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Genesis AI publie GENE-26.5 : un robot humanoïde réussit enfin à préparer des œufs brouillés à la tomate
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Genesis AI publie GENE-26.5 : un robot humanoïde réussit enfin à préparer des œufs brouillés à la tomate

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La startup française Genesis AI a publié les premières démonstrations de GENE-26.5, son premier système de modèle de fondation pour robot humanoïde. Les vidéos montrent le robot casser des œufs d'une seule main, couper des tomates en mode bimanuel, préparer des smoothies, effectuer du pipetage, résoudre un Rubik's cube et saisir simultanément quatre objets de tailles différentes entre ses doigts. Le démo central est une tâche de cuisine de 4 minutes décomposée en plus de 20 sous-tâches : casser un œuf, trancher des tomates, manier un fouet, un couteau, une spatule et une poêle. Un détail révélateur : pour transférer les tomates coupées, le robot utilise le dos du couteau et la planche à découper comme appui, une coordination bimanuelles typiquement humaine. Genesis AI déclare des taux de réussite de 90 à 95 % sur la plupart des étapes, mais seulement 50-60 % pour les deux plus délicates (cassage d'œuf d'une main, transfert avec le dos du couteau) -- un niveau d'honnêteté inhabituel dans les communications de ce secteur. La vitesse d'exécution atteint 60-70 % de celle d'un humain. La main dextère est fournie par Dance Muscle (舞肌科技) ; les deux entreprises co-conçoivent une prochaine génération ciblant le format 1:1 main humaine avec 20 degrés de liberté actifs et back-drivables.

La portée de GENE-26.5 dépasse les performances brutes des démos. Les tâches domestiques exigent une adaptation en temps réel à des objets imprévisibles et à des états de contact changeants, sans trajectoire pré-programmée, ce qui les rend parmi les problèmes de manipulation les plus difficiles à généraliser en robotique. La recette de données de Genesis combine trois sources : données de gant (mouvements fins et signaux tactiles haute fidélité), vidéo en première et troisième personne, pour un total annoncé de plus de 200 000 heures de données cross-modales collectées avec des partenaires. La simulation Genesis, moteur physique open-source développé en parallèle par l'entreprise, assure l'évaluation en boucle fermée et accélère les itérations. Ce pipeline (préentraînement massif sur données humaines, adaptation sur peu de données robot, évaluation en simulation) ressemble structurellement au paradigme qui a transformé le NLP vers les LLMs, et constitue un signal fort pour les intégrateurs et les décideurs industriels : le sim-to-real gap sur la manipulation dextère commence peut-être à se réduire sérieusement.

Genesis AI a été fondée début 2025 et a levé 105 millions de dollars en seed round, l'un des plus importants jamais réalisés en France dans la robotique. Parmi les investisseurs figurent Eric Schmidt (ancien PDG de Google), Xavier Niel et Bpifrance. Le CEO Zhou Xian est titulaire d'un doctorat du Carnegie Mellon University Robotics Institute, ce qui ancre l'entreprise dans la tradition académique américaine malgré son origine française. Dans une course humanoïde particulièrement dense qui comprend Figure AI (Figure 03), Tesla (Optimus Gen 3), Physical Intelligence (Pi-0) et NVIDIA (GR00T N2), Genesis se distingue par son pari sur la donnée humaine à grande échelle et la simulation comme levier de généralisation, en opposition aux approches centrées sur la téléopération robot. GENE-26.5 reste toutefois au stade de démo laboratoire : aucun pilote industriel ni calendrier de déploiement n'a été annoncé à ce stade.

Impact France/UE

Genesis AI, startup française ayant levé 105 M€ avec Bpifrance et Xavier Niel, positionne la France comme acteur de premier plan dans la course mondiale aux modèles de fondation pour robots humanoïdes, avec un pipeline données/simulation potentiellement transposable à l'industrie européenne.

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Générateur bionique dévoile un robot humanoïde à détection tactile intégrale
1Robotics Business Review 

Générateur bionique dévoile un robot humanoïde à détection tactile intégrale

Generative Bionics, une entreprise de deep tech spécialisée dans les robots humanoïdes industriels, a dévoilé cette semaine son robot Gene.01 lors de la conférence AMD Advancing AI 2026, marquant ses débuts aux États-Unis. Développé en seulement six mois, Gene.01 combine une peau tactile distribuée sur l'ensemble du corps avec une architecture d'IA que l'entreprise qualifie de "physics-native", conçue pour unifier corps, mécanique et intelligence au sein d'un même système plutôt que de les concevoir séparément. Cette peau tactile détecte le toucher, la température, la proximité et la force, ce qui permet au robot d'anticiper la présence humaine et de réagir avant et pendant un contact physique. Generative Bionics a annoncé un premier cas d'usage industriel via une collaboration avec le chantier naval italien Fincantieri, ciblant des opérations en environnement de construction navale. L'entreprise a aussi choisi d'ouvrir le modèle du robot en open source, en le distribuant sur PyPI, conda-forge et la plateforme officielle de build ROS, permettant une installation via une simple commande pip, conda ou ROS pour l'intégrer aux environnements de simulation ou de robotique existants. Daniele Pucci, PDG de l'entreprise, présente Gene.01 comme une plateforme scalable et personnalisable, et non comme un humanoïde universel. Cette approche répond à un problème concret du secteur: l'apprentissage par démonstration vidéo ne capture pas la force nécessaire pour manipuler un objet, par exemple pour une préhension précise. En intégrant des capteurs de force à l'ensemble du corps, Generative Bionics affirme pouvoir enseigner aux robots non seulement des trajectoires de mouvement mais aussi l'intensité physique requise, un axe que d'autres plateformes VLA comme Pi-0 ou GR00T N2 abordent surtout via la vision. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'enjeu est de savoir si cette sensorisation tactile complète permet réellement de dépasser l'écart classique entre démonstration en laboratoire et déploiement en usine, un doute qui reste légitime tant que le partenariat avec Fincantieri n'a pas produit de résultats vérifiables sur le terrain. La stratégie d'ouverture du modèle logiciel, elle, vise à construire un écosystème de développeurs autour du matériel avant même la commercialisation à grande échelle, une tactique différente de celle de Figure ou de Tesla, qui gardent leurs plateformes fermées. Gene.01 est conçu comme la base d'une famille de robots spécialisés par secteur: pour chaque application, Generative Bionics prévoit d'adapter l'IA à la tâche visée, l'apparence extérieure au contexte d'exploitation, et les effecteurs terminaux, mains ou pieds, selon le déploiement. L'objectif affiché est de fabriquer une plateforme unique à grande échelle puis de la décliner commercialement dans plusieurs verticales industrielles, une logique proche de celle poursuivie par Figure avec le Figure 03 ou par Tesla avec Optimus Gen 3. Le marché des humanoïdes industriels reste toutefois dominé par des annonces et des pilotes plus que par des déploiements massifs vérifiés, et la collaboration avec Fincantieri sur les chantiers navals constitue pour l'instant le seul engagement concret cité par l'entreprise, sans calendrier précis de mise en production communiqué à ce stade.

UEGenerative Bionics, entreprise deep tech européenne, annonce un premier cas d'usage industriel via un partenariat avec le chantier naval italien Fincantieri, ce qui constitue un déploiement concret pour l'écosystème robotique européen.

FR/EU ecosystemeActu
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Le prochain robot humanoïde pourrait ne pas ressembler à un humain
2The Verge 

Le prochain robot humanoïde pourrait ne pas ressembler à un humain

La startup française Genesis AI a présenté Eno, un robot se réclamant du "général purpose" sans reproduire la silhouette humaine. Soutenue par Eric Schmidt, ancien PDG de Google, la société fait le choix radical d'une morphologie repensée : pas de tête au sens classique, une base potentiellement sur roues, une structure compacte et pliable. Seul élément fidèle à l'anatomie : les mains, conçues pour reproduire "exactement la forme et les fonctions" de la main humaine. Genesis AI positionne Eno comme un robot polyvalent capable d'une large gamme de tâches, à l'opposé des machines spécialisées. Les métriques techniques précises (charge utile, degrés de liberté, prix) n'ont pas été communiquées. Ce parti pris interroge une hypothèse dominante du secteur : pourquoi l'humanoïde doit-il ressembler à un humain ? La réponse de Genesis est fonctionnelle. Ce qui compte, c'est la compatibilité avec des environnements et des outils conçus pour des mains humaines, pas la forme du torse ou l'existence d'un visage. Pour les intégrateurs industriels, cela ouvre une piste concrète : des robots ergonomiquement compatibles avec l'espace de travail humain, potentiellement moins coûteux si les composants non fonctionnels sont supprimés. Genesis AI s'inscrit dans une vague de startups françaises de robotique avancée, aux côtés de Wandercraft (exosquelettes) et Enchanted Tools (robots hospitaliers). Le soutien d'Eric Schmidt lui donne une visibilité internationale dans un secteur dominé par Figure AI, Agility Robotics, Boston Dynamics côté américain et Unitree ou Fourier Intelligence côté asiatique. Eno reste à ce stade un teaser : aucun déploiement ni pilote industriel n'a été annoncé, et les performances réelles du système restent entièrement à démontrer.

UEGenesis AI est une startup française dont le projet Eno, soutenu par Eric Schmidt, renforce la visibilité internationale de l'écosystème robotique français, bien que le produit reste à un stade de teaser sans métriques ni déploiement validés.

FR/EU ecosystemeOpinion
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Vendredi vidéo : un robot humanoïde italien prend vie
3IEEE Spectrum Robotics 

Vendredi vidéo : un robot humanoïde italien prend vie

Le rendez-vous hebdomadaire Video Friday d'IEEE Spectrum met en avant plusieurs annonces robotiques de la semaine. La startup italienne Generative Bionics dévoile GENE.01, un humanoïde développé en seulement six mois, capable de marcher, percevoir son environnement et interagir grâce à une peau multimodale intégrale détectant le toucher, la proximité, la force et la température. De son côté, Generalist présente GEN-1, un modèle fondationnel pour la robotique conçu pour piloter une large variété d'effecteurs terminaux, des mains à cinq doigts aux outils spécialisés, avec l'ambition de transférer un "sens physique universel" vers de nouvelles configurations de préhension. Un laboratoire de l'AIR Lab a par ailleurs validé en vol une aile volante pliable fabriquée en carton ondulé, assemblée en moins de 15 minutes à partir de trois plaques découpées au laser. Flexion, en partenariat avec Niantic Spatial et NVIDIA, a développé un pipeline permettant de scanner un site de déploiement réel avec du matériel grand public, de le reconstruire en Gaussian splatting photoréaliste, puis d'entraîner des politiques par apprentissage par renforcement massivement parallélisé, transférées ensuite sans réentraînement (zero-shot) sur le robot physique. LimX Dynamics, PNDbotics et EngineAI ont également publié des démonstrations de leurs plateformes humanoïdes, tandis que Wing a communiqué sur son service de livraison par drone pour le South West London Pathology, opérationnel depuis février 2026, acheminant des échantillons médicaux urgents pour le NHS jusqu'à 85 % plus vite que le transport routier. Cette accumulation d'annonces illustre une dynamique importante pour le secteur : la course aux humanoïdes ne se limite plus aux acteurs américains et chinois établis, avec l'émergence rapide d'équipes comme Generative Bionics capables de livrer une plateforme fonctionnelle en six mois. Le pari de Generalist sur un modèle vision-langage-action (VLA) générique, capable de généraliser à travers différents effecteurs, s'inscrit dans le débat central du secteur sur la capacité réelle des modèles fondationnels à passer à l'échelle au-delà des démonstrations contrôlées. La combinaison Gaussian splatting et RL massivement parallèle proposée par Flexion répond directement au problème du sim-to-real, en réduisant le coût de création d'environnements d'entraînement réalistes à partir de sites réels. Ces avancées restent toutefois à nuancer : plusieurs vidéos de la semaine, notamment celle d'un robot manipulant des cônes de glace pour la société Sharpa, sont explicitement présentées comme des productions conceptuelles ne représentant pas le fonctionnement réel en magasin, un rappel que la frontière entre démonstration marketing et déploiement opérationnel reste souvent floue dans la communication du secteur. Ces développements s'inscrivent dans la trajectoire plus large de maturation de la robotique physique amorcée ces dernières années, portée par les progrès des modèles de fondation robotiques (à l'image de Pi-0 ou GR00T) et par la baisse du coût des capteurs et systèmes de perception. Le déploiement du service de drones de Wing pour le NHS marque une étape concrète de passage à l'usage réel dans le secteur médical, au-delà des humanoïdes. Les prochaines échéances du calendrier robotique, dont le Summer School on Multi-Robot Systems fin juillet à Prague, la conférence Actuate en août à San Francisco et IROS 2026 fin septembre à Pittsburgh, devraient permettre de mesurer si ces annonces se traduisent par des déploiements pilotes documentés ou restent au stade de démonstrations vidéo.

UEL'émergence de la startup italienne Generative Bionics, capable de livrer un humanoïde fonctionnel en six mois, illustre une dynamique d'innovation robotique naissante en Europe face aux acteurs americains et chinois etablis.

FR/EU ecosystemeActu
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Schaeffler prévoit la production en série de réducteurs pour robots humanoïdes en 2027
4Robotics Business Review 

Schaeffler prévoit la production en série de réducteurs pour robots humanoïdes en 2027

Schaeffler Technologies AG, groupe industriel allemand basé à Herzogenaurach (avec un siège américain à Fort Mill, en Caroline du Sud), a annoncé avoir achevé les tests de validation de ses réducteurs à onde de déformation "formés" (formed strain wave gearboxes), conçus spécifiquement pour les actuateurs de robots humanoïdes. L'entreprise prévoit de démarrer la production en série en 2027, d'abord en Allemagne, puis dans d'autres régions du monde. Contrairement à l'usinage de précision classique, qui façonne la géométrie des dents par enlèvement de matière et prend plusieurs minutes, Schaeffler utilise un procédé de formage qui obtient la forme voulue en quelques secondes grâce à des forces de pressage élevées. Le fabricant affirme obtenir des couples et rendements comparables à ceux des réducteurs usinés classiquement, avec une réduction des coûts de fabrication de plus de 25% et une baisse de la consommation de matière de plus de 75%. Schaeffler indique avoir déjà livré plus de deux millions de ces réducteurs formés à l'industrie automobile mondiale au cours des dix dernières années, une expertise qu'elle entend transposer à la robotique humanoïde. David Kehr, président de la division robotique humanoïde du groupe, a porté l'annonce. Les réducteurs à onde de déformation sont des composants centraux des actuateurs, qui représentent à eux seuls environ la moitié du coût total de fabrication d'un robot humanoïde. En identifiant l'usinage de précision comme un goulot d'étranglement potentiel pour la montée en volume du secteur, Schaeffler se positionne non pas comme constructeur de robots, mais comme fournisseur de composants critiques, un rôle "pelles et pioches" qui pourrait peser lourd dans la baisse du coût total des humanoïdes si les intégrateurs et les fabricants de robots adoptent cette technologie. Pour les décideurs industriels, l'enjeu dépasse la démonstration technologique: il s'agit de savoir si la chaîne d'approvisionnement des actuateurs peut suivre le rythme des annonces de déploiement des humanoïdes, un point sur lequel le secteur reste encore largement en phase de préproduction plutôt que de fabrication de masse effective, l'échéance 2027 avancée par Schaeffler restant à confirmer. Schaeffler s'appuie sur son expérience automobile et sa maîtrise industrielle du réducteur à onde de déformation, un composant qu'elle produit depuis des décennies pour d'autres applications, pour légitimer son entrée sur ce marché. Le groupe précise qu'il déploie déjà des robots humanoïdes au sein de sa propre chaîne de valeur mondiale, ce qui lui donne, selon Kehr, une connaissance directe des exigences de cette technologie avant même de vendre le composant à des tiers. Ce positionnement l'oppose à des fournisseurs spécialisés existants dans les réducteurs harmoniques et cycloïdaux, tandis que le secteur des humanoïdes, porté par des acteurs comme Figure, Tesla ou Boston Dynamics, cherche justement à réduire drastiquement le coût de ses actuateurs pour espérer une commercialisation à grande échelle.

UESchaeffler, groupe industriel allemand, ancre en Allemagne la production de reducteurs critiques pour humanoides, renforçant potentiellement la chaine d'approvisionnement europeenne du secteur.

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