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Teradyne Robotics affiche une hausse de ses revenus au début de 2026
FR/EU ecosystemeThe Robot Report 

Teradyne Robotics affiche une hausse de ses revenus au début de 2026

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Teradyne Robotics, la division robotique du fabricant américain d'équipements de test Teradyne, a enregistré 91 millions de dollars de chiffre d'affaires au premier trimestre 2026, contre 69 millions au T1 2025 et 89 millions au T4 2025. Il s'agit du quatrième trimestre consécutif de croissance séquentielle, fait notable car le Q1 est historiquement le trimestre le plus faible du cycle annuel. La division regroupe Universal Robots (cobots à bras articulé) et Mobile Industrial Robots (robots mobiles autonomes AMR). Greg Smith, PDG de Teradyne, a précisé lors de la présentation des résultats que les ventes sont tirées par trois segments : l'e-commerce, la fabrication électronique et les semi-conducteurs, y compris les data centers IA. Les revenus liés à l'IA représentent désormais environ 15 % des ventes trimestrielles. Teradyne a par ailleurs annoncé un partenariat avec la startup Generalist pour une démonstration de cellule d'assemblage physico-IA lors du NVIDIA GTC, et évoque sans les nommer des expéditions croissantes vers un "grand client e-commerce" qui pourrait correspondre au déploiement du robot Vulcan d'Amazon, lequel intègre un cobot UR.

Cette reprise est significative dans un contexte où Teradyne avait connu deux vagues de licenciements en 2025 : 10 % des effectifs en janvier, puis 14 % supplémentaires en novembre, après un déclin de revenus de 326 millions de dollars en 2022 à 293 millions en 2024. Le retour à la croissance, particulièrement marqué sur l'IA industrielle, suggère que le pari sur l'intégration cobots-IA dans les environnements de production haute densité commence à se traduire en commandes fermes plutôt qu'en démonstrations. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, le signal le plus concret est la progression des ventes dans les data centers : Universal Robots se positionne explicitement dans la chaîne "wafer-to-AI", du test de puces à l'assemblage physique des infrastructures IA, un débouché nouveau et potentiellement structurant pour les cobots légers.

Universal Robots, créé au Danemark en 2005 et racheté par Teradyne en 2015 pour 285 millions de dollars, s'est imposé comme la référence des cobots collaboratifs avec plus de 100 000 unités déployées. Mais la pression concurrentielle s'intensifie, notamment de la part de fabricants chinois à bas coût. En Q1 2026, Teradyne a engagé une procédure judiciaire contre Elite Robots, acteur chinois de robots à limitation de force, accusé de copier le logiciel propriétaire d'Universal Robots. Au salon Hannover Messe en avril 2026, le tribunal régional de Hambourg a prononcé une injonction préliminaire interdisant à la filiale allemande d'Elite Robots de commercialiser les produits litigieux en Allemagne. Teradyne a prévenu qu'elle poursuivrait également les distributeurs et partenaires d'Elite Robots qui continueraient à proposer le logiciel incriminé, signalant une stratégie de protection IP agressive sur le marché européen.

Impact France/UE

L'injonction préliminaire du tribunal régional de Hambourg contre la filiale allemande d'Elite Robots protège Universal Robots (fondée au Danemark, EU) sur le marché européen des cobots et expose directement les distributeurs et intégrateurs européens utilisant des robots chinois à limitation de force à un risque juridique.

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Le tribunal régional de Hambourg a émis une injonction préliminaire contre Elite Robots Deutschland GmbH le 22 avril 2026, au moment même où s'ouvrait la Hannover Messe, la plus grande foire industrielle mondiale. L'action est portée par Teradyne Robotics A/S, filiale de Teradyne Inc. et maison mère de Universal Robots A/S, leader du marché des cobots. Teradyne reproche à la filiale allemande du fabricant chinois Elite Robots une contrefaçon de logiciels propriétaires : selon David Brandt, CTO de Universal Robots basé à Odense (Danemark), l'examen du code embarqué dans les cobots Elite a révélé une proximité très forte avec les logiciels UR. L'injonction interdit immédiatement à Elite Robots Germany de proposer ou distribuer le logiciel incriminé et tout produit l'intégrant en Allemagne. Le tribunal a également ordonné à la société de communiquer la liste complète de ses clients approvisionnés. Teradyne aurait par ailleurs demandé à Elite de fermer son stand à Hannover Messe. Fondée en 2016 à Shanghai, Elite Robots revendique plus de 10 000 déploiements dans 35 pays et un portefeuille de plus de 200 brevets, chiffres qui n'ont pas été vérifiés par le tribunal à ce stade. Un problème de sécurité s'ajoute au litige : Brandt a signalé aux autorités de sécurité danoise, allemande et américaine qu'un paramètre dans le logiciel Elite permettrait de désactiver les fonctions de sécurité des robots. Cette décision intervient dans un contexte de pression croissante sur les marges des fabricants de cobots occidentaux, confrontés à une vague de variantes chinoises low-cost. Que la contrefaçon alléguée soit confirmée en procédure au fond ou non, l'injonction préliminaire signale que les tribunaux européens sont prêts à agir rapidement sur des dossiers d'IP robotique. Pour les intégrateurs et distributeurs, le risque légal est immédiat : Teradyne a explicitement averti qu'il poursuivra les partenaires d'Elite qui continueraient à commercialiser le logiciel en cause. La question de la sécurité est potentiellement plus grave encore, car un cobot homologué avec des fonctions de sécurité désactivables expose les opérateurs à des risques non couverts par les certifications CE. Universal Robots a construit sa domination du marché des cobots depuis 2005, avec une base installée de plusieurs centaines de milliers d'unités. Elite Robots, acteur bien plus récent, s'est développé en Europe et aux États-Unis en proposant des bras collaboratifs à des prix sensiblement inférieurs, ce qui lui a valu une expansion rapide mais aussi une surveillance accrue de la part des leaders du secteur. Parmi les autres concurrents directs figurent Doosan, Fanuc et Techman Robot en haut de gamme, et une multitude de fabricants chinois dans le segment économique. Aucune date d'audience au fond n'a encore été fixée, et Elite Robots n'a pas répondu aux demandes de commentaires. Si la procédure se poursuit, elle pourrait établir un précédent structurant pour l'ensemble du marché des cobots en Europe.

UEL'injonction du tribunal de Hambourg expose immédiatement les intégrateurs et distributeurs européens d'Elite Robots à un risque juridique direct, et le signalement d'un défaut permettant de désactiver les fonctions de sécurité aux autorités allemandes et danoises pourrait déclencher une suspension des certifications CE des cobots Elite sur le marché européen.

FR/EU ecosystemeReglementation
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VivaTech 2026 : l’année où les robots humanoïdes sont devenus une réalité industrielle
2Robot Magazine FR 

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Les 17 et 18 juin 2026, la dixième édition de VivaTech à Paris Porte de Versailles a réuni des dizaines de démonstrations de robots humanoïdes capables de marcher, manipuler des objets et interagir avec des opérateurs humains. L'événement s'est distingué des éditions précédentes par la présence notable d'acteurs chinois en nombre, venus exposer leurs avancées en « Embodied AI », la convergence entre modèles de raisonnement LLM et corps robotiques physiques. Parmi les machines les plus remarquées figurait KANGAROO, développé par PAL Robotics (Barcelone) en partenariat avec plusieurs centres de recherche européens : un humanoïde à mobilité avancée, entraîné par renforcement, positionné comme plateforme industrielle et logistique polyvalente. L'article ne fournit pas de spécifications techniques précises (charge utile, degrés de liberté, temps de cycle) ni de confirmation de déploiement commerciaux signés, les présentations restaient majoritairement au stade de démonstrations salon. Ce moment marque une inflexion rhétorique autant que technique : depuis ChatGPT en 2022, l'IA était associée aux assistants logiciels ; VivaTech 2026 a déplacé le centre de gravité vers l'IA physique. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, le signal le plus structurant est la montée en puissance de la Chine sur le segment humanoïde, un marché qu'elle dominait déjà en volumes sur les bras industriels classiques. Pékin traite désormais la robotique humanoïde comme secteur stratégique au même titre que les semi-conducteurs, avec une logique de mise à l'échelle rapide et de compression des coûts qui change la donne compétitive. Pour les acheteurs B2B européens, la question n'est plus seulement « quelle plateforme est la plus capable » mais « laquelle peut être produite en volumes suffisants à un prix d'entrée industriel ». La trajectoire rappelle celle des véhicules électriques : l'Europe dispose de l'ingénierie, la Chine de la capacité de production. PAL Robotics, fondée en 2004 à Barcelone et pionnière de l'humanoïde de recherche avec REEM puis TALOS, représente l'une des rares maisons européennes avec une expérience longue sur les plateformes bipèdes. KANGAROO s'inscrit dans une stratégie de positionnement pragmatique face aux offres américaines (Figure, Apptronik, Tesla Optimus) et chinoises (Unitree, Fourier, UBTECH), en visant des environnements industriels structurés plutôt que des cas d'usage grand public. Les suites annoncées restent vagues : aucun calendrier de commercialisation ni volume de déploiement n'est mentionné dans l'article source. L'édition 2026 confirme que la course à l'humanoïde industriel est désormais ouverte et multipolaire, mais la majorité des acteurs en sont encore à la phase démonstration-salon, pas à la livraison cliente à l'échelle.

UEPAL Robotics (Barcelone) positionne KANGAROO comme plateforme humanoïde industrielle européenne lors de VivaTech Paris, mais l'Europe reste structurellement exposée à la montée en puissance chinoise sur les volumes et la compression des coûts, un risque compétitif direct pour les intégrateurs industriels français et européens.

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Infineon Technologies a lancé en 2026 son Startup Challenge annuel en le centrant cette année sur la robotique humanoïde. Le programme, ouvert à des équipes fondatrices et des jeunes entreprises high-tech du monde entier, est conçu pour transformer des concepts technologiques en applications commercialisables. Il s'inscrit dans le cadre du Co-Innovation Program global d'Infineon, un dispositif structuré de co-développement entre le groupe et des startups sélectionnées. L'initiative signale que la couche composants et semi-conducteurs commence à se structurer autour du marché humanoïde émergent. Infineon fournit des briques critiques pour la robotique : microcontrôleurs, capteurs radar et LiDAR, puces de gestion de l'énergie, et circuits de contrôle moteur. Impliquer des startups humanoïdes dès la phase de conception permet à Infineon de s'ancrer tôt dans les architectures matérielles qui deviendront des standards. Pour les porteurs de projets robotiques, l'accès à un partenaire industriel de ce niveau représente un levier d'accélération concret sur la fiabilité des composants et la mise à l'échelle de la production. Il convient cependant de noter que l'annonce reste à ce stade un appel à candidatures sans résultats ni métriques publiées. Infineon, groupe allemand coté au DAX avec un chiffre d'affaires de plus de 14 milliards d'euros en 2024, est l'un des rares acteurs européens disposant d'une surface suffisante pour peser dans la course humanoïde sans construire de robot. Cette posture de fournisseur stratégique de composants le place en concurrent indirect de TI, STMicroelectronics (franco-italien) et des divisions semi-conducteurs de Renesas ou Bosch, qui ciblent eux aussi le marché robotique en pleine expansion.

UEInfineon (Allemagne, DAX, 14 Md€ CA) structure la couche composants européenne pour l'humanoïde et offre aux startups FR/EU un accès direct à un partenaire industriel de rang mondial pour fiabiliser leurs architectures matérielles (MCU, radar, gestion énergie).

FR/EU ecosystemeOpinion
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ABB Robotics lance OmniVance, une cellule autonome de finition de surface

ABB Robotics a lancé fin avril 2026 l'OmniVance Collaborative Surface Finishing Cell, sa première cellule entièrement automatisée dédiée au ponçage et au polissage industriel. La solution, développée par le groupe suisse basé à Zurich, repose sur le cobot GoFa d'ABB et se présente comme une offre clé en main, livrée avec tous les composants de sécurité nécessaires, certifiée CE, et opérationnelle sans ingénierie supplémentaire. L'interface de programmation, disponible sur tablette, intègre des fonctions d'enregistrement de trajectoires 3D par guidage manuel (lead-through), de création de chemins 2D prédéfinis, et d'édition intuitive via des blocs Wizard Easy Programming. ABB affirme que ces outils permettent de réduire le temps de programmation jusqu'à 90%, une estimation à prendre avec précaution faute de contexte méthodologique précis. La cellule intègre également une préparation à l'extraction de poussières pour maintenir la qualité de finition et la santé des opérateurs. L'enjeu adressé est réel : le finissage de surface reste l'une des étapes les plus difficiles à automatiser à grande échelle, exposant les opérateurs à des contraintes physiques importantes et à des environnements poussiéreux. Deloitte et le Manufacturing Institute estiment que 1,9 million de postes dans la fabrication américaine seront non pourvus d'ici 2033, un signal fort de la pénurie structurelle de main-d'oeuvre qualifiée. En ciblant les PME sans expertise robotique interne, ABB tente de combler un angle mort du marché : les solutions sur mesure sont trop complexes et coûteuses pour ces acteurs, tandis que les kits d'entrée de gamme manquent de capacité et d'évolutivité. La proposition plug-and-play, sans programmation personnalisée requise, abaisse concrètement le seuil d'adoption. La réduction des TMS (troubles musculo-squelettiques) et la libération des opérateurs vers des tâches à plus forte valeur ajoutée constituent des arguments B2B solides face aux acheteurs industriels. ABB figure parmi les quatre grands fabricants mondiaux de robots industriels, aux côtés de KUKA, Fanuc et Yaskawa. Sa division robotique emploie environ 7 000 personnes, avec un siège américain et une usine à Auburn Hills, dans le Michigan. En octobre 2025, ABB Group a annoncé la cession de cette division à SoftBank Group pour 5,3 milliards de dollars, une transaction qui repositionne ABB Robotics dans un écosystème orienté IA et humanoides, porté par SoftBank via ses participations dans Boston Dynamics et d'autres acteurs. Parallèlement, ABB a lancé en avril 2026 la gamme PoWa, six cobots à limitation de force et de puissance couvrant des charges utiles de 7 à 30 kg et atteignant jusqu'à 5,8 m/s, renforçant son portefeuille collaboratif avant la finalisation probable du rachat. L'OmniVance s'inscrit dans cette dynamique de montée en gamme applicative avant la transition de propriété.

UEEn tant qu'entreprise suisse certifiant CE l'OmniVance, ABB cible directement les PME industrielles européennes sans expertise robotique interne, abaissant concrètement le seuil d'adoption de l'automatisation du finissage de surface sur le marché européen.

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