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Le prochain robot humanoïde pourrait ne pas ressembler à un humain
FR/EU ecosystemeThe Verge 

Le prochain robot humanoïde pourrait ne pas ressembler à un humain

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Résumé IASource uniqueImpact UE

La startup française Genesis AI a présenté Eno, un robot se réclamant du "général purpose" sans reproduire la silhouette humaine. Soutenue par Eric Schmidt, ancien PDG de Google, la société fait le choix radical d'une morphologie repensée : pas de tête au sens classique, une base potentiellement sur roues, une structure compacte et pliable. Seul élément fidèle à l'anatomie : les mains, conçues pour reproduire "exactement la forme et les fonctions" de la main humaine. Genesis AI positionne Eno comme un robot polyvalent capable d'une large gamme de tâches, à l'opposé des machines spécialisées. Les métriques techniques précises (charge utile, degrés de liberté, prix) n'ont pas été communiquées.

Ce parti pris interroge une hypothèse dominante du secteur : pourquoi l'humanoïde doit-il ressembler à un humain ? La réponse de Genesis est fonctionnelle. Ce qui compte, c'est la compatibilité avec des environnements et des outils conçus pour des mains humaines, pas la forme du torse ou l'existence d'un visage. Pour les intégrateurs industriels, cela ouvre une piste concrète : des robots ergonomiquement compatibles avec l'espace de travail humain, potentiellement moins coûteux si les composants non fonctionnels sont supprimés.

Genesis AI s'inscrit dans une vague de startups françaises de robotique avancée, aux côtés de Wandercraft (exosquelettes) et Enchanted Tools (robots hospitaliers). Le soutien d'Eric Schmidt lui donne une visibilité internationale dans un secteur dominé par Figure AI, Agility Robotics, Boston Dynamics côté américain et Unitree ou Fourier Intelligence côté asiatique. Eno reste à ce stade un teaser : aucun déploiement ni pilote industriel n'a été annoncé, et les performances réelles du système restent entièrement à démontrer.

Impact France/UE

Genesis AI est une startup française dont le projet Eno, soutenu par Eric Schmidt, renforce la visibilité internationale de l'écosystème robotique français, bien que le produit reste à un stade de teaser sans métriques ni déploiement validés.

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Fraunhofer IPA propose un nouveau banc de test pour robots humanoïdes
1Robotics Business Review 

Fraunhofer IPA propose un nouveau banc de test pour robots humanoïdes

Le Fraunhofer IPA, l'un des principaux instituts de recherche en automatisation en Allemagne, a publié un référentiel d'évaluation standardisé pour les robots humanoïdes, avec pour premier cobaye le Unitree G1 EDU-4 équipé des mains trois doigts Dex3-1, livré en mai 2025 sous firmware version 1.04. Ce benchmark se décompose en six catégories applicatives couvrant les capacités de base (capteurs vision, audio, reconnaissance vocale, détection humaine), la manipulation (type de préhenseur, mobilité des doigts, forces de saisie), la sécurité (mesures de forces de collision selon ISO 10218 et ISO TS 15066), la propreté (qualification selon ISO 14644, norme sous laquelle l'IPA a déjà certifié plus de 3 000 composants d'automatisation), ainsi que des indicateurs de mobilité et de fiabilité opérationnelle. Le service est modulaire et disponible pour les fabricants, les utilisateurs finaux et les éditeurs de logiciels, qui peuvent sélectionner les volets pertinents selon leur application. L'initiative répond à un problème structurel qui freine l'adoption industrielle des humanoïdes : l'absence de données comparatives neutres et reproductibles. Les annonces marketing de Figure, Tesla, Boston Dynamics ou Agility Robotics s'appuient sur des vidéos sélectionnées et des démos en conditions contrôlées, rendant quasi impossible toute évaluation objective pour un intégrateur ou un COO cherchant à qualifier un robot pour une ligne de production réelle. "Le marché est trop volatile et opaque pour permettre une évaluation fondée des humanoïdes pour ses propres applications", résume Simon Schmidt, directeur senior de l'unité systèmes automatisés à l'IPA. En ancrant le benchmark sur des normes industrielles reconnues internationalement, l'institut cherche à combler le fossé entre le hype médiatique et les capacités réelles, et à rendre les résultats directement interprétables par des ingénieurs et des décideurs sans expertise robotique préalable. Le Fraunhofer IPA s'inscrit dans un contexte de multiplication des initiatives de standardisation autour des humanoïdes. Aux États-Unis, l'IEEE et l'ASTM travaillent sur des protocoles similaires, tandis que des acteurs comme Apptronik, Fourier Intelligence ou Sanctuary AI réclament des cadres communs pour accélérer la confiance des industriels. Côté français, des entreprises comme Enchanted Tools ou Wandercraft évoluent dans un écosystème encore dépourvu de tels référentiels, ce qui rend le travail de l'IPA potentiellement structurant pour les décideurs européens. Werner Kraus, responsable de la division automatisation et robotique à l'IPA, précise que le benchmark a été conçu pour rester pertinent sur les générations futures de robots, avec des tests reproductibles et standardisables. Les résultats complets de l'évaluation du Unitree G1 devaient être présentés au Robotics Summit & Expo de Boston ce mois-ci, avec des sessions dédiées aux humanoïdes industriels.

UELe Fraunhofer IPA fournit aux industriels européens, dont des acteurs français comme Enchanted Tools et Wandercraft, un premier référentiel neutre basé sur des normes ISO (10218, TS 15066, 14644) pour évaluer objectivement les robots humanoïdes avant déploiement en production.

FR/EU ecosystemeOpinion
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Vendredi vidéo : un robot humanoïde italien prend vie
2IEEE Spectrum Robotics 

Vendredi vidéo : un robot humanoïde italien prend vie

Le rendez-vous hebdomadaire Video Friday d'IEEE Spectrum met en avant plusieurs annonces robotiques de la semaine. La startup italienne Generative Bionics dévoile GENE.01, un humanoïde développé en seulement six mois, capable de marcher, percevoir son environnement et interagir grâce à une peau multimodale intégrale détectant le toucher, la proximité, la force et la température. De son côté, Generalist présente GEN-1, un modèle fondationnel pour la robotique conçu pour piloter une large variété d'effecteurs terminaux, des mains à cinq doigts aux outils spécialisés, avec l'ambition de transférer un "sens physique universel" vers de nouvelles configurations de préhension. Un laboratoire de l'AIR Lab a par ailleurs validé en vol une aile volante pliable fabriquée en carton ondulé, assemblée en moins de 15 minutes à partir de trois plaques découpées au laser. Flexion, en partenariat avec Niantic Spatial et NVIDIA, a développé un pipeline permettant de scanner un site de déploiement réel avec du matériel grand public, de le reconstruire en Gaussian splatting photoréaliste, puis d'entraîner des politiques par apprentissage par renforcement massivement parallélisé, transférées ensuite sans réentraînement (zero-shot) sur le robot physique. LimX Dynamics, PNDbotics et EngineAI ont également publié des démonstrations de leurs plateformes humanoïdes, tandis que Wing a communiqué sur son service de livraison par drone pour le South West London Pathology, opérationnel depuis février 2026, acheminant des échantillons médicaux urgents pour le NHS jusqu'à 85 % plus vite que le transport routier. Cette accumulation d'annonces illustre une dynamique importante pour le secteur : la course aux humanoïdes ne se limite plus aux acteurs américains et chinois établis, avec l'émergence rapide d'équipes comme Generative Bionics capables de livrer une plateforme fonctionnelle en six mois. Le pari de Generalist sur un modèle vision-langage-action (VLA) générique, capable de généraliser à travers différents effecteurs, s'inscrit dans le débat central du secteur sur la capacité réelle des modèles fondationnels à passer à l'échelle au-delà des démonstrations contrôlées. La combinaison Gaussian splatting et RL massivement parallèle proposée par Flexion répond directement au problème du sim-to-real, en réduisant le coût de création d'environnements d'entraînement réalistes à partir de sites réels. Ces avancées restent toutefois à nuancer : plusieurs vidéos de la semaine, notamment celle d'un robot manipulant des cônes de glace pour la société Sharpa, sont explicitement présentées comme des productions conceptuelles ne représentant pas le fonctionnement réel en magasin, un rappel que la frontière entre démonstration marketing et déploiement opérationnel reste souvent floue dans la communication du secteur. Ces développements s'inscrivent dans la trajectoire plus large de maturation de la robotique physique amorcée ces dernières années, portée par les progrès des modèles de fondation robotiques (à l'image de Pi-0 ou GR00T) et par la baisse du coût des capteurs et systèmes de perception. Le déploiement du service de drones de Wing pour le NHS marque une étape concrète de passage à l'usage réel dans le secteur médical, au-delà des humanoïdes. Les prochaines échéances du calendrier robotique, dont le Summer School on Multi-Robot Systems fin juillet à Prague, la conférence Actuate en août à San Francisco et IROS 2026 fin septembre à Pittsburgh, devraient permettre de mesurer si ces annonces se traduisent par des déploiements pilotes documentés ou restent au stade de démonstrations vidéo.

UEL'émergence de la startup italienne Generative Bionics, capable de livrer un humanoïde fonctionnel en six mois, illustre une dynamique d'innovation robotique naissante en Europe face aux acteurs americains et chinois etablis.

FR/EU ecosystemeActu
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Schaeffler prévoit la production en série de réducteurs pour robots humanoïdes en 2027
3Robotics Business Review 

Schaeffler prévoit la production en série de réducteurs pour robots humanoïdes en 2027

Schaeffler Technologies AG, groupe industriel allemand basé à Herzogenaurach (avec un siège américain à Fort Mill, en Caroline du Sud), a annoncé avoir achevé les tests de validation de ses réducteurs à onde de déformation "formés" (formed strain wave gearboxes), conçus spécifiquement pour les actuateurs de robots humanoïdes. L'entreprise prévoit de démarrer la production en série en 2027, d'abord en Allemagne, puis dans d'autres régions du monde. Contrairement à l'usinage de précision classique, qui façonne la géométrie des dents par enlèvement de matière et prend plusieurs minutes, Schaeffler utilise un procédé de formage qui obtient la forme voulue en quelques secondes grâce à des forces de pressage élevées. Le fabricant affirme obtenir des couples et rendements comparables à ceux des réducteurs usinés classiquement, avec une réduction des coûts de fabrication de plus de 25% et une baisse de la consommation de matière de plus de 75%. Schaeffler indique avoir déjà livré plus de deux millions de ces réducteurs formés à l'industrie automobile mondiale au cours des dix dernières années, une expertise qu'elle entend transposer à la robotique humanoïde. David Kehr, président de la division robotique humanoïde du groupe, a porté l'annonce. Les réducteurs à onde de déformation sont des composants centraux des actuateurs, qui représentent à eux seuls environ la moitié du coût total de fabrication d'un robot humanoïde. En identifiant l'usinage de précision comme un goulot d'étranglement potentiel pour la montée en volume du secteur, Schaeffler se positionne non pas comme constructeur de robots, mais comme fournisseur de composants critiques, un rôle "pelles et pioches" qui pourrait peser lourd dans la baisse du coût total des humanoïdes si les intégrateurs et les fabricants de robots adoptent cette technologie. Pour les décideurs industriels, l'enjeu dépasse la démonstration technologique: il s'agit de savoir si la chaîne d'approvisionnement des actuateurs peut suivre le rythme des annonces de déploiement des humanoïdes, un point sur lequel le secteur reste encore largement en phase de préproduction plutôt que de fabrication de masse effective, l'échéance 2027 avancée par Schaeffler restant à confirmer. Schaeffler s'appuie sur son expérience automobile et sa maîtrise industrielle du réducteur à onde de déformation, un composant qu'elle produit depuis des décennies pour d'autres applications, pour légitimer son entrée sur ce marché. Le groupe précise qu'il déploie déjà des robots humanoïdes au sein de sa propre chaîne de valeur mondiale, ce qui lui donne, selon Kehr, une connaissance directe des exigences de cette technologie avant même de vendre le composant à des tiers. Ce positionnement l'oppose à des fournisseurs spécialisés existants dans les réducteurs harmoniques et cycloïdaux, tandis que le secteur des humanoïdes, porté par des acteurs comme Figure, Tesla ou Boston Dynamics, cherche justement à réduire drastiquement le coût de ses actuateurs pour espérer une commercialisation à grande échelle.

UESchaeffler, groupe industriel allemand, ancre en Allemagne la production de reducteurs critiques pour humanoides, renforçant potentiellement la chaine d'approvisionnement europeenne du secteur.

FR/EU ecosystemeOpinion
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Alfie : nouveau robot humanoïde autonome pour les tâches industrielles complexes
4Interesting Engineering 

Alfie : nouveau robot humanoïde autonome pour les tâches industrielles complexes

RobCo, startup allemande fondée à Munich, a dévoilé à la Hannover Messe 2026 un robot humanoïde industriel baptisé Autonomous Alfie, conçu pour des tâches de fabrication complexes impliquant une forte variabilité : kitting, palettisation, assemblage de précision et manipulation de matériaux sensibles. L'annonce intervient dans la foulée d'une levée de fonds Serie C de 100 millions de dollars, orientée vers le développement de ce que RobCo appelle la "Physical AI". Le robot embarque une manipulation bimanuels, c'est-à-dire une coordination à deux bras imitant la gestuelle humaine, couplée à un système de vision et de perception haptique permettant de gérer des pièces mal orientées ou des flux de travail changeants. Les premiers déploiements clients sont annoncés pour la fin 2026, sans précision sur les sites ou les secteurs ciblés. RobCo dispose déjà d'opérations à San Francisco et Austin, et l'essentiel de ce financement est clairement orienté vers le marché américain. Ce que RobCo met en avant, c'est le passage à ce qu'il nomme le "niveau 4 d'autonomie" en contexte industriel : un système capable d'apprendre par observation plutôt que par programmation explicite, et d'exécuter des tâches avec une intervention humaine minimale, même dans des environnements non structurés. C'est précisément le segment qui résiste encore à l'automatisation classique, dominée par les bras articulés répétitifs qui exigent des environnements stables et des fixtures précises. Si les performances annoncées se confirment en production réelle, Alfie s'attaquerait au "messy middle" de la chaîne industrielle, ce gisement de tâches manuelles à haute variabilité que ni les AMR ni les cobots traditionnels n'ont su automatiser à l'échelle. Le modèle Robotics-as-a-Service (RaaS) proposé en parallèle vise à supprimer le frein du capex initial, facilitant une adoption rapide sans engagement d'achat lourd. Il faut néanmoins noter qu'Alfie est décrit comme étant encore en "phase finale de développement" : les affirmations sur l'autonomie de niveau 4 restent à valider sur des lignes de production en conditions réelles, les vidéos de démo présentées à Hannover Messe ne constituant pas une preuve de déploiement industriel à l'échelle. RobCo n'est pas un nouvel entrant : la société était jusqu'ici positionnée sur les bras robotiques modulaires pour PME, avant de pivoter vers l'humanoïde et la Physical AI. Elle rejoint un champ concurrentiel désormais dense, où Figure (Figure 03), Tesla (Optimus Gen 3), Physical Intelligence (Pi-0), Boston Dynamics et 1X Technologies se disputent la même promesse d'un robot généraliste pour l'industrie. En Europe, des acteurs comme Enchanted Tools (Mirokaï) ou Wandercraft développent des approches parallèles, sans avoir encore atteint la phase de déploiement commercial annoncé. La prochaine étape décisive pour RobCo sera la publication de métriques de production vérifiables, notamment les temps de cycle en conditions non contrôlées et les taux d'erreur sur tâches à haute variabilité, seuls indicateurs capables de distinguer une démonstration convaincante d'un produit réellement opérationnel.

UERobCo, startup allemande basée à Munich, annonce un humanoïde industriel et lève 100M$ mais oriente son financement prioritairement vers le marché américain, limitant l'impact concret à court terme pour l'industrie européenne malgré la vitrine de Hannover Messe.

FR/EU ecosystemeActu
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