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Un robot humanoïde fulgurant boucle le 100 mètres en 9,32 secondes, battant le record d'Usain Bolt
Chine/AsieInteresting Engineering 

Un robot humanoïde fulgurant boucle le 100 mètres en 9,32 secondes, battant le record d'Usain Bolt

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Un robot humanoïde fulgurant boucle le 100 mètres en 9,32 secondes, battant le record d'Usain Bolt
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Le robot humanoïde chinois Lightning, développé par le fabricant de smartphones Honor, a couru le 100 mètres en 9,32 secondes lors d'un test à Pékin, avec une pointe à 14,5 mètres par seconde, devançant de 0,26 seconde le record du monde d'Usain Bolt (9,58 s, Mondiaux d'athlétisme de Berlin, 2009). La démonstration précède l'ouverture, samedi, de la deuxième édition des World Humanoid Robot Games (WHRG) à Pékin, où la participation grimpe de 138% et le nombre de robots engagés double par rapport à l'an dernier. Un autre humanoïde chinois, Tiangong Ultra, conçu par le Beijing Humanoid Robot Innovation Center, avait déjà couru le 100 m en 9,39 s lors des qualifications. Lightning mesure 169 cm, avec une longueur de jambe effective de 95 cm rallongée de 10 cm pour la compétition, un couple de pointe de 400 Nm par jambe et un refroidissement liquide au débit supérieur à 4 litres/minute, hérité de l'ingénierie thermique des smartphones Honor. En avril 2026, une version autonome de Lightning avait déjà couru un semi-marathon de 21 km à Pékin en 50 min 26 s, une version télé-opérée en 48 min 19 s.

Ces chronos spectaculaires doivent être relativisés: Honor n'a divulgué ni la configuration des capteurs, ni le nombre de degrés de liberté, ni le poids ou la capacité de la batterie de Lightning, et ces sprints restent des démonstrations ponctuelles en conditions contrôlées, non des mesures homologuées comparables à un record d'athlétisme humain. Un incident survenu pendant les essais du WHRG illustre les limites encore réelles de la locomotion bipède à haute vitesse: un humanoïde non identifié, incapable de freiner à temps, s'est encastré dans un pare-chocs matelassé et s'est plié au niveau du bassin dans une gerbe d'étincelles. Pour l'industrie robotique, l'épisode confirme que la course chinoise aux humanoïdes se joue désormais autant sur des vitrines sportives que sur des cas d'usage industriels, avec un écart persistant entre performances scénarisées et fiabilité opérationnelle.

Honor, connu jusqu'ici pour ses smartphones, positionne Lightning comme une plateforme spécialisée en vitesse, endurance et navigation autonome, plutôt qu'un humanoïde généraliste destiné à l'industrie ou au grand public. Le WHRG, à sa deuxième édition, sert de vitrine compétitive à l'écosystème robotique chinois, mettant Lightning face à des rivaux comme Tiangong Ultra du Beijing Humanoid Robot Innovation Center sur des épreuves calquées sur l'athlétisme. Aucun calendrier commercial ni déploiement industriel n'a été annoncé pour Lightning, dont le développement reste centré sur la recherche en biomécanique de course, la stabilisation par les bras et le torse, et des ajustements mécaniques itératifs, comme l'allongement des jambes opéré juste avant cette compétition.

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REX G1 : le robot humanoïde chinois embarque 22 degrés de liberté et une batterie échangeable en 5 secondes
1Interesting Engineering 

REX G1 : le robot humanoïde chinois embarque 22 degrés de liberté et une batterie échangeable en 5 secondes

RoboScience, société pékinoise spécialisée en intelligence incarnée, a présenté le 17 août 2026 son premier robot, le REX G1, un humanoïde à roues destiné à la logistique, la fabrication, le commerce de détail et, à terme, le domicile. La machine compte 22 degrés de liberté, répartis entre la tête et le cou (2), chaque bras (7), la taille (2), un axe de levage vertical et le châssis à roues (3). Ses deux bras peuvent porter ensemble jusqu'à 10 kg, avec une répétabilité annoncée de ±0,1 mm. Le robot mesure 540 mm de large, sa longueur s'ajuste de 540 à 640 mm et sa hauteur de 1100 à 1700 mm, pour une zone de travail comprise entre 0,1 et 2 mètres au sol, un gabarit pensé pour circuler dans des entrepôts existants sans reconfiguration des allées ou des étagères. Il embarque une vision stéréo à 360 degrés avec éclairage adaptatif pour les zones sombres ou les surfaces réfléchissantes, ainsi que 2070 TFLOPS de calcul embarqué pour traiter perception, décision et contrôle en local. Sa batterie tient jusqu'à quatre heures et se remplace à chaud, le robot reprenant le travail en à peine cinq secondes. Au cœur du système, le modèle Visics, bâti sur une architecture Vision-Language-Object-Action (VLOA), relie instructions, perception visuelle et trajectoires physiques via un modèle du monde et un modèle d'opération distinct qui traduit ces trajectoires en commandes moteur. Cette annonce illustre une évolution notable dans la course aux humanoïdes chinois: au-delà de la performance brute, RoboScience mise sur la compatibilité avec les infrastructures logistiques existantes, un angle que peu d'acteurs occidentaux formalisent avec autant de précision dimensionnelle. La capacité à marcher, lever et saisir simultanément, via un contrôle dit "zero-space" censé stabiliser les effecteurs en espace confiné, répond directement à une limite fréquente des bras industriels fixes ou des AMR à charge utile séparée. Si les chiffres avancés, précision de 0,1 mm, 2070 TFLOPS, autonomie de quatre heures, sont impressionnants sur le papier, RoboScience ne communique à ce stade ni prix, ni sites de déploiement confirmés, ni volumes de production: il s'agit d'un lancement produit démontrant des capacités plutôt que d'un déploiement industriel vérifié. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, l'intérêt réel dépendra de la disponibilité commerciale et de tests en conditions réelles, au-delà des vidéos promotionnelles. Le REX G1 s'inscrit dans une vague d'humanoïdes commerciaux chinois et internationaux, aux côtés d'Optimus Gen 3 de Tesla, du Figure 03 de Figure AI, ou de modèles fondation comme GR00T N2 de Nvidia, Pi-0 de Physical Intelligence ou Helix de Figure, tous engagés à démontrer qu'un même modèle vision-langage-action peut généraliser au-delà d'un seul poste de travail. RoboScience se positionne comme un nouvel entrant misant sur l'intégration facile en entrepôt plutôt que sur la seule prouesse mécanique, une approche qui rappelle les efforts d'acteurs européens comme Wandercraft ou Exotec sur l'adaptation aux environnements industriels réels. L'entreprise présente le REX G1 comme un outil de productivité destiné à s'insérer dans des flux de travail continus, de la manutention en entrepôt à la fabrication flexible, en passant par la préparation de commandes et, plus tard, des usages domestiques. Aucun calendrier précis de déploiements pilotes ni de partenariats commerciaux n'a toutefois été communiqué à ce stade.

Chine/AsieOpinion
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Vidéo : l'humanoïde de Unitree affirme dépasser Usain Bolt à la course et sauter 2 mètres en hauteur
2Interesting Engineering 

Vidéo : l'humanoïde de Unitree affirme dépasser Usain Bolt à la course et sauter 2 mètres en hauteur

Unitree Robotics, groupe chinois base a Hangzhou, a dévoile un nouveau robot humanoïde surnomme "Superman", capable selon l'entreprise d'un saut vertical debout de 2 mètres et d'une vitesse de pointe de 12,66 mètres par seconde, soit environ 45,6 km/h, avec des jambes de seulement 0,85 mètre. Developpe en un peu plus de trois mois, il aurait selon Unitree encore une importante marge de progression. Une vidéo publiée sur YouTube montre le robot effectuant le saut et atterrissant de manière stable, mais ces chiffres n'ont pas été vérifiés de façon indépendante et reposent uniquement sur cette démonstration filmée par l'entreprise elle-même. A titre de comparaison, la vitesse revendiquée dépasse les 12,42 m/s atteints par Usain Bolt lors de son record du monde du 100 mètres en 2009, et le saut debout surpasse le record humain reconnu de 1,8 mètre. En avril, le humanoïde H1 d'Unitree avait déjà atteint 10,1 m/s sur une piste d'athlétisme, pour un poids de 62 kg et des jambes (cuisse et mollet combines) de 80 cm. Le 12 aout, l'entreprise a indique avoir produit environ 18 000 robots humanoïdes, hors autres modèles bipèdes et plateformes a roues. Unitree a par ailleurs ouvert son introduction en bourse, actions au prix de 22 dollars, visant environ 900 millions de dollars levés sur le marche STAR de la Bourse de Shanghai, devenant la première entreprise de robotique humanoïde cotée sur le marche actions A chinois. Pour l'industrie, ces démonstrations de vitesse et de saut fonctionnent avant tout comme des tests de contrainte, selon l'analyste Ma Jihua cite par le Global Times, sollicitant simultanément matériel, algorithmes, équilibre et coordination du corps entier. Des experts estiment que maitriser ces mouvements dynamiques pourrait aider a terme les humanoïdes a évoluer sur des terrains difficiles ou en réponse aux catastrophes, mais les records seuls ne garantissent pas un déploiement pratique : fiabilité, stabilité et adaptabilité en conditions réelles restent des chantiers ouverts, l'écart entre vidéo de démonstration et produit opérationnel demeurant large. Sur le plan commercial, Unitree confirme surtout sa position dominante : selon Smart Analytics Global, l'entreprise a livre environ 5 900 robots humanoïdes au premier semestre 2026, en hausse de 170% sur un an, soit 31% des livraisons mondiales, tandis que les fournisseurs chinois représentent plus de 97% des livraisons mondiales d'humanoïdes sur la même période. Ces démonstrations s'inscrivent dans une stratégie assumée par Unitree, dont le fondateur Wang Xingxing avait prédit que les humanoïdes pourraient dépasser les vitesses de sprint humaines d'ici mi-2026, grâce a des composants moins couteux et des algorithmes améliorés. La progression est rapide : le H1 plafonnait a 10,1 m/s en avril, contre 12,66 m/s revendiques quelques mois plus tard par ce nouveau modèle aux jambes plus courtes. L'annonce survient alors qu'Unitree, déjà connu pour ses robots quadrupèdes et ses précédentes démonstrations athlétiques, vient d'entrer en bourse a Shanghai, une opération censée financer l'expansion de sa production. Aucune date ni site de déploiement commercial n'a été communique pour "Superman" ; l'entreprise se limite pour l'instant a promettre des améliorations matérielles dans les prochains mois, sans calendrier de production précis.

Chine/AsieActu
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Vidéo virale : un robot humanoïde manque de se briser en deux lors d'un entraînement pour les Robot Olympics
3Interesting Engineering 

Vidéo virale : un robot humanoïde manque de se briser en deux lors d'un entraînement pour les Robot Olympics

Une vidéo devenue virale montre un robot humanoïde percutant à pleine vitesse un mur rembourré lors d'un entraînement à Pékin, provoquant des étincelles et pliant sa structure au niveau de la taille avant qu'il ne s'effondre sur la piste. Le modèle exact n'a pas été identifié, mais les images, publiées le 20 août 2026 par le compte @pianhangx, ont dépassé 13 millions de vues. Le robot sprintait sur une piste intérieure et n'est apparemment pas parvenu à freiner à temps avant l'obstacle. L'incident s'est produit en préparation des World Humanoid Robot Games, surnommés les "Robot Olympics", qui débutent le 22 août à Pékin pour cinq jours. Cette deuxième édition réunit environ 2 056 robots issus de 666 équipes venues de 16 pays, contre 26 épreuves et 487 matchs lors de la première édition : le nombre d'équipes progresse de 138% et la participation robotique quadruple. La Chine domine avec 157 entreprises, 641 équipes et 1 975 robots, dont des équipes de 27 universités représentant 30 provinces et régions ; les États-Unis, l'Allemagne, le Japon et le Brésil (avec une équipe de champions de la Robot World Cup) sont aussi engagés. Le programme comprend 30 épreuves compétitives et 21 épreuves scénarisées, avec deux nouveautés : le Dexterous Hand Challenge (assemblage d'outils, pesée de poudre, empilement de blocs, manipulation à la pince) et l'Integrated Five Challenge, combinant manipulation fine, transport d'objets, port de charges lourdes et un sprint de 100 mètres. Les temps limites du 100 m, 400 m et 1500 m ont été resserrés à respectivement 1, 5 et 15 minutes. Au-delà de l'anecdote virale, cet épisode illustre les limites persistantes des humanoïdes en conditions réelles de vitesse et de perception : plusieurs observateurs évoquent une possible confusion du système de vision entre la barrière bleue et le sol, un défaut classique de perception qui n'a rien d'anecdotique pour des machines destinées à évoluer en usine ou en entrepôt. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'incident rappelle que la course à l'humanoïde reste freinée par des lacunes basiques en planification de mouvement, équilibre et freinage d'urgence, bien avant les enjeux de manipulation fine mis en avant par les nouvelles épreuves. Les compétitions comme celle-ci servent précisément à révéler ces failles avant un déploiement commercial, en générant des données d'échec exploitables par les équipes d'ingénierie plutôt qu'à masquer ces limites derrière des démonstrations scénarisées. L'événement de Pékin s'inscrit dans la montée en puissance rapide de l'écosystème humanoïde chinois, porté par un tissu industriel dense et un soutien étatique affiché, face à des acteurs occidentaux et japonais encore peu représentés en nombre. L'expansion du format, avec des scénarios couvrant hôtellerie, logistique, secours d'urgence, bibliothèques ou recharge de véhicules, ainsi que le durcissement des chronomètres, indique une volonté d'orienter la compétition vers des cas d'usage plus proches du terrain que du simple spectacle athlétique, en amont des cinq jours de compétition qui débutent le 22 août.

UEL'Allemagne participe aux Robot Olympics de Pékin mais aucun acteur ou cadre reglementaire francais ou europeen n'est directement concerne par cet incident.

Chine/AsieOpinion
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Deep Robotics : le robot humanoïde franchit des marches en béton et un terrain accidenté (vidéo)
4Interesting Engineering 

Deep Robotics : le robot humanoïde franchit des marches en béton et un terrain accidenté (vidéo)

Deep Robotics, entreprise basée à Hangzhou, a diffusé une nouvelle vidéo montrant son robot humanoïde DR02 gravir des escaliers en béton en extérieur, après des démonstrations antérieures le montrant courir sur de l'herbe accidentée, sauter des obstacles et évoluer sur terrain difficile. Le DR02 mesure 175 cm pour 65 kg avec batterie, dispose de 31 degrés de liberté (six par jambe, sept par bras, trois à la taille), d'une vitesse de marche normale de 1,5 m/s et d'une vitesse maximale testée en laboratoire de 4 m/s. Il peut grimper en continu des marches jusqu'à 25 cm de haut et gérer des pentes jusqu'à 20 degrés, avec une charge utile de 10 kg répartie sur ses deux bras. Sa caractéristique distinctive est une certification IP66 sur l'ensemble du corps, garantissant une résistance à la poussière et à l'eau, pour un fonctionnement de -20°C à 55°C. Sa perception combine un LiDAR, trois caméras de profondeur et une caméra grand angle, épaulés par un processeur industriel 64 bits octa-core (16 Go de RAM, 128 Go de stockage) et un processeur IA délivrant jusqu'à 275 TOPS, le tout alimenté par une batterie amovible de 1 440 Wh. Récemment, le robot a aussi été vu transportant un extincteur et opérant à proximité d'infrastructures électriques haute tension. Cette démonstration intervient à un moment charnière pour Deep Robotics, qui a déposé une demande d'introduction en bourse sur le STAR Market de Shanghai visant à lever environ 367,4 millions de dollars, demande récemment acceptée. L'entreprise s'appuie sur un premier bénéfice net enregistré en 2025, d'environ 4,2 millions de dollars. Dans un contexte où les entreprises chinoises de robotique humanoïde se livrent une course à la commercialisation, les investisseurs cherchent des preuves que ces machines peuvent se déplacer de façon fiable en conditions réelles, au-delà des démonstrations scénarisées en studio. Montrer un humanoïde gravir des marches en béton extérieur plutôt qu'un sol plat de laboratoire répond directement à ce doute récurrent sur l'écart entre démo et réalité opérationnelle, un enjeu central pour tout intégrateur industriel évaluant ces plateformes pour l'inspection d'équipements, la réponse d'urgence ou la maintenance d'infrastructures. Deep Robotics, initialement connue pour ses robots quadrupèdes, dont un modèle récemment utilisé pour suivre des antilopes tibétaines à 4 700 mètres d'altitude, étend désormais son savoir-faire en robotique tout-terrain vers la forme humanoïde avec le DR02. Le robot cible explicitement les environnements industriels et dangereux, les usines, l'inspection d'équipements et les zones électriques à haute tension, plutôt que les usages domestiques ou de service privilégiés par certains concurrents. L'entreprise propose également du matériel modulaire à démontage rapide, permettant de remplacer avant-bras, bras complets ou jambes. Aucun calendrier de déploiement commercial ni pilote client n'a été précisé dans cette annonce, qui reste avant tout une démonstration de capacités techniques accompagnant le processus d'introduction en bourse.

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