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Zhongke Diwuji lève des centaines de millions en série A pour déployer ses modèles d'IA incarnée à grande échelle
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Zhongke Diwuji lève des centaines de millions en série A pour déployer ses modèles d'IA incarnée à grande échelle

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Zhongke Diwuji, entreprise chinoise spécialisée dans l'intelligence incarnée (embodied AI), a bouclé une levée de fonds de Série A d'un montant de plusieurs centaines de millions de yuans, annoncée en 2026. Le tour a été mené par Futi Capital, avec la participation de Shanghai Semiconductor Industry Investment, CAS Investment, China Venture Capital et Hongruida Technology. L'investisseur historique Zoyuan Asia a choisi d'augmenter significativement sa participation. Il s'agit du troisième tour de financement réalisé par la société dans la seule année 2026. Les fonds seront alloués au développement de la série FAM (few-shot large model), au modèle monde incarné de prochaine génération BridgeV2W, à l'industrialisation des algorithmes d'apprentissage par renforcement, à l'extension des capacités de production robotique et au recrutement d'ingénieurs de haut niveau. La société affirme avoir sécurisé plusieurs centaines de millions de yuans de commandes auprès de clients entreprises internationaux, bien que leurs noms n'aient pas été communiqués.

Trois levées en moins de douze mois pour une entreprise fondée en septembre 2024 constituent un signal d'intérêt institutionnel inhabituellement fort. Ce qui distingue Zhongke Diwuji de ses concurrents n'est pas la plateforme matérielle mais la couche d'apprentissage : son approche par few-shot learning permet à un système robotique d'acquérir de nouvelles capacités de manipulation à partir d'un nombre minimal d'exemples, sans les volumineuses campagnes de collecte de données qui alourdissent traditionnellement le coût d'adaptation à de nouvelles tâches industrielles. C'est précisément ce goulot d'étranglement économique qui freine les déploiements à grande échelle, et une solution crédible à ce problème justifie des valorisations élevées. L'obtention de commandes fermes de clients industriels internationaux, et non de simples lettres d'intention, indique que la technologie a franchi la frontière entre démonstration en laboratoire et valeur terrain vérifiable, même si l'absence de noms de clients invite à une certaine prudence.

Fondée en septembre 2024, Zhongke Diwuji s'est positionnée dès l'origine comme un acteur de modèles fondationnels physiques universels, à mi-chemin entre startup robotique et laboratoire de recherche en IA. En 2026, le secteur chinois de la robotique incarnée est entré dans une phase de déploiement commercial à l'échelle, avec des concurrents directs comme Unitree Robotics, AgiBot et Fourier Intelligence en compétition sur les mêmes segments industriels. La présence remarquée de Zhongke Diwuji lors de salons professionnels européens et ses commandes internationales annoncées témoignent d'une ambition d'expansion explicite au-delà du marché domestique. Les prochaines étapes identifiées incluent la mise en production de BridgeV2W et l'intégration du reinforcement learning dans des déploiements clients réels, deux jalons qui permettront de vérifier si la promesse du few-shot tient effectivement à l'échelle industrielle.

Impact France/UE

La présence de Zhongke Diwuji lors de salons professionnels européens et ses commandes internationales annoncées signalent une ambition d'expansion vers l'UE qui pourrait accroître la pression concurrentielle sur les acteurs européens de la robotique industrielle et de l'IA physique.

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Usine de robots soudeurs : « Shengshi Weisheng » lève plusieurs centaines de millions de yuans en série B avec son modèle d'IA incarnée pour le soudage
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La société chinoise 3Srobotics (昇视唯盛), spécialisée dans les robots industriels à intelligence incarnée pour le soudage, a bouclé un tour de série B de plusieurs centaines de millions de yuans (数亿元), mené par Shanghai Semiconductor Industry Investment et le Jinqiao Fund, avec la participation de Zero1 Ventures, Xinding Capital, Zhongguancun Dinghua et de son investisseur historique Weiguang Capital. Fondée en 2020, certifiée entreprise de haute technologie en 2023 puis reconnue entreprise pionnière "spécialisée, précise et innovante" et entreprise robotique de référence à Shanghai en 2024, la société en est à sa troisième génération de robots soudeurs. Son architecture repose sur un modèle "cerveau" multimodal entraîné sur des dizaines de millions de données de production réelles, couplé à un "cervelet" de contrôle moteur temps réel développé par sa filiale Harbin Institute of Technology Modern (哈工现代). Selon le fondateur Wang Dezhao, un robot 3Srobotics remplace en moyenne 1,5 à 2 soudeurs humains, avec un retour sur investissement de 1 à 1,5 an ; l'entreprise vise plusieurs centaines de millions de yuans de chiffre d'affaires en 2026. Le pari de 3Srobotics illustre une bascule stratégique du secteur robotique chinois : passer d'une automatisation générique, programmée à l'avance et incapable de s'adapter à des pièces non standard, vers des systèmes capables de percevoir en 3D, de raisonner sur une géométrie de soudure inconnue et d'ajuster en temps réel courant, tension et vitesse de déplacement, y compris sans plan technique fourni au préalable. C'est un signal pour les intégrateurs industriels et les décideurs B2B occidentaux : la Chine revendique une pénurie de plusieurs millions de soudeurs qualifiés d'ici 2025, sur un bassin d'environ dix millions de soudeurs enregistrés dont l'âge moyen dépasse 45 ans, et anticipe un marché du soudage intelligent dépassant les 100 milliards de yuans sur dix ans. Reste que les chiffres avancés, notamment ce ratio de remplacement de 1,5 à 2 soudeurs ou le gain d'efficacité de 2,88 fois annoncé pour son offre de "main-d'œuvre robotique" facturée au mètre soudé, proviennent uniquement de la société elle-même et méritent d'être vérifiés en conditions réelles indépendantes. L'entreprise, initialement positionnée sur la robotique industrielle généraliste, s'est recentrée sur le soudage en misant sur un modèle intégré combinant corps robotique, IA et procédé de soudage, avec une usine de fabrication propre garantissant une capacité de production et une chaîne d'approvisionnement maîtrisées, contrairement aux fournisseurs purement logiciels. Sa distribution passe majoritairement par des revendeurs et intégrateurs (les clients finaux directs ne pèsent que 10 à 20 % du chiffre d'affaires), sur des marchés comme la construction métallique, les ponts, le naval, le ferroviaire, les équipements électriques et, dans une moindre mesure, l'aérospatial et les nouvelles énergies. Les fonds levés serviront à faire évoluer les modèles "cerveau" et "cervelet", augmenter la capacité de son usine et étendre les équipes R&D et commerciales, avant une diversification annoncée vers le meulage, la découpe, l'assemblage et la manutention.

Chine/AsieActu
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Xynova lève des centaines de millions en Série A pour sa main dextérique Flex2
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Xynova lève des centaines de millions en Série A pour sa main dextérique Flex2

Xynova, startup chinoise spécialisée dans la manipulation dextre, a bouclé un tour de série A de plusieurs centaines de millions de yuans, co-piloté par le fonds corporate de Li Auto, CITIC Securities Capital et CITIC Securities Investment, avec la participation du Yangtze River Delta Digital Culture Group, du Yuanjia Fund, et la continuité d'investisseurs historiques dont le fonds corporate de Xiaomi, Caifu Capital et Dianji Fund. Fondée fin 2024, la société accumule ainsi près d'un milliard de yuans de financement total (environ 125 millions d'euros), ce qui la positionne parmi les premiers acteurs du segment des mains dextres en Chine. Son produit phare, la main dextre Flex2, est conçue pour des tâches de manipulation à haut nombre de degrés de liberté, mais l'entreprise n'a publié aucune métrique technique précise (DOF, payload, temps de cycle) dans ce communiqué, ce qui limite l'évaluation indépendante des performances. La composition du tour est aussi significative que son montant. L'entrée de constructeurs automobiles comme Li Auto et Xiaomi indique que les mains dextres sont désormais perçues comme un composant critique pour le déploiement de robots embodied AI, tant dans la fabrication industrielle fine que dans les robots de service domestique. La présence de grandes banques d'investissement en position de lead signal une transition : le segment sort de la phase early-risk et entre dans la cible d'allocation des institutionnels mainstream. Enfin, la participation de capitaux publics régionaux de la zone du Delta du Yangtze traduit une volonté gouvernementale de faire de la main dextre un nœud stratégique de la supply chain robotique, en capitalisant sur les clusters manufacturiers locaux. Xynova se positionne comme fournisseur full-stack de capacités de manipulation dextre, intégrant hardware (la main), architecture d'exécution (coordination bras-main), et algorithmes de contrôle moteur de bas niveau (ce que l'entreprise nomme "contrôle cérébelleux"), formant une boucle fermée perception-contrôle-décision. Son CEO, Xia Yuxuan, double diplômé en physique et informatique, a une trajectoire atypique mêlant recherche académique et capital-risque en hardtech et robotique. Sur un marché des mains dextres de plus en plus encombré, Xynova est en compétition directe avec des acteurs comme Inspire Robots, DexHand ou les équipes en interne chez Figure et Agility Robotics côté occidental, et plusieurs startups chinoises non-divulguées. Les prochaines étapes annoncées par la société portent sur l'accélération du développement produit et de la capacité de fabrication, sans calendrier précis communiqué.

Chine/AsieOpinion
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Li Hongyang (HKU) lance une startup d'IA incarnée corps entier et lève des centaines de millions en seed
336Kr 

Li Hongyang (HKU) lance une startup d'IA incarnée corps entier et lève des centaines de millions en seed

Archon Robotics (源策未来, "Yuance Weilai"), startup fondée en avril 2026 et basée dans la zone de développement de Caohejing à Shanghai, vient de boucler un tour de table seed de plusieurs centaines de millions de yuans. La levée réunit des fonds de premier plan dont Zhenge Fund, Gaorong Capital, IDG Capital et Wuyuan Capital, auxquels s'ajoutent le fonds conjoint Gobi Ventures / Université de Hong Kong, Miracle Plus et le Shanghai AI Innovation Institute. Light Source Capital agissait comme conseiller financier exclusif. Les fonds serviront à accélérer le développement d'un modèle fondateur humanoïde "whole-body", à constituer des jeux de données multimodaux de mouvements plein corps, et à ouvrir plusieurs centres de R&D. L'entreprise vise la publication d'un modèle open-source avant fin 2026. La société est dirigée par Li Hongyang, actuellement assistant professor et vice-doyen à l'Université de Hong Kong, dont le projet de conduite autonome end-to-end UniAD a remporté le Best Paper au CVPR 2023, seul travail d'une institution académique continentale à décrocher ce prix depuis dix ans. Il a également reçu en 2026 le RSS Early Career Award, première distinction de ce type décernée à un chercheur chinois en vingt ans d'existence du prix. Le CEO Li Tianyu, docteur de Fudan University, a co-développé le moteur "World Engine" de la solution de conduite autonome ADS 4.0 de Huawei. Le co-fondateur Chen Li, premier auteur d'UniAD, est issu du programme d'excellence Zhiyuan de l'Université Jiao Tong de Shanghai. Le pari technique d'Archon Robotics répond à une limite structurelle largement ignorée : les datasets actuels en robotique incarnée reposent quasi exclusivement sur des vidéos en vue première personne du poste de travail, enregistrant uniquement des trajectoires de bras ou de préhenseurs. Ces données ne capturent ni les déplacements du centre de gravité, ni la coordination tronc-membres, ni le transfert de force des membres inférieurs vers les membres supérieurs, c'est-à-dire précisément ce qui permet à un humain d'ouvrir une porte lourde en inclinant le corps plutôt qu'en tirant simplement le bras. La conséquence directe est que la quasi-totalité des robots actuels reste cantonnée à des préhensions sur surface plane à position fixe, incapable d'adaptation en environnement domestique non préétabli. Li Tianyu résume : "une donnée plein corps intégrant le déplacement du centre de gravité et l'angle du tronc a une densité d'information bien supérieure à cent enregistrements de trajectoire de main." La société construit donc une architecture tri-couche propriétaire : un "grand cerveau" pour la planification longue portée, un "mésencéphale" apprenant des représentations de mouvement plein corps transferrables d'un châssis à l'autre, et un "cervelet" assurant le suivi de pose et l'équilibre en temps réel. L'output n'est pas une liste d'angles articulaires spécifiques à un modèle de robot, mais une trajectoire de mouvement plein corps compatible avec plusieurs morphologies. Le contexte sectoriel est porteur mais saturé : au premier semestre 2026, le secteur de la robotique incarnée en Chine a enregistré 288 opérations de financement pour un total déclaré de plus de 46 milliards de yuans, proche du niveau annuel 2025 (55,4 milliards). Archon se positionne sur un créneau encore peu occupé en ciblant directement le modèle fondateur humanoïde généraliste plutôt que les solutions hybrides à châssis roulant avec bras manipulateurs, qui dominent actuellement le marché faute de savoir-faire en locomotion bipède. Li Hongyang compare l'état actuel de l'industrie à un niveau "L1,5" par analogie avec les grades de conduite autonome : les démos publiques relèvent encore majoritairement du contrôle à distance ou de scénarios entièrement scriptés, sans capacité autonome réelle sur des tâches multi-étapes en environnement ouvert. Les concurrents directs sur la brique modèle fondateur incluent Physical Intelligence (Pi-0), NVIDIA (GR00T N2), et Figure AI côté occidental, ainsi que plusieurs équipes chinoises moins bien documentées. Archon se différencie en ciblant explicitement les données "human-centric" incluant posture complète et marqueurs de force, avec une collecte mixte alliant données humaines dans des scènes réelles et données de téléopération sur robots physiques, dans une boucle ferme collecte-entraînement-retour d'erreur destinée à constituer une barrière concurrentielle durable.

Chine/AsieOpinion
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Des diplômés de Tsinghua créent une start-up d'IA incarnée, lèvent des centaines de millions de yuans pour l'automobile
436Kr 

Des diplômés de Tsinghua créent une start-up d'IA incarnée, lèvent des centaines de millions de yuans pour l'automobile

La startup chinoise Guangxiang Technology, fondée en avril 2025 et incubée par les écoles de véhicules et d'intelligence artificielle de l'université Tsinghua, a bouclé fin juin 2026 un tour d'amorçage cumulé de plusieurs centaines de millions de yuans, mené par des investisseurs comme Zhuhai Technology Industry Group, Xingzheng Capital et Songhe Capital, aux côtés des actionnaires historiques Yiyi Chuangtou et L2F. L'entreprise est dirigée par Zhang Tao, ex-responsable de la perception spatiale chez Amap (Gaode), et co-fondée par le professeur Li Shengbo, expert en apprentissage par renforcement crédité de plus de 30 000 citations, avec une équipe issue d'Alibaba, Tencent, Huawei, KUKA et Geek+. En juin 2026, elle a présenté Phi-Bot X1, un robot industriel à 27 degrés de liberté monté sur un châssis omnidirectionnel à quatre roues capable de déplacement latéral, doté d'une taille télescopique couvrant 0 à 2,5 mètres et de bras à contrôle de force cadencés à 1 kHz. Par proprioception seule, il atteint 10 mm de précision de positionnement et 0,05 mm de répétabilité en bout de bras, avec un échange de batterie en une minute. Lors du salon ATC 2026, le robot a fonctionné 21,5 heures sur trois jours sur une vraie ligne automobile pour du chargement au poste de soudure, sans erreur ni interruption revendiquées, avec une précision angulaire de 0,3° en alignement dynamique. Guangxiang défend une architecture dite "physique native", opposée aux modèles VLA (vision-langage-action) dominants et aux modèles du monde prédictifs au niveau pixel: son système apprendrait les lois physiques par interaction directe en simulation plutôt que par imitation de démonstrations humaines. Ces performances restent toutefois auto-rapportées par l'entreprise lors d'un entretien avec le média chinois Yingke (36Kr), sans validation indépendante, et la démonstration ATC, bien que menée sur une ligne réelle, demeure un test ponctuel plutôt qu'un déploiement industriel généralisé. Le fondateur évalue le marché chinois des robots de ligne automobile à environ 100 milliards de yuans et cible le "gap des 30%" de tâches que bras robotisés et automates n'ont jamais couvertes, comme le chargement à risque de brûlure ou le contrôle qualité en fin de chaîne. Il cite l'échec d'un concurrent humanoïde bipède chez un constructeur automobile de luxe, où les vibrations de marche provoquaient une chute de pièces dans 80% des cas, comme preuve que le choix de la plateforme mécanique compte autant que le modèle embarqué. Guangxiang revendique une stratégie inverse de celle de nombreux acteurs de la robotique humanoïde: valider les usages industriels avant toute communication produit plutôt que l'inverse. L'entreprise dit avoir déjà signé des accords commerciaux avec plusieurs constructeurs automobiles chinois et étrangers autour des postes de chargement et de contrôle qualité, et prévoit de consolider sa position dans l'automobile avant d'étendre son modèle à d'autres secteurs industriels sur trois à cinq ans, sans projet grand public ni introduction en bourse à court terme. Zhang Tao positionne son approche comme complémentaire des initiatives de Tesla ou XPeng, qu'il juge tournées vers le grand public plutôt que vers l'usine, et estime que 2026 marque, pour le secteur de l'IA incarnée, un tournant où l'accent bascule des démonstrations vers des preuves de déploiement réel.

Chine/AsieActu
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