deux minutes d'exploration autonome. Le processus s'appelle "motor babbling" : pendant 120 secondes, la main tapote aléatoirement les touches du piano, enregistrant simultanément les sons produits et les mouvements correspondants. Un réseau de neurones établit ensuite la cartographie audio-motrice. Résultat : lors d'un premier essai sans correction en temps réel, la main a restitué fidèlement une mélodie de 30 notes entièrement nouvelle. Lors d'une audition en aveugle, des juges musicaux n'ont pas toujours réussi à distinguer son jeu de celui de quatre pianistes humains. L'étude est publiée dans le Journal of the Royal Society Interface, sous la direction de Francisco Valero-Cuevas, professeur de génie biomédical et mécanique à USC. Ce système illustre une rupture méthodologique avec l'orthodoxie robotique dominante, qui suppose qu'un agent a besoin de données massives et d'une modélisation précise de son environnement pour agir efficacement. La "Musician Hand" fonctionne à rebours : elle perçoit, infère et s'adapte, à la manière d'un animal ou d'un nourrisson humain. Cette approche, baptisée "robotique perceptuelle" par ses créateurs, ouvre la voie à des systèmes capables d'auto-calibration rapide dans des environnements non contrôlés, sans intervention d'un ingénieur. Pour les intégrateurs et concepteurs de robots collaboratifs, c'est une démonstration de principe importante : le coût d'apprentissage d'une nouvelle tâche motrice peut tomber à quelques minutes sur un simple laptop, là où les pipelines classiques exigent des semaines de collecte de données et d'annotation. Il convient néanmoins de noter que la démonstration reste un proof-of-concept dans un environnement très contrôlé, et qu'aucune performance en conditions industrielles réelles n'a encore été publiée. L'équipe USC ne vise pas le marché du divertissement mais la médecine. L'application cible principale est l'assistance aux patients atteints de maladies neurodégénératives progressives comme Parkinson : contrairement aux exosquelettes actuels, rigidement préprogrammés, un dispositif basé sur ce framework pourrait apprendre la signature motrice personnelle d'un patient dès le diagnostic, puis évoluer avec lui à mesure que sa condition se dégrade, sans reprogrammation. D'autres pistes sont évoquées : rééducation post-AVC, assistance aux personnes âgées, voire collaboration avec des ouvriers du bâtiment. Sur le plan concurrentiel, l'approche se distingue des travaux de laboratoires comme Boston Dynamics, Figure AI ou 1X, qui s'appuient majoritairement sur l'imitation à grande échelle (imitation learning, VLA) et des datasets conséquents. Le groupe USC n'a pas annoncé de partenaires industriels ni de timeline de commercialisation à ce stade.

RecherchePaper
1 source
Sortie de l'Open Motion Planning Library 2.0
20arXiv cs.RO 

Sortie de l'Open Motion Planning Library 2.0

L'Open Motion Planning Library (OMPL), publiée en open source en 2008, franchit en mai 2026 une étape majeure avec la sortie d'OMPL 2.0, annoncée via un preprint arXiv (2605.29301). Cette mise à jour de fond fait évoluer une bibliothèque de planification de mouvement par échantillonnage qui, en près de deux décennies de développement continu, avait déjà intégré des planificateurs asymptotiquement optimaux, des planificateurs paresseux (lazy planners), la planification sous contraintes, et la planification avec objectifs en logique temporelle. La version 2.0 cible explicitement la planification de mouvement en temps réel grâce à l'accélération matérielle (GPU/FPGA), et s'interface avec les workflows de recherche en IA modernes. Aucun benchmark quantitatif n'est publié dans le résumé; les détails de performance restent à évaluer à la lecture du papier complet. L'enjeu est direct pour les équipes de robotique intégrées dans des environnements industriels ou académiques : OMPL est aujourd'hui l'une des briques les plus utilisées dans ROS/ROS 2 via MoveIt, ce qui signifie qu'une accélération matérielle en production peut réduire les temps de calcul de trajectoire de plusieurs ordres de grandeur, condition sine qua non pour les bras manipulateurs collaboratifs, les humanoïdes en manipulation dextère, et les AMR opérant dans des espaces non structurés. L'intégration avec les pipelines IA modernes, typiquement Vision-Language-Action (VLA) ou apprentissage par imitation, répond à un verrou réel : les planificateurs classiques et les modèles neuronaux cohabitent encore difficilement en temps réel. OMPL a été développé initialement à Rice University sous l'impulsion de Ioan Sucan et Lydia Kavraki, puis maintenu par une communauté large incluant des contributions de Willow Garage, puis de MoveIt. Ses concurrents directs dans l'écosystème open source incluent DRAKE (Toyota Research Institute / MIT), Tesseract (ROS-Industrial), et Pinocchio côté cinématique. Côté européen, des acteurs comme Wandercraft (exosquelette) ou Enchanted Tools (Mirmi) s'appuient sur des couches de planification proches. La prochaine étape naturelle sera la validation sur benchmarks standardisés (MotionBenchMaker, PlanningBenchmark) et l'intégration officielle dans MoveIt 2; aucune timeline n'est encore communiquée.

UEWandercraft et Enchanted Tools (Mirmi), acteurs français s'appuyant sur des couches de planification proches d'OMPL via ROS/MoveIt, pourraient bénéficier de l'accélération GPU/FPGA d'OMPL 2.0 pour réduire les temps de calcul de trajectoire en production.

InfrastructureOpinion
1 source
La startup qui veut mettre un humanoïde dans chaque usine et peut-être dans chaque maison
21Robot Magazine FR 

La startup qui veut mettre un humanoïde dans chaque usine et peut-être dans chaque maison

Figure AI a bouclé en septembre 2025 une Série C supérieure à un milliard de dollars, portant sa valorisation à 39 milliards de dollars, soit davantage que tout autre fabricant de robots humanoïdes au monde et davantage que plusieurs constructeurs automobiles cotés en bourse. Fondée en 2022 par Brett Adcock, entrepreneur serial issu des secteurs de l'emploi tech (Vettery, cédée à Adecco) et de l'aviation électrique (Archer Aviation), la startup a franchi trois générations de robots en moins de quatre ans. Figure 01, prototype de 1,67 mètre pour 60 kg présenté fin 2022, a servi à lever une Série B de 675 millions de dollars en 2024 (valorisation 2,6 milliards) auprès de Microsoft, NVIDIA, l'OpenAI Startup Fund, Jeff Bezos via Bezos Expeditions, Intel Capital et ARK Invest. Figure 02 a été déployé en conditions réelles à l'usine BMW de Spartanburg, Caroline du Sud, où il a accumulé plus de 1 250 heures de fonctionnement sur des postes de dix heures, cinq jours par semaine, chargeant des pièces en tôle sur des gabarits de soudure, soit plus de 90 000 pièces et une contribution annoncée à la production de quelque 30 000 BMW X3. Figure 03, lancé en octobre 2025, cible simultanément l'industrie et le résidentiel, avec 44 degrés de liberté, un revêtement souple pour la sécurité au contact humain, une recharge sans fil et une interface audio repensée. Une nouvelle levée est anticipée pour 2026-2027. Le chiffre de 30 000 véhicules est l'élément central à retenir, parce qu'il est difficile à fabriquer de toutes pièces. Les démos de laboratoire sont monnaie courante dans la robotique humanoïde ; onze mois de production réelle sur une ligne BMW, avec des métriques de rendement vérifiables par l'OEM, c'est une autre catégorie de preuve. Pour un intégrateur ou un directeur industriel, cela démontre que le fossé simulation-réel est franchissable sur des tâches de manutention répétitive et que le déploiement n'exige pas de réaménager les lignes existantes, argument décisif pour les sites legacy. L'entrée au capital de Brookfield Asset Management et Macquarie Capital, deux gestionnaires d'actifs alternatifs qui traitent l'infrastructure comme une classe d'actifs, signale que Figure AI est désormais lue comme un opérateur d'infrastructure productive, pas comme un pari de recherche, ce qui a une incidence directe sur les conditions de financement de ses clients industriels. Figure AI s'inscrit dans une course à la commercialisation qui oppose désormais au moins cinq acteurs significatifs : Tesla avec Optimus Gen 3, en déploiement annoncé dans ses propres usines ; Agility Robotics, dont le robot Digit est déjà opérationnel dans des entrepôts Amazon ; Apptronik et son Apollo, en pilote chez Mercedes-Benz ; Physical Intelligence avec son modèle de contrôle Pi-0, orienté software-first ; et Boston Dynamics dont l'Atlas électrique commence à apparaître sur des sites industriels réels. En France et en Europe, aucun acteur ne joue encore dans cette catégorie de robots humanoïdes généralistes, bien qu'Enchanted Tools (Miroki, Île-de-France) et Wandercraft (exosquelette) occupent des niches adjacentes. La prochaine étape pour Figure est la montée en volume de Figure 03 sur le marché industriel et, plus spéculativement, l'entrée dans le résidentiel, segment où le chiffre d'affaires unitaire est inférieur mais le marché adressable potentiellement plus large, à condition de résoudre des contraintes de sécurité et de coût que les annonces actuelles n'abordent pas encore frontalement.

UEAucun déploiement européen annoncé, mais la maturité industrielle démontrée par Figure AI chez BMW creuse l'écart compétitif avec les acteurs européens (Enchanted Tools, Wandercraft) qui n'opèrent pas encore dans la catégorie des humanoïdes généralistes en production réelle.

HumanoïdesOpinion
1 source
Fusion tactile-proprioceptive pour estimer les forces de contact dans l'interaction physique humain-robot en corps entier
22arXiv cs.RO 

Fusion tactile-proprioceptive pour estimer les forces de contact dans l'interaction physique humain-robot en corps entier

Des chercheurs ont publié sur arXiv (2605.28412) un framework de fusion sensorielle tactile-proprioceptive destiné à améliorer l'interaction physique entre humains et robots. L'approche combine des capteurs de peau pneumatiques, des coussins souples disposés sur la surface du bras robotique, avec la proprioception basée sur le courant moteur, afin de reconstruire des forces de contact multi-axes en temps réel. Le point clé : les signaux tactiles servent d'indicateurs de contact binaires, permettant de contourner l'ambiguïté classique entre les résidus de frottement et les forces externes appliquées. Pour corriger la dérive due à l'hystérésis de frottement lors des transitions stick-slip (adhérence/glissement), les auteurs intègrent un réseau de convolutions temporelles (TCN). Le système est validé sur un bras robotique équipé de cette peau artificielle, dans deux scénarios : reconstruction stationnaire des forces multi-axes et enseignement cinesthésique simultané, c'est-à-dire guider le robot à la main pendant qu'il enregistre la trajectoire. Ce travail adresse un goulot d'étranglement concret dans le déploiement de robots collaboratifs : la difficulté à distinguer un contact intentionnel d'un contact perturbateur sans modéliser explicitement le frottement. La fusion tactile-proprioceptive proposée améliore la sensibilité et la réactivité par rapport aux approches uniquement tactiles ou uniquement proprioceptives, ce qui a des implications directes pour la programmation par démonstration (LfD) et les environnements de coproduction humain-robot. Le TCN est un choix pragmatique, il gère la non-linéarité dynamique sans forcer une identification de friction au préalable, ce qui réduit la complexité de mise en service pour les intégrateurs industriels. Ce type de "peau robotique" fait l'objet de recherches intensives depuis une décennie, mais les résultats ont longtemps souffert du fossé simulation-réalité et d'une fragile généralisation à la manipulation en mouvement. Des acteurs comme Wandercraft (France), qui développe des exosquelettes à interaction physique, ou des laboratoires comme le DLR et l'IIT travaillent sur des problématiques similaires. La publication reste une preuve de concept sur bras isolé, sans données de cycle time, de robustesse sur durée ni de coût de fabrication de la peau pneumatique, des paramètres déterminants avant tout transfert industriel. Les prochaines étapes naturelles seraient une validation sur robot humanoïde complet et des tests en conditions d'usine.

UEDes laboratoires européens comme le DLR et l'IIT, ainsi que Wandercraft en France pour ses exosquelettes, travaillent sur des problématiques similaires et pourraient s'appuyer sur ce framework de fusion sensorielle, mais l'impact reste indirect à ce stade de preuve de concept.

RecherchePaper
1 source
Une pompe à métal liquide de la taille d'un pois rend les robots souples plus légers, portables et agiles
23Interesting Engineering 

Une pompe à métal liquide de la taille d'un pois rend les robots souples plus légers, portables et agiles

Des ingénieurs de l'Université de Bristol ont présenté une micropompe à métal liquide baptisée LIMA (liquid-metal magnetohydrodynamic), pesant 0,2 gramme et fonctionnant à moins de 0,1 volt, dont les résultats sont publiés dans Nature Communications. Ce dispositif vise à remplacer les compresseurs pneumatiques volumineux qui équipent aujourd'hui la quasi-totalité des robots souples, limitant leur mobilité et leur portabilité. Pour valider le concept, l'équipe du Bristol Soft Robotics Lab a construit trois démonstrateurs : des ailes de papillon robotiques, un bracelet à changement de couleur, et une poche haptique connectée à un bracelet simulant les sensations tactiles par compression. La pompe exploite les propriétés du métal liquide, notamment sa haute conductivité et sa déformabilité, pour convertir un courant électrique en mouvement fluidique via la force de Lorentz : le courant traversant des gouttelettes de métal dans un champ magnétique génère une poussée qui produit l'action de pompage à très basse tension. Ce résultat est notable pour le secteur de la robotique souple et des dispositifs portables, où la miniaturisation de l'actionnement pneumatique reste un verrou technologique persistant. La plupart des systèmes actuels, qu'il s'agisse d'exosquelettes légers, de gants haptiques ou d'instruments médicaux embarqués, dépendent de pompes rigides ou de sources d'air comprimé externes qui contraignent leur déploiement en conditions réelles. LIMA propose une architecture différente : une plateforme basse tension capable de transporter simultanément de l'énergie hydraulique, de l'énergie chimique et des signaux d'information à travers un réseau fluidique souple. Cette triple fonction, intégrée dans un composant de moins d'un gramme, pourrait intéresser les concepteurs de dispositifs haptiques pour la réalité virtuelle, de vêtements robotiques et d'outils médicaux miniaturisés. Le professeur Jonathan Rossiter, co-auteur de l'étude, qualifie la pompe de "coeur" compact pour les futurs systèmes robotiques. Le Bristol Soft Robotics Lab s'inscrit dans une dynamique de recherche académique sur les actionneurs intégrés, dans un domaine où plusieurs groupes internationaux travaillent sur des approches comparables, notamment le Harvard Biodesign Lab et des équipes de l'EPFL. Sur le plan applicatif, l'équipe annonce explorer des pansements intelligents, des vêtements robotiques et, à plus long terme, des robots comestibles. La publication dans Nature Communications valide le principe de fonctionnement, mais les démonstrateurs présentés restent au stade prototype de laboratoire, sans intégration industrielle ni timeline de commercialisation annoncées. Des questions restent ouvertes sur la durabilité du métal liquide sous cycles répétés et sur sa biocompatibilité pour les applications médicales.

RecherchePaper
1 source
Des chercheurs développent un module de protection inspiré de l'armadillo pour la robotique souple
24Interesting Engineering 

Des chercheurs développent un module de protection inspiré de l'armadillo pour la robotique souple

Des chercheurs de la North Carolina State University ont publié le 27 mai dans la revue Science Advances un module de protection autonome baptisé Morpho-Interlocking Protective Module (MIPM), conçu en s'inspirant directement de la morphologie du tatou. Le dispositif repose sur une architecture en trois couches : un exosquelette externe composé d'écailles en résine imprimées en 3D, une couche centrale de détection et d'actionnement intégrant un capteur de déformation en polymère élastique chargé de nanofils d'argent, un tissu conducteur chauffant, un élastomère à cristaux liquides (LCE) et du ruban Kapton, ainsi qu'un endosquelette interne formé de nervures en papier rigide portant des écailles polymères en interverrouillage. Lorsque le capteur détecte une contrainte mécanique, il déclenche une impulsion électrique vers la couche chauffante : la chaleur provoque une contraction du LCE simultanément à une dilatation du Kapton, forçant le module à se replier en position curvée. Les écailles d'endosquelette s'imbriquent alors en un squelette interne rigide capable d'absorber des forces allant jusqu'à 10 newtons pour une configuration à 10 écailles segmentaires, selon les tests réalisés en laboratoire. Ce résultat est notable dans le contexte de la robotique molle, un champ en forte croissance où la fragilité mécanique reste un obstacle systémique. Le MIPM apporte une réponse autonome et réversible sans requérir d'actionneur dédié ni de supervision externe. L'équipe a établi une relation mathématique précise entre le nombre d'écailles de l'endosquelette, la rigidité obtenue et la masse du dispositif, permettant de calibrer directement le niveau de protection selon le payload à défendre. Ce ratio est utilisable pour dimensionner l'armure selon des contraintes d'intégration réelles. L'architecture ne se cantonne pas à une rigidité passive : la transformation est déclenchée par le module lui-même, ce qui ouvre la voie à des protections embarquées sur drones de recherche en milieu confiné ou sur implants médicaux flexibles soumis aux mouvements articulaires, deux cas d'usage explicitement cités par les auteurs. Il reste toutefois à valider le comportement en cycles répétés et en conditions réelles d'intégration, absents de la publication. Le projet est porté par Yong Zhu, professeur Andrew A. Adams en génie mécanique et aérospatial à NC State, et par Jianyu Zhou, chercheur postdoctoral et premier auteur. Il s'inscrit dans un effort plus large de la communauté robotique molle pour combler le fossé entre flexibilité d'usage et robustesse opérationnelle, un défi que les blindages rigides classiques ne peuvent résoudre sans sacrifier la compliance mécanique. Aucun concurrent direct n'est mentionné dans la publication, mais des approches similaires de protection adaptative existent en phase exploratoire dans plusieurs laboratoires de matériaux actifs. L'équipe NC State recherche activement des partenaires industriels pour industrialiser le dispositif, sans calendrier précis annoncé à ce stade.

RecherchePaper
1 source
Étude de l'effet d'un retrofit à actionnement élastique en série sur des actionneurs boîte noire
25arXiv cs.RO 

Étude de l'effet d'un retrofit à actionnement élastique en série sur des actionneurs boîte noire

Des chercheurs ont publié sur arXiv (référence 2605.24127, mai 2026) les résultats d'une étude portant sur le retrofit d'un élément élastique en série (SEA, Series Elastic Actuation) sur un actionneur dit "boîte noire", c'est-à-dire un actionneur commercial dont les paramètres internes sont inaccessibles. L'élément élastique torsionnel a été dimensionné par analyse en éléments finis (FE analysis), aboutissant à une raideur de 2 155,4 Nm/rad. Le résultat principal est une amélioration de la bande passante en contrôle d'effort en boucle ouverte, passant de 10,32 Hz pour le moteur seul à 30,32 Hz avec le module SEA intégré, soit un gain de 2,93x. En boucle fermée, le module surpasse un capteur d'effort commercial de 7,63%, pour un coût matière de seulement 25 GBP. Ce résultat a une portée directe pour les intégrateurs robotiques confrontés à des actionneurs industriels standard dont ils ne maîtrisent pas la couche logicielle basse. Les actionneurs rigides à faible jeu mécanique sont omniprésents en robotique industrielle précisément parce qu'ils garantissent répétabilité et précision, mais ils sont inadaptés dès que la tâche exige du contrôle d'effort ou une compliance face à des contacts incertains. Le principe SEA, qui insère un ressort entre le moteur et la charge pour mesurer les efforts via la loi de Hooke, est connu depuis les travaux de Gill Pratt au MIT dans les années 1990, mais son application reste généralement cantonnée aux plateformes conçues pour l'accepter dès l'origine. Ce travail démontre qu'un retrofit peu coûteux peut débloquer la mesure d'effort haute fidélité sans remplacer l'actionneur existant. L'approche s'inscrit dans un courant de recherche actif autour de la compliance en actionnement, qui irrigue aussi bien les robots humanoïdes (Boston Dynamics Atlas, Agility Digit, Figure 02) que les exosquelettes et cobots collaboratifs. Les concurrents directs de cette approche incluent le quasi-direct drive (QDD), popularisé par MIT Cheetah et repris chez nombre de fabricants chinois (Unitree, Fourier Intelligence), ainsi que les capteurs d'effort six axes montés en poignet. La limite principale du SEA reste la réduction de bande passante, que ce travail atténue mais ne supprime pas entièrement. Les prochaines étapes logiques concerneraient des validations sur tâches manipulatoires réelles et une caractérisation de la durée de vie mécanique de l'élément élastique retrofit dans des cycles répétitifs.

RecherchePaper
1 source
Actionneurs pneumatiques souples pour la robotique molle : revue des mécanismes d'actionnement et compromis de performance
26arXiv cs.RO 

Actionneurs pneumatiques souples pour la robotique molle : revue des mécanismes d'actionnement et compromis de performance

Une équipe de chercheurs vient de déposer sur arXiv (réf. 2605.25109) une revue systématique des actionneurs pneumatiques souples, constituant l'une des technologies centrales de la robotique souple. Le papier organise ces systèmes selon quatre classes de mouvement : linéaire, flexion, torsion et omnidirectionnel. Pour chaque classe, les auteurs analysent les paramètres structurels qui définissent le chemin de déformation : angle de tresse, géométrie des plis, orientation des fibres, arrangement des chambres, asymétrie structurelle et couches de contrainte internes. Le constat de départ est net : la réponse mécanique de ces actionneurs ne dépend pas uniquement de la pression appliquée, mais de l'ensemble de leur architecture, ce que la littérature existante traite de façon fragmentée et difficilement comparable. L'intérêt de ce travail tient à un problème concret qui ralentit les équipes de développement : l'impossibilité de comparer les résultats publiés entre études. Deux actionneurs à base de flexion peuvent produire des déplacements similaires tout en différant radicalement sur la demande en débit d'air, la répétabilité ou la durée de vie en cycles. La revue introduit un cadre de conditions de sélection explicites à évaluer lors du choix ou de la comparaison d'actionneurs : pression de travail, condition de charge, taille physique de l'actionneur, disponibilité de l'alimentation pneumatique et hystérésis. Pour un intégrateur ou un ingénieur robotique, ce cadre réduit les essais empiriques coûteux en phase de prototypage, à condition que les publications futures adoptent ces métriques de manière systématique, ce qui reste une hypothèse de travail à ce stade. La robotique souple s'est imposée comme alternative aux systèmes rigides pour des applications en contact avec le corps humain ou des environnements non structurés, en compétition directe avec les actionneurs à câbles, les élastomères diélectriques et les alliages à mémoire de forme. Les applications visées par la revue sont explicitement le biomédical, le portabilité et la robotique mobile. En Europe, des acteurs comme Wandercraft sur les exosquelettes ou Enchanted Tools sur les robots collaboratifs opèrent précisément dans des espaces où ces arbitrages de conception sont déterminants. Ce papier de classification arrive au moment où plusieurs équipes tentent le passage du prototype de laboratoire au déploiement industriel, une transition qui exige la rigueur comparative que cette revue cherche à structurer, sans toutefois proposer de benchmarks quantitatifs normalisés propres à accélérer ce saut.

UELe cadre de sélection proposé est directement exploitable par des équipes françaises comme Wandercraft (exosquelettes) et Enchanted Tools (robots collaboratifs) pour réduire les essais empiriques lors du choix d'actionneurs souples en phase de prototypage.

RecherchePaper
1 source
Beihang-MIT : un robot portable aide les enfants atteints de dystrophie musculaire à se lever seuls
27Pandaily 

Beihang-MIT : un robot portable aide les enfants atteints de dystrophie musculaire à se lever seuls

Une équipe de recherche conjointe entre l'Université Beihang (Pékin) et le MIT a publié dans Nature les résultats d'un essai clinique impliquant six enfants atteints de dystrophie musculaire, une maladie dégénérative neuromusculaire. L'exosquelette développé pour cet essai pèse 0,96 kilogramme et cible spécifiquement l'articulation du genou. Après six semaines d'entraînement isocinétique haute intensité avec le dispositif, les six participants, tous incapables de se lever seuls avant l'étude et sous traitement médicamenteux standard, ont réussi des transferts assis-debout de manière autonome pour la première fois. La force musculaire a progressé de 130 % et la masse musculaire de 19 %, avec des transferts réussis à plusieurs angles en s'appuyant sur les genoux. Plus significatif encore : les enfants ont conservé cette capacité après l'arrêt du robot. Ce qui distingue cette approche des exosquelettes d'assistance conventionnels, c'est le principe de fonctionnement inverse : le robot applique une résistance sélective sur certaines phases du mouvement plutôt que de compenser le déficit musculaire. Cette modalité entraîne une remodélisation neuromusculaire active, en sollicitant les voies de recrutement neuronal similaires à celles du développement moteur sain. En rééducation, le risque des dispositifs purement assistifs est de créer une dépendance fonctionnelle sans régénération musculaire réelle, un problème particulièrement critique dans les pathologies dégénératives où la fenêtre thérapeutique est étroite. La publication dans Nature valide expérimentalement cette hypothèse sur une population pédiatrique, un segment clinique rarement couvert par les essais robotiques en raison des contraintes de conception liées au gabarit et à la sécurité. Pour les intégrateurs et décideurs en médecine de réadaptation, le résultat est clair : la résistance contrôlée, pas l'assistance passive, est le levier thérapeutique à explorer. Beihang University est l'un des établissements d'ingénierie de référence en Chine, avec un historique solide en robotique médicale et exosquelettes, notamment les travaux du laboratoire de robotique de réhabilitation de Huang Qiang. Cette collaboration avec le MIT s'inscrit dans une tendance de fond : malgré les tensions géopolitiques croissantes entre les États-Unis et la Chine sur les technologies critiques, la co-publication académique en santé et en IA médicale se maintient. En Europe, des acteurs comme Wandercraft (Paris), qui développe l'exosquelette Atalante destiné à la rééducation neurologique, travaillent sur des problématiques proches, bien que sur une population adulte et avec une architecture différente. La prochaine étape logique pour l'équipe Beihang-MIT serait un essai multicentrique à plus grande échelle, ainsi qu'une évaluation de la durabilité des gains à 12 mois post-traitement. La question de la commercialisation d'un dispositif aussi spécialisé reste ouverte : 0,96 kg et une cible pédiatrique rare impliquent un marché de niche, mais l'impact clinique potentiel sur les maladies neuromusculaires justifie l'attention des acteurs de la med-tech en réhabilitation.

UELes résultats valident l'approche par résistance contrôlée comme levier thérapeutique supérieur à l'assistance passive, ce qui pourrait influencer la feuille de route de Wandercraft (Paris, exosquelette Atalante) et des acteurs européens de la med-tech en réhabilitation neuromusculaire.

ExosquelettesPaper
1 source
Optimisation du débit de communication adaptatif pour la téléopération XR sans fil de robots humanoïdes en transfert simulation-réel
28arXiv cs.RO 

Optimisation du débit de communication adaptatif pour la téléopération XR sans fil de robots humanoïdes en transfert simulation-réel

Une équipe publie sur arXiv (identifiant 2605.19293, mai 2026) un framework pour optimiser le taux de communication lors de la téléopération sans fil de robots humanoïdes en réalité étendue (XR). Le système enchaîne quatre modules : échantillonnage, transmission, interpolation et reconstruction des trajectoires motrices. L'objectif est de minimiser la consommation d'énergie radio tout en maintenant la précision de reconstruction, via un contrôle du taux d'échantillonnage par dimension (dimension-wise sampling-rate control). Collecter du feedback physique en temps réel étant coûteux à grande échelle, les auteurs entraînent en simulateur et corrigent le décalage sim-to-real via un algorithme PPO (proximal policy optimization) enrichi d'une pondération par ratio de densité et d'une régularisation par région de confiance (trust-region). Le tout repose sur une caractérisation théorique PAC-Bayes qui formalise les effets du biais d'encodeur, de la déviation en échantillons finis et de l'estimation du ratio de densité. Les expériences s'appuient sur un dataset public de téléopération humanoïde, testées sur différents canaux sans fil et profils de trajectoires dynamiques. La téléopération XR est aujourd'hui le principal vecteur de collecte de démonstrations humanoïdes, données indispensables à l'entraînement des politiques VLA et de diffusion. L'overhead radio des transmissions haute fréquence constitue un frein réel à la scalabilité de ces pipelines. En réduisant la consommation énergétique du lien sans fil sans dégrader la qualité des trajectoires reconstruites, ce travail adresse un problème opérationnel concret : déployer des cellules de téléopération en grand nombre dans des environnements à bande passante contrainte, entrepôts ou ateliers de production. La caractérisation PAC-Bayes représente une première formalisation théorique de l'adaptation sim-to-real appliquée spécifiquement à la couche communication, offrant aux équipes une base pour calibrer ces systèmes à l'échelle. La collecte de démonstrations est devenue l'enjeu stratégique central de la robotique humanoïde depuis 2024-2025. Physical Intelligence (pi0), Figure, Unitree et leurs concurrents investissent massivement dans des setups de téléopération, casques VR, exosquelettes et Apple Vision Pro inclus, pour alimenter leurs modèles VLA. L'adaptation sim-to-real reste un verrou ouvert que traitent aussi des équipes chez DeepMind, Stanford (Mobile ALOHA) et Carnegie Mellon. Ce papier est une contribution algorithmique et théorique sur couche communication, ni un produit ni un déploiement : les résultats sont validés sur dataset public, sans partenariat industriel annoncé. La prochaine étape logique serait une intégration dans un pipeline de collecte existant chez un fabricant d'humanoïdes, pour mesurer les gains réels en conditions opérationnelles.

RecherchePaper
1 source
Hyundai étend sa stratégie robotique aux États-Unis avec un déploiement de 25 000 robots humanoïdes Atlas
29Interesting Engineering 

Hyundai étend sa stratégie robotique aux États-Unis avec un déploiement de 25 000 robots humanoïdes Atlas

Hyundai Motor Group prévoit de déployer plus de 25 000 robots humanoïdes Atlas, développés par sa filiale Boston Dynamics, dans les usines de Hyundai Motor et Kia aux États-Unis. L'annonce a été faite lors d'une session organisée par JPMorgan Chase. Le groupe vise une capacité de production annuelle de 30 000 unités Atlas d'ici 2028, avec la fabrication locale de plus de 300 000 actionneurs par an, les composants qui font office d'articulations mécaniques. Le PDG de Kia Corporation, Song Ho-sung, a précisé lors de road shows que les premiers Atlas devraient entrer en service au Hyundai Motor Group Metaplant America en Géorgie en 2028, puis à l'usine Kia de Géorgie en 2029. Aucun calendrier détaillé par site ni liste de factories prioritaires n'a été communiqué. En parallèle, Boston Dynamics a publié un billet technique détaillant comment Atlas manipule des objets industriels lourds : le robot pivote son torse à 180 degrés, s'accroupit pour saisir un mini-réfrigérateur et le transporte en compensant dynamiquement les déplacements de masse interne. Cette capacité a été développée en quelques semaines via apprentissage par renforcement sur des millions d'heures de simulation GPU en parallèle. Ces chiffres représentent le déploiement humanoïde annoncé le plus ambitieux dans l'industrie automobile à ce jour. La production d'actionneurs en volume suggère une intégration verticale qui pourrait compresser les coûts unitaires sur le long terme. Sur le plan technique, l'approche de Boston Dynamics repose principalement sur la proprioception, c'est-à-dire la conscience interne du mouvement et des forces corporelles, plutôt que sur des systèmes de vision dominants, ce qui diverge des architectures VLA (Vision-Language-Action) adoptées par des concurrents comme Physical Intelligence avec son modèle pi-0 ou Figure AI. L'entreprise affirme avoir réduit le "sim-to-real gap" via une architecture simplifiée à deux types d'actionneurs seulement et des membres symétriques, améliorant la fidélité entre simulation et comportement physique réel. Si cette réduction se confirme en production, cela constituera un argument technique fort face à des plateformes plus complexes comme Tesla Optimus Gen 3 ou Apptronik Apollo. Boston Dynamics a présenté la version entièrement électrique d'Atlas en avril 2024, mettant fin à la plateforme hydraulique exploitée depuis 2013. Hyundai avait racheté l'entreprise à SoftBank en 2021 pour environ 1,1 milliard de dollars. L'annonce intervient dans une course industrielle intense : Tesla vise une production de masse d'Optimus, Figure AI a levé 675 millions de dollars pour son robot Figure 02, et Agility Robotics, propriété d'Amazon, déploie son Digit dans des entrepôts logistiques. En Europe, les acteurs restent à des stades plus précoces : Enchanted Tools à Paris développe Miroki pour la logistique hospitalière, tandis que Wandercraft se concentre sur les exosquelettes médicaux. Les prochaines étapes pour HMG incluent la confirmation des sites pilotes et le démarrage effectif des lignes de production d'actionneurs aux États-Unis, deux éléments qui permettront de distinguer l'annonce commerciale du déploiement réel.

UEL'annonce renforce la pression concurrentielle sur les acteurs européens comme Enchanted Tools et Wandercraft, qui restent à des stades de développement bien antérieurs à ce déploiement industriel à grande échelle.

HumanoïdesOpinion
1 source
Interaction thérapeute-exosquelette-patient pour la rééducation à la marche
30arXiv cs.RO 

Interaction thérapeute-exosquelette-patient pour la rééducation à la marche

Des chercheurs ont publié sur arXiv (2507.16059v2) un paradigme inédit de rééducation locomotrice post-AVC appelé pHRHI, pour physical Human-Robot-Human Interaction. Le principe : thérapeute et patient portent simultanément des exosquelettes de membres inférieurs, reliés virtuellement au niveau des hanches et des genoux par des éléments ressort-amortisseur. Cette connexion bidirectionnelle permet au thérapeute de guider les mouvements du patient tout en recevant un retour haptique en temps réel sur plusieurs articulations simultanément. L'étude clinique, conduite sur huit patients atteints d'un AVC chronique, a comparé des sessions pHRHI à la marche conventionnelle sur tapis roulant guidée manuellement par un thérapeute. Les résultats indiquent des améliorations mesurées sur l'amplitude articulaire, les métriques de pas (longueur, symétrie), l'activation musculaire et la motivation des patients. L'échantillon reste cependant très limité (n=8) et l'article ne précise pas le matériel exosquelette utilisé. Le défi central de la rééducation locomotrice post-AVC est de combiner la précision mécanique du robot (support multi-articulaire, feedback objectif, reproductibilité) avec l'intuition clinique du thérapeute. Les systèmes existants placent le thérapeute dans un rôle de supervision passif, effaçant la richesse de l'interaction physique directe. La pHRHI résout cette tension en faisant du clinicien un acteur haptiquement couplé au système, capable de moduler l'assistance sur plusieurs degrés de liberté en temps réel, ce qu'une aide manuelle ne permet pas physiquement. Pour les services de Médecine Physique et de Réadaptation et les intégrateurs de solutions robotiques, ce paradigme ouvre la voie à des protocoles où le robot amplifie l'expertise du clinicien plutôt que de le substituer, ce qui représente un changement de philosophie notable par rapport aux approches autonomes actuelles. Le marché des exosquelettes de rééducation est dominé par Hocoma avec le Lokomat, Ekso Bionics et ReWalk Robotics, dont les systèmes reposent sur des stratégies de contrôle prédéfinies ou en boucle fermée autonome. En France, Wandercraft (Paris) commercialise l'Atalante, exosquelette destiné aux centres de rééducation avec une approche axée sur la mobilité autonome sans béquilles. La spécificité du pHRHI est son positionnement dual-robot avec couplage haptique clinicien-patient, inédit dans la littérature clinique publiée à cette échelle. Les prochaines étapes logiques incluent des études à plus grand effectif, une validation sur des populations en phase subaiguë (plus réceptives aux gains fonctionnels), et l'intégration de métriques temps réel pour automatiser l'adaptation de l'assistance selon l'effort du patient. Aucune timeline commerciale ni partenariat industriel n'est mentionné dans le papier actuel.

UELes services de Médecine Physique et de Réadaptation français et Wandercraft (Paris, Atalante) pourraient s'inspirer de ce paradigme de couplage haptique clinicien-patient pour différencier leurs protocoles de rééducation robotisée, bien qu'aucun partenariat industriel français ne soit impliqué dans cette étude.

ExosquelettesPaper
1 source
Dexora : un modèle VLA open source pour la dextérité bimmanuelle à haute DOF
31arXiv cs.RO 

Dexora : un modèle VLA open source pour la dextérité bimmanuelle à haute DOF

Des chercheurs ont publié en mai 2026 Dexora, un système VLA (Vision-Language-Action) open-source conçu nativement pour la manipulation bimane et bi-main à haut nombre de degrés de liberté (DoF). Contrairement aux architectures existantes, limitées soit au contrôle de pinces doubles (faible DoF), soit à la manipulation dextère d'un seul bras, Dexora adresse simultanément les deux problèmes. Le pipeline de téléopération repose sur un exosquelette dorsal pour capturer la cinématique grossière des bras, couplé à un suivi markerless des doigts via Apple Vision Pro pour le mouvement fin des mains. Ce dispositif pilote à la fois un robot physique dual-arm dual-hand et un jumeau numérique identique sous MuJoCo. Le corpus d'entraînement atteint 100 000 trajectoires simulées (6,5 millions de frames) et 10 000 épisodes téléopérés en conditions réelles (2,92 millions de frames). Pour filtrer le bruit inévitable des démonstrations humaines, un discriminateur offline attribue des pondérations par clip avant l'entraînement d'une politique diffusion-transformer. En benchmark, Dexora obtient 66,7 % de succès sur les tâches dextères contre 51,7 % pour les meilleures alternatives comparées, et 90 % sur les tâches de base. Des résultats de généralisation hors distribution et cross-embodiment sont également reportés. Ce travail comble un angle mort réel de l'écosystème VLA actuel : les mains à haute dextérité (typiquement 16 à 22 DoF par main) ne se prêtent pas aux heuristiques utilisées pour les pinces, et les méthodes end-to-end génériques se sont jusqu'ici heurtées à la complexité de la téléopération bimanuelle simultanée. Le gain de 15 points sur les baselines dextères est significatif, même si les benchmarks utilisés restent internes et les conditions expérimentales peu détaillées dans l'abstract, ce qui mérite vérification à la lecture du papier complet. L'ouverture du code, des données et des poids est le point différenciant le plus structurant : elle abaisse la barrière d'entrée pour les laboratoires et les intégrateurs qui cherchent à entraîner des politiques sur leurs propres plateformes dextères sans repartir de zéro. La publication s'inscrit dans une course accélérée à la dextérité fine pour les bras robotiques, où Physical Intelligence (pi0), OpenVLA et plusieurs équipes académiques ont multiplié les releases VLA depuis 2024. Aucun acteur européen n'est directement impliqué dans ce travail, mais des start-ups comme Enchanted Tools (France) ou Shadow Robotics (UK, désormais indépendant de OpenAI) suivent des trajectoires adjacentes sur les mains dextères. Le recours à l'Apple Vision Pro comme capteur de téléopération markerless est un choix pragmatique mais dépendant d'un hardware grand public non industriel, dont la robustesse en environnement de production reste à démontrer. Il s'agit d'un preprint arXiv, pas d'un produit livré : aucun déploiement industriel ni pilote n'est annoncé à ce stade.

UEDes laboratoires et start-ups européens spécialisés dans la manipulation dextère (ex : Enchanted Tools, Shadow Robotics) pourront s'appuyer sur le code, les données et les poids open-source de Dexora pour accélérer leurs propres politiques, sans qu'aucun partenariat ou déploiement en Europe ne soit annoncé.

💬 Le vrai saut, c'est l'open source : code, poids, et les 100 000 trajectoires d'entraînement disponibles. Jusqu'ici chaque équipe qui voulait attaquer la manipulation bimanuelle repartait de zéro, parce que personne ne partageait de base réutilisable à cette granularité de DoF. Reste à voir ce que ça vaut en dehors des benchmarks internes.

IA physiqueOpinion
1 source
Hypershell lève 50 millions de dollars en Série B+, devient l'exosquelette grand public le plus vendu au monde
32Pandaily 

Hypershell lève 50 millions de dollars en Série B+, devient l'exosquelette grand public le plus vendu au monde

Hypershell, startup shanghaïenne fondée en 2021, a annoncé le 18 mai 2026 une levée de fonds de 50 millions de dollars (340 millions de yuans) en série B+. Les fonds seront alloués au développement de sa prochaine plateforme X Series et à l'expansion internationale. L'entreprise revendique la première place mondiale des exosquelettes grand public par volume de ventes, le leadership de la catégorie sur JD.com en chiffre d'affaires et en parts de marché, ainsi que la position numéro un sur Amazon US et Amazon Europe. La catégorie, longtemps cantonnée à la rééducation médicale et aux applications militaires, s'est étendue à la mobilité quotidienne, la randonnée et le maintien de l'autonomie des personnes âgées. La X Series représente un changement architectural notable: elle abandonne la modélisation du mouvement par règles explicites pour un contrôle moteur de bout en bout intégrant perception, reconnaissance, prédiction et planification comportementale dans une boucle fermée unique. Cette approche emprunte aux architectures de type VLA (Vision-Language-Action) qui ont démontré leur efficacité dans la robotique humanoïde, et suggère que les exosquelettes grand public peuvent bénéficier des mêmes méthodes d'intelligence incarnée. Pour les intégrateurs industriels et les décideurs B2B, cela ouvre des cas d'usage concrets: réduction des troubles musculo-squelettiques en logistique et en manufacture, accompagnement de la mobilité des séniors, et support à la marche prolongée sur terrain difficile, sans paramétrage manuel au profil utilisateur. Hypershell s'est révélée en 2023 via une campagne Kickstarter dépassant le million de dollars, validant la demande grand public avant d'attaquer les plateformes retail. L'entreprise dispose d'un avantage structurel potentiel: chaque utilisation quotidienne génère des données biomécaniques propriétaires qui pourraient alimenter des modèles d'IA incarnée à moyen terme, sur le modèle de ce que les fabricants de robots quadrupèdes font avec leurs flottes terrain. Les concurrents directs dans le segment médical et industriel, comme Ekso Bionics, ReWalk ou Ottobock, se positionnent principalement sur la prescription et la rééducation, laissant le marché grand public et professionnel relativement ouvert. La prochaine étape annoncée est le déploiement commercial de la X Series à l'international, sans calendrier précis communiqué pour l'instant.

UEHypershell revendique la première position sur Amazon Europe, signalant une présence commerciale directe sur le marché européen des exosquelettes grand public et une pression concurrentielle sur les acteurs établis comme Ottobock.

ExosquelettesOpinion
1 source
Jike Technology lève 50 millions de dollars en Série B+ et devient le premier vendeur mondial d'exosquelettes grand public
33Pandaily 

Jike Technology lève 50 millions de dollars en Série B+ et devient le premier vendeur mondial d'exosquelettes grand public

La société shanghaïenne Jike Technology a annoncé le 18 mai une levée de fonds de 50 millions de dollars (340 millions de CNY) lors d'un tour de table Series B+. Le capital sera affecté au développement de sa prochaine plateforme X Series et à l'expansion internationale de la marque. Fondée en 2021, Jike s'est imposée sur la scène mondiale dès 2023 avec un lancement Kickstarter ayant généré plus d'un million de dollars, catapultant l'entreprise au rang de Best Seller. Elle revendique depuis la première place en volume de ventes dans la catégorie exosquelettes sur JD.com, Amazon US et Amazon Europe, se positionnant comme le leader mondial des exosquelettes grand public par unités vendues. L'enjeu dépasse la seule performance commerciale : la plateforme X Series représente un glissement architectural significatif, abandonnant la modélisation de mouvement par règles prédéfinies au profit d'un contrôle moteur end-to-end. Ce système intègre dans une boucle fermée unique la perception, la reconnaissance, la prédiction et la planification comportementale, une approche analogue aux VLA (Vision-Language-Action models) qui s'imposent dans la robotique humanoïde. Pour les intégrateurs B2B et les décideurs industriels, cela signifie des dispositifs capables de s'adapter en temps réel aux variations de terrain et de posture, réduisant la charge physique des opérateurs en logistique et fabrication. Chaque session d'utilisation génère en outre des données biomécaniques propriétaires, un actif stratégique susceptible d'alimenter des modèles d'intelligence embarquée différenciants à moyen terme. Historiquement, le marché des exosquelettes grand public a émergé de niches médicales (réhabilitation) et militaro-industrielles, dominées par des acteurs comme Ekso Bionics ou Sarcos. Jike parie sur une troisième voie : la mobilité du quotidien, la randonnée et l'assistance aux personnes âgées, un segment encore peu disputé à l'échelle mondiale. La convergence robotique-IA en Chine, portée par des investissements massifs en R&D et une chaîne d'approvisionnement mature, lui confère un avantage structurel de coût et de vélocité produit. Les fonds levés financeront la commercialisation de la série X, dont les spécifications techniques restent non publiées, ainsi que l'accélération sur les marchés occidentaux où Jike détient déjà les premières positions e-commerce.

UEJike revendique déjà la première position en volume sur Amazon Europe ; la levée Series B+ et la X Series pourraient accélérer leur part de marché sur le segment des exosquelettes grand public et logistiques en Europe, au détriment d'acteurs établis comme Exoskeleton+ ou d'éventuels acteurs EU émergents.

ExosquelettesOpinion
1 source
Détection des événements d'attaque du talon et de décollage des orteils par méthodes cinématiques et modèles LSTM
34arXiv cs.RO 

Détection des événements d'attaque du talon et de décollage des orteils par méthodes cinématiques et modèles LSTM

Une étude publiée en prépublication sur arXiv (réf. 2503.00794) a évalué sept méthodes cinématiques et un modèle LSTM (Long Short-Term Memory) pour la détection automatique des événements de marche, à savoir le contact du talon (heel strike) et le décollage de l'orteil (toe-off), sur un corpus de 4 363 cycles de marche issus de 588 sujets valides. Parmi les approches cinématiques testées, la méthode de Zeni et al. obtient les meilleures performances en précision, tandis que plusieurs autres présentent des biais systématiques ou requièrent un ajustement paramétrique spécifique au jeu de données. Le modèle LSTM, entraîné de manière supervisée sur ces mêmes données, atteint un niveau de performance comparable à Zeni et al. sans ces biais, s'imposant comme une alternative data-driven sans recalibrage manuel. Ces résultats ont des implications directes pour le contrôle d'exosquelettes, où la détection précise des phases de stance (appui) et de swing (oscillation) conditionne la qualité de l'assistance motrice. Un algorithme de détection biaisé ou mal calibré peut introduire des erreurs de synchronisation dans la commande de l'actionneur, dégradant le confort et la sécurité du porteur. Le fait que le LSTM rivalise avec la meilleure méthode cinématique sans nécessiter d'ajustement selon la morphologie du sujet ou le type de capteur suggère que les approches deep learning offrent une robustesse supérieure pour des déploiements ambulatoires hors laboratoire. La détection des événements de marche est un problème central en biomécanique clinique depuis plusieurs décennies, traditionnellement résolu par des semelles de force (force plates) ou des capteurs de pression plantaire, matériel coûteux et peu portable. Les méthodes cinématiques basées sur des unités inertielles (IMU) ont émergé comme alternative ambulatoire, mais restent sensibles aux artefacts de mouvement et aux profils atypiques. Des acteurs comme Wandercraft (exosquelette Atalante, Paris) ou ReWalk intègrent ce type de détection dans leurs boucles de contrôle en temps réel. Les auteurs annoncent comme prochaine étape la validation sur des populations pathologiques, notamment les sujets post-AVC et les patients souffrant d'arthrose du genou, populations dont les profils cinématiques s'écartent significativement des normes d'entraînement du modèle actuel, et où la généralisation des méthodes reste à démontrer.

UELes méthodes LSTM sans recalibrage présentées pourraient renforcer la robustesse du contrôle en temps réel de l'exosquelette Atalante de Wandercraft (Paris), acteur français explicitement cité comme intégrateur de ce type de détection dans ses boucles de commande.

ExosquelettesPaper
1 source
Téléopération robotique : étude comparative des synergies entre dispositifs de contrôle et manipulateurs
35arXiv cs.RO 

Téléopération robotique : étude comparative des synergies entre dispositifs de contrôle et manipulateurs

Une équipe de chercheurs publie sur arXiv (référence 2511.07720, version révisée en 2025) une étude comparative sur la collecte de données par télé-opération pour des tâches de manipulation robotique. Trois stratégies de contrôle sont évaluées en combinaison avec différents dispositifs : le contrôle cinématique inverse basé sur la position (IK), le contrôle dynamique inverse basé sur le couple (ID), et un contrôle à compliance optimisée par méthodes d'optimisation. L'objectif est d'identifier quelles associations dispositif-contrôleur produisent les données d'apprentissage les plus exploitables pour entraîner des modèles fondationnels capables d'exécuter des tâches de manipulation diversifiées. À noter que l'abstract ne divulgue ni les configurations matérielles précises, ni les métriques quantitatives de performance, ce qui limite l'évaluation des résultats sans accès au papier complet. La qualité des données de démonstration constitue l'un des principaux verrous du robot learning contemporain. Entraîner un modèle fondationnel polyvalent, comparable dans son ambition aux grands modèles de langage, requiert des trajectoires précises, cohérentes et variées. Or, le choix du dispositif de télé-opération -- qu'il s'agisse d'exosquelettes, de manettes haptiques ou de systèmes leader-follower -- influe directement sur la fidélité des démonstrations et leur transférabilité aux politiques apprises. Cette étude formalise l'interaction entre le hardware d'acquisition et la couche de contrôle du bras manipulateur, une variable souvent sous-estimée dans les pipelines de collecte existants, et qui peut expliquer une partie du reality gap observé lors du déploiement. Le contexte est celui d'une compétition intense pour constituer des datasets de qualité en robotique de manipulation. Des travaux récents comme pi0 de Physical Intelligence, GR00T N2 de NVIDIA ou OpenVLA ont montré que la diversité et la fidélité des démonstrations sont aussi critiques que leur volume brut. Plusieurs acteurs investissent dans des dispositifs de télé-opération propriétaires pour se différencier sur ce plan, tandis qu'en Europe des entreprises comme Enchanted Tools ou Wandercraft développent des approches similaires pour la robotique collaborative. Cette étude s'adresse directement aux équipes qui construisent leurs propres pipelines de collecte et cherchent à optimiser le rapport qualité-coût de leurs démonstrations avant l'entraînement de modèles fondationnels.

UELes équipes R&D françaises comme Enchanted Tools et Wandercraft, qui construisent leurs propres pipelines de collecte pour la robotique collaborative, peuvent directement appliquer cette formalisation dispositif-contrôleur pour améliorer la qualité de leurs démonstrations avant entraînement.

RechercheOpinion
1 source
Mind Robotics lève 400 millions de dollars pour déployer ses robots à IA dans l'industrie manufacturière
36Robotics Business Review 

Mind Robotics lève 400 millions de dollars pour déployer ses robots à IA dans l'industrie manufacturière

Mind Robotics, startup américaine basée à Palo Alto, a annoncé le 13 mai 2026 une levée de fonds de 400 millions de dollars, portant son financement total à plus d'un milliard de dollars depuis sa création. Ce tour a été mené par Kleiner Perkins, avec la participation de nouveaux investisseurs comme Meritech Capital, Redpoint Ventures, SV Angel et Garuda Ventures, aux côtés d'acteurs déjà présents tels qu'Andreessen Horowitz, Accel, Bain Capital Ventures et Greenoaks. La startup, fondée par RJ Scaringe, avait enchaîné un seed de 115 millions de dollars fin 2025 puis une Série A de 500 millions en mars 2026, soit trois tours en moins de six mois. Mind Robotics se positionne comme constructeur d'une "plateforme full-stack" combinant modèles de fondation pour la robotique physique, hardware dédié et infrastructure de déploiement, ciblant l'automatisation de tâches manufacturières dextres et à fort contenu décisionnel. Rivian, le constructeur de véhicules électriques, est à la fois premier client, partenaire stratégique et actionnaire, fournissant un environnement de production à haut volume pour l'entraînement des modèles et alimentant ce que la société appelle un "data flywheel" d'itération continue. À ce stade, Mind Robotics reste une annonce plus qu'un produit déployé : le site de la société ne publie aucune image de robot, aucune fiche technique n'est disponible (payload, degrés de liberté, cadence de cycle), et les démonstrations publiques sont absentes. Ce point mérite d'être noté, car la plupart des levées comparables dans le secteur humanoïde ou manufacturing (Figure, 1X, Apptronik, Agility) s'accompagnent au minimum de vidéos opérationnelles. L'accès à l'usine Rivian comme terrain d'entraînement est un avantage réel pour réduire le sim-to-real gap, mais la promesse de généralisation inter-tâches et inter-domaines reste à valider empiriquement. Pour les décideurs industriels, la question centrale n'est pas le montant levé mais la capacité à démontrer une fiabilité en conditions réelles avant 2027, dans un secteur où le fossé entre démo et déploiement à l'échelle reste le principal obstacle commercial. RJ Scaringe, qui a co-fondé Rivian en 2009 et conduit l'entreprise jusqu'à son introduction en bourse en 2021, a créé Mind Robotics en novembre 2025 en s'appuyant sur l'expertise manufacturière accumulée chez Rivian. La société s'insère dans une vague de financements massifs autour de la "physical AI" : Boston Dynamics, Figure (2,6 milliards levés à date), Physical Intelligence avec Pi-0, ou encore 1X Technologies en Europe. En France et en Europe, des acteurs comme Wandercraft (exosquelettes), Enchanted Tools (Miroki) ou Pollen Robotics (Reachy) avancent sur des segments plus ciblés avec des modèles économiques plus définis. Les prochaines étapes à surveiller pour Mind Robotics : une première démonstration publique de son hardware, l'annonce d'un second client industriel hors Rivian, et la publication de métriques de déploiement concrètes qui permettront de juger si l'ambition "general-purpose" tient face à la réalité de la chaîne de production.

UELa concentration massive de capital américain sur la robotique physique (Mind Robotics dépasse le milliard en 6 mois) accentue l'écart de ressources avec les acteurs européens comme Wandercraft, Enchanted Tools et Pollen Robotics, qui opèrent sur des segments ciblés avec des levées sans commune mesure.

BusinessOpinion
1 source
Comau s'associe à Omron pour accélérer l'automatisation industrielle avancée dans les secteurs manufacturiers en forte croissance
37Robotics & Automation News 

Comau s'associe à Omron pour accélérer l'automatisation industrielle avancée dans les secteurs manufacturiers en forte croissance

Comau, filiale robotique de Stellantis basée en Italie, et Omron Robotics, division automation du groupe japonais Omron Corporation, ont signé un accord de collaboration stratégique destiné à accélérer le déploiement de solutions d'automatisation industrielle avancée. Le partenariat cible quatre segments à forte croissance : l'électronique, les semi-conducteurs, la fabrication médicale et l'intralogistique industrielle légère. L'accord porte sur la commercialisation conjointe de solutions flexibles et rapidement déployables, sans que les termes financiers ni les premières installations clients n'aient été communiqués à ce stade. L'intérêt industriel de ce rapprochement tient à la complémentarité des portefeuilles : Comau apporte ses bras robotiques industriels et cobots (dont la gamme AURA) ainsi que son expertise en intégration de lignes complexes, tandis qu'Omron couvre la mobilité autonome (AMR série LD/HD) et les robots collaboratifs TM. Pour un intégrateur ou un COO industriel, cette alliance réduit le nombre d'interlocuteurs pour construire une cellule complète alliant manipulation fixe et transport autonome, un besoin réel dans les ateliers de semi-conducteurs ou de dispositifs médicaux où les flux sont fragmentés et les changements de série fréquents. Il convient toutefois de noter que l'annonce reste au stade de l'accord-cadre, sans déploiement terrain confirmé. Comau opère depuis les années 1970 et a renforcé son positionnement cobot et exosquelette (MATE) après son spin-off partiel de Stellantis. Omron Robotics, de son côté, concurrence directement MiR (Rockwell), Fetch Robotics (Zebra) et Locus Robotics sur le segment AMR. Ce type d'alliance entre robotique fixe et mobile suit une tendance observée chez ABB/Asti et FANUC/iLink, signalant que la course aux solutions d'automatisation bout-en-bout s'intensifie à l'échelle mondiale.

UEComau (Italie/Stellantis), acteur européen clé de la robotique industrielle, renforce son offre bout-en-bout avec les AMR Omron, ce qui pourrait bénéficier aux industriels européens des secteurs semi-conducteurs et médical cherchant à réduire leurs interlocuteurs d'intégration.

FR/EU ecosystemeActu
1 source
Un nouveau système d'IA aide les robots à transférer leur entraînement virtuel vers des tâches réelles
38Interesting Engineering 

Un nouveau système d'IA aide les robots à transférer leur entraînement virtuel vers des tâches réelles

Des chercheurs de l'Aston University et de l'University of Birmingham ont publié dans Scientific Reports une méthode d'entraînement robotique visant à réduire le "sim-to-real gap", ce fossé persistant entre les performances d'un robot en simulation et son comportement réel. L'approche, développée dans le cadre du projet REBELION financé par UK Research and Innovation, utilise un générateur de variations d'environnement piloté par IA : pendant la phase de simulation, le système introduit automatiquement des perturbations (bruit capteur, variabilité des matériaux, forces inattendues) pour entraîner le robot à des conditions plus proches du terrain. La validation expérimentale porte sur des tâches de manipulation et de découpe impliquant une interaction physique avec des matériaux, puis un ajustement avec un volume minimal de données réelles. Le cas d'usage mis en avant est le recyclage de batteries lithium-ion, où les robots doivent opérer autour de cellules endommagées ou potentiellement dangereuses, rendant les cycles de test physiques coûteux et risqués. L'intérêt industriel est direct : la dépendance à de longs cycles de test en environnement réel est l'un des principaux freins au déploiement rapide de robots dans des lignes de production ou des ateliers de recyclage. En permettant de compresser l'essentiel de l'apprentissage en simulation tout en garantissant un transfert fiable avec peu de données réelles, cette approche pourrait raccourcir significativement les timelines d'intégration et réduire les coûts opérationnels pour les industriels. Elle valide aussi une hypothèse qui fait débat dans le secteur depuis plusieurs années : que le sim-to-real gap n'est pas une fatalité, mais un problème d'exposition à la variance pendant l'entraînement. La vision formulée par le Dr. Alireza Rastegarpanah, assistant professor en applied AI and robotics à Aston University, est celle de systèmes robotiques "plug-and-play", entraînés une fois en simulation et redéployés rapidement dans un nouveau contexte sans reconfiguration lourde. C'est une promesse ambitieuse, et les résultats publiés restent limités à un périmètre de tâches contrôlées ; aucun chiffre de performance comparative (taux de succès, cycles de recalibration) n'est rendu public dans la version relayée. Le sim-to-real gap est un problème structurel documenté depuis les premières applications de reinforcement learning en robotique. Des acteurs comme Boston Dynamics, Agility Robotics ou encore Wandercraft (France, exosquelettes) utilisent des combinaisons de domain randomization et de transfert par imitation pour y répondre, avec des niveaux de maturité variables selon les tâches. Le projet REBELION s'inscrit dans un effort européen plus large sur l'automatisation du recyclage de batteries, filière en forte croissance avec l'essor des véhicules électriques. Les prochaines étapes annoncées par l'équipe visent à élargir la méthode à des environnements industriels plus incertains et à des applications en manufacturing avancé et opérations autonomes, sans calendrier précis communiqué.

UELa méthode du projet REBELION (financé UKRI, inscrit dans un effort européen) pourrait accélérer le déploiement de robots dans les filières EU de recyclage de batteries lithium-ion, secteur stratégique pour la transition électrique.

RecherchePaper
1 source
La technologie bionique doit faire ses preuves hors des laboratoires
39IEEE Spectrum AI 

La technologie bionique doit faire ses preuves hors des laboratoires

Robert Woo est architecte et tétraplégique depuis un accident de chantier survenu en 2007. En 2011, lors de sa troisième session dans un exosquelette motorisé, il frappait déjà les esprits en parcourant une salle de rééducation avec un prototype encombrant. Quinze ans plus tard, il testait à Manhattan un nouveau modèle autoéquilibrant du fabricant français Wandercraft, capable de le maintenir debout sans béquilles. Parallèlement, les interfaces cerveau-machine, ou BCI, font l'objet d'essais cliniques permettant à des patients paralysés de contrôler des bras robotiques ou de communiquer par la pensée. C'est dans ce contexte qu'IEEE Spectrum a consacré un dossier spécial intitulé "Cyborg Tech From the Inside", accompagné de la création de la Taenzer Fellowship, une bourse de journalisme attribuée à six journalistes en situation de handicap qui couvrent les technologies qu'ils utilisent eux-mêmes au quotidien. Ce qui ressort de ces reportages, c'est l'écart persistant entre la démonstration maîtrisée et l'usage réel. Lors du test new-yorkais, une pente d'à peine quelques millimètres sur le trottoir de Park Avenue a suffi à déclencher les capteurs de sécurité du Wandercraft, immobilisant Woo sur place. Cet incident illustre un problème structurel : les technologies bioniques sont évaluées sur ce qu'elles réussissent une fois, devant une caméra, et non sur ce qu'elles tiennent sur la durée, dans des conditions ordinaires et imprévisibles. Pour les utilisateurs, le vrai critère n'est pas l'exploit ponctuel, mais la fiabilité au centième essai, dans un couloir étroit, sous la pluie, ou face à un seuil de porte. La couverture médiatique des technologies d'assistance souffre depuis des années de ce que les critiques appellent le "techno-solutionnisme" : une tendance à présenter les percées technologiques comme des solutions prêtes à l'emploi, en occultant les frictions du monde réel. Robert Woo incarne une autre approche : en testant et en documentant ces systèmes depuis 2011, ses retours ont alimenté des améliorations incrémentales concrètes. Les pionniers des BCI, eux, sont comparés aux premiers astronautes, ceux qui ont à peine effleuré l'espace avant de redescendre sur Terre. Ces utilisateurs ne sont pas de simples patients passifs ; ils fonctionnent comme bêta-testeurs et co-ingénieurs de technologies encore immatures. L'enjeu des prochaines années sera de faire passer ces systèmes de l'exploit de laboratoire à l'intégration fluide dans une vie ordinaire, avec toutes ses aspérités.

UEWandercraft, fabricant français d'exosquelettes, est au cœur de l'article, ses limites en conditions urbaines réelles soulèvent des enjeux de certification et de déploiement commercial qui concernent directement l'industrie française des technologies d'assistance.

HumanoïdesOpinion
1 source
Génération de démarche adaptative pour exosquelettes multi-terrains via des primitives de mouvement à noyau contraint
40arXiv cs.RO 

Génération de démarche adaptative pour exosquelettes multi-terrains via des primitives de mouvement à noyau contraint

Des chercheurs ont publié le 5 mai 2026 sur arXiv (preprint, non encore évalué par les pairs) un framework baptisé AGG (Adaptive Gait Generation), basé sur les Kernelized Movement Primitives (KMP), conçu pour permettre aux exosquelettes de membres inférieurs (Lower Limb Exoskeletons, LLEs) de marcher sur plusieurs types de terrains intérieurs en temps réel. Le système apprend une représentation probabiliste de la marche humaine à partir d'un nombre limité de démonstrations, dans les espaces articulaires et cartésiens, pour garantir la cohérence physiologique et la faisabilité cinématique. Une caméra RGB-D embarquée extrait des informations environnementales qui sont injectées comme contraintes linéaires dans un problème d'optimisation via des via-points. La méthode a été validée en simulation sur quatre scénarios, marche à plat, pentes, escaliers et franchissement d'obstacles, puis testée physiquement sur un LLE commercial dans des conditions réelles. L'enjeu principal est de combler le fossé entre laboratoire et terrain pour les exosquelettes de rééducation et d'assistance, qui restent aujourd'hui cantonnés aux surfaces planes et uniformes. L'approche KMP permet d'adapter la trajectoire de marche sans recalibration manuelle, ce qui représente une avancée opérationnelle concrète pour les cliniciens et les intégrateurs industriels. La capacité à générer des trajectoires cohérentes à partir de peu de démonstrations humaines réduit significativement le coût de déploiement, un verrou majeur pour la commercialisation. Les résultats sur le LLE commercial valident le passage du sim-to-real, même si la robustesse à long terme et la diversité des profils utilisateurs restent à démontrer sur des cohortes plus larges. Les exosquelettes de membres inférieurs sont un segment en pleine structuration : des acteurs comme Wandercraft (Paris), avec son Atalante X, ou Ekso Bionics et ReWalk côté américain, s'affrontent sur la question de l'autonomie locomotrice en environnement non contrôlé. La plupart des systèmes existants imposent encore une supervision clinique ou des réglages manuels par terrain. Ce travail s'inscrit dans une vague de recherches cherchant à coupler perception embarquée et planification adaptive, un axe également exploré par des équipes à l'ETH Zurich et au MIT. Les prochaines étapes naturelles seraient une validation sur des populations de patients avec des pathologies variées et une intégration dans un pipeline de contrôle adaptatif complet incluant la détection d'intention de l'utilisateur.

UEWandercraft (Paris) et son Atalante X sont directement concernés par cette avancée, qui ouvre la voie à une autonomie locomotrice en environnements non contrôlés sans recalibration manuelle, un verrou clé pour la commercialisation clinique en Europe.

ExosquelettesPaper
1 source
Phone2Act : système de téléopération économique et universel pour la collecte de données VLA à grande échelle
41arXiv cs.RO 

Phone2Act : système de téléopération économique et universel pour la collecte de données VLA à grande échelle

Phone2Act est un framework de téleopération publié sur arXiv (2605.01948) qui transforme un smartphone grand public en contrôleur de robot à 6 degrés de liberté (DoF) via Google ARCore. Développé sur une architecture ROS 2 modulaire, le système découple la logique de contrôle des spécificités matérielles grâce à des noeuds bridge interchangeables, ce qui permet de passer d'un cobot industriel à un bras bimanuel bas coût sans modification de code. Un composant baptisé Universal Recorder synchronise des flux RGB multi-caméras avec le retour d'état du robot, puis exporte les démonstrations directement au format LeRobot, supprimant toute étape de post-traitement. Le framework a été validé en affinant le modèle VLA GR00T-N1.5 de NVIDIA sur 130 épisodes collectés, atteignant un taux de succès de 90 % sur une tâche réelle de pick-and-place multi-étapes déployée sur un Dobot CR5 physique. Ce résultat interpelle à plusieurs titres. La collecte de données de manipulation reste l'un des goulets d'étranglement les plus coûteux du pipeline d'entraînement VLA (Vision-Language-Action) : les frameworks existants supposent du matériel spécialisé, exosquelettes, gants haptiques, SpaceMouse, représentant souvent plusieurs milliers d'euros par poste. Phone2Act abaisse ce seuil à la possession d'un smartphone compatible ARCore. Les 90 % de succès sur tâche physique réelle, obtenus avec seulement 130 épisodes, suggèrent que la qualité des données collectées est suffisante pour le fine-tuning de modèles de fondation actuels. Pour un intégrateur ou un laboratoire à budget contraint, le facteur limitant n'est plus le matériel de collecte, mais le temps opérateur. Il faut toutefois noter que les vidéos de démonstration ne couvrent qu'une seule tâche, et que 130 épisodes représente un volume très limité pour tirer des conclusions généralisables. La problématique du coût de la donnée robotique est centrale depuis l'essor des modèles VLA fin 2023. Des initiatives comme Open X-Embodiment (Google DeepMind) ou LeRobot (HuggingFace, 2024) ont standardisé les formats de datasets sans résoudre l'acquisition terrain à bas coût. Phone2Act s'inscrit dans cette continuité en ciblant le format LeRobot comme sortie native. Face à lui, des systèmes comme ALOHA 2 (Google DeepMind/Stanford) ou les kits SO-100/SO-101 (The Robot Company) restent liés à des plateformes matérielles spécifiques. Le Dobot CR5 retenu pour les tests est un cobot industriel d'entrée de gamme, aux alentours de 15 000 euros, ce qui délimite le périmètre cible. Le code source et les données collectées n'étaient pas encore publics au moment de la soumission arXiv.

UEImpact indirect pour les laboratoires européens utilisant le format LeRobot (HuggingFace) ; aucune institution française ou européenne n'est directement impliquée dans le développement du framework.

IA physiqueOpinion
1 source
SixthSense : estimation générique du torseur corps entier par proprioception seule pour humanoïdes
42arXiv cs.RO 

SixthSense : estimation générique du torseur corps entier par proprioception seule pour humanoïdes

Des chercheurs ont publié début mai 2026 sur arXiv (réf. 2605.01427) SixthSense, un système d'estimation des forces et couples de contact (wrenches) pour robots humanoïdes fonctionnant exclusivement à partir de la proprioception et d'une centrale inertielle (IMU), sans capteur de force-couple dédié. Le système infère en temps réel le moment, la localisation et l'amplitude des wrenches appliqués sur l'ensemble du corps, même lorsque les points de contact sont indéterminés. Techniquement, SixthSense emploie le conditional flow matching pour tokeniser des historiques proprioceptifs et estimer un flux d'événements de contact spatialement et temporellement parcimonieux. Les validations expérimentales couvrent trois régimes distincts - posture statique, marche et suivi de trajectoire corps entier - avec des performances décrites comme "sans précédent" par les auteurs, bien que l'article ne publie pas de métriques comparatives chiffrées pour étayer cette affirmation. L'enjeu est concret pour l'intégration industrielle : les humanoïdes actuellement déployés (Figure 02, Optimus Gen 2, Unitree G1) manquent de perception fiable des efforts de contact pour des tâches exigeant une interaction physique précise - assemblage, manipulation d'objets fragiles, collaboration en cellule mixte. Les méthodes analytiques existantes supposent des contacts connus et des mesures souvent indisponibles en production, notamment en raison de la dynamique en base flottante propre aux bipèdes. SixthSense se présente comme un module plug-and-play intégrable sans modification matérielle, ciblant trois cas d'usage : détection de collision, interaction physique humain-robot (pHRI) et téléopération avec retour d'effort. Ce travail s'inscrit dans l'effort plus large visant à combler le fossé entre démonstrations en laboratoire et déploiements réels pour la perception haptique des humanoïdes. Les principaux acteurs commerciaux - Figure, Agility Robotics, Apptronik, 1X Technologies - comme les plateformes académiques partagent ce même déficit. En France, Wandercraft, spécialiste de l'exosquelette humanoïde pour la rééducation, fait face à des contraintes similaires pour la perception d'effort en interaction avec le patient. La publication demeure une contribution académique : aucun déploiement industriel ni partenariat commercial n'est annoncé, et la robustesse hors conditions contrôlées reste à démontrer.

UEWandercraft (France) développe des exosquelettes humanoïdes à interaction physique patient-robot ; ce module d'estimation d'effort sans capteur dédié pourrait, s'il est validé hors laboratoire, réduire les coûts matériels et améliorer la sécurité de contact en rééducation.

RecherchePaper
1 source
Miser sur l'augmentation humaine : les exosquelettes légers vont-ils se démocratiser ?
43TechNode 

Miser sur l'augmentation humaine : les exosquelettes légers vont-ils se démocratiser ?

Hypershell, startup chinoise spécialisée dans les exosquelettes légers pour les membres inférieurs, cherche à créer une nouvelle catégorie de produits à la frontière entre le wearable grand public et la robotique. Ses systèmes combinent moteurs et capteurs embarqués pour assister la marche et la montée en côte, réduisant la fatigue musculaire et améliorant l'efficacité locomotrice. La gamme X est commercialisée entre 899 et 1 999 dollars selon la configuration, un positionnement milieu-haut de gamme qui reflète les contraintes de coût actuelles des composants (moteurs, batteries, matériaux structuraux). La cible initiale est délibérément étroite : randonneurs longue distance, sportifs d'extérieur et premiers adoptants ouverts aux technologies émergentes, avec une ambition d'expansion vers l'Amérique du Nord et l'Europe, marchés jugés plus réceptifs aux wearables innovants. Hypershell a bouclé plusieurs tours de financement early stage auprès d'investisseurs issus du hardware et de l'électronique grand public, qui voient dans l'entreprise un point d'entrée vers des applications robotiques à l'échelle consumériste. Ce positionnement "consumer-first" est stratégiquement cohérent : en évitant délibérément les secteurs médicaux et de réhabilitation, Hypershell contourne les cycles réglementaires longs (certification FDA, marquage CE dispositifs médicaux) et peut itérer rapidement sur les retours terrain. C'est un pari sur la validation produit-marché avant la réglementation, à l'opposé des approches adoptées par la plupart des acteurs établis. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, la question reste ouverte : si Hypershell parvient à maîtriser ses coûts à l'échelle, ce type d'exosquelette léger pourrait trouver des débouchés en logistique, en assistance posturale ou en augmentation de l'opérateur en environnement semi-structuré. Les analyses plus prudentes pointent toutefois le trilemme non résolu entre autonomie de batterie, poids porté et prix : aucun acteur n'a encore trouvé l'équilibre permettant une adoption de masse. Le marché des exosquelettes reste largement non prouvé à grande échelle. Côté compétiteurs, on distingue les acteurs industriels historiques comme SuitX (intégré depuis chez Ottobock) ou Sarcos, les plateformes médicales comme Cyberdyne avec son système HAL, Wandercraft en France avec son exosquelette de rééducation Atalante, et les nouvelles entrées consuméristes comme l'américain Seismic. La transition du laboratoire vers le marché s'accélère grâce aux progrès en algorithmique de contrôle, matériaux composites et densité énergétique des batteries, mais le consensus sectoriel reste que ces dispositifs s'imposeront d'abord comme outils spécialisés pour des usages précis, avant de devenir des produits du quotidien. Les deux défis prioritaires d'Hypershell restent la compression des coûts de fabrication sans dégradation des performances, et l'identification de scénarios d'usage à fort potentiel de scalabilité via l'itération produit continue.

UEWandercraft (France) est cité comme concurrent direct dans la réhabilitation, et l'Europe est identifiée comme marché cible prioritaire par Hypershell, ce qui pourrait intensifier la concurrence dans le segment des exosquelettes grand public et industriel européen.

ExosquelettesOpinion
1 source
Xu Huazhe (破壳机器人) : des robots domestiques opérationnels attendus en Chine d'ici deux ans
4436Kr 

Xu Huazhe (破壳机器人) : des robots domestiques opérationnels attendus en Chine d'ici deux ans

Xu Huazhe, ancien Chief Scientist et cofondateur de Xinghaitu (星海图) - startup d'IA incarnée valorisée à 20 milliards de yuans (environ 2,5 milliards d'euros) avec près de 3 milliards de yuans levés - a quitté l'entreprise fin 2025 pour fonder "破壳机器人" (Hatching Robot), une startup dédiée aux robots humanoïdes domestiques. En moins d'un mois d'existence, la société a bouclé un tour d'amorçage de plusieurs dizaines de millions de dollars mené par Yunqi Capital, avec Shunwei Capital, Xiaomi Strategic Investment, BV Baidu Ventures et Honghui Fund à bord. L'équipe compte vingt personnes, le premier modèle d'IA incarnée de 32 milliards de paramètres a complété son premier cycle d'entraînement, et le gant de collecte de données maison en est à sa cinquième ou sixième itération. Xu Huazhe, professeur assistant à l'Institute for Interdisciplinary Information Sciences de Tsinghua et figure connue des "Berkeley returnees", prédit l'arrivée de robots domestiques opérationnels sur le marché chinois d'ici deux ans. La thèse technique de Hatching Robot rompt avec le consensus sectoriel : l'équipe rejette les architectures VLA (Vision-Language-Action) dominantes au profit d'un modèle du monde traitant directement des paires vidéo-action. L'architecture propriétaire baptisée "UAG" remplace le schéma cascade waterfall par un pré-entraînement parallèle avec apprentissage par renforcement intégré de bout en bout - un gain d'efficacité d'entraînement de cinq fois est revendiqué, sans benchmark tiers disponible à ce stade. La collecte de données s'appuie sur trois couches complémentaires : gants UMI, exosquelette et caméra première personne. Xu Huazhe soutient que les environnements domestiques - vêtements enchevêtrés, vaisselle dispersée, enchaînements de tâches multi-étapes - constituent un terrain d'entraînement pour modèles généraux intrinsèquement supérieur aux ateliers industriels. Une position qui conteste directement le mouvement dominant consistant à déployer des humanoïdes en usine pour des opérations de manutention ou d'assemblage accessibles à des bras conventionnels. Ce virage domestique s'inscrit dans un contexte sectoriel qui commence à afficher des signaux de scaling concrets. Generalist AI, startup californienne, affirme avoir porté le taux de réussite de tâches de manipulation fine de 64 % à 99 % sur son modèle GEN-1 via apport massif de données - des résultats annoncés sans publication technique indépendante pour l'instant. Sunday Robotics, licorne américaine, a de son côté envoyé son robot Memo dans des foyers réels (cuisine, café, linge) pour constituer un corpus de démonstrations via gants UMI. Xu Huazhe a cofondé Xinghaitu en 2023 à son retour de Berkeley et Stanford, avant de juger la trajectoire industrielle insuffisamment alignée avec sa vision d'un robot grand public généralisé. Pour Hatching Robot, le positionnement visé n'est pas le calcul coût-heure d'un opérateur en usine, mais un produit hybride - assistant domestique, objet tech lifestyle - comparable selon le fondateur à l'achat d'un véhicule. La définition produit et la fourchette de prix restent en cours de finalisation, et aucun calendrier de disponibilité commerciale n'a été communiqué.

Chine/AsieActu
1 source
Un joint de poignet à abduction-adduction entraîné par tendons améliore les performances d'un exosquelette de membre supérieur à 5 degrés de liberté
45arXiv cs.RO 

Un joint de poignet à abduction-adduction entraîné par tendons améliore les performances d'un exosquelette de membre supérieur à 5 degrés de liberté

Une équipe de chercheurs a publié sur arXiv (preprint arXiv:2504.20898) une évaluation expérimentale de l'exosquelette de membre supérieur EXOTIC2, enrichi d'un sixième degré de liberté actif au niveau du poignet : le mouvement d'abduction-adduction (Ab-Ad). Le module intégré est compact et léger, utilisant une transmission par tendons pour l'abduction et un rappel par ressort pour l'adduction. Le protocole a impliqué huit adultes sans déficit moteur, soumis à deux tâches fonctionnelles de la vie quotidienne (boire dans un verre, gratter une surface) dans deux conditions randomisées : poignet actif vs. poignet bloqué. Un test de faisabilité préliminaire a également été conduit sur une personne atteinte de sclérose latérale amyotrophique (SLA). Les résultats quantitatifs sont nets : avec le DoF Ab-Ad activé, le taux de renversement lors de la tâche de boisson chute de 56 % à 3 %, et le taux de succès pour le nivellement lors de la tâche de grattage passe de 28 % à 75 %. Aucune dégradation du temps d'exécution n'a été observée. Ces chiffres apportent une preuve expérimentale directe d'un point souvent débattu dans la communauté exosquelette : l'ajout d'un DoF au poignet est fréquemment évité pour des raisons de complexité mécanique et de poids, sans que son bénéfice fonctionnel réel soit bien documenté. Cette étude comble ce vide pour les tâches de préhension et de transport d'objets. L'exosquelette EXOTIC (dont EXOTIC2 est la seconde génération) est développé dans un contexte de rééducation pour personnes à mobilité réduite sévère, notamment les patients SLA. Le domaine des exosquelettes de membre supérieur à vocation clinique reste dominé par quelques acteurs européens et nord-américains : Hocoma, Tyromotion, ou encore le français Wandercraft côté membre inférieur. Pour le membre supérieur, les solutions commerciales disponibles (Armeo, REAplan) intègrent rarement un contrôle actif du poignet en Ab-Ad. Ce travail, encore au stade de preprint, devra être validé sur une cohorte de patients avec déficits moteurs avant toute perspective de commercialisation, mais il pose une base expérimentale solide pour les prochaines itérations de conception.

UECette recherche sur EXOTIC2 renforce la base expérimentale des exosquelettes de membre supérieur cliniques, un segment dominé par des acteurs européens (Hocoma, Tyromotion) et où ce bénéfice documenté du DoF de poignet Ab-Ad peut orienter les prochaines générations de dispositifs de rééducation.

ExosquelettesPaper
1 source
Conception, modélisation et évaluation expérimentale d'un mécanisme d'abduction-adduction du poignet à câbles pour exosquelette du membre supérieur
46arXiv cs.RO 

Conception, modélisation et évaluation expérimentale d'un mécanisme d'abduction-adduction du poignet à câbles pour exosquelette du membre supérieur

Des chercheurs ont publié sur arXiv (preprint 2604.20893, avril 2026) un mécanisme inédit d'actionnement par tendon unique pour le mouvement d'abduction-adduction du poignet dans un exosquelette de membre supérieur. Le système repose sur un câble de Bowden unique, maintenu en tension permanente par un ressort de torsion spiralé (dit "clock spring"), ce qui élimine le besoin d'une actuation antagoniste classique. Le prototype a été évalué expérimentalement avec cinq participants sans déficience motrice (NMD), dans différentes positions du bras et sous plusieurs charges, à travers trois configurations de ressorts. Les résultats montrent une bonne concordance entre les prédictions de simulation et les données expérimentales, avec la configuration nominale offrant le meilleur compromis entre amplitude de mouvement, couple requis et répétabilité. Ce travail s'attaque à un problème réel dans la conception d'exosquelettes du poignet : les actionneurs conventionnels (moteurs électriques, pneumatique) alourdissent le dispositif, introduisent des frottements et compliquent l'intégration mécanique. L'approche par câble de Bowden assisté par ressort torsionnel permet d'obtenir un mécanisme compact et léger, sans recourir à un câble de retour actif. Point méthodologique notable : les auteurs proposent une méthode de sélection des paramètres de rigidité entièrement guidée par simulation, ce qui réduit la dépendance au tuning empirique itératif, typiquement coûteux en phase de prototypage. Pour les intégrateurs en rééducation robotique, cela ouvre la voie à un processus de conception plus prévisible, même si l'évaluation sur cinq sujets valides reste insuffisante pour valider l'usage clinique. Les exosquelettes de poignet font l'objet d'une recherche active, avec des acteurs académiques et industriels comme Hocoma, Tyromotion ou, côté français, Wandercraft et Pollen Robotics qui travaillent sur la rééducation du membre supérieur. L'articulation du poignet, et notamment son degré de liberté en abduction-adduction, est souvent la moins bien couverte dans les dispositifs existants, car mécaniquement complexe à intégrer. Ce preprint ne présente pas un produit commercialisé mais un prototype de recherche validé en laboratoire; les prochaines étapes naturelles seraient une étude sur des patients post-AVC ou avec pathologies neuromusculaires, et une intégration dans un exosquelette complet du membre supérieur.

UECe mécanisme compact par câble de Bowden et ressort torsionnel pourrait informer les équipes R&D européennes en rééducation robotique (Wandercraft, Pollen Robotics), mais reste un preprint sans validation clinique ni transfert industriel annoncé.

ExosquelettesPaper
1 source
Humanoid data
47MIT Technology Review 

Humanoid data

Les entreprises de robotique humanoïde ont lancé une course mondiale à la collecte de données de mouvement humain, convaincues que ces données sont la clé pour entraîner des robots capables de travailler aux côtés des humains, et un jour de les remplacer. Des applications rémunèrent désormais des particuliers en cryptomonnaie pour filmer des gestes du quotidien : réchauffer un plat au micro-ondes, remplir un bol, ouvrir une porte. D'autres plateformes proposent à des internautes de téléopérer à distance un bras robotique situé à Shenzhen, en Chine, pour lui faire résoudre des puzzles. Derrière ces dispositifs étranges se trouvent des investissements massifs : 6,1 milliards de dollars ont été injectés dans la seule filière des robots humanoïdes en 2025. Des centres d'entraînement spécialisés ont vu le jour en Chine, où des opérateurs portant des exosquelettes et des casques de réalité virtuelle répètent le même geste, essuyer une table, des centaines de fois par jour. Des travailleurs à la tâche au Nigeria, en Argentine et en Inde filment leurs corvées ménagères. Aux États-Unis, une entreprise de livraison a équipé ses employés de capteurs enregistrant leurs mouvements pendant le port de colis, avec un double objectif : prévenir les blessures et entraîner les robots qui pourraient les remplacer. L'enjeu est considérable. Les humanoïdes présentent un avantage structurel sur les bras robotiques classiques : leur morphologie leur permet de s'intégrer directement dans des environnements conçus pour l'homme, des entrepôts aux cuisines industrielles. Mais les entraîner est autrement plus complexe. Les simulations informatiques, longtemps utilisées comme substitut aux données réelles, échouent à modéliser fidèlement les lois physiques du monde réel, friction, élasticité, résistance des matériaux, ce qui produisait des robots instables et maladroits. La collecte de données de mouvement en conditions réelles est censée combler ce fossé, en offrant aux algorithmes la même richesse empirique que les textes du web ont fournie aux grands modèles de langage depuis le lancement de ChatGPT fin 2022. Ce modèle de collecte s'est imposé progressivement. Les premières tentatives, menées dans des laboratoires académiques, étaient artisanales : des chercheurs filmaient des volontaires en train de faire des crêpes ou de ranger leur bureau, et partageaient les données librement. Avec l'afflux de capital-risque, la course est devenue industrielle et opaque. La question centrale reste pourtant ouverte : personne ne sait encore combien de milliers de clips d'un micro-ondes ouvert sont nécessaires pour qu'un robot apprenne à cuisiner un repas complet, ni si cette approche peut atteindre l'échelle requise pour déclencher de véritables avancées techniques. Ce que cette dynamique dessine déjà, c'est une nouvelle catégorie de travail physique : celle du laboureur humain qui, avant d'être remplacé par une machine, aura servi à l'entraîner.

HumanoïdesOpinion
1 source
Motorevo lève plusieurs dizaines de millions de dollars en série A++, son sixième tour de financement en un an
48Pandaily 

Motorevo lève plusieurs dizaines de millions de dollars en série A++, son sixième tour de financement en un an

Motorevo, fabricant chinois de modules d'articulations robotiques fondé en 2023, vient de boucler un tour de table A++ de plusieurs centaines de millions de RMB (soit plusieurs dizaines de millions de dollars USD), mené par Shenzhen Investment Holdings avec la participation de Genesis Capital. Il s'agit du sixième financement en l'espace d'un an, après cinq tours successifs baptisés A2 à A6 en 2025. Le PDG Chen Wankai a indiqué que les fonds serviront au développement technologique avancé, à l'élargissement de la gamme produit et à l'amélioration des capacités de fabrication et de livraison. La société propose des modules d'articulations intégrés couvrant les séries planétaires, harmoniques et cycloïdales, avec des plages de couple allant de 2 Nm à 400 Nm, destinés aux robots humanoïdes, quadrupèdes, exosquelettes et cobots. En 2025, les expéditions annuelles ont dépassé 100 000 unités, les commandes ont franchi les 150 millions de RMB (environ 21 millions USD), et l'entreprise a atteint la rentabilité. Ce qui retient l'attention, c'est moins le montant du tour que la trajectoire opérationnelle : six levées en douze mois pour un fabricant de composants, combinées à une rentabilité déjà atteinte, signalent un modèle économique solide dans un segment, les actionneurs intégrés, qui reste un goulot d'étranglement critique pour toute la filière humanoïde. La capacité à livrer 100 000 modules par an en 2025, avec une montée à 300 000-500 000 unités prévue d'ici 2026, positionne Motorevo comme fournisseur de tier-1 potentiel pour les intégrateurs qui peinent à sécuriser des chaînes d'approvisionnement en actionneurs à haute performance. Le site de production de Wuxi, opérationnel depuis avril, affiche un taux d'automatisation supérieur à 85 % et un temps de cycle de l'ordre de 90 secondes par module, des métriques industriellement significatives si elles se confirment en production de série. Motorevo s'inscrit dans une vague de spécialistes chinois des composants robotiques qui capitalisent sur l'explosion de la demande domestique en humanoïdes, portée par des acteurs comme Unitree, Leju Robotics (client référencé de Motorevo) ou Agibot. Face à eux, les équivalents occidentaux, Harmonic Drive, Maxon, ou des startups comme Hebi Robotics, peinent à rivaliser sur les volumes et les coûts. La prochaine étape pour Motorevo sera de démontrer la tenue en fiabilité de ses modules sous charge industrielle continue, condition sine qua non pour convaincre les intégrateurs au-delà des pilotes initiaux.

UEPression concurrentielle directe sur les fabricants européens d'actionneurs (notamment Maxon, Harmonic Drive Europe) : Motorevo atteint des volumes et des coûts que les équivalents occidentaux peinent à égaler, ce qui fragilise leur position de fournisseurs tier-1 auprès des intégrateurs de robots humanoïdes.

Chine/AsieActu
1 source
Les travailleurs à la tâche qui entraînent des robots humanoïdes à domicile
49MIT Technology Review 

Les travailleurs à la tâche qui entraînent des robots humanoïdes à domicile

Zeus est étudiant en médecine au Nigeria. Chaque soir, après ses gardes à l'hôpital, il rentre dans son studio, fixe son iPhone sur son front à l'aide d'un bandeau, allume son ring light et enregistre ses mouvements — plier des draps, repasser des vêtements, faire la vaisselle. Il est l'un des milliers de travailleurs recrutés par Micro1, une entreprise américaine basée à Palo Alto, en Californie, qui collecte des données du monde réel pour les revendre à des fabricants de robots humanoïdes. Des géants comme Tesla, Figure AI et Agility Robotics sont en course pour construire des robots capables de se déplacer et d'agir comme des humains dans des usines ou des foyers, et les vidéos tournées par ces travailleurs à la tâche sont devenues l'une des ressources les plus convoitées pour les entraîner. Micro1 emploie des milliers de contractuels dans plus de 50 pays — Inde, Nigeria, Argentine — payés 15 dollars de l'heure, un salaire attractif dans des économies où le chômage des jeunes diplômés reste élevé. Des acteurs comme Scale AI, Encord ou encore DoorDash ont lancé leurs propres programmes similaires, tandis qu'en Chine, des centres d'entraînement étatiques équipent des opérateurs de casques VR et d'exosquelettes pour apprendre aux robots à ouvrir un micro-ondes ou essuyer une table. L'enjeu est colossal : les investisseurs ont injecté plus de 6 milliards de dollars dans les robots humanoïdes en 2025, et les entreprises du secteur dépensent aujourd'hui plus de 100 millions de dollars par an pour acheter ces données de mouvement, selon Ali Ansari, PDG de Micro1. La raison est technique : manipuler des objets physiques reste un problème extraordinairement difficile pour un robot. Les simulations virtuelles permettent d'entraîner des mouvements acrobatiques, mais échouent à reproduire fidèlement la physique des interactions avec les objets. Seules des données réelles, captées dans de vrais environnements, semblent capables de combler ce manque. L'essor des grands modèles de langage — qui ont appris à produire du texte en ingérant des milliards de pages du web — a inspiré un changement de paradigme : si les LLM ont appris le langage par l'échelle, les robots pourraient apprendre le mouvement de la même façon, à condition d'accumuler suffisamment de vidéos humaines. Ce modèle économique soulève pourtant des questions sérieuses. Les travailleurs, qui ont accepté de parler à MIT Technology Review sous pseudonyme faute d'autorisation explicite de leur employeur, s'interrogent sur ce qu'ils signent réellement : leurs données biométriques, leurs gestes captés chez eux, la topographie de leur intérieur — tout cela alimente des systèmes dont ils ignorent les usages précis. La question du consentement éclairé et de la vie privée reste en suspens, d'autant que la chaîne entre le gig worker nigérian et le robot d'usine déployé en Europe ou aux États-Unis est opaque. Zeus, lui, s'ennuie à repasser des chemises en boucle. Il espère devenir médecin. En attendant, il entraîne les robots qui, peut-être un jour, travailleront à sa place.

UELes pratiques opaques de collecte de données biométriques et gestuelles décrites soulèvent des questions de conformité RGPD, notamment si ces systèmes entraînés alimentent des robots humanoïdes déployés sur le territoire européen.

HumanoïdesActu
1 source
Vidéo du vendredi : le robot bipède Roadrunner sort du lot
50IEEE Spectrum AI 

Vidéo du vendredi : le robot bipède Roadrunner sort du lot

Un nouveau robot bipède à roues baptisé « Roadrunner » a été dévoilé par le Robotics and AI Institute : pesant environ 15 kg, il peut basculer de manière fluide entre une configuration de roues côte à côte et une configuration en ligne, tout en intégrant des modes de marche à pied. Ses jambes entièrement symétriques lui permettent d'orienter ses genoux vers l'avant ou vers l'arrière pour contourner des obstacles. Un seul algorithme de contrôle gère l'ensemble des modes de locomotion, et plusieurs comportements complexes — comme se relever depuis le sol ou tenir en équilibre sur une seule roue — ont été déployés directement sur le matériel sans entraînement supplémentaire. En parallèle, la NASA a officialisé deux missions robotiques majeures : SkyFall, qui enverra une flotte d'hélicoptères de nouvelle génération sur Mars pour repérer des sites d'atterrissage humains et cartographier les réserves de glace souterraine, et MoonFall, qui déploiera quatre drones mobiles autour du pôle sud lunaire pour préparer l'arrivée des astronautes Artemis. Les drones lunaires opéreront de manière autonome pendant 14 jours terrestres, explorant notamment des zones constamment dans l'ombre. Par ailleurs, des chercheurs du MIT Media Lab et du Politecnico di Bari ont présenté dans Science Robotics des « muscles à fibres électrofluidiques » — des actionneurs souples qui déplacent un liquide par champ électrique, sans pièces mobiles, intégrables directement dans des textiles. Ces avancées illustrent une convergence de tendances qui redéfinissent la robotique mobile. Le Roadrunner incarne une nouvelle génération de robots à locomotion multimodale capables de s'adapter dynamiquement à leur environnement, réduisant le besoin de systèmes spécialisés distincts pour chaque terrain. Les missions SkyFall et MoonFall représentent quant à elles une montée en puissance des robots autonomes dans l'exploration spatiale : là où Ingenuity était un démonstrateur technologique unique, la NASA passe désormais à des flottes coordonnées avec des objectifs opérationnels concrets. Les muscles artificiels du MIT ouvrent une voie vers des robots portables et des exosquelettes textiles, avec des applications potentielles en médecine de rééducation et en assistance aux personnes âgées. Le contexte général est celui d'une accélération sans précédent de la recherche en robotique incarnée. Le robot quadrupède open-source MEVIUS2, comparable en taille au Spot de Boston Dynamics et capable de grimper des escaliers, montre que la robotique avancée se démocratise via l'open source. Boston Dynamics, de son côté, met en avant ses protocoles de tests de fiabilité pour les performances live de Spot, signalant une maturité commerciale croissante. La démonstration d'un cadre de planification multi-robots coordonnant simultanément 40 engins terrestres et aériens illustre enfin que la robotique en essaim sort progressivement des laboratoires. La compétition internationale s'intensifie, portée par des institutions académiques, des agences spatiales et des acteurs privés qui convergent vers les mêmes jalons : autonomie, robustesse et déploiement à grande échelle.

UELe Politecnico di Bari (Italie) co-signe la recherche sur les muscles à fibres électrofluidiques publiée dans Science Robotics, illustrant la contribution européenne aux actionneurs souples pour exosquelettes et rééducation.

ExosquelettesActu
1 source