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Plus One Robotics diffuse huit heures de performances en direct d'automatisation d'entrepôt
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Plus One Robotics diffuse huit heures de performances en direct d'automatisation d'entrepôt

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Plus One Robotics, spécialiste américain de l'automatisation des entrepôts basé à San Antonio (Texas), a organisé une démonstration en direct de huit heures de son système d'induction de colis piloté par IA, diffusée simultanément sur ses chaînes YouTube et LinkedIn. L'exercice consistait à montrer un système robotique d'induction de colis fonctionnant en continu, sans interruption, dans des conditions opérationnelles réelles. La durée volontairement longue du stream visait à offrir une fenêtre transparente sur les performances effectives de la robotique d'entrepôt à grande échelle, au-delà des extraits soigneusement montés habituellement présentés dans les démonstrations marketing. L'article ne précise pas les métriques de cadence ou de taux d'erreur atteints pendant ces huit heures, ce qui limite l'évaluation objective de la performance annoncée.

La démarche est significative dans un secteur où le gouffre entre démo et réalité terrain reste un sujet brûlant. Montrer huit heures de fonctionnement non interrompu est une réponse directe aux sceptiques qui pointent le cherry-picking des vidéos promo. Pour les intégrateurs logistiques et les COO de centres de distribution, la continuité opérationnelle et la tolérance aux cas limites comptent bien plus que des pics de performance isolés. Si les métriques associées (throughput réel, taux de succès de saisie, types de colis traités) sont publiées, ce stream constituerait une référence utile pour les appels d'offres.

Plus One Robotics opère dans un segment très concurrentiel dominé par Mujin, Pickle Robot, Covariant et Symbotic pour la manipulation de colis en entrepôt. La société a notamment des déploiements annoncés chez des opérateurs logistiques majeurs et s'appuie sur une approche Human-in-the-Loop ("Yonder") pour gérer les cas d'exception. Cette démonstration longue durée s'inscrit dans une tendance plus large du secteur vers la validation publique de la robustesse, après une période où les promesses marketing ont précédé les résultats terrain.

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Locus Robotics déploie Locus Array pour l'automatisation complète des entrepôts
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Locus Robotics déploie Locus Array pour l'automatisation complète des entrepôts

Locus Robotics, spécialiste américain des systèmes d'automatisation d'entrepôts, a officialisé le lancement de Locus Array, une solution qu'elle qualifie de système de préparation de commandes entièrement autonome. La plateforme intègre des robots mobiles autonomes (AMR), un bras de préhension robotisé et un module de perception piloté par IA, avec l'objectif de couvrir l'ensemble du flux de traitement des commandes sans intervention humaine. Des déploiements en accès anticipé sont déjà engagés chez des clients en Amérique du Nord, bien que les détails opérationnels (payload, cadence de cycle, taux de précision) n'aient pas encore été communiqués publiquement. L'enjeu industriel est réel : les AMR de première génération automatisaient le transport inter-zones, mais laissaient le picking, tâche la plus coûteuse en main-d'oeuvre -- à des opérateurs humains. Intégrer un bras de préhension directement sur la plateforme mobile représente un saut architectural vers l'autonomie bout-en-bout. Pour les intégrateurs et les décideurs logistiques, cela change le calcul du ROI : si les métriques tiennent à l'échelle, l'argument pour réduire les effectifs de picking devient structurel. Reste à valider la robustesse hors conditions contrôlées, un point que l'annonce ne documente pas encore. Locus Robotics a levé plus de 400 millions de dollars depuis sa fondation en 2015, mais a traversé une période difficile en 2023, avec des réductions d'effectifs significatives liées à un ralentissement du marché e-commerce. Locus Array s'inscrit donc dans une stratégie de repositionnement vers la valeur ajoutée. Sur ce segment, la concurrence est dense : Exotec (Roubaix, France) avec son système Skypod, Symbotic, Geek+ et Boston Dynamics avec Stretch visent tous le même créneau de préparation autonome. La phase d'accès anticipé devra produire des données opérationnelles convaincantes pour crédibiliser la proposition face à ces acteurs déjà déployés à grande échelle.

UEExotec (Roubaix, France) est directement en compétition sur ce créneau de préparation autonome et devra défendre sa position si Locus Array produit des métriques opérationnelles convaincantes à l'échelle.

IndustrielOpinion
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GreyOrange lance un simulateur d'entrepôt par IA pour modéliser les performances et les coûts de l'automatisation
2Robotics & Automation News 

GreyOrange lance un simulateur d'entrepôt par IA pour modéliser les performances et les coûts de l'automatisation

GreyOrange a lancé GreyMatter Foundry, une plateforme de simulation d'entrepôts destinée aux opérateurs logistiques souhaitant modéliser des déploiements d'automatisation avant tout engagement sur site. L'outil regroupe dans un environnement unique la conception des flux d'entrepôt, la planification des layouts et le dimensionnement des systèmes d'automatisation. Il supporte la modélisation de flottes hétérogènes de robots, permettant ainsi d'estimer les coûts opérationnels et de prédire les performances système en amont de l'implémentation physique. Aucun chiffre précis sur les temps de cycle, les volumes traités ou les tarifs de la plateforme n'a été communiqué lors de cette annonce. Pour les intégrateurs et les directeurs logistiques, ce type d'outil répond à un problème récurrent : les déploiements d'AMR (autonomous mobile robots) en environnement réel génèrent des coûts d'ajustement post-installation significatifs lorsque le dimensionnement initial est mal calibré. Un simulateur intégré au même écosystème logiciel que l'orchestration des robots réduit théoriquement le gap entre conception et exploitation, à condition que les modèles physiques sous-jacents soient suffisamment fidèles, ce que GreyOrange n'a pas encore documenté publiquement. GreyOrange, fondée en 2011 et dont le siège est à Atlanta, s'est imposée dans la logistique automatisée via sa suite GreyMatter d'orchestration multi-robots et ses robots Ranger. La société concurrence des acteurs comme Symbotic, Locus Robotics, et, dans l'espace simulation, des plateformes spécialisées comme Anylogic ou les outils intégrés de Dematic. GreyMatter Foundry s'inscrit dans une tendance plus large du secteur à proposer des jumeaux numériques pré-déploiement, une approche que Honeywell Intelligrated et KION Group ont également développée ces deux dernières années.

IndustrielOpinion
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Découvrez les dernières avancées en automatisation logistique au Robotics Summit
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Découvrez les dernières avancées en automatisation logistique au Robotics Summit

La prochaine édition du Robotics Summit & Expo se tiendra les 27 et 28 mai 2026 à Boston, avec un programme centré en partie sur l'automatisation logistique. L'événement, organisé par The Robot Report et WTWH Media, mobilisera plus de 70 intervenants confirmés issus de Tesla, Toyota Research Institute, PickNik Robotics, Harmonic Drive ou encore Fictiv, pour plus de 50 sessions réparties en cinq tracks thématiques. La logistique constitue l'un des fils directeurs de l'édition, adossée à un chiffre fourni par Interact Analysis : en 2025, les prises de commandes dans l'automatisation d'entrepôt ont progressé de 7%, à un rythme supérieur aux prévisions initiales, portées par des investissements massifs d'Amazon, Tesco et Marks & Spencer. Le track logistique comprend des interventions de Teddy Ort, SVP robotics software & AI chez Symbotic, sur le passage à l'échelle des robots autonomes ; d'Anthony Jules, co-fondateur et CEO de Robust AI, sur l'ergonomie des robots en entrepôt ; et de Jan Zizka, co-fondateur et CEO de Brightpick, sur les entrepôts en mode "lights-out", c'est-à-dire sans présence humaine permanente. Chris Morgan (Bastian Solutions), Greg Meyne (enVista) et Omar Asali (Ranpak) complèteront le tableau sur l'intégration des AMR (robots mobiles autonomes) et l'impact des IA physiques sur la rentabilité opérationnelle. L'intérêt de cet événement pour les intégrateurs et les décideurs industriels tient moins aux conférences elles-mêmes qu'aux signaux qu'elles envoient sur la maturité du secteur. Le fait que Symbotic, Robust AI et Brightpick soient amenés à parler de "scale" et de "lights-out" plutôt que de démos techniques marque un glissement du discours : le secteur tente de valider que les systèmes robotiques tiennent en conditions réelles, pas seulement en environnements contrôlés. La progression de 7% des commandes en 2025 est réelle, mais elle reste à nuancer, car Interact Analysis agrège des technologies très hétérogènes (convoyeurs, AMR, bras articulés, trieurs). Le chiffre global masque des disparités importantes selon les segments. Le Robotics Summit existe depuis plusieurs années comme rendez-vous technique de référence aux États-Unis pour les développeurs de robotique commerciale, co-localisé cette année avec DeviceTalks Boston, qui adresse le marché des dispositifs médicaux. Côté networking, le premier soir accueille le dîner de remise des RBR50 Robotics Innovation Awards (de 18h à 20h), avec Aaron Parness et Bhavana Chandrashekhar d'Amazon Robotics en invités de marque. Le deuxième jour démarre avec un Women in Robotics Breakfast réunissant Joyce Sidopoulos (MassRobotics) et Mikell Taylor, head of robotics strategy chez GM. Aucun acteur européen ou français n'est mentionné dans le programme publié à ce stade. Les inscriptions sont ouvertes.

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Les robots grimpeurs ZeeBot de Cainiao transforment l'automatisation d'entrepôt à l'échelle mondiale
4Pandaily 

Les robots grimpeurs ZeeBot de Cainiao transforment l'automatisation d'entrepôt à l'échelle mondiale

Le 17 juin, Cainiao, la branche logistique d'Alibaba, a inauguré un centre européen de fulfillment aux Pays-Bas, déployant plus de 100 robots grimpeurs ZeeBot de sa propre conception dans un entrepôt de 26 000 m² situé près du port de Rotterdam. L'installation, exploitée sous bail de dix ans, couvre la distribution B2B et le fulfillment B2C à l'échelle européenne. Le ZeeBot se distingue des solutions ASRS traditionnelles (qui nécessitent des véhicules dédiés par niveau de rayonnage) et des AGV classiques (limités à 4 mètres de hauteur) en intégrant dans un seul châssis le transport au sol, l'escalade verticale et la récupération de bacs. La machine atteint jusqu'à 14 mètres de hauteur de stockage (20 mètres en limite de conception) et affiche un espacement de bacs de 80 mm sur rail ou 25 mm en configuration sans rail, soit une densité de stockage annoncée 15 % supérieure à celle des concurrents internationaux. Chaque unité est proposée à moins de 100 000 RMB (environ 13 000 euros). Cainiao revendique un taux de réussite d'entrée sur rail de 100 % et une productivité doublée par rapport à un entrepôt manuel. Ces métriques méritent d'être nuancées. Le taux de 100 % a été mesuré avec 60 à 70 robots en phase de montée en charge ; les tests à 134 unités lors du pic du festival e-commerce "618" n'ont pas encore produit de données publiques à pleine charge. Les gains de productivité cités sont des valeurs de conception laboratoire, pas des mesures opérationnelles consolidées. L'enjeu industriel reste néanmoins significatif : fusionner grimpe verticale, transport horizontal et préhension de bacs dans un seul engin réduit les coûts d'infrastructure et améliore l'utilisation volumétrique par rapport aux ASRS ou AMR à niveaux séparés. Pour un COO en phase de conception d'entrepôt à haute densité, le retour sur investissement annoncé de 18 à 24 mois sur le marché chinois constitue un benchmark utile, même si les projets européens affichent un payback de 5 à 10 ans, reflet des coûts de service locaux plus élevés. Filiale logistique d'Alibaba fondée en 2010, Cainiao déploie le ZeeBot selon une stratégie "incubation interne, expansion externe" : trois projets sont en cours en Chine, et des déploiements sont annoncés en Espagne, Hong Kong, aux États-Unis, au Canada, au Moyen-Orient et au Japon. Sur le marché des robots d'entrepôt grimpeurs, Cainiao affronte notamment Exotec (Lille, France), dont le système Skypod atteint 12 mètres et est déjà déployé chez des enseignes comme Decathlon et Uniqlo à travers l'Europe, ainsi que Geek+ (Chine) et AutoStore (Norvège). La comparaison sur la densité de stockage et le coût unitaire sera déterminante pour les intégrateurs européens. Les limites actuelles du ZeeBot sont reconnues par Cainiao lui-même : le système ne traite que des articles légers et standardisés, les colis irréguliers restant à la charge d'opérateurs humains. L'automatisation complète, incluant le picking autonome et la récupération d'erreurs sur SKU variés, nécessitera selon l'entreprise encore deux à trois ans de développement.

UELe déploiement de 100+ ZeeBot de Cainiao aux Pays-Bas crée une concurrence directe pour Exotec (Lille, France), dont le Skypod est déjà déployé chez Decathlon et Uniqlo en Europe, et pourrait peser sur les parts de marché européennes de ce champion français des robots grimpeurs d'entrepôt.

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