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Les entreprises chinoises de robotique misent sur les robots quadrupèdes comme principale source de revenus
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Les entreprises chinoises de robotique misent sur les robots quadrupèdes comme principale source de revenus

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Les entreprises chinoises de robotique misent de plus en plus sur les robots quadrupèdes comme moteur de revenus principal. AgiBot, acteur majeur de la robotique humanoïde en Chine, vient de filialiser son département quadrupède dans une entité indépendante baptisée AgiQuad. Qiu Heng, directeur des opérations de la nouvelle structure, a déclaré lors d'un briefing presse que l'objectif était d'éviter que l'unité "vive dans l'ombre du géant humanoïde" et de lui permettre une croissance à grande échelle. Dans le même temps, Amap prépare le lancement prochain d'un modèle quadrupède commercial.

Ce repositionnement stratégique révèle un écart persistant entre l'attrait médiatique des humanoïdes et leur réalité commerciale. Les quadrupèdes, plus stables mécaniquement, plus simples à déployer en environnement industriel, et déjà éprouvés dans l'inspection d'infrastructure, l'agriculture ou la sécurité, génèrent des revenus concrets là où les humanoïdes restent majoritairement en phase pilote. La décision d'AgiBot de séparer les deux activités suggère que les cycles de vente et les profils clients sont suffisamment distincts pour justifier une structure dédiée, signal que le marché quadrupède arrive à maturité commerciale en Chine.

AgiBot s'est imposé ces dernières années comme l'un des développeurs humanoïdes les plus actifs en Chine, aux côtés d'Unitree et de Fourier Intelligence. Sur le segment quadrupède, Unitree domine avec ses séries Go et B, tandis qu'à l'international, Boston Dynamics reste la référence avec Spot. La création d'AgiQuad positionne AgiBot sur une concurrence directe avec ces acteurs, avec l'avantage d'un écosystème industriel chinois intégré et des coûts de production structurellement inférieurs.

Impact France/UE

La montée en puissance des quadrupèdes chinois (AgiQuad, Unitree) à coûts structurellement inférieurs accroît la pression concurrentielle sur les intégrateurs et constructeurs européens positionnés sur l'inspection industrielle et la surveillance.

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Beijing Weifan Intelligent Technology a levé plusieurs centaines de millions de yuans lors d'un tour de table seed, co-dirigé par Zhongguancun Capital et sa filiale Qihang Investment, avec la participation du Shanghai Future Industry Fund, Shixi Capital, Biwin Storage, Yanhuang Group et deux autres fonds. Fondée en mai 2025 et issue du laboratoire PAICORE Lab de l'Université de Pékin, spécialisé dans les puces neuromorphiques, la société développe une architecture de puce unifiée "grand cerveau / petit cerveau" pour robots humanoïdes et systèmes à intelligence incarnée. Son co-fondateur Yin Jilei regroupe plus de vingt ans d'expérience semiconducteur, avec des passages chez IBM, GlobalFoundries, MediaTek et VIA, puis comme COO de Zhicun Technology ; l'équipe compte également d'anciens ingénieurs de Huawei et Tencent. La puce centrale repose sur une architecture propriétaire baptisée BiGPU (Brain-Inspired GPU), qui fusionne dans un seul bloc matériel calcul neuromorphique par réseau de neurones impulsionnels (SNN, Spiking Neural Network) et GPU généraliste (ANN), sur un jeu d'instructions et une chaîne d'outils logiciels partagés. La mise en production est prévue pour le deuxième trimestre 2027, à l'issue d'un cycle de R&D de deux ans actuellement à mi-parcours. L'enjeu principal est la réduction de la dépendance de la robotique chinoise envers la gamme Jetson de Nvidia, aujourd'hui quasi-incontournable pour l'inférence embarquée dans les robots humanoïdes, mais jugée trop coûteuse, peu localisée et exposée aux restrictions américaines à l'exportation. Aucune puce domestique ne propose encore d'alternative mature. La valeur ajoutée de BiGPU réside dans sa résolution du trilemme puissance de calcul / efficacité énergétique / coût : en convertissant les opérations de multiplication-accumulation matricielle (GEMM), qui représentent plus de 80 % du calcul dans les réseaux de neurones, en additions SNN à faible consommation, Weifan vise une réduction significative de la puissance dissipée sans sacrifier la compatibilité avec les frameworks existants. L'intégration isomorphe, c'est-à-dire un seul ISA partagé pour ANN et SNN plutôt que deux systèmes hétérogènes maintenus en parallèle, simplifie l'intégration côté équipementier. La prise en charge native des architectures Transformer, VLA (Vision-Language-Action) et des modèles du monde ancre BiGPU comme cible industrielle plutôt que démonstrateur académique. Weifan est une spin-off directe du laboratoire PAICORE de l'Université de Pékin, ce qui lui confère une crédibilité technique solide mais aussi la trajectoire classique d'un acteur académique en phase de validation industrielle. La puce ne sera pas disponible avant le deuxième trimestre 2027, laissant une fenêtre ouverte à des concurrents déjà en production : Nvidia Jetson Thor pour les humanoïdes, Qualcomm RB-series côté international, et Cambricon côté chinois. La société annonce des discussions en cours avec plusieurs fabricants de robots humanoïdes de premier plan, certaines ayant dépassé la phase exploratoire, sans divulguer de noms. Les fonds levés sont destinés à finaliser l'architecture du jeu d'instructions, étoffer l'équipe R&D et structurer la définition produit. À ce stade, il s'agit d'un pari sur une architecture prometteuse et une équipe expérimentée, pas encore sur un produit livré.

UEÀ surveiller comme signal d'intelligence compétitive sur la stratégie d'indépendance semiconducteur de la Chine dans la robotique humanoïde, sans impact opérationnel direct pour les acteurs européens avant 2027 au plus tôt.

Chine/AsieOpinion
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Boom des robots en Chine : entre effet d'annonce et réalité commerciale, la rentabilité tarde à venir
2SCMP Tech 

Boom des robots en Chine : entre effet d'annonce et réalité commerciale, la rentabilité tarde à venir

Dans le parc technologique de Zhangjiang, à Shanghai, Agibot exploite un site qui ressemble à la fois à un atelier industriel et à un studio de tournage : des robots aux morphologies variées exécutent des tâches répétitives sous supervision humaine, ramassant des objets, pliant du linge, manipulant des blocs de construction. Il ne s'agit pas d'une démonstration commerciale, mais d'une "data foundry", une usine de collecte de données pour l'intelligence incarnée. Ce modèle, qui mobilise des opérateurs humains pour guider mécaniquement les robots, reflète l'état réel du secteur : la Chine a lancé des dizaines de startups humanoïdes, mais la commercialisation effective accuse un retard marqué sur les annonces. L'écart entre la vitesse de déploiement médiatique et les revenus réels constitue le vrai enjeu structurel. Les investissements en capital-risque ont afflué massivement vers des entreprises comme Agibot, Unitree ou DEEP Robotics, mais les cas d'usage industriels à l'échelle restent rares. La collecte de données en environnement contrôlé est certes nécessaire pour entraîner des VLA (Vision-Language-Action models), mais elle ne génère pas encore de chiffre d'affaires récurrent ni de preuves solides de sim-to-real à grande échelle. Agibot, fondée en 2023 et déjà valorisée à plusieurs centaines de millions de dollars après plusieurs tours de financement, s'est positionnée comme l'un des candidats les plus sérieux à la commercialisation en Chine. Elle fait face à une concurrence dense : Unitree, avec ses robots quadrupèdes et humanoïdes à prix agressifs, et Figure ou Boston Dynamics à l'international. La prochaine étape critique pour l'ensemble du secteur sera de démontrer des déploiements hors environnement contrôlé, avec des métriques de temps de cycle et de fiabilité vérifiables par des tiers.

UELa montée en puissance des startups humanoïdes chinoises (Agibot, Unitree) représente une pression compétitive indirecte sur les fabricants de robots industriels européens, mais l'absence de déploiements à l'échelle vérifiables limite l'impact concret sur le marché EU à court terme.

Chine/AsieOpinion
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Deep Robotics déploie des robots quadrupèdes chez FAW pour l'inspection industrielle
3Pandaily 

Deep Robotics déploie des robots quadrupèdes chez FAW pour l'inspection industrielle

Deep Robotics a annoncé le 23 avril 2026 le déploiement de son robot quadrupède Jueying X30 sur un site industriel du groupe FAW (First Automobile Works), l'un des plus grands constructeurs automobiles chinois. Les robots assurent des missions d'inspection automatisée au sein du parc manufacturier, opérant en continu 24h/24 et 7j/7, y compris en conditions de faible luminosité grâce à un module multi-capteurs embarqué. Le Jueying X30 s'intègre aux systèmes de contrôle d'accès du site pour franchir les portes de manière autonome et navigue indifféremment en environnements intérieurs et extérieurs. Les données collectées et les alertes sont centralisées sur une plateforme dédiée pour le suivi et le reporting. L'annonce ne précise pas les métriques clés habituellement attendues dans ce type de déploiement : vitesse de déplacement, autonomie de la batterie, superficie couverte, nombre d'unités déployées ou résultats opérationnels mesurés. Le déploiement chez FAW constitue un signal intéressant pour le marché de l'inspection industrielle quadrupède, qui cherche depuis plusieurs années à dépasser le stade du pilote isolé. L'intégration native au contrôle d'accès et la capacité à opérer en extérieur comme en intérieur répondent à des contraintes réelles des sites manufacturiers à grande échelle, notamment la couverture incomplète des rondes humaines et les difficultés de recrutement pour les postes de nuit. Pour un intégrateur ou un responsable maintenance industrielle, ce type de déploiement valide le cas d'usage "inspection de site" sur un terrain exigeant, même si l'absence de KPI publics rend difficile l'évaluation de la maturité réelle de la solution versus une démonstration commerciale. Deep Robotics, fondée à Hangzhou, développe la gamme Jueying depuis plusieurs années et positionne le X30 comme sa référence pour l'inspection industrielle lourde. La concurrence sur ce segment est dense : Boston Dynamics Spot reste la référence mondiale la plus déployée, Unitree pousse ses modèles B2 sur les marchés sensibles au prix, et ANYbotics (Zurich) avec son ANYmal C est le principal acteur européen actif sur les sites Oil & Gas et manufacturiers. Ghost Robotics (Philadelphie) cible quant à lui les applications défense et sécurité. La prochaine étape pour Deep Robotics sera de publier des données de performance terrain pour crédibiliser ce déploiement au-delà du communiqué de presse.

UELe déploiement valide le cas d'usage inspection industrielle quadrupède sur lequel ANYbotics (Zurich) est le principal acteur européen, renforçant la pression concurrentielle des fabricants chinois sur ce segment.

Chine/AsieActu
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Une entreprise chinoise vise 2027 pour lancer un robot domestique à Wuhan, sous 15 000 dollars
4Interesting Engineering 

Une entreprise chinoise vise 2027 pour lancer un robot domestique à Wuhan, sous 15 000 dollars

La startup chinoise GigaAI, fondée en 2023 avec le soutien du bras d'investissement de Huawei, a annoncé le déploiement de 100 unités pilotes de son robot domestique SeeLight S1 dès fin mai 2026 dans les foyers de ses propres employés. Une diffusion plus large est prévue à Wuhan au premier semestre 2027, d'abord gratuite, avec un ciblage prioritaire des familles comptant des personnes âgées, des enfants ou des animaux de compagnie. La commercialisation grand public est fixée à juin 2027 pour un prix cible d'environ 15 000 dollars. Le SeeLight S1 est un robot humanoïde à deux bras monté sur base roulante. En démonstration, il accomplit des tâches domestiques variées : couper des légumes, faire revenir des oeufs, charger un lave-linge, étendre du linge, faire un lit, ouvrir des rideaux. Il repose sur un modèle d'intelligence incarnée (embodied AI) : un cerveau numérique connecté directement au corps physique, capable de percevoir son environnement et de planifier ses mouvements sans instructions pas-à-pas. Le système intègre un contrôle à compliance immédiate, interrompant tout mouvement au contact d'une personne ou d'un animal. Le SeeLight S1 illustre un défi central de la robotique domestique : contrairement aux robots industriels programmés pour des tâches répétitives dans des environnements maîtrisés, un humanoïde bi-bras doit naviguer dans des espaces tridimensionnels non structurés, constamment reconfigurés. Les environnements domestiques restent parmi les plus difficiles à généraliser, et les experts cités dans les rapports soulignent que passer de vidéos sélectionnées à une autonomie fiable au quotidien représente un écart considérable. La question des données d'entraînement est précisément identifiée comme le prochain verrou : OneRobotics, concurrent basé à Shenzhen et coté à Hong Kong depuis décembre dernier, a signé un contrat de 45 millions de yuans pour collecter des données embodied AI dans des environnements réels, cuisines, chambres, salles de bain et balcons, des espaces à haute fréquence de tâches encore sous-représentés dans les datasets robotiques actuels. GigaAI s'insère dans une dynamique industrielle et politique chinoise plus large : le gouvernement pousse activement le déploiement de l'IA incarnée dans les environnements du quotidien pour répondre aux défis démographiques du pays. Le projet est développé en collaboration avec le Hubei Humanoid Robot Innovation Centre et le Hubei Humanoid Robotics Industry Alliance, deux structures soutenues par l'État. Midea Group avait présenté dès l'an dernier un prototype de robot-majordome humanoïde capable d'interaction vocale et de manipulation basique, sans annonce de commercialisation. Le marché mondial des robots domestiques pesait environ 41 milliards de dollars en 2025, dopé quasi exclusivement par les aspirateurs robotisés, avec une croissance attendue d'environ 20% par an jusqu'en 2027. Le créneau des robots multi-tâches à 15 000 dollars reste non validé à l'échelle : le pilote wuhanais de 2027 sera le premier test grandeur réelle.

Chine/AsieActu
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