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Elmo lance un nouveau contrôleur de mouvement et des servovariateurs pour applications industrielles
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Elmo lance un nouveau contrôleur de mouvement et des servovariateurs pour applications industrielles

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Elmo Motion Control, société israélienne basée à Petach Tikva, a lancé le 18 juin 2026 une nouvelle gamme de servovariateurs et contrôleurs de mouvement à destination des environnements industriels contraignants, présentée cette semaine au salon Automate 2026 à Chicago (stand S-3601). La nouvelle ligne Titanium comprend cinq produits : le servovariateur double-axe Castanet, au format boîte d'allumettes, le Harmonica double-axe capable de délivrer jusqu'à 50 A sous 100 V ou 35 A sous 200 V, et le contrôleur multi-axes Maestro, qui supporte jusqu'à 256 axes avec une cadence EtherCAT de 100 µs. La ligne Platinum existante s'enrichit du Jori (30 A/60 A, puissance continue jusqu'à 20 ou 40 kW, étage de puissance en carbure de silicium SiC) et du Cymbal, conçu pour les environnements sévères avec une puissance jusqu'à 17 kW. Tous ces produits intègrent jusqu'à 17 fonctions de sécurité fonctionnelle certifiées directement au niveau du variateur, sans module externe.

L'intégration native de la sécurité fonctionnelle au niveau du variateur est le point structurellement significatif de cette annonce : elle permet aux OEM de supprimer une partie du câblage sécurité et des cages de protection physiques, ce qui réduit le coût total d'intégration et simplifie la certification des systèmes soumis à des normes strictes. Le Titanium Castanet remplace deux variateurs Elmo Twitter précédents dans un encombrement réduit de près de moitié, avec une synchronisation x/y sur un bus unique au lieu de deux, ce qui est un gain concret pour les architectures multi-axes en robotique collaborative ou en exosquelettes. Le recours au nitrure de gallium (GaN) dans les étages de puissance confirme une tendance de fond dans la conversion d'énergie embarquée : meilleure densité de puissance, pertes réduites par rapport au MOSFET silicium classique. Les métriques annoncées (nombre d'axes, cadences EtherCAT) sont cohérentes avec le haut de gamme du marché, mais Elmo ne fournit pas de données comparatives contextualisées sur les cycles thermiques ou la MTBF dans les conditions extrêmes revendiquées.

Elmo est un acteur établi du contrôle de mouvement de précision, avec une présence historique dans l'aérospatial, la défense et la robotique industrielle. La société positionne ces nouvelles gammes explicitement sur les AGV/AMR, les cobots et les exosquelettes, des segments en forte croissance où la compacité et la densité de puissance sont des critères de sélection déterminants. Sur ce terrain, elle affronte des concurrents comme Kollmorgen, Beckhoff, INGENIA Motion Control ou encore Bosch Rexroth dans le segment multi-axes EtherCAT. L'arrivée d'une ligne Titanium dédiée aux environnements extrêmes peut également viser les marchés défense et spatial, où Elmo est déjà référencé. Aucune date de disponibilité commerciale ni tarif n'ont été communiqués ; le lancement au salon Automate suggère une phase de qualification client en cours, avec des expéditions série probables en fin d'année 2026.

Impact France/UE

Les intégrateurs européens de robots industriels, AGV et exosquelettes peuvent évaluer ces variateurs comme alternative aux solutions de Beckhoff, Bosch Rexroth ou INGENIA, notamment pour les architectures multi-axes nécessitant une sécurité fonctionnelle certifiée embarquée.

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Deep Robotics lance un robot hybride roues-pattes pour l'inspection industrielle et les interventions d'urgence
1Robotics & Automation News 

Deep Robotics lance un robot hybride roues-pattes pour l'inspection industrielle et les interventions d'urgence

Deep Robotics, entreprise chinoise spécialisée en robotique mobile fondée en 2018 à Hangzhou, a annoncé le Lynx M20S, robot hybride à roues et pattes de nouvelle génération. Successeur direct du Lynx M20, ce modèle cible l'inspection industrielle en milieux contraints et les interventions d'urgence sur terrain accidenté. Selon le communiqué de lancement, les améliorations portent sur trois axes : capacité de charge utile (payload), niveau de protection mécanique et environnementale (indice IP non précisé dans l'annonce), et vitesse de déplacement. Les chiffres exacts de ces paramètres n'ont pas été publiés au moment du lancement, ce qui limite l'évaluation indépendante des performances annoncées. L'architecture roues-pattes répond à une contrainte réelle des déploiements industriels : naviguer efficacement sur sol plat (où les pattes seules sont lentes et énergivores) tout en franchissant obstacles et escaliers inaccessibles aux AMR classiques. Pour un intégrateur ou un COO industriel, ce type de plateforme réduit le besoin de préparer l'environnement (ramps, marquages au sol), ce qui abaisse les coûts d'intégration. Le positionnement sur l'urgence (emergency response) suggère également une résistance renforcée aux conditions extrêmes, bien que les certifications correspondantes ne soient pas encore confirmées publiquement. Deep Robotics a commercialisé le Lynx M20 dans plusieurs applications d'inspection pétrolière, minière et de centrales électriques, notamment en Chine et au Moyen-Orient. Sur ce segment hybride, les concurrents directs incluent ANYbotics (ANYmal D, basé en Suisse) et Boston Dynamics (Spot), ainsi que Unitree avec le B2-W. Les prochaines étapes attendues sont la publication de fiches techniques complètes et l'annonce de pilotes industriels, probablement à l'occasion de foires sectorielles comme CIROS ou IROS 2026.

UEConcurrence directe avec ANYbotics (Suisse) sur le segment inspection industrielle hybride roues-pattes, pouvant affecter le positionnement commercial des acteurs européens sur ce marché.

IndustrielActu
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ABB Robotics lance la famille de cobots PoWa pour les tâches industrielles
2Robotics Business Review 

ABB Robotics lance la famille de cobots PoWa pour les tâches industrielles

ABB Robotics a officiellement lancé cette semaine la famille de cobots PoWa, une gamme de six modèles couvrant des capacités de charge utile allant de 7 à 30 kg, avec une vitesse maximale annoncée de 5,8 m/s. Destinés à des applications industrielles comme l'alimentation de machines, la palettisation, le vissage et la soudure à l'arc, ces cobots reposent sur le contrôleur ABB OmniCore et s'intègrent aux logiciels maison RobotStudio et Wizard Easy Programming. ABB met en avant une mise en service inférieure à une heure, une programmation sans code via des boutons sur le bras, et une compatibilité avec un large écosystème d'accessoires tiers. La gamme est présentée comme un produit disponible à la vente, non comme un teaser, bien que les volumes de déploiement initiaux et la tarification n'aient pas été communiqués. Ce lancement répond à un vrai vide de marché : les cobots classiques plafonnent généralement autour de 10 à 16 kg avec des vitesses limitées, insuffisants pour les applications cycle rapide à charge élevée typiques de l'industrie manufacturière dense. ABB positionne PoWa comme une alternative aux robots industriels traditionnels pour les entreprises qui veulent automatiser des tâches lourdes sans la rigidité opérationnelle et les coûts d'intégration associés. Pour un COO industriel ou un intégrateur, le message est lisible : payload de 30 kg à 5,8 m/s dans un encombrement cobot, avec une programmation accessible aux opérateurs non-spécialistes. Le marché des cobots est estimé en croissance de 20 % par an jusqu'en 2028 selon ABB, un chiffre cohérent avec les projections sectorielles, ce qui rend la fenêtre de lancement stratégiquement pertinente. L'intégration annoncée des librairies NVIDIA Omniverse dans RobotStudio (sous le nom RobotStudio HyperReality, attendu en abonnement pour le second semestre 2026) indique une trajectoire vers la simulation haute fidélité et le déploiement sim-to-real, encore au stade de l'annonce à ce stade. ABB Robotics est l'un des quatre grands du robot industriel mondial, aux côtés de FANUC, KUKA et Yaskawa Motoman. Ses quelque 7 000 employés opèrent depuis un QG américain à Auburn Hills, Michigan. En octobre 2025, ABB Group a annoncé la cession de sa division robotique à SoftBank Group pour 5,3 milliards de dollars, une transaction qui n'est pas encore finalisée et dont les implications sur la stratégie produit restent à préciser. Sur le segment des cobots à forte charge, ABB affronte désormais des acteurs comme Universal Robots (UR20, 20 kg), FANUC CRX-25iA (25 kg) et Techman Robot, mais aussi des challengers asiatiques comme Doosan Robotics ou Elephant Robotics montant en gamme. Aucun partenaire FR/EU n'est mentionné dans ce lancement. Les prochaines étapes annoncées se limitent à RobotStudio HyperReality en H2 2026 ; aucun pilote client ni site de déploiement n'a été rendu public à ce stade.

UELe lancement PoWa élargit l'offre de cobots haute charge pour les industriels européens, mais la cession d'ABB Robotics à SoftBank (5,3 Md$, non finalisée) crée une incertitude sur la continuité de la stratégie produit en Europe.

💬 30 kg à 5,8 m/s dans un encombrement cobot, c'est le genre de fiche technique qui fait relire deux fois. ABB bouche un vrai trou là où Universal Robots et FANUC plafonnent encore à 20-25 kg avec des vitesses qui limitent les cycles rapides, et la mise en service en moins d'une heure c'est pas du marketing si ça tient en prod. Reste quand même la question qui flotte : avec la cession à SoftBank pas encore bouclée à 5,3 milliards, on sait pas vraiment qui tiendra le volant sur la roadmap dans 18 mois.

IndustrielOpinion
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Launchpad Build AI propose un outil d'apprentissage machine pour la conception en automatisation industrielle
3The Robot Report 

Launchpad Build AI propose un outil d'apprentissage machine pour la conception en automatisation industrielle

Launchpad Build AI, entreprise fondée en 2020 à Édimbourg sous le nom de Launchpad, a annoncé le 30 avril 2026 plusieurs jalons simultanés : le lancement de son Manufacturing Language Model (MLM), l'ouverture d'un siège américain à El Segundo en Californie, un rebranding, et la nomination de Ken Moynihan au poste de directeur technique. Moynihan apporte plus de vingt ans d'expérience en vision par ordinateur et robotique, avec des passages notamment chez TOMRA, spécialiste des systèmes de tri pilotés par IA. Le MLM est décrit par la société comme un modèle de langage spécifiquement entraîné sur des données issues d'environnements de production industrielle réels, capable de générer des configurations d'automatisation à partir d'une photo, d'une vidéo ou d'un fichier CAD. La société revendique une réduction du temps de conception et de déploiement de systèmes robotiques allant jusqu'à 50 %, avec une cible affichée de 99,8 % de taux d'efficacité opérationnelle. Ces annonces interviennent dans la continuité d'une levée de série A de 11 millions de dollars, réalisée l'année précédente avec des investisseurs comme Lavrock Ventures, Squadra Ventures, Lockheed Martin Ventures, la Scottish National Investment Bank et Ericsson Ventures. La proposition de valeur du MLM repose sur une approche délibérément spécialisée plutôt que généraliste : au lieu d'agréger des données internet hétérogènes, le modèle s'appuie sur des tolérances testées, des conditions opérationnelles documentées et des données de production en temps réel. Cette orientation est particulièrement pertinente pour les fabricants en haute-variété / faibles volumes (high-mix, low-volume), segment qui représente la majorité des industriels mais qui reste sous-servi par les solutions d'automatisation traditionnelles, conçues pour des lignes à grandes séries. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, l'enjeu est de taille : si le MLM tient ses promesses, il pourrait abaisser significativement la barrière d'entrée à la robotisation pour des PME manufacturières qui n'ont ni les ressources ni le temps pour des projets d'intégration longs et coûteux. Le système Digitool, qui utilise la vision robotique en temps réel pour gérer les variations de pièces et de processus, constitue un composant clé de cette autonomisation. Il reste à évaluer ces performances dans des conditions industrielles non contrôlées, hors démonstrations sélectives. Launchpad Build AI opère dans un espace de plus en plus encombré : des acteurs comme Vention, Symbio Robotics ou Rapid Robotics adressent également l'automatisation flexible pour PME, tandis que des plateformes comme Nvidia Isaac et ROS 2 industriel structurent le bas de la pile logicielle. La présence de Lockheed Martin Ventures au capital signale un intérêt potentiel pour des applications défense et aérospatiale, cohérent avec l'implantation à El Segundo, bassin historique de l'industrie aérospatiale américaine. Aucune date de disponibilité commerciale du MLM n'a été communiquée, ni de clients pilotes nommés publiquement, ce qui maintient ces annonces dans la catégorie des jalons produit plutôt que de déploiements validés à l'échelle.

IndustrielOpinion
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Fabrication industrielle par cellules robotisées et solutions de chargement machine
4Robotics & Automation News 

Fabrication industrielle par cellules robotisées et solutions de chargement machine

Les cellules robotisées et les solutions de machine tending redéfinissent l'organisation des lignes de production industrielles. Ces dispositifs combinent un robot manipulateur, des équipements périphériques (préhenseurs, convoyeurs, systèmes de vision) et une enceinte de sécurité pour automatiser des tâches répétitives : chargement et déchargement de machines-outils CNC, presses, centres d'usinage ou moulage par injection. L'objectif central est de réduire les temps morts machine et de rendre possible le fonctionnement en mode "lights-out", c'est-à-dire sans opérateur présent. L'enjeu industriel est direct : le taux d'utilisation d'une machine-outil tenue manuellement oscille typiquement entre 60 et 70 %, là où une cellule automatisée peut dépasser 90 % sur trois équipes. Pour un intégrateur ou un directeur d'exploitation, c'est le levier de retour sur investissement le plus mesurable de l'automatisation en atelier. La montée en puissance des cobots (robots collaboratifs, sans cage de protection systématique) d'acteurs comme Universal Robots, FANUC ou KUKA abaisse aujourd'hui le seuil d'entrée pour les PME industrielles, qui représentent une part croissante des déploiements. Ce mouvement s'inscrit dans une décennie de convergence entre robotique industrielle classique et flexibilité logicielle. Les principaux fournisseurs de cellules clés en main (ABB, Yaskawa, Stäubli, et en Europe des intégrateurs comme Actemium ou BA Systèmes) proposent désormais des offres modulaires reconfigurables, réduisant les délais de mise en service. La prochaine étape visible du secteur est l'intégration de perception 3D et de planification de trajectoire adaptative, pour traiter des pièces sans fixation rigide, dernier verrou technique majeur avant une adoption plus large dans la sous-traitance mécanique.

UELes intégrateurs européens Actemium et BA Systèmes proposent des offres modulaires clés en main qui abaissent le seuil d'accès pour les PME industrielles européennes, accélérant potentiellement l'adoption du lights-out manufacturing dans la sous-traitance mécanique en France et en Europe.

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