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Google s'associe à un géant japonais de la robotique pour développer les robots d'usine autonomes de prochaine génération

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Google et FANUC America Corporation ont annoncé un partenariat stratégique visant à intégrer les technologies d'intelligence artificielle de Google dans les systèmes de robotique industrielle du géant japonais, dont les robots équipent déjà des milliers de sites de production dans le monde. L'accord, dont les termes financiers n'ont pas été divulgués, vise à accélérer le déploiement de robots dits à "Physical AI" capables de percevoir leur environnement via des capteurs, de prendre des décisions autonomes et d'exécuter des tâches variables sans reprogrammation manuelle. FANUC a également annoncé une intégration élargie entre sa plateforme de simulation ROBOGUIDE et le framework Isaac Sim de NVIDIA, consolidant ainsi un écosystème de développement robotique centré sur la simulation avant déploiement. La gamme concernée couvre des robots de 3 kg de charge utile jusqu'à 2,3 tonnes, ce qui positionne ce Physical AI sur l'ensemble du spectre industriel. FANUC indique avoir déjà expédié plus de 1 000 robots pour des applications Physical AI depuis la présentation de sa plateforme lors de l'International Robot Exhibition (IREX) de Tokyo en décembre 2025.

Ce partenariat est structurellement significatif pour plusieurs raisons. Le groupe Intrinsic de Google est l'un des contributeurs majeurs au Robot Operating System (ROS), plateforme open-source de contrôle robotique que FANUC supporte déjà nativement, aux côtés d'interfaces Python et de communications haute vitesse pour le contrôle externe. L'alignement technique entre les deux acteurs est donc réel, pas seulement commercial. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, cela signifie concrètement que des capacités d'adaptation à la variabilité de production, jusqu'ici réservées aux environnements de R&D ou aux démos contrôlées, commencent à migrer vers des lignes de production en conditions réelles. Les 1 000 unités expédiées constituent un premier signal de passage à l'échelle, même si ce chiffre reste modeste au regard du parc robotique mondial, estimé à plusieurs millions d'unités en service. La distinction entre "expédié" et "déployé en production continue" mérite d'être gardée en tête.

FANUC, fondée en 1956 et filiale de FANUC Corporation (Japon), est l'un des quatre grands fabricants mondiaux de robots industriels avec ABB, KUKA et Yaskawa Motoman. L'entreprise a historiquement misé sur la fiabilité et la précision répétable plutôt que sur l'adaptabilité, ce virage vers le Physical AI représente donc une évolution de positionnement notable. Sur le terrain concurrentiel, Boston Dynamics (via Hyundai), Figure AI avec son robot 03, et Tesla avec Optimus poursuivent des trajectoires humanoïdes, tandis que des acteurs comme Machina Labs ou Covariant ciblent l'adaptation cognitive en environnement industriel conventionnel. En Europe, Wandercraft et Enchanted Tools restent positionnés sur des niches spécifiques. Les prochaines étapes pour FANUC et Google ne sont pas encore précisées publiquement, mais la montée en cadence des déploiements en Amérique du Nord semble être l'axe prioritaire annoncé par Mike Cicco, président et CEO de FANUC America.

Impact France/UE

Les concurrents européens de FANUC (ABB, KUKA) subissent une pression accrue pour intégrer des capacités Physical AI comparables sur leurs plateformes industrielles, sous peine de perdre des parts de marché EU face à cet écosystème Google-FANUC-NVIDIA.

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FANUC Corp. a annoncé cette semaine un partenariat stratégique avec Google visant à accélérer le déploiement de l'IA physique dans ses robots industriels. L'initiative s'appuie sur les technologies d'intelligence artificielle de Google, notamment les grands modèles de langage (LLM), pour doter les robots FANUC de capacités de perception environnementale, de prise de décision autonome et d'exécution adaptative. Mike Cicco, président et CEO de FANUC America, a résumé l'enjeu sans détour : "Les fabricants ne se demandent plus s'ils doivent utiliser l'IA, mais comment l'appliquer là où ça compte le plus, soit sur le sol de l'usine." Depuis la présentation de son système d'IA physique à l'IREX de Tokyo en décembre 2025, FANUC affirme avoir déjà expédié plus de 1 000 robots pour des applications liées à l'IA physique, une donnée qui distingue ce partenariat d'une simple annonce commerciale. La gamme concernée s'étend des petits bras avec une charge utile de 3 kg jusqu'aux robots industriels lourds supportant 2 300 kg, ainsi que la série collaborative CRX. Sur le plan technique, la compatibilité de FANUC avec le standard ROS (Robot Operating System) via des pilotes open-source constitue le socle de l'intégration. La société prend en charge le langage Python pour le développement IA, des interfaces de communication haute vitesse pour le contrôle externe, et des passerelles vers les automates programmables (PLC), ce qui facilite l'insertion dans des lignes de production existantes sans refonte d'architecture. En parallèle, FANUC annonce un resserrement de l'intégration entre son logiciel de simulation ROBOGUIDE et le framework NVIDIA Isaac Sim, un signal fort vers le sim-to-real, l'un des verrous techniques majeurs de la robotique adaptative. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, ce positionnement signifie que les outils IA grand public deviennent directement utilisables sur des cellules robotisées certifiées production, ce qui réduit significativement la distance entre prototype et déploiement réel. FANUC, fondée au Japon et dont la filiale américaine est basée à Rochester Hills, Michigan, est l'un des leaders mondiaux du contrôle numérique (CNC) et de la robotique industrielle, avec des implantations sur tout le continent américain. Google s'implique dans la robotique principalement via Intrinsic, son unité dédiée à l'IA robotique et l'un des contributeurs majeurs à l'écosystème ROS. Ce partenariat positionne les deux acteurs dans une course qui s'intensifie entre les fournisseurs de robots industriels traditionnels (ABB, KUKA, Yaskawa) et les nouveaux entrants humanoïdes comme Figure ou Agility Robotics, qui misent eux aussi sur des LLM pour la flexibilité d'exécution. FANUC, fort de 1 000 unités déjà expédiées, cherche à démontrer que l'IA physique n'est plus un sujet de R&D mais une réalité commerciale intégrable à grande échelle. Les prochaines démonstrations sont attendues au Robotics Summit & Expo de Boston dans les prochains jours.

UEPression concurrentielle directe sur ABB et KUKA face à un déploiement LLM-robotique industrielle désormais à échelle commerciale chez FANUC (1 000 unités expédiées), accélérant la course à l'IA physique dans l'industrie manufacturière européenne.

IndustrielOpinion
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GE Vernova acquiert Robotech Automation pour développer son intégration robotique
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GE Vernova acquiert Robotech Automation pour développer son intégration robotique

GE Vernova, géant de l'énergie issu du démantèlement de General Electric en 2024 et dont le siège est à Cambridge (Massachusetts), a annoncé hier la signature d'un accord d'acquisition de Robotech Automation, intégrateur spécialisé basé à Longueuil, au Québec, près de Montréal. La société cible emploie environ 35 personnes et est cofondée par Carl Thibault et Francis Bourbonnais. Les deux entreprises collaboraient déjà sur des projets actifs au sein de la chaîne d'approvisionnement de GE Vernova, notamment dans ses usines de Schenectady (New York) et Charleroi (Pennsylvanie). L'opération, dont les termes financiers n'ont pas été divulgués, devrait être finalisée début du troisième trimestre 2026. Les équipes de Robotech seront intégrées à l'Advanced Research Center (ARC) de GE Vernova, avec pour mission de déployer des systèmes robotiques à travers l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement du groupe, sur les axes sécurité, qualité, délai et coût. Cette acquisition illustre une tendance structurelle dans l'industrie lourde : les grands donneurs d'ordre cessent de sous-traiter l'intégration robotique pour l'internaliser. En absorbant un intégrateur de 35 personnes plutôt qu'en signant un simple contrat de services, GE Vernova sécurise une compétence rare, celle de la conception propriétaire et du déploiement terrain à grande échelle, dans un contexte où la disponibilité d'ingénieurs expérimentés en automatisation industrielle est un goulot d'étranglement réel. Le PDG Scott Strazik a explicitement mentionné l'objectif de bâtir une "capacité de déploiement robotique de classe mondiale" en interne, signal clair que le groupe n'entend plus dépendre de partenaires extérieurs pour ses programmes d'automatisation. Pour les intégrateurs indépendants du secteur énergétique, ce mouvement pose une question directe sur leur positionnement face à des grands comptes qui deviennent progressivement leurs propres concurrents en intégration. GE Vernova opère dans les segments production d'énergie, électrification et éolien depuis sa scission de General Electric en 2024, avec environ 85 000 employés dans une centaine de pays. Au Canada, sa présence remonte à plus de 130 ans, avec plus de 2 400 employés répartis sur six sites, dont le projet de premier petit réacteur modulaire (SMR) du monde occidental développé avec Ontario Power Generation à Toronto. En janvier 2026, le groupe avait annoncé un investissement de près de 600 millions de dollars dans ses usines américaines sur deux ans, avec la création de plus de 1 500 emplois. L'acquisition de Robotech s'inscrit dans cette dynamique d'expansion industrielle et illustre l'émergence de l'écosystème québécois de robotique comme vivier d'acquisition pour les industriels nord-américains. La prochaine étape sera de vérifier si le déploiement dans les usines existantes donne lieu à des résultats mesurables publiés, les annonces de ce type restant souvent sans métriques de suivi.

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HII s'associe à Path Robotics et GrayMatter Robotics pour accélérer la construction navale
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HII s'associe à Path Robotics et GrayMatter Robotics pour accélérer la construction navale

HII (Huntington Ingalls Industries), premier constructeur naval américain basé à Newport News, Virginie, a annoncé cette semaine le programme HYPR (High-Yield Production Robotics) en partenariat avec Path Robotics et GrayMatter Robotics. Développé au sein du Dark Sea Labs Advanced Technology Group de HII, HYPR vise à combiner quatre capacités automatisées en une seule ligne de production coordonnée : soudage robotisé à base de physical AI, déplacement automatisé de matériaux, traitement autonome des surfaces et contrôles qualité autonomes. Path Robotics apporte son IA physique pour la fabrication ; GrayMatter Robotics contribue sa plateforme FSI (Factory SuperIntelligence) dédiée à la préparation de surface, la finition, le revêtement et l'inspection. HII réalise "des millions d'heures de soudage par an" et affiche un carnet de commandes de plusieurs milliards de dollars, selon Andy Lonsberry, CEO et co-fondateur de Path Robotics. Des démonstrations proof-of-concept sont prévues en 2026, avec un pilote complet en 2027. L'intérêt stratégique de HYPR dépasse la simple juxtaposition d'outils autonomes. En orchestrant plusieurs systèmes au sein d'une même ligne de fabrication structurale, le programme s'attaque à des tâches à forte variabilité qui ont jusqu'ici résisté à l'automatisation traditionnelle. Le soudage naval concentre les risques les plus aigus : Lonsberry le qualifie de "tâche la plus importante, la plus coûteuse et la plus destructive" du processus, car une erreur de cordon n'est pas récupérable à la différence d'un composant mal positionné. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, c'est un signal concret que les systèmes de physical AI commencent à opérer dans des environnements non structurés, loin des benchmarks de laboratoire. Le pilote 2027 constituera un test grandeur nature du passage sim-to-real dans la construction navale, secteur notoirement moins standardisé que l'automobile, où les surfaces complexes et les gabarits variables rendent les robots à trajectoires fixes peu adaptés. HII a consolidé ce partenariat en deux étapes rapprochées : un mémorandum d'entente avec Path Robotics signé en février 2026 pour explorer le soudage assisté par IA, suivi d'un accord avec GrayMatter Robotics début avril 2026. Dans ce même intervalle, Path Robotics a lancé Rove, un système de soudage mobile combinant son IA propriétaire Obsidian à un robot quadrupède, étendant ses capacités au-delà des postes fixes. GrayMatter, spécialisée dans l'industrialisation de l'IA pour les ateliers de fabrication, se positionne sur les opérations de finition et d'inspection que les robots classiques ne savent pas gérer. Le programme s'inscrit dans la politique de renforcement de la capacité navale nationale portée par le Département de la Défense américain, qui cherche à accélérer la production de ce qu'il nomme sa "golden fleet". Aucun acteur européen n'est impliqué directement, mais des groupes comme Naval Group surveillent ce type d'intégration multi-systèmes pour leurs propres programmes de modernisation.

UENaval Group et les chantiers navals européens surveillent le programme HYPR comme signal de maturité des systèmes multi-robots pour le soudage en environnement non structuré, mais aucun impact direct sur la France/UE à ce stade.

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Geekplus s'associe à Mindugar pour accélérer l'automatisation d'entrepôt en Amérique latine
4Robotics & Automation News 

Geekplus s'associe à Mindugar pour accélérer l'automatisation d'entrepôt en Amérique latine

Geekplus, entreprise chinoise spécialisée dans la robotique d'entrepôt et l'un des plus grands fournisseurs mondiaux d'AMR (robots mobiles autonomes), a annoncé un partenariat stratégique avec Mindugar, intégrateur latino-américain de systèmes de stockage industriel et de rayonnages. L'accord, dont les termes financiers ne sont pas divulgués, vise à accélérer l'adoption de l'automatisation logistique au sein de la région Amérique latine. Mindugar apporte son réseau commercial et son expertise locale en infrastructure d'entrepôt, tandis que Geekplus fournit ses solutions robotiques, robots goods-to-person, systèmes de tri et convoyage autonome. Pour le marché latino-américain, cette alliance représente un signal clair : la convergence entre les fabricants de racks traditionnels et les éditeurs de solutions robotiques s'accélère, reproduisant un modèle déjà observé en Europe et au Moyen-Orient. Pour les intégrateurs et les décideurs logistiques de la région, cela signifie un accès simplifié à des solutions clés en main combinant infrastructure physique et automatisation. La LatAm reste un marché à fort potentiel mais sous-pénétré en robotique d'entrepôt, avec des contraintes propres, coûts d'importation, instabilité monétaire, main-d'oeuvre relativement bon marché, qui freinent jusqu'ici les déploiements à grande échelle. À noter : le communiqué s'apparente davantage à une annonce de partenariat canal qu'à la confirmation de déploiements opérationnels. Fondée en 2015 à Pékin, Geekplus revendique des milliers de robots déployés dans plus de 40 pays, avec une présence établie en Europe, aux États-Unis et au Moyen-Orient. L'entreprise concurrence directement Quicktron (Alibaba), Hai Robotics et, sur le segment haut de gamme, Exotec (France) dont la solution Skypod est également présente en logistique e-commerce. Le partenariat avec Mindugar s'inscrit dans une stratégie de distribution indirecte typique de la phase d'internationalisation de Geekplus, sans timeline de déploiement ni volume de projets annoncé à ce stade.

UEL'expansion internationale de Geekplus via des partenariats canal renforce sa pression concurrentielle sur Exotec (France), qui opère sur le même segment AMR logistique e-commerce à l'international, sans impact direct sur le marché européen à ce stade.

IndustrielActu
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