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Un tribunal allemand statue en faveur de Teradyne Robotics et émet une injonction contre Elite Robots
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Un tribunal allemand statue en faveur de Teradyne Robotics et émet une injonction contre Elite Robots

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Le tribunal régional de Hambourg a émis une injonction préliminaire contre Elite Robots Deutschland GmbH le 22 avril 2026, au moment même où s'ouvrait la Hannover Messe, la plus grande foire industrielle mondiale. L'action est portée par Teradyne Robotics A/S, filiale de Teradyne Inc. et maison mère de Universal Robots A/S, leader du marché des cobots. Teradyne reproche à la filiale allemande du fabricant chinois Elite Robots une contrefaçon de logiciels propriétaires : selon David Brandt, CTO de Universal Robots basé à Odense (Danemark), l'examen du code embarqué dans les cobots Elite a révélé une proximité très forte avec les logiciels UR. L'injonction interdit immédiatement à Elite Robots Germany de proposer ou distribuer le logiciel incriminé et tout produit l'intégrant en Allemagne. Le tribunal a également ordonné à la société de communiquer la liste complète de ses clients approvisionnés. Teradyne aurait par ailleurs demandé à Elite de fermer son stand à Hannover Messe. Fondée en 2016 à Shanghai, Elite Robots revendique plus de 10 000 déploiements dans 35 pays et un portefeuille de plus de 200 brevets, chiffres qui n'ont pas été vérifiés par le tribunal à ce stade. Un problème de sécurité s'ajoute au litige : Brandt a signalé aux autorités de sécurité danoise, allemande et américaine qu'un paramètre dans le logiciel Elite permettrait de désactiver les fonctions de sécurité des robots.

Cette décision intervient dans un contexte de pression croissante sur les marges des fabricants de cobots occidentaux, confrontés à une vague de variantes chinoises low-cost. Que la contrefaçon alléguée soit confirmée en procédure au fond ou non, l'injonction préliminaire signale que les tribunaux européens sont prêts à agir rapidement sur des dossiers d'IP robotique. Pour les intégrateurs et distributeurs, le risque légal est immédiat : Teradyne a explicitement averti qu'il poursuivra les partenaires d'Elite qui continueraient à commercialiser le logiciel en cause. La question de la sécurité est potentiellement plus grave encore, car un cobot homologué avec des fonctions de sécurité désactivables expose les opérateurs à des risques non couverts par les certifications CE.

Universal Robots a construit sa domination du marché des cobots depuis 2005, avec une base installée de plusieurs centaines de milliers d'unités. Elite Robots, acteur bien plus récent, s'est développé en Europe et aux États-Unis en proposant des bras collaboratifs à des prix sensiblement inférieurs, ce qui lui a valu une expansion rapide mais aussi une surveillance accrue de la part des leaders du secteur. Parmi les autres concurrents directs figurent Doosan, Fanuc et Techman Robot en haut de gamme, et une multitude de fabricants chinois dans le segment économique. Aucune date d'audience au fond n'a encore été fixée, et Elite Robots n'a pas répondu aux demandes de commentaires. Si la procédure se poursuit, elle pourrait établir un précédent structurant pour l'ensemble du marché des cobots en Europe.

Impact France/UE

L'injonction du tribunal de Hambourg expose immédiatement les intégrateurs et distributeurs européens d'Elite Robots à un risque juridique direct, et le signalement d'un défaut permettant de désactiver les fonctions de sécurité aux autorités allemandes et danoises pourrait déclencher une suspension des certifications CE des cobots Elite sur le marché européen.

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Teradyne Robotics intensifie sa lutte contre les copies de cobots
1Robotics Business Review 

Teradyne Robotics intensifie sa lutte contre les copies de cobots

Teradyne Robotics, maison mère du fabricant de cobots Universal Robots, a déposé une plainte pour contrefaçon de brevets contre la filiale allemande de l'entreprise chinoise JAKA Robotics. La plainte, déposée devant la division locale de Copenhague de la Juridiction unifiée du brevet (UPC), vise plusieurs brevets couvrant à la fois le matériel et le logiciel des bras collaboratifs d'Universal Robots. Selon David Brandt, vice-président R&D et directeur technique d'Universal Robots, l'entreprise a acheté un robot JAKA après avoir constaté des ressemblances frappantes avec ses propres bras à limitation de force et de puissance, et l'examen du produit a révélé une possible contrefaçon. Le choix de Copenhague s'explique par des actes d'infraction allégués survenus au Danemark et dans d'autres États membres de l'UE. Il s'agit du second contentieux majeur de Teradyne Robotics contre un acteur chinois en Europe cette année : en février 2026, l'entreprise avait déjà attaqué la filiale allemande d'Elite Robots pour contrefaçon de droits d'auteur, obtenant en avril une injonction préliminaire du tribunal régional de Hambourg interdisant à Elite Robots Allemagne de commercialiser les logiciels et produits litigieux, procédure toujours en cours. JAKA n'a pas répondu aux sollicitations du Robot Report. Une décision de l'UPC aurait une portée géographique large : elle pourrait s'appliquer dans 17 des 18 États membres de l'UE participant à l'UPC, ainsi que dans des pays tiers comme le Royaume-Uni et l'Espagne. Pour les intégrateurs et acheteurs de cobots, cette affaire illustre un durcissement net de la défense de propriété intellectuelle face à la montée de fabricants chinois proposant des bras collaboratifs aux caractéristiques très proches des standards occidentaux. Une victoire de Teradyne pourrait forcer des ajustements de gamme, des retraits de marché ou des accords de licence pour plusieurs fournisseurs chinois actifs en Europe, et pèsera sur les décisions d'achat des industriels, qui évaluent désormais la solidité juridique de leurs fournisseurs autant que le prix. Jean-Pierre Hathout, président du groupe Teradyne Robotics, a affirmé que l'entreprise n'accepterait pas la copie illégale de technologies protégées, un discours qui traduit une stratégie assumée de contentieux répétés plutôt qu'un cas isolé. Universal Robots structure aujourd'hui son offre en deux gammes : la UR Series (UR8 Long, UR15, UR18, UR20, UR30), avec des charges utiles de 10 à 35 kg et une portée allant jusqu'à 1750 mm, et l'e-Series, plus compacte (UR3e, UR7e, UR12e, UR16e), avec des charges de 3 à 16 kg et des portées de 500 à 1300 mm. JAKA aligne un catalogue tout aussi étendu, articulé autour des séries Zu, Pro, S, AL, A et Mini, plus le MiniCobo. La famille Zu s'étend du Zu3 au Zu30, avec par exemple le Zu5 (5 kg, 954 mm) et le Zu18 (18 kg, 1073 mm), tandis que la série Pro (Pro5, Pro12, Pro16) cible des usages plus exigeants. Cette comparaison de portefeuilles, mise en avant par Teradyne lui-même à l'appui de sa plainte, devrait occuper une place centrale dans l'instruction du dossier devant l'UPC.

UEUne décision de l'UPC siégeant a Copenhague pourrait s'appliquer dans 17 des 18 Etats membres de l'UE, affectant directement l'accès au marche européen des fabricants chinois de cobots comme JAKA et pesant sur les choix d'approvisionnement des industriels français et européens.

FR/EU ecosystemeReglementation
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JAKA contre-attaque Teradyne Robotics dans le litige de brevets
2Robotics Business Review 

JAKA contre-attaque Teradyne Robotics dans le litige de brevets

Le fabricant chinois de bras collaboratifs JAKA Robotics a riposté le 3 septembre après avoir été poursuivi la semaine précédente par Teradyne Robotics, maison mère du danois Universal Robots, pour violation de brevets portant sur le matériel et le logiciel de ses cobots. Dans un communiqué transmis à The Robot Report, JAKA affirme avoir engagé une action en justice demandant une injonction contre ce qu'elle qualifie de déclarations publiques "fausses, trompeuses et préjudiciables" de la part de Teradyne. La société, basée à Shanghai, dit n'avoir reçu aucune communication directe de Teradyne ni de ses représentants légaux, et n'avoir vu aucun document judiciaire lié à l'affaire: elle affirme avoir appris les accusations uniquement via une annonce de Teradyne sur les réseaux sociaux. Selon JAKA, ses conseils juridiques n'avaient trouvé, au 2 septembre, aucune procédure pour contrefaçon de brevet ouverte contre elle, et The Robot Report n'avait à ce stade identifié aucun document de justice confirmant le dossier. JAKA revendique plus de 300 brevets déposés dans le monde et affirme avoir commandé deux analyses indépendantes de liberté d'exploitation avant son entrée sur le marché européen, sans qu'aucune ne signale de risque de contrefaçon. David Brandt, vice-président R&D et directeur technique d'Universal Robots, a répondu que la plainte avait bien été déposée devant les tribunaux de Copenhague et n'avait peut-être pas encore été signifiée à JAKA, ajoutant que le nombre de brevets détenus par JAKA importe peu, seule comptant leur solidité. Cette querelle, rendue publique de façon inhabituelle pour un contentieux de brevets dans la robotique, illustre les tensions croissantes entre fabricants occidentaux établis et nouveaux entrants chinois sur le marché des cobots. JAKA accuse Teradyne d'associer ses produits à une sécurité ou une qualité moindre en raison de leur "origine chinoise", une allégation qu'elle juge infondée puisque la sécurité d'un cobot dépend de l'intégration et de l'évaluation des risques, pas du pays de fabrication. JAKA parle d'une tentative de créer une "incertitude anticoncurrentielle" sur le marché. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'affaire ajoute un facteur de risque juridique à considérer lors du choix de bras collaboratifs chinois en Europe, à un moment où ces fournisseurs gagnent des parts de marché face à Universal Robots, longtemps leader incontesté du secteur. Universal Robots, pionnier danois des cobots fondé en 2005 et racheté par l'américain Teradyne en 2015, défend ainsi une position dominante face à JAKA Robotics, fondée à Shanghai en 2014 et en pleine expansion en Europe. La plainte de Teradyne vise la filiale allemande de JAKA et a été déposée devant un tribunal de Copenhague, sur le terrain historique d'Universal Robots. JAKA affirme de son côté avoir lancé une procédure distincte en Allemagne contre les déclarations publiques de Teradyne. Aucun document judiciaire n'a encore été rendu public de part et d'autre, et le statut exact de la signification reste incertain. The Robot Report indique poursuivre son suivi de l'affaire à mesure que de nouveaux dépôts et déclarations seront disponibles.

UELe litige oppose le cobotier danois Universal Robots (filiale Teradyne) au chinois JAKA devant les tribunaux de Copenhague et en Allemagne, ajoutant un risque juridique pour les intégrateurs européens qui envisagent des bras collaboratifs chinois.

FR/EU ecosystemeActu
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Teradyne Robotics affiche une hausse de ses revenus au début de 2026
3The Robot Report 

Teradyne Robotics affiche une hausse de ses revenus au début de 2026

Teradyne Robotics, la division robotique du fabricant américain d'équipements de test Teradyne, a enregistré 91 millions de dollars de chiffre d'affaires au premier trimestre 2026, contre 69 millions au T1 2025 et 89 millions au T4 2025. Il s'agit du quatrième trimestre consécutif de croissance séquentielle, fait notable car le Q1 est historiquement le trimestre le plus faible du cycle annuel. La division regroupe Universal Robots (cobots à bras articulé) et Mobile Industrial Robots (robots mobiles autonomes AMR). Greg Smith, PDG de Teradyne, a précisé lors de la présentation des résultats que les ventes sont tirées par trois segments : l'e-commerce, la fabrication électronique et les semi-conducteurs, y compris les data centers IA. Les revenus liés à l'IA représentent désormais environ 15 % des ventes trimestrielles. Teradyne a par ailleurs annoncé un partenariat avec la startup Generalist pour une démonstration de cellule d'assemblage physico-IA lors du NVIDIA GTC, et évoque sans les nommer des expéditions croissantes vers un "grand client e-commerce" qui pourrait correspondre au déploiement du robot Vulcan d'Amazon, lequel intègre un cobot UR. Cette reprise est significative dans un contexte où Teradyne avait connu deux vagues de licenciements en 2025 : 10 % des effectifs en janvier, puis 14 % supplémentaires en novembre, après un déclin de revenus de 326 millions de dollars en 2022 à 293 millions en 2024. Le retour à la croissance, particulièrement marqué sur l'IA industrielle, suggère que le pari sur l'intégration cobots-IA dans les environnements de production haute densité commence à se traduire en commandes fermes plutôt qu'en démonstrations. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, le signal le plus concret est la progression des ventes dans les data centers : Universal Robots se positionne explicitement dans la chaîne "wafer-to-AI", du test de puces à l'assemblage physique des infrastructures IA, un débouché nouveau et potentiellement structurant pour les cobots légers. Universal Robots, créé au Danemark en 2005 et racheté par Teradyne en 2015 pour 285 millions de dollars, s'est imposé comme la référence des cobots collaboratifs avec plus de 100 000 unités déployées. Mais la pression concurrentielle s'intensifie, notamment de la part de fabricants chinois à bas coût. En Q1 2026, Teradyne a engagé une procédure judiciaire contre Elite Robots, acteur chinois de robots à limitation de force, accusé de copier le logiciel propriétaire d'Universal Robots. Au salon Hannover Messe en avril 2026, le tribunal régional de Hambourg a prononcé une injonction préliminaire interdisant à la filiale allemande d'Elite Robots de commercialiser les produits litigieux en Allemagne. Teradyne a prévenu qu'elle poursuivrait également les distributeurs et partenaires d'Elite Robots qui continueraient à proposer le logiciel incriminé, signalant une stratégie de protection IP agressive sur le marché européen.

UEL'injonction préliminaire du tribunal régional de Hambourg contre la filiale allemande d'Elite Robots protège Universal Robots (fondée au Danemark, EU) sur le marché européen des cobots et expose directement les distributeurs et intégrateurs européens utilisant des robots chinois à limitation de force à un risque juridique.

FR/EU ecosystemeOpinion
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Danser avec REEM-C : une étude de communication physique et sociale entre robot et humain
4arXiv cs.RO 

Danser avec REEM-C : une étude de communication physique et sociale entre robot et humain

Une équipe de recherche publie une étude actualisée (arXiv:2408.05301, version 3) consacrée à la communication physique et sociale entre un robot humanoïde et un humain, testée à travers un scénario de danse en couple. La plateforme humanoïde à corps complet REEM-C, développée par l'entreprise espagnole PAL Robotics, tient le rôle du meneur et guide un partenaire humain en lui signalant les prochains pas via trois canaux de communication, haptique (contact physique), visuel et audio, utilisables seuls ou combinés. Pour cela, les chercheurs ont conçu une architecture de contrôle du corps entier scindée en deux : le haut du corps combine contrôle en admittance et en impédance pour gérer le contact physique avec le partenaire, tandis que le bas du corps reste en contrôle de position pour assurer l'équilibre et l'exécution des pas. Des expériences menées avec des participants humains ont permis de vérifier les performances du contrôleur et de comparer l'efficacité perçue et le confort des différentes modalités de communication. L'interaction physique-sociale homme-robot (psHRI) reste un point faible de la robotique humanoïde actuelle : la plupart des plateformes évitent le contact physique direct avec un humain ou le gèrent de façon rigide, ce qui limite les scénarios de collaboration rapprochée comme le guidage physique, l'assistance à la mobilité ou le co-portage de charges. En testant un robot qui initie et maintient un contact physique continu pour transmettre de l'information, l'étude sort du cadre habituel des démonstrations de manipulation ou de locomotion isolées et s'attaque directement à la lisibilité de l'intention robotique en contact rapproché. Pour les intégrateurs et chercheurs en robotique collaborative, les résultats sur la modalité jugée la plus efficace et la plus confortable, au-delà de la seule faisabilité technique du contrôleur, offrent des repères concrets pour concevoir des interfaces physiques en usine, en logistique ou en assistance à la personne, où le geste doit rester intuitif sans effort cognitif pour l'humain. REEM-C est la plateforme de recherche humanoïde de PAL Robotics, entreprise basée à Barcelone, déjà utilisée dans de nombreuses études académiques d'interaction homme-robot avant ce travail sur la danse meneur-suiveur. Cette publication s'inscrit dans un contexte où la majorité des annonces humanoïdes récentes, qu'il s'agisse de Figure 03, d'Optimus ou d'autres plateformes commerciales, mettent l'accent sur la manipulation autonome et la marche plutôt que sur la communication physique fine avec un partenaire humain. Il s'agit ici d'un travail de recherche académique, article arXiv en version révisée et non d'un produit commercialisé ni d'un déploiement industriel, dont l'objectif est de poser des bases méthodologiques pour des contrôleurs psHRI plus lisibles. Les auteurs évoquent des prolongements possibles vers d'autres scénarios de guidage physique au-delà de la danse, où ce type de communication multimodale pourrait s'appliquer à la rééducation ou à l'accompagnement de personnes à mobilité réduite.

UEPAL Robotics (Barcelone, Espagne) fait progresser via cette étude académique l'interaction physique homme-robot, un savoir-faire européen directement transférable a l'industrie, la logistique et l'assistance a la personne en UE.

FR/EU ecosystemePaper
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