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NEURA Robotics lève jusqu'à 1,4 milliard de dollars en Série C pour son IA physique
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NEURA Robotics lève jusqu'à 1,4 milliard de dollars en Série C pour son IA physique

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Résumé IASource uniqueImpact UE

NEURA Robotics GmbH, basée à Metzingen en Allemagne, a annoncé le 10 juin 2026 une levée de fonds de Série C pouvant atteindre 1,4 milliard de dollars, financée par un consortium d'investisseurs technologiques dont Tether, Qualcomm et Amazon. La startup, fondée en 2019 par David Reger, commercialise une gamme couvrant des bras robotiques légers, des robots mobiles (série MAV), des robots humanoïdes (modèle 4NE1) et un manipulateur mobile polyvalent baptisé MiPA, ciblant principalement la fabrication et la supply chain. Ce tour de table vient financer deux axes prioritaires : le développement de la plateforme "Neuraverse", décrite comme un écosystème ouvert d'IA physique permettant aux robots d'apprendre collectivement entre déploiements, et l'expansion d'un réseau mondial de "NEURA Gyms", des environnements d'entraînement à grande échelle combinant interaction sensorielle réelle, simulation et pipelines d'apprentissage multimodal. Il s'agit à ce stade d'une annonce de financement, pas d'un produit expédié ni d'un déploiement industriel documenté à grande échelle.

Sur le fond, une levée de 1,4 milliard de dollars pour un acteur européen de la robotique humanoïde est un signal fort : les capitaux qui se concentraient jusqu'ici quasi exclusivement sur Figure AI, Agility Robotics, 1X ou Tesla Optimus commencent à irriguer des challengers hors Silicon Valley. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, la question concrète est celle du sim-to-real gap, que NEURA tente de réduire via son partenariat avec Dassault Systèmes annoncé en avril 2026. Le concept de Neuraverse, où plusieurs robots partagent une intelligence distribuée entre déploiements, s'inscrit dans une tendance plus large des architectures VLA (Vision-Language-Action) à l'échelle fleet, comme l'illustre Pi-0 de Physical Intelligence ou GR00T N2 de NVIDIA. Les métriques de performance annoncées restent cependant absentes du communiqué, ce qui rend toute comparaison technique avec les concurrents impossible à ce stade.

NEURA Robotics a bâti depuis 2019 un réseau de partenaires industriels structurant : Bosch pour le développement logiciel des humanoïdes (janvier 2026), Dassault Systèmes pour la simulation, mais aussi Schaeffler, Kawasaki, Delta Electronics, Qualcomm et NVIDIA pour l'infrastructure edge AI et les composants. Ce positionnement d'écosystème décentralisé tranche avec l'approche verticalement intégrée de Figure ou de Tesla. En Europe, NEURA est aujourd'hui l'acteur humanoïde le mieux capitalisé, loin devant des startups comme Enchanted Tools (France) ou Wandercraft, qui opèrent sur des segments différents (cobots expressifs et exosquelettes médicaux). Les prochaines étapes déclarées portent sur l'accélération du déploiement à l'échelle industrielle et l'ouverture de nouveaux NEURA Gyms à l'international, sans calendrier précis communiqué.

Impact France/UE

NEURA Robotics, acteur allemand désormais le humanoïde le mieux capitalisé d'Europe avec 1,4 Md$, implique directement Dassault Systèmes (France) comme partenaire stratégique simulation et repositionne l'UE comme concurrent crédible face aux leaders américains de la robotique humanoïde industrielle.

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Comau et OMRON Robotics s'associent pour proposer leurs robots à davantage de secteurs industriels
1Robotics Business Review 

Comau et OMRON Robotics s'associent pour proposer leurs robots à davantage de secteurs industriels

Comau SpA, le spécialiste italien de l'automatisation industrielle basé à Turin, et OMRON Robotics, filiale robotique d'Omron Industrial Automation dont le siège est à Pleasanton (Californie), ont annoncé un partenariat stratégique visant à accélérer conjointement le déploiement de l'automatisation dans l'industrie mondiale. L'accord, annoncé le 11 mai 2026, cible en priorité quatre secteurs à forte croissance : l'électronique, les semi-conducteurs, la fabrication médicale et l'intralogistique industrielle légère. Les deux PDG, Pietro Gorlier pour Comau et Olivier Welker pour OMRON Robotics, ont confirmé l'initiative sans en préciser les modalités financières ni les engagements de chiffre d'affaires commun. Les sociétés prévoient d'intégrer du matériel robotique, des technologies de contrôle avancées et des plateformes logicielles d'automatisation, avec des initiatives conjointes supplémentaires à l'étude. OMRON a par ailleurs élargi le mois dernier les options de configuration mât de son AMR OL-450S, illustrant une dynamique produit active en parallèle du rapprochement. Ce partenariat répond à une tension réelle du marché : les intégrateurs et les industriels cherchent des solutions qui s'insèrent aussi bien dans des lignes de production existantes que dans des environnements de nouvelle génération, sans multiplier les intégrateurs spécialisés. En combinant le portefeuille OMRON, reconnu pour ses robots industriels, collaboratifs et mobiles ainsi que ses environnements de programmation à déploiement rapide, avec la base installée de Comau dans l'automobile, l'e-mobilité, la pharmacie et la logistique, les deux acteurs visent une offre plus large et accessible à l'échelle mondiale. La portée réelle de la collaboration reste à vérifier dans la pratique : l'annonce est, pour l'instant, une déclaration d'intention sans déploiement client documenté ni métriques de performance communes publiées. Comau, présent dans plus de 30 pays et anciennement dans l'orbite de Stellantis, a engagé depuis deux ans une diversification active hors de l'automobile, notamment avec l'acquisition d'Automha SpA (Bergame, Italie), spécialiste de l'intralogistique globale présenté à MODEX en avril. OMRON Robotics s'appuie sur l'écosystème mondial d'Omron, groupe japonais pesant plusieurs milliards de dollars dans l'automatisation industrielle. Sur ce segment de la robotique légère et de la manutention flexible, les deux entreprises se retrouvent en concurrence directe avec des alliances similaires impliquant Universal Robots, Fanuc ou Yaskawa Motoman. Roberto Mendes Cutrupi, directeur de la business unit Amérique du Nord de Comau, prendra la parole lors du Robotics Summit & Expo de Boston le 28 mai 2026, première occasion publique de préciser la feuille de route opérationnelle de cette collaboration.

UEComau, acteur industriel italien majeur anciennement dans l'orbite Stellantis, étend son portefeuille hors automobile via ce partenariat, renforçant potentiellement la compétitivité des intégrateurs européens face aux alliances concurrentes portées par Universal Robots, Yaskawa ou Fanuc.

FR/EU ecosystemeOpinion
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Le robot humanoïde LeRobot de Hugging Face à 2 500 dollars rend la robotique imprimée en 3D accessible
2Interesting Engineering 

Le robot humanoïde LeRobot de Hugging Face à 2 500 dollars rend la robotique imprimée en 3D accessible

Hugging Face a dévoilé LeRobot Humanoid, une plateforme bipedale open-source entièrement imprimable en 3D évaluée à environ 2 500 dollars en composants, soit un facteur 40 à 100 en dessous des systèmes humanoïdes commerciaux habituels. Le kit publié comprend des fichiers mécaniques imprimables, une liste de matériaux complète, des instructions d'assemblage et de câblage, ainsi que des outils de configuration moteur. Dans sa version initiale, le robot se limite à la locomotion du bas du corps : station debout, marche expérimentale, calibration et test de politiques de locomotion par renforcement. Les composants structurels sont remplaçables à la demande, ce qui permet une itération matérielle rapide sans reconstruire l'ensemble du système. La plateforme s'intègre au framework LeRobot-legged-zoo avec des environnements de simulation MJLab, et inclut un pipeline sim-to-real : les données collectées sur le robot physique sont rejouées en simulation pour affiner les paramètres du modèle et améliorer la fiabilité du transfert de politique. Un workflow de conception orienté contrôle permet en outre de valider des stratégies d'équilibre sur des représentations simplifiées avant de finaliser la géométrie mécanique, réduisant les coûts de développement en amont. Ce projet représente un changement de repère concret pour les laboratoires universitaires et les petites équipes de R&D en robotique bipedale. Le seuil d'entrée à 2 500 dollars contraste avec les plateformes humanoïdes commerciales comme l'Optimus Gen 2 de Tesla, le Figure 03 ou l'Atlas de Boston Dynamics, dont les coûts dépassent largement les 100 000 dollars et dont l'accès reste conditionné à des partenariats industriels sélectifs. En rendant le matériel reproductible et le workflow sim-to-real accessible, Hugging Face permet des cycles d'itération hardware bien plus courts, une hypothèse centrale de la robotique académique que peu d'acteurs avaient traduite en produit à ce prix. Il faut cependant noter que les performances de locomotion annoncées restent à valider indépendamment : aucune métrique de vitesse de marche, de cycle time ou de robustesse aux perturbations n'est communiquée dans la documentation publiée, ce qui place le projet davantage du côté plateforme d'expérimentation que système opérationnel validé. Ce lancement s'inscrit dans la stratégie hardware d'Hugging Face, initiée en avril 2025 avec l'acquisition de Pollen Robotics, startup bordelaise créatrice du robot humanoïde open-source Reachy 2. C'est la première incursion de l'entreprise new-yorkaise dans le matériel physique, et elle se fait via un acteur français dont l'expertise en robotique open-source est établie depuis plusieurs années. L'objectif déclaré est de construire un écosystème complet combinant matériel, simulation, outils logiciels et systèmes d'entraînement, en miroir de ce que la bibliothèque LeRobot représente déjà pour les bras manipulateurs low-cost. Face à des acteurs comme Unitree Robotics, qui propose déjà le G1 à moins de 20 000 dollars, ou à Agility Robotics et Apptronik qui ciblent des déploiements industriels à grande échelle, Hugging Face se positionne clairement sur le segment recherche et prototypage. L'intégration du haut du corps et les capacités de manipulation complète restent inscrites dans la feuille de route sans date précise, ce qui signifie que la plateforme est pour l'instant un outil de locomotion, pas encore un humanoïde complet.

UELe lancement de LeRobot Humanoid est directement ancré dans l'expertise de Pollen Robotics, startup bordelaise acquise par Hugging Face en avril 2025, positionnant la France comme pierre angulaire de l'écosystème mondial de la robotique humanoïde open-source.

FR/EU ecosystemeOpinion
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Nyobolt lève des fonds pour étendre la recharge rapide à davantage de robots
3Robotics Business Review 

Nyobolt lève des fonds pour étendre la recharge rapide à davantage de robots

Nyobolt, entreprise britannique spécialisée dans les batteries à charge rapide basée à Cambridge, a annoncé cette semaine une levée de fonds de 60 millions de dollars, portant sa valorisation au-dessus du milliard de dollars. Le tour de table a été mené par Symbotic, le spécialiste américain de la robotique pour supply chain, avec la participation d'IQ Capital, Latitude (Phoenix Court), Scania Invest et CBMM. La traction commerciale de Nyobolt est illustrée par une croissance de revenus multipliée par cinq en un an. Cas d'usage phare : les AMRs SymBot de Symbotic, déployés en entrepôts 24h/24, utilisent désormais les batteries Nyobolt à la place des ultracapacitors précédemment embarqués. Le résultat annoncé : capacité énergétique multipliée par six, masse réduite de 40 %, et durée de vie en cycles au moins dix fois supérieure à celle des technologies lithium-ion conventionnelles. Ces chiffres restent à valider en conditions réelles sur la durée, mais proviennent d'un déploiement opérationnel et non d'un banc de test en laboratoire. L'enjeu dépasse la simple optimisation de composant. Les flottes d'AMRs industriels atteignent une densité et une intensité d'usage qui rendent les solutions de charge classiques structurellement inadaptées : temps d'arrêt pour swap de batterie, dégradation accélérée sous cycles rapides, contraintes thermiques en environnement confiné. Nyobolt positionne sa technologie comme une infrastructure d'énergie instantanée ("instant power infrastructure"), un concept qui commence à peser dans les décisions d'achat des intégrateurs logistiques et des opérateurs d'entrepôts automatisés. Pour un COO industriel qui dimensionne une flotte, la promesse n'est pas tant la performance crête que la continuité opérationnelle : zéro downtime non planifié, maintenance prévisible, durée de vie cohérente avec les cycles d'amortissement de l'équipement. Si les métriques annoncées se confirment à l'échelle, cela repositionne la batterie comme facteur différenciant dans les appels d'offres robotiques, au même titre que le logiciel d'orchestration. Fondée à Cambridge, Nyobolt s'est d'abord développée autour de la mobilité électrique légère avant de pivoter vers les applications industrielles et la robotique physique, segment en croissance rapide depuis l'essor des plateformes d'IA embarquée. Dans cet espace, elle se retrouve en concurrence indirecte avec des acteurs comme Electrovaya, Boston-Power ou encore les divisions batteries de grands équipementiers asiatiques qui ciblent aussi l'AMR. Le partenariat avec Symbotic lui apporte une référence de poids dans la logistique automatisée américaine. Nyobolt annonce par ailleurs une expansion en Inde, avec un mémorandum d'accord signé avec l'État du Rajasthan pour déployer plus de 100 MW de datacenters IA hors réseau, signalant une diversification vers le stockage d'énergie stationnaire. Les prochaines étapes incluent l'extension à d'autres constructeurs de robots, sans que des noms ou des timelines précis n'aient été communiqués à ce stade.

UENyobolt, basée à Cambridge, atteint le statut de licorne avec 60 M$ levés, une validation du segment européen des batteries haute-performance pour AMRs industriels, avec Scania Invest comme signal d'intérêt industriel continental.

FR/EU ecosystemeActu
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Humanoid s'associe à Bosch et Schaeffler pour industrialiser la production de robots
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Humanoid s'associe à Bosch et Schaeffler pour industrialiser la production de robots

La startup londonienne Humanoid, fondée en 2024 sous le nom SKL Robotics Ltd., a annoncé en mai 2026 deux partenariats industriels majeurs pour industrialiser son robot HMND 01 sur le marché européen. Le premier accord, conclu avec Robert Bosch GmbH (siège à Gerlingen, Allemagne), fait suite à un proof of concept réalisé en mars 2026 dans un entrepôt intralogistique Bosch à Bühl, en Allemagne : le HMND 01, un manipulateur mobile à roues doté d'un torse humanoïde, d'une tête et de deux bras, a transféré de manière autonome des cartons depuis un convoyeur vers des chariots, en gérant cinq formats de boîtes différents sur plusieurs hauteurs, empreintes au sol et masses. Le second accord, signé la semaine précédente avec Schaeffler Technologies AG, est décrit comme un contrat "contraignant et phasé" visant à intégrer les robots HMND dans des lignes de production réelles en Allemagne d'ici fin 2026. Humanoid qualifie ce déploiement de "l'un des plus importants rollouts de robots humanoïdes annoncés à ce jour", ce qui reste difficile à vérifier indépendamment faute de chiffres de volumes publiés. Ces deux partenariats signalent un changement de phase pour Humanoid : de la validation POC vers la fabrication en série et le déploiement industriel. Bosch endosse le rôle de sous-traitant industriel (contract manufacturer) et apportera son infrastructure de production mondiale, sa chaîne d'approvisionnement et son expertise en DfX (design for excellence), un cadre méthodologique couvrant la fabricabilité, la fiabilité, la maintenabilité et l'optimisation des coûts. L'orchestration des tâches repose sur KinetIQ, le framework IA propriétaire d'Humanoid. Pour un COO ou un directeur industriel, l'intérêt concret est double : un robot conçu pour les espaces humano-centriques (convoyeurs, chariots, manipulation multi-format) testé en conditions réelles, et un partenaire de fabrication capable de passer rapidement du prototype au volume. La mention d'une future intégration de composants Bosch (actionneurs, variateurs, capteurs) dans les prochaines versions du HMND ouvre aussi une trajectoire de co-développement hardware. Humanoid s'est constitué rapidement un réseau de partenaires industriels de premier rang : outre Bosch et Schaeffler, la société avait annoncé le mois précédent un accord avec Siemens. Ce positionnement agressif intervient dans un contexte de consolidation du marché humanoïde industriel, où Figure AI (Figure 03), Tesla (Optimus Gen 3), Physical Intelligence (pi0), NVIDIA (GR00T N2) et 1X Technologies se disputent les premiers déploiements à l'échelle. Humanoid mise sur une stratégie de distribution européenne différenciée, en s'appuyant sur l'écosystème industriel allemand plutôt que sur une intégration verticale américaine. La prochaine étape visible sera la mise en service effective des premiers systèmes chez Schaeffler avant la fin de l'année 2026, date qui permettra de valider si le saut du POC au déploiement réel est aussi rapide que le suggèrent les annonces.

UELes partenariats avec Bosch (contract manufacturer mondial) et Schaeffler (déploiement en ligne de production d'ici fin 2026 en Allemagne) constituent le premier ancrage industriel sérieux d'un robot humanoïde dans l'écosystème manufacturier européen, avec une trajectoire de co-développement hardware qui pourrait servir de modèle différencié face à l'intégration verticale américaine.

FR/EU ecosystemeOpinion
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