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Xpeng défie Tesla dans l'IA incarnée après une levée de 900 millions de dollars pour sa division robotique
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Xpeng défie Tesla dans l'IA incarnée après une levée de 900 millions de dollars pour sa division robotique

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Le constructeur chinois de véhicules électriques Xpeng a annoncé lundi avoir levé 900 millions de dollars pour sa filiale robotique Dogotix, lors d'un tour de financement mené notamment par Alibaba Group Holding et IDG Capital. L'opération valorise Dogotix à 6,3 milliards de dollars, ce que Xpeng présente comme la plus grosse transaction de capital-investissement jamais réalisée dans la robotique chinoise. Elle survient alors que le groupe vient de publier une perte nette élargie au deuxième trimestre sur son activité automobile.

Cette levée traduit le basculement des constructeurs automobiles chinois vers l'IA incarnée, où Xpeng se pose désormais en concurrent direct de Tesla et de son robot Optimus. Le montant, inédit pour le secteur, valide auprès d'investisseurs de premier plan comme Alibaba l'hypothèse d'une mutualisation entre conduite autonome, batteries et modèles d'IA multimodale d'un côté, et robotique humanoïde de l'autre. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, elle confirme surtout une consolidation rapide du capital chinois autour de quelques acteurs, alors que la démonstration technologique reste, pour l'instant, plus documentée que le déploiement commercial réel.

Fondé en 2014, Xpeng s'est d'abord fait connaître par ses véhicules électriques et ses systèmes de conduite assistée développés en interne, avant d'étendre ses recherches en IA à la robotique humanoïde via Dogotix. Le groupe évolue dans un paysage chinois déjà dense, aux côtés d'Unitree, UBTech, Fourier Intelligence ou AgiBot, et face à d'autres constructeurs comme BYD ou Xiaomi, également engagés dans la robotique. Xpeng n'a précisé ni calendrier de commercialisation ni sites pilotes pour ses futurs robots.

Impact France/UE

Cette consolidation massive du capital autour de la robotique chinoise accentue indirectement la pression concurrentielle sur les acteurs europeens, sans impact direct sur une entreprise ou reglementation francaise ou europeenne.

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XPeng lève un montant record de 900 millions de dollars pour sa division robotique
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XPeng lève un montant record de 900 millions de dollars pour sa division robotique

Le 24 août, XPeng a publié des résultats trimestriels contrastés : chiffre d'affaires et marge brute en légère hausse, mais marge brute automobile en recul, perte nette creusée et prévisions du troisième trimestre inférieures aux attentes. L'annonce qui a retenu l'attention ce jour-là concernait toutefois sa filiale robotique, qui a bouclé son premier tour de financement de plus de 900 millions de dollars, un record pour un tour privé unique dans le secteur chinois de l'intelligence incarnée. Cette levée valorise l'unité à plus de 6,3 milliards de dollars, environ 43 milliards de yuans. IDG Capital a mené le tour, avec la participation de Gaorong Venture Capital, tandis que Tencent et Alibaba sont entrés au capital comme investisseurs stratégiques, l'un des plus gros tickets uniques divulgués par chacun dans ce secteur. Cette valorisation place la division robotique de XPeng au deuxième rang du secteur, derrière Unitree mais devant des licornes comme AgiBot et Galaxy General. He Xiaopeng, fondateur de XPeng, a pris directement la direction de l'activité robotique en juin, en tant que CEO. Cette opération illustre le pari que fait le marché chinois sur la robotique humanoïde en 2026, année que plusieurs analystes désignent comme celle de la mise à l'échelle industrielle, avec environ 100 milliards de yuans levés par le secteur de l'intelligence incarnée en Chine sur le seul premier semestre. XPeng cherche à convertir son statut de constructeur automobile en avantage industriel, en s'appuyant sur un recouvrement de plus de 85% entre les chaînes d'approvisionnement de ses voitures et de ses robots, ce qui lui permettrait de réutiliser des standards de qualité automobile et son appareil de production. Mais cette valorisation repose surtout sur une promesse : elle anticipe des revenus futurs plus qu'elle ne reflète des ventes actuelles, et certains analystes la qualifient de prime payée pour un billet d'entrée dans la course, plutôt que d'un signal de traction commerciale immédiate. XPeng met en avant son puce Turing développée en interne, un modèle d'IA physique propriétaire et son robot humanoïde IRON, remarqué l'an dernier pour une démarche jugée particulièrement naturelle. IRON n'est toutefois pas encore produit en série, un objectif que He Xiaopeng vise pour la fin de l'année, tout en reconnaissant que la robotique humanoïde haut de gamme serait environ vingt fois plus complexe à maîtriser que la voiture intelligente. Roulements de précision, servomoteurs et puces de capteurs restent en partie importés. XPeng prévoit de déployer IRON d'abord dans ses propres magasins et zones industrielles, avant de viser un coût et un prix commercialisables en 2027.

Chine/AsieOpinion
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TARS lève 455 millions de dollars en pré-série A, un record dans l'IA incarnée en Chine
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TARS lève 455 millions de dollars en pré-série A, un record dans l'IA incarnée en Chine

La start-up chinoise TARS, spécialisée en IA incarnée et robotique humanoïde, a bouclé un tour Pre-A de 455 millions de dollars (environ 3,3 milliards de yuans), record absolu pour un tour de table unique dans le secteur de l'IA incarnée en Chine. Largement sursouscrit, il a été codirigé par Hillhouse Ventures, HSG (ex-Sequoia China) et Meituan Strategic Investment, cornerstone stratégique, avec la participation de CICC Capital, Qiming Venture Partners, BlueRun Ventures, TCL Capital et Shoucheng Holdings (0697.HK, Hong Kong). Fait notable, le Beijing Robotics Industry Development Investment Fund et le Shanghai Guotou Pioneer Fund y participent, une première pour des fonds publics chinois dans ce secteur. Un an plus tôt, au deuxième trimestre 2025, TARS avait déjà levé 242 millions de dollars (1,75 milliard de yuans) en amorçage, alors plus gros "angel round" jamais réalisé en Chine dans l'IA incarnée. Ce doublé de records en douze mois illustre l'intensité de la course aux capitaux qui s'engage en Chine autour de la robotique humanoïde, les investisseurs concentrant leurs paris sur une poignée d'acteurs jugés capables de passer de la démonstration à des déploiements industriels réels. La diversité des souscripteurs, fonds financiers, corporate venture (Meituan, TCL), capital industriel et désormais capitaux publics, traduit une consolidation autour de quelques champions plutôt qu'une dispersion sur de nombreuses start-up. L'entrée de fonds liés au plan quinquennal chinois pour la robotique confirme que Pékin traite l'IA incarnée comme une priorité stratégique nationale, ce qui pourrait faciliter l'accès de TARS à des contrats publics et des sites d'essai. L'article ne fournit toutefois aucune métrique produit ni preuve de traction commerciale : à ce stade, c'est un signal financier fort, pas un déploiement vérifié. TARS s'inscrit dans la vague de jeunes pousses chinoises de robotique humanoïde apparue depuis 2024, aux côtés d'Unitree, d'AgiBot (Zhiyuan Robotics) ou d'UBTech, dans un marché où Pékin, Shanghai et Shenzhen rivalisent pour le statut de pôle national. Le communiqué, relayé par IPOzaozhidao, ne précise ni feuille de route produit ni calendrier de déploiement ou de prochain tour, laissant la conversion de ce capital en contrats industriels vérifiables comme prochaine étape à observer.

Chine/AsieOpinion
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La startup d'IA incarnée PHYMI lève près de 100 millions de dollars en amorçage
3TechNode 

La startup d'IA incarnée PHYMI lève près de 100 millions de dollars en amorçage

La startup chinoise PHYMI, spécialisée dans l'IA incarnée, a levé près de 100 millions de dollars en seed. Le tour est mené par IDG Capital, avec la participation de Yunqi Capital, du groupe de VTC DiDi, de Fosun RZ Capital, de Glory Ventures et du fabricant de LiDAR Hesai Technology. Fondée en 2026 par Liu Nianqiu, ancien cadre de la société de conduite autonome DeepRoute.ai, PHYMI développe des « Physical Agents » censés comprendre des objectifs, se déplacer et manipuler des objets pour accomplir des tâches dans des environnements ouverts et changeants. Selon un communiqué relayé par Yunqi Partners, lui-même investisseur au capital, les fonds financeront la recherche sur les technologies de base, des infrastructures de données réelles, l'ingénierie produit et le recrutement, sans qu'aucune démonstration ni fiche technique n'ait été rendue publique. Un tel montant à un stade seed illustre la course aux valorisations qui touche désormais la robotique généraliste chinoise, comme aux Etats-Unis autour de Figure AI ou Physical Intelligence. Le mélange d'investisseurs financiers et industriels, DiDi pour la mobilité, Hesai pour la perception 3D, suggère une convergence entre conduite autonome et robotique physique plutôt qu'un simple pari spéculatif. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, PHYMI reste pour l'instant une équipe et une thèse d'investissement : ni degré de liberté, ni charge utile, ni temps de cycle, ni site de déploiement n'ont été communiqués, signe que l'argent circule ici plus vite que les preuves de fonctionnement réel. Liu Nianqiu apporte l'expérience de DeepRoute.ai, société chinoise de conduite autonome. PHYMI arrive sur un marché déjà dense, entre acteurs chinois de l'humanoïde comme Unitree, AgiBot ou UBTech, et modèles vision-langage-action occidentaux tels que Pi-0 de Physical Intelligence ou GR00T N2 de Nvidia. Aucun pilote client, partenaire de déploiement ni calendrier produit n'a été annoncé à ce stade, l'entreprise se concentrant pour l'instant sur la constitution de ses équipes et de ses infrastructures de données réelles.

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Daxiao Robot a levé des centaines de millions de dollars : son fondateur révèle les fractures de l'industrie de l'IA incarnée
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Daxiao Robot a levé des centaines de millions de dollars : son fondateur révèle les fractures de l'industrie de l'IA incarnée

ACE Robotics (大晓机器人), fondée en juillet 2025 par Wang Xiaogang, co-fondateur de SenseTime, a annoncé le 15 juin 2026 la clôture d'un tour Angel+ réunissant Dachen Caizhong, Shenzhen Capital Group, le Shanghai Science and Innovation Fund, Muxin Shares, Fosun Ruizheng et le Lingang New Area Fund, avec un réinvestissement de l'actionnaire historique SenseTime Guoxiang Capital. Le cumul de levées 2026 dépasse désormais plusieurs centaines de millions de dollars, classant ACE parmi les premières licornes de la robotique incarnée en Chine. La startup dévoile simultanément Kairos 3.0, son modèle monde (world model) dédié à l'intelligence incarnée, revendiquant le SOTA sur quatre benchmarks mondiaux d'embodied intelligence, et publie en open-source Kairos 3.0-4B, présenté comme la première version capable de piloter un robot directement depuis un périphérique embarqué (edge device) sans serveur distant. Le corpus d'entraînement atteint un million d'heures d'interactions humain-environnement, obtenu via une collecte centrée sur l'acteur humain en situation réelle, soit dix fois le volume produit par télé-opération traditionnelle. Les modules A1 équipent des chiens robots pour l'inspection de voirie à Shanghai (secteur Ouest Rive), ainsi que des robots opérant dans des hôtels, des magasins sans caissier et des entrepôts logistiques automatisés. La levée met en lumière une fracture structurelle de l'écosystème chinois : contrairement à Figure, Tesla Optimus ou Physical Intelligence (Pi-0), qui internalisent la boucle matériel-données-modèle pour accélérer l'itération, les acteurs locaux fonctionnent encore en silos. Wang Xiaogang l'admet explicitement : les standards de collecte de données restent fragmentés, les corpus directement exploitables pour l'entraînement de modèles incarnés sont rares, et les cycles d'itération matérielle sont trop longs pour rester synchronisés avec la cadence des modèles. La réponse d'ACE est pragmatique : s'ancrer dans des scénarios B2B contrôlés et reproductibles (logistique, inspection routière), y collecter des données réelles en boucle fermée via des partenaires intégrateurs -- dont Shanhui Robots, acteur du retail sans caissier issu de l'écosystème SenseTime -- et abaisser le coût de la solution au tiers de la moyenne sectorielle par l'effet d'échelle. Cette stratégie scene-first sert aussi à valider la thèse du world model face aux VLA (vision-language-action) : Wang soutient que seul un modèle capable de comprendre, générer et prédire simultanément peut atteindre une véritable émergence de l'intelligence incarnée. Wang Xiaogang, co-fondateur de SenseTime depuis 2014, a délibérément créé ACE en juillet 2025, après la première vague de startups incarnées, pour capitaliser sur les impasses avérées des VLA et éviter les gaspillages en données et en calcul accumulés par ses prédécesseurs. En Chine, la concurrence se structure autour de niches sectorielles : Qianjue Technology (spin-off de l'Université Tsinghua) cible l'hôtellerie et les services commerciaux, tandis que Tasishi Zhihang, fondée par Chen Yilun (ex-chef scientifique du département automobile de Huawei), se concentre sur l'assemblage de faisceaux de câbles industriels. La feuille de route d'ACE progresse en trois temps : inspection routière et chiens robots (déjà en production), entrepôts logistiques (déploiements en cours), puis la sphère domestique grand public. Wang reste prudent sur les délais : Kairos n'a pas encore atteint l'équivalent d'un GPT-3 pour les modèles monde, ce seuil d'émergence à partir duquel les paradigmes de recherche se stabilisent et les capacités commencent à généraliser à grande échelle.

Chine/AsieOpinion
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