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Chine/AsieInteresting Engineering 

100 mètres en 8,4 secondes : Tiangong Ultra bat un record aux World Humanoid Robot Games

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Tiangong Ultra, robot humanoïde développé par la société pékinoise X-Humanoid, a couru le 100 mètres en 8,64 secondes lors de la finale du grand groupe, dernier jour des 2e World Humanoid Robot Games, une compétition chinoise de cinq jours. Ce chrono améliore son propre record de l'épreuve, établi à 8,86 secondes lors des repêchages quelques heures plus tôt, un temps déjà réécrit deux fois avant la finale. Le record humain officiel du 100 mètres, détenu par Usain Bolt, est de 9,58 secondes : Tiangong Ultra le bat donc de près d'une seconde, dans des conditions non comparables à celles d'un athlète. Son principal rival, Lightning, un humanoïde du fabricant chinois de smartphones Honor, avait réalisé en amont à Pékin un 100 mètres en 9,32 secondes à une vitesse de pointe de 14,5 mètres par seconde, soit 0,68 seconde de plus que Tiangong Ultra le jour de la finale ; Honor avait aussi fait état en avril d'un semi-marathon de Lightning bouclé en 50 minutes et 26 secondes. Lors de la première édition des games, le meilleur temps sur 100 mètres dépassait 12 secondes.

Sprinter à cette vitesse impose de coordonner les deux jambes, de gérer l'équilibre dynamique et de récupérer d'une instabilité sans chute, des compétences directement transposables à des usages logistiques ou industriels où un humanoïde doit se déplacer vite et de façon fiable. Le resserrement de l'écart entre les deux éditions, de plus de 12 secondes à 8,64 secondes en un an, illustre des progrès rapides des contrôleurs de marche chez les acteurs chinois, sans pour autant valider un déploiement réel : il s'agit d'épreuves sur piste, en conditions optimisées, loin d'un environnement non structuré. Les organisateurs présentent d'ailleurs la compétition moins comme un remplacement des records humains, non homologables faute de conditions physiologiques et réglementaires comparables, que comme un banc d'essai commun pour comparer équilibre, gestion de puissance, perception et logiciel de coordination entre plateformes concurrentes.

Cette deuxième édition confirme X-Humanoid, déjà connu pour sa série Tiangong, comme l'un des acteurs les plus prolifiques en records lors de l'événement, où d'autres humanoïdes ont également dépassé des marques humaines au saut en hauteur. Honor, identifié jusqu'ici comme fabricant de smartphones, y affiche des ambitions affirmées en robotique humanoïde avec Lightning, opposant ainsi un spécialiste dédié de la robotique à un groupe électronique grand public en pleine diversification. La finale du 100 mètres, dernière épreuve du programme, a clôturé cette seconde édition sans qu'aucun calendrier de déploiement commercial n'ait été communiqué pour l'une ou l'autre plateforme.

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Un robot humanoïde fulgurant boucle le 100 mètres en 9,32 secondes, battant le record d'Usain Bolt
1Interesting Engineering 

Un robot humanoïde fulgurant boucle le 100 mètres en 9,32 secondes, battant le record d'Usain Bolt

Le robot humanoïde chinois Lightning, développé par le fabricant de smartphones Honor, a couru le 100 mètres en 9,32 secondes lors d'un test à Pékin, avec une pointe à 14,5 mètres par seconde, devançant de 0,26 seconde le record du monde d'Usain Bolt (9,58 s, Mondiaux d'athlétisme de Berlin, 2009). La démonstration précède l'ouverture, samedi, de la deuxième édition des World Humanoid Robot Games (WHRG) à Pékin, où la participation grimpe de 138% et le nombre de robots engagés double par rapport à l'an dernier. Un autre humanoïde chinois, Tiangong Ultra, conçu par le Beijing Humanoid Robot Innovation Center, avait déjà couru le 100 m en 9,39 s lors des qualifications. Lightning mesure 169 cm, avec une longueur de jambe effective de 95 cm rallongée de 10 cm pour la compétition, un couple de pointe de 400 Nm par jambe et un refroidissement liquide au débit supérieur à 4 litres/minute, hérité de l'ingénierie thermique des smartphones Honor. En avril 2026, une version autonome de Lightning avait déjà couru un semi-marathon de 21 km à Pékin en 50 min 26 s, une version télé-opérée en 48 min 19 s. Ces chronos spectaculaires doivent être relativisés: Honor n'a divulgué ni la configuration des capteurs, ni le nombre de degrés de liberté, ni le poids ou la capacité de la batterie de Lightning, et ces sprints restent des démonstrations ponctuelles en conditions contrôlées, non des mesures homologuées comparables à un record d'athlétisme humain. Un incident survenu pendant les essais du WHRG illustre les limites encore réelles de la locomotion bipède à haute vitesse: un humanoïde non identifié, incapable de freiner à temps, s'est encastré dans un pare-chocs matelassé et s'est plié au niveau du bassin dans une gerbe d'étincelles. Pour l'industrie robotique, l'épisode confirme que la course chinoise aux humanoïdes se joue désormais autant sur des vitrines sportives que sur des cas d'usage industriels, avec un écart persistant entre performances scénarisées et fiabilité opérationnelle. Honor, connu jusqu'ici pour ses smartphones, positionne Lightning comme une plateforme spécialisée en vitesse, endurance et navigation autonome, plutôt qu'un humanoïde généraliste destiné à l'industrie ou au grand public. Le WHRG, à sa deuxième édition, sert de vitrine compétitive à l'écosystème robotique chinois, mettant Lightning face à des rivaux comme Tiangong Ultra du Beijing Humanoid Robot Innovation Center sur des épreuves calquées sur l'athlétisme. Aucun calendrier commercial ni déploiement industriel n'a été annoncé pour Lightning, dont le développement reste centré sur la recherche en biomécanique de course, la stabilisation par les bras et le torse, et des ajustements mécaniques itératifs, comme l'allongement des jambes opéré juste avant cette compétition.

Chine/AsieActu
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Des robots chinois s'illustrent au tennis et pulvérisent des records lors des World Humanoid Robot Games
2SCMP Tech 

Des robots chinois s'illustrent au tennis et pulvérisent des records lors des World Humanoid Robot Games

Un robot humanoïde chinois a affronté des joueurs humains lors d'une démonstration de tennis pendant les World Humanoid Robot Games, disputant des échanges en simple puis en double mixte. La machine s'est déplacée latéralement par petits pas rapides pour couvrir le terrain, a ajusté sa position avant l'impact et a renvoyé des coups droits et des revers avec sa raquette. En pleine course pour rattraper une balle, elle a perdu l'équilibre et est tombée en arrière sous les yeux du public, avant de se retourner, de se relever seule et de reprendre l'échange sans assistance humaine. L'événement, présenté par ses organisateurs comme une vitrine des capacités des robots humanoïdes chinois, a également mis en avant, selon le titre de la compétition, des records battus dans d'autres épreuves du programme. Cette séquence illustre un cap technique précis : la capacité d'un système à récupérer seul d'une chute au milieu d'une tâche dynamique, sans intervention extérieure ni redémarrage, ce qui reste un point de friction majeur pour les humanoïdes destinés à des environnements non contrôlés. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ce type de démonstration sportive vise moins l'usine que la preuve de robustesse motrice et de contrôle réactif en temps réel, des briques transférables vers la logistique ou la manutention. Il faut toutefois distinguer nettement l'exercice de démonstration publique, chorégraphié pour un événement, d'un déploiement commercial ou industriel réel : aucun élément ne permet ici de parler de produit livré en série. Ces jeux s'inscrivent dans une stratégie chinoise de vitrines publiques à grande échelle pour la robotique humanoïde, où gouvernement, instituts de recherche et fabricants locaux multiplient les démonstrations spectaculaires face à la concurrence américaine et coréenne. Elles servent autant à mobiliser l'écosystème industriel domestique qu'à communiquer à l'international sur l'avancée du secteur, sans que les prochaines étapes de commercialisation soient précisées dans cette annonce.

Chine/AsieActu
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23 équipes de robots tentent d'éteindre un incendie en moins de 30 minutes aux World Humanoid Robot Games
3Interesting Engineering 

23 équipes de robots tentent d'éteindre un incendie en moins de 30 minutes aux World Humanoid Robot Games

Vingt-trois équipes de robots humanoïdes se sont affrontées dimanche à Pékin dans un exercice simulé de lutte contre l'incendie et de sauvetage, lors de la deuxième édition des World Humanoid Robot Games, organisée cette fois dans une véritable caserne de pompiers plutôt qu'en salle reconstituée. Chaque robot disposait de 30 minutes pour identifier deux matières dangereuses simulées placées aléatoirement, localiser et fermer trois vannes tirées au sort, puis trouver un extincteur et éteindre le feu, avec l'aide de pompiers professionnels chargés de mettre en scène l'exercice. Le robot d'UniX AI a terminé dans les temps mais bien plus lentement qu'un humain, avec deux tentatives nécessaires pour saisir l'extincteur ; sur les douze équipes engagées dimanche, seules trois ont complété l'épreuve entière. L'édition 2026, coorganisée par la municipalité de Pékin et China Media Group, s'étend sur cinq jours et compte 30 épreuves compétitives et 21 épreuves de mise en situation, contre 26 événements en 2025, avec au total 2 056 robots attendus, issus de 666 équipes et 16 pays, et de nouvelles disciplines comme le saut en longueur, l'haltérophilie, le tir à la corde et le tennis de table. Ce résultat, trois succès complets sur douze participants, confirme l'écart persistant entre démonstrations en laboratoire et fiabilité en conditions réelles : pluie, variations de luminosité et environnement extérieur ont perturbé la reconnaissance visuelle et la manipulation, la moindre erreur de perception ou de planification de mouvement suffisant à faire échouer un parcours entier. L'épreuve souligne aussi la complexité matérielle requise, articulations de précision pour la dextérité des mains et actionneurs à fort couple pour l'équilibre et la locomotion, certains robots préférant des roues omnidirectionnelles à des jambes classiques. Signe notable pour les intégrateurs, la téléopération reste centrale dans la chaîne technologique : plusieurs équipes ont piloté leurs machines via casques VR avec retour caméra en première personne, ce qui nuance le discours sur l'autonomie complète des systèmes actuels. Ces échecs en conditions réelles génèrent, selon des experts, des données précieuses pour améliorer la perception, la planification de mouvement et les systèmes d'IA embarqués. Cette deuxième édition marque une accélération nette : le nombre d'équipes participantes a bondi de 138 % et la participation en robots a quadruplé par rapport à la première édition, signe de l'engouement rapide autour de la robotique humanoïde chinoise. Plusieurs équipes utilisent des modules articulaires et actionneurs servo développés en Chine, couvrant des plages de couple allant du contrôle fin à la force brute nécessaire à la locomotion. Les organisateurs misent sur ces scénarios réalistes et sur de nouvelles disciplines sportives pour dépasser les chorégraphies scénarisées habituelles des salons robotiques, dans l'idée de constituer, épreuve après épreuve, un jeu de données d'échecs et de réussites qui alimentera les prochaines générations de systèmes de perception et de contrôle moteur.

Chine/AsieActu
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World Humanoid Robot Games 2.0 : les robots passent de la course de vitesse au travail réel
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World Humanoid Robot Games 2.0 : les robots passent de la course de vitesse au travail réel

La deuxième édition des World Humanoid Robot Games s'est achevée cette semaine à l'Ice Ribbon de Pékin, avec 666 équipes et 2 056 robots de 16 pays, répartis sur 51 épreuves. Le 100 mètres a été couru en 9,32 secondes, un temps inférieur au record humain d'Usain Bolt et douze secondes plus rapide que l'an dernier, tandis que le saut en hauteur a atteint 2,88 mètres, près du triple de la marque inaugurale. Guo Yijie, qui dirige le projet Tiangong Ultra au Beijing Humanoid Robot Innovation Center, attribue ces gains aux progrès du corps, des articulations, de la fiabilité électrique et du contrôle moteur des robots. L'équipe Shanghai d'AgiBot a remporté l'or en tai-chi, un robot Starship Navigator grandeur nature a gagné le concours au sol, et l'épreuve de dextérité manuelle demandait de peser 20 grammes de poudre à 0,5 gramme près, empiler des blocs, saisir des graines de soja à la pince et brancher des câbles, le tout en cinq minutes. Le vrai basculement se situe ailleurs: plusieurs épreuves, dont le 400 mètres, ont supprimé toute téléopération, les robots ne recevant plus qu'un ordre de départ, et dans les scénarios réels, comme le rangement d'entrepôts pharmaceutiques, la recharge de trois véhicules électriques en 30 minutes ou le dégagement de voies d'urgence, l'autonomie complète pesait deux fois plus dans la notation que le pilotage à distance. Ce choix cible directement l'écart persistant entre démonstrations soigneusement montées et usage réel, un point sensible dans un secteur où nombre de vidéos virales de robots humanoïdes reposent en fait sur de la téléopération. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ces épreuves de manipulation fine constituent un indicateur plus parlant que la vitesse de course sur la maturité réelle des modèles de perception-action à grande échelle. Le retrait partiel d'Unitree, qui a réduit ses engagements pour se concentrer sur ses lignes de production de série, tandis que son fondateur Wang Xingxing suivait la compétition depuis les gradins, illustre que pour les acteurs déjà en phase de commercialisation, l'événement sert désormais moins de vitrine que de baromètre du secteur. Organisés par les autorités chinoises pour accélérer l'industrialisation des humanoïdes, ces jeux avaient livré des performances nettement plus modestes lors de leur première édition l'an dernier, avant ce saut de niveau porté par des équipes comme AgiBot, Unitree ou Starship, aux côtés du programme public Tiangong. Aucun acteur français ou européen ne figurait parmi les équipes citées, la compétition restant dominée par les groupes chinois. Aucun calendrier de pilotes commerciaux n'a été communiqué à l'issue de l'événement, mais la montée en puissance des scénarios industriels et logistiques laisse présager que les prochaines éditions serviront de plus en plus de vitrine de déploiement plutôt que de simple démonstration sportive.

UEAucun acteur français ou européen n'a participé à l'événement, illustrant l'écart croissant avec l'écosystème chinois de l'humanoïde.

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