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Infineon lance un défi dédié aux startups de la robotique humanoïde pour 2026
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Infineon lance un défi dédié aux startups de la robotique humanoïde pour 2026

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Infineon Technologies a lancé en 2026 son Startup Challenge annuel en le centrant cette année sur la robotique humanoïde. Le programme, ouvert à des équipes fondatrices et des jeunes entreprises high-tech du monde entier, est conçu pour transformer des concepts technologiques en applications commercialisables. Il s'inscrit dans le cadre du Co-Innovation Program global d'Infineon, un dispositif structuré de co-développement entre le groupe et des startups sélectionnées.

L'initiative signale que la couche composants et semi-conducteurs commence à se structurer autour du marché humanoïde émergent. Infineon fournit des briques critiques pour la robotique : microcontrôleurs, capteurs radar et LiDAR, puces de gestion de l'énergie, et circuits de contrôle moteur. Impliquer des startups humanoïdes dès la phase de conception permet à Infineon de s'ancrer tôt dans les architectures matérielles qui deviendront des standards. Pour les porteurs de projets robotiques, l'accès à un partenaire industriel de ce niveau représente un levier d'accélération concret sur la fiabilité des composants et la mise à l'échelle de la production. Il convient cependant de noter que l'annonce reste à ce stade un appel à candidatures sans résultats ni métriques publiées.

Infineon, groupe allemand coté au DAX avec un chiffre d'affaires de plus de 14 milliards d'euros en 2024, est l'un des rares acteurs européens disposant d'une surface suffisante pour peser dans la course humanoïde sans construire de robot. Cette posture de fournisseur stratégique de composants le place en concurrent indirect de TI, STMicroelectronics (franco-italien) et des divisions semi-conducteurs de Renesas ou Bosch, qui ciblent eux aussi le marché robotique en pleine expansion.

Impact France/UE

Infineon (Allemagne, DAX, 14 Md€ CA) structure la couche composants européenne pour l'humanoïde et offre aux startups FR/EU un accès direct à un partenaire industriel de rang mondial pour fiabiliser leurs architectures matérielles (MCU, radar, gestion énergie).

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RoboCup2026 : la ligue humanoïde, jour 2
1Robohub 

RoboCup2026 : la ligue humanoïde, jour 2

La deuxième journée de la RoboCup 2026 s'est achevée sur une nouvelle série de matchs dans la ligue de football humanoïde, avec 17 pays représentés cette année, de la Colombie a la Malaisie en passant par l'Allemagne et l'Australie. La Chine reste le pays le plus présent avec 15 équipes reparties sur les trois divisions (petite, moyenne et grande taille). La journée de la veille a connu le premier carton rouge de la compétition: un robot, déjà averti de deux cartons jaunes pour des tacles dangereux, a été exclu du terrain pour des raisons de sécurité. Cote gabarits, le robot ALICE 4 de l'équipe HERoEHS (Coree du Sud) est le plus lourd et le plus grand du plateau, avec 48 kg pour 1,60 m, devant le Z4 bipède de BigHeroX (37 kg). Plusieurs équipes alignent le Unitree G1, plateforme de 35 kg devenue une base commune. A l'oppose, le robot Chape de l'équipe brésilienne ITAndroids est le plus léger et le plus petit du tournoi, avec seulement 3,8 kg pour 53 cm. Ces chiffres illustrent la maturité grandissante du football humanoïde comme banc d'essai pour la robotique bipède: coexistence de plateformes commerciales standardisées comme le Unitree G1 et de robots conçus sur mesure, allant du quasi-jouet a des machines proches de la taille humaine. L'apparition d'un carton rouge pour tacle dangereux souligne aussi que les organisateurs traitent désormais la sécurité physique entre robots comme un enjeu de règle sportive a part entière, signe que les comportements dynamiques et les contacts deviennent suffisamment réalistes pour poser un risque concret. Pour les équipes de recherche et les intégrateurs qui suivent ces compétitions comme indicateur de l'état de l'art en locomotion et en prise de décision autonome, la densité du plateau (17 pays, dominance chinoise) confirme aussi l'internationalisation rapide du secteur. Avec les tours de qualification presque termines, les compétitions se resserrent. En petite division, CAU Mountain&Sea (China Agricultural University) reste seule invaincue après quatre matchs, 12 points, un seul but concède, devant Hamburg Bit-Bots et GeoHBots. En division moyenne, B-Human domine avec quatre victoires et une différence de buts de +35, suivie par un groupe de quatre équipes a neuf points: HTWK Robots, Rhoban, whIRLwind Amsterdam et THMOS. En grande division, Tsinghua Hephaestus reste la seule équipe parfaite avec neuf points, devant PCMS-HRG et Robo-Erectus. Douze équipes par division se qualifieront pour les phases finales, dont les quarts de finale se disputeront des le lendemain soir.

UEL'équipe française Rhoban figure parmi les équipes de tête de la division moyenne, aux cotes d'équipes allemandes et néerlandaises, illustrant la vitalité de la recherche européenne en robotique bipède lors de cette compétition internationale.

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Générateur bionique dévoile un robot humanoïde à détection tactile intégrale
2Robotics Business Review 

Générateur bionique dévoile un robot humanoïde à détection tactile intégrale

Generative Bionics, une entreprise de deep tech spécialisée dans les robots humanoïdes industriels, a dévoilé cette semaine son robot Gene.01 lors de la conférence AMD Advancing AI 2026, marquant ses débuts aux États-Unis. Développé en seulement six mois, Gene.01 combine une peau tactile distribuée sur l'ensemble du corps avec une architecture d'IA que l'entreprise qualifie de "physics-native", conçue pour unifier corps, mécanique et intelligence au sein d'un même système plutôt que de les concevoir séparément. Cette peau tactile détecte le toucher, la température, la proximité et la force, ce qui permet au robot d'anticiper la présence humaine et de réagir avant et pendant un contact physique. Generative Bionics a annoncé un premier cas d'usage industriel via une collaboration avec le chantier naval italien Fincantieri, ciblant des opérations en environnement de construction navale. L'entreprise a aussi choisi d'ouvrir le modèle du robot en open source, en le distribuant sur PyPI, conda-forge et la plateforme officielle de build ROS, permettant une installation via une simple commande pip, conda ou ROS pour l'intégrer aux environnements de simulation ou de robotique existants. Daniele Pucci, PDG de l'entreprise, présente Gene.01 comme une plateforme scalable et personnalisable, et non comme un humanoïde universel. Cette approche répond à un problème concret du secteur: l'apprentissage par démonstration vidéo ne capture pas la force nécessaire pour manipuler un objet, par exemple pour une préhension précise. En intégrant des capteurs de force à l'ensemble du corps, Generative Bionics affirme pouvoir enseigner aux robots non seulement des trajectoires de mouvement mais aussi l'intensité physique requise, un axe que d'autres plateformes VLA comme Pi-0 ou GR00T N2 abordent surtout via la vision. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'enjeu est de savoir si cette sensorisation tactile complète permet réellement de dépasser l'écart classique entre démonstration en laboratoire et déploiement en usine, un doute qui reste légitime tant que le partenariat avec Fincantieri n'a pas produit de résultats vérifiables sur le terrain. La stratégie d'ouverture du modèle logiciel, elle, vise à construire un écosystème de développeurs autour du matériel avant même la commercialisation à grande échelle, une tactique différente de celle de Figure ou de Tesla, qui gardent leurs plateformes fermées. Gene.01 est conçu comme la base d'une famille de robots spécialisés par secteur: pour chaque application, Generative Bionics prévoit d'adapter l'IA à la tâche visée, l'apparence extérieure au contexte d'exploitation, et les effecteurs terminaux, mains ou pieds, selon le déploiement. L'objectif affiché est de fabriquer une plateforme unique à grande échelle puis de la décliner commercialement dans plusieurs verticales industrielles, une logique proche de celle poursuivie par Figure avec le Figure 03 ou par Tesla avec Optimus Gen 3. Le marché des humanoïdes industriels reste toutefois dominé par des annonces et des pilotes plus que par des déploiements massifs vérifiés, et la collaboration avec Fincantieri sur les chantiers navals constitue pour l'instant le seul engagement concret cité par l'entreprise, sans calendrier précis de mise en production communiqué à ce stade.

UEGenerative Bionics, entreprise deep tech européenne, annonce un premier cas d'usage industriel via un partenariat avec le chantier naval italien Fincantieri, ce qui constitue un déploiement concret pour l'écosystème robotique européen.

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IA incarnée : cartographie des stratégies de toucher affectif sur un robot humanoïde
3arXiv cs.RO 

IA incarnée : cartographie des stratégies de toucher affectif sur un robot humanoïde

Une équipe de chercheurs a publié en mai 2026 une étude (arXiv:2605.11825) examinant comment les humains expriment des émotions par le toucher physique sur un robot humanoïde. L'expérience impliquait 32 participants interagissant avec le robot iCub, développé par l'Istituto Italiano di Tecnologia (IIT) et équipé de capteurs tactiles distribués sur l'ensemble du corps. Les participants devaient exprimer huit émotions distinctes dans trois conditions : toucher libre (sans restriction de zone), toucher limité au bras, et toucher limité au torse. L'étude mesurait simultanément les zones de contact choisies et les dynamiques gestuelles, soit la pression, l'amplitude et la vitesse de mouvement. Les résultats contredisent une hypothèse courante en HRI (Human-Robot Interaction) : celle selon laquelle les stratégies de toucher affectif seraient stables et transposables d'une région corporelle à l'autre. En toucher libre, les participants privilégient nettement le haut du corps, socialement accessible (épaules, bras), tandis que les zones moins sollicitées présentent une sélectivité émotionnelle plus marquée. En condition bras-seulement, la variation émotionnelle se traduit principalement par des caractéristiques de mouvement ; en condition torse-seulement, c'est la pression qui porte l'information affective. Les stratégies ne se transfèrent pas entre conditions contraintes, même pour une région corporelle grossièrement similaire. Ce résultat a une implication directe pour la conception : un système de reconnaissance du toucher émotionnel entraîné sur une seule zone corporelle ne généralisera pas à l'ensemble du robot. Environ 30 % des participants ont signalé une modification de leur perception de la relation sociale avec iCub, et l'ensemble du groupe a rapporté une augmentation du sentiment de proximité après l'interaction. L'iCub est l'une des rares plateformes humanoïdes académiques disposant d'une surface tactile distribuée complète, ce qui en fait un outil expérimental difficile à reproduire en dehors de l'IIT, acteur européen de référence en robotique de recherche. Cette publication s'inscrit dans un champ actif autour de la robotique sociale affective, où des acteurs comme SoftBank Robotics (Pepper), Enchanted Tools (France, avec Miroki) ou 1X Technologies tentent de rendre les interactions physiques homme-robot plus naturelles. Les prochains verrous techniques concernent la reconnaissance automatique des émotions exprimées par le toucher et l'adaptation comportementale du robot en temps réel : deux composants encore absents des systèmes commerciaux actuels, ce qui maintient ces résultats dans le registre de la recherche fondamentale plutôt que du déploiement industriel à court terme.

UEL'IIT (Italie), acteur européen de référence disposant de la plateforme iCub avec surface tactile distribuée complète, positionne l'UE comme leader en recherche HRI affective, avec des implications de conception pertinentes pour des acteurs français comme Enchanted Tools (Miroki).

FR/EU ecosystemePaper
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STMicroelectronics acquiert une participation dans Oversonic Robotics, développeur de robots humanoïdes
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STMicroelectronics acquiert une participation dans Oversonic Robotics, développeur de robots humanoïdes

Oversonic Robotics, entreprise italienne spécialisée en robotique cognitive, annonce l'entrée à son capital de STMicroelectronics, de la Fondazione ENEA Tech Biomedical et du fonds SpotInvest. L'opération vise à accélérer le développement industriel, technologique et international de la société, créatrice de RoBee, présenté par l'entreprise comme le premier robot humanoïde cognitif certifié conçu pour opérer en environnements complexes. Le montant de l'investissement n'a pas été communiqué, et le communiqué reste flou sur les modalités précises de déploiement industriel prévues. Cette opération est révélatrice d'un mouvement plus large: les fabricants de semi-conducteurs cherchent désormais une exposition directe à la robotique humanoïde, au-delà des seuls contrats de fourniture de puces et capteurs. Pour STMicroelectronics, entrer au capital d'un fabricant de robot plutôt que de rester simple fournisseur de composants traduit une volonté de s'ancrer plus profondément dans la chaîne de valeur émergente des humanoïdes industriels. Pour les intégrateurs et décideurs B2B européens, ce soutien à un acteur italien constitue aussi un signal: face à la concurrence américaine (Figure AI, Tesla avec Optimus) et chinoise sur ce segment, l'Europe cherche à consolider ses propres champions, aux côtés d'autres initiatives comme le français Wandercraft. Oversonic Robotics développe RoBee depuis plusieurs années comme plateforme destinée à des tâches industrielles complexes, revendiquant une certification distinguant son robot des simples démonstrateurs. L'arrivée de ces nouveaux actionnaires, combinant un géant des semi-conducteurs, une fondation liée à la recherche biomédicale et un fonds d'investissement, doit permettre à l'entreprise de passer d'un stade de développement à une phase de commercialisation et de déploiements industriels plus larges, sans que le calendrier précis de ces prochaines étapes ait été détaillé pour l'instant.

UESTMicroelectronics, groupe franco-italien avec des sites de production en France, prend une participation directe dans un fabricant européen de robots humanoïdes, renforçant l'écosystème industriel européen face a la concurrence américaine et chinoise.

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