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Le robot humanoïde LeRobot de Hugging Face à 2 500 dollars rend la robotique imprimée en 3D accessible
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Le robot humanoïde LeRobot de Hugging Face à 2 500 dollars rend la robotique imprimée en 3D accessible

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Le robot humanoïde LeRobot de Hugging Face à 2 500 dollars rend la robotique imprimée en 3D accessible
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Hugging Face a dévoilé LeRobot Humanoid, une plateforme bipedale open-source entièrement imprimable en 3D évaluée à environ 2 500 dollars en composants, soit un facteur 40 à 100 en dessous des systèmes humanoïdes commerciaux habituels. Le kit publié comprend des fichiers mécaniques imprimables, une liste de matériaux complète, des instructions d'assemblage et de câblage, ainsi que des outils de configuration moteur. Dans sa version initiale, le robot se limite à la locomotion du bas du corps : station debout, marche expérimentale, calibration et test de politiques de locomotion par renforcement. Les composants structurels sont remplaçables à la demande, ce qui permet une itération matérielle rapide sans reconstruire l'ensemble du système. La plateforme s'intègre au framework LeRobot-legged-zoo avec des environnements de simulation MJLab, et inclut un pipeline sim-to-real : les données collectées sur le robot physique sont rejouées en simulation pour affiner les paramètres du modèle et améliorer la fiabilité du transfert de politique. Un workflow de conception orienté contrôle permet en outre de valider des stratégies d'équilibre sur des représentations simplifiées avant de finaliser la géométrie mécanique, réduisant les coûts de développement en amont.

Ce projet représente un changement de repère concret pour les laboratoires universitaires et les petites équipes de R&D en robotique bipedale. Le seuil d'entrée à 2 500 dollars contraste avec les plateformes humanoïdes commerciales comme l'Optimus Gen 2 de Tesla, le Figure 03 ou l'Atlas de Boston Dynamics, dont les coûts dépassent largement les 100 000 dollars et dont l'accès reste conditionné à des partenariats industriels sélectifs. En rendant le matériel reproductible et le workflow sim-to-real accessible, Hugging Face permet des cycles d'itération hardware bien plus courts, une hypothèse centrale de la robotique académique que peu d'acteurs avaient traduite en produit à ce prix. Il faut cependant noter que les performances de locomotion annoncées restent à valider indépendamment : aucune métrique de vitesse de marche, de cycle time ou de robustesse aux perturbations n'est communiquée dans la documentation publiée, ce qui place le projet davantage du côté plateforme d'expérimentation que système opérationnel validé.

Ce lancement s'inscrit dans la stratégie hardware d'Hugging Face, initiée en avril 2025 avec l'acquisition de Pollen Robotics, startup bordelaise créatrice du robot humanoïde open-source Reachy 2. C'est la première incursion de l'entreprise new-yorkaise dans le matériel physique, et elle se fait via un acteur français dont l'expertise en robotique open-source est établie depuis plusieurs années. L'objectif déclaré est de construire un écosystème complet combinant matériel, simulation, outils logiciels et systèmes d'entraînement, en miroir de ce que la bibliothèque LeRobot représente déjà pour les bras manipulateurs low-cost. Face à des acteurs comme Unitree Robotics, qui propose déjà le G1 à moins de 20 000 dollars, ou à Agility Robotics et Apptronik qui ciblent des déploiements industriels à grande échelle, Hugging Face se positionne clairement sur le segment recherche et prototypage. L'intégration du haut du corps et les capacités de manipulation complète restent inscrites dans la feuille de route sans date précise, ce qui signifie que la plateforme est pour l'instant un outil de locomotion, pas encore un humanoïde complet.

Impact France/UE

Le lancement de LeRobot Humanoid est directement ancré dans l'expertise de Pollen Robotics, startup bordelaise acquise par Hugging Face en avril 2025, positionnant la France comme pierre angulaire de l'écosystème mondial de la robotique humanoïde open-source.

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Boucler la boucle sur le robot humanoïde Poppy : locomotion bipède par commande linéaire-quadratique et fonctions de coût apprises
1arXiv cs.RO 

Boucler la boucle sur le robot humanoïde Poppy : locomotion bipède par commande linéaire-quadratique et fonctions de coût apprises

Le Poppy Humanoid, robot bipède open source et bas coût conçu pour la recherche et l'enseignement en intelligence artificielle, ne disposait jusqu'ici d'aucune méthode publiée permettant une marche bipède fiable et sans assistance sur son matériel standard. Un nouvel article publié sur arXiv (2608.26505v1) comble cette lacune en présentant un contrôleur de marche en boucle fermée basé sur le régulateur linéaire quadratique (LQR), une technique classique de suivi de trajectoire. La méthode part de données collectées lors de la lecture en boucle ouverte d'une trajectoire de marche nominale, puis apprend une fonction de coût quadratique adaptée au contrôleur LQR pour améliorer la fiabilité du mouvement. Les auteurs valident empiriquement leur approche et démontrent une amélioration statistiquement significative des performances de marche par rapport à la simple lecture en boucle ouverte de la trajectoire. Ce travail illustre qu'un problème pratique persistant, la marche bipède fiable sur du matériel abordable, peut être résolu par du contrôle classique combiné à une fonction de coût apprise, sans recourir à des modèles massifs de type VLA (vision-language-action) ni à des actionneurs coûteux. Pour les équipes de recherche et les établissements d'enseignement qui utilisent des plateformes humanoïdes low-cost, ce résultat offre une méthode reproductible et documentée là où la littérature restait silencieuse, à l'opposé des annonces spectaculaires mais souvent peu vérifiables des programmes humanoïdes commerciaux. L'apport tient moins à la performance brute qu'à la démonstration qu'une boucle fermée bien conçue referme l'écart entre trajectoire planifiée et exécution réelle sur un robot contraint en puissance et en précision d'actionnement. Poppy est un projet robotique ouvert né dans les laboratoires français, historiquement associé à l'équipe Flowers de l'Inria à Bordeaux, pensé dès l'origine pour être imprimable en 3D, peu coûteux et accessible aux chercheurs et enseignants plutôt qu'à un usage industriel. Il se distingue nettement des programmes humanoïdes commerciaux à forte capitalisation comme Figure, Tesla Optimus ou Unitree, qui misent sur des actionneurs propriétaires haut de gamme. L'article ne mentionne pas de déploiement au-delà du cadre expérimental, mais ouvre la voie à des extensions vers des allures plus dynamiques et à une adoption communautaire élargie de la méthode.

UELe robot Poppy, issu des laboratoires français et historiquement lie a l'équipe Flowers de l'Inria a Bordeaux, bénéficie d'une méthode de marche reproductible utile aux équipes de recherche et d'enseignement européennes utilisant cette plateforme open source.

FR/EU ecosystemePaper
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Infineon lance un défi dédié aux startups de la robotique humanoïde pour 2026
2Robotics & Automation News 

Infineon lance un défi dédié aux startups de la robotique humanoïde pour 2026

Infineon Technologies a lancé en 2026 son Startup Challenge annuel en le centrant cette année sur la robotique humanoïde. Le programme, ouvert à des équipes fondatrices et des jeunes entreprises high-tech du monde entier, est conçu pour transformer des concepts technologiques en applications commercialisables. Il s'inscrit dans le cadre du Co-Innovation Program global d'Infineon, un dispositif structuré de co-développement entre le groupe et des startups sélectionnées. L'initiative signale que la couche composants et semi-conducteurs commence à se structurer autour du marché humanoïde émergent. Infineon fournit des briques critiques pour la robotique : microcontrôleurs, capteurs radar et LiDAR, puces de gestion de l'énergie, et circuits de contrôle moteur. Impliquer des startups humanoïdes dès la phase de conception permet à Infineon de s'ancrer tôt dans les architectures matérielles qui deviendront des standards. Pour les porteurs de projets robotiques, l'accès à un partenaire industriel de ce niveau représente un levier d'accélération concret sur la fiabilité des composants et la mise à l'échelle de la production. Il convient cependant de noter que l'annonce reste à ce stade un appel à candidatures sans résultats ni métriques publiées. Infineon, groupe allemand coté au DAX avec un chiffre d'affaires de plus de 14 milliards d'euros en 2024, est l'un des rares acteurs européens disposant d'une surface suffisante pour peser dans la course humanoïde sans construire de robot. Cette posture de fournisseur stratégique de composants le place en concurrent indirect de TI, STMicroelectronics (franco-italien) et des divisions semi-conducteurs de Renesas ou Bosch, qui ciblent eux aussi le marché robotique en pleine expansion.

UEInfineon (Allemagne, DAX, 14 Md€ CA) structure la couche composants européenne pour l'humanoïde et offre aux startups FR/EU un accès direct à un partenaire industriel de rang mondial pour fiabiliser leurs architectures matérielles (MCU, radar, gestion énergie).

FR/EU ecosystemeOpinion
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Vidéo : Hugging Face dévoile un minirobot en forme de canard capable de marcher, apprendre et patiner
3Interesting Engineering 

Vidéo : Hugging Face dévoile un minirobot en forme de canard capable de marcher, apprendre et patiner

Hugging Face a présenté Microduck, un petit robot bipède open source en forme de canard, développé avec l'entreprise française Pollen Robotics. Vendu 399 dollars, l'appareil doit commencer à être livré avant Noël 2026. Haut de 25 centimètres pour un poids inférieur à 800 grammes, Microduck embarque 15 moteurs, une caméra, un petit capteur de profondeur et deux centrales inertielles (IMU). Son bec articulé lui permet de saisir des objets, combinant locomotion et manipulation simple. Le robot sait marcher, s'asseoir, s'accroupir, se relever après une chute et même faire du roller skate. Il est livré avec des comportements pré-entraînés utilisables via une manette de jeu ou en suivant un point laser, mais ceux-ci ne sont qu'un point de départ : le logiciel complet (contrôle, simulation, apprentissage par renforcement, transfert sim-to-real) est publié en open source via deux dépôts distincts, l'un pour le SDK et le pilotage du robot, l'autre dédié à l'entraînement par renforcement. Ce lancement illustre une approche différente de la course aux humanoïdes dominée par des acteurs comme Figure, Tesla (Optimus) ou Physical Intelligence (Pi-0) : plutôt que viser des déploiements industriels à grande échelle, Hugging Face et Pollen Robotics misent sur l'accessibilité pour démocratiser l'expérimentation en IA physique. La taille réduite et la légèreté de Microduck rendent l'apprentissage par renforcement praticable sur un bureau ou en salle de classe, un processus coûteux et risqué sur des robots de taille humaine. La capacité de récupération après chute réduit aussi le besoin d'intervention manuelle entre deux essais, un point pratique souvent sous-estimé dans les démonstrations de recherche. Pour les intégrateurs et chercheurs, l'intérêt réside moins dans les prouesses physiques du robot que dans l'accès à une pile logicielle complète et ouverte pour tester le transfert simulation-vers-réel, un défi toujours non résolu de façon fiable en robotique malgré les progrès des modèles VLA à grande échelle. Ce lancement s'inscrit dans l'expansion des efforts robotiques de Hugging Face, qui cherche à étendre son modèle open source au-delà du logiciel vers le matériel physique, après d'autres initiatives de plateformes robotiques low-cost. Pollen Robotics, société française déjà connue pour ses travaux en robotique open source, apporte son expertise en conception matérielle et logicielle à ce projet. Microduck se positionne aussi comme un outil pour l'expérimentation multi-robots, avec des scénarios évoqués comme des courses ou du football entre plusieurs unités, permettant d'étudier la robotique multi-agents sans recourir à des robots humanoïdes coûteux. Le produit reste pour l'instant au stade de l'annonce, avec une commercialisation effective attendue d'ici la fin de l'année, et son adoption réelle par la communauté des développeurs et chercheurs déterminera si cette approche accessible peut réellement accélérer la recherche en apprentissage physique.

UEPollen Robotics, entreprise française, co-développe le matériel et le logiciel de Microduck avec Hugging Face, renforçant la place de la France dans la robotique open source accessible.

FR/EU ecosystemeActu
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Le prochain robot humanoïde pourrait ne pas ressembler à un humain
4The Verge 

Le prochain robot humanoïde pourrait ne pas ressembler à un humain

La startup française Genesis AI a présenté Eno, un robot se réclamant du "général purpose" sans reproduire la silhouette humaine. Soutenue par Eric Schmidt, ancien PDG de Google, la société fait le choix radical d'une morphologie repensée : pas de tête au sens classique, une base potentiellement sur roues, une structure compacte et pliable. Seul élément fidèle à l'anatomie : les mains, conçues pour reproduire "exactement la forme et les fonctions" de la main humaine. Genesis AI positionne Eno comme un robot polyvalent capable d'une large gamme de tâches, à l'opposé des machines spécialisées. Les métriques techniques précises (charge utile, degrés de liberté, prix) n'ont pas été communiquées. Ce parti pris interroge une hypothèse dominante du secteur : pourquoi l'humanoïde doit-il ressembler à un humain ? La réponse de Genesis est fonctionnelle. Ce qui compte, c'est la compatibilité avec des environnements et des outils conçus pour des mains humaines, pas la forme du torse ou l'existence d'un visage. Pour les intégrateurs industriels, cela ouvre une piste concrète : des robots ergonomiquement compatibles avec l'espace de travail humain, potentiellement moins coûteux si les composants non fonctionnels sont supprimés. Genesis AI s'inscrit dans une vague de startups françaises de robotique avancée, aux côtés de Wandercraft (exosquelettes) et Enchanted Tools (robots hospitaliers). Le soutien d'Eric Schmidt lui donne une visibilité internationale dans un secteur dominé par Figure AI, Agility Robotics, Boston Dynamics côté américain et Unitree ou Fourier Intelligence côté asiatique. Eno reste à ce stade un teaser : aucun déploiement ni pilote industriel n'a été annoncé, et les performances réelles du système restent entièrement à démontrer.

UEGenesis AI est une startup française dont le projet Eno, soutenu par Eric Schmidt, renforce la visibilité internationale de l'écosystème robotique français, bien que le produit reste à un stade de teaser sans métriques ni déploiement validés.

FR/EU ecosystemeOpinion
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