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Li Hongyang (HKU) lance une startup d'IA incarnée corps entier et lève des centaines de millions en seed
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Li Hongyang (HKU) lance une startup d'IA incarnée corps entier et lève des centaines de millions en seed

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Archon Robotics (源策未来, "Yuance Weilai"), startup fondée en avril 2026 et basée dans la zone de développement de Caohejing à Shanghai, vient de boucler un tour de table seed de plusieurs centaines de millions de yuans. La levée réunit des fonds de premier plan dont Zhenge Fund, Gaorong Capital, IDG Capital et Wuyuan Capital, auxquels s'ajoutent le fonds conjoint Gobi Ventures / Université de Hong Kong, Miracle Plus et le Shanghai AI Innovation Institute. Light Source Capital agissait comme conseiller financier exclusif. Les fonds serviront à accélérer le développement d'un modèle fondateur humanoïde "whole-body", à constituer des jeux de données multimodaux de mouvements plein corps, et à ouvrir plusieurs centres de R&D. L'entreprise vise la publication d'un modèle open-source avant fin 2026. La société est dirigée par Li Hongyang, actuellement assistant professor et vice-doyen à l'Université de Hong Kong, dont le projet de conduite autonome end-to-end UniAD a remporté le Best Paper au CVPR 2023, seul travail d'une institution académique continentale à décrocher ce prix depuis dix ans. Il a également reçu en 2026 le RSS Early Career Award, première distinction de ce type décernée à un chercheur chinois en vingt ans d'existence du prix. Le CEO Li Tianyu, docteur de Fudan University, a co-développé le moteur "World Engine" de la solution de conduite autonome ADS 4.0 de Huawei. Le co-fondateur Chen Li, premier auteur d'UniAD, est issu du programme d'excellence Zhiyuan de l'Université Jiao Tong de Shanghai.

Le pari technique d'Archon Robotics répond à une limite structurelle largement ignorée : les datasets actuels en robotique incarnée reposent quasi exclusivement sur des vidéos en vue première personne du poste de travail, enregistrant uniquement des trajectoires de bras ou de préhenseurs. Ces données ne capturent ni les déplacements du centre de gravité, ni la coordination tronc-membres, ni le transfert de force des membres inférieurs vers les membres supérieurs, c'est-à-dire précisément ce qui permet à un humain d'ouvrir une porte lourde en inclinant le corps plutôt qu'en tirant simplement le bras. La conséquence directe est que la quasi-totalité des robots actuels reste cantonnée à des préhensions sur surface plane à position fixe, incapable d'adaptation en environnement domestique non préétabli. Li Tianyu résume : "une donnée plein corps intégrant le déplacement du centre de gravité et l'angle du tronc a une densité d'information bien supérieure à cent enregistrements de trajectoire de main." La société construit donc une architecture tri-couche propriétaire : un "grand cerveau" pour la planification longue portée, un "mésencéphale" apprenant des représentations de mouvement plein corps transferrables d'un châssis à l'autre, et un "cervelet" assurant le suivi de pose et l'équilibre en temps réel. L'output n'est pas une liste d'angles articulaires spécifiques à un modèle de robot, mais une trajectoire de mouvement plein corps compatible avec plusieurs morphologies.

Le contexte sectoriel est porteur mais saturé : au premier semestre 2026, le secteur de la robotique incarnée en Chine a enregistré 288 opérations de financement pour un total déclaré de plus de 46 milliards de yuans, proche du niveau annuel 2025 (55,4 milliards). Archon se positionne sur un créneau encore peu occupé en ciblant directement le modèle fondateur humanoïde généraliste plutôt que les solutions hybrides à châssis roulant avec bras manipulateurs, qui dominent actuellement le marché faute de savoir-faire en locomotion bipède. Li Hongyang compare l'état actuel de l'industrie à un niveau "L1,5" par analogie avec les grades de conduite autonome : les démos publiques relèvent encore majoritairement du contrôle à distance ou de scénarios entièrement scriptés, sans capacité autonome réelle sur des tâches multi-étapes en environnement ouvert. Les concurrents directs sur la brique modèle fondateur incluent Physical Intelligence (Pi-0), NVIDIA (GR00T N2), et Figure AI côté occidental, ainsi que plusieurs équipes chinoises moins bien documentées. Archon se différencie en ciblant explicitement les données "human-centric" incluant posture complète et marqueurs de force, avec une collecte mixte alliant données humaines dans des scènes réelles et données de téléopération sur robots physiques, dans une boucle ferme collecte-entraînement-retour d'erreur destinée à constituer une barrière concurrentielle durable.

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Zhongke Diwuji lève des centaines de millions en série A pour déployer ses modèles d'IA incarnée à grande échelle
1Pandaily 

Zhongke Diwuji lève des centaines de millions en série A pour déployer ses modèles d'IA incarnée à grande échelle

Zhongke Diwuji, entreprise chinoise spécialisée dans l'intelligence incarnée (embodied AI), a bouclé une levée de fonds de Série A d'un montant de plusieurs centaines de millions de yuans, annoncée en 2026. Le tour a été mené par Futi Capital, avec la participation de Shanghai Semiconductor Industry Investment, CAS Investment, China Venture Capital et Hongruida Technology. L'investisseur historique Zoyuan Asia a choisi d'augmenter significativement sa participation. Il s'agit du troisième tour de financement réalisé par la société dans la seule année 2026. Les fonds seront alloués au développement de la série FAM (few-shot large model), au modèle monde incarné de prochaine génération BridgeV2W, à l'industrialisation des algorithmes d'apprentissage par renforcement, à l'extension des capacités de production robotique et au recrutement d'ingénieurs de haut niveau. La société affirme avoir sécurisé plusieurs centaines de millions de yuans de commandes auprès de clients entreprises internationaux, bien que leurs noms n'aient pas été communiqués. Trois levées en moins de douze mois pour une entreprise fondée en septembre 2024 constituent un signal d'intérêt institutionnel inhabituellement fort. Ce qui distingue Zhongke Diwuji de ses concurrents n'est pas la plateforme matérielle mais la couche d'apprentissage : son approche par few-shot learning permet à un système robotique d'acquérir de nouvelles capacités de manipulation à partir d'un nombre minimal d'exemples, sans les volumineuses campagnes de collecte de données qui alourdissent traditionnellement le coût d'adaptation à de nouvelles tâches industrielles. C'est précisément ce goulot d'étranglement économique qui freine les déploiements à grande échelle, et une solution crédible à ce problème justifie des valorisations élevées. L'obtention de commandes fermes de clients industriels internationaux, et non de simples lettres d'intention, indique que la technologie a franchi la frontière entre démonstration en laboratoire et valeur terrain vérifiable, même si l'absence de noms de clients invite à une certaine prudence. Fondée en septembre 2024, Zhongke Diwuji s'est positionnée dès l'origine comme un acteur de modèles fondationnels physiques universels, à mi-chemin entre startup robotique et laboratoire de recherche en IA. En 2026, le secteur chinois de la robotique incarnée est entré dans une phase de déploiement commercial à l'échelle, avec des concurrents directs comme Unitree Robotics, AgiBot et Fourier Intelligence en compétition sur les mêmes segments industriels. La présence remarquée de Zhongke Diwuji lors de salons professionnels européens et ses commandes internationales annoncées témoignent d'une ambition d'expansion explicite au-delà du marché domestique. Les prochaines étapes identifiées incluent la mise en production de BridgeV2W et l'intégration du reinforcement learning dans des déploiements clients réels, deux jalons qui permettront de vérifier si la promesse du few-shot tient effectivement à l'échelle industrielle.

UELa présence de Zhongke Diwuji lors de salons professionnels européens et ses commandes internationales annoncées signalent une ambition d'expansion vers l'UE qui pourrait accroître la pression concurrentielle sur les acteurs européens de la robotique industrielle et de l'IA physique.

Chine/AsieOpinion
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Kunlun Xing, startup d'IA incarnée, lève plusieurs milliards de yuans et devient licorne en 90 jours
236Kr 

Kunlun Xing, startup d'IA incarnée, lève plusieurs milliards de yuans et devient licorne en 90 jours

Moins de quatre-vingt-dix jours après son enregistrement officiel, la startup de robotique humanoïde chinoise Kunlun Xing (昆仑行) a bouclé trois tours de financement successifs pour un total de plusieurs milliards de yuans, franchissant le seuil du milliard de dollars de valorisation avant même d'avoir sorti un produit. C'est le 36Kr qui révèle ces informations en exclusivité. La société est fondée par Ren Geng, ancien vice-président du groupe Alibaba et ex-président d'Alibaba Cloud Chine, accompagné de Lang Xianpeng, premier ingénieur ADAS de Li Auto, l'équivalent chinois de Mobileye au sein du constructeur. Les investisseurs présents dès le premier tour, dont Hillhouse Capital, Gaorong Ventures, CASSTAR et Huaye Capital, ont participé aux trois rounds consécutifs, un signal fort de conviction. Le tour de table réunit également Zhongding Capital, Innovation Works (le fonds de Kai-Fu Lee), Xin Capital, et le bras industriel du conglomérat Jianfa Group. La stratégie affichée par Kunlun Xing est le développement en intégration totale (full-stack) d'un robot humanoïde généraliste, explicitement positionné comme concurrent de l'Optimus de Tesla, avec une architecture duale baptisée Kunlun World Model (KWM) censée améliorer la généralisation et réduire l'opacité décisionnelle des modèles de type VLA. Ce financement record illustre la tension qui structure le marché chinois de la robotique humanoïde en 2026 : les capitaux sont abondants, mais les cibles crédibles rares. Plusieurs fonds de premier rang interrogés par 36Kr reconnaissent se retrouver en position de "demandeurs" face aux meilleurs dossiers, non l'inverse. Ce qui différencie Kunlun Xing aux yeux des investisseurs, c'est la combinaison inhabituelle de compétences de go-to-market à grande échelle (Ren Geng a piloté Alibaba Cloud à 42,1 % de part de marché public cloud en 2020) et de capacités de livraison hardware à volume (Lang Xianpeng a délivré l'ADAS Li Auto sur 1,5 million de véhicules avec un budget annuel de recherche de 10 millions de yuans). Dans un secteur où la plupart des acteurs sont soit purement techniques, soit purement commerciaux, cette dualité est jugée décisive. La stratégie "corps + cerveau" en développement propriétaire vise à éviter le découplage logiciel-matériel qui pénalise nombre de concurrents. Le contexte sectoriel qui nourrit cette levée tient à plusieurs catalyseurs simultanés : l'annonce par Tesla d'une production en petite série de l'Optimus Gen3 à l'usine de Fremont entre juillet et août 2026, l'introduction en bourse accélérée de Unitree Robotics, et les prévisions de Morgan Stanley évaluant le marché mondial des robots humanoïdes à 5 000 milliards de dollars d'ici 2050. Kunlun Xing n'est toutefois pas seul sur ce segment : Figure AI, 1X, Agility Robotics et Fourier Intelligence occupent le terrain international, tandis que Unitree, Agibot (智元) et Zhiyuan Robot (智元) disputent le marché domestique. Les défis techniques restent concrets : la durée de vie des mains dextres dépasse rarement deux mois, et la supply chain composants n'est pas encore industrialisée. Kunlun Xing n'a pour l'heure annoncé ni prototype public, ni calendrier de livraison client, ni déploiement pilote, sa valorisation repose intégralement sur la crédibilité de l'équipe fondatrice, pas sur des métriques produit vérifiables.

Chine/AsieActu
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La startup d'IA incarnée X Square Robot lève près de 276 millions de dollars en série B, menée par Xiaomi et Sequoia China
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La startup d'IA incarnée X Square Robot lève près de 276 millions de dollars en série B, menée par Xiaomi et Sequoia China

X Square Robot, startup chinoise spécialisée dans l'IA incarnée fondée en décembre 2023, a bouclé un tour de série B de près de 2 milliards de yuans (environ 276 millions de dollars) entre fin mars et début avril 2026, co-mené par le bras d'investissement stratégique de Xiaomi et Sequoia China. Cette levée intervient à peine trois mois après un tour A++ d'un milliard de yuans (138 millions de dollars) annoncé le 12 janvier, dans lequel ByteDance, Sequoia China, le Beijing Information Industry Development Fund et le Shenzhen Capital Group figuraient déjà comme investisseurs principaux. Meituan et Alibaba ont également rejoint le cap table, ce qui fait de X Square Robot la seule entreprise d'IA incarnée en Chine à avoir attiré les trois géants de l'internet chinois simultanément. La société a déjà commercialisé deux plateformes robotiques propriétaires : Quantum-1 et Quantum-2, ce dernier étant un humanoïde à roues à usage général. En moins de six mois d'existence publique, X Square Robot cumule plus de 400 millions de dollars levés, un rythme qui place la startup dans la même trajectoire de capitalisation accélérée que Figure AI ou Physical Intelligence aux États-Unis. La présence conjointe de Xiaomi, acteur hardware avec une chaîne d'approvisionnement robuste, et de ByteDance, maître de la donnée comportementale à grande échelle, suggère une stratégie d'intégration verticale : modèles de fondation incarnés alimentés par des volumes de données massifs, déployés sur du matériel maîtrisé. Le fait que le fonds IA dédié de Shenzhen Capital ait effectué ici son premier investissement signale également un intérêt institutionnel croissant pour la robotique généraliste en Chine. X Square Robot émerge dans un contexte de compétition intense entre Beijing et la Silicon Valley sur les modèles de fondation robotiques : Unitree, Agibot et Galbot d'un côté, Figure, 1X Technologies et Physical Intelligence de l'autre. La différenciation affichée de X Square repose sur des "modèles de fondation d'intelligence incarnée générale" développés en interne, une approche similaire à celle de Pi-0 (Physical Intelligence) ou GR00T N2 (NVIDIA). Les détails techniques des modèles, leurs benchmarks réels et les déploiements clients concrets restent à ce stade non divulgués, les annonces demeurant au stade du positionnement stratégique plutôt que du produit validé en conditions industrielles.

UELa capitalisation accélérée de X Square Robot par Xiaomi, ByteDance et Alibaba simultanément accentue la pression concurrentielle mondiale sur les projets européens de robots humanoïdes et de modèles de fondation incarnés, sans impact direct immédiat sur la France ou l'UE.

Chine/AsieOpinion
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IA incarnée : la startup Zenbot lève près de 100 millions de yuans lors de son tour d'amorçage
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IA incarnée : la startup Zenbot lève près de 100 millions de yuans lors de son tour d'amorçage

La startup chinoise Zenbot, spécialisée dans l'infrastructure d'IA embodied, a bouclé un tour de financement d'amorçage de près de 100 millions de yuans (environ 14 millions de dollars). Le tour est co-piloté par trois industriels cotés de la fabrication de précision : ChangYing Precision (300115.SZ), Kedali (002850.SZ) et Zhaoming Technology (301000.SZ), auxquels s'ajoutent le fonds entrepreneurial L2F Light Source et Sirius Capital. L'utilisation des fonds cible quatre axes : le développement d'un world model à vocation généraliste pour l'IA embodied, la production en série de modules articulaires exploitant des drivers GaN de troisième génération, le déploiement d'une architecture de communication temps réel dite "cerveau-colonne vertébrale" (brain-spine), et le renforcement des capacités de conception full-stack pour la production de masse de produits complets. Ce financement signale une tendance structurelle dans l'écosystème robotique chinois : les équipementiers de précision entrent directement au capital des startups d'IA embodied, cherchant à sécuriser un accès précoce aux briques technologiques critiques. L'intégration de drivers GaN dans les modules articulaires est un pari technique notable, ces composants semi-conducteurs de troisième génération promettent une densité de puissance supérieure et des pertes réduites par rapport au silicium classique, ce qui est déterminant pour l'autonomie et la compacité des robots humanoïdes. L'architecture brain-spine en temps réel répond à un verrou bien identifié du secteur : la latence de communication entre le contrôleur central et les actionneurs périphériques, souvent citée comme obstacle au déploiement industriel fiable. Zenbot s'inscrit dans une vague dense de startups chinoises d'IA embodied qui cherchent à concurrencer Figure, Boston Dynamics ou 1X Technologies sur le terrain des briques d'infrastructure plutôt que sur celui des robots finis. Le co-fondateur Dr. Jia Zhenzhong, diplômé du département d'instruments de précision de Tsinghua et docteur de l'Université du Michigan, positionne l'entreprise à l'intersection de la robotique, de la vision par ordinateur et des grands modèles d'IA. Aucun prototype public, ni timeline de production en série, ni client annoncé à ce stade : ce tour reste une annonce d'intention, avec des jalons technologiques ambitieux encore à démontrer.

Chine/AsieOpinion
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