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World Humanoid Robot Games 2.0 : les robots passent de la course de vitesse au travail réel
Chine/AsiePandaily 

World Humanoid Robot Games 2.0 : les robots passent de la course de vitesse au travail réel

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Résumé IASource uniqueImpact UE

La deuxième édition des World Humanoid Robot Games s'est achevée cette semaine à l'Ice Ribbon de Pékin, avec 666 équipes et 2 056 robots de 16 pays, répartis sur 51 épreuves. Le 100 mètres a été couru en 9,32 secondes, un temps inférieur au record humain d'Usain Bolt et douze secondes plus rapide que l'an dernier, tandis que le saut en hauteur a atteint 2,88 mètres, près du triple de la marque inaugurale. Guo Yijie, qui dirige le projet Tiangong Ultra au Beijing Humanoid Robot Innovation Center, attribue ces gains aux progrès du corps, des articulations, de la fiabilité électrique et du contrôle moteur des robots. L'équipe Shanghai d'AgiBot a remporté l'or en tai-chi, un robot Starship Navigator grandeur nature a gagné le concours au sol, et l'épreuve de dextérité manuelle demandait de peser 20 grammes de poudre à 0,5 gramme près, empiler des blocs, saisir des graines de soja à la pince et brancher des câbles, le tout en cinq minutes.

Le vrai basculement se situe ailleurs: plusieurs épreuves, dont le 400 mètres, ont supprimé toute téléopération, les robots ne recevant plus qu'un ordre de départ, et dans les scénarios réels, comme le rangement d'entrepôts pharmaceutiques, la recharge de trois véhicules électriques en 30 minutes ou le dégagement de voies d'urgence, l'autonomie complète pesait deux fois plus dans la notation que le pilotage à distance. Ce choix cible directement l'écart persistant entre démonstrations soigneusement montées et usage réel, un point sensible dans un secteur où nombre de vidéos virales de robots humanoïdes reposent en fait sur de la téléopération. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ces épreuves de manipulation fine constituent un indicateur plus parlant que la vitesse de course sur la maturité réelle des modèles de perception-action à grande échelle. Le retrait partiel d'Unitree, qui a réduit ses engagements pour se concentrer sur ses lignes de production de série, tandis que son fondateur Wang Xingxing suivait la compétition depuis les gradins, illustre que pour les acteurs déjà en phase de commercialisation, l'événement sert désormais moins de vitrine que de baromètre du secteur.

Organisés par les autorités chinoises pour accélérer l'industrialisation des humanoïdes, ces jeux avaient livré des performances nettement plus modestes lors de leur première édition l'an dernier, avant ce saut de niveau porté par des équipes comme AgiBot, Unitree ou Starship, aux côtés du programme public Tiangong. Aucun acteur français ou européen ne figurait parmi les équipes citées, la compétition restant dominée par les groupes chinois. Aucun calendrier de pilotes commerciaux n'a été communiqué à l'issue de l'événement, mais la montée en puissance des scénarios industriels et logistiques laisse présager que les prochaines éditions serviront de plus en plus de vitrine de déploiement plutôt que de simple démonstration sportive.

Impact France/UE

Aucun acteur français ou européen n'a participé à l'événement, illustrant l'écart croissant avec l'écosystème chinois de l'humanoïde.

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Aperçu des Robot Games : de la performance au travail, ce qu'ont accompli les robots humanoïdes cette année
1Pandaily 

Aperçu des Robot Games : de la performance au travail, ce qu'ont accompli les robots humanoïdes cette année

La deuxième édition des World Humanoid Robot Games s'ouvre le 22 août à l'Ice Ribbon, l'anneau de vitesse olympique de Pékin, avec 666 équipes et 2 056 robots inscrits, soit une hausse de 138 % du nombre d'équipes par rapport à l'an dernier. Alors que l'édition précédente mettait surtout en scène des humanoïdes dansants, celle de 2026 se concentre sur des tâches de travail concrètes. Le 17 août, des journalistes ont visité le parc d'innovation en IA incarnée de Zhongguancun Haidian, près des universités Tsinghua et Peking, où opèrent Zhuoyu Tech (fabrication de composants), Noitom Robotics (collecte de données de mouvement) et Wujie Power (assemblage de corps robotiques). Wujie Power, fondée en 2025, a déjà produit en série deux générations de corps humanoïdes et travaille sur une troisième ; elle revendique plus de 200 millions de dollars de financement providentiel cumulé et une première certification CE industrielle full-stack délivrée en Europe. Ses commandes se répartissent entre manufacture industrielle et services commerciaux, notamment des cafés. Selon Tan Peng, secrétaire du conseil de Zhuoyu Tech, 2024-2025 était dominée par des lots de prototypes de 10 à 50 unités ; en 2026, dix à vingt clients dépassent le millier d'unités commandées, et l'entreprise fournit des composants pour environ 3 000 robots par mois, avec un objectif de 50 000 à 60 000 unités mensuelles d'ici novembre. Les bras robotiques industriels classiques atteignent des dizaines de milliers d'heures avant défaillance critique, contre seulement quelques milliers pour les robots incarnés, sans norme internationale établie. Ce basculement de la démonstration scénique vers l'usage productif traduit une bascule de fond du secteur chinois : la course ne se joue plus sur l'exploit médiatique mais sur les volumes de commandes vérifiables et les cycles de production tenus. En juin 2026, le ministère chinois de l'Industrie (MIIT) et la Commission de supervision des actifs publics (SASAC) ont lancé un programme imposant aux entreprises publiques et technologiques de valider et déployer des robots en situation réelle d'ici fin 2026 ; Wujie Power dit avoir engrangé près de 100 millions de dollars de commandes mondiales sur le premier semestre grâce à cette ouverture de terrains d'essai. Pour les intégrateurs, le signal est double : les configurations matérielles se standardisent, réduisant le sur-mesure coûteux, mais l'écart entre fiabilité affichée et maturité industrielle réelle reste important, faute de standard MTBF reconnu. Le goulot d'étranglement se déplace donc du matériel vers la donnée : Li Yao, vice-président de Noitom Robotics, note que les attentes clients sont passées de quelques milliers d'heures de données l'an dernier à plusieurs centaines de milliers aujourd'hui, certains évoquant des dizaines de millions d'heures à terme, un écart d'ordre de grandeur avec l'offre actuelle. Wujie Power reste modeste face aux ténors internationaux du secteur, mais s'inscrit dans un écosystème chinois désormais structuré verticalement, des composants (Zhuoyu Tech) à la capture de mouvement pour l'entraînement des modèles (Noitom). Les données d'apprentissage se répartissent en trois catégories : les données opérationnelles à la première personne, jugées les plus fiables pour l'entraînement final ; les données centrées sur l'humain, réutilisables d'un robot à l'autre par retargeting ; et les données de simulation, abondantes mais dépourvues d'informations physiques réelles. Noitom facture ses données de capture plusieurs milliers de yuans par heure et prévoit de recruter, via crowdsourcing, près de 20 000 contributeurs d'ici 2027 pour collecter des données en environnement domestique. Aucun acteur français ou européen n'apparaît dans cette dynamique, largement pilotée par la politique industrielle chinoise et ses objectifs de déploiement fixés à fin 2026.

UELa certification CE obtenue par Wujie Power ouvre une voie de commercialisation en Europe pour des humanoïdes chinois, sans qu'aucun acteur français ou européen ne soit impliqué dans cette dynamique.

Chine/AsieActu
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Des robots chinois s'illustrent au tennis et pulvérisent des records lors des World Humanoid Robot Games
2SCMP Tech 

Des robots chinois s'illustrent au tennis et pulvérisent des records lors des World Humanoid Robot Games

Un robot humanoïde chinois a affronté des joueurs humains lors d'une démonstration de tennis pendant les World Humanoid Robot Games, disputant des échanges en simple puis en double mixte. La machine s'est déplacée latéralement par petits pas rapides pour couvrir le terrain, a ajusté sa position avant l'impact et a renvoyé des coups droits et des revers avec sa raquette. En pleine course pour rattraper une balle, elle a perdu l'équilibre et est tombée en arrière sous les yeux du public, avant de se retourner, de se relever seule et de reprendre l'échange sans assistance humaine. L'événement, présenté par ses organisateurs comme une vitrine des capacités des robots humanoïdes chinois, a également mis en avant, selon le titre de la compétition, des records battus dans d'autres épreuves du programme. Cette séquence illustre un cap technique précis : la capacité d'un système à récupérer seul d'une chute au milieu d'une tâche dynamique, sans intervention extérieure ni redémarrage, ce qui reste un point de friction majeur pour les humanoïdes destinés à des environnements non contrôlés. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ce type de démonstration sportive vise moins l'usine que la preuve de robustesse motrice et de contrôle réactif en temps réel, des briques transférables vers la logistique ou la manutention. Il faut toutefois distinguer nettement l'exercice de démonstration publique, chorégraphié pour un événement, d'un déploiement commercial ou industriel réel : aucun élément ne permet ici de parler de produit livré en série. Ces jeux s'inscrivent dans une stratégie chinoise de vitrines publiques à grande échelle pour la robotique humanoïde, où gouvernement, instituts de recherche et fabricants locaux multiplient les démonstrations spectaculaires face à la concurrence américaine et coréenne. Elles servent autant à mobiliser l'écosystème industriel domestique qu'à communiquer à l'international sur l'avancée du secteur, sans que les prochaines étapes de commercialisation soient précisées dans cette annonce.

Chine/AsieActu
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23 équipes de robots tentent d'éteindre un incendie en moins de 30 minutes aux World Humanoid Robot Games
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23 équipes de robots tentent d'éteindre un incendie en moins de 30 minutes aux World Humanoid Robot Games

Vingt-trois équipes de robots humanoïdes se sont affrontées dimanche à Pékin dans un exercice simulé de lutte contre l'incendie et de sauvetage, lors de la deuxième édition des World Humanoid Robot Games, organisée cette fois dans une véritable caserne de pompiers plutôt qu'en salle reconstituée. Chaque robot disposait de 30 minutes pour identifier deux matières dangereuses simulées placées aléatoirement, localiser et fermer trois vannes tirées au sort, puis trouver un extincteur et éteindre le feu, avec l'aide de pompiers professionnels chargés de mettre en scène l'exercice. Le robot d'UniX AI a terminé dans les temps mais bien plus lentement qu'un humain, avec deux tentatives nécessaires pour saisir l'extincteur ; sur les douze équipes engagées dimanche, seules trois ont complété l'épreuve entière. L'édition 2026, coorganisée par la municipalité de Pékin et China Media Group, s'étend sur cinq jours et compte 30 épreuves compétitives et 21 épreuves de mise en situation, contre 26 événements en 2025, avec au total 2 056 robots attendus, issus de 666 équipes et 16 pays, et de nouvelles disciplines comme le saut en longueur, l'haltérophilie, le tir à la corde et le tennis de table. Ce résultat, trois succès complets sur douze participants, confirme l'écart persistant entre démonstrations en laboratoire et fiabilité en conditions réelles : pluie, variations de luminosité et environnement extérieur ont perturbé la reconnaissance visuelle et la manipulation, la moindre erreur de perception ou de planification de mouvement suffisant à faire échouer un parcours entier. L'épreuve souligne aussi la complexité matérielle requise, articulations de précision pour la dextérité des mains et actionneurs à fort couple pour l'équilibre et la locomotion, certains robots préférant des roues omnidirectionnelles à des jambes classiques. Signe notable pour les intégrateurs, la téléopération reste centrale dans la chaîne technologique : plusieurs équipes ont piloté leurs machines via casques VR avec retour caméra en première personne, ce qui nuance le discours sur l'autonomie complète des systèmes actuels. Ces échecs en conditions réelles génèrent, selon des experts, des données précieuses pour améliorer la perception, la planification de mouvement et les systèmes d'IA embarqués. Cette deuxième édition marque une accélération nette : le nombre d'équipes participantes a bondi de 138 % et la participation en robots a quadruplé par rapport à la première édition, signe de l'engouement rapide autour de la robotique humanoïde chinoise. Plusieurs équipes utilisent des modules articulaires et actionneurs servo développés en Chine, couvrant des plages de couple allant du contrôle fin à la force brute nécessaire à la locomotion. Les organisateurs misent sur ces scénarios réalistes et sur de nouvelles disciplines sportives pour dépasser les chorégraphies scénarisées habituelles des salons robotiques, dans l'idée de constituer, épreuve après épreuve, un jeu de données d'échecs et de réussites qui alimentera les prochaines générations de systèmes de perception et de contrôle moteur.

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Les robots « pré-embauchés » en scénarios d'hôtel : les World Humanoid Robot Games testent bagages, réassort et lits en 30 minutes
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Les robots « pré-embauchés » en scénarios d'hôtel : les World Humanoid Robot Games testent bagages, réassort et lits en 30 minutes

Les 16 et 17 aout 2026, l'hôtel Wuzhou de Pekin a accueilli l'épreuve de service hôtelier de la deuxième édition des World Humanoid Robot Games. Selon Li Ziye, responsable de la compétition, chaque manche est limitée a 30 minutes, durant lesquelles les robots humanoïdes doivent enchainer trois taches: le transport de bagages, le réapprovisionnement des chambres et la remise en ordre des chambres. Pour le transport de bagages, les robots chargent deux valises et deux sacs sur un chariot, le poussent jusqu'a la chambre désignée, déchargent l'ensemble des bagages puis ramènent le chariot. Pour le réapprovisionnement, ils recuperent une serviette, deux paires de chaussons et deux bouteilles d'eau, doivent suspendre la serviette a plat, poser les bouteilles sur le meuble d'angle et ranger les chaussons sous la table de chevet. Pour la remise en ordre, ils lissent le lit et déposent deux serviettes sales et un déchet dans les bacs de recyclage appropries. Zhang Yizhuo, de l'équipe Renmin University of China-Beijing Humanoid Alliance-iYZhou, souligne que la principale difficulté vient du site lui-même: l'environnement réel diffère fortement des installations d'entrainement, et les couloirs étroits compliquent les manoeuvres avant-arrière lors du transport de bagages. Le barème distingue le mode entièrement autonome, pondéré a 1,0, du mode téléopére, pondéré seulement a 0,5, et la rapidité d'exécution ne garantit pas un bon score: la netteté du rangement compte tout autant. Cette épreuve illustre une tendance de fond du secteur: déplacer l'évaluation des robots humanoïdes hors du laboratoire vers des scenarios opérationnels réels, avec des critères de notation qui pénalisent explicitement la téléopération par rapport a l'autonomie complète. Le format met a l'épreuve des capacités encore fragiles chez la plupart des plateformes commerciales: manipulation d'objets souples et déformables comme le linge, équilibre lors de la poussée de charges lourdes, perception et navigation dans un environnement non structure, et planification de taches longues et séquentielles sous contrainte de temps. Pour les intégrateurs et décideurs B2B de l'hôtellerie, le signal est clair: les taches candidates a l'automatisation restent les emplois hautement standardises et répétitifs, la ou la pénurie de main-d'oeuvre, la hausse des couts salariaux et le turnover élevé du personnel créent une pression économique réelle. C'est précisément le diagnostic pose par l'organisation après ses études de terrain, qui a servi de base au design de l'épreuve. L'épreuve hôtelière s'inscrit dans un ensemble plus large de neuf scenarios choisis par les Games pour sélectionner des travailleurs robots sur la base de besoins réels: ménage domestique, service hôtelier, production industrielle, secours d'urgence, gestion de bibliothèque, commerce de détail, service de bureau, inspection de jardins et recharge de véhicules, chacun conçu comme une tache longue testant la coordination oeil-cerveau-main. Cote hôtellerie, Wang Fan, directeur de la compétition hôtelière et responsable du bureau Asie-Pacifique olympique du groupe Beichen, indique que l'établissement utilise déjà des robots de livraison en chambre, des casiers intelligents et un standard téléphonique pilote par IA, et prévoit d'introduire des robots dédiés au transport de bagages, a l'interaction avec les clients et a la préparation de café, dans le cadre d'une stratégie d'hôtel a thème robotique qui doit aussi fournir des scenarios réels supplémentaires pour l'entrainement des machines.

Chine/AsieActu
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