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Locus Array élargit ses capacités de préhension grâce à NeuraGrasp de Nexera Robotics
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Locus Array élargit ses capacités de préhension grâce à NeuraGrasp de Nexera Robotics

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Locus Robotics a annoncé l'acquisition de Nexera Robotics, une startup canadienne basée à Vancouver, quelques semaines à peine après le lancement commercial de son robot mobile manipulateur Locus Array. Le coeur de la transaction : NeuraGrasp, un préhenseur développé par Nexera qui combine une membrane souple et conforme, de la vision par ordinateur et de l'intelligence artificielle embarquée. Cette technologie remplacera l'effecteur à ventouse actuel de l'Array, avec pour objectif d'élargir la couverture SKU à des catégories jusqu'ici problématiques pour les systèmes de picking robotisé : sacs en polyéthylène poreux, vêtements en vrac, emballages pharmaceutiques irréguliers, petite électronique et produits de grande consommation jusqu'à 2,2 kg (comme un flacon de lessive). Nexera revendique plusieurs millions de picks réalisés à ce jour. Roy Belak, CEO de Nexera, rejoint la structure Locus, dont le CEO Rick Faulk et la chief strategy officer Gina Chung pilotent l'intégration. Les clients existants de Nexera seront repris au cas par cas.

L'enjeu est direct pour les opérateurs logistiques et les intégrateurs : le goulot d'étranglement du picking robotisé n'a jamais été la navigation ni la planification de trajectoire, mais bien la préhension elle-même. Rueben Scriven, analyste chez Interact Analysis spécialisé en automatisation logistique, confirme que "la manipulation et la saisie d'articles - et donc la couverture SKU - a été l'un des plus grands obstacles". Le passage d'un préhenseur à ventouse à un système hybride membrane/IA adresse structurellement cette limite : la ventouse échoue sur les surfaces poreuses ou souples, et le changement d'outil (tool switching) est éliminatoire pour la plupart des clients en environnement haute cadence. Locus affirme que les SKU couvertes par NeuraGrasp représentent la majorité du e-commerce. Si le chiffre est plausible dans sa direction, il reste à vérifier dans des déploiements réels diversifiés : les démonstrations vidéo en conditions contrôlées ne garantissent pas les performances en picking haute vitesse sur des millions de références actives.

Locus Robotics, qui avait connu des difficultés financières en 2023 avant de se restructurer, mise sur l'Array pour repositionner son offre au-delà des AMR (robots mobiles autonomes) de transport vers la manipulation autonome intégrée. L'Array a d'ailleurs reçu le prix RBR50 Robotics Innovation Award 2026, décerné par Robotics Business Review. Sur le marché, les concurrents directs incluent des systèmes de picking intégré comme ceux d'Exotec (France, avec le Skypod), Boston Dynamics (Stretch), Berkshire Grey ou encore Mujin, ainsi que les bras de picking d'Amazon Robotics. L'acquisition de Nexera positionne Locus sur le segment "un seul préhenseur universel" plutôt que sur des solutions multi-effecteurs, un pari technologique cohérent mais dont la validation à l'échelle industrielle reste la prochaine étape critique. Hamid Montazeri, SVP Software & AI chez Locus, interviendra au Robotics Summit & Expo de Boston la semaine prochaine.

Impact France/UE

L'acquisition renforce la compétitivité de Locus face à Exotec (France, Skypod) sur le segment du picking robotisé e-commerce, en comblant la principale faiblesse des AMR, la couverture SKU, ce qui pourrait accélérer la pression commerciale sur les acteurs européens de l'automatisation logistique.

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Locus Robotics, spécialiste des robots mobiles autonomes (AMR) crédité de plus de 6 milliards de picks réalisés en entrepôt, s'attaque désormais à la préhension robotique. L'entreprise était entrée sur ce marché en mars 2025 avec Array, un manipulateur mobile équipé d'un bras de picking guidé par vision et d'une ventouse standard. Plus d'un an après, Locus a racheté Nexera Robotics, société basée à Vancouver connue pour sa technologie de préhension NeuraGrasp, des pinces souples capables de saisir aussi bien de petits contenants que des sacs en polybag poreux ou des articles en tissu. Selon Roy Belak, ancien PDG de Nexera et désormais vice-président senior en charge de la préhension robotique chez Locus, NeuraGrasp en était déjà à sa sixième génération de produit au moment de la rencontre entre les deux entreprises, lors du salon MODEX en 2025. Locus avait alors déjà largement avancé le développement d'Array, mais l'architecture existante, alimentation pneumatique et électrique notamment, s'est révélée compatible avec l'intégration de la technologie Nexera. Belak n'a pas communiqué de calendrier précis, mais anticipe que la prochaine présentation publique d'Array intégrera NeuraGrasp. Cette acquisition illustre un enjeu central pour l'industrie de la logistique automatisée: la préhension universelle reste le principal goulot d'étranglement du picking robotisé, bien plus que la navigation ou la localisation, déjà largement maîtrisées par les AMR. D'après Belak, la ventouse seule couvre 60 à 70% des cas d'usage en entrepôt, mais échoue sur les 30 à 40% restants, articles déformables, poreux ou irréguliers, qui nécessitent une approche hybride combinant succion et pince. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, ce mouvement confirme une tendance de fond du secteur: la préhension pinch gagne du terrain face à la succion pure pour atteindre des taux de couverture élevés sur des catalogues de SKU hétérogènes. Il s'agit toutefois pour l'instant d'une annonce de feuille de route et non d'un déploiement massif: Array circule encore chez les premiers clients avec sa ventouse d'origine, et les données d'usage nécessaires pour optimiser NeuraGrasp à grande échelle restent à collecter. Le rapprochement s'inscrit dans la course plus large à la manipulation robotique généraliste en entrepôt, où plusieurs acteurs développent des grippers universels ou des bras dotés de modèles vision-langage-action pour élargir la couverture SKU au-delà de la ventouse classique. Nexera apportait des années de R&D sur ses effecteurs souples mais cherchait un partenaire capable d'industrialiser et déployer sa technologie à grande échelle, un besoin auquel répond directement le réseau client de Locus, où une longue liste d'entreprises attend déjà l'accès à Array. Belak décrit une fenêtre d'opportunité étroite: un an de retard supplémentaire dans l'acquisition aurait rendu l'intégration technique beaucoup plus difficile compte tenu de l'avancement du développement d'Array. Les prochaines étapes attendues sont l'intégration effective de NeuraGrasp dans les unités Array déployées, la remontée de données terrain permettant d'affiner les algorithmes de préhension, puis une diffusion progressive de la technologie combinée auprès des clients existants et futurs de Locus.

IndustrielActu
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Locus Robotics déploie Locus Array pour l'automatisation complète des entrepôts
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Locus Robotics déploie Locus Array pour l'automatisation complète des entrepôts

Locus Robotics, spécialiste américain des systèmes d'automatisation d'entrepôts, a officialisé le lancement de Locus Array, une solution qu'elle qualifie de système de préparation de commandes entièrement autonome. La plateforme intègre des robots mobiles autonomes (AMR), un bras de préhension robotisé et un module de perception piloté par IA, avec l'objectif de couvrir l'ensemble du flux de traitement des commandes sans intervention humaine. Des déploiements en accès anticipé sont déjà engagés chez des clients en Amérique du Nord, bien que les détails opérationnels (payload, cadence de cycle, taux de précision) n'aient pas encore été communiqués publiquement. L'enjeu industriel est réel : les AMR de première génération automatisaient le transport inter-zones, mais laissaient le picking, tâche la plus coûteuse en main-d'oeuvre -- à des opérateurs humains. Intégrer un bras de préhension directement sur la plateforme mobile représente un saut architectural vers l'autonomie bout-en-bout. Pour les intégrateurs et les décideurs logistiques, cela change le calcul du ROI : si les métriques tiennent à l'échelle, l'argument pour réduire les effectifs de picking devient structurel. Reste à valider la robustesse hors conditions contrôlées, un point que l'annonce ne documente pas encore. Locus Robotics a levé plus de 400 millions de dollars depuis sa fondation en 2015, mais a traversé une période difficile en 2023, avec des réductions d'effectifs significatives liées à un ralentissement du marché e-commerce. Locus Array s'inscrit donc dans une stratégie de repositionnement vers la valeur ajoutée. Sur ce segment, la concurrence est dense : Exotec (Roubaix, France) avec son système Skypod, Symbotic, Geek+ et Boston Dynamics avec Stretch visent tous le même créneau de préparation autonome. La phase d'accès anticipé devra produire des données opérationnelles convaincantes pour crédibiliser la proposition face à ces acteurs déjà déployés à grande échelle.

UEExotec (Roubaix, France) est directement en compétition sur ce créneau de préparation autonome et devra défendre sa position si Locus Array produit des métriques opérationnelles convaincantes à l'échelle.

IndustrielOpinion
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Les capteurs de pression peuvent améliorer la précision de préhension des robots
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Dans la robotique industrielle, l'échec d'une prise ne vient presque jamais d'un manque de force mécanique mais d'une méconnaissance de ce qui se passe réellement au contact entre les doigts et l'objet. XELA Robotics illustre cette approche avec son gripper UMI équipé de capteurs uSkin, capables de restituer une visualisation en temps réel des données tactiles. Concrètement, ces capteurs de pression ne mesurent pas une force globale mais une contrainte mécanique distribuée au niveau de l'interface de contact, via des films piézorésistifs, des couches capacitives ou des structures microfluidiques intégrées dans des coussinets de doigts souples. Cette distinction compte en pratique : à courant moteur et déplacement de doigt identiques, un gripper obtient des répartitions de pression très différentes selon qu'il saisit une pièce métallique rigide, qui concentre la charge sur quelques points, ou un carton fragile, qui peut s'affaisser de façon asymétrique bien avant qu'un changement significatif n'apparaisse dans le retour de couple moteur. Ce signal de pression est capté dès les premières millisecondes du contact, dans des applications comme le bin picking, le kitting ou la manipulation de pièces mixtes. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'enjeu est de taille : ce signal précoce permet à la commande de basculer du contrôle de mouvement vers le contrôle d'interaction avec moins de dépassement et un meilleur timing, ce qui réduit les échecs de prise sans nécessiter une architecture de capteurs lourde. L'article distingue clairement trois familles de capteurs souvent confondues. Le capteur force-couple au poignet donne une mesure globale mais ne peut pas détecter qu'un doigt glisse pendant qu'un autre est en surcharge, la moyenne au poignet restant stable. Les capteurs tactiles offrent une résolution spatiale plus riche, avec parfois de véritables cartes de contact, mais au prix d'une complexité et d'un coût plus élevés et d'un traitement de données plus dense. Les capteurs de pression se positionnent entre ces deux extrêmes : assez locaux pour détecter une charge inégale sur un coussinet, assez simples pour s'intégrer dans des grippers industriels réels sans saturer le système de commande. Dans la plupart des déploiements, la pression ne remplace donc pas la force ni le tactile, elle stabilise la couche intermédiaire où se prennent la majorité des décisions de préhension. Le placement des capteurs à l'intérieur du gripper n'est pas un détail mécanique mais définit le problème de contrôle à résoudre. Intégrés dans des coussinets en élastomère, ils offrent une mesure de contact directe mais avec un filtrage mécanique dû à la déformation de la couche souple avant la réaction du capteur, une configuration privilégiée pour une manipulation délicate. Placés derrière une surface de contact rigide avec une fine interface souple, ils gagnent en durabilité et en résistance à l'usure, au prix d'une sensibilité réduite à la microtexture et à l'amorce de glissement, un compromis particulièrement discuté pour les applications de pick-and-place à haute cadence.

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La préparation de l'industrie de défense dépend des finitions autonomes, selon GrayMatter Robotics
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La préparation de l'industrie de défense dépend des finitions autonomes, selon GrayMatter Robotics

Les États-Unis ont manqué leurs objectifs de disponibilité opérationnelle sur 42 des 45 flottes d'aéronefs en 2024, selon le rapport du Government Accountability Office (GAO) de mars 2025, une dégradation largement attribuée au manque de techniciens de maintenance qualifiés. Pour les chantiers navals, la Marine américaine projette un déficit de 174 000 travailleurs sur la prochaine décennie, aggravé par un taux d'attrition de 50 à 60 % chez les nouvelles recrues dans leur première année. C'est dans ce contexte que GrayMatter Robotics, basée à Carson en Californie, positionne ses systèmes de finition de surface autonomes comme réponse structurelle à cette crise de main-d'oeuvre. En avril 2026, la société a signé un accord avec HII (Huntington Ingalls Industries), premier constructeur naval américain, pour intégrer son architecture d'IA physique dans des programmes de construction de navires et sous-marins. Cette collaboration inclut le programme HYPR (High-Yield Production Robotics), mené conjointement avec Path Robotics, pour automatiser les lignes d'assemblage navales de défense. L'enjeu dépasse la simple pénurie de recrutement. La préparation de surface, traitement de corrosion, dégraissage et application de revêtements protecteurs, se situe sur le chemin critique des révisions en dépôt, avant toute installation de nouveaux systèmes sur un aéronef ou un navire. Cette étape est géométriquement variable par nature : un train d'atterrissage corrodé après vingt ans d'utilisation présente des irrégularités uniques à chaque pièce, rendant les trajectoires préprogrammées des systèmes traditionnels inopérantes. GrayMatter revendique une architecture "edge-deployed" traitant les données localement, sans routage externe, avec traçabilité complète de chaque surface et absence de cycle de reprogrammation entre pièces. Ces caractéristiques répondent aux exigences sécuritaires des dépôts militaires, bien que leur validation à grande échelle reste à démontrer ; l'accord avec HII est le premier déploiement d'envergure industrielle qui permettra d'en juger. GrayMatter Robotics s'est développée sur le créneau de la finition complexe dans des environnements variés, de l'aéronautique civile à l'automobile, avant de cibler la défense, sous l'impulsion de son co-fondateur et PDG Ariyan Kabir. HII, qui opère Newport News Shipbuilding et Ingalls Shipbuilding et concentre l'essentiel de la construction de sous-marins nucléaires américains, offre à GrayMatter un client de référence stratégique. Path Robotics, partenaire du programme HYPR, est spécialisé dans la soudure autonome adaptative. Sur le plan concurrentiel, Gecko Robotics cible l'inspection de coques et des intégrateurs comme ABB adressent des niches de peinture industrielle, mais la finition adaptative en dépôt militaire reste un segment peu disputé. Aucun calendrier de déploiement précis n'a été communiqué à ce stade.

IndustrielOpinion
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