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Industriel

50 sur 193 articles

Automatisation industrielle : cobots, robots collaboratifs, entrepôts, AMR, intégrateurs B2B (Fanuc, ABB, KUKA, Exotec, Symbotic, Amazon Robotics).

De teach and repeat à SelfPath AI : le prochain grand bond de la robotique
1Robotics Business Review IndustrielActu

De teach and repeat à SelfPath AI : le prochain grand bond de la robotique

Dans l'épisode 259 du podcast The Robot Report, John Black, directeur technique de Brain Corp, revient sur le passage du « teach and repeat » au « SelfPath AI » pour la navigation des robots mobiles autonomes (AMR). Diplômé de Carnegie Mellon et ingénieur certifié TÜV Rheinland en sécurité fonctionnelle, Black préside également le programme Corporate Affiliates de la Jacobs School of Engineering de l'UC San Diego. Sous sa direction technique, Brain Corp a commercialisé plus de 50 000 AMR fonctionnant sous sa plateforme BrainOS, totalisant plus de 25 millions d'heures d'exploitation réelle en conditions de sécurité. L'épisode s'ouvre sur un tour d'actualité : la filiale robotique humanoïde de XPeng Motors, Dogotix, a levé 900 millions de dollars ; la startup Generalist a bouclé un nouveau tour de 200 millions de dollars tout en mettant à jour son modèle ; NVIDIA a présenté le Jetson Orin Nano 2, qui double les performances d'inférence embarquée pour la robotique ; et le cabinet Interact Analysis place Symbotic en tête du marché de l'automatisation d'entrepôts. Pour les intégrateurs et exploitants de flottes AMR, le passage évoqué du teach-and-repeat, où un opérateur pilote une fois le robot pour enregistrer un trajet fixe, vers une navigation SelfPath plus adaptative, illustre une maturation attendue du secteur : réduire le temps et le coût de déploiement tout en conservant la confiance nécessaire pour opérer en espace public. Les 25 millions d'heures cumulées par Brain Corp constituent un jeu de données opérationnelles à une échelle que peu d'acteurs peuvent revendiquer, ce qui contraste avec des levées de fonds spectaculaires mais encore peu étayées par un déploiement commercial comparable, comme les 900 millions de dollars de Dogotix ou les 200 millions de Generalist. Le doublement des performances d'inférence promis par le Jetson Orin Nano 2 abaisse par ailleurs la barrière de calcul embarqué nécessaire pour faire tourner des modèles de navigation ou des VLA plus lourds directement sur le robot, un enjeu clé aussi bien pour les nouveaux entrants humanoïdes que pour les AMR industriels classiques. Brain Corp, société basée à San Diego et historiquement soutenue par SoftBank, fournit depuis plus d'une décennie la plateforme logicielle BrainOS à des fabricants de robots de nettoyage et de manutention commerciale, se positionnant comme un acteur d'infrastructure logicielle plutôt que de matériel. Le virage vers le SelfPath AI s'inscrit dans cette logique de plateforme, face à une concurrence qui se recompose rapidement : Symbotic consolide sa position dans l'automatisation d'entrepôt selon Interact Analysis, XPeng diversifie vers l'humanoïde avec Dogotix, et Generalist mise sur des modèles génériques pour la manipulation. L'épisode se conclut par la promotion des inscriptions à la conférence RoboBusiness 2026, prochain rendez-vous du secteur où ces trajectoires concurrentes devraient s'affronter plus directement.

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Comment Locus s'attaque à la préhension, l'un des plus grands défis de la robotique
2Robotics Business Review 

Comment Locus s'attaque à la préhension, l'un des plus grands défis de la robotique

Locus Robotics, spécialiste des robots mobiles autonomes (AMR) crédité de plus de 6 milliards de picks réalisés en entrepôt, s'attaque désormais à la préhension robotique. L'entreprise était entrée sur ce marché en mars 2025 avec Array, un manipulateur mobile équipé d'un bras de picking guidé par vision et d'une ventouse standard. Plus d'un an après, Locus a racheté Nexera Robotics, société basée à Vancouver connue pour sa technologie de préhension NeuraGrasp, des pinces souples capables de saisir aussi bien de petits contenants que des sacs en polybag poreux ou des articles en tissu. Selon Roy Belak, ancien PDG de Nexera et désormais vice-président senior en charge de la préhension robotique chez Locus, NeuraGrasp en était déjà à sa sixième génération de produit au moment de la rencontre entre les deux entreprises, lors du salon MODEX en 2025. Locus avait alors déjà largement avancé le développement d'Array, mais l'architecture existante, alimentation pneumatique et électrique notamment, s'est révélée compatible avec l'intégration de la technologie Nexera. Belak n'a pas communiqué de calendrier précis, mais anticipe que la prochaine présentation publique d'Array intégrera NeuraGrasp. Cette acquisition illustre un enjeu central pour l'industrie de la logistique automatisée: la préhension universelle reste le principal goulot d'étranglement du picking robotisé, bien plus que la navigation ou la localisation, déjà largement maîtrisées par les AMR. D'après Belak, la ventouse seule couvre 60 à 70% des cas d'usage en entrepôt, mais échoue sur les 30 à 40% restants, articles déformables, poreux ou irréguliers, qui nécessitent une approche hybride combinant succion et pince. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, ce mouvement confirme une tendance de fond du secteur: la préhension pinch gagne du terrain face à la succion pure pour atteindre des taux de couverture élevés sur des catalogues de SKU hétérogènes. Il s'agit toutefois pour l'instant d'une annonce de feuille de route et non d'un déploiement massif: Array circule encore chez les premiers clients avec sa ventouse d'origine, et les données d'usage nécessaires pour optimiser NeuraGrasp à grande échelle restent à collecter. Le rapprochement s'inscrit dans la course plus large à la manipulation robotique généraliste en entrepôt, où plusieurs acteurs développent des grippers universels ou des bras dotés de modèles vision-langage-action pour élargir la couverture SKU au-delà de la ventouse classique. Nexera apportait des années de R&D sur ses effecteurs souples mais cherchait un partenaire capable d'industrialiser et déployer sa technologie à grande échelle, un besoin auquel répond directement le réseau client de Locus, où une longue liste d'entreprises attend déjà l'accès à Array. Belak décrit une fenêtre d'opportunité étroite: un an de retard supplémentaire dans l'acquisition aurait rendu l'intégration technique beaucoup plus difficile compte tenu de l'avancement du développement d'Array. Les prochaines étapes attendues sont l'intégration effective de NeuraGrasp dans les unités Array déployées, la remontée de données terrain permettant d'affiner les algorithmes de préhension, puis une diffusion progressive de la technologie combinée auprès des clients existants et futurs de Locus.

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Bedrock Robotics lance ses premiers déploiements d'excavatrices sans opérateur
3Robotics Business Review 

Bedrock Robotics lance ses premiers déploiements d'excavatrices sans opérateur

Bedrock Robotics, startup de San Francisco dirigée par d'anciens ingénieurs de l'autonomie chez Waymo, a déployé ses premières excavatrices lourdes entièrement autonomes sur des chantiers actifs au Texas et au Nevada. Financée à hauteur de 350 millions de dollars en capital-risque, l'entreprise mène trois premiers projets : une station de traitement des eaux dans le Nevada avec Sundt Construction, un chantier de terrassement de plusieurs millions de mètres cubes au Texas avec Champion Site Prep, et un projet de génie civil de 1,2 million de mètres cubes avec Zachry Construction Corp. Selon Kevin Peterson, directeur technique de Bedrock, les machines réalisent pour l'instant des travaux de terrassement précoces : décapage, déblai-remblai et préparation des fondations avant les tâches plus fines. L'entreprise ne déploie que des engins neufs équipés et testés à son siège, mais compte faire fonctionner son système sur des machines de partenaires d'ici la fin de l'année. Les excavatrices opèrent sans opérateur en cabine mais restent supervisées à distance : le système surveille sa propre progression et alerte automatiquement en cas de blocage, un principe de "personne dans la boucle" présenté comme la priorité de sécurité numéro un. Ce déploiement marque une étape pour l'automatisation du BTP : il s'agit de machines opérationnelles sur des chantiers commerciaux actifs, et non de démonstrations en environnement contrôlé, ce qui illustre une transition de l'IA physique du prototype vers un usage économique réel. Pour les intégrateurs et entreprises de construction, l'enjeu dépasse le seul gain de productivité : le secteur fait face à une pénurie de main-d'œuvre qualifiée, avec plus de 40% des ouvriers du BTP américain appelés à partir à la retraite d'ici cinq ans, ce qui transforme l'automatisation des engins lourds en nécessité structurelle plutôt qu'en simple optimisation de coûts. Les volumes annoncés, plusieurs millions de mètres cubes, ne renseignent toutefois ni sur les temps de cycle réels ni sur le niveau d'intervention humaine à distance encore nécessaire, des éléments à vérifier avant de parler d'autonomie totale à grande échelle. Bedrock Robotics s'inscrit dans une vague de startups issues de la conduite autonome qui réorientent leurs technologies de perception vers les engins de chantier. Le système, conçu en mode plug-and-play, vise à terme le rétrofit d'excavatrices existantes plutôt que la seule vente de machines neuves, une stratégie censée accélérer l'adoption sans forcer le renouvellement du parc. Peterson a détaillé trois priorités pour la suite : élargir le nombre de clients et de déploiements pour accumuler de l'expérience opérationnelle, étendre le système à des tâches plus fines nécessitant davantage de précision, et ouvrir la voie à des flottes hétérogènes capables de se coordonner entre plusieurs types d'engins sur un même chantier. Ces annonces restent pour l'instant limitées à quelques sites pilotes ; leur généralisation dépendra de la capacité de Bedrock à prouver une fiabilité constante sans opérateur en cabine, sur des chantiers aux conditions plus variables que celles rencontrées jusqu'ici.

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Burns & McDonnell et Gritt s'associent pour déployer des robots dotés d'IA sur des chantiers solaires
4Robotics & Automation News 

Burns & McDonnell et Gritt s'associent pour déployer des robots dotés d'IA sur des chantiers solaires

Burns & McDonnell, groupe d'ingénierie et de construction basé à Kansas City, et la startup robotique Gritt annoncent un partenariat stratégique pour évaluer puis déployer des robots pilotés par intelligence artificielle sur des chantiers de centrales solaires utility-scale. Gritt conçoit des robots combinant IA et automatisation pour prendre en charge des tâches de construction répétitives et physiquement pénibles. L'annonce ne précise ni date de lancement, ni site pilote, ni chiffres sur le nombre de robots, le temps de cycle ou la charge utile: il s'agit d'une déclaration d'intention, pas d'un produit livré ni déployé. Pour les intégrateurs et équipementiers solaires, l'accord illustre la pression que la demande d'infrastructures énergétiques fait peser sur des chantiers confrontés à une pénurie de main-d'œuvre et à des exigences de sécurité strictes. L'objectif affiché est de réduire les risques liés au travail humain et d'améliorer la prévisibilité des calendriers, un enjeu clé pour des développeurs soumis à des délais de mise en service contractuels. L'automatisation de la construction solaire reste un segment peu mature comparé à la robotique industrielle en usine, et le partenariat ne démontre pas un passage à l'échelle réel. Burns & McDonnell est un acteur établi de l'ingénierie et de la construction d'infrastructures énergétiques aux Etats-Unis, actif sur les grands projets solaires. Gritt s'inscrit dans une vague de startups robotiques ciblant les chantiers extérieurs, terrain longtemps resté hors de portée de l'automatisation en raison de la variabilité du sol et de la météo. Aucun calendrier de pilote n'a été communiqué.

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Utiliser un jumeau numérique pour explorer l'automatisation avant d'investir
5Robotics Business Review 

Utiliser un jumeau numérique pour explorer l'automatisation avant d'investir

RoboDK, éditeur spécialisé dans les logiciels de jumeau numérique et de programmation hors ligne, permet de simuler virtuellement des robots industriels issus de plus de 1 400 marques avant tout achat physique. Sa plateforme reconstitue une cellule robotisée complète : robot, outillage en bout de bras, convoyeurs, capteurs, opérateurs et équipements périphériques, avec un module CAM intégré pour les applications d'usinage robotisé complexes. L'éditeur illustre l'intérêt de l'outil avec un cas type de chargement de machine-outil CNC : un robot charge une pièce, attend le cycle d'usinage, décharge la pièce finie, puis recommence, une séquence qui paraît triviale sur le papier. Une fois modélisée dans le jumeau numérique à partir de fichiers CAO importés, elle révèle souvent des temps morts liés aux cycles de mors ou au temps de stabilisation des pièces, ainsi que des pinces inadaptées à certaines géométries, poussant parfois à opter pour un préhenseur à double prise. RoboDK associe cette communication à une promotion pour l'inscription au salon RoboBusiness 2026. Pour un fabricant qui n'a jamais automatisé, l'enjeu est concret : choisir parmi des milliers de robots, effecteurs et périphériques combinables de façon quasi infinie, sans visibilité claire sur l'encombrement au sol requis, le retour sur investissement réel ou le risque de dépendance à un seul fournisseur. Dans un contexte de sentiment industriel dégradé et de coûts énergétiques en hausse sur plusieurs marchés clés, les décisions de dépense en capital sont examinées avec plus de prudence, ce qui gèle nombre de projets d'automatisation. Le jumeau numérique permet de débloquer ces projets sans engager de capital : il remplace les croquis, plans CAO statiques et tableurs des petites structures par des tests virtuels de trajectoires, de temps de cycle, de risques de collision et d'accessibilité pour la maintenance, avant tout choix définitif de marque ou de configuration. C'est un outil de réduction du risque en amont, pas une solution d'automatisation en soi, que le projet soit ensuite géré en interne ou confié à un intégrateur. Cette communication s'inscrit dans une tendance de fond où la simulation remplace progressivement les méthodes de planification statiques dans l'industrie manufacturière. RoboDK se positionne comme un outil agnostique vis-à-vis des marques, face à des suites de programmation hors ligne propriétaires que certains fabricants de robots développent pour leurs propres gammes. L'éditeur met en avant des modèles d'application préconfigurés destinés aux entreprises qui connaissent déjà la tâche à automatiser mais hésitent encore sur le robot, la pince ou la disposition de la cellule. Aucune date de nouvelle fonctionnalité ni de calendrier de déploiement pilote n'est communiqué : la mise en avant reste centrée sur l'inscription à tarif réduit pour RoboBusiness 2026.

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Comment la fabrication logicielle s'intègre aux opérations réelles en usine
6Robotics Business Review 

Comment la fabrication logicielle s'intègre aux opérations réelles en usine

R2 Labs, société de technologies de fabrication intelligente basée à Peachtree Corners, en Géorgie, est l'invitée de l'épisode 258 du podcast The Robot Report, consacré à la fabrication définie par logiciel (software-defined manufacturing). Son fondateur et PDG, Roby Lynn, docteur en génie mécanique du Georgia Institute of Technology et ancien ingénieur chez Formlabs, y présente le RAC (R2 Autonomy Controller), un contrôleur qui modernise des équipements industriels existants en leur ajoutant vision par intelligence artificielle et robotique avancée, sans remplacement matériel complet. La première partie de l'émission, à partir de la 11e minute, couvre l'actualité du secteur : le système de livraison autonome NoTip, l'introduction en bourse de Unitree Robotics, l'entrée en bourse de FORT Robotics via une fusion avec une société d'acquisition à vocation spécifique (SPAC) pour sa pile logicielle de sécurité, et la solution de transbordement rail-route de Logic, bâtie autour de la Logic Pallet et d'un Digital Twin OS. L'entretien avec Roby Lynn démarre à la 26e minute. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'approche de R2 Labs illustre une tendance de fond : plutôt que d'investir dans de nouvelles lignes entièrement robotisées, l'entreprise mise sur le rétrofit logiciel de machines déjà en place pour accélérer le retour sur investissement et abaisser la barrière à l'automatisation flexible en usine. Les autres actualités relayées dans l'épisode confirment une maturation financière du secteur robotique dans son ensemble : l'introduction en bourse de Unitree Robotics teste l'appétit des marchés pour les humanoïdes commerciaux, tandis que l'entrée en bourse de FORT Robotics via SPAC montre que les couches logicielles de sécurité deviennent des actifs valorisables à part entière, distincts des robots qu'elles supervisent. R2 Labs s'inscrit dans un mouvement de start-up issues de la recherche universitaire américaine en robotique industrielle, porté par un fondateur formé à Georgia Tech et passé par Formlabs, acteur reconnu de l'impression 3D. Sur le segment de la logistique intra-usine, Logic se positionne face aux fournisseurs traditionnels de systèmes de transbordement en misant sur un jumeau numérique pour piloter ses opérations rail-route. Aucun prix ni calendrier de déploiement commercial n'est communiqué pour le RAC dans cet épisode, qui reste avant tout un format d'entretien et de veille sectorielle. The Robot Report invite par ailleurs son audience à s'inscrire dès maintenant à la conférence RoboBusiness 2026, prochain rendez-vous du secteur.

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Raise Robotics dévoile ses projets de robots de revêtement pour chantiers navals
7Robotics & Automation News 

Raise Robotics dévoile ses projets de robots de revêtement pour chantiers navals

Raise Robotics a dévoilé son intention de développer des robots d'application de revêtement pour l'industrie de la construction navale. Ces systèmes visent à peindre de grandes surfaces de coques de manière autonome, sans que la machine n'ait à ramper physiquement dessus. L'entreprise conçoit ses robots pour répondre aux certifications requises en atmosphères explosives, en visant notamment la conformité ATEX Zone 2, norme utilisée dans les halls de peinture où s'accumulent des vapeurs de solvants inflammables. Raise Robotics présente le revêtement des coques comme un goulot d'étranglement majeur des chantiers navals. Aucun chiffre de charge utile, de temps de cycle ni de calendrier de déploiement n'a été communiqué à ce stade: il s'agit d'une annonce d'intention, pas d'un produit livré. Le revêtement des coques reste une tâche pénible et dangereuse: travail répétitif sur de vastes surfaces, exposition à des vapeurs toxiques et inflammables, contraintes réglementaires qui ont jusqu'ici limité le recours à l'automatisation classique. En ciblant explicitement la conformité ATEX, Raise Robotics s'attaque à la principale barrière ayant cantonné cette tâche à des opérateurs humains lourdement protégés. Pour les chantiers navals, un robot autonome capable de peindre sans contact direct avec la structure représenterait un gain potentiel sur les délais de production et la sécurité au travail, dans un secteur confronté à une pénurie de main d'oeuvre pour ces postes peu attractifs. Sans essai documenté sur site réel, l'annonce reste toutefois une promesse technologique plus qu'une solution éprouvée. Le communiqué ne détaille ni l'historique ni les financements de Raise Robotics, et ne cite aucun concurrent direct sur ce créneau de niche au sein du marché plus large des robots industriels de revêtement et de sablage. Aucun acteur français ou européen n'apparaît dans cette annonce. La suite attendue porte sur la validation des certifications ATEX Zone 2 et sur d'éventuels essais pilotes en conditions réelles de chantier, étapes nécessaires avant tout déploiement commercial.

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Logic Robotics lance une palette autonome pour le transbordement rail-route
8Robotics & Automation News 

Logic Robotics lance une palette autonome pour le transbordement rail-route

Logic Robotics, éditeur de solutions logistiques autonomes pilotées par la donnée, a présenté une nouvelle solution de transloading intelligent destinée aux opérations de transfert rail-route. Le système repose sur le Logic Digital Twin Operating System, qui associe la mobilité autonome du Logic Pallet, un robot de manutention de palettes, à une visualisation en temps réel via jumeau numérique. L'entreprise qualifie ce lancement d'avancée majeure dans l'automatisation logistique multimodale, mais son communiqué ne précise ni date de déploiement, ni prix, ni capacité de charge, ni site pilote identifié. Aucun chiffre de performance, temps de cycle, débit ou degrés de liberté, n'est communiqué à ce stade, ce qui limite la portée vérifiable de l'annonce. Pour l'industrie logistique, le transloading rail-route reste un goulot d'étranglement historique: le transfert manuel de marchandises entre trains et camions dans les terminaux intermodaux mobilise une main-d'œuvre importante et génère des délais coûteux pour opérateurs ferroviaires et transporteurs routiers. Automatiser cette étape avec un robot mobile autonome couplé à un jumeau numérique répond à une attente réelle des intégrateurs et exploitants de terminaux, confrontés à une pénurie de main-d'œuvre sur ces postes. Reste que sans données de terrain ni retour d'exploitation chiffré, l'annonce s'apparente pour l'instant à un lancement produit plutôt qu'à une preuve de déploiement à l'échelle: le passage de la démonstration à l'adoption opérationnelle reste à documenter. Ce lancement s'inscrit dans la vague plus large des robots mobiles autonomes appliqués à la logistique intermodale, un segment où les jumeaux numériques servent de plus en plus à orchestrer en temps réel des flottes hétérogènes sur des sites complexes comme les terminaux ferroviaires. Le marché du transloading automatisé reste néanmoins peu peuplé face aux acteurs établis de la manutention et de l'AMR industriel, et Logic Robotics ne communique, dans cette annonce, ni client nommé ni calendrier commercial précis. Les prochaines étapes à surveiller seront la publication de résultats pilotes chiffrés et l'identification des premiers terminaux ou opérateurs ferroviaires adoptant réellement la solution.

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Kollmorgen dévoile un guide articulation par articulation du mouvement humanoïde à RoboBusiness
9Robotics Business Review 

Kollmorgen dévoile un guide articulation par articulation du mouvement humanoïde à RoboBusiness

Kollmorgen, marque du groupe Regal Rexnord spécialisée dans les systèmes de motion control, annonce que Yoshi Umeno, son directeur mondial du développement commercial pour la robotique, interviendra à RoboBusiness 2026, qui se tiendra les 20 et 21 octobre à Santa Clara, en Californie. Sa conférence, intitulée « A Joint-by-Joint Guide to Humanoid Motion », est programmée le premier jour de l'événement à 11h30 heure du Pacifique. Umeno y présentera une architecture zone par zone du robot humanoïde plutôt qu'une approche générique, en détaillant les contraintes propres à chaque segment corporel et les défis spécifiques du passage à l'échelle industrielle. Il proposera aussi un cadre pratique pour évaluer les partenaires de motion control, avec un accent sur le co-engineering pour simplifier le chemin du prototype à la production en volume. Umeno cumule une expertise en actionneurs, moteurs, réducteurs, drives et composants de précision, et travaille déjà avec plusieurs fabricants d'humanoïdes à l'échelle mondiale. L'inscription complète à la conférence, avec une réduction de 200 dollars jusqu'au 31 août, inclut l'accès aux keynotes, sessions techniques et événements de networking comme le Mix and Mingle du premier jour et le Women in Robotics Luncheon du second. Le message de Kollmorgen touche un point sensible du secteur : le logiciel des humanoïdes progresse en quelques semaines, porté par des modèles de type VLA (vision-language-action), tandis que le hardware de motion (actionneurs, transmissions, capteurs de couple) met des mois à passer du papier à un échantillon fonctionnel, et des années à atteindre la production en volume. Ce décalage, plus que la conception elle-même, constituerait selon l'entreprise le véritable goulot d'étranglement pour des acteurs comme Figure AI avec son Figure 03, Apptronik avec Apollo, Agility Robotics avec Digit, ou Unitree avec son G2, tous engagés dans la course à la commercialisation d'humanoïdes. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, cela déplace le curseur d'évaluation : au-delà des démonstrations spectaculaires, la vraie question devient la fiabilité et la manufacturabilité des articulations sur des cycles de production industriels, un angle rarement mis en avant dans les annonces grand public des OEM humanoïdes, davantage centrées sur les capacités logicielles et cognitives des robots. Cette intervention s'inscrit dans la stratégie de Kollmorgen visant à se positionner comme fournisseur de composants critiques auprès des grands noms de la robotique humanoïde, un marché dominé par des start-ups et laboratoires nord-américains (Figure AI, Apptronik, Agility Robotics) et chinois (Unitree), aux côtés d'acteurs plus établis comme Boston Dynamics et son Atlas. Aucun acteur français ou européen n'est cité dans cette annonce, centrée sur l'écosystème nord-américain des fournisseurs de motion control pour humanoïdes. RoboBusiness 2026 couvrira aussi d'autres secteurs applicatifs comme la santé, l'agriculture et la logistique, avec des espaces de networking dédiés. Pour l'heure, il s'agit d'une conférence et d'un cadre méthodologique présentés par un fournisseur de composants, non d'un lancement produit ni d'un déploiement client vérifié, une nuance à garder en tête face au ton promotionnel habituel de ce type d'annonce événementielle.

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Pudu Robotics lance le MP2000, son nouveau chariot élévateur autonome
10Robotics Business Review 

Pudu Robotics lance le MP2000, son nouveau chariot élévateur autonome

Pudu Robotics a dévoilé le 18 août 2026 le MP2000, un chariot élévateur autonome piloté par IA conçu pour la manutention de palettes en environnement industriel et logistique. Le robot revendique des cycles de prise de palette aussi courts que 20 secondes, avec un système de perception combinant lidar 3D et caméras de profondeur permettant d'identifier l'emplacement des palettes et d'ajuster la trajectoire d'approche en temps réel. Les capteurs valident également la taille et la configuration des palettes, corrigeant les désalignements et adaptant la navigation aux dimensions de charge, y compris dans des espaces restreints. Le MP2000 gère les formats de palettes courants (à trois longerons, à base périmétrique) ainsi que des supports de charge non standard. Il s'intègre à la flotte d'AMR existante de Pudu, dont la série T300, via une architecture d'intelligence distribuée combinant décision locale et coordination au niveau flotte, avec maintien de la coordination multi-robots même en cas de coupure réseau. Le véhicule communique avec des équipements périphériques comme les portes et ascenseurs pour accéder aux zones contrôlées, et propose un mode manuel permettant de le piloter comme un chariot élévateur électrique classique. Ce lancement illustre la stratégie de Pudu Robotics d'élargir son portefeuille d'AMR au-delà de la livraison légère (série T) vers la manutention lourde et le transport de sol à sol, un segment historiquement dominé par des acteurs comme Geek+, Hai Robotics ou les fabricants traditionnels de chariots élévateurs automatisés. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, le MP2000 représente une tentative de standardiser l'automatisation palettisée sur des workflows variés (quais de chargement, entrepôts, stockage en bord de ligne, ateliers de production) sans nécessiter d'infrastructure dédiée par type de palette. Le chiffre de 20 secondes par cycle de prise, mis en avant par le communiqué, doit toutefois être interprété avec prudence : aucune donnée n'est fournie sur les conditions de test (distance parcourue, poids de charge, environnement contrôlé ou réel), ce qui limite sa comparabilité directe avec les performances d'autres AMR de manutention lourde du marché. Le MP2000 s'inscrit dans la trajectoire de Pudu Robotics, fabricant chinois d'AMR connu initialement pour ses robots de service en restauration et hôtellerie, qui a progressivement étendu son offre vers la logistique industrielle avec sa gamme de robots de livraison et de transport. L'entreprise positionne désormais ce nouveau produit en complément direct de sa série T (dont le T300), pour couvrir le segment des charges palettisées plus lourdes que ne pouvait traiter cette gamme existante. L'annonce reste à ce stade un lancement produit sans détail public sur les sites de déploiement, les clients pilotes ou les volumes commandés, et aucun prix n'a été communiqué. Le calendrier de disponibilité commerciale et les premiers déploiements concrets restent à confirmer dans les prochains mois.

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A3 et le comté de Mahoning élargissent l'accès à une formation gratuite en robotique dans l'Ohio grâce à une subvention de 500 000 dollars
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A3 et le comté de Mahoning élargissent l'accès à une formation gratuite en robotique dans l'Ohio grâce à une subvention de 500 000 dollars

L'Association for Advancing Automation (A3) et le Mahoning County Career & Technical Center (MCCTC) vont proposer une formation gratuite en robotique et en automatisation à travers l'Ohio, financée par une subvention de 499 000 dollars. Ce financement provient de l'Individual Microcredential Assistance Program (IMAP), un dispositif public de l'État de l'Ohio destiné à soutenir l'obtention de microcertifications professionnelles. Le programme doit permettre à environ 3 000 résidents de l'État d'accéder sans frais à des parcours de formation technique en robotique et en systèmes automatisés, dans un contexte où ces compétences deviennent de plus en plus recherchées sur le marché du travail industriel. Pour les intégrateurs, les fabricants et les décideurs industriels de la région, cette initiative répond à un problème concret: la pénurie persistante de techniciens qualifiés capables d'installer, programmer et maintenir des robots et des lignes automatisées. En finançant des microcertifications plutôt que des cursus longs, l'Ohio mise sur une requalification rapide de la main-d'œuvre, un modèle qui pourrait servir de référence à d'autres États confrontés au même déficit de compétences face à l'adoption croissante de la robotique industrielle et des cobots. A3 est l'association professionnelle américaine qui fédère les fabricants de robotique, de vision industrielle et de systèmes de mouvement, et qui pousse depuis plusieurs années des initiatives de formation pour combler l'écart entre l'offre de main-d'œuvre et les besoins des usines automatisées. Le MCCTC, centre de formation technique local en Ohio, sert de relais opérationnel pour dispenser ces enseignements sur le terrain. L'article ne précise pas encore le calendrier de déploiement des formations ni les sites concernés au-delà du comté de Mahoning.

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Les robots humanoïdes arrivent dans les usines, mais peuvent-ils surpasser les robots industriels ?
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Les robots humanoïdes arrivent dans les usines, mais peuvent-ils surpasser les robots industriels ?

Selon la Fédération internationale de robotique (IFR), les usines ont installé 542 000 robots industriels en 2024, portant le parc mondial en service à environ 4,66 millions d'unités, avec des installations annuelles supérieures à 500 000 pour la quatrième année consécutive. Les cobots, capables de travailler près des humains et d'être reprogrammés pour différentes tâches, représentaient 10,5% des installations de robots industriels en 2023. Du côté des humanoïdes, les déploiements restent embryonnaires et concentrés sur des tâches répétitives de manutention. Mercedes-Benz teste actuellement l'humanoïde Apollo d'Apptronik pour déplacer des composants et effectuer des contrôles qualité de premier niveau, en se limitant à des opérations de logistique interne plutôt qu'à l'assemblage central des véhicules. Dans la logistique, le prestataire GXO a signé un accord pluriannuel avec Agility Robotics pour déployer son humanoïde Digit ; sur un site de la marque Spanx, ce robot transfère des bacs depuis des robots mobiles autonomes vers des convoyeurs. Ces déploiements illustrent l'écart persistant entre les démonstrations soigneusement montées des fabricants d'humanoïdes et la réalité industrielle actuelle : aucun humanoïde ne circule encore de façon autonome entre des dizaines de postes de travail différents. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, le message est clair : le bras robotique fixe reste, pour l'instant, le choix économique dominant. Un bras spécialisé ne nécessite ni marche, ni équilibre, ni compréhension globale de l'usine ; il exécute un mouvement défini avec rapidité et précision, parfois des milliers de fois par jour, ce qui le rend généralement plus rapide, plus fiable et plus facile à entretenir qu'une plateforme polyvalente. Les humanoïdes ne trouvent un intérêt économique que lorsque la restructuration d'une ligne de production pour une tâche irrégulière ou ponctuelle ne se justifie pas. Leur promesse tient dans leur capacité à évoluer dans des environnements conçus pour le corps humain (escaliers, chariots, étagères, outils) sans convoyeurs ni cages de protection, et à cumuler plusieurs fonctions sur une seule plateforme logicielle reconfigurable. Cette dynamique s'inscrit dans une industrie où les robots industriels classiques bénéficient de décennies d'avance : un écosystème mature de fabricants, développeurs logiciels, fournisseurs de composants, spécialistes de la sécurité et techniciens de maintenance permet déjà de calculer précisément le retour sur investissement d'un bras dédié au soudage, à la peinture, à la palettisation ou à l'assemblage. Les humanoïdes, portés par des acteurs comme Apptronik et Agility Robotics, doivent donc se positionner non pas contre les robots d'hier, mais contre une technologie établie qui devient elle-même plus sûre et plus adaptable grâce aux cobots. Des obstacles techniques subsistent, notamment l'autonomie des batteries : Agility Robotics a indiqué en 2025 travailler sur des mises à niveau pour prolonger le temps de fonctionnement de Digit. La suite dépendra largement des résultats économiques des pilotes en cours chez Mercedes-Benz et GXO, qui détermineront si les humanoïdes élargissent réellement le périmètre de l'automatisation industrielle ou s'ils restent cantonnés à combler les tâches que les robots industriels classiques ne peuvent pas justifier économiquement.

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Robots construisent 65 maisons distinctives dans un quartier américain imprimé en 3D
13Interesting Engineering 

Robots construisent 65 maisons distinctives dans un quartier américain imprimé en 3D

À Salida, dans le Colorado, un développement de 55 acres baptisé Cleora doit accueillir plus de 65 maisons construites par impression 3D robotisée, ce qui en ferait l'un des plus grands ensembles résidentiels imprimés en 3D planifiés au monde. Le projet est porté par le promoteur Cleora, en partenariat avec l'entreprise d'impression 3D True North et le fournisseur technologique RIC Robotics. Deux systèmes d'impression autonomes de RIC Robotics opèrent actuellement sur le site, et la première maison modèle de True North est en cours de construction, sa structure devant être achevée ce mois-ci. Le projet s'appuie sur près de sept années de recherche menées par Cleora sur les technologies de construction et le logement évolutif ; plusieurs fournisseurs ont été évalués avant que RIC Robotics ne soit retenu. Cleora a également créé le premier district municipal imprimé en 3D du comté, une structure qui prendra en charge le traitement de l'eau, les réseaux, les équipements récréatifs et commerciaux, ainsi que d'autres services essentiels du quartier. La plupart des projets de logement imprimé en 3D se sont jusqu'ici limités à des maisons individuelles ou à des démonstrations isolées. Cleora teste au contraire l'intégration de systèmes de construction autonomes dans une communauté fonctionnelle complète, en visant une diversité architecturale et une maîtrise des coûts à l'échelle d'un quartier entier, ce qui marque un changement de registre pour le secteur. Greg Kenny, associé gérant de Cleora, présente l'objectif comme allant au-delà de l'impression de maisons isolées, pour démontrer que la robotique peut transformer la conception de communautés entières ; une formulation qui reste à confirmer par l'exécution, puisqu'à ce stade une seule maison modèle est réellement en chantier et que la montée en cadence des deux imprimantes sera progressive. Le projet pourrait néanmoins apporter des réponses concrètes à des difficultés structurelles du bâtiment que sont la pénurie de main-d'œuvre, l'efficacité de construction et la difficulté chronique à industrialiser de nouvelles méthodes de logement. Cleora servira aussi de site de formation via un partenariat avec le Colorado Mountain College, où des étudiants acquerront une expérience pratique sur les robots de construction, les systèmes d'impression 3D et les logiciels de conception numérique, en vue de futurs programmes de certification pour les métiers de la construction automatisée. Le secteur de la construction imprimée en 3D reste dominé par des projets pilotes ou des maisons uniques, à l'image de communautés comme Wolf Ranch en Texas, portée par l'entreprise ICON ; Cleora se distingue en visant d'emblée l'échelle d'un quartier complet doté d'une gouvernance municipale dédiée. La suite dépendra du rythme réel de déploiement des imprimantes RIC Robotics sur le site et de la capacité du modèle, combinant construction robotisée, formation de la main-d'œuvre et infrastructures intégrées, à tenir au-delà des 65 premières unités annoncées.

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Geekplus lance RoboShuttle Hyper pour l'exécution logistique à haut débit en entrepôt
14Robotics & Automation News 

Geekplus lance RoboShuttle Hyper pour l'exécution logistique à haut débit en entrepôt

Geekplus, l'un des plus grands fournisseurs mondiaux de technologies d'automatisation d'entrepôts, a lancé RoboShuttle Hyper, nouvelle génération de sa solution d'AMR grimpants pour le tri de bacs en mode tote-to-person. Le système revendique un débit pouvant atteindre 6 000 bacs par heure pour 1 000 mètres carrés d'entrepôt. Il cible les pics de commandes du e-commerce B2C, la préparation en froid et frais, les opérations de consolidation en entrepôt, ainsi que les centres de micro-fulfillment (MFC), ces sites urbains compacts destinés à raccourcir les délais de livraison. Ce lancement traduit la place croissante du débit et de la densité de stockage comme critères déterminants dans l'automatisation logistique, alors que distributeurs et plateformes de quick-commerce cherchent à absorber des pics de commandes sans agrandir leur surface au sol. Le chiffre de 6 000 bacs par heure fixe une référence pour les intégrateurs, même si, comme souvent avec ce type de communiqué, la méthodologie et les conditions réelles de mesure n'ont pas été détaillées publiquement, ce qui invite à la prudence avant toute comparaison directe avec les systèmes concurrents. Geekplus, anciennement Geek+, est un pionnier chinois du marché des AMR d'entrepôt, avec des déploiements revendiqués dans plusieurs dizaines de pays depuis son entrée sur le segment goods-to-person au milieu des années 2010. Sur le créneau tote-to-person grimpant, l'entreprise se retrouve en concurrence avec des acteurs comme AutoStore, Attabotics ou le français Exotec, également positionné sur le stockage dense à haute cadence. À ce stade, l'annonce reste un lancement produit, sans site pilote, date de déploiement ni tarification rendus publics.

UELe lancement de Geekplus intensifie la concurrence sur le stockage dense et le tri de bacs à haute cadence, un segment où le français Exotec est positionné.

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ARM Institute appelle à des projets technologiques de fabrication pour la défense
15Robotics Business Review 

ARM Institute appelle à des projets technologiques de fabrication pour la défense

L'ARM Institute, institut de robotique manufacturière basé à Pittsburgh, a lancé le 12 août 2026 son appel à projets 27-01 pour identifier des technologies destinées à la production de défense américaine, couvrant le travail des métaux, les drones, les munitions et la construction navale. Les propositions doivent se situer entre les niveaux de maturité technologique (TRL) 4 et 7, démontrer un usage dual civil-militaire et présenter un plan de transition validé vers la base industrielle commerciale ou organique du Department of War (DoW), le ministère américain issu de la refonte du Pentagone. Sept axes sont ciblés : moulages et forgeages à forte diversité et faible volume, sous-marins et navires de surface prioritaires, drones et avions de combat collaboratifs (CCA), munitions et armes hypersoniques, expansion rapide de la production, conception agile de systèmes évolutifs, et autres besoins prioritaires du DoW. Les concept papers sont attendus avant le 16 septembre 2026 via la ARM Member Community, un webinaire d'information étant prévu le 19 août ; les présentations se tiendront vers le 9 décembre, les sélections finales seront annoncées le 11 décembre, pour un lancement des projets retenus avant le 1er février 2027 et une fin de période de performance au 31 janvier 2028. Cet appel illustre la volonté du DoW d'accélérer la modernisation de sa base industrielle de défense en s'appuyant sur la robotique et l'IA plutôt que sur des programmes d'armement classiques à cycle long. En privilégiant les technologies à double usage, l'ARM Institute cherche à réduire les coûts d'acquisition et à faciliter la transition vers des chaînes d'approvisionnement civiles existantes, ce qui ouvre une porte d'entrée commerciale à des intégrateurs et startups robotiques qui n'auraient normalement pas accès aux programmes de défense classiques. L'exigence de parties prenantes gouvernementales dans les équipes projet et de démonstrations en environnement représentatif de production, plutôt qu'en laboratoire, traduit une volonté de combler l'écart persistant entre démonstration technologique et déploiement industriel réel. Pour les décideurs B2B du secteur, ce financement public devient un levier pour des briques technologiques comme la replanification de trajectoire en temps réel, l'autonomie supervisée multi-robot ou la robotique mobile, qui trouvent aussi des débouchés civils. L'ARM Institute fait partie du réseau Manufacturing USA et fédère plus de 500 membres issus de l'industrie, du monde académique et du gouvernement autour de la robotique et de l'IA appliquées à la fabrication ; il est financé par le bureau du secrétaire à la Guerre dans le cadre de l'accord W911NF-17-3-0004. Ce nouvel appel s'inscrit dans une série d'initiatives similaires que l'institut mène régulièrement pour orienter des financements vers des technologies bloquées par un manque de moyens ou des obstacles techniques. Aucun acteur français ou européen n'apparaît dans cet appel, strictement réservé à la base industrielle américaine et à ses fournisseurs. Les prochaines échéances concrètes sont le webinaire du 19 août, la date limite de soumission des concept papers le 16 septembre, puis un calendrier de sélection s'étalant jusqu'à la mi-décembre 2026.

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Q2 2026 : la demande en robotique augmente dans tous les secteurs, selon A3
16Robotics Business Review 

Q2 2026 : la demande en robotique augmente dans tous les secteurs, selon A3

L'Association for Advancing Automation (A3) a publié ses chiffres du deuxième trimestre 2026 pour le marché nord-américain de la robotique industrielle. Les entreprises d'Amérique du Nord ont commandé 8 940 robots pour une valeur de 622 millions de dollars au T2 2026, soit une hausse de 4,3% en unités et de 21,3% en valeur par rapport au T2 2025. Sur le premier semestre 2026, le total atteint 17 995 unités pour 1,166 milliard de dollars, en progression de 2,0% en volume et 6,6% en valeur sur un an. Les commandes des constructeurs automobiles (OEM) ont chuté de 25% sur le semestre, après un T1 stable, mais cette baisse a été compensée par la croissance des semi-conducteurs et de l'électronique (+35% en unités sur le semestre, +38% au T2 seul), des sciences de la vie et du pharmaceutique (+32%, +9% au T2), des équipementiers automobiles (+24%, +20% au T2), de l'agroalimentaire et des biens de consommation (+17%, +18% au T2) et de la métallurgie (+3%, +18% au T2). Les clients hors automobile ont représenté 56% des unités commandées au T2. Les cobots ont pesé pour 2 774 unités et 114 millions de dollars sur le semestre, soit 15,4% des unités et 9,8% du chiffre d'affaires, dont 1 137 unités et 44 millions de dollars au seul T2. La santé (43,7% des commandes semestrielles) et l'électronique (36,5%) restent les plus gros adopteurs de cobots. Ces chiffres confirment une tendance déjà observée depuis plusieurs trimestres: la demande en robotique industrielle se diversifie et ne dépend plus principalement de l'automobile, longtemps moteur historique du secteur. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, le signal est clair: semi-conducteurs, pharma et agroalimentaire deviennent des relais de croissance aussi importants que l'automobile, ce qui redistribue les priorités d'investissement. La part croissante des cobots, notamment en santé et en électronique, illustre une adoption plus fine dans des environnements moins standardisés que les lignes automobiles classiques. Contrairement au récit dominant centré sur les robots humanoïdes et l'IA générative, ces données rappellent que l'automatisation industrielle classique, bras robotisés et cobots, reste le socle du marché en valeur comme en volume, avec une croissance adossée à des indicateurs macroéconomiques concrets plutôt qu'à des démonstrations technologiques. Ce rééquilibrage s'inscrit dans un contexte jugé porteur par A3: l'indice PMI manufacturier américain est resté en zone d'expansion pour un sixième mois consécutif en juin 2026, et les données de la Réserve fédérale indiquent une production manufacturière supérieure de 1,1% à son niveau de l'année précédente sur la même période. Alex Shikany, vice-président exécutif d'A3, souligne que l'automobile demeure un moteur de la demande mais que la croissance se diffuse désormais sur un éventail plus large de secteurs. A3 précise que ses comparaisons trimestrielles s'appuient sur une cohorte de déclarants constante, et que les résultats semestriels restent sensibles au calendrier des grands projets d'équipementiers automobiles ainsi qu'aux conditions économiques générales, une réserve méthodologique à garder à l'esprit face à ces pourcentages. L'association promeut par ailleurs sa conférence RoboBusiness 2026 auprès des professionnels du secteur.

UELes donnees concernent le marche nord-americain sans acteur ni chiffre FR/UE cite, mais la diversification sectorielle (semi-conducteurs, pharma) observee outre-Atlantique est un signal a suivre pour l'industrie robotique europeenne.

IndustrielOpinion
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Webinaire sur la sécurité et le passage à l'échelle des flottes de robots en entrepôt
17Robotics Business Review 

Webinaire sur la sécurité et le passage à l'échelle des flottes de robots en entrepôt

Les robots mobiles en entrepôt peuvent être sécurisés sans interrompre la production, selon un webinaire gratuit prévu le mercredi 26 août à 14h00 (heure de l'Est) intitulé « When Robots and People Share the Floor: Safety That Keeps Fleets Moving ». L'événement virtuel réunit trois intervenants: John Calcio, vice-président des partenariats chez Redpoint Positioning (Newton, Massachusetts), fabricant de systèmes de positionnement et de sécurité industriels en ultra-large bande (UWB) déployés à plus de 50 000 exemplaires dans le monde, dont le système phare Crew Safety System, certifié SIL2/PLd selon les normes IEC 61508 et ISO 13849-1, conçu pour les fabricants d'AGV et d'AMR; John Santagate, fondateur du cabinet de conseil EMP Advisors, ancien analyste chez IDC et ex-vice-président senior de la robotique mondiale chez Infios; et Jonathan Cortellacci, professionnel de l'automatisation d'entrepôt chez Geek+, passé auparavant cinq ans chez Walmart sur des initiatives d'automatisation à grande échelle. Les panélistes doivent aborder l'évaluation des risques à mesure que les flottes de véhicules guidés automatisés (AGV), de robots mobiles autonomes (AMR) et de chariots élévateurs autonomes s'agrandissent, l'interopérabilité avec les systèmes de stockage et de récupération automatisés (ASRS), les points où les pratiques de sécurité actuelles freinent la productivité, ainsi que les retours d'expérience sur l'évitement de collision et la protection du personnel. Pour les intégrateurs et décideurs logistiques, l'enjeu dépasse le simple format webinaire: la sécurité reste un frein structurel à l'adoption et au passage à l'échelle des flottes robotiques en entrepôt, souvent à cause de frictions entre équipes conformité et équipes opérations, et d'arrêts de production déclenchés par des mesures de précaution trop rigides. L'argument mis en avant par Redpoint, à savoir qu'un système de sécurité certifié permet à un opérateur humain d'intervenir au sein d'une flotte active sans déclencher un arrêt général, répond directement à une inquiétude opérationnelle concrète: chaque arrêt de flotte coûte en throughput. Ce positionnement illustre une tendance plus large du secteur des AMR et AGV, où la certification fonctionnelle (SIL2/PLd) et les technologies de localisation en temps réel (RTLS/UWB) deviennent des arguments de vente différenciants face à des solutions de sécurité perçues comme trop conservatrices, freinant la cohabitation homme-robot à grande échelle. Le contexte est celui d'un marché de l'automatisation d'entrepôt en pleine expansion, où la cohabitation entre opérateurs humains et flottes robotiques multiplie les cas d'usage à risque, notamment avec la croissance simultanée des AGV, AMR et chariots élévateurs autonomes sur un même site. Geek+, acteur chinois de premier plan dans les AMR de préparation de commandes, apporte une perspective d'intégrateur confronté à des défis d'exploitation complexes chez ses clients. Le webinaire, gratuit et accessible en direct avec session de questions-réponses ainsi qu'en rediffusion à la demande, s'inscrit dans une série d'initiatives de sensibilisation du secteur plutôt que dans l'annonce d'un nouveau produit: il ne s'agit pas d'un lancement technologique mais d'un partage de bonnes pratiques opérationnelles, avec inscription requise pour y assister.

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Tate déploie 58 robots-soudeurs collaboratifs Hirebotics dans plusieurs usines
18Robotics Business Review 

Tate déploie 58 robots-soudeurs collaboratifs Hirebotics dans plusieurs usines

Tate Inc., fabricant de systèmes de plafonds structurels, de confinement et de gestion de flux d'air basé à Columbia (Maryland), a déployé 58 systèmes de soudage collaboratif Cobot Welder de Hirebotics sur trois sites de production en Arkansas, en Virginie et dans le Kentucky. L'entreprise, active depuis 120 ans, a lancé cette transition du soudage manuel vers l'automatisation en 2024 après avoir évalué environ neuf fournisseurs, retenant finalement Hirebotics (basé à Nashville, Tennessee) pour sa plateforme cloud sans code Beacon Pro, qui permet de programmer, piloter et superviser les cobots depuis un smartphone ou une tablette. Les deux premiers robots ont été livrés en septembre 2023. La formation des opérateurs, combinant tutoriels vidéo et accompagnement sur site, ne prenait que 10 à 20 minutes par employé selon Daniel Adams, directeur commercial chez Hirebotics. Sur son site de l'Arkansas, Tate a mis en place un flux de travail spécifique où les cobots assurent le pointage et le pré-assemblage des pièces en amont, avant transfert vers des robots industriels classiques en aval. Selon Tate, le déploiement s'est traduit par une multiplication par 12 du débit de soudage par opérateur sur les assemblages structurels critiques, tout en réduisant les reprises liées aux variations de qualité entre soudeurs manuels. Ce déploiement illustre un cas d'usage industriel concret pour les cobots de soudage à limitation de force et de puissance, dans un secteur, celui des infrastructures pour data centers, confronté à une demande explosive et des délais de projet extrêmement serrés, sans marge d'erreur de fabrication. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'intérêt principal ne réside pas dans la robotique elle-même mais dans le modèle organisationnel: la standardisation des paramètres de soudage (angle de torche, vitesse de déplacement) programmés par des opérateurs certifiés, puis partagés en temps réel entre plusieurs usines via le cloud, permettant une qualité homogène à l'échelle nationale plutôt que dépendante du savoir-faire individuel de chaque soudeur. Le chiffre de "12x" mérite toutefois d'être pris avec prudence, s'agissant d'une mesure ciblée sur des assemblages spécifiques et communiquée par le client lui-même, sans méthodologie indépendante publiée. L'affirmation selon laquelle "aucun composant n'est plus soudé à la main" chez Tate reste également une déclaration d'Hirebotics à vérifier dans la durée. Ce cas s'inscrit dans la stratégie de Hirebotics, spécialiste américain des cobots de soudage destinés aux ateliers de toutes tailles, qui mise sur la simplicité de mise en œuvre face à des solutions robotiques industrielles plus lourdes à programmer. L'argument commercial mis en avant par l'entreprise, à savoir qu'elle a pu réaliser des soudures sur des pièces apportées par Tate en 30 minutes lors d'une première visite, et que Tate a pu programmer ses propres robots pendant que l'équipe de Hirebotics était encore sur site, vise directement les freins classiques à l'automatisation dans les PME industrielles: coût d'intégration et complexité de programmation. Le marché de la construction de data centers, en forte croissance aux États-Unis, constitue un terrain propice à ce type de déploiement multi-sites, et Tate a indiqué vouloir poursuivre l'extension de son parc de soudeurs certifiés en parallèle de l'automatisation plutôt qu'au détriment de l'emploi.

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Des bras robotiques impriment en 3D un bateau-drone, une entreprise de Floride vise une production militaire plus rapide
19Interesting Engineering 

Des bras robotiques impriment en 3D un bateau-drone, une entreprise de Floride vise une production militaire plus rapide

L'entreprise américaine Haddy, basée à St. Petersburg en Floride, a fabriqué un bateau-drone baptisé TF-179 à l'aide de bras robotiques d'impression 3D grand format, plutôt que par moulage ou usinage traditionnel. La société, fondée en 2022 et initialement spécialisée dans le mobilier sur mesure et les éléments architecturaux, s'est progressivement réorientée vers la fabrication de défense. Elle opère depuis un atelier d'environ 2 800 mètres carrés équipé de huit systèmes de fabrication additive grand format fournis par le néerlandais CEAD, dont sept montés sur rails pour étendre leur portée sur de grandes pièces. Haddy avait déjà démontré la rapidité de sa plateforme avec une coque de véhicule de surface sans pilote (USV) à faible profil de 12 mètres, produite en dix jours entre la conception et l'expédition, soit selon l'entreprise jusqu'à neuf fois plus vite qu'une fabrication de coque classique, avec une réduction de coûts revendiquée de 50 à 65 % par rapport au bateau-building conventionnel. Haddy n'a révélé ni le client à l'origine du TF-179 ni la mission opérationnelle visée pour ce drone. Cette annonce illustre un déplacement de la fabrication additive robotisée vers le secteur maritime militaire, à un moment où la demande américaine pour des drones navals petits et consommables augmente. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'intérêt affiché n'est pas tant la performance d'un vaisseau donné que la promesse d'un cycle de développement raccourci, permettant de produire, tester et modifier des designs de coques sans reprendre un outillage traditionnel à chaque itération. Les chiffres de rapidité et de coûts mis en avant restent toutefois des déclarations de l'entreprise elle-même, non vérifiées de façon indépendante, et l'absence de détails sur le donneur d'ordre et la mission du TF-179 invite à distinguer la démonstration technologique du déploiement opérationnel confirmé. Ce projet s'inscrit dans la montée en puissance d'une division défense chez Haddy, qui combine impression 3D robotisée grand format, fraisage intégré, matériaux avancés et flux de production numériques pour accélérer la fabrication de structures de grande taille, en quelques jours ou semaines plutôt qu'en mois, avec des designs modifiables sans redémarrer les cycles d'outillage classiques. L'entreprise positionne cette approche comme adaptée à des modèles de fabrication distribuée et expéditionnaire, capables de produire aussi bien des prototypes que des séries répétables. Aucune échéance de production en série ni programme pilote n'a pour l'instant été annoncé publiquement pour le TF-179.

UELe fabricant neerlandais CEAD fournit les huit systemes d'impression 3D grand format utilises par Haddy, positionnant une entreprise europeenne comme sous-traitant cle de cette chaine de fabrication navale militaire americaine.

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Robots d'entrepôt conçus pour résister aux conditions difficiles
20Robotics Business Review 

Robots d'entrepôt conçus pour résister aux conditions difficiles

Nomagic, spécialiste polonais de la robotique d'entrepôt, a présenté son général manager Amérique du Nord Josh Cloer dans l'épisode 256 du podcast The Robot Report, publié début août 2026. Cloer, ancien membre fondateur de l'équipe nord-américaine de Mujin où il a bâti la stratégie commerciale de l'entreprise depuis ses débuts, pilote désormais l'expansion de Nomagic sur le marché nord-américain avec des systèmes de "physical AI" destinés aux opérations de préparation de commandes (order fulfillment). Le même épisode relaie trois actualités du secteur : un accord pouvant atteindre 900 millions de dollars signé par HII avec Path Robotics et GrayMatter Robotics pour de la robotique industrielle, l'annonce par Google DeepMind que Gemini Robotics 2 permet un contrôle corporel complet des robots, et l'ouverture par l'Université de Floride d'un nouveau laboratoire dédié à la construction industrialisée par robots. Pour les intégrateurs et décideurs logistiques, ces annonces confirment une bascule vers des systèmes d'IA physique capables de s'adapter à la variabilité réelle des entrepôts, plutôt que des cellules robotiques figées programmées pour une tâche unique. L'expansion nord-américaine de Nomagic illustre la concurrence croissante face à des acteurs établis comme Mujin sur le créneau du picking automatisé, tandis que l'accord HII à près d'un milliard de dollars signale que les grands industriels américains structurent désormais des budgets robotiques de long terme plutôt que des pilotes ponctuels. L'annonce de Gemini Robotics 2 par DeepMind s'inscrit dans la course aux modèles vision-langage-action (VLA) censés unifier perception et contrôle moteur, un terrain où Google concurrence directement les approches de type Pi-0, GR00T N2 ou Helix, même si l'ampleur réelle du "contrôle corporel complet" annoncé reste à valider en conditions industrielles plutôt que sur démonstration. Ce format, animé par Mike Oitzman pour The Robot Report, mêle habituellement une revue d'actualités hebdomadaire à un entretien approfondi avec un dirigeant du secteur ; il s'inscrit dans la préparation de la conférence RoboBusiness 2026, dont les inscriptions étaient ouvertes au moment de la diffusion. Nomagic, fondée en Pologne et financée notamment par des investisseurs technologiques européens, cible historiquement l'automatisation du picking en entrepôt par bras robotisés et vision par ordinateur ; son arrivée aux États-Unis la place directement face à des concurrents nord-américains déjà implantés comme Mujin, Dexterity ou RightHand Robotics sur le même segment du e-commerce fulfillment.

UENomagic, entreprise polonaise soutenue par des investisseurs technologiques europeens, etend son empreinte via une expansion nord-americaine, mais cette actualite precise ne concerne pas directement le marche francais ni une reglementation europeenne.

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Le premier robot autonome au monde testé par Hyundai à bord d'un navire en mouvement
21Interesting Engineering 

Le premier robot autonome au monde testé par Hyundai à bord d'un navire en mouvement

Le groupe Hyundai Motor Group (HMG) a fait la démonstration réussie de ce qu'il présente comme le premier robot autonome au monde capable de naviguer à bord d'un navire en mouvement. L'essai s'est déroulé à Changwon, en Corée du Sud, à bord du navire polyvalent HYUNDAI DUBAI, dans le cadre d'une démonstration conjointe réunissant Korean Register (KR), HMM, HMM Ocean Service et Goseong Engineering. Le robot testé, MobED (Mobile Eccentric Droid), est une plateforme compacte à quatre roues dévoilée par HMG en décembre 2025, conçue à l'origine pour des usages terrestres. Elle repose sur la technologie propriétaire Drive and Lift (DnL), dont les roues à contrôle indépendant s'ajustent automatiquement pour maintenir une surface de niveau sur rampes, seuils et terrains inégaux. Lors des essais, MobED a exécuté plusieurs tâches dans les cales du navire (conduite en ligne droite et en courbe, déplacement à basse et haute vitesse, apprentissage d'itinéraire, navigation totalement autonome), malgré les vibrations constantes et le mouvement du navire. Dans les passages étroits, les opérateurs ont dû basculer en mode téléopéré faute d'espace suffisant pour l'autonomie complète. Deux versions existent: MobED Basic, téléopéré et destiné aux chercheurs, avec une charge utile de 47 kg, et MobED Pro, doté de LiDAR et de caméras pour une navigation assistée par IA, avec un mode "follow-me", une charge utile de 57 kg et une vitesse de pointe de 10 km/h. Pour l'industrie maritime et les intégrateurs robotiques, cette démonstration illustre un cas d'usage concret et ciblé plutôt qu'une percée générale de la robotique mobile: l'inspection de cales de cargo, la surveillance d'état et le transport de matériel dans des zones potentiellement dangereuses ou toxiques pour les équipages. L'enjeu principal démontré ici n'est pas l'autonomie en tant que telle, mais la robustesse mécanique et logicielle face à un environnement dynamique (vibrations, roulis, sols irréguliers) sans modification de l'infrastructure existante du navire, un critère décisif pour l'adoption par les armateurs. Le recours au mode téléopéré dans les espaces confinés rappelle toutefois que l'autonomie complète reste limitée aux zones dégagées, une nuance que la communication de HMG passe sous silence en parlant de "premier mondial". Il s'agit à ce stade d'un essai de démonstration technologique et non d'un déploiement commercial ou d'une certification opérationnelle. Cette initiative s'inscrit dans la stratégie plus large de HMG de développer des robots polyvalents via son Robotics Lab, MobED ayant été positionné dès son lancement comme une plateforme préparant une future production de masse pour des usages aussi variés que la logistique du dernier kilomètre, l'inspection d'installations, le support de diffusion ou l'affichage publicitaire mobile. L'essai maritime s'appuie sur un partenariat avec des acteurs du secteur naval coréen, dont le classificateur Korean Register et l'armateur HMM, positionnant HMG face à d'autres initiatives de robotique navale et industrielle dans un marché où l'inspection de cargo à distance reste un besoin peu couvert. Aucun calendrier de déploiement commercial ni de pilote élargi n'a été communiqué à ce stade, l'essai restant une preuve de concept technique avant d'éventuelles suites.

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HII décroche un contrat de 900 millions de dollars pour moderniser la construction navale de l'US Navy
22Interesting Engineering 

HII décroche un contrat de 900 millions de dollars pour moderniser la construction navale de l'US Navy

Path Robotics et GrayMatter Robotics rejoignent HII pour automatiser la construction navale militaire américaine, un contrat conditionnel pouvant atteindre 900 millions de dollars. HII, premier constructeur naval militaire des États-Unis, a signé des accords de long terme avec les sociétés de robotique Path Robotics et GrayMatter Robotics, avec jusqu'à 900 millions de dollars de travaux de construction navale mis à disposition sur sept ans si les deux partenaires atteignent une série de jalons techniques et industriels. Les systèmes robotiques visés devront réaliser certaines des tâches les plus lourdes de la construction de navires de guerre : soudage, meulage, sablage, peinture, inspection et fabrication de structures en acier. HII, qui baptise ce programme High-Yield Production Robotics (HYPR), prévoit d'externaliser plus de 2,5 millions d'heures de travail en 2026, soit 30 % de plus qu'en 2025. Les technologies visent à terme plusieurs programmes navals, des porte-avions et sous-marins nucléaires aux destroyers, bâtiments d'assaut amphibie, futures frégates et navires de surface sans équipage. À la différence de l'automobile, où les robots répètent des gestes identiques sur des lignes standardisées, la construction navale assemble des structures en acier qui varient en taille, en forme et en séquence d'un projet à l'autre, ce qui rend l'automatisation bien plus complexe. Le pari de HII, ce qu'elle appelle l'IA physique, consiste à combiner robotique, vision par ordinateur et décision autonome pour que les machines s'adaptent aux conditions de production plutôt que de répéter des mouvements figés, un test grandeur nature hors des lignes standardisées. La structure de l'accord reste conditionnelle : aucune commande n'est garantie d'emblée, les 900 millions de dollars dépendent de jalons de coût, de délai et de qualité vérifiés étape par étape, ce qui distingue l'annonce d'un contrat de défense classique déjà acquis. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'enjeu principal reste la pénurie de soudeurs et de personnel qualifié qui freine la capacité de construction navale américaine, alors que la marine cherche à accélérer sa cadence de production. Path Robotics est spécialisée dans le soudage robotique autonome, tandis que GrayMatter Robotics développe des systèmes d'IA pour des tâches de finition comme le sablage, la peinture et le meulage. Les deux entreprises rejoignent le réseau de fabrication distribué de HII, qui produit déjà des sections de navires hors de ses chantiers principaux avant assemblage final. La première phase ciblera des structures en acier de petite taille, avant une extension progressive vers des unités plus grandes et des modules complets partagés entre plusieurs programmes navals. Le partenariat s'inscrit dans l'initiative HYPR de HII et dans un effort plus large de Washington pour renforcer sa base industrielle navale face à la montée en puissance de la capacité de construction chinoise.

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Brain Corp affiche une croissance de 68 %, avec plus de 50 000 robots autonomes déployés dans le monde
23Robotics & Automation News 

Brain Corp affiche une croissance de 68 %, avec plus de 50 000 robots autonomes déployés dans le monde

Brain Corp, éditeur du système d'exploitation BrainOS pour robots de service, a annoncé pour le premier semestre 2026 le franchissement du cap des 50 000 robots autonomes actifs dans le monde, sa flotte mondiale ayant progressé de 68 % sur un an. Ces machines, pilotées par la plateforme BrainOS, sont déployées dans le commerce de détail, la logistique, les aéroports, le nettoyage commercial et la gestion d'inventaire. L'entreprise ne détaille cependant ni la répartition géographique de cette flotte ni les volumes par secteur, communiquant uniquement l'agrégat de croissance. Ce seuil est significatif car il s'agit de robots réellement en exploitation commerciale continue, non de prototypes ou de pilotes limités, contrairement à une grande partie de la robotique humanoïde encore au stade de démonstration. Pour les intégrateurs et décideurs du retail et de la logistique, cela confirme que le modèle de licence logicielle « OS pour robots » a atteint une échelle industrielle sur des tâches répétitives à faible risque, dans un contexte de pénurie de main-d'œuvre. La croissance de 68 % traduit une accélération de l'adoption plutôt qu'une percée technologique isolée. Fondée en 2009 à San Diego, Brain Corp ne fabrique pas ses robots mais licencie BrainOS à des fabricants comme Tennant, Nilfisk ou ICE Cobotics, qui équipent des autolaveuses et robots de scan d'inventaire vendus à de grandes enseignes nord-américaines. Aucun acteur français ou européen n'apparaît dans cette annonce, le secteur restant dominé par des groupes nord-américains et scandinaves. L'entreprise n'a communiqué à ce stade ni nouvelle levée de fonds ni calendrier de déploiement additionnel.

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Multiway Robotics automatise un entrepôt de 5 000 emplacements pour un fabricant malaisien
24Robotics & Automation News 

Multiway Robotics automatise un entrepôt de 5 000 emplacements pour un fabricant malaisien

Multiway Robotics a achevé le déploiement d'un système d'automatisation intelligente pour l'entrepôt d'un fabricant malaisien, associant chariots élévateurs autonomes (AMR) et logiciel de gestion d'entrepôt (WMS). Le site couvre plus de 5 000 emplacements de stockage, répartis entre l'entrepôt de matières premières, le stock de produits finis, les zones de préparation des matériaux et les zones de quarantaine. Le communiqué ne précise toutefois ni le nom du client, ni la date de mise en service, ni le montant investi. Ce type de projet illustre la maturation de l'automatisation d'entrepôt en Asie du Sud-Est, où les sites manufacturiers cherchent à densifier leur stockage sans agrandir leur empreinte au sol. Pour les intégrateurs, le cas confirme que l'association chariots autonomes et WMS devient une offre standard capable de piloter plusieurs typologies de zones depuis un seul système, plutôt qu'un pilote isolé. Le communiqué reste cependant avare en indicateurs vérifiables, sans gain de productivité chiffré ni délai de retour sur investissement communiqué, ce qui invite à le lire comme une communication commerciale plutôt qu'un cas d'étude indépendant. Multiway Robotics évolue sur un marché des chariots élévateurs autonomes déjà disputé par des acteurs comme Hai Robotics, Geek+ ou Quicktron, tous positionnés sur l'automatisation d'entrepôts manufacturiers en Asie. La Malaisie, hub industriel majeur pour l'électronique et les biens de consommation, constitue pour ces fournisseurs un terrain d'expansion privilégié face à la pénurie de main d'oeuvre logistique. Le communiqué ne détaille ni calendrier de futurs déploiements ni sites pilotes additionnels.

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HII signe un accord pouvant atteindre 900 millions de dollars avec Path Robotics et GrayMatter Robotics
25Robotics Business Review 

HII signe un accord pouvant atteindre 900 millions de dollars avec Path Robotics et GrayMatter Robotics

Huntington Ingalls Industries (HII), premier constructeur naval militaire américain, a annoncé des accords de production pluriannuels et basés sur la performance avec Path Robotics et GrayMatter Robotics, pouvant atteindre 900 millions de dollars sur sept ans. Path Robotics fournit une technologie de soudure robotisée, tandis que GrayMatter développe des systèmes de ponçage robotisés. Les deux entreprises participent au programme HYPR (High-Yield Production Robotics), lancé par HII en avril pour accélérer l'automatisation adaptative dans la fabrication de plateformes navales habitées et non habitées. Le financement reste conditionné à l'atteinte de jalons précis de maturité technologique et industrielle. Eric Chewning, vice-président exécutif des systèmes maritimes et de la stratégie d'entreprise chez HII, a évoqué des investissements générationnels pour développer de nouvelles capacités de construction navale. Les accords se déploient en deux phases : une étape de développement aux normes de la Marine américaine, durant laquelle les techniques de soudure, ponçage, décapage, peinture, assemblage et inspection seront validées et qualifiées, puis une étape de livraison où HII commencera à s'approvisionner via cette nouvelle ligne automatisée. Parmi les technologies concernées figure Rove, qui associe le modèle d'IA physique Obsidian de Path Robotics à un robot quadrupède capable de souder de manière autonome hors des cellules fixes, directement sur de grands ensembles et structures immobiles. Cet accord illustre un mouvement plus large : le passage de la robotique industrielle des cellules fixes et contrôlées vers des systèmes mobiles capables d'opérer dans des environnements de production aussi complexes et variables que les chantiers navals militaires. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, HYPR constitue un test grandeur nature de la promesse de l'IA physique à grande échelle : contrairement à de nombreuses démonstrations robotiques limitées à des environnements contrôlés, ce programme vise une qualification selon les standards stricts de la Marine américaine, avec des jalons de performance vérifiables avant tout versement de fonds. Cela répond directement au scepticisme du secteur sur l'écart entre démonstrations et déploiements réels. Si les technologies tiennent leurs promesses, elles pourraient désengorger une industrie navale américaine chroniquement en sous-capacité, un enjeu stratégique alors que la Marine cherche à accélérer la production de porte-avions, sous-marins, destroyers, navires amphibies, futures frégates et navires de surface sans équipage. HII avait lancé HYPR en avril pour structurer sa collaboration avec des fournisseurs de robotique avancée, avec un cadre de gouvernance commun et des processus de qualification partagés. Andy Lonsberry, cofondateur et PDG de Path Robotics, a présenté cet accord comme une validation puissante de la thèse de sa société selon laquelle l'IA physique peut faire évoluer la capacité de production navale dans l'un des environnements industriels les plus exigeants au monde. L'accord s'inscrit dans la stratégie de sous-traitance distribuée de HII, qui prévoit d'externaliser plus de 2,5 millions d'heures de travail de construction navale en 2026, soit une hausse de 30% par rapport à 2025, en élargissant son réseau de partenaires d'assemblage structurel. Le déploiement démarrera par de petites structures en acier avant de s'étendre à des unités et modules plus complexes, un scénario progressif qui laisse à HII la possibilité d'ajuster son recours à l'automatisation selon les coûts, les délais et la qualité constatés sur le terrain.

IndustrielActu
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Un rapport examine les avancées des robots mobiles autonomes
26Robotics Business Review 

Un rapport examine les avancées des robots mobiles autonomes

Le marché mondial des robots mobiles autonomes (AMR) repart à la hausse, porté par la hausse des coûts de main-d'œuvre, les pénuries de personnel et le besoin de flexibilité et de rapidité opérationnelles, selon un rapport de The Robot Report et sa publication sœur Design World. Interact Analysis prévoit une croissance de près de 5 milliards de dollars en 2024 à 14 milliards en 2030. ABI Research, de son côté, table sur un marché des robots mobiles élargi passant de 33 milliards de dollars en 2026 à 68,9 milliards en 2030, soit une croissance annuelle composée de 20,2%, les AMR représentant la moitié de ce total. Après un ralentissement post-COVID, le secteur montre des signes de reprise solide. Le rapport distingue deux familles de solutions: les chariots élévateurs automatisés ou semi-automatisés, faciles à intégrer aux flux existants d'entrepôts et d'usines, et les navettes de systèmes de stockage et récupération automatisés (ASRS), plus coûteuses en infrastructure mais offrant une meilleure densité de stockage et une scalabilité supérieure, avec pour exemples les chariots autonomes de Hyster-Yale et les ASRS d'Attabotics. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ce constat confirme que la technologie AMR a franchi un cap de maturité: vision par ordinateur, fusion de capteurs et apprentissage automatique ne servent plus seulement à la navigation, mais permettent aussi du picking précis, une collaboration homme-robot plus sûre et une meilleure visibilité opérationnelle. La gestion de flottes assistée par IA facilite désormais l'intégration avec les systèmes d'entreprise existants, un point de friction historique pour les déploiements à grande échelle. Les problèmes d'interopérabilité entre robots de fournisseurs différents subsistent, mais les éditeurs de logiciels d'orchestration et les organismes de normalisation commencent à y répondre. Les AMR ne se limitent plus à l'entrepôt: ils gagnent désormais l'industrie manufacturière et la pharmacie, des secteurs plus exigeants en traçabilité et en fiabilité. Ce regain suit une phase de tassement post-pandémie, durant laquelle les commandes avaient nettement ralenti après le pic du COVID-19. Le paysage concurrentiel reste fragmenté entre spécialistes des chariots autonomes comme Hyster-Yale, fournisseurs de systèmes de stockage automatisés comme Attabotics, et une multitude d'autres constructeurs d'AMR et d'éditeurs de logiciels de fleet management. Le rapport complet est disponible en téléchargement gratuit auprès de The Robot Report. La question de l'IA physique sera par ailleurs au programme de RoboBusiness, prévu les 20 et 21 octobre 2026 à Santa Clara, en Californie, dont les inscriptions sont désormais ouvertes.

UEAucun acteur ni déploiement français ou européen n'est cité, mais la tendance de fond (hausse des coûts de main-d'œuvre, besoin de flexibilité) concerne aussi les entrepôts et usines européens.

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Panneau d'inspection IA à la périphérie : Avnet et Weston Robot s'associent
27Robotics Business Review 

Panneau d'inspection IA à la périphérie : Avnet et Weston Robot s'associent

Avnet, distributeur mondial de technologies, et Weston Robot, intégrateur robotique basé à Singapour, annoncent un partenariat pour lancer une plateforme d'inspection industrielle autonome fondée sur des robots quadrupèdes et l'IA embarquée. Weston Robot revend principalement des solutions Unitree, tout en fabriquant ses propres plateformes de robots mobiles autonomes (AMR) et des systèmes maritimes sans pilote, le tout commercialisé en mode robots-as-a-service (RaaS). Pour cette plateforme, Avnet a fixé sur le dos du quadrupède un module de calcul embarqué délivrant jusqu'à 50 TOPS de puissance IA, animé par des processeurs AMD Ryzen AI Embedded. L'ensemble exécute directement à bord les tâches d'inspection par IA, l'analyse thermique et visuelle, la cartographie lidar 3D, et le fonctionnement en environnement sans signal GPS. Couplé au logiciel de gestion de flotte de Weston Robot, le robot peut être envoyé en mission de patrouille sur un trajet défini, s'arrêter de lui-même sur des points d'inspection identifiés, et voir de nouvelles tâches de reconnaissance entraînées et déployées via l'architecture de calcul Avnet. L'intérêt principal tient au traitement des données directement sur l'appareil plutôt que dans le cloud, ce qui réduit la latence d'inférence et permet un fonctionnement fiable même sans connectivité réseau stable, un enjeu courant en environnement industriel. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, la promesse est de détecter plus tôt les anomalies opérationnelles, de réduire le coût des inspections manuelles et d'améliorer la continuité des opérations. Il faut toutefois noter que l'annonce reste, à ce stade, un partenariat produit sans site de déploiement client nommé, sans date de disponibilité commerciale ni indication de prix: les formules employées, comme celle de l'"IA physique" présentée par Avnet comme la "prochaine évolution de l'intelligence artificielle", relèvent davantage du discours marketing que d'un déploiement terrain déjà mesuré. La valeur ajoutée revendiquée, à savoir des capacités de perception dépassant celles du quadrupède Unitree de base, reste donc à valider par des cas d'usage concrets. Ce lancement s'inscrit dans la stratégie d'Avnet de se positionner comme fournisseur d'architectures de calcul pour la robotique industrielle, un marché où Weston Robot opère déjà via la revente de plateformes Unitree et ses propres AMR. Il rejoint une vague plus large de rapprochements entre distributeurs de semi-conducteurs et intégrateurs robotiques autour de l'inspection autonome, un segment où des acteurs comme Boston Dynamics avec son Spot ou ANYbotics sont déjà établis. Ni Avnet ni Weston Robot n'ont communiqué de calendrier précis de commercialisation ou de premiers pilotes clients, laissant pour l'instant ce partenariat au stade de l'annonce technologique plutôt que du déploiement industriel vérifié.

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« Le fabricant naval de l'US Navy teste une soudure intelligente qui scanne les pièces et s'ajuste en temps réel »
28Interesting Engineering 

« Le fabricant naval de l'US Navy teste une soudure intelligente qui scanne les pièces et s'ajuste en temps réel »

Le chantier naval américain HII a lancé sur son site Ingalls Shipbuilding, dans le Mississippi, un programme pilote de soudage mécanisé intelligent développé avec le sud-coréen HD Hyundai Heavy Industries (HHI), dans la foulée d'un partenariat stratégique signé en 2025 entre les deux groupes pour approfondir leur coopération dans la construction navale militaire. Contrairement aux systèmes mécanisés classiques, cet équipement identifie automatiquement les pièces à souder et ajuste en temps réel la position de soudage, tout en enregistrant des données de production utiles au contrôle qualité et à la traçabilité industrielle. Ingalls prévoit de le déployer dans des zones de fabrication d'unités où le soudage reste aujourd'hui très majoritairement manuel, après avoir vérifié sa conformité aux normes de l'US Navy. Brian Blanchette, président d'Ingalls Shipbuilding, rappelle que le site exploite déjà des lignes de panneaux automatisées et des cellules robotisées de fabrication de cloisons. Le soudage reste l'un des goulots d'étranglement les plus persistants de l'industrie navale américaine, confrontée à une pénurie durable de main-d'œuvre qualifiée alors que l'US Navy pousse pour une production de navires plus rapide sans compromis sur la qualité. Contrairement à nombre d'annonces robotiques qui restent au stade de la démonstration, ce programme concerne un déploiement en atelier de production réel, sur des postes existants et selon des normes militaires déjà validées, ce qui en fait un signal plus solide qu'un simple prototype vitrine. Le recours à une technologie sud-coréenne éprouvée plutôt qu'un développement interne illustre aussi une inflexion : HII importe un savoir-faire étranger pour accélérer sa modernisation. La direction d'Ingalls insiste sur une logique d'augmentation, non de remplacement, de la main-d'œuvre, un discours destiné à désamorcer les craintes dans un métier pénible et en tension. Ce pilote fait suite à un échange technique de trois jours entre ingénieurs des deux entreprises sur le site d'Ingalls, qui a présenté ses capacités de soudage laser hybride et ses systèmes de fabrication robotisée, permettant d'identifier où la technologie de HHI pouvait s'intégrer aux opérations existantes. Won-ho Joo, directeur de l'unité navale de HHI, présente ce partenariat comme une nouvelle étape d'une coopération technique croissante, censée améliorer l'efficacité de production. Le soudage n'est qu'un volet de la stratégie plus large de HII : Ingalls et Newport News Shipbuilding évaluent aussi de nouvelles cellules robotisées, des robots collaboratifs, la fabrication additive et des logiciels de production en temps réel. Le groupe a également lancé l'initiative High-Yield Production Robotics (HYPR), qui associe des entreprises d'IA physique pour développer des outils robotiques destinés aux ouvriers des chantiers navals.

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Portez son autonomie à l'échelle : la perception est la clé
29Robotics Business Review 

Portez son autonomie à l'échelle : la perception est la clé

Mel Torrie, cofondateur et PDG d'Autonomous Solutions Inc. (ASI), signe une tribune publiée à l'occasion de sa prochaine intervention à RoboBusiness, prévu les 20 et 21 octobre à Santa Clara, en Californie. Il y revient sur l'expérience de son entreprise, spécialisée dans l'autonomie industrielle pour les mines et les sites hors route, et sur les leçons tirées du déploiement de son système de vision Mobius. Premier enseignement cité : lors des premiers déploiements, ASI avait retenu des capteurs de qualité automobile, les meilleurs disponibles à l'époque. En moins d'un an, la poussière, les vibrations et les écarts de température extrêmes d'un site minier actif ont provoqué un taux de panne de 100%, forçant l'entreprise à repenser entièrement ses spécifications de capteurs pour les conditions de terrain plutôt que pour un environnement contrôlé. Torrie illustre le niveau d'exigence requis avec l'exemple d'un camion de transport à un carrefour, sous 45°C, dans un nuage de poussière, chargé d'une charge utile de 200 tonnes, avec un véhicule léger traversant sa trajectoire 80 mètres devant lui. Cette tribune défend une idée simple pour les opérateurs industriels et intégrateurs : le GPS indique une position, pas ce qui se trouve devant la machine ni si un obstacle va croiser sa route, et la véritable autonomie repose désormais sur la perception plutôt que sur le contrôle moteur ou la planification de trajectoire, selon l'auteur. L'argument central est économique autant que technique : plutôt que d'imposer un remplacement complet de flottes à forte intensité capitalistique, une mise à niveau de la vision indépendante du matériel permettrait de transformer des équipements existants en plateformes autonomes performantes sans enfermer l'opérateur dans un écosystème propriétaire unique. Pour les décideurs B2B de secteurs comme les mines ou la logistique, où chaque décision opérationnelle a des implications financières et sécuritaires, cela replace le calcul de retour sur investissement autour d'un facteur clé : le temps d'arrêt, plus coûteux dans des environnements réels imprévisibles que dans les sites structurés visés par l'automatisation classique. L'auteur insiste aussi sur la nécessité d'un traitement en périphérie, embarqué et en temps réel, pour détecter un humain et réagir en quelques millisecondes sans dépendre d'un serveur distant. Le texte s'inscrit dans un format tribune d'expert associé à la promotion de la conférence RoboBusiness, où figure d'ailleurs un encart publicitaire pour l'inscription, et ne constitue donc pas un compte-rendu indépendant ni l'annonce d'un nouveau produit : la plateforme Mobius d'ASI est déjà commercialisée, l'article relevant d'un positionnement éditorial plutôt que d'un lancement. Aucun acteur français ou européen n'est cité. ASI, fondée par Torrie, s'est bâtie sur l'autonomie de véhicules hors route pour les mines et le transport de charges lourdes, un segment où d'autres acteurs proposent également des couches d'autonomie rétrofit pour flottes existantes ; l'article ne détaille toutefois ni chiffre de déploiement pour Mobius, ni client nommé, ni calendrier de prochaines étapes au-delà de l'intervention de Torrie à RoboBusiness en octobre.

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Yusen Logistics déploie la plateforme de coordination d'entrepôt Destro AI
30Robotics & Automation News 

Yusen Logistics déploie la plateforme de coordination d'entrepôt Destro AI

Yusen Logistics Americas, filiale du groupe japonais de logistique globale Yusen Logistics, a annoncé une collaboration stratégique avec Destro AI, éditeur d'une plateforme d'intelligence artificielle physique dédiée à la coordination entre robots et opérateurs humains en entrepôt. Ce déploiement s'inscrit dans les investissements continus de Yusen dans les technologies d'entreposage intelligent, avec pour objectif affiché d'améliorer l'efficacité opérationnelle et la constance d'exécution des tâches logistiques. Le communiqué reste toutefois avare en détails techniques concrets : aucun chiffre de cycle time, de volume de déploiement, de nombre de sites ou de montant financier n'est communiqué à ce stade, ce qui relève plutôt de l'annonce de partenariat que du bilan de déploiement opérationnel vérifiable. Pour le secteur de la logistique et de la robotique d'entrepôt, ce type d'accord confirme une tendance de fond : les grands opérateurs logistiques cherchent désormais des couches logicielles de coordination homme-robot plutôt que des robots isolés, misant sur l'orchestration plus que sur le hardware seul. C'est un signal pour les intégrateurs et les décideurs B2B que la bataille se déplace vers les plateformes de pilotage capables de faire cohabiter efficacement main-d'œuvre humaine et flottes robotiques hétérogènes, plutôt que vers la seule performance d'un robot individuel. Yusen Logistics opère un vaste réseau nord-américain d'entrepôts et de centres de distribution pour le compte de clients industriels, un terrain d'application naturel pour ce genre de plateforme de coordination. Destro AI, acteur encore peu documenté publiquement, se positionne ainsi face à d'autres fournisseurs de solutions d'automatisation d'entrepôt et de robotique mobile autonome (AMR). Les prochaines étapes attendues concernent la publication de résultats opérationnels chiffrés et l'extension éventuelle du déploiement à d'autres sites du réseau Yusen.

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Reimagine Robotics sort du mode furtif avec des robots qui « apprennent sur le tas »
31Robotics Business Review 

Reimagine Robotics sort du mode furtif avec des robots qui « apprennent sur le tas »

Reimagine Robotics est sortie de stealth avec une plateforme robotique qui apprend directement au poste de travail, sans recourir à des équipes de programmation spécialisées. Fondée en avril 2025 à Londres et Sydney par Jonathan Scholz, ancien responsable pendant sept ans de l'équipe Applied Robotics de Google DeepMind, aux côtés d'Oleg Sushkov, Akhil Raju et Misha Denil, la startup a levé un tour pré-seed auprès de Fly Ventures, firstminute capital et plusieurs business angels. Son approche, baptisée en interne "monkey-see, monkey-do", consiste à laisser un opérateur montrer une tâche au robot, observer sa tentative, puis corriger ses erreurs en temps réel jusqu'à ce qu'il devienne autonome. Deux déploiements concrets sont déjà cités : chez un fabricant de plastiques à la demande, des robots ont été entraînés à surveiller des imprimantes 3D la nuit, retirant les plateaux d'impression, actionnant des loquets et des commandes ; l'équipe cliente a ensuite étendu elle-même l'automatisation aux étapes de lavage, durcissement et séchage. Dans un second cas, portant sur la récupération de matériaux critiques à partir de disques durs usagés, Reimagine Robotics a travaillé avec des ingénieurs process pour construire une cellule de désassemblage à trois robots, combinant humains et machines en temps réel. L'entreprise affirme avoir réduit le temps de prototypage d'un nouveau comportement robotique d'environ une journée à dix minutes, un chiffre communiqué par la société elle-même et non vérifié de façon indépendante. L'enjeu pour l'industrie tient moins à la performance brute des robots qu'à la vitesse de reconfiguration : au lieu d'un cycle de programmation lourd à chaque changement de process, l'opérateur métier devient lui-même le formateur du robot, ce qui déplace la barrière à l'adoption vers les lignes de production à petites séries ou à forte variabilité, un segment où l'automatisation classique reste coûteuse. Scholz insiste sur un positionnement d'augmentation plutôt que de remplacement du travail humain, un discours proche de celui d'autres acteurs misant sur l'apprentissage supervisé par démonstration plutôt que sur des modèles fondation VLA entraînés hors ligne à grande échelle. Reimagine Robotics rejoint une liste déjà dense d'entreprises misant sur des opérateurs humains pour entraîner leurs modèles robotiques, dont 1X Technologies, AgiBot, Apptronik, BrainCo, NEURA Robotics, Sanctuary AI et Tutor Intelligence. Après une année passée à construire produit et équipe en mode furtif, la société annonce entrer dans une phase de levée de fonds, de recrutement pour renforcer ses capacités de déploiement, et d'expansion vers de nouveaux sites industriels, avec l'objectif affiché de rendre chaque nouveau déploiement plus rapide et plus fiable que le précédent.

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KUKA déploie sa plateforme de gestion de l'automatisation pour les constructeurs automobiles nord-américains
32Robotics Business Review 

KUKA déploie sa plateforme de gestion de l'automatisation pour les constructeurs automobiles nord-américains

KUKA AG a annoncé cette semaine le déploiement de sa plateforme d'orchestration Automation Management Platform (AMP) sur le site de KUKA Toledo Production Operations (KTPO), dans l'Ohio. Cette usine de 31 122 m² compte parmi les plus grands sites de fabrication automobile d'Amérique du Nord : elle produit plus de 300 carrosseries de véhicules par jour, soit une toutes les deux minutes, et a déjà assemblé plus de 2 millions de caisses en blanc depuis 2006, date à laquelle elle a commencé à produire celles du Jeep Wrangler (rejoint par le Jeep Gladiator en 2019). Le site s'appuie sur 285 robots et plus de 60 000 appareils connectés. AMP, présentée initialement lors de la conférence NVIDIA GTC 2026, est conçue comme une plateforme API ouverte et modulaire qui connecte l'infrastructure d'automatisation existante à des couches de décision pilotées par l'IA, avec un premier périmètre centré sur les robots mobiles autonomes (AMR). Selon Marc Fleischmann, directeur logiciel et IA de KUKA Group, l'outil doit permettre aux fabricants d'intégrer leurs propres modèles d'IA et de les généraliser en production via une couche de contexte partagée, en analysant en continu les données opérationnelles. Le point notable, que le communiqué de KUKA minimise, est que ce déploiement à KTPO correspond en réalité à un test en version alpha, et non à une bascule complète de l'usine vers un pilotage par IA. Le discours sur une "nouvelle ère" de la fabrication doit donc être lu avec prudence : il s'agit d'une preuve de concept sur un site pilote, pas d'un basculement industriel généralisé. Cela dit, l'initiative illustre une tendance de fond chez les grands intégrateurs industriels (KUKA, mais aussi ABB, Siemens ou Fanuc sur des approches voisines) qui cherchent à superposer une couche logicielle d'IA à des parcs de robots déjà installés plutôt que de tout remplacer, un positionnement pragmatique pour des clients automobiles réticents à interrompre des lignes de production à haut volume. KUKA, filiale historique du groupe chinois Midea depuis son rachat en 2016, emploie plus de 3 400 personnes aux États-Unis entre ingénierie, fabrication, développement logiciel et intégration systèmes. L'annonce s'inscrit dans la vague plus large de "physical AI" mise en avant par NVIDIA lors de GTC 2026, où plusieurs acteurs de l'automatisation industrielle et de la robotique ont présenté des couches d'orchestration IA similaires. KUKA n'a pas précisé de calendrier pour étendre AMP au delà des AMR ni pour généraliser son déploiement à d'autres usines après la phase de test à Toledo.

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FedEx étend le déploiement de l'IA physique de Dexterity pour le chargement autonome de remorques
33Robotics & Automation News 

FedEx étend le déploiement de l'IA physique de Dexterity pour le chargement autonome de remorques

FedEx et le spécialiste de l'automatisation d'entrepôt Dexterity ont annoncé l'extension de leur collaboration pour déployer à plus grande échelle le modèle du monde Foresight et le système de chargement de remorques Mech de Dexterity, au hub FedEx de Hagerstown, dans le Maryland. Ce déploiement s'appuie sur plusieurs années de développement conjoint, de tests et de validation opérationnelle, et dépasse le site pilote initial sur lequel le partenariat avait été testé jusqu'ici. Le système Mech utilise la perception et la planification de mouvement pilotées par IA pour charger automatiquement des colis dans des remorques, une tâche traditionnellement manuelle, répétitive et physiquement éprouvante dans la logistique du dernier kilomètre. Cette extension marque un signal important pour le secteur : elle indique que la technologie de Dexterity dépasse le stade du pilote isolé pour entrer dans une phase de déploiement multi-sites chez un opérateur logistique majeur. Pour les intégrateurs et décideurs B2B de l'automatisation d'entrepôt, c'est une validation concrète que les systèmes robotiques pilotés par IA pour la manutention peuvent tenir la distance en conditions réelles, au-delà de la démonstration contrôlée, sur des cycles de production à haut volume. Dexterity, fondée par d'anciens chercheurs de Stanford et X (Google), s'est positionnée depuis plusieurs années sur l'automatisation de tâches de manutention complexes en entrepôt, en concurrence avec des acteurs comme Pickle Robot, également actif sur le chargement et déchargement automatisé de remorques. Le partenariat avec FedEx, engagé depuis plusieurs années, illustre la stratégie du transporteur d'intégrer progressivement la robotique dans ses hubs, avec Hagerstown comme nouvelle étape avant d'éventuels déploiements supplémentaires.

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Top 15 des robots mobiles autonomes (AMR) : les leaders de l’automatisation industrielle
34Robot Magazine FR 

Top 15 des robots mobiles autonomes (AMR) : les leaders de l’automatisation industrielle

Les robots mobiles autonomes (AMR) s'imposent comme le nouveau standard de l'automatisation logistique et industrielle, en remplacement progressif des véhicules guidés automatisés (AGV) apparus dès les années 1950. Contrairement aux AGV, qui suivent des bandes magnétiques, des fils enterrés, des réflecteurs laser ou des QR codes au sol, un AMR combine capteurs, caméras, LiDAR et algorithmes de navigation pour cartographier son environnement, éviter les obstacles et recalculer son itinéraire en temps réel, sans aucune infrastructure de guidage fixe. Cette autonomie de déplacement s'étend désormais bien au-delà des entrepôts logistiques : usines de production, centres de distribution, hôpitaux, laboratoires pharmaceutiques, aéroports, plateformes e-commerce, centres de tri et même certaines exploitations agricoles déploient aujourd'hui ce type de robots. Selon l'International Federation of Robotics (IFR), les AMR constituent l'un des segments à plus forte croissance de la robotique professionnelle. Interact Analysis confirme une accélération rapide des déploiements dans les centres logistiques, tandis qu'ABI Research souligne la montée en importance des logiciels de gestion de flotte, désormais jugés aussi critiques que le matériel robotique lui-même. Cette bascule des AGV vers les AMR répond à une transformation structurelle des besoins industriels : essor du commerce électronique, personnalisation croissante des produits, pénurie de main-d'œuvre qualifiée et exigence de résilience des chaînes d'approvisionnement imposent désormais une flexibilité que les systèmes fixes ne peuvent plus offrir. Modifier un itinéraire AGV nécessite des travaux, un arrêt de production et une reprogrammation lourde, un coût que les usines modernes, confrontées à des volumes fluctuants et des implantations changeantes, ne peuvent plus absorber. Les analystes du secteur comparent désormais l'AMR à ce que l'Ethernet est devenu pour l'informatique : une brique d'infrastructure invisible mais indispensable au fonctionnement des usines connectées, ce qui déplace la valeur ajoutée du seul robot vers l'orchestration logicielle de flottes entières. Cette évolution s'inscrit dans la continuité directe des AGV industriels des années 1950, dont les limites de rigidité ont motivé le développement d'une génération de robots capables de décision autonome plutôt que de simple exécution de trajectoire préprogrammée. La montée des logiciels de gestion de flotte comme facteur différenciant, plutôt que la seule plateforme mobile, dessine une compétition où l'intelligence de coordination entre robots devient l'enjeu principal pour les fournisseurs, avec une adoption qui devrait continuer de s'étendre à mesure que les industriels cherchent à sécuriser et fluidifier leurs chaînes logistiques.

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Bâtir des robots pour des environnements imprévisibles et sans infrastructure
35Robotics Business Review 

Bâtir des robots pour des environnements imprévisibles et sans infrastructure

Burro, entreprise américaine de robotique agricole, a présenté son premier robot en 2018 lors d'une démonstration réussie qui a néanmoins masqué l'ampleur réelle du problème à résoudre. La plateforme Burro est conçue pour transporter, tracter, patrouiller, tondre, pousser ou tirer différents équipements en environnement agricole extérieur, sans infrastructure fixe, sans éclairage contrôlé et souvent sans fiabilité GPS sous couvert végétal. Contrairement à la robotique en environnement fermé, où l'optimisation en conditions contrôlées peut se prolonger des années avant la confrontation au terrain, Burro n'a eu d'autre choix que d'affronter immédiatement les conditions réelles: température allant de sous zéro à environ 49°C, luminosité variable selon l'heure et la saison, sol changeant entre pluie, poussière et boue. L'entreprise dit avoir appris deux choses au contact du terrain: la tolérance quasi nulle des utilisateurs professionnels à toute défaillance dès lors que le robot devient un outil dont dépend leur activité, et le fait qu'un robot fiable dans une condition climatique donnée n'est pas une version légèrement améliorée d'un même système, mais le résultat d'un tout autre travail d'ingénierie construit sur l'exposition réelle et répétée au terrain plutôt que sur la seule simulation. Ce retour d'expérience illustre un écart largement documenté dans le secteur entre la démonstration en conditions favorables et le déploiement réel en production, un point sensible pour les intégrateurs et décideurs industriels qui évaluent des solutions robotiques mobiles ou humanoïdes. Le message central de Burro est que la bascule d'un client, de la curiosité pour un nouvel outil à la dépendance opérationnelle vis-à-vis de celui-ci, s'opère en quelques semaines seulement, ce qui relève d'emblée la barre de fiabilité exigée bien au-delà de ce qu'un environnement de laboratoire permet d'anticiper. Pour les acheteurs B2B de robotique mobile autonome, cela recadre l'évaluation d'un fournisseur: la question n'est pas seulement la performance de pointe démontrée en vidéo, mais la capacité prouvée à accumuler des données opérationnelles réelles, à échouer sans danger et à corriger rapidement, plutôt que la seule sophistication de la simulation utilisée en amont. Burro positionne cette expérience agricole comme transférable à d'autres environnements extérieurs jugés comme la prochaine frontière de la robotique autonome: les cours de ports, qui ajoutent à la variabilité climatique un trafic dense de véhicules lourds et des mouvements humains irréguliers; les campus logistiques, qui combinent terrain extérieur imprévisible et exigences de débit ne tolérant aucune interruption; et les chantiers de construction, dont la configuration physique change chaque jour. Selon l'entreprise, aucun de ces environnements ne peut être résolu depuis un laboratoire ni par la seule simulation, mais uniquement par une présence opérationnelle continue sur site. Ce plaidoyer, publié à l'approche de la conférence RoboBusiness 2026, s'inscrit dans un débat plus large du secteur sur la solidité réelle des architectures VLA et de l'autonomie mobile à grande échelle, au-delà des annonces et des vidéos soigneusement sélectionnées.

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L'interview de Jon Roberts (Inteq) : « la couche logicielle décide de la réussite ou de l'échec des investissements en automatisation »
36Robotics & Automation News 

L'interview de Jon Roberts (Inteq) : « la couche logicielle décide de la réussite ou de l'échec des investissements en automatisation »

L'automatisation des entrepôts n'est plus perçue comme un simple levier d'efficacité opérationnelle. Selon Jon Roberts, dirigeant chez Inteq, cabinet spécialisé dans l'automatisation logistique, les décisions d'investissement en robotique et en systèmes intelligents d'entrepôt remontent désormais jusqu'au conseil d'administration. Trois facteurs structurels expliquent ce basculement: la pénurie persistante de main-d'œuvre dans la logistique, des attentes clients de plus en plus élevées en matière de délais de livraison, et la complexité croissante des chaînes d'approvisionnement mondiales. Pour de nombreuses entreprises, l'automatisation entrepôt est devenue une priorité stratégique portée directement par les dirigeants, et non plus seulement par les équipes opérations. Ce déplacement du centre de décision a des conséquences concrètes pour les intégrateurs et les fournisseurs de robotique d'entrepôt. Roberts insiste sur un point clé: la couche logicielle, c'est-à-dire l'orchestration, la gestion de flotte et l'intégration aux systèmes existants (WMS, ERP), est désormais l'endroit où se joue la réussite ou l'échec d'un investissement en automatisation, davantage que le matériel lui-même. Ce constat rejoint une tendance plus large du secteur: le hardware robotique s'est largement banalisé, tandis que la différenciation se fait sur la capacité logicielle à orchestrer des flottes hétérogènes et à s'intégrer proprement dans l'existant. Cette évolution s'inscrit dans la maturation générale du marché de la robotique d'entrepôt, où les systèmes de préparation de commandes, AMR et solutions de tri se sont multipliés ces dernières années sans toujours livrer le retour sur investissement promis. En positionnant le logiciel comme facteur décisif plutôt que le robot lui-même, Inteq se distingue des discours purement centrés sur le matériel qui dominent souvent la communication des fabricants, et invite les décideurs B2B à réévaluer leurs critères de sélection avant tout nouveau déploiement. Note: le texte source fourni est un extrait/teaser d'interview, très court et sans chiffres, dates ou détails de déploiement précis. Je n'ai donc pas inventé de données factuelles absentes de la source, si tu as le corps complet de l'interview, je peux l'enrichir avec les éléments concrets manquants.

IndustrielOpinion
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Le fondateur de Maximo explique comment la robotique accélère la construction solaire
37The Robot Report 

Le fondateur de Maximo explique comment la robotique accélère la construction solaire

Deise Yumi Asami, fondatrice et PDG de Maximo, est l'invitée de l'épisode 253 du podcast The Robot Report, diffusé cette semaine, avec l'entretien qui démarre à 20 minutes 10. Maximo est une startup robotique développée en interne au sein du groupe énergétique américain AES Corp, où Yumi Asami a piloté la conception et l'incubation d'une plateforme robotique dotée d'intelligence artificielle capable d'automatiser l'installation de modules solaires sur des chantiers de centrales photovoltaïques à grande échelle, grâce à un système de vision par IA guidant les robots sur le terrain. Ingénieure électricienne, Yumi Asami cumule plus de quinze ans d'expérience dans le secteur de l'énergie. Depuis son arrivée chez AES Brésil en 2016, elle a dirigé le développement de logiciels de microréseaux, plusieurs projets pilotes, ainsi que la mise en service du premier système de stockage d'énergie par batteries lithium-ion à l'échelle industrielle au Brésil. Elle détient également une certification Lean Design Master. L'épisode s'ouvre à 7 minutes 22 sur deux autres actualités robotiques: le conseil d'administration de Vicarious Surgical envisage la dissolution de l'entreprise, tandis que Walden Robotics a été lancée avec une valorisation de 1,1 milliard de dollars sur le segment des robots généralistes. Cette annonce illustre un mouvement encore peu documenté dans la robotique industrielle: l'automatisation de la construction solaire elle-même, un chantier jusqu'ici largement manuel, physiquement exigeant et confronté à une pénurie de main-d'œuvre qualifiée, alors que les volumes de déploiement photovoltaïque explosent à l'échelle mondiale. Le choix d'AES de faire naître Maximo comme spin-off interne, plutôt que de s'appuyer sur un fournisseur robotique tiers ou un rachat, traduit une tendance émergente chez les grands énergéticiens à internaliser l'innovation robotique pour résoudre leurs propres goulots d'étranglement logistiques. Le communiqué reste toutefois avare de données vérifiables: aucun chiffre de cadence d'installation, de nombre d'unités déployées, de coût ou de site pilote n'est communiqué, ce qui empêche pour l'instant de juger si la technologie a dépassé le stade de la démonstration pour atteindre un déploiement industriel réel. Le contraste avec les deux autres nouvelles de l'épisode est d'ailleurs parlant: pendant que Walden Robotics lève à une valorisation milliardaire sur les robots généralistes, Vicarious Surgical, elle, se dirige vers une dissolution, signe des trajectoires très inégales dans le financement de la robotique actuellement. Maximo s'inscrit dans la continuité du parcours de Yumi Asami au sein d'AES Brésil, où son travail sur les microréseaux et le stockage par batteries avait déjà positionné la filiale comme pionnière des infrastructures énergétiques nouvelle génération dans le pays. En intégrant ces compétences à une plateforme robotique dédiée au solaire utility-scale, AES cherche à se positionner sur la chaîne de valeur de la construction des centrales, un segment où la robotique reste peu présente comparée à d'autres verticales industrielles comme la logistique ou l'automobile. Aucune feuille de route précise de déploiement commercial n'est annoncée pour l'instant; les informations complémentaires sur Maximo sont disponibles sur maxrobotics.ai.

IndustrielActu
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McLaren Construction déploie des robots autonomes à grande échelle en partenariat avec FieldAI
38Robotics & Automation News 

McLaren Construction déploie des robots autonomes à grande échelle en partenariat avec FieldAI

Panneau accepte le premier drone gardien : McLaren Construction, filiale du groupe britannique de construction, a signé un partenariat avec FieldAI, développeur d'intelligence artificielle physique, pour déployer des robots quadrupèdes autonomes sur ses chantiers au Royaume-Uni. Ces robots seront chargés de capturer des images à 360 degrés des sites, de générer des nuages de points (point cloud), et de soutenir la vérification d'avancement des travaux ainsi que l'analyse des écarts entre le modèle numérique et la réalité du chantier. Ils assureront également des patrouilles de conformité sécurité et des contrôles qualité. Le communiqué ne précise pas encore de calendrier de déploiement ferme ni le nombre d'unités prévues sur le premier site. Ce partenariat illustre une tendance de fond dans le secteur du BTP : l'automatisation progressive de tâches répétitives et à risque, comme l'inspection de sécurité ou la documentation de chantier, jusque là réalisées manuellement par des équipes humaines. Pour les intégrateurs et décideurs B2B du secteur construction, ce type de déploiement teste la viabilité des robots quadrupèdes autonomes hors des environnements contrôlés d'usine, un terrain nettement plus complexe et changeant. Cela positionne aussi FieldAI comme un acteur cherchant à démontrer que son IA physique généraliste peut s'adapter à des cas d'usage concrets au delà des démonstrations en laboratoire, un enjeu clé alors que le secteur robotique traverse une phase où l'écart entre promesses marketing et déploiements réels reste scruté de près. FieldAI, société américaine spécialisée dans les modèles d'IA pour robots généralistes, cherche à se positionner face à des concurrents comme Boston Dynamics (Spot) ou Boston-based startups similaires sur le marché des robots quadrupèdes appliqués à l'inspection industrielle et au BTP. McLaren Construction, non lié à l'écurie de F1 du même nom, cherche via ce partenariat à moderniser ses processus de suivi de chantier. Les prochaines étapes attendues incluent le déploiement effectif sur un premier site pilote et la publication de résultats concrets sur les gains de temps et de fiabilité obtenus.

IndustrielActu
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Ascend A27 de Luyten : réservations anticipées ouvertes pour la plateforme de construction automatisée
39Robotics & Automation News 

Ascend A27 de Luyten : réservations anticipées ouvertes pour la plateforme de construction automatisée

L'entreprise australienne de robotique pour la construction Luyten a ouvert les réservations anticipées pour sa plateforme de construction automatisée Ascend A27, suite à son lancement mondial. Les clients qui passent une réservation avant le 25 octobre 2026 obtiennent un accès prioritaire au premier lot de production ainsi qu'un tarif de lancement préférentiel. Luyten ne précise pas encore, dans cette annonce, les spécifications techniques détaillées de l'A27 (capacité de charge, degrés de liberté, temps de cycle), ni de calendrier de livraison ferme au-delà de cette fenêtre de réservation. Cette annonce illustre une tendance de fond dans la robotique de construction : face à la pénurie de main-d'œuvre qualifiée sur les chantiers et à la pression sur les coûts, plusieurs acteurs testent des modèles de précommande pour calibrer la demande avant d'engager une production de masse, une approche déjà vue côté robots humanoïdes. Pour les intégrateurs et décideurs du BTP, l'enjeu est de distinguer un produit réellement industrialisable d'un simple teaser marketing : à ce stade, il s'agit d'une réservation de créneau de production, pas d'un déploiement opérationnel documenté sur chantier. Le secteur de la robotique de construction reste disputé par des acteurs aux approches variées, des robots de pose de briques automatisés aux plateformes de mise en page et de perçage sur chantier. Luyten se positionne ici sur le segment de l'automatisation de tâches de construction répétitives, sans que l'article ne détaille l'historique du produit ni les levées de fonds de l'entreprise. La prochaine étape à surveiller sera la clôture de la fenêtre de réservation fin octobre 2026, qui déterminera le volume du premier lot de production et, potentiellement, les premiers déploiements pilotes documentés. Note : l'article source fourni est tronqué (coupé après "introductory […]"), donc les détails techniques (payload, temps de cycle, prix) et le contexte concurrentiel précis ne sont pas disponibles, je n'ai pas inventé de chiffres non confirmés par la source.

IndustrielActu
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L'entreprise américaine mise sur des robots industriels plus intelligents et plus rapides avec un nouvel accord sud-coréen
40Interesting Engineering 

L'entreprise américaine mise sur des robots industriels plus intelligents et plus rapides avec un nouvel accord sud-coréen

Le fabricant américain Grid Dynamics a annoncé un partenariat stratégique avec le sud-coréen Doosan Robotics pour accélérer le déploiement de "physical AI" dans l'industrie manufacturière et la logistique. Grid Dynamics va fournir aux clients des cobots Doosan sa plateforme GAIN (Grid Dynamics AI-Native), une pile logicielle combinant manipulation robotique pilotée par modèles Vision-Language-Action (VLA), jumeaux numériques NVIDIA Omniverse, vision par ordinateur et supervision IoT. Doosan, l'un des grands fabricants mondiaux de cobots, propose une gamme allant de la série A polyvalente à la série H pour charges lourdes jusqu'à 25 kg, en passant par la série P certifiée NSF pour l'agroalimentaire et le pharmaceutique. Les cobots Doosan, équipés de capteurs de force et de couple, travaillent sans cage de sécurité aux côtés d'opérateurs humains et couvrent des tâches comme le pick-and-place, le tending machine, la palettisation, le soudage ou l'inspection qualité. Grid Dynamics revendique des gains de cycles d'inspection jusqu'à 1000 fois plus rapides et une détection d'anomalies 24 fois plus véloce, des chiffres qui restent à prendre avec prudence en l'absence de méthodologie ou de cas d'usage précisés. L'enjeu du partenariat dépasse le simple ajout logiciel : il vise les tâches qui résistent encore à l'automatisation classique, comme l'inspection d'objets de forme complexe, l'assemblage de composants variables ou l'emballage d'articles déformables ou jamais vus auparavant. C'est justement le type de scénario où les approches VLA sont censées apporter une généralisation que les robots programmés tâche par tâche n'offrent pas. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'accord illustre une tendance de fond : les fabricants de cobots cherchent à externaliser la couche IA plutôt qu'à la développer en interne, pariant sur des plateformes tierces pour combler l'écart entre démonstrations en laboratoire et déploiements réels en usine. Doosan Robotics s'est construit depuis plusieurs années une position de leader des cobots collaboratifs, avec une architecture logicielle ouverte facilitant l'intégration de systèmes de vision tiers, un choix qui rend ce type de partenariat possible sans refonte matérielle. Grid Dynamics, de son côté, positionne GAIN comme une couche d'orchestration transversale pour l'automatisation industrielle, en concurrence avec d'autres piles logicielles physical AI émergentes aux États-Unis et en Asie. Les modalités précises de déploiement, calendrier de disponibilité et sites pilotes concernés par ce partenariat n'ont pas été détaillées dans l'annonce.

IndustrielActu
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Lockheed Martin fait appel aux robots de Machina pour des pièces de missiles critiques
41Robotics Business Review 

Lockheed Martin fait appel aux robots de Machina pour des pièces de missiles critiques

Machina Labs a obtenu un contrat de qualification de Lockheed Martin dans le cadre du programme JASSM (Joint Air-to-Surface Standoff Missile), une première pour un composant fabriqué avec sa technologie robotique "RoboForming" qui atteint ce stade de qualification pour un système de missile de défense américain. Le procédé repose sur des cellules de travail composées de deux robots industriels placés de part et d'autre d'une feuille de métal brut, qui la déforment progressivement par des mouvements coordonnés, à la manière d'un forgeron, pour obtenir des pièces complexes dans des matériaux exotiques comme le titane. La dernière génération de ces cellules ajoute le perçage, la découpe et le gravage laser. Contrairement à une ligne d'emboutissage classique, coûteuse à mettre en place, une cellule Machina peut produire des pièces de haute qualité en très petites séries, y compris à l'unité. Pour honorer ce contrat, l'entreprise ouvre une nouvelle usine, Machina Factory 3, dédiée exclusivement à Lockheed Martin et aux autres clients de défense: 18 580 m² (200 000 pieds carrés), jusqu'à 50 cellules RoboCraftsman, avec formage, usinage, soudure et assemblage regroupés sous un même toit pour, selon l'entreprise, compresser des délais de production de plusieurs mois à quelques jours. L'enjeu dépasse le seul contrat JASSM: Edward Mehr, cofondateur et PDG de Machina, situe le problème non pas dans la conception des missiles mais dans la capacité de production de la base industrielle de défense américaine, jugée trop lente face aux besoins de montée en cadence. Une qualification de ce type valide, pour un secteur habitué aux méthodes de fabrication traditionnelles et aux cycles de qualification longs, qu'une approche robotique flexible et pilotée numériquement peut répondre aux exigences de fiabilité des programmes militaires critiques, un test bien plus dur que les démonstrations habituelles de fabrication additive ou de robotique industrielle. Pour les décideurs B2B et intégrateurs, le signal est celui d'un modèle de fabricant sous contrat entièrement automatisé qui pourrait s'imposer comme alternative crédible aux chaînes d'emboutissage classiques, notamment pour les petites séries et les pièces à délai court, un segment que Lockheed Martin Ventures a explicitement identifié en investissant dans l'entreprise. Machina Labs, lauréat d'un prix RBR50 Robotics Innovation Award en 2023 pour cet usage inédit de robots industriels dans le formage métallique, ne vend pas ses cellules mais opère en tant que fabricant sous contrat. Chris Moran, vice-président et directeur général de Lockheed Martin Ventures, a salué la combinaison de vitesse, flexibilité et scalabilité ayant motivé l'investissement initial, tandis que John Borrego, président de Machina Bellator, la filiale dédiée à la défense, évoque un renforcement de la préparation industrielle américaine. La suite dépendra de la montée en puissance de Factory 3, actuellement en construction, et de son intégration à d'autres programmes de défense au-delà du JASSM.

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Xiaomi fait le point sur ses robots humanoïdes en usine automobile, avec 98 % de réussite sur certaines tâches
42TechNode 

Xiaomi fait le point sur ses robots humanoïdes en usine automobile, avec 98 % de réussite sur certaines tâches

Xiaomi a communiqué de nouveaux résultats sur le déploiement de son robot humanoïde dans une de ses usines automobiles. Après quatre mois d'itérations successives, le taux de réussite du robot sur un poste de vissage d'écrous autotaraudeurs est passé de 90,2 % à 98 %, selon les chiffres avancés par l'entreprise, réduisant l'écart avec le taux de qualification des ouvriers humains à un seul point de pourcentage. Xiaomi a également étendu les tâches confiées à la machine avec deux nouveaux postes : le tri de panneaux latéraux de console centrale et le pliage puis recyclage de bacs à pièces, tous deux affichant un taux de réussite de 90 %. Le poste de tri des panneaux de console constitue, selon le constructeur, la première fois qu'un robot humanoïde effectue des opérations continues de longue durée sur des pièces souples dans une usine automobile. Ces chiffres proviennent de communications internes de l'entreprise, relayées par le média chinois Jiemian, sans validation indépendante. Ce type d'annonce pèse dans le débat sur l'écart entre démonstration et réalité industrielle qui traverse le secteur des robots humanoïdes. Manipuler des pièces souples et non rigides en continu reste l'un des obstacles majeurs à une automatisation généralisable au-delà de tâches répétitives sur objets calibrés, un problème central pour les intégrateurs et les décideurs industriels qui évaluent la maturité réelle de ces machines avant d'investir. Un taux de réussite proche de celui d'un opérateur humain sur un poste de production, si confirmé à plus grande échelle, renforcerait l'argument selon lequel certains modèles de contrôle vision-langage-action commencent à tenir leurs promesses en environnement de production réel, et pas seulement en laboratoire. Xiaomi investit dans la robotique humanoïde depuis la présentation de son robot CyberOne en 2022, dans un contexte où les groupes chinois comme Unitree, UBTech et Fourier Intelligence multiplient les essais en usine, aux côtés d'acteurs occidentaux tels que Figure AI, Tesla avec Optimus ou Agility Robotics. Xiaomi n'a pas communiqué de calendrier de déploiement à grande échelle ni de volumes de production visés, laissant ces annonces au stade d'un pilote industriel interne plutôt que d'un déploiement commercial confirmé.

IndustrielActu
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Xiaomi déploie ses robots sur la chaîne de production automobile : opérations flexibles sur pièces réussies
43Pandaily 

Xiaomi déploie ses robots sur la chaîne de production automobile : opérations flexibles sur pièces réussies

Xiaomi a déployé son robot humanoïde sur la ligne de production de la SU7, sa berline électrique, où il exécute désormais deux nouvelles tâches avec un taux de réussite supérieur à 90 % en fonctionnement continu, après seulement six mois d'entraînement en usine. La première consiste à trier des panneaux latéraux de console centrale, des pièces souples et de forme irrégulière extraites de bacs répartis sur trois rangées puis placées avec précision dans un support de fixation. Pour atteindre les pièces au fond d'un bac, le robot stabilise son centre de gravité en agrippant le bord du bac d'une main pendant qu'il tend l'autre, puis réalise plusieurs transferts main à main pour ajuster l'orientation de la pièce avant de la positionner ; en cas de résistance à la pose, il la retire, corrige l'angle et retente automatiquement. La seconde tâche, le pliage et le recyclage de cartons, exige d'ouvrir des loquets avec un contrôle fin de la force des doigts, de plier les boîtes à deux bras puis d'empiler et pousser les unités vers un poste cible, plusieurs robots coordonnant leur cadence avec celle de la chaîne. Six mois plus tôt, ce même robot se limitait à un poste unique de vissage d'écrous autotaraudeurs, avec une fiabilité annoncée de 98 %. Ces chiffres proviennent des communications de Xiaomi et n'ont pas été vérifiés de façon indépendante, ce qui invite à une certaine prudence sur leur portée réelle en conditions de production non filmées. Cette progression prend une dimension particulière face à la déclaration d'Elon Musk en janvier 2026, selon laquelle Optimus n'était pas encore capable d'un travail utile en usine. Que Xiaomi, acteur de l'électronique grand public sans passé industriel en robotique, affiche une trajectoire comparable à celle de Figure 03 chez BMW, référence actuelle du secteur pour le déploiement d'humanoïdes en usine, resserre l'écart perçu entre démonstration et exploitation réelle. La capacité du robot à détecter une résistance et à adapter son geste en cours d'opération, grâce à un retour de force proprioceptif, le distingue des robots industriels classiques, programmés pour des positions fixes et incapables de gérer un imprévu. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ce type de compliance active laisse entrevoir des robots capables de traiter des pièces souples et variables, un usage jusqu'ici hors de portée de l'automatisation rigide. Le robot avait été présenté pour la première fois en avril 2026 lors de la conférence investisseurs de Xiaomi, où il serrait des mains et distribuait des cadeaux, un registre purement social et démonstratif. Le passage en six mois vers des tâches industrielles à cadence de ligne s'inscrit dans une course mondiale aux humanoïdes de production où s'affrontent déjà Tesla avec Optimus, Figure avec son modèle 03 chez BMW, et les architectures VLA comme Pi-0 ou GR00T N2. Xiaomi ne détaille pas de calendrier de déploiement à plus grande échelle, mais la vitesse de cette itération fixe un repère agressif pour l'ensemble du secteur.

IndustrielOpinion
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Unitree Robotics s'associe à Hunan Steel : l'émergence d'une entreprise d'infrastructure IA physique
44Pandaily 

Unitree Robotics s'associe à Hunan Steel : l'émergence d'une entreprise d'infrastructure IA physique

Unitree Robotics a signé un accord de coopération stratégique avec le groupe sidérurgique Hunan Iron and Steel Group (Hunan Steel), l'un des plus grands producteurs d'acier chinois, dans le cadre d'un partenariat tripartite impliquant également Looper Robotics, une société d'infrastructure d'IA physique spécialisée dans la perception spatiale. Les trois parties vont créer ce qui est présenté comme le premier laboratoire d'innovation en robotique à intelligence incarnée du secteur sidérurgique, couvrant l'inspection et la maintenance intelligentes, la gestion des urgences, la mise en œuvre d'usines intelligentes, l'exécution de production automatisée et la logistique d'entrepôt. Dans cette répartition des rôles, Hunan Steel fournit les scénarios d'application concrets, Unitree le matériel robotique (robots quadrupèdes, humanoïdes ou à roues), et Looper Robotics la couche de perception spatiale via une caméra embarquée intégrant VIO/VSLAM, vision, cartographie, localisation et navigation autonome, compatible avec l'écosystème ROS. L'enjeu tient à la difficulté propre à l'environnement sidérurgique. Les couloirs de convoyeurs à bande y cumulent poussière, vibrations, chaleur intense, faible luminosité et gaz dangereux, rendant les inspections manuelles limitées en fréquence et sujettes à des détections tardives : une simple déchirure de bande ou une défaillance de roulement peut provoquer des heures d'arrêt de production, des rejets environnementaux ou des incidents de sécurité. Ce déploiement illustre un basculement de l'industrie de l'IA incarnée, qui quitte les démonstrations de laboratoire et les vidéos virales pour des mises en œuvre industrielles réelles. Réussir dans un environnement aussi contraignant que celui d'une aciérie constitue une validation qui pourrait faciliter le transfert de cette technologie vers d'autres secteurs comparables, comme l'énergie, la manufacture, l'entreposage ou la logistique, où des besoins similaires de surveillance et d'inspection existent. À noter que la présentation de ce laboratoire comme une première du secteur reste une revendication commerciale des parties prenantes, non vérifiée de façon indépendante. Ce partenariat traduit aussi une standardisation croissante du matériel robotique, qui déplace le point de friction vers la fiabilité de la perception, de la navigation et de l'exécution des tâches en conditions réelles. Le modèle à trois niveaux qui se dessine ici, un fabricant de robots (Unitree) pour le corps, un fournisseur d'IA spatiale (Looper Robotics) pour le cerveau perceptif et décisionnel, et un client industriel (Hunan Steel) pour les exigences métier, illustre une division du travail émergente dans l'écosystème de la robotique industrielle incarnée, où chaque couche technologique peut progresser indépendamment des autres, accélérant le rythme global de déploiement.

IndustrielOpinion
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Comment optimiser le soudage robotique par l'IA chez Path Robotics
45Robotics Business Review 

Comment optimiser le soudage robotique par l'IA chez Path Robotics

Traduction/résumé de l'article. Path Robotics, entreprise basée à Columbus (Ohio), applique l'intelligence artificielle au soudage robotisé pour résoudre un problème de longue date dans l'industrie manufacturière : la difficulté à programmer et calibrer des robots soudeurs sur des pièces variables. Son système utilise la vision en temps réel pour identifier la trajectoire de la torche et guider le robot tout au long de l'opération de soudure, en ajustant la trajectoire à la volée plutôt qu'en suivant un programme rigide préétabli. L'entreprise déploie également des robots quadrupèdes Spot de Boston Dynamics pour des applications de soudage mobile dans la construction navale, un secteur où les pièces à souder sont souvent trop volumineuses ou mal positionnées pour des cellules robotiques fixes classiques. Ces informations ont été détaillées par Andy Lonsberry, cofondateur et PDG de Path Robotics, lors de l'épisode 252 du podcast The Robot Report, aux côtés de Michael Yip, professeur assistant en génie électrique et informatique à l'UC San Diego. Cette approche illustre un mouvement plus large dans la robotique industrielle : remplacer la programmation manuelle fastidieuse des trajectoires de soudure par des systèmes qui perçoivent et s'adaptent à la géométrie réelle des pièces. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, c'est un argument concret en faveur de l'IA physique appliquée à des tâches à forte valeur ajoutée mais chroniquement sous-automatisées, le soudage manuel restant l'un des métiers les plus pénuriques dans l'industrie lourde américaine. L'utilisation de Spot pour le soudage mobile en chantier naval est également révélatrice d'une tendance : recycler des plateformes quadrupèdes déjà éprouvées (initialement conçues pour l'inspection) vers des tâches de fabrication, plutôt que de développer un robot mobile dédié depuis zéro. Cela reste toutefois un déploiement ciblé sur un cas d'usage industriel spécifique, et non une démonstration généraliste. Sur le plan de la recherche, Michael Yip dirige l'Advanced Robotics and Controls Laboratory (ARCLab) à l'UC San Diego, où son équipe travaille sur le contrôle et la planification de mouvement robotique efficaces en données et en calcul, en s'appuyant sur l'apprentissage profond et l'apprentissage par renforcement. Yip, également conférencier distingué IEEE RAS et Hellman Fellow, applique ces méthodes à la robotique chirurgicale et à l'automatisation de procédures médicales, un domaine où la précision du geste et l'adaptabilité en temps réel posent des défis proches de ceux du soudage industriel. L'épisode aborde par ailleurs l'actualité de la semaine, avec la question des robots humanoïdes en chirurgie au-delà du Da Vinci, les propos du cofondateur d'Agility Robotics avant son entrée en bourse à propos de son robot Digit V5, ainsi que les tensions croissantes entre la NHTSA et les véhicules autonomes interférant avec les services d'urgence aux États-Unis.

IndustrielActu
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Robot foreur descendant : une première mondiale qui pourrait transformer la construction des data centers
46Interesting Engineering 

Robot foreur descendant : une première mondiale qui pourrait transformer la construction des data centers

Robot DALE de Dewalt (filiale de Stanley Black & Decker), développé avec la société de robotique mobile August Robotics, vient d'être lancé commercialement après une présentation au salon World of Concrete plus tôt cette année. Ce robot est conçu pour le forage vertical descendant dans le béton, une opération jusqu'ici largement manuelle et chronophage sur les chantiers. Il embarque des batteries interchangeables à chaud, un système de supervision à distance, une extraction automatique des poussières et un contrôle qualité assisté par intelligence artificielle. Grâce à la plateforme autonome et multi-robots développée par August Robotics, plusieurs unités DALE peuvent être déployées simultanément sur un même chantier, avec détection d'obstacles et délimitation automatique des zones de travail ; un mode dédié permet aussi de forer à travers des armatures en acier lorsque nécessaire. Selon les chiffres communiqués par Dewalt à l'issue d'un pilote d'un an mené avec une entreprise du secteur (non nommée), le robot aurait atteint une vitesse de forage jusqu'à dix fois supérieure aux méthodes traditionnelles, réduit les délais cumulés de 190 semaines sur 26 phases de construction de data centers, et affiché une précision de 99,97 % sur plus de 230 000 trous percés. Le robot est désormais disponible à la commande sur le site de Dewalt. Ces chiffres, s'ils se confirment en usage réel et à plus grande échelle, marqueraient une avancée notable pour un secteur de la construction de data centers en pleine tension : chaque site nécessite typiquement des milliers de perçages pour ancrer les racks serveurs et les supports des systèmes MEP (mécanique, électrique, plomberie), un travail répétitif, pénible et propice aux erreurs humaines. Pour les intégrateurs et donneurs d'ordre du BTP industriel, la promesse d'un gain de temps aussi important équivaut directement à des économies sur des projets où chaque semaine de retard pèse lourd financièrement, notamment dans la course actuelle à la capacité de calcul. Il faut toutefois noter que ces statistiques proviennent exclusivement du communiqué de Dewalt, sans validation indépendante ni détail sur les conditions précises du pilote, ce qui invite à une lecture prudente des performances annoncées comme un "monde en première mondiale". Ce lancement s'inscrit dans une stratégie plus large de Stanley Black & Decker visant à faire de sa marque Dewalt un acteur de la robotisation des chantiers, au-delà de son cœur historique de l'outillage électroportatif. Le partenariat avec August Robotics, spécialiste des plateformes robotiques autonomes pour la construction, permet à Dewalt d'apporter une brique d'automatisation avancée à ses clients sans développer en interne toute la pile technologique de navigation et de gestion de flotte. Bill Beck, président de la division Tools and Outdoor chez Stanley Black & Decker, a indiqué que l'entreprise entend désormais élargir la distribution de cette technologie à un marché plus vaste. Le secteur du forage robotisé pour la construction reste toutefois un marché naissant, où DALE devra faire ses preuves face à l'adoption progressive d'autres solutions d'automatisation de chantier, dans un contexte où la demande de data centers continue de tirer les investissements en infrastructure.

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Force Aérienne américaine déploie drones et robots au sol pour accélérer l'inspection des avions autonomes
47Interesting Engineering 

Force Aérienne américaine déploie drones et robots au sol pour accélérer l'inspection des avions autonomes

Asylon a obtenu un contrat de Phase Trois du Warner Robins Air Logistics Complex, l'un des plus grands centres de maintien en condition opérationnelle de l'US Air Force, pour déployer son système d'inspection autonome d'aéronefs baptisé MARIA (Multi-modal Autonomous Robotics for Inspection of Aircraft). Ce contrat fait passer la technologie du stade de développement à un usage opérationnel réel sur l'une des bases de sustentation majeures de l'armée de l'air américaine. MARIA combine deux plateformes robotiques : le drone Guardian, un petit système aérien sans pilote (sUAS), et le DroneDog Q-UGV, un robot terrestre à quatre pattes. Les deux évoluent grâce au logiciel d'autonomie Range d'Asylon et remontent leurs données vers la plateforme de commandement DroneIQ, qui centralise imagerie, nuages de points LiDAR et télémétrie dans des vues 2D classiques comme dans des jumeaux numériques interactifs. Concrètement, les équipes de maintenance pourront confier des missions d'inspection visuelle générale aux robots plutôt que de réaliser uniquement des tours d'appareil manuels, les résultats étant ensuite transmis aux techniciens pour analyse. L'enjeu dépasse le simple gadget technologique : il s'agit de démontrer qu'un système robotique aérien-terrestre coordonné peut tenir la charge d'inspections répétitives sur une flotte militaire réelle, sans mobiliser davantage de personnel. Pour les intégrateurs et décideurs de la maintenance industrielle, ce déploiement à Warner Robins constitue un test grandeur nature du passage de la démonstration à l'usage récurrent, un point de bascule que beaucoup de projets de robotique d'inspection peinent à franchir. Si le système tient ses promesses de réduction du temps d'inspection et de plus grande homogénéité des relevés, cela validerait l'approche multimodale (air plus sol, données unifiées dans un même hub logiciel) comme modèle réplicable pour d'autres flottes de maintenance, militaires ou civiles. Reste que les gains annoncés en termes de rapidité et de fiabilité n'ont pas encore été chiffrés publiquement dans ce cadre opérationnel précis, ce qui invite à attendre des retours concrets avant de parler de succès avéré. Ce contrat s'inscrit dans la continuité d'une relation déjà établie entre Asylon et l'Air Force, qui utilisait jusqu'ici les plateformes robotiques de l'entreprise principalement pour des missions de sécurité autonome sur ses bases. L'extension vers la maintenance aéronautique marque une diversification stratégique pour Asylon, qui cherche à démontrer que sa pile technologique (drones, robots terrestres, logiciel de commandement) peut s'appliquer à d'autres cas d'usage industriels critiques. Anthony McCarty, vice-président senior en charge des activités gouvernementales chez Asylon, a présenté cet accord comme un signe de confiance de l'Air Force envers ses plateformes. Warner Robins servira de site pilote avant une éventuelle extension à d'autres centres de sustentation de la défense américaine, la suite dépendant des résultats de cette phase de démonstration en environnement opérationnel réel.

IndustrielActu
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Doosan Robotics lance une solution de palettisation basée sur l'IA pour la fabrication à mix élevé
48Robotics & Automation News 

Doosan Robotics lance une solution de palettisation basée sur l'IA pour la fabrication à mix élevé

I only have the title and a truncated snippet ("[…]") of this article, not the full body, I can't accurately produce a 200-250 word French article with precise figures from that. Do you have the full source text (or a URL) I can work from?

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500 kg de robot qui tracte un camion de l'armée US de 24 tonnes grâce à une propulsion intégrée aux roues
49Interesting Engineering 

500 kg de robot qui tracte un camion de l'armée US de 24 tonnes grâce à une propulsion intégrée aux roues

La société américaine de défense AZAK a présenté une démonstration où un robot terrestre sans pilote (UGV) de 227 kg parvient à remorquer un camion militaire de 24 040 kg, tout en transportant simultanément 453 kg de munitions à bord. Le véhicule cible est le Palletized Load System (PLS) construit par Oshkosh, le camion logistique de référence de l'armée américaine depuis 1993 : 11 mètres de long, 39 000 kg à vide, équipage de deux personnes, et une capacité de charge utile de près de 15 000 kg grâce à un bras hydraulique intégré qui permet de charger et décharger des palettes standardisées sans recourir à des chariots élévateurs. Selon AZAK, le petit robot a donc déplacé une charge totale dépassant cent fois son propre poids. La démonstration, relayée par l'entreprise sur LinkedIn, repose sur une architecture de propulsion embarquée dans chaque roue : le module "S26" pèse 86 livres (39 kg), loge moteur, batterie, boîte de vitesses, freins et électronique de contrôle dans un diamètre de 66 cm, avec un centre de gravité abaissé grâce au positionnement bas des composants. Chaque roue développe environ 147 livres-pied de couple, soit 588 livres-pied cumulés pour la configuration standard à quatre roues. Cette démonstration, si elle reste un test filmé et communiqué par l'entreprise elle-même plutôt qu'un essai indépendant validé par l'Army, illustre une piste concrète pour la logistique militaire automatisée : remplacer des équipages et des véhicules de dépannage lourds par des modules légers, interchangeables et déployables en quelques secondes. Le système de fixation sans outil, par loquets à connexion rapide, permet en théorie de transformer n'importe quel châssis, plateforme de fret ou même une pièce de bois improvisée en véhicule télécommandé pour acheminer du ravitaillement ou évacuer des blessés. Pour les intégrateurs et décideurs de la défense, l'intérêt tient moins à la performance brute affichée qu'à la modularité : en configuration de base, la plateforme à quatre roues supporte une charge utile de 680 kg ; si la traction ne suffit pas pour dégager un véhicule embourbé, il suffit d'ajouter deux ou quatre roues supplémentaires pour augmenter couple et traction. AZAK positionne ce concept de roue autonome comme une alternative aux architectures classiques à moteur central, transmission et arbres de transmission, misant sur la scalabilité modulaire plutôt que sur la puissance brute d'un véhicule unique. Le PLS visé dans la démonstration constitue depuis plus de trente ans l'épine dorsale de la logistique avancée de l'armée américaine, ce qui explique l'intérêt porté à toute solution capable de le dépanner sur le terrain sans matériel lourd supplémentaire. Aucune date de déploiement opérationnel ni contrat avec l'Army n'a pour l'instant été communiqué : il s'agit à ce stade d'une démonstration technologique destinée à valider le concept, pas d'un système livré ou testé en conditions réelles de combat.

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La décontamination nucléaire au Royaume-Uni pourrait être confiée à des robots téléopérés
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La décontamination nucléaire au Royaume-Uni pourrait être confiée à des robots téléopérés

Le site de démantèlement nucléaire d'Oldbury, dans le South Gloucestershire au Royaume-Uni, teste actuellement deux technologies robotiques distinctes pour la gestion des déchets radioactifs hérités. Le premier projet, mené par Nuclear Restoration Services (NRS) via le programme Robotics and Artificial Intelligence Collaboration (RAICo), évalue des bras robotiques téléopérés pour la récupération à distance des débris d'éléments combustibles (FED), ces matériaux qui contenaient autrefois le combustible nucléaire avant son transfert vers Sellafield pour retraitement. Le système intègre de la visualisation 3D et un retour haptique, permettant aux opérateurs de manipuler les débris par mouvements naturels de la main tout en ressentant un retour de force reproduisant le toucher. Le second projet, baptisé Auto-SAS, vise à automatiser l'identification, la catégorisation et la séparation des déchets radioactifs mixtes. Financé à hauteur de 9,5 millions de livres sterling sur quatre ans par la Nuclear Decommissioning Authority (NDA), il repose sur une technologie de capteurs et de scan 3D développée par l'entreprise ARCTEC. Les essais de mise en service sur site sont prévus pour mi-2027. Ces deux initiatives répondent à un problème opérationnel concret du secteur nucléaire: aujourd'hui, la manipulation des FED exige des opérateurs équipés d'équipements de protection complets, maniant de longues pinces mécaniques derrière des écrans de radioprotection épais, une tâche lente et physiquement contraignante. En automatisant une partie du tri des déchets, NRS affirme viser une réduction du volume de matériaux orientés vers des filières d'élimination coûteuses, avec une économie potentielle chiffrée en centaines de millions de livres sterling sur la durée de vie du programme pour le groupe NDA. Au-delà du strict cadre du démantèlement, la robotique de tri développée ici pourrait s'exporter vers d'autres secteurs industriels confrontés à des flux de déchets complexes ou dangereux à séparer manuellement. Il faut toutefois noter que ces chiffres d'économies restent des projections communiquées par l'exploitant, sans détail méthodologique public à ce stade. Ce virage s'inscrit dans une tendance plus large d'adoption de la robotique dans l'industrie nucléaire britannique, où la maintenance d'infrastructures vieillissantes representait jusqu'ici un goulet d'étranglement en main-d'œuvre qualifiée et en sécurité. Le groupe canadien AtkinsRéalis a par ailleurs récemment noué un partenariat avec l'Oxford Robotics Institute pour développer des robots autonomes et de l'IA physique dédiés aux environnements nucléaires dangereux, signe d'un intérêt croissant du secteur pour l'autonomie robotique. Varun Kumar, ingénieur robotique chez RAICo, a déclaré que ces projets devraient permettre à des opérateurs d'effectuer des tâches de tri qualifiées à distance en toute sécurité, et potentiellement d'ouvrir ces postes à des personnes ne pouvant pas travailler dans des environnements confinés.

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