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Des robots chinois s'illustrent au tennis et pulvérisent des records lors des World Humanoid Robot Games
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Des robots chinois s'illustrent au tennis et pulvérisent des records lors des World Humanoid Robot Games

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Un robot humanoïde chinois a affronté des joueurs humains lors d'une démonstration de tennis pendant les World Humanoid Robot Games, disputant des échanges en simple puis en double mixte. La machine s'est déplacée latéralement par petits pas rapides pour couvrir le terrain, a ajusté sa position avant l'impact et a renvoyé des coups droits et des revers avec sa raquette. En pleine course pour rattraper une balle, elle a perdu l'équilibre et est tombée en arrière sous les yeux du public, avant de se retourner, de se relever seule et de reprendre l'échange sans assistance humaine. L'événement, présenté par ses organisateurs comme une vitrine des capacités des robots humanoïdes chinois, a également mis en avant, selon le titre de la compétition, des records battus dans d'autres épreuves du programme.

Cette séquence illustre un cap technique précis : la capacité d'un système à récupérer seul d'une chute au milieu d'une tâche dynamique, sans intervention extérieure ni redémarrage, ce qui reste un point de friction majeur pour les humanoïdes destinés à des environnements non contrôlés. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ce type de démonstration sportive vise moins l'usine que la preuve de robustesse motrice et de contrôle réactif en temps réel, des briques transférables vers la logistique ou la manutention. Il faut toutefois distinguer nettement l'exercice de démonstration publique, chorégraphié pour un événement, d'un déploiement commercial ou industriel réel : aucun élément ne permet ici de parler de produit livré en série.

Ces jeux s'inscrivent dans une stratégie chinoise de vitrines publiques à grande échelle pour la robotique humanoïde, où gouvernement, instituts de recherche et fabricants locaux multiplient les démonstrations spectaculaires face à la concurrence américaine et coréenne. Elles servent autant à mobiliser l'écosystème industriel domestique qu'à communiquer à l'international sur l'avancée du secteur, sans que les prochaines étapes de commercialisation soient précisées dans cette annonce.

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World Humanoid Robot Games 2.0 : les robots passent de la course de vitesse au travail réel
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La deuxième édition des World Humanoid Robot Games s'est achevée cette semaine à l'Ice Ribbon de Pékin, avec 666 équipes et 2 056 robots de 16 pays, répartis sur 51 épreuves. Le 100 mètres a été couru en 9,32 secondes, un temps inférieur au record humain d'Usain Bolt et douze secondes plus rapide que l'an dernier, tandis que le saut en hauteur a atteint 2,88 mètres, près du triple de la marque inaugurale. Guo Yijie, qui dirige le projet Tiangong Ultra au Beijing Humanoid Robot Innovation Center, attribue ces gains aux progrès du corps, des articulations, de la fiabilité électrique et du contrôle moteur des robots. L'équipe Shanghai d'AgiBot a remporté l'or en tai-chi, un robot Starship Navigator grandeur nature a gagné le concours au sol, et l'épreuve de dextérité manuelle demandait de peser 20 grammes de poudre à 0,5 gramme près, empiler des blocs, saisir des graines de soja à la pince et brancher des câbles, le tout en cinq minutes. Le vrai basculement se situe ailleurs: plusieurs épreuves, dont le 400 mètres, ont supprimé toute téléopération, les robots ne recevant plus qu'un ordre de départ, et dans les scénarios réels, comme le rangement d'entrepôts pharmaceutiques, la recharge de trois véhicules électriques en 30 minutes ou le dégagement de voies d'urgence, l'autonomie complète pesait deux fois plus dans la notation que le pilotage à distance. Ce choix cible directement l'écart persistant entre démonstrations soigneusement montées et usage réel, un point sensible dans un secteur où nombre de vidéos virales de robots humanoïdes reposent en fait sur de la téléopération. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ces épreuves de manipulation fine constituent un indicateur plus parlant que la vitesse de course sur la maturité réelle des modèles de perception-action à grande échelle. Le retrait partiel d'Unitree, qui a réduit ses engagements pour se concentrer sur ses lignes de production de série, tandis que son fondateur Wang Xingxing suivait la compétition depuis les gradins, illustre que pour les acteurs déjà en phase de commercialisation, l'événement sert désormais moins de vitrine que de baromètre du secteur. Organisés par les autorités chinoises pour accélérer l'industrialisation des humanoïdes, ces jeux avaient livré des performances nettement plus modestes lors de leur première édition l'an dernier, avant ce saut de niveau porté par des équipes comme AgiBot, Unitree ou Starship, aux côtés du programme public Tiangong. Aucun acteur français ou européen ne figurait parmi les équipes citées, la compétition restant dominée par les groupes chinois. Aucun calendrier de pilotes commerciaux n'a été communiqué à l'issue de l'événement, mais la montée en puissance des scénarios industriels et logistiques laisse présager que les prochaines éditions serviront de plus en plus de vitrine de déploiement plutôt que de simple démonstration sportive.

UEAucun acteur français ou européen n'a participé à l'événement, illustrant l'écart croissant avec l'écosystème chinois de l'humanoïde.

Chine/AsieOpinion
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100 mètres en 8,4 secondes : Tiangong Ultra bat un record aux World Humanoid Robot Games
2Interesting Engineering 

100 mètres en 8,4 secondes : Tiangong Ultra bat un record aux World Humanoid Robot Games

Tiangong Ultra, robot humanoïde développé par la société pékinoise X-Humanoid, a couru le 100 mètres en 8,64 secondes lors de la finale du grand groupe, dernier jour des 2e World Humanoid Robot Games, une compétition chinoise de cinq jours. Ce chrono améliore son propre record de l'épreuve, établi à 8,86 secondes lors des repêchages quelques heures plus tôt, un temps déjà réécrit deux fois avant la finale. Le record humain officiel du 100 mètres, détenu par Usain Bolt, est de 9,58 secondes : Tiangong Ultra le bat donc de près d'une seconde, dans des conditions non comparables à celles d'un athlète. Son principal rival, Lightning, un humanoïde du fabricant chinois de smartphones Honor, avait réalisé en amont à Pékin un 100 mètres en 9,32 secondes à une vitesse de pointe de 14,5 mètres par seconde, soit 0,68 seconde de plus que Tiangong Ultra le jour de la finale ; Honor avait aussi fait état en avril d'un semi-marathon de Lightning bouclé en 50 minutes et 26 secondes. Lors de la première édition des games, le meilleur temps sur 100 mètres dépassait 12 secondes. Sprinter à cette vitesse impose de coordonner les deux jambes, de gérer l'équilibre dynamique et de récupérer d'une instabilité sans chute, des compétences directement transposables à des usages logistiques ou industriels où un humanoïde doit se déplacer vite et de façon fiable. Le resserrement de l'écart entre les deux éditions, de plus de 12 secondes à 8,64 secondes en un an, illustre des progrès rapides des contrôleurs de marche chez les acteurs chinois, sans pour autant valider un déploiement réel : il s'agit d'épreuves sur piste, en conditions optimisées, loin d'un environnement non structuré. Les organisateurs présentent d'ailleurs la compétition moins comme un remplacement des records humains, non homologables faute de conditions physiologiques et réglementaires comparables, que comme un banc d'essai commun pour comparer équilibre, gestion de puissance, perception et logiciel de coordination entre plateformes concurrentes. Cette deuxième édition confirme X-Humanoid, déjà connu pour sa série Tiangong, comme l'un des acteurs les plus prolifiques en records lors de l'événement, où d'autres humanoïdes ont également dépassé des marques humaines au saut en hauteur. Honor, identifié jusqu'ici comme fabricant de smartphones, y affiche des ambitions affirmées en robotique humanoïde avec Lightning, opposant ainsi un spécialiste dédié de la robotique à un groupe électronique grand public en pleine diversification. La finale du 100 mètres, dernière épreuve du programme, a clôturé cette seconde édition sans qu'aucun calendrier de déploiement commercial n'ait été communiqué pour l'une ou l'autre plateforme.

Chine/AsieActu
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World's 1st mass-produced humanoid robot, il roule vers le marché chinois
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World's 1st mass-produced humanoid robot, il roule vers le marché chinois

Ubtech, entreprise chinoise de robotique déjà cotée à Hong Kong, a lancé un produit qu'elle présente comme le premier robot humanoïde "ultrabionique" grand format produit en série au monde, conçu comme un compagnon domestique plutôt que comme un outil industriel. Le communiqué reprend l'imaginaire de la science-fiction, citant Blade Runner, Ex Machina et A.I. Intelligence Artificielle pour illustrer une promesse de robots capables d'interagir avec les humains et de répondre à l'isolement social. Aucune fiche technique précise n'accompagne l'annonce: ni degrés de liberté, ni charge utile, ni prix, ni date de disponibilité commerciale ne sont communiqués, ce qui limite la portée vérifiable de la revendication "premier au monde" et "production de masse". Cette absence de données chiffrées est révélatrice d'un secteur où les annonces marketing devancent souvent la réalité industrielle. Passer d'un prototype de démonstration à une véritable production de masse reste l'obstacle majeur pour les humanoïdes, qu'il s'agisse d'usage industriel ou domestique. Si Ubtech confirme effectivement une chaîne de production à grande échelle, ce serait un signal fort pour le marché du robot compagnon grand public, un segment jusqu'ici dominé par les démonstrations plutôt que par les livraisons réelles, et qui pourrait ouvrir une nouvelle ligne de commercialisation distincte des humanoïdes destinés aux usines. Ubtech s'est jusqu'à présent fait connaître avec sa gamme industrielle Walker S, déployée en pilotes chez des constructeurs automobiles et électroniques chinois pour des tâches de logistique et d'assemblage. Ce nouveau robot "compagnon" marque une diversification vers le marché résidentiel, dans un contexte de concurrence mondiale intense face à Tesla (Optimus), Figure AI (Figure 03), Unitree ou 1X Technologies. Les prochaines étapes à surveiller seront les volumes de production réellement livrés et les retours d'utilisateurs, seuls indicateurs capables de valider ou d'infirmer les affirmations du communiqué initial.

Chine/AsieOpinion
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Des robots humanoïdes chinois relèvent le défi du penalty alors que Messi et Ronaldo illuminent la Coupe du Monde FIFA
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Des robots humanoïdes chinois relèvent le défi du penalty alors que Messi et Ronaldo illuminent la Coupe du Monde FIFA

Le 24 juin 2026, à l'ouverture du MWC Shanghai 2026, la Mobile AI Innovation Frontiers Zone du Shanghai New International Expo Centre a accueilli le Humanoid Robot Football Penalties Challenge, une compétition de tirs au but mettant en scène des robots humanoïdes en conditions semi-autonomes. D'après les images diffusées en ligne, des modèles de Booster Robotics et Unitree Robotics participent à l'épreuve. Le format est structuré : chaque robot doit interpréter indépendamment la position du ballon et les déplacements du gardien, puis déclencher le tir en effectuant des corrections en temps réel sur la base de ses capteurs, sans séquences pré-programmées ni intervention humaine externe. Les demi-finales et la finale sont prévues le 25 juin, avec des contraintes progressivement durcies pour simuler la pression compétitive. En parallèle, Hyundai Motor, maison mère de Boston Dynamics, a publié une vidéo de son robot Atlas réalisant des exercices de football dans le cadre d'une initiative baptisée "School of Football" : le robot observe des séquences vidéo de matchs, puis reproduit immédiatement dans un espace d'entraînement les gestes observés, passes incluses, imitation de célébration de but et simulation de blessure au genou compris. Hyundai évoque une possible présence d'Atlas et du quadrupède Spot à la Coupe du monde 2026, sans préciser leurs rôles. L'intérêt technique de l'exercice réside dans ce qu'un tir au but exige : perception en temps réel, équilibre dynamique lors du transfert de poids et de l'extension de jambe, et planification motrice adaptative dans un environnement non contrôlé. En faisant d'un moment sportif universellement compris un banc d'essai robotique, l'événement sert de point de comparaison public entre plateformes. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, il convient cependant de distinguer soigneusement une démonstration scénarisée d'un déploiement opérationnel : les conditions restent contrôlées, les métriques publiées sont limitées, et les vidéos disponibles proviennent de flux non officiels. La valeur réelle réside moins dans la performance sportive que dans la capacité à enchaîner perception, décision et exécution physique sans intervention humaine, un sous-problème direct du sim-to-real transfer et de la robustesse des VLA (Vision-Language-Action models) en environnement ouvert. Unitree Robotics et Booster Robotics s'inscrivent dans la vague de constructeurs chinois d'humanoïdes qui ont considérablement accéléré depuis 2024, aux côtés de Zhiyuan Robotics et Fourier Intelligence, dans un contexte de forte pression concurrentielle avec les Américains Figure AI, Agility Robotics et Tesla Optimus. Du côté de Boston Dynamics, la campagne football intervient après une série de démonstrations industrielles d'Atlas Gen 2 en environnement d'usine automobile, et sert manifestement à repositionner le robot sur le terrain de la dextérité et de l'apprentissage par imitation plutôt que sur la seule force brute. La Coupe du monde 2026, dont les matchs se tiennent aux États-Unis, au Canada et au Mexique à partir du 11 juin, fournit un calendrier marketing opportun, mais aucune intégration fonctionnelle concrète n'a été annoncée pour l'instant.

UELa progression rapide des humanoïdes chinois accentue la pression compétitive sur les constructeurs et intégrateurs robotiques européens, sans déploiement ni annonce ciblant directement le marché européen.

Chine/AsieOpinion
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