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Industriel — page 2

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Automatisation industrielle : cobots, robots collaboratifs, entrepôts, AMR, intégrateurs B2B (Fanuc, ABB, KUKA, Exotec, Symbotic, Amazon Robotics).

La modernisation de l'économie mondiale par la robotique industrielle est nécessaire mais pas inévitable
51The Robot Report IndustrielOpinion

La modernisation de l'économie mondiale par la robotique industrielle est nécessaire mais pas inévitable

En 2024, 229 000 systèmes robotiques industriels ont été vendus dans le monde, selon le rapport annuel de la Fédération internationale de robotique (IFR). Soixante-dix pour cent de ces ventes se concentrent sur cinq pays : le Japon, la Chine, les États-Unis, l'Allemagne et la République de Corée, chacun disposant de programmes gouvernementaux actifs de soutien à la filière, à l'exception des États-Unis qui s'appuient davantage sur le capital privé. Le marché des robots de service professionnel a atteint 24 207 unités l'an dernier, dont 45 % à usage militaire ou spécial (environ 11 000 unités). Côté grand public, 4,7 millions de robots de service personnels ont été vendus, pour un chiffre d'affaires de 2,2 milliards de dollars, soit une hausse de 28 %. L'IFR projette que les ventes de robots industriels atteindront 400 000 unités à moyen terme, les robots de service professionnels 152 375 unités pour 19,6 milliards de dollars, et les robots personnels 35 millions d'unités pour 12,2 milliards. Le cabinet Myria Research estime que le marché global de la robotique et des systèmes d'exploitation intelligents pourrait dépasser 380 milliards de dollars d'ici 2030, contre environ 63 milliards actuellement. Ces chiffres confirment une dynamique de fond mais ne doivent pas masquer des fragilités structurelles. Après le pic post-COVID, les ventes industrielles ont subi un ralentissement lié au tassement de l'e-commerce, au pivot partiel des constructeurs automobiles hors de l'électrification, et aux tensions commerciales mondiales. Pour les décideurs B2B et les intégrateurs, la vraie question n'est pas le volume total mais la capacité des entreprises à absorber ces technologies : le rapport souligne explicitement le manque de spécialistes qualifiés, des programmes de formation obsolètes, et l'absence de mécanismes de financement de la recherche simples et transparents. Plus de 343 fabricants de robots industriels et 347 intégrateurs opèrent aujourd'hui dans ce marché, une fragmentation qui complique les choix technologiques et allonge les cycles de déploiement. Le secteur s'organise autour de quatre clusters thématiques selon l'IFR : technologies robotiques de base, robotique médicale, technologies clés, et axes innovants incluant la récolte d'énergie ambiante, les robots auto-réparants, les interfaces multimodales et l'intelligence en essaim pour modules de production flexibles. Ces "zones prometteuses" restent largement au stade de la recherche appliquée. Les marchés historiquement dominants, Asie-Pacifique en tête, conservent leur avance grâce à des politiques industrielles coordonnées, tandis que l'Europe, malgré la solidité de l'Allemagne, peine à produire des champions à l'échelle mondiale. Le rapport n'anticipe pas de rupture à court terme : la modernisation par la robotique est présentée comme nécessaire, mais ni automatique ni inévitable sans efforts délibérés sur la formation, le financement et la simplification réglementaire.

UEL'Europe, malgré la solidité de l'Allemagne (5e marché mondial), peine à produire des champions robotiques à l'échelle mondiale et souffre des mêmes fragilités structurelles identifiées par l'IFR : pénurie de spécialistes, formations obsolètes et financement de la R&D trop fragmenté.

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IA en entrepôt : la vision d'Akash Gupta pour l'avenir
52The Robot Report 

IA en entrepôt : la vision d'Akash Gupta pour l'avenir

Akash Gupta, co-fondateur et PDG de GreyOrange, était l'invité principal de l'épisode 247 du podcast The Robot Report, diffusé cette semaine, pour aborder la place croissante de l'intelligence artificielle dans la logistique d'entrepôt. GreyOrange, fondée en 2012, commercialise GreyMatter, une plateforme d'orchestration d'entrepôt pilotée par IA qui coordonne en temps réel robots, humains et systèmes de gestion au sol. La société revendique plus d'un million d'optimisations par minute sur sa plateforme, et annonce des gains de productivité allant jusqu'à 4x par rapport à une configuration sans orchestration centralisée. Ces chiffres sont issus de communications commerciales et ne font pas l'objet d'une validation indépendante publiée. L'épisode couvrait également plusieurs actualités sectorielles : le Congrès américain avance sur la création d'une Commission Nationale sur la Robotique, AGIBOT a organisé le World Challenge 2026 pour évaluer les modèles d'IA sur des tâches réelles, et Walmart a annoncé avec Wing l'extension de la livraison par drone à 7 nouveaux marchés. La tendance que représente GreyMatter est significative pour les intégrateurs et les décideurs logistiques : elle illustre le glissement stratégique du secteur depuis les robots individuels vers une couche logicielle d'orchestration agnostique au matériel. GreyMatter se positionne explicitement comme compatible avec des flottes hétérogènes, ce qui répond à un vrai frein à l'adoption observé dans les entrepôts multi-fournisseurs. Pour un COO industriel, la question n'est plus seulement "quel robot choisir" mais "quelle couche de coordination déployer par-dessus l'existant". La capacité à optimiser en continu des flux complexes sans repartir de zéro sur l'infrastructure est l'argument central du positionnement de GreyOrange. GreyOrange a été fondée à Gurugram, en Inde, par Akash Gupta et Samay Kohli, avant de déplacer son siège vers Atlanta. La société s'est d'abord concentrée sur les marchés asiatiques avec ses robots de tri, puis a pivoté vers un modèle SaaS d'orchestration à mesure que la concurrence hardware s'intensifiait. Elle fait face à des concurrents directs sur le segment orchestration comme Körber, Manhattan Associates côté WMS, et des plateformes émergentes comme Hai Robotics ou Symbotic sur le segment automatisation intégrée. Akash Gupta figure dans le classement "35 Innovators Under 35" du MIT Technology Review. Aucun nouveau déploiement client ni timeline de lancement n'a été annoncé dans le cadre de cet épisode, qui reste principalement un format promotionnel sponsorisé par GreyOrange elle-même.

UELa tendance vers les couches d'orchestration logicielle agnostiques au matériel est pertinente pour les entrepôts européens multi-fournisseurs (notamment face à Körber), mais aucun déploiement ni partenariat spécifique en France/UE n'est annoncé dans cet épisode.

IndustrielActu
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Hyundai déploie des chiens robots pour sécuriser les sites de la Coupe du Monde 2026
53Interesting Engineering 

Hyundai déploie des chiens robots pour sécuriser les sites de la Coupe du Monde 2026

Hyundai Motor Company a déployé quatre robots quadrupèdes Spot de Boston Dynamics pour patrouiller deux sites stratégiques de la Coupe du Monde FIFA 2026, qui se tient simultanément aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Les robots opèrent à l'International Broadcast Center de Dallas ainsi qu'aux stades de New York et du New Jersey, où ils assurent des rondes de surveillance autonomes, des inspections en temps réel et le monitoring de zones à forte affluence. C'est la première fois que des Spot sont engagés sur un tournoi FIFA, dans le cadre du partenariat officiel "FIFA Official Robotics Partner" signé entre les deux organisations. En parallèle, Hyundai gère une flotte logistique de 1 500 véhicules, 994 voitures particulières et 506 autocars, dont une partie en versions hybrides, pour les transferts d'équipes, officiels et médias entre les 16 villes hôtes. Ce déploiement représente un test grandeur nature pour la robotique mobile hors environnement industriel contrôlé. Les stades et centres de diffusion du Mondial accueillent des dizaines de milliers de visiteurs, de personnels et de journalistes dans des configurations spatiales qui changent d'heure en heure, un contexte radicalement différent des chaînes de montage où Spot a fait ses preuves. Engager quatre unités dans un environnement aussi dense et imprévisible permet à Hyundai et Boston Dynamics de valider des capacités de navigation en foule, de détection d'anomalies et de reporting autonome que les simulations d'usine ne peuvent pas reproduire. Pour les intégrateurs et décideurs sécurité, le signal est clair : la robotique de patrouille commence à franchir le seuil de l'événementiel grand public, avec des contraintes de fiabilité et de sécurité bien plus exigeantes qu'en milieu industriel fermé. Boston Dynamics commercialise Spot depuis 2020 pour des applications d'inspection industrielle, pétrolière et de construction, mais les déploiements en sécurité événementielle restent rares et généralement limités à des pilotes discrets. Hyundai Motor Group a acquis Boston Dynamics en 2021 pour environ 1,1 milliard de dollars, faisant de la robotique mobile l'un de ses axes stratégiques aux côtés de l'électrification. Sur ce segment, Spot est en concurrence directe avec les quadrupèdes de Unitree (Chine) et ANYbotics (Suisse), ce dernier davantage positionné sur l'industrie lourde et les infrastructures critiques. La Coupe du Monde 2026, 48 équipes, 104 matches, trois pays, constitue la plus grande édition de l'histoire du tournoi, et Hyundai l'utilise manifestement comme vitrine commerciale. Les performances opérationnelles des quatre Spot sur les six semaines de compétition seront scrutées par les organisateurs d'événements sportifs et les gestionnaires de sites qui évaluent actuellement la robotique de surveillance comme alternative ou complément aux agents de sécurité humains.

UEImpact indirect : le déploiement valide le segment sécurité événementielle et renforce la pression concurrentielle sur ANYbotics (Suisse), principal acteur européen du quadrupède industriel, sans implication directe d'entreprises ou réglementations françaises ou européennes.

IndustrielOpinion
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Robot Talk Épisode 160 : la forge robotisée, avec Edward Mehr
54Robohub 

Robot Talk Épisode 160 : la forge robotisée, avec Edward Mehr

Machina Labs, startup californienne spécialisée dans la fabrication avancée, a participé à l'épisode 160 du podcast Robot Talk pour présenter son système RoboCraftsman, une plateforme robotique pilotée par IA conçue pour former des pièces métalliques complexes à la demande. Le système cible principalement les secteurs aérospatial, défense et automobile, des industries où la fabrication de pièces en faibles volumes et géométries complexes représente un goulot d'étranglement traditionnel. L'épisode, animé par Claire, met en lumière l'approche d'Edward Mehr, co-fondateur et CEO de l'entreprise, sans toutefois fournir de métriques opérationnelles précises (cycles, tolérances, cadences), le format podcast limitant naturellement la granularité technique. Ce que propose Machina Labs est structurellement intéressant pour les intégrateurs industriels : substituer les outillages dédiés, coûteux et longs à produire, par une cellule robotique reconfigurable via IA. Dans des filières comme l'aérospatiale ou la défense, où les séries courtes et les modifications fréquentes de design sont la norme, un système capable de former des tôles sans moule physique peut compresser significativement les délais de prototypage et de petite série. C'est la promesse du "flexible forming", encore à confirmer à l'échelle industrielle. Machina Labs a été fondée par Edward Mehr, ancien ingénieur chez SpaceX, Relativity Space, Google et Microsoft, ce qui explique le positionnement fort à l'intersection robotique/IA/fabrication. La startup s'inscrit dans un écosystème naissant de fabrication additive et soustractive robotisée, en concurrence indirecte avec des acteurs comme Velo3D ou Conflux Technology côté métal avancé. Aucune date de déploiement commercial ni levée de fonds n'est mentionnée dans la source disponible.

IndustrielOpinion
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Combien coûte un robot ?
55Robot Magazine FR 

Combien coûte un robot ?

Le marché de la robotique professionnelle couvre aujourd'hui plusieurs ordres de grandeur : un robot d'accueil débute autour de 5 000 euros, un robot de sécurité se négocie entre 15 000 et 50 000 euros, un robot industriel entre 20 000 et 150 000 euros, les robots agricoles dépassent souvent 250 000 euros, et les humanoïdes professionnels occupent une fourchette large de 20 000 à plus de 200 000 euros. Ces prix d'achat ne représentent pourtant qu'une partie de l'équation budgétaire réelle. Un robot acquis pour 20 000 euros peut nécessiter un investissement supplémentaire de même ampleur, voire de 50 000 à 100 000 euros, pour couvrir le développement logiciel, la personnalisation des scénarios métier, l'interfaçage avec les systèmes existants (ERP, WMS, SCADA), la formation des équipes et le support technique. Dans de nombreux projets, le coût d'intégration dépasse le prix du matériel. Cette réalité a des conséquences directes pour les décideurs industriels et les intégrateurs : comparer des robots sur le seul critère du prix catalogue est une démarche insuffisante. La grande majorité des robots de service commercialisés aujourd'hui sont produits en série, principalement en Asie, avec un matériel largement standardisé. Ce qui différencie deux projets concurrents, c'est la couche logicielle et l'adaptation à l'environnement opérationnel de l'entreprise. Ce constat bouscule le calcul du retour sur investissement traditionnel : une machine moins chère mais nécessitant une intégration lourde peut s'avérer plus coûteuse qu'un système plus onéreux mais clé en main. Les porteurs de projet ont intérêt à budgéter le coût total de possession (TCO) dès la phase de cadrage, et non au moment de la mise en service. En réponse à cette complexité, le modèle RaaS (Robot-as-a-Service) gagne du terrain : plutôt que d'acquérir le matériel, les entreprises souscrivent à un contrat mensuel tout inclus, réduisant l'investissement initial et limitant le risque technologique lors d'un premier déploiement pilote. Ce modèle, déjà adopté par des acteurs de la logistique et de la distribution, permet de valider un cas d'usage avant un déploiement à grande échelle. Sur le plan concurrentiel, la bataille se déplace progressivement du hardware vers le software : les intégrateurs et fabricants qui maîtrisent la supervision à distance, les mises à jour OTA et l'analyse de performance construisent un avantage défendable à long terme. Il convient de noter que l'article source, de nature essentiellement éditoriale, n'appuie pas ses fourchettes tarifaires sur des benchmarks indépendants publiés, et les chiffres cités sont à considérer comme des ordres de grandeur indicatifs plutôt que comme des données de marché auditées.

UELes décideurs industriels et intégrateurs français et européens peuvent s'appuyer sur ce cadre TCO/RaaS pour structurer leurs projets de déploiement robotique, mais l'article ne cible aucun marché ou régulation européenne en particulier.

IndustrielOpinion
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Visual Components lance une nouvelle version de son logiciel de simulation d'usine
56Robotics & Automation News 

Visual Components lance une nouvelle version de son logiciel de simulation d'usine

Visual Components a publié la version 5.1 de sa plateforme de simulation 3D d'usines et de programmation hors-ligne de robots. Cette mise à jour majeure introduit deux capacités clés : une simulation physique haute fidélité et un moteur d'orchestration robotique conçu pour monter en charge. La société, basée en Finlande et active depuis plus de 25 ans dans la simulation de production, cible avec cette version les environnements de production autonomes, où la complexité des flux multi-robots rend la programmation traditionnelle insuffisante. L'enjeu concret pour les intégrateurs et les décideurs industriels est double. D'abord, une physique plus précise réduit l'écart entre la simulation et le déploiement réel, le fameux "sim-to-real gap" qui grève les projets d'automatisation. Ensuite, l'orchestration scalable permet de modéliser et valider des cellules multi-robots avant toute installation physique, ce qui raccourcit les cycles de mise en service et limite les immobilisations coûteuses en phase de commissioning. C'est particulièrement pertinent pour les projets AMR (robots mobiles autonomes) et les lignes flexibles à reconfiguration fréquente. Visual Components 5.1 s'inscrit dans une dynamique de marché où les éditeurs de simulation (Siemens avec Process Simulate, Dassault avec DELMIA, RoboDK) investissent massivement dans la fidélité physique et l'intégration aux jumeaux numériques. La société n'a pas communiqué de tarification ni de dates de disponibilité précises pour cette version. Les détails techniques complets restent à ce stade limités au communiqué officiel, sans métriques de performance indépendantes publiées.

UEVisual Components, éditeur finlandais présent depuis 25 ans, renforce l'offre européenne de simulation industrielle et offre aux intégrateurs EU un outil pour réduire le sim-to-real gap dans les projets multi-robots avant déploiement physique.

IndustrielActu
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Standard Bots lève 200 millions de dollars pour développer sa présence dans l'industrie manufacturière américaine
57Robotics Business Review 

Standard Bots lève 200 millions de dollars pour développer sa présence dans l'industrie manufacturière américaine

Standard Bots, fabricant américain de bras robotiques industriels basé à Glen Cove (New York), a annoncé le 9 juin 2026 une levée de fonds de 200 millions de dollars en Série C, portant sa valorisation à un milliard de dollars. Le tour a été mené par RoboStrategy, un fonds fermé coté spécialisé en robotique, avec la participation d'investisseurs existants. La société prévoit d'utiliser ce capital pour agrandir son site de production de Glen Cove à 70 000 pieds carrés (environ 6 500 m²), où elle assemble l'intégralité de sa chaîne de valeur sur sol américain. Standard Bots commercialise des bras robotiques avec des charges utiles de 7 à 30 kg, ainsi que des humanoïdes industriels, tous programmables par démonstration sans ligne de code. Les applications couvertes incluent l'usinage, la soudure, la palettisation, le meulage, le vissage, la distribution, l'assemblage et l'inspection. La société affirme avoir déployé ses robots auprès de centaines d'entreprises américaines dans presque tous les États, des grands comptes Fortune 100 aux PME manufacturières. La levée intervient dans un contexte de réindustrialisation américaine sous tension compétitive forte. Standard Bots avance un chiffre structurant : la Chine a installé neuf fois plus de robots industriels que les États-Unis l'an dernier, davantage que le reste du monde combiné. Le pays est passé de 20 millions d'emplois manufacturiers en 1979 à 13 millions aujourd'hui, un recul que Standard Bots attribue en partie à l'absence d'investissement national en automatisation. La société revendique une trajectoire permettant de représenter 10% des nouveaux déploiements de robots industriels américains d'ici à l'an prochain -- un objectif ambitieux dont aucun audit tiers n'est mentionné. L'argument différenciant central est l'apprentissage par démonstration ("physical AI"), qui réduit le temps d'intégration sur le terrain sans nécessiter d'intégrateur spécialisé -- un point de douleur réel pour les manufacturiers de taille intermédiaire. Standard Bots a été fondée par Evan Beard, qui cumule les rôles de PDG et d'ingénieur en chef -- une configuration de fondateur-technicien rare dans l'industrie robotique traditionnellement dominée par des groupes comme FANUC, KUKA (Midea), ABB et Yaskawa. La société se positionne explicitement contre les équipements d'origine chinoise : elle conseille la Maison Blanche et le Congrès sur une stratégie nationale robotique, avec parmi ses recommandations une interdiction d'importation de robots et composants industriels chinois -- ce qui place Standard Bots à l'intersection du lobbying industriel et de la politique commerciale américaine. Face à elle, on trouve aussi des acteurs "AI-native" comme Machina Labs ou Veo Robotics dans le segment programmation sans code, et des startups en humanoides industriels comme Figure ou Apptronik. Les prochaines étapes annoncées se limitent à la montée en cadence de production à Glen Cove ; aucun partenariat ni déploiement pilote à grande échelle n'est précisé dans cette annonce.

UELa politique de réindustrialisation américaine et le lobbying pour interdire les robots industriels chinois pourraient alimenter des débats similaires en Europe sur la dépendance aux équipementiers asiatiques (KUKA/Midea, Yaskawa), sans impact direct immédiat sur la France ou l'UE.

IndustrielActu
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Automatisation centre d’usinage : guide complet du changeur de palettes CNC
58Robot Magazine FR 

Automatisation centre d’usinage : guide complet du changeur de palettes CNC

Les centres d'usinage CNC perdent en moyenne une fraction significative de leur capacité productive au moment du chargement et déchargement manuel des pièces. Pour y remédier, les systèmes de changement automatique de palettes permettent aujourd'hui de porter le temps d'utilisation broche de 8 heures à 20-22 heures par jour, en maintenant la production sans opérateur sur des plages nocturnes. Le principe est direct : pendant qu'une palette est usinée en machine, la suivante est préparée en parallèle sur la station de chargement, ramenant le temps de changement de série à quasi zéro. Les configurations disponibles vont du changeur deux postes intégré à la machine jusqu'aux systèmes de stockage circulaire gérant plusieurs dizaines de références simultanément, chaque palette embarquant son programme CNC, son bridage et ses outils associés. Liebherr positionne dans ce segment sa gamme PHS (Pallet Handling System), présentée comme compatible avec la majorité des centres d'usinage du marché, toutes marques confondues, dans des architectures compactes circulaires ou en étoile conçues pour s'intégrer sans refonte majeure du layout atelier. L'intérêt industriel dépasse la simple réduction des temps morts. Un pool de palettes piloté par un logiciel d'ordonnancement permet d'enchaîner des séries courtes et des pièces unitaires en automatique, un profil de production historiquement jugé difficile à automatiser. C'est ce que les intégrateurs appellent l'automatisation flexible : la cellule s'adapte en temps réel aux priorités de commande, sans reconfiguration manuelle. Pour un COO industriel, cela signifie concrètement une montée en cadence sans augmentation des effectifs de nuit, et une réduction de la variabilité liée aux interventions humaines. La modularité des systèmes actuels, démarrables avec un petit pool extensible progressivement, réduit aussi le seuil d'entrée en investissement. Ces arguments méritent cependant d'être évalués cas par cas : les gains annoncés (8h vs 22h) supposent un mix produit suffisamment répétitif pour remplir les palettes, et les chiffres présentés ici s'appuient sur un article de nature promotionnelle sans données d'application client indépendantes. Liebherr Verzahntechnik, filiale du groupe allemand Liebherr spécialisée dans l'automatisation de production, opère dans un marché où Fastems (Finlande), System 3R (groupe GF Machining Solutions), Erowa (Suisse) et Heckert se disputent les grands comptes de l'usinage automatisé. Le segment du stockage de palettes compact est en croissance directe avec la pénurie de main-d'oeuvre qualifiée en atelier et la pression sur les délais dans l'aéronautique, le médical et la mécanique de précision. Aucun acteur français ou européen émergent n'est mentionné dans l'article source. La suite logique pour Liebherr passe par l'intégration plus poussée avec les jumeaux numériques d'atelier et les ERP, un terrain sur lequel Fastems est déjà actif avec son MMS (Manufacturing Management Software).

UELiebherr (DE), Fastems (FI) et Erowa (CH) sont des acteurs européens directement positionnés sur ce segment en croissance, porté par la pénurie de main-d'œuvre qualifiée dans l'industrie manufacturière européenne.

IndustrielTuto
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Modélisation par réseau de Petri et ordonnancement sans interblocage pour systèmes AGV hétérogènes attachables
59arXiv cs.RO 

Modélisation par réseau de Petri et ordonnancement sans interblocage pour systèmes AGV hétérogènes attachables

Une équipe de chercheurs a publié sur arXiv (identifiant 2508.00724) un cadre de planification sans interblocage pour des systèmes de véhicules autoguidés (AGV) hétérogènes et attachables, où des unités "porteuses" (carriers) et des "navettes" (shuttles) peuvent s'accoupler physiquement pour accomplir des tâches coopératives avant de se séparer à la demande. Ce mode d'opération introduit une difficulté computationnelle sévère : la synchronisation imposée par les couplages physiques rend la flotte fortement interdépendante et vulnérable aux interblocages (deadlocks), situations où aucun véhicule ne peut progresser parce que chacun attend qu'un autre se déplace. Pour y répondre, les auteurs proposent un modèle en réseau de Petri intégré dans un algorithme de recherche adaptative à grand voisinage (ALNS), capable de transformer des permutations statiques de tâches en processus collaboratifs dynamiques et de prévenir proactivement les interblocages par analyse structurelle. L'intérêt industriel de ce travail tient à la combinaison de deux verrous : la planification de flottes hétérogènes (où les AGV ne sont pas interchangeables) et la gestion des deadlocks sans exploration exhaustive de l'espace d'états. Les expériences sur instances réelles et synthétiques montrent que l'ALNS proposé surpasse à la fois la politique opérationnelle actuellement déployée sur site, les solveurs exacts, et les métaheuristiques de référence, avec un gain significatif en efficacité computationnelle. Une analyse de sensibilité fournit par ailleurs des recommandations concrètes pour le dimensionnement optimal de la flotte, ce qui rend le cadre potentiellement actionnable pour des décideurs logistiques ou des intégrateurs industriels. Ce travail s'inscrit dans un courant de recherche actif sur la coordination de flottes AMR et AGV hétérogènes, domaine où des acteurs comme Exotec en France (systèmes Skypod) ou Geek+ et Quicktron en Asie proposent des flottes spécialisées mais généralement homogènes. La thèse centrale du papier reste à confronter à des déploiements industriels à grande échelle : les instances "réelles" mentionnées dans le résumé ne sont pas quantifiées en termes de nombre d'AGV ou de volume de tâches traités, ce qui limite la portée immédiate des conclusions. Les extensions naturelles incluent l'intégration de contraintes de recharge, la gestion de topologies dynamiques, et la validation sur des benchmarks standardisés du secteur AMR.

UELe cadre proposé pourrait à terme informer la conception de flottes AGV hétérogènes chez des acteurs européens de la logistique robotisée comme Exotec, dont les systèmes Skypod actuels restent homogènes.

IndustrielPaper
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Les robots explorent des environnements inconnus grâce à un lidar avancé
60Interesting Engineering 

Les robots explorent des environnements inconnus grâce à un lidar avancé

Ouster, spécialiste du lidar basé à San Francisco, et FieldAI, développeur d'IA robotique californien, ont annoncé un partenariat centré sur l'intégration du capteur lidar numérique Rev8 d'Ouster avec la plateforme Field Foundation Models de FieldAI. L'objectif : permettre à des robots généralistes de se déployer sur de nouveaux sites industriels sans cartographie préalable, sans infrastructure dédiée et sans modification de l'environnement. La plateforme FieldAI est conçue comme un "cerveau" universel capable d'opérer sur des types de robots très différents, dans des conditions changeantes : chantiers de construction, mines, sites énergétiques, installations souterraines et zones industrielles sans couverture GPS. Le Rev8 apporte une couche de perception couleur native aux données lidar classiques, combinant ainsi la précision de la mesure de distance par impulsions laser avec une interprétation chromatique de l'environnement. Aucun chiffre de déploiement, de prix ou de volume client n'a été communiqué dans l'annonce, il s'agit à ce stade d'une collaboration technologique déclarée, pas d'un produit expédié. Ce partenariat pointe vers un verrou structurel du secteur : la dépendance des robots industriels aux environnements précartographiés. Les systèmes AMR (autonomous mobile robots) conventionnels exigent typiquement des semaines de mapping, des marquages au sol ou des balises fixes avant de pouvoir opérer. La proposition de FieldAI, entrer sur un site comme un nouvel employé, évaluer l'environnement et commencer à travailler sans connaissance préalable, représente un changement de paradigme si elle se confirme à l'échelle. L'ajout du lidar couleur Rev8 renforce l'interprétabilité des décisions du robot (distinguer un obstacle fixe d'un opérateur en mouvement, identifier des équipements par leur apparence) et améliore la sécurité dans des contextes où caméras seules ou GPS sont insuffisants. Pour un intégrateur ou un COO industriel, cela se traduit potentiellement par une réduction significative des coûts et délais de mise en service, le principal frein commercial des déploiements robotiques en environnements non structurés. FieldAI s'est construit sur la conviction que les grands modèles de fondation, entraînés à comprendre le monde physique plutôt qu'une tâche spécifique, constituent la brique manquante pour généraliser l'autonomie robotique. Ouster, de son côté, est issu de la vague lidar initiée par Velodyne et ses concurrents ; son passage au lidar numérique (SPAD-based) lui a permis de réduire les coûts et d'augmenter la résolution. Sur le marché des capteurs de perception pour robots industriels, Ouster concurrence Hesai (Chine), Innoviz (Israël) et Luminar (États-Unis), tandis que FieldAI se positionne face à des plateformes d'intelligence robotique comme Boston Dynamics AI Institute, Intrinsic (Google) ou ANYbotics. Aucun acteur européen n'est impliqué dans ce partenariat. Les prochaines étapes annoncées incluent l'intégration du Rev8 dans les déploiements en cours de FieldAI chez ses clients industriels, sans calendrier précis communiqué.

IndustrielOpinion
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NVIDIA et Doosan Group s'associent pour développer l'IA physique et les infrastructures d'usines IA
61NVIDIA Blog Robotics 

NVIDIA et Doosan Group s'associent pour développer l'IA physique et les infrastructures d'usines IA

NVIDIA et le conglomérat sud-coréen Doosan Group ont annoncé en juin 2026 un élargissement de leur collaboration couvrant quatre entités du groupe : Doosan Robotics, Doosan Bobcat, Doosan Enerbility et Doosan Corporation Electro-Materials BG. Côté robotique, Doosan Robotics intègre la pile physique AI de NVIDIA, dont Isaac Sim et Isaac Lab pour la simulation, les modèles de fondation Cosmos pour la génération de monde physique, le moteur de physique open source Newton, et le SoC embarqué Jetson Thor. L'objectif est de faire évoluer leur plateforme "Agentic Robot OS" -- présentée comme une couche logicielle unifiant perception, raisonnement, simulation, apprentissage et inférence on-device -- pour des tâches industrielles concrètes comme la dépalettisation et le ponçage, ainsi que pour de nouveaux facteurs de forme incluant des bras doubles et des plateformes humanoïdes. Doosan Bobcat, spécialisé dans les engins compacts (construction, agriculture, manutention), entend de son côté exploiter les mêmes technologies pour développer des world models spécialisés. Enfin, Doosan Enerbility explore l'alimentation des AI factories NVIDIA via turbines à gaz, vapeur, réacteurs modulaires de petite taille (SMR) et piles à combustible hydrogène, pendant que Doosan Electro-Materials fournit des copper clad laminates (CCL) haute performance pour les PCB des accélérateurs et serveurs IA compatibles NVIDIA MGX. Il faut lire cette annonce pour ce qu'elle est : un accord de collaboration, pas un déploiement. Aucun chiffre de production, de cycle time, ni de volume shipment n'est communiqué. Cela dit, la structure de l'accord est stratégiquement cohérente. Doosan couvre plusieurs couches de la chaîne de valeur de l'infrastructure IA simultanément : hardware embarqué (Jetson Thor sur cobots), logiciel de simulation (Isaac Lab), matériaux de base pour data centers (CCL), et production d'énergie pour alimenter ces mêmes data centers. Pour les intégrateurs industriels, le signal le plus concret est le passage revendiqué de Doosan Robotics d'un fournisseur de bras articulés vers une entreprise "AI-first full-stack" -- une ambition que partagent Universal Robots, Fanuc et Yaskawa, mais que peu ont encore matérialisée à l'échelle. L'intégration sim-to-real via Cosmos et Newton suggère une volonté de réduire le demo-to-reality gap qui plombe encore de nombreuses démonstrations de manipulation complexe. Doosan Group, fondé en Corée du Sud en 1896 et désormais actif dans l'énergie, l'industrie lourde et la robotique, a acquis Bobcat en 2007 et structuré Doosan Robotics en unité autonome cotée en 2023. Sur le terrain de la robotique collaborative, ses concurrents directs incluent Universal Robots (acquis par Teradyne), FANUC, ABB et Techman Robot, tous en train d'intégrer des couches IA similaires. Sur le segment humanoïde, auquel Doosan fait désormais référence explicitement, la concurrence est plus intense encore : Figure (qui déploie chez BMW), Agility Robotics (Amazon), 1X, Apptronik et Tesla Optimus avancent tous sur des timelines industrielles. NVIDIA, de son côté, capitalise sur cette annonce pour consolider son positionnement de "système d'exploitation de la robotique physique", après des accords similaires avec Boston Dynamics, Foxconn et Intrinsic (Alphabet). Les prochaines étapes mentionnées restent vagues : des cas d'usage de référence sont "en cours de développement", sans date ni client annoncés.

IndustrielOpinion
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Les robots peuvent améliorer les conditions des travailleurs en manufacture plutôt que les remplacer
62Robotics Business Review 

Les robots peuvent améliorer les conditions des travailleurs en manufacture plutôt que les remplacer

En 2024, 542 000 robots industriels ont été installés dans le monde, soit plus du double du volume déployé dix ans auparavant selon l'International Federation of Robotics (IFR). Derrière cette courbe d'adoption, une réalité moins visible s'impose : un peu plus de la moitié des fabricants mondiaux adoptent désormais les robots principalement pour améliorer la qualité, et non plus seulement pour gagner en cadence. Parallèlement, 70 % des industriels capturent encore leurs données de production manuellement, révélant un écart infrastructurel considérable entre les ambitions de l'automatisation et la réalité des ateliers. L'exemple du café Dawn au Japon, opéré par OryLab, illustre un modèle alternatif : des personnes en situation de handicap y téléopèrent des robots depuis chez elles, démontrant que l'automatisation peut élargir le bassin de travailleurs plutôt que le réduire. Ce modèle commence à trouver des équivalents dans l'industrie manufacturière. L'obstacle central à l'autonomie robotique n'est pas d'ordre technique mais épistémique : c'est le fossé de connaissance entre ce que font les opérateurs et pourquoi ils le font ainsi. Les gestes d'un technicien expérimenté, affinés sur des années voire des décennies, deviennent en grande partie instinctifs et résistent à la formalisation. Des capteurs de mouvement couplés à des systèmes d'IA générative permettent aujourd'hui de progresser sur la captation des actions physiques, mais transposer la logique contextuelle derrière ces actions reste un problème ouvert. Sans résoudre cette équation, les robots ne peuvent pas dépasser l'exécution de tâches basiques à l'échelle, et l'autonomie complète demeure hors portée pour la majorité des processus complexes. Ce constat remet en question les discours anticipant un remplacement massif à court terme, et souligne que la vraie condition préalable à l'automatisation avancée est une refonte des workflows de données, de fond en comble. La transformation numérique de l'industrie fait évoluer structurellement les compétences recherchées : pensée stratégique, résolution de problèmes, design de processus, maîtrise des données. La capacité manuelle libérée par les robots sur les tâches à faible valeur ajoutée peut être réorientée vers la supervision, les relations fournisseurs, la conformité réglementaire et l'architecture des systèmes IA. L'article adopte une posture prospective et généraliste plutôt qu'il ne rapporte des déploiements concrets ou des produits identifiables, ce qui limite la portée opérationnelle immédiate de son analyse. Aucun intégrateur, OEM ou startup robotique n'est cité nommément au-delà d'OryLab. Le RoboBusiness 2026 est mentionné en filigrane comme espace de discussion pour ces enjeux. Le défi reste d'ordre organisationnel autant que technologique : l'infrastructure de données et les processus de capture de connaissance tacite constituent le vrai prérequis à l'autonomie robotique industrielle.

UEAucun impact direct sur la France/UE, bien que le constat sur l'écart infrastructurel de capture de données (70 % manuelle) s'applique aux fabricants européens en compétition avec les leaders asiatiques de l'automatisation.

IndustrielOpinion
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Fanuc automatise l'une des tâches les plus difficiles de la fabrication de meubles grâce à une cellule robotisée
63Robotics & Automation News 

Fanuc automatise l'une des tâches les plus difficiles de la fabrication de meubles grâce à une cellule robotisée

Un fabricant canadien de meubles a automatisé le garnissage de sièges de chaises, l'une des tâches les plus difficiles à mécaniser dans l'industrie de l'ameublement, grâce à une cellule robotisée conçue par Dvolu, intégrateur agréé Fanuc. Le coeur du système est un robot industriel Fanuc M-710iC, un bras 6 axes de la gamme moyenne charge de Fanuc (payload typique : 12 à 70 kg selon variante), capable d'exécuter en séquence plusieurs opérations jusqu'ici réservées à des opérateurs qualifiés : étirement du tissu, agrafage, découpe des surplus et palettisation des sièges finis. L'automatisation du garnissage représente un défi technique significatif : les matériaux souples (tissu, mousse, cuir) sont difficiles à saisir et à positionner de manière reproductible, ce qui explique que ce secteur soit resté largement manuel. Le fait qu'une cellule commerciale opérationnelle ait été déployée chez un fabricant de série suggère que les approches de manipulation de matériaux déformables progressent au-delà du stade laboratoire, même si l'article ne fournit pas de métriques de cadence ou de taux de défaut permettant d'évaluer objectivement la performance réelle. Fanuc domine le marché mondial des robots industriels avec plus de 900 000 unités installées, et son réseau d'intégrateurs certifiés joue un rôle clé dans la pénétration de secteurs non traditionnels. Dvolu, basé au Canada, se positionne sur ce créneau de l'industrie manufacturière légère. Dans un contexte où les pénuries de main-d'oeuvre qualifiée pèsent sur les fabricants de meubles nord-américains, ce type de cellule clé en main pourrait accélérer l'adoption robotique dans un secteur historiquement sous-automatisé.

IndustrielActu
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Proteus intègre la compréhension du langage naturel tandis qu'Amazon étend ses déploiements de robots en Europe
64Robotics Business Review 

Proteus intègre la compréhension du langage naturel tandis qu'Amazon étend ses déploiements de robots en Europe

Lors de son événement "Delivering the Future" organisé à Londres le 4 juin 2026, Amazon a présenté la prochaine génération de son robot mobile autonome (AMR) Proteus, désormais capable de comprendre des commandes en langage naturel. Sans aucune programmation préalable, un opérateur peut désormais indiquer verbalement à l'engin où aller et quoi transporter : le robot détermine lui-même la priorité, l'itinéraire et le timing. Proteus est conçu pour déplacer des chariots pesant jusqu'à 400 kg et est actuellement déployé dans 24 centres de fulfillment aux États-Unis. Amazon prévoit de l'étendre à l'Europe au premier semestre 2027, en commençant par des pilotes en laboratoire. En parallèle, le système collaboratif STARK, basé sur un bras FANUC CRX-30iA à limitation de force et de puissance, sera déployé sur 15 sites européens d'ici 2027, après un premier pilote à Barcelone. Le robot de picking Vulcan, décrit par Amazon comme son "premier système robotique doté du sens du toucher", est quant à lui déjà opérationnel à Hambourg, en Allemagne, après une première installation à Spokane, Washington. L'ensemble de ces déploiements s'inscrit dans un investissement annoncé de plus de 10 milliards d'euros dans la modernisation des opérations européennes, assorti d'un plan de recrutement de 25 000 personnes supplémentaires. L'intégration du langage naturel dans un AMR de grande série est un signal industriel notable : elle abaisse significativement la barrière à l'adoption pour les sites qui ne disposent pas d'ingénieurs robotique internes. Pour un intégrateur ou un COO logistique, cela signifie une réduction des coûts de mise en service et une plus grande flexibilité opérationnelle sans reprogrammation. STARK illustre une autre tendance de fond : l'émergence de bras collaboratifs (cobots) à force limitée pour des tâches de manutention lourde autrefois réservées aux AGV ou aux opérateurs humains. Vulcan, avec sa perception haptique pour le picking en rayonnage dense, confirme que la manipulation d'objets non structurés dans des environnements réels avance plus vite que ce que le secteur anticipait il y a trois ans. Il convient toutefois de noter qu'Amazon communique sur des plans de déploiement et des pilotes en cours, pas sur des métriques de performance vérifiées indépendamment. Amazon a acquis Kiva Systems en 2012 pour 775 millions de dollars, posant les bases de ce qui est devenu l'une des plus grandes flottes robotisées au monde, dépassant aujourd'hui le million d'unités déployées. Sur le marché européen, Amazon se positionne face à des acteurs comme Exotec, la scale-up française dont le système Skypod équipe déjà plusieurs grands distributeurs, ainsi qu'à AutoStore et Geek+ sur le segment des AMR de stockage. La concentration de l'annonce sur l'Europe, avec un investissement de 10 milliards d'euros et un discours assumé autour de l'innovation opérationnelle sur le continent, suggère également une dimension de communication institutionnelle dans un contexte réglementaire et social tendu autour de l'automatisation des entrepôts.

UEVulcan est déjà opérationnel à Hambourg et STARK sera déployé sur 15 sites européens d'ici 2027, exposant directement Exotec et les intégrateurs logistiques européens à la concurrence frontale d'Amazon sur leur propre marché.

IndustrielActu
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Le robot d'entrepôt Proteus d'Amazon planifie désormais ses tâches directement depuis des instructions textuelles
65Interesting Engineering 

Le robot d'entrepôt Proteus d'Amazon planifie désormais ses tâches directement depuis des instructions textuelles

Amazon a présenté une version mise à jour de son robot autonome Proteus lors de l'événement "Delivering the Future" à Londres, accompagnée d'un investissement annoncé de plus de 10 milliards d'euros dans la modernisation de son réseau logistique européen. La principale nouveauté de ce Proteus de nouvelle génération est son interface en langage naturel : un opérateur saisit une requête textuelle ordinaire, et le robot détermine lui-même la priorité de la tâche, calcule un itinéraire et planifie l'exécution. Contrairement aux versions précédentes cantonnées aux zones de quai (dock operations), il peut désormais circuler dans l'ensemble d'un centre de distribution pour tracter des chariots lourds. Amazon mène actuellement des pilotes dans ses installations de recherche et prévoit un déploiement européen au premier semestre 2027. L'événement a aussi annoncé l'extension de STARK, un système de manutention de bacs de stockage (tote-handling) déjà piloté à Barcelone, vers 15 sites européens d'ici 2027, et la poursuite du déploiement de Vulcan, son robot à préhension tactile. L'intégration d'une interface en langage naturel dans un robot de manutention industrielle représente un changement opérationnel potentiellement significatif. Diriger un AGV ou un robot autonome nécessitait jusqu'ici une programmation spécialisée ou une configuration via interfaces dédiées, une barrière réelle en contexte d'entrepôt à fort turnover. Si cette approche tient à l'échelle, elle réduit le coût d'intégration humain-robot et accélère l'onboarding des opérateurs. Pour les décideurs B2B, le signal est notable : Amazon teste une couche d'abstraction LLM au-dessus de sa flotte robotique, une direction qu'explorent également Figure AI côté humanoïde avec son interface vocale sur Figure 02. L'annonce confirme que le principal verrou n'est plus le sim-to-real mais l'interfaçage homme-machine et la flexibilité de déploiement. Il faut cependant souligner qu'il s'agit ici de pilotes en cours avec un horizon 2027, pas d'un déploiement en production généralisé. Proteus existe depuis 2022, présenté alors comme le premier robot autonome d'Amazon certifié pour opérer aux côtés des humains sans cage de protection, mais limité aux opérations de quai. Amazon compte aujourd'hui plus de 750 000 robots dans ses entrepôts mondiaux, dans un écosystème incluant Sparrow, Cardinal, Vulcan et STARK. En Europe, les concurrents directs sur le segment AMR logistique incluent Exotec (France, système Skypod déployé chez Carrefour et Decathlon) et AutoStore, bien qu'aucun n'ait encore annoncé d'interface LLM pour la direction des robots en langage naturel. L'annonce des 25 000 créations d'emplois en Europe et du milliard de dollars engagé dans le programme Career Choice d'ici 2030 s'inscrit dans la communication habituelle d'Amazon pour contrebalancer les narratifs d'automatisation-suppression d'emplois. Les prochaines étapes à surveiller : la performance réelle des pilotes Proteus en conditions de production, le calendrier précis de l'extension de STARK, et d'éventuelles publications techniques sur l'architecture LLM embarquée.

UEAmazon engage plus de 10 milliards d'euros dans son réseau logistique européen avec déploiement prévu dans 15 sites EU d'ici 2027, ce qui met directement sous pression les acteurs AMR européens, notamment Exotec (France), sur leur différenciation technologique face à une interface LLM qu'aucun concurrent n'a encore annoncée.

IndustrielOpinion
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Serve Robotics s'étend au-delà de la livraison alimentaire avec un service de blanchisserie autonome
66Robotics & Automation News 

Serve Robotics s'étend au-delà de la livraison alimentaire avec un service de blanchisserie autonome

Serve Robotics, la startup californienne spécialisée dans la livraison autonome par robot-trottoir, annonce un partenariat commercial avec NoScrubs, service de laverie à la demande en croissance rapide. Le pilote, lancé cette semaine dans plusieurs quartiers de Los Angeles, mobilise la flotte existante de robots autonomes de Serve pour livrer les commandes de linge directement à la porte des clients. Il s'agit du premier contrat de livraison urbaine de l'entreprise en dehors de la restauration préparée. L'article source, issu d'un communiqué de presse, ne fournit pas de métriques opérationnelles (taille de la flotte dédiée, temps de cycle, volumes de commandes cibles), ce qui limite l'évaluation des ambitions réelles du pilote. L'intérêt stratégique réside dans la diversification du cas d'usage : les robots-trottoirs de Serve, jusqu'ici cantonnés à la livraison Uber Eats, démontrent leur capacité à s'intégrer dans des verticales à haute fréquence au-delà du food. Pour les opérateurs de flotte et les intégrateurs logistiques, c'est un signal que le modèle économique de la livraison autonome de dernier kilomètre peut être mutualisé entre secteurs, laundry, pharmacie, épicerie, améliorant le taux d'utilisation des robots et réduisant le coût par livraison. Cela reste toutefois un pilote annoncé, pas un déploiement à l'échelle prouvé. Serve Robotics est issu de Postmates (racheté par Uber), devenu entité indépendante en 2021 avec le soutien de Nvidia au capital. L'entreprise opère principalement à Los Angeles, son seul marché commercial actif à ce jour. Elle fait face à la concurrence de Starship Technologies (déployé sur campus et en banlieue résidentielle aux États-Unis et en Europe), Coco (Los Angeles, modèle téléopéré), et Kiwibot. La prochaine étape décisive sera l'extension géographique du pilote NoScrubs et la publication de données opérationnelles permettant de juger la viabilité du modèle hors restauration.

IndustrielActu
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Appetronix acquiert Cibotica pour étendre son automatisation robotique de la restauration au-delà de la pizza
67Robotics & Automation News 

Appetronix acquiert Cibotica pour étendre son automatisation robotique de la restauration au-delà de la pizza

Appetronix, spécialiste des systèmes robotisés pour la restauration, a annoncé l'acquisition de Cibotica, une entreprise spécialisée en robotique alimentaire. Les termes financiers de la transaction n'ont pas été divulgués. L'opération intègre au portefeuille d'Appetronix la technologie de Cibotica en matière de distribution automatisée d'ingrédients et de dosage, ainsi que son robot Remy. L'objectif déclaré est d'étendre la plateforme d'automatisation au-delà de la pizza, vers d'autres catégories de plats préparés en restauration rapide et collective. Cette acquisition illustre une tendance de consolidation dans le segment de la robotique de cuisine, où les acteurs cherchent à passer de solutions mono-usage à des plateformes polyvalentes. La capacité à automatiser le dosage et la préparation sur plusieurs types de produits est un enjeu central pour la commercialisation à grande échelle : un robot uniquement capable de faire des pizzas reste difficile à amortir pour un opérateur multi-concepts. Intégrer la technologie de Cibotica permettrait à Appetronix de proposer une offre plus généraliste, réduisant la friction commerciale auprès des chaînes de restauration diversifiées. Le marché de la robotique alimentaire reste fragmenté, avec des acteurs comme Miso Robotics (friteuses), Picnic (pizzas), ou Hyphen (bowls) qui ont chacun misé sur une spécialité. Appetronix cherche visiblement à se différencier par la largeur de gamme plutôt que la profondeur verticale. Aucun chiffre de déploiement ni calendrier de lancement pour les nouveaux cas d'usage n'a été communiqué à ce stade, ce qui place l'annonce davantage du côté du teaser stratégique que du produit livré.

IndustrielOpinion
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Robotiq lance une plateforme IA pour automatiser l'intégration des cellules robotiques
68Robotics & Automation News 

Robotiq lance une plateforme IA pour automatiser l'intégration des cellules robotiques

Robotiq, fabricant québécois d'effecteurs pour robots collaboratifs, a annoncé le lancement d'IQ, une plateforme d'intelligence artificielle conçue pour automatiser l'intégration de cellules robotiques industrielles. IQ ingère les données non structurées des projets d'automatisation, spécifications client, contraintes d'atelier, historiques de projets, pour coordonner les workflows d'ingénierie et générer des designs de cellules validés. L'objectif affiché est de réduire la dépendance aux experts intégrateurs humains, dont la rareté constitue l'un des principaux goulots d'étranglement du secteur. Les métriques de gain de temps ou de réduction de coût restent pour l'instant non communiquées publiquement. L'intégration d'une cellule robotique demeure aujourd'hui un processus largement artisanal, chronophage et peu reproductible d'un site à l'autre. En automatisant la capture des exigences et la génération de designs à partir de données historiques réelles, IQ cible directement le fossé entre phase de conception et déploiement effectif. Pour les intégrateurs partenaires de Robotiq, le bénéfice potentiel est concret : scaler les opérations sans recruter proportionnellement d'ingénieurs seniors, dans un marché où les profils spécialisés se raréfient. Fondée en 2008 à Lévis (Québec), Robotiq s'est imposée comme fournisseur de référence d'accessoires pour cobots, pinces adaptatives, capteurs force/couple, principalement sur les plateformes Universal Robots et Fanuc. IQ marque un pivot vers la couche logicielle de gestion de projets, terrain où la société entre en concurrence indirecte avec Vention, qui opère déjà une plateforme cloud de conception et déploiement de cellules, ou encore Wandelbots côté programmation. Les modalités d'accès pour les partenaires intégrateurs et les timelines de déploiement à grande échelle n'ont pas encore été précisées.

UELa plateforme IQ entre en concurrence directe avec Wandelbots (Allemagne) sur la programmation et gestion de cellules cobots ; les intégrateurs européens sur Universal Robots et Fanuc devront évaluer cette offre face aux solutions européennes existantes.

IndustrielOpinion
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Locus Robotics agrandit son siège européen avec un nouveau centre de démonstration et d'accueil clients
69Robotics & Automation News 

Locus Robotics agrandit son siège européen avec un nouveau centre de démonstration et d'accueil clients

Locus Robotics, spécialiste américain des robots mobiles autonomes (AMR) pour l'intralogistique, annonce le déménagement de son siège européen vers le Logistics Campus Aalsmeer, aux Pays-Bas, en périphérie d'Amsterdam. La nouvelle implantation, plus grande que l'actuelle, concentrera les équipes régionales, les opérations d'entrepôt, les démonstrations clients, la formation aux solutions, l'engagement partenaires et la gestion du cycle de vie des robots en Europe. Aucun chiffre précis sur la superficie ou le calendrier de transition n'a été communiqué dans l'annonce. Pour un intégrateur ou un décideur logistique, l'ouverture d'un hub de démonstration physique en Europe occidentale est un signal de maturité commerciale : elle réduit les frictions du cycle de vente B2B en permettant des preuves de concept sur site, sans déplacement aux États-Unis. Le choix d'Aalsmeer, nœud logistique reconnu notamment pour la distribution florale et la proximité des grands entrepôts du e-commerce néerlandais, positionne Locus sur les flux à haute cadence de picking où ses AMR collaboratifs opèrent. Cela dit, l'annonce reste au stade de la communication d'intention : aucun chiffre de déploiement, de contrat signé ou de date d'inauguration n'est précisé. Locus Robotics, fondée en 2014 à Wilmington (Massachusetts), a traversé plusieurs cycles de restructuration ces dernières années, dont des réductions d'effectifs en 2023, avant de recentrer sa stratégie sur les marchés à fort volume. En Europe, ses concurrents directs incluent Exotec (Lille, France), dont la plateforme Skypod est déployée chez Decathlon et Carrefour, ainsi que Geek+ et 6 River Systems (Shopify). La mise en place d'une infrastructure démo-formation locale vise à combler le déficit de présence physique face à ces acteurs déjà bien établis sur le continent.

UELocus Robotics établit un hub de démonstration physique aux Pays-Bas, intensifiant la concurrence sur le marché européen des AMR intralogistiques face à des acteurs comme Exotec.

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Festo lance un préhenseur pneumatique léger et teste GripperAI
70Robotics Business Review 

Festo lance un préhenseur pneumatique léger et teste GripperAI

Festo, fabricant allemand d'automatisation industrielle basé à Esslingen am Neckar, a lancé le HPPH, une pince pneumatique parallèle à deux doigts conçue pour les robots collaboratifs. D'un poids de 0,68 kg, ce préhenseur intègre directement dans son corps la valve de contrôle pneumatique, les capteurs de position et l'interface électrique, supprimant les composants externes habituellement montés en amont sur le bras. L'ouverture maximale atteint 16 mm pour une charge utile maximale de 1 kg. En mode collaboratif, la force de serrage est limitée à 140 N, soit l'équivalent d'une poignée de main ferme, conformément à la norme ISO/TS 15066. Cette limite peut être désactivée pour atteindre 180 N dans les applications non-collaboratives. Le produit est certifié TÜV Süd dans une configuration précise, avec les doigts HAFH-B30-16-45-N, et une version IO-Link est disponible pour le diagnostic à distance et la configuration sans câblage supplémentaire. La pince est commercialisée via le site de Festo et le Universal Robotics Marketplace. En parallèle, l'entreprise a présenté GripperAI, un logiciel de saisie agnostique au robot fonctionnant en edge computing, compatible avec une simple caméra RGB-D 3D et un processeur Core i3 avec 4 Go de RAM minimum, capable de saisir des objets inconnus ou en vrac sans programmation ni apprentissage préalable. Sur les cobots à faible payload, typiquement 3 à 10 kg, chaque gramme de composant externe réduit la charge utile disponible et alourdit le câblage. En intégrant valve, capteurs et interface dans le corps du préhenseur, Festo compresse l'empreinte mécanique et réduit le temps de mise en service, un argument directement mesurable pour les intégrateurs. La certification TÜV Süd vaut la peine d'être lue avec précision : elle porte sur une configuration spécifique, pas sur le produit en général, ce qui impose une vigilance sur les variantes d'installation. Côté GripperAI, la suppression du teach-in répond à un verrou réel : programmer un robot pour saisir un nouveau type d'objet peut mobiliser plusieurs heures d'ingénierie. Si les performances se confirment sur des objets en vrac ou mal positionnés en conditions industrielles réelles, et non seulement dans des démos contrôlées, les cycles de déploiement dans la logistique et le packaging pourraient être réduits de manière significative. Festo opère dans plus de 60 pays avec un catalogue de plus de 30 000 produits interopérables, et s'inscrit dans une tendance qui voit les fournisseurs de composants proposer des couches logicielles pour réduire la barrière à l'entrée des déploiements cobots. Sur le segment des pinces collaboratives, les concurrents directs incluent Schunk (gamme EGP), Robotiq (2F-85, 2F-140), OnRobot et Zimmer Group. Le positionnement edge computing de GripperAI, sans dépendance cloud obligatoire, le distingue des approches SaaS de certains acteurs du marché. Festo n'a pas communiqué de tarif public ni de calendrier de disponibilité générale pour GripperAI à ce stade.

UEFesto étant une entreprise allemande de premier plan en automatisation industrielle, ce lancement d'un préhenseur certifié TÜV Süd et d'un logiciel de saisie IA en edge computing renforce directement l'offre de composants cobots disponibles pour les intégrateurs industriels européens, avec un impact potentiel sur les cycles de déploiement logistique et packaging en Europe.

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Génération de mouvements extrêmes par contrôle hybride en espace nul pour le suivi de trajectoire en ligne droite
71arXiv cs.RO 

Génération de mouvements extrêmes par contrôle hybride en espace nul pour le suivi de trajectoire en ligne droite

Des chercheurs présentent dans un preprint arXiv (2606.03390) une méthode baptisée "extreme motion generation" qui vise à maximiser la longueur du chemin cartésien parcouru par un manipulateur à base fixe sur une trajectoire rectiligne prédéfinie. L'objectif concret : pousser un bras robotique jusqu'aux limites de son espace de travail sans déclencher les butées articulaires, ce qui est critique pour des applications continues comme le revêtement de surface ou le soudage. Le système a été évalué sur 10 000 tâches de suivi de chemin en ligne droite avec un Franka FR3 à 7 degrés de liberté. Résultat : une augmentation de 27 % de la longueur moyenne de trajectoire par rapport à une baseline entièrement basée sur un contrôleur modèle, avec des gains bien supérieurs sur les cas extrêmes. L'intérêt technique réside dans l'architecture hybride proposée. Un contrôleur par apprentissage par renforcement (RL) gère les décisions à long horizon, là où il excelle, tandis qu'un contrôleur modèle classique prend la relève lorsque le manipulateur s'approche des limites articulaires, une zone où la politique RL se dégrade en raison d'une couverture de données insuffisante. La bascule entre les deux modes se fait selon une distance normalisée aux limites articulaires. L'initialisation des configurations articulaires est résolue par un modèle de diffusion conditionnel, qui exploite un prior de mouvement appris pour choisir des configurations de départ favorables. Ce découplage explicite entre prise de décision à long terme (RL) et stabilisation locale (contrôle modèle) est une réponse directe au problème dit du "safety boundary avoidance" dans les trajectoires longues, un problème qui reste mal résolu par les approches purement data-driven. Ce travail s'inscrit dans un corpus croissant autour des contrôleurs hybrides RL+modèle pour la manipulation industrielle, à côté d'approches comme celles de Lux et al. ou des travaux sur le null-space control dans les bras redondants. Il ne s'agit pas ici d'un robot humanoïde ni d'une VLA généraliste, mais d'une contribution ciblée sur les manipulateurs fixes à tâche contrainte, directement pertinente pour les intégrateurs en soudage robotisé ou en peinture automatisée. Le Franka FR3 est un bras de recherche standard à 7 degrés de liberté, ce qui rend les résultats reproductibles mais limite leur généralisation directe à d'autres cinématiques. Les vidéos et le site projet sont accessibles publiquement ; aucun déploiement industriel ni partenariat commercial n'est mentionné dans ce preprint.

UEMéthode directement exploitable sur le Franka FR3 (bras allemand, Franka Robotics GmbH), ce qui la rend pertinente pour les intégrateurs européens en soudage robotisé et revêtement automatisé.

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Compte rendu du Robotics Summit & Expo 2026
72Robotics Business Review 

Compte rendu du Robotics Summit & Expo 2026

Le Robotics Summit & Expo 2026 s'est tenu à Boston fin mai, rassemblant les acteurs clés de l'industrie robotique autour de trois keynotes majeures. L'équipe éditoriale du Robot Report, composée de Steve Crowe, Eugene Demaitre, Brianna Wessling et Mike Oitzman, en a livré un compte-rendu podcast structuré autour des interventions de Brian Gerkey, Mikell Taylor, et Noland Arbaugh, premier patient humain de Neuralink. Ce dernier a marqué les esprits en jouant une partie d'échecs en direct sur scène avec Chris Matthieu de RealSense, démontrant le contrôle d'un logiciel par la pensée via son interface cerveau-ordinateur implantée début 2024. Les thèmes dominants de l'édition 2026 révèlent un secteur en transition entre expérimentation et déploiement réel. Brian Gerkey a défendu le rôle de l'open source comme infrastructure critique à l'ère de l'IA embarquée dans les systèmes robotiques, un sujet particulièrement chargé alors que ROS 2 devient le standard de facto pour les plateformes mobiles et les manipulateurs. Mikell Taylor a quant à elle proposé un cadre pratique pour qualifier les robots comme "dignes de déploiement" (notion de "worthy robots"), ce qui signale une préoccupation croissante des intégrateurs B2B : comment évaluer la fiabilité systémique au-delà des métriques de démonstration, notamment face au fossé persistant entre performances en lab et en environnement opérationnel réel. L'apparition de Neuralink dans une conférence robotique industrielle n'est pas anodine non plus : elle marque l'entrée des interfaces cerveau-ordinateur dans la conversation mainstream du secteur, au-delà du cadre médical strict. Le Robotics Summit est l'un des principaux rendez-vous annuels du secteur aux États-Unis, organisé par le Robot Report et WTWH Media. Brian Gerkey est une figure historique de l'écosystème ROS, ayant co-fondé Open Robotics avant sa fusion avec Intrinsic (filiale d'Alphabet) en 2023. Noland Arbaugh, tétraplégique depuis un accident de plongée en 2016, a reçu son implant Neuralink en janvier 2024 et est devenu depuis un ambassadeur de la technologie BCI grand public. Du côté des sponsors présents, maxon présentait son portfolio High Efficiency Joint (HEJ), des joints robotiques intégrés combinant moteur, réducteur, électronique et capteurs en un module compact, ciblant explicitement les robots mobiles, quadrupèdes et humanoïdes soumis à des charges cycliques et des impacts. Yamaha Robotics Group mettait en avant ses modules de convoyage linéaire pour l'automatisation industrielle. La prochaine édition du sommet devrait confirmer si les cadres de déploiement défendus cette année se traduisent en contrats fermes pour les intégrateurs présents.

IndustrielActu
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ANSCER Robotics boucle un tour de table de série A pour la manutention industrielle
73Robotics Business Review 

ANSCER Robotics boucle un tour de table de série A pour la manutention industrielle

ANSCER Robotics, startup deeptech fondée à Bengaluru (Inde), vient de boucler un tour de série A de 5,4 millions de dollars (45 crores de roupies), mené par IAN Group avec la participation d'Info Edge Ventures et d'investisseurs angels. Ces fonds sont destinés à accélérer le déploiement mondial de sa flotte de robots mobiles autonomes (AMR) hybrides, ainsi que le développement de son logiciel de gestion de flotte. La société est déjà en déploiement actif en Inde, Thaïlande, Malaisie, Singapour et Indonésie, et vient d'annoncer plusieurs contrats en Amérique du Nord, dont des entreprises de livraison de colis de premier plan. ANSCER sera présente au salon Automate 2026. Ce qui distingue le positionnement d'ANSCER, c'est sa cible explicite : la fabrication industrielle, et non l'entrepôt logistique classique. L'entreprise qualifie ses systèmes d'"hybrides" parce qu'ils combinent la capacité de charge d'un AGV ou d'un chariot élévateur avec la navigation intelligente d'un AMR, conçus pour des environnements complexes, sols d'usine irréguliers, zones de quais de chargement. Le focus affiché sur le "machine tending" (alimentation et déchargement de machines-outils) et le mouvement de matériaux en milieu manufacturier est un pari différenciateur dans un marché dominé par les solutions d'entrepôt. Ce positionnement répond à une demande croissante des intégrateurs industriels qui cherchent des robots capables de naviguer dans des environnements moins structurés que les allées d'un centre de distribution standard. Les affirmations sur la qualité du "navigation stack" et du hardware restent pour l'instant non détaillées publiquement, à vérifier sur les démos terrain à Automate 2026. ANSCER s'inscrit dans une vague de startups AMR issues d'Asie du Sud qui cherchent à s'imposer sur le marché nord-américain, face à des acteurs établis comme MiR (acquis par Teradyne), Locus Robotics ou Seegrid. La levée de 5,4 M$ reste modeste comparée aux rounds récents du secteur (Locus a levé plus de 150 M$ avant ses difficultés), ce qui situe ANSCER dans une phase d'expansion commerciale ciblée plutôt que de croissance agressive. L'entrée sur le marché américain via des contrats avec des opérateurs de livraison de colis est stratégique : ce segment, sous pression sur les coûts de main-d'œuvre, constitue un canal d'acquisition client rapide. Les prochaines étapes à surveiller sont la présence à Automate 2026, les détails sur les contrats nord-américains, et une éventuelle série B pour financer l'industrialisation à plus grande échelle.

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Collaboration humain-robot : concevoir les espaces de travail modernes pour la sécurité, la productivité et le bien-être des employés
74Robotics & Automation News 

Collaboration humain-robot : concevoir les espaces de travail modernes pour la sécurité, la productivité et le bien-être des employés

Le marché mondial de la robotique industrielle, évalué à 85 milliards de dollars, connaît une transformation structurelle : les barrières physiques qui séparaient opérateurs et machines disparaissent progressivement des lignes de production, remplacées par des zones de collaboration directe. Des millions de robots industriels sont aujourd'hui déployés dans des environnements partagés, où la cohabitation homme-machine impose une refonte complète de la conception des postes de travail, en s'appuyant sur la géométrie spatiale, les standards de sécurité fonctionnelle (ISO 10218, ISO/TS 15066) et la psychologie des opérateurs. Cet enjeu dépasse la simple conformité réglementaire. Pour les intégrateurs et les COO industriels, la suppression des cages protectrices au profit de robots collaboratifs (cobots) ou de cellules HRC (Human-Robot Collaboration) implique une réévaluation complète des flux, des distances de sécurité, et de l'ergonomie cognitive. Des études montrent que l'acceptation des opérateurs est directement liée à la prévisibilité des mouvements des robots et à leur formation initiale, deux leviers souvent sous-estimés dans les projets de déploiement industriel. La tendance s'est accélérée depuis l'émergence des cobots d'Universal Robots, Fanuc et KUKA au début des années 2010, mais aussi avec la montée des AMR (Autonomous Mobile Robots) d'acteurs comme Exotec, basé à Croix (France), qui déploie ses systèmes dans des entrepôts logistiques à forte densité humaine. Les prochaines étapes du secteur portent sur l'intégration de capteurs de perception avancés et d'IA embarquée pour adapter dynamiquement le comportement des robots à la présence humaine en temps réel.

UEExotec, entreprise française basée à Croix, est citée en exemple de déploiement AMR à forte densité humaine, confirmant la maturité des acteurs européens sur la collaboration homme-robot en environnement logistique réel.

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Les avancées en prélèvement robotisé par caisse et à l'unité
75Robotics Business Review 

Les avancées en prélèvement robotisé par caisse et à l'unité

Le 3 juin 2026 à midi (heure de New York), un webinaire gratuit réunit plusieurs acteurs de la logistique robotisée autour de la préhension automatisée de colis et d'unités individuelles (désignée dans l'industrie par "case and each picking"). La table ronde virtuelle rassemble Annie Bowlby, directrice produit et ingénierie chez RightHand Robotics, ancienne responsable produit chez Neurala et cheffe de produit chez Rockwell Automation ; Gina Chung, directrice stratégie chez Locus Robotics, qui revendique plus de 17 000 robots déployés sur plus de 360 sites dans le monde ; et Josh Cloer, directeur général de Nomagic pour l'Amérique du Nord, issu de Mujin et de Mobile Industrial Robots (MiR). Les sujets couverts incluent les avancées en manipulation robotique, le concept de "data flywheel" (boucle de rétroaction de données réelles pour affiner les modèles d'IA guidant la préhension), et la place future de la supervision humaine dans les opérations de fulfillment. L'automatisation du picking unitaire reste l'un des verrous les plus tenaces de la logistique entrepôt. Jusqu'à récemment, un opérateur humain surpassait les robots en vitesse et en précision pour manipuler des SKUs individuels ou des cartons de formats variés. Mais la pénurie de main-d'oeuvre, le coût croissant du travail, les blessures liées aux gestes répétitifs et la variabilité de productivité humaine ont accéléré l'adoption des solutions robotiques. Le webinaire aborde explicitement le défi des formes, matériaux et poids hétérogènes, principal obstacle à la généralisation de la préhension automatisée au-delà des environnements très normalisés. La notion de "data flywheel" est présentée comme le mécanisme clé permettant d'améliorer la robustesse en conditions réelles plutôt qu'en simulation contrôlée, sujet central du débat sim-to-real qui structure encore largement la recherche en manipulation robotique. L'émergence de ce segment reflète une consolidation progressive du marché. RightHand Robotics est positionné sur la préhension unitaire en entrepôt depuis plusieurs années, tandis que Locus Robotics, issu de la première vague d'AMR (robots mobiles autonomes), étend ses capacités vers la manipulation à valeur ajoutée. Nomagic, fondé en Europe et désormais en phase d'expansion nord-américaine, mise sur une approche dite de "physical AI" pour différencier ses solutions dans les opérations de fulfillment. Les concurrents directs dans cet espace incluent Covariant (intégré depuis par Amazon), Dexterity et, dans un registre plus industriel, Boston Dynamics. Il convient de noter que ce webinaire est un échange sectoriel et non un lancement produit ou une annonce de déploiement : aucune nouvelle solution ni chiffre de performance inédit ne sont présentés. La session sera disponible en rediffusion après la diffusion en direct du 3 juin.

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7 robots inspirés du vivant qui relèvent de vrais défis d'ingénierie
76Interesting Engineering 

7 robots inspirés du vivant qui relèvent de vrais défis d'ingénierie

Six familles de robots à morphologie animale concentrent une part croissante des efforts en robotique appliquée, couvrant des secteurs aussi divers que l'inspection industrielle, le sauvetage en catastrophe, la maintenance offshore et l'aquaculture. Le quadrupède Spot, commercialisé par Boston Dynamics, est déjà opérationnel dans des centrales électriques, des installations pétrolières et des chantiers pour des missions de surveillance en environnement dangereux. Les robots serpents, dotés de corps segmentés articulés, ont été testés par des équipes de recherche et des équipes de secours pour localiser des survivants dans des décombres post-séisme, là où les plateformes conventionnelles ne peuvent pas pénétrer. Des robots grimpeurs reproduisent les micro-structures adhésives des pattes de gecko pour inspecter verticalement ponts et infrastructures. En milieu offshore, le robot Eelume, développé par la spin-off NTNU éponyme soutenue par Equinor et Kongsberg, adopte la locomotion ondulatoire de l'anguille pour inspecter pipelines et plateformes en restant déployé durablement sous l'eau. Des chercheurs du CIRTESU (Centre de recherche en robotique et technologies sous-marines) de l'Universitat Jaume I ont récemment testé à PortCastelló un poisson-robot biomimétique à propulsion par nageoires, sans hélices, équipé de sonar et de systèmes de vision, pour surveiller les filets de fermes aquacoles. Le laboratoire CREATE de l'EPFL a par ailleurs présenté un bras souple reposant sur une structure d'hélicoïde tronqué (trimmed helicoid), inspirée de la trompe d'éléphant et des tentacules de pieuvre, qui module rigidité et flexibilité localement pour permettre une manipulation délicate en contexte co-robotique. Ces plateformes répondent à des problèmes industriels documentés, pas à des curiosités de laboratoire. Eelume modifie structurellement l'économie de la maintenance offshore : là où un ROV traditionnel nécessite un navire de surface et dépend de la météo, un système résident opère en continu, réduisant les coûts d'intervention. La propulsion par nageoires du robot valencien surpasse les hélices en discrétion et efficacité énergétique dans les milieux aquacoles. Spot constitue le cas commercial le plus avancé de la tendance, Boston Dynamics ayant livré plusieurs centaines d'unités à des industriels. Pour les autres familles, notamment les robots serpents, les tests restent majoritairement conduits en environnements contrôlés : le fossé sim-to-real pour des décombres réels n'est pas résolu. L'approche soft robotics de l'EPFL illustre une stratégie alternative : intégrer la compliance mécanique dans la conception plutôt que de la gérer par contrôle actif, ce qui simplifie considérablement l'implémentation en environnement co-robotique. Boston Dynamics développe Spot depuis les travaux fondateurs de Marc Raibert au MIT ; l'entreprise a été rachetée par Hyundai en 2021 pour 1,1 milliard de dollars. Sur le segment quadrupède, la concurrence est vive : ANYbotics (ANYmal), Unitree (Go2, H1) et Ghost Robotics (Vision 60) ciblent les mêmes marchés industriels avec des positionnements prix différenciés. Eelume opère sur le marché oil & gas depuis plusieurs années avec le soutien de majors du secteur. En Europe, Pollen Robotics et Enchanted Tools développent des architectures à inspiration biologique, mais restent peu positionnés sur ces créneaux applicatifs précis. L'aquaculture robotisée bénéficie de financements croissants dans le cadre du Blue Deal européen, ce qui devrait accélérer les déploiements à l'image du projet de l'Universitat Jaume I. L'intégration de modèles VLA (vision-language-action) pour la compréhension contextuelle des tâches et la certification ATEX pour les robots industriels constituent les prochains jalons pour plusieurs de ces familles.

UEPlusieurs acteurs européens figurent parmi les leaders des niches couvertes, Eelume/NTNU (soutenu par Equinor et Kongsberg) sur la maintenance offshore résidente, l'EPFL sur la soft robotics co-robotique, l'Universitat Jaume I sur l'aquaculture, et le financement croissant via le Blue Deal européen devrait accélérer les déploiements dans ce secteur, créant des opportunités pour les startups françaises Pollen Robotics et Enchanted Tools si elles se positionnent sur ces créneaux applicatifs.

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NVIDIA dote les usines d'un nouveau cerveau IA avec son Factory Operations Blueprint
77NVIDIA Blog Robotics 

NVIDIA dote les usines d'un nouveau cerveau IA avec son Factory Operations Blueprint

Lors du GTC Taipei en marge du Computex 2026, NVIDIA a présenté le Factory Operations Blueprint (FOX), une architecture de référence pour déployer un agent de gestion d'usine autonome. Fondé sur NemoClaw, AI-Q Blueprint et les modèles ouverts Nemotron, FOX orchestre en temps réel des agents spécialisés (contrôle qualité, transport de matériaux, sécurité des opérateurs) en agrégeant signaux machines, alertes opérationnelles et instructions de travail dans une couche décisionnelle unifiée. La solution est optimisée pour le DGX Station, équipé du superchip Grace Blackwell Ultra (GB300) : 20 petaflops en précision FP4, 748 Go de mémoire cohérente, et support de modèles jusqu'à 1 000 milliards de paramètres. Foxconn, premier fabricant électronique mondial, est le déployeur le plus avancé : son système MoMClaw connecte des centaines d'agents spécialisés sur une ligne de production réelle, avec une interface en langage naturel et des contrôles de confidentialité via NVIDIA OpenShell. Les projections annoncées atteignent 80 % de réduction du temps d'analyse de cause racine, +15 % de productivité main-d'oeuvre et -10 % de taux de pannes machines. Pegatron, également déployeur initial, vise une réduction de 15 % de la redondance d'équipements en remplaçant les machines en attente par une orchestration dynamique des robots. Advantech et Wistron complètent les quatre industriels taïwanais à adopter FOX en premier. Ces métriques, non encore auditées indépendamment, pointent vers un changement structurel : l'intelligence d'usine quitte le modèle d'automatisation îlot par îlot pour une couche d'orchestration centralisée pilotée par agent. Le déploiement local sur DGX Station répond à des contraintes réelles des industriels, notamment la latence, la souveraineté des données et la résilience en cas de panne réseau, là où les solutions cloud peinent à convaincre les équipes OT. La capacité de FOX à automatiser le cycle complet de ré-entraînement des modèles (détection de dérives de précision, génération synthétique de données, fine-tuning, redéploiement en production) via les outils TAO est particulièrement structurante pour les intégrateurs, qui réalisent aujourd'hui ce travail manuellement à coût élevé. NVIDIA consolide depuis plusieurs années une pile verticale pour l'usine intelligente : Omniverse pour les jumeaux numériques, Metropolis pour la vision industrielle, Isaac pour la robotique. FOX est la couche d'orchestration qui soude ces briques entre elles. Sur le terrain concurrentiel, Siemens avec son Industrial Copilot (basé sur Azure OpenAI), Rockwell Automation avec FactoryTalk AI et PTC avec Vuforia occupent un espace similaire, sans la verticale matérielle intégrée que représente le binôme FOX/DGX Station. Les prochaines étapes naturelles incluent l'extension à l'automotive, à la pharma et à l'agroalimentaire, ainsi que l'ouverture d'une marketplace d'agents spécialisés via les APIs standardisées annoncées, point clé pour dépasser le positionnement actuel centré sur l'électronique taïwanaise.

UESiemens (Allemagne) est directement concurrencé par FOX via son Industrial Copilot (Azure OpenAI), ce qui devrait accélérer les investissements européens dans les plateformes d'orchestration d'usine pour maintenir leur compétitivité face à la verticale matérielle intégrée NVIDIA/DGX Station.

EBuddy : orchestrateur de flux de travail pour la collaboration homme-machine industrielle
78arXiv cs.RO 

EBuddy : orchestrateur de flux de travail pour la collaboration homme-machine industrielle

EBuddy est un orchestrateur de procédures guidé par la voix, présenté dans un article de recherche publié sur arXiv (2603.28579, 2026), conçu pour la collaboration humain-machine dans les environnements industriels outillés. Le système repose sur une machine à états finis (FSM) : à chaque instant, l'opérateur dispose d'un cadre décisionnel explicite (état courant et actions admissibles), ce qui contraint l'interprétation des commandes vocales à des transitions cohérentes et réduit les ambiguïtés inhérentes au langage naturel. Via reconnaissance automatique de la parole (ASR) et compréhension d'intention, EBuddy pilote des ressources hétérogènes incluant des logiciels à interface graphique et un robot collaboratif (cobot), en interaction purement vocale. Un pilote industriel porte sur l'inspection de pales d'impulseur et la préparation de programmes de réparation par dépôt direct d'énergie (DED, procédé d'additive manufacturing adapté à la remise en état de pièces à haute valeur), exécutés en collaboration humain-robot. Les auteurs rapportent des réductions "substantielles" de la durée de bout en bout sur l'onboarding des opérateurs, le scan 3D, le traitement des données et la génération de programmes de réparation. Aucune métrique chiffrée précise n'est publiée dans l'abstract disponible, ce qui invite à réserver le jugement aux résultats complets. La problématique ciblée est structurelle dans la maintenance industrielle : le savoir-faire expert est efficace mais peu scalable, et la qualité d'exécution se dégrade quand les procédures sont reconstituées ad hoc d'un opérateur ou d'une session à l'autre. En encapsulant ce savoir dans des artefacts de workflows modulaires, EBuddy réduit la dépendance aux experts terrain et abaisse la courbe d'apprentissage à l'onboarding. L'architecture FSM offre un avantage décisif sur les pipelines LLM non contraints : en bornant l'espace des actions valides à chaque état, elle limite les hallucinations et les erreurs d'interprétation, critique lorsqu'une mauvaise commande peut endommager une pièce coûteuse ou désynchroniser un cobot. Pour les intégrateurs et les décideurs B2B, c'est une démonstration que l'interface vocale peut piloter un cobot en production réelle, à condition d'être ancrée dans un modèle formel de la procédure plutôt que dans un LLM généraliste non contraint. La recherche en orchestration humain-robot par la voix s'inscrit dans un mouvement plus large porté par les VLA (Vision-Language-Action models) et les assistants multi-modaux pour la robotique industrielle. Des approches concurrentes existent côté académique (ETH Zurich et Carnegie Mellon sur la planification de tâches par LLM) et côté industrie, notamment Universal Robots avec son écosystème URCap et Covariant avec son interface de manipulation. Du côté français, Enchanted Tools, avec son robot Miroki centré sur l'interaction naturelle, travaille un espace adjacent. EBuddy se distingue par son accent mis sur la contrainte formelle de l'espace d'actions et par son application au cas d'usage maintenance/repair, moins exploré que l'assemblage ou la logistique. Les prochaines étapes logiques incluent la publication des métriques complètes du pilote et l'extension du système à d'autres procédures DED ou à de nouveaux environnements de production.

UEL'approche FSM pour l'orchestration vocale de cobots en maintenance industrielle (DED) est directement pertinente pour les intégrateurs européens, Universal Robots (danois) domine l'écosystème cobot, et Enchanted Tools (française) opère dans un espace adjacent d'interaction naturelle homme-robot.

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Les bras robotiques s'intègrent désormais aux machines CNC
79Robotics Business Review 

Les bras robotiques s'intègrent désormais aux machines CNC

L'intégration directe de bras robotiques dans des cellules d'usinage CNC franchit un nouveau palier industriel. Là où l'automatisation se limitait autrefois à une seule tâche isolée, des systèmes complets prennent désormais en charge le chargement d'ébauches brutes, le transfert inter-machine, l'inspection en cours de production, l'ébavurage et le routage aval, sans intervention humaine. FANUC a présenté en 2024 le ROBODRILL α-D28LiB5ADV Plus Y500 équipé du contrôleur R-50iA, avec vision embarquée pour la reconnaissance et la vérification de placement des pièces. Un retour terrain documenté chez APT Manufacturing Solutions indique un gain d'efficacité de 33 % sur une ligne tendue par ce système : production passée de 100 à plus de 150 pièces par équipe de huit heures, avec un retour sur investissement atteint en 33 semaines. Universal Robots positionne son cobot UR5e sur les ateliers à espace contraint, avec une répétabilité annoncée à 30 microns. L'entreprise Toolcraft, atelier de Seattle spécialisé dans les composants médicaux, a déployé ce modèle sur un cycle à trois opérations séquentielles, obtenant une réduction des coûts de production de 23 % et une hausse de débit de 43 %. KUKA, de son côté, propose via son logiciel KUKA.CNC une programmation robot en G-code, le même langage que les opérateurs CNC utilisent quotidiennement, ce qui réduit la barrière à l'adoption dans les environnements haute précision et forte charge. L'enjeu pour les décideurs industriels dépasse la productivité à court terme. Une étude Deloitte projette que 1,9 million des 3,8 millions de postes manufacturiers à pourvoir d'ici 2033 pourraient rester vacants, faute de main-d'oeuvre qualifiée. Cette pression démographique accélère la bascule vers des cellules autonomes capables de fonctionner en "lights-out manufacturing", c'est-à-dire de nuit et le week-end, sans personnel présent. Au-delà du volume, la régularité est un argument technique solide : un opérateur humain accumule en cours de poste des micro-erreurs de préhension et d'alignement qui se traduisent en rebuts ou reprises. Un bras robotique place chaque pièce dans le mandrin avec la même orientation et la même force à chaque cycle. Sur des lots de plusieurs centaines de pièces par quart, cette constance permet aux machines CNC d'opérer en continu à leurs spécifications nominales, ce que les métriques publiées par FANUC et Universal Robots confirment dans des contextes de production réelle, pas seulement en démonstration. La tendance actuelle s'inscrit dans une évolution plus longue : depuis les premiers systèmes mono-tâche des années 2000, les fabricants de robots industriels ont progressivement construit des offres d'intégration clés en main ou semi-ouvertes. FANUC mise sur un écosystème captif autour de ses propres machinecentres ROBODRILL, ce qui simplifie l'intégration mais réduit la flexibilité pour les ateliers multi-fournisseurs. Universal Robots cible les PME avec une approche collaborative sans cage de sécurité, pertinente pour les surfaces réduites. KUKA se différencie sur les environnements haute charge et haute précision, avec une interface de programmation pensée pour les profils d'opérateurs CNC existants. La prochaine étape logique pour ces trois acteurs est l'extension vers des cellules multi-machines pilotées par un seul bras ou un tandem robot-AMR, des configurations déjà en phase pilote dans plusieurs usines automobiles et aéronautiques en Europe et en Amérique du Nord.

UEKUKA (acteur allemand) est un des trois protagonistes centraux de cette tendance, et l'article mentionne des déploiements pilotes robots-CNC en cours dans des usines automobiles et aéronautiques en Europe, rendant cette évolution directement actionnable pour les intégrateurs et décideurs industriels européens.

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Robot omnidirectionnel : une démonstration extrême en vidéo
80IEEE Spectrum Robotics 

Robot omnidirectionnel : une démonstration extrême en vidéo

La sélection hebdomadaire de l'IEEE Spectrum met en avant cette semaine un robot multi-pattes baptisé Argus, dont le nombre de membres indéfini lui confère une mobilité omnidirectionnelle poussée à l'extrême, aux antipodes des architectures bipèdes ou quadrupèdes standards. Parmi les autres démonstrations notables, Noble Machines présente Moby, un robot mobile manipulateur capable de déplacer des charges progressives jusqu'à 50,3 livres (environ 22,8 kg) tout en maintenant équilibre et mobilité dans des espaces non structurés. L'Université du Texas, en collaboration avec Sony Group Corporation, dévoile la main ARISTO (Anthropomorphic, Robotic, Integrated-Sensing, Tendon-Operated), un bras de recherche conçu spécifiquement pour manipuler des objets petits, minces et fragiles. Le Robotics and AI Institute publie une vidéo d'AthenaZero, qui jongle à mains nues grâce à un retour visuel embarqué, enchaînant plusieurs patterns incluant cascade, demi-douche, tennis et shower. Figure montre une démonstration de longévité sur tâche répétitive avec un humanoïde bipède, mais sans mécanisme de récupération d'erreur visible. Astribot propose un bras robotique sans base locomotrice au prix affiché de 13 000 dollars. L'initiative Eco-Score for Robots (Robotics EcoLabel) propose enfin un cadre d'évaluation environnementale des systèmes robotiques, inspiré des étiquettes éco-énergétiques grand public. Ces démonstrations révèlent une fracture persistante entre ce que les robots réalisent en conditions contrôlées et ce qu'ils livrent dans des environnements industriels réels. Moby se distingue précisément parce qu'il traite des charges croissantes dans des espaces non structurés: c'est le type de preuve dont ont besoin les intégrateurs et les COO pour envisager un déploiement concret, là où la plupart des vidéos concurrentes restent cantonnées au laboratoire. La main ARISTO pointe vers un verrou majeur de l'automatisation: la manipulation fine d'objets fragiles reste non résolue pour l'assemblage électronique ou pharmaceutique, et le co-développement Sony-UT signale que des industriels de premier rang misent sur la recherche académique pour le débloquer. La remarque de l'auteur sur Figure est éditoriale mais significative: un humanoïde qui tient sur une tâche répétitive sans récupération d'erreur prouve l'endurance mécanique, pas la robustesse opérationnelle. AthenaZero illustre par ailleurs que les mains multi-doigts commencent à rivaliser avec des end-effectors dédiés pour des tâches dynamiques, ce qui ouvre la voie à des manipulateurs généraux moins spécialisés. La rubrique Video Friday de l'IEEE Spectrum fonctionne comme un baromètre hebdomadaire, agrégant sans filtre commercial des travaux de laboratoires universitaires, startups et grandes entreprises. Le contexte événementiel est dense: ICRA 2026 se tient du 1er au 5 juin à Vienne, RSS 2026 du 13 au 17 juillet à Sydney, et Actuate 2026 les 18 et 19 août à San Francisco, conférences où plusieurs de ces travaux seront vraisemblablement soumis à peer review. En termes de positionnement concurrentiel, Noble Machines s'attaque au segment AMR avec manipulation lourde, face à Boston Dynamics (Stretch) et Agility Robotics (Digit), tandis qu'Astribot cible les cas d'usage desktop à bas coût en concurrence directe avec Franka Robotics et Universal Robots. L'initiative EcoLabel, orientée vers les appels d'offres robotiques européens, s'inscrit dans les contraintes ESG croissantes pesant sur les intégrateurs du Vieux Continent.

UEL'initiative Eco-Score for Robots (EcoLabel) cible explicitement les appels d'offres robotiques européens et les contraintes ESG croissantes des intégrateurs, ce qui pourrait influencer les critères d'achat public et privé en France et en UE à court terme.

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Robot Talk épisode 158 : livraisons autonomes par robot, avec Ahti Heinla
81Robohub 

Robot Talk épisode 158 : livraisons autonomes par robot, avec Ahti Heinla

Starship Technologies a franchi le cap des 10 millions de livraisons autonomes réalisées par une flotte de plus de 2 700 robots terrestres déployés sur voies publiques et trottoirs. Ces engins à six roues, pilotés par des algorithmes d'IA embarquée, opèrent sans intervention humaine dans des environnements urbains réels, par toutes conditions météorologiques et en présence de piétons. La société, cofondée par Ahti Heinla, l'un des ingénieurs originaux derrière Skype, s'est imposée comme le principal acteur mondial du segment livraison autonome de dernier kilomètre. Ce volume de 10 millions de livraisons constitue un signal concret de résolution partielle du fossé démo-réalité qui plombe depuis des années les promesses de la robotique de service. Pour un décideur B2B ou un intégrateur logistique, c'est la preuve qu'un déploiement à l'échelle est techniquement viable sans superviseur dédié par robot, ce qui change fondamentalement l'économie unitaire du service. Le modèle Starship challenge directement les hypothèses des acteurs de la livraison par drone ou par véhicule autonome de taille véhicule, en privilégiant un format compact, peu coûteux et opérant exclusivement en zone piétonne. Heinla, après avoir construit Skype en tant qu'ingénieur fondateur jusqu'à son rachat par Microsoft pour 8,5 milliards de dollars en 2011, a pivoté vers la robotique grand public il y a une décennie. Starship affronte une concurrence structurée : Nuro aux États-Unis sur le segment véhicule, Kiwibot sur les campus universitaires, et Amazon Scout aujourd'hui suspendu. Le podcast Robot Talk Episode 158 diffuse l'échange complet avec Heinla, mais l'épisode ne dévoile pas de nouvelle annonce produit ou de timeline d'expansion géographique précise.

UEStarship Technologies, co-fondée par des Estoniens et déjà déployée sur des trottoirs européens, franchit un seuil de 10 millions de livraisons qui valide l'économie unitaire du robot livreur autonome, un signal concret pour les intégrateurs logistiques et collectivités EU en phase d'évaluation de pilotes.

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L'essor des cobots dans la fabrication métallique et la construction
82Robotics Business Review 

L'essor des cobots dans la fabrication métallique et la construction

Les cobots représentent désormais 18 % du total des unités robotiques vendues en Amérique du Nord, selon le dernier rapport de l'Association for Advancing Automation (A3), avec environ 90 % des commandes provenant de secteurs non automobiles : agroalimentaire, biens de consommation, semi-conducteurs, électronique et sciences du vivant. C'est dans ce contexte de croissance record que Hirebotics, entreprise fondée à Nashville en 2015 par Matt Bush et Rob Goldiez, positionne ses solutions de cobots pour la fabrication métallique, le palettising et la construction de data centers. Leur produit phare, Beacon, est une plateforme cloud qui permet aux soudeurs, opérateurs de découpe et de peinture d'enseigner, piloter et surveiller un bras collaboratif via une application mobile, sans ligne de code ni compétence en programmation. La plateforme a servi de socle au Cobot Welder, lancé en 2021, et au BotX, le premier cobot de soudage en mode locatif (rental), développé en partenariat avec Red-D-Arc. L'enjeu derrière cette approche dépasse le produit : il s'agit de répondre à une pénurie structurelle de main-d'oeuvre qualifiée dans la fabrication industrielle, un problème que Bush et Goldiez ont vécu directement depuis les années 1990. La complexité de programmation des premiers cobots freinait l'adoption, notamment dans les PME métallurgiques qui n'ont pas d'ingénieurs dédiés à l'automatisation. En "productisant" le cobot en solution clé en main orientée opérateur, Hirebotics contribue à un changement de paradigme que l'on observe désormais chez les grands constructeurs : Universal Robots, par exemple, présente aujourd'hui majoritairement des configurations prêtes à l'emploi dans ses démonstrations, là où il y a dix ans les stands n'exposaient que des bras nus. Ce glissement vers l'accessibilité valide l'hypothèse que la barrière à l'entrée de la robotique collaborative n'est plus mécanique, mais logicielle et ergonomique. Hirebotics a été fondée en 2015 à l'intersection de deux vagues technologiques alors naissantes : les cobots à limitation de force et de puissance (bras capables de travailler sans cage de sécurité), et le cloud computing industriel. La société s'est d'abord appuyée sur des applications de machine tending et d'assemblage avant de se spécialiser dans le soudage. Rob Goldiez, cofondateur, a passé la main à Matt Bush en début d'année 2026. Sur le plan concurrentiel, le marché des cobots de soudage est disputé entre des intégrateurs spécialisés comme Hirebotics, des constructeurs OEM tels qu'Universal Robots (Danemark, filiale de Teradyne) ou FANUC, et des startups verticalisées comme Vectis Automation ou Genesis Systems. Le segment de la construction de data centers, cité comme nouveau vecteur de croissance, reste encore peu robotisé, ce qui représente une fenêtre d'opportunité pour des solutions cobots adaptées à des environnements moins standardisés que l'atelier industriel classique.

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Votre guide pour le dernier jour du Robotics Summit & Expo 2026
83The Robot Report 

Votre guide pour le dernier jour du Robotics Summit & Expo 2026

La deuxième et dernière journée du Robotics Summit & Expo 2026 s'est tenue le 28 mai à Boston, au Thomas M. Menino Convention & Exhibition Center. La matinée a débuté à 8h00 par un petit-déjeuner "Women in Robotics" affiché complet, réunissant Joyce Sidopoulos, cofondatrice et COO de MassRobotics, et Mikell Taylor, directrice de la stratégie robotique chez General Motors. Brian Gerkey, président du conseil d'Open Robotics et CTO d'Intrinsic, a ouvert les keynotes à 9h05 avec "An Open Foundation for the Age of AI-Powered Robots", suivi à 10h00 par Taylor sur "What Makes a Robot Worthy?". Le hall d'exposition a fermé à 15h00, et Noland Arbaugh, premier utilisateur d'une interface cerveau-ordinateur Neuralink, a assuré la keynote de clôture à 15h30. Les sessions de breakout de la journée ont couvert l'intégration d'AMR (autonomous mobile robots) en entrepôt (Greg Meyne, enVista), le déploiement AMR de Tesla dans les usines américaines existantes (Joshua Joseph), la productisation de l'IA robotique dans un panel réunissant Anders Beck d'Universal Robots, Dave Coleman de PickNik Robotics et Andy Lonsberry de Path Robotics, les capteurs force-couple en production (Ryan Young, HBK), et la latence en chirurgie à distance (Darren Porras, Healthcare Real-Time Innovations). Le programme de cette journée de clôture traduit un pivot du secteur vers le déploiement concret plutôt que la démonstration conceptuelle. La session Tesla sur les usines "legacy" est particulièrement significative : Joshua Joseph y présente un retour terrain sur l'intégration d'AMR dans des infrastructures industrielles préexistantes, avec leurs contraintes réelles d'interopérabilité et de connectivité, un sujet que les conférences robotiques évitent souvent au profit des environnements greenfield. La tension entre promesse des modèles VLA (vision-language-action) et fiabilité en production ressort du panel sur la productisation de l'IA, tandis qu'Ariana Eisenstein, fondatrice et CTO de Pickle Robot, apporte un angle pragmatique avec son retour d'expérience sur la transition lab-to-field, étape critique souvent sous-documentée dans les publications académiques et industrielles. Le Robotics Summit & Expo, organisé par The Robot Report, est le principal rendez-vous américain des développeurs de robotique commerciale. MassRobotics, le hub robotique de Boston, en est le partenaire institutionnel central, avec un career fair, un healthcare startup showcase en cinquième édition, et le programme Women in Robotics. L'édition 2026 confirme plusieurs dynamiques de fond : la convergence autour des middlewares ouverts portés par Intrinsic et Open Robotics, la montée en puissance des AMR en logistique, et l'irruption des interfaces cerveau-machine comme vecteur d'attention au-delà du public industriel. Aucun acteur français ou européen ne figure dans le programme publié, confirmant que l'événement reste très ancré dans l'écosystème nord-américain, avec une présence marquée des grands industriels (GM, Tesla, Texas Instruments) aux côtés des pure players robotique comme Universal Robots ou Path Robotics.

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Les robots peinent encore à percevoir le monde réel
84Robotics Business Review 

Les robots peinent encore à percevoir le monde réel

La démonstration sur le salon professionnel est sans faille : le robot glisse vers un bac, identifie l'objet, le saisit et le dépose exactement où il le faut. Puis l'équipement arrive sur site réel, et le monde cesse de se comporter comme lors du pilote. Ce fossé entre démonstration et déploiement reste l'un des obstacles les plus persistants en robotique industrielle. Les environnements contrôlés de laboratoire favorisent systématiquement la pile de perception : éclairage stable, positions d'objets fixées, arrière-plans neutres. Les entrepôts logistiques, les couloirs hospitaliers et les lignes de fabrication offrent l'inverse, éclairage variable, surfaces réfléchissantes, matériaux transparents, personnes en mouvement, vibrations de chariots élévateurs. Ce qui ressemble à une défaillance de planification ou de manipulation commence souvent par un problème de capteur ou d'estimation de confiance mal calibrée : un robot ne peut pas planifier de manière fiable autour d'une carte de profondeur qui est confiante mais fausse. L'enjeu central est le passage des caméras 2D aux systèmes de vision 3D. Une image plate ne mesure pas la profondeur, elle peut l'inférer par des priors appris ou de la géométrie multi-vues, mais ces estimations s'effondrent dès que l'éclairage, la texture ou l'occultation varient. La robotique déployée repose désormais sur trois familles de capteurs de profondeur, chacune avec ses compromis précis. La lumière structurée projette un motif connu sur la scène et mesure sa déformation pour calculer la profondeur ; efficace en intérieur pour l'inspection, mais sensible à l'infrarouge ambiant et aux surfaces réfléchissantes. La stéréovision utilise deux caméras décalées pour estimer la disparité ; la stéréo active ajoute une projection infrarouge pour les scènes peu texturées, mais reste vulnérable au flou de mouvement et aux motifs répétitifs. Le time-of-flight (ToF) mesure le temps de retour de la lumière infrarouge et offre une compacité et une densité de profondeur utiles, mais souffre de réflexions multi-chemin et d'ambiguïté de portée. Aucune catégorie ne domine universellement : le bon choix dépend de la tâche, de la portée, des matériaux, du mouvement et de la tolérance aux pannes. La tentation de compenser les limites capteur par l'IA, notamment les modèles d'estimation de profondeur à partir d'images monoculaires, est réelle mais trompeuse. Ces approches peuvent débruiter et compléter des cartes de profondeur partielles, mais elles ne remplacent pas une mesure physique fiable. Orbbec, fabricant basé en Chine avec une gamme de caméras RGB-D orientées robotique, navigation et picking, positionne son offre précisément sur ce constat : la perception robotique doit être fiable, spécifique à la tâche et mesurable dans des conditions opérationnelles réelles, pas dans un démonstrateur. La prochaine frontière du secteur n'est pas tant l'algorithme que la robustesse capteur dans des conditions dégradées, un défi que ni les VLA ni la fusion multi-modale ne résolvent encore à l'échelle du déploiement industriel.

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Guide complet des événements du Robotics Summit & Expo 2026
85The Robot Report 

Guide complet des événements du Robotics Summit & Expo 2026

Le Robotics Summit & Expo 2026 ouvre ses portes le 27 mai à Boston, au Thomas M. Menino Convention & Exhibition Center. L'événement réunit plus de 5 000 experts de la robotique et 200 exposants sur deux jours, avec plus de 50 sessions réparties en cinq tracks : intelligence artificielle, design et développement, technologies habilitantes, santé et logistique. Plus de 70 intervenants représentent des acteurs comme Amazon Robotics, Universal Robots, Locus Robotics, Boston Dynamics, Agility, Tesla, le Toyota Research Institute, Harmonic Drive, maxon, PickNik Robotics et Intrinsic. La première journée s'ouvre à 9h par le panel "Building the Next Era of Robot Autonomy", avec Aaron Parness (directeur de la science appliquée chez Amazon Robotics), Anders Beck (VP produits AI robotics chez Universal Robots), Hamid Montazeri (SVP software et IA chez Locus Robotics) et John Wall (président de QNX). À 10h suivra le panel "The State of Humanoids", incluant Alberto Rodriguez (directeur du comportement robot pour Atlas chez Boston Dynamics) et Pras Velagapudi (CTO d'Agility Robotics). Le 28 mai, Brian Gerkey (board chair d'Open Robotics et CTO d'Intrinsic) livrera la keynote "An Open Foundation for the Age of AI-Powered Robots", et la conférence se clôturera par le témoignage de Noland Arbaugh, premier utilisateur d'un implant cérébral Neuralink. La concentration de sessions de haut niveau sur l'autonomie et les humanoïdes reflète le basculement du secteur d'une phase de démonstration vers une phase de commercialisation active. La présence d'Alberto Rodriguez (Boston Dynamics) et de Pras Velagapudi (Agility) sur le même panel humanoïde est révélatrice : ces deux entreprises sont actuellement les seules à pouvoir revendiquer des déploiements clients documentés à échelle industrielle, et leur coprésence sur scène illustre une compétition directe pour les contrats pilotes. Le thème porté par Gerkey (Intrinsic, filiale Alphabet) sur les fondations logicielles ouvertes pour robots IA pointe une tension structurelle du secteur : la fragmentation des stacks ROS freine l'interopérabilité, et plusieurs acteurs cherchent à imposer un middleware de référence avant que le marché ne se verrouille autour d'un standard propriétaire. Le Robotics Summit est organisé par The Robot Report et Peerless Media, et constitue l'un des deux grands rendez-vous professionnels de la robotique aux États-Unis avec RoboBusiness. L'édition 2026 se tient dans un contexte de forte pression concurrentielle sur le segment humanoïde : Figure AI, 1X, Apptronik, Unitree et Fourier Intelligence ont multiplié les annonces depuis dix-huit mois, tandis que les déploiements réels documentés restent rares. L'absence dans le programme de représentants de Figure AI ou de 1X peut indiquer un positionnement délibéré de ces acteurs en dehors des canaux de conférence traditionnels, ou simplement un agenda non finalisé. Les RBR50 Innovation Awards, remis lors du dîner du soir du 27 mai, constitueront un baromètre utile des projets jugés les plus significatifs par la communauté professionnelle cette année.

Des scientifiques conçoivent un robot pionnier pour nettoyer et inspecter les piles de ponts sous l'eau
86Interesting Engineering 

Des scientifiques conçoivent un robot pionnier pour nettoyer et inspecter les piles de ponts sous l'eau

Des ingénieurs de l'University of Technology Sydney (UTS) ont développé SPIR (Submersible Pile Inspection Robot), un robot sous-marin autonome conçu pour nettoyer et inspecter les pieux immergés qui soutiennent ponts, quais et infrastructures portuaires. Conçu par le professeur Dikai Liu et l'équipe du Centre for Autonomous Systems (CAS) en collaboration avec Transport NSW, SPIR s'ancre sur un pieu via des bras préhenseurs capables de saisir la structure depuis n'importe quelle position. Un bras distinct équipé d'un jet haute pression décape les organismes encroûtants, balanes, huîtres, algues, dont l'épaisseur peut atteindre 20 centimètres avant toute évaluation structurelle. Le robot intègre ensuite une séquence d'inspection entièrement autonome : cartographie simultanée et localisation (SLAM), identification du type et de l'épaisseur des bio-salissures, planification et exécution de la trajectoire de nettoyage, puis capture d'images haute définition pour construire une carte 3D géoréférencée du pieu exposé. L'ensemble est supervisé depuis un bateau via une interface affichant les flux vidéo en direct. SPIR a été testé sur plusieurs ponts de Nouvelle-Galles du Sud, État qui recense à lui seul 5 000 ouvrages d'art ; à l'échelle australienne, le potentiel adressable atteint 50 000 ponts et 70 ports. L'intérêt opérationnel est direct. Les méthodes actuelles reposent sur un échantillonnage : les plongeurs nettoient une bande verticale sur une fraction des pieux, laissant la majeure partie des structures non examinée. La contrainte est physiologique, la fatigue impose des rotations courtes, un opérateur ne peut surveiller qu'un seul plongeur à la fois, et dans certaines zones, les risques incluent courants de marée, visibilité nulle et faune hostile. SPIR opère en continu et un seul opérateur peut superviser plusieurs robots simultanément, démultipliant la productivité sans augmenter l'exposition au danger. L'impact économique est également mesurable : la fermeture d'un quai pendant une inspection par plongeurs peut coûter jusqu'à 100 000 dollars par jour à une autorité portuaire ; SPIR fonctionne sans interrompre les opérations de chargement. Le système offre aussi une couverture d'inspection complète là où le sampling laissait des angles morts structurels, ce qui change le niveau de confiance possible dans l'évaluation de l'état des infrastructures vieillissantes. Le projet s'inscrit dans un mouvement plus large d'automatisation des interventions sous-marines en milieu industriel, aux côtés de systèmes comme Hull BUG (General Dynamics) ou des ROV de sociétés comme Reach Robotics et Saipem pour les pipelines offshore. UTS CAS travaille sur la robotique autonome en environnement non structuré depuis plusieurs années, SPIR représentant leur déploiement le plus abouti sur infrastructure critique. Le professeur Liu indique que la plateforme est adaptable au nettoyage de coques de navires, de pipelines, de plateformes pétrolières et de fondations d'éoliennes offshore. Aucune timeline commerciale ni partenariat industriel n'ont été annoncés à ce stade : SPIR reste pour l'instant un système validé en essais terrain, pas encore un produit commercialisé.

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Des ingénieurs américains franchissent une étape clé vers une conscience précise de l'environnement réel pour les robots autonomes
87Interesting Engineering 

Des ingénieurs américains franchissent une étape clé vers une conscience précise de l'environnement réel pour les robots autonomes

Brain Corp, spécialiste américain des systèmes d'autonomie pour robots commerciaux, annonce un partenariat de recherche avec l'Université de Californie San Diego (UC San Diego) pour développer des technologies de cartographie sémantique et d'intelligence contextuelle. L'accord implique notamment le professeur Nikolay Atanasov du département d'Electrical and Computer Engineering de la Jacobs School. L'objectif déclaré : doter les robots autonomes d'une couche de compréhension spatiale plus fine que ce que permettent les solutions de localisation et cartographie simultanées (SLAM) actuelles. Brain Corp s'appuie sur un parc opérationnel de plus de 50 000 robots autonomes déployés dans des environnements commerciaux à l'échelle mondiale, totalisant plus de 25 millions d'heures d'opérations autonomes, corpus de données réelles qui constitue le socle expérimental de la collaboration. L'enjeu dépasse la simple navigation : les approches basées sur la vision directe (end-to-end visual) peinent à maintenir une robustesse satisfaisante dans des environnements dynamiques à grande échelle. Le tandem Brain Corp/UC San Diego parie que des cartes 3D sémantiques enrichies, intégrant la nature fonctionnelle des objets et des espaces et pas seulement leur géométrie, permettront aux flottes de robots de s'adapter à des conditions changeantes sans intervention humaine. Pour les intégrateurs et les opérateurs industriels, cela se traduit par une résilience opérationnelle accrue et une coordination multi-agents fiable à l'échelle d'un site entier, qu'il s'agisse d'entrepôts, d'hôpitaux ou d'espaces commerciaux. John Black, CTO de Brain Corp, résume l'enjeu : "le défi n'est plus le mouvement ou la perception, mais la compréhension." Il convient de noter que l'annonce ne détaille aucune métrique de performance ni résultat expérimental publié à ce stade. Brain Corp, fondée en 2009 à San Diego, s'est imposée dans le segment des robots de nettoyage autonomes (AMR floor care) en grande distribution et facilities management, avec des clients comme Walmart, en déployant sa plateforme BrainOS comme système d'exploitation mutualisé pour l'ensemble de sa flotte. Face à l'émergence de modèles vision-langage-action (VLA) portés par des acteurs comme Physical Intelligence avec pi-0, Nvidia avec GR00T N2, ou Figure AI avec Figure 03, Brain Corp repositionne BrainOS comme infrastructure d'orchestration d'agents autonomes hétérogènes plutôt que comme simple pile de navigation. Le partenariat avec UC San Diego vise à intégrer directement ces avancées en cartographie sémantique dans BrainOS. Aucun calendrier de livraison n'est précisé : il s'agit pour l'heure d'un accord de collaboration recherche, non d'un produit commercialisé ni d'un déploiement en cours.

IndustrielActu
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Exploration de l'intégration des automates PLC et des robots avec YRG Robotics et Chris Elston
88Robotics Business Review 

Exploration de l'intégration des automates PLC et des robots avec YRG Robotics et Chris Elston

L'épisode 245 du Robot Report Podcast, publié en mai 2026, met en avant Chris Elston, Chief Robotics Manager pour Yamaha Robotics Group (YRG) Amérique du Nord. Elston y aborde l'intégration pratique des robots industriels et des automates programmables (PLC) dans des environnements de fabrication que les constructeurs de machines et les utilisateurs finaux peuvent réellement déployer. YRG commercialise notamment des modules de convoyeurs linéaires et des interfaces opérateurs avancées, positionnés comme des briques d'automatisation flexibles pour les lignes de production. L'épisode couvre également deux actualités sectorielles : l'extension des capacités de picking de Locus Array via NeuraGrasp, la solution de préhension neuronale de Nexera Robotics, et une analyse du cycle boom-bust dans l'entreposage chez Honeywell. L'épisode est sponsorisé par YRG et par maxon, qui présente au Robotics Summit & Expo 2026 de Boston son portfolio High Efficiency Joint (HEJ) -- des articulations robotiques intégrées combinant moteur, réducteur, électronique et capteurs dans un format compact, au stand 419. L'intérêt de cet épisode pour un intégrateur ou un décideur industriel est moins dans les annonces produits que dans le positionnement assumé du discours : le PLC n'est pas obsolète, il évolue. Dans un secteur où la narratif dominante pousse vers des architectures full-software et des robots "cloud-native", YRG et Elston défendent une continuité avec les standards de l'automatisation industrielle classique. C'est une position commerciale cohérente pour un acteur comme Yamaha Robotics, dont les systèmes visent des intégrateurs déjà ancrés dans les environnements Siemens, Rockwell ou Mitsubishi. Le fait qu'Elston soit également fondateur de MrPLC.com, une communauté en ligne de référence pour les professionnels PLC, renforce la crédibilité de ce positionnement au-delà du seul rôle marketing. Yamaha Robotics Group Amérique du Nord est la branche d'intégration et de distribution de Yamaha Motor pour l'automatisation industrielle, distincte de la division robotique japonaise mais s'appuyant sur les mêmes gammes de robots SCARA, cartésiens et convoyeurs linéaires. Sur le terrain des acteurs HEJ compacts, maxon se retrouve en concurrence directe avec des offres comme les joints modulaires de Hebi Robotics, les actuateurs de Dynamixel (Robotis) ou, sur le segment premium, les solutions de Harmonic Drive. Le Robotics Summit & Expo 2026, co-organisé par The Robot Report et WTWH Media, réunit plus de 70 intervenants confirmés -- Tesla, Toyota Research Institute, Brain Corp, PickNik Robotics notamment -- avec plus de 50 sessions réparties sur des tracks couvrant l'IA physique, la logistique, la santé et les technologies habilitantes. Il est co-localisé avec DeviceTalks Boston, ce qui signale une convergence croissante entre robotique industrielle et dispositifs médicaux.

UEPrésence de maxon (Suisse) au Robotics Summit 2026 avec son portfolio HEJ, impact marginal pour l'écosystème européen des composants robotiques haut de gamme, sans retombée directe sur la France.

IndustrielActu
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Google s'associe à un géant japonais de la robotique pour développer les robots d'usine autonomes de prochaine génération
89Interesting Engineering 

Google s'associe à un géant japonais de la robotique pour développer les robots d'usine autonomes de prochaine génération

Google et FANUC America Corporation ont annoncé un partenariat stratégique visant à intégrer les technologies d'intelligence artificielle de Google dans les systèmes de robotique industrielle du géant japonais, dont les robots équipent déjà des milliers de sites de production dans le monde. L'accord, dont les termes financiers n'ont pas été divulgués, vise à accélérer le déploiement de robots dits à "Physical AI" capables de percevoir leur environnement via des capteurs, de prendre des décisions autonomes et d'exécuter des tâches variables sans reprogrammation manuelle. FANUC a également annoncé une intégration élargie entre sa plateforme de simulation ROBOGUIDE et le framework Isaac Sim de NVIDIA, consolidant ainsi un écosystème de développement robotique centré sur la simulation avant déploiement. La gamme concernée couvre des robots de 3 kg de charge utile jusqu'à 2,3 tonnes, ce qui positionne ce Physical AI sur l'ensemble du spectre industriel. FANUC indique avoir déjà expédié plus de 1 000 robots pour des applications Physical AI depuis la présentation de sa plateforme lors de l'International Robot Exhibition (IREX) de Tokyo en décembre 2025. Ce partenariat est structurellement significatif pour plusieurs raisons. Le groupe Intrinsic de Google est l'un des contributeurs majeurs au Robot Operating System (ROS), plateforme open-source de contrôle robotique que FANUC supporte déjà nativement, aux côtés d'interfaces Python et de communications haute vitesse pour le contrôle externe. L'alignement technique entre les deux acteurs est donc réel, pas seulement commercial. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, cela signifie concrètement que des capacités d'adaptation à la variabilité de production, jusqu'ici réservées aux environnements de R&D ou aux démos contrôlées, commencent à migrer vers des lignes de production en conditions réelles. Les 1 000 unités expédiées constituent un premier signal de passage à l'échelle, même si ce chiffre reste modeste au regard du parc robotique mondial, estimé à plusieurs millions d'unités en service. La distinction entre "expédié" et "déployé en production continue" mérite d'être gardée en tête. FANUC, fondée en 1956 et filiale de FANUC Corporation (Japon), est l'un des quatre grands fabricants mondiaux de robots industriels avec ABB, KUKA et Yaskawa Motoman. L'entreprise a historiquement misé sur la fiabilité et la précision répétable plutôt que sur l'adaptabilité, ce virage vers le Physical AI représente donc une évolution de positionnement notable. Sur le terrain concurrentiel, Boston Dynamics (via Hyundai), Figure AI avec son robot 03, et Tesla avec Optimus poursuivent des trajectoires humanoïdes, tandis que des acteurs comme Machina Labs ou Covariant ciblent l'adaptation cognitive en environnement industriel conventionnel. En Europe, Wandercraft et Enchanted Tools restent positionnés sur des niches spécifiques. Les prochaines étapes pour FANUC et Google ne sont pas encore précisées publiquement, mais la montée en cadence des déploiements en Amérique du Nord semble être l'axe prioritaire annoncé par Mike Cicco, président et CEO de FANUC America.

UELes concurrents européens de FANUC (ABB, KUKA) subissent une pression accrue pour intégrer des capacités Physical AI comparables sur leurs plateformes industrielles, sous peine de perdre des parts de marché EU face à cet écosystème Google-FANUC-NVIDIA.

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Plus One Robotics diffuse huit heures de performances en direct d'automatisation d'entrepôt
90Robotics & Automation News 

Plus One Robotics diffuse huit heures de performances en direct d'automatisation d'entrepôt

Plus One Robotics, spécialiste américain de l'automatisation des entrepôts basé à San Antonio (Texas), a organisé une démonstration en direct de huit heures de son système d'induction de colis piloté par IA, diffusée simultanément sur ses chaînes YouTube et LinkedIn. L'exercice consistait à montrer un système robotique d'induction de colis fonctionnant en continu, sans interruption, dans des conditions opérationnelles réelles. La durée volontairement longue du stream visait à offrir une fenêtre transparente sur les performances effectives de la robotique d'entrepôt à grande échelle, au-delà des extraits soigneusement montés habituellement présentés dans les démonstrations marketing. L'article ne précise pas les métriques de cadence ou de taux d'erreur atteints pendant ces huit heures, ce qui limite l'évaluation objective de la performance annoncée. La démarche est significative dans un secteur où le gouffre entre démo et réalité terrain reste un sujet brûlant. Montrer huit heures de fonctionnement non interrompu est une réponse directe aux sceptiques qui pointent le cherry-picking des vidéos promo. Pour les intégrateurs logistiques et les COO de centres de distribution, la continuité opérationnelle et la tolérance aux cas limites comptent bien plus que des pics de performance isolés. Si les métriques associées (throughput réel, taux de succès de saisie, types de colis traités) sont publiées, ce stream constituerait une référence utile pour les appels d'offres. Plus One Robotics opère dans un segment très concurrentiel dominé par Mujin, Pickle Robot, Covariant et Symbotic pour la manipulation de colis en entrepôt. La société a notamment des déploiements annoncés chez des opérateurs logistiques majeurs et s'appuie sur une approche Human-in-the-Loop ("Yonder") pour gérer les cas d'exception. Cette démonstration longue durée s'inscrit dans une tendance plus large du secteur vers la validation publique de la robustesse, après une période où les promesses marketing ont précédé les résultats terrain.

IndustrielActu
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Gecko Robotics teste le lidar couleur nouvelle génération d'Ouster pour améliorer l'inspection d'infrastructures par IA
91Robotics & Automation News 

Gecko Robotics teste le lidar couleur nouvelle génération d'Ouster pour améliorer l'inspection d'infrastructures par IA

Gecko Robotics, spécialiste américain de l'inspection robotisée d'infrastructures industrielles, a annoncé intégrer les capteurs lidar Rev8 d'Ouster dans sa plateforme logicielle Cantilever. Le Rev8 est la nouvelle génération de lidar digital d'Ouster, conçue pour les systèmes d'IA physique, et introduit des couches de données supplémentaires par rapport aux générations précédentes, notamment des capacités de perception couleur qui permettent d'enrichir les nuages de points 3D d'informations chromatiques. Gecko utilise déjà les lidars Ouster pour naviguer dans des environnements industriels complexes tels que centrales électriques, raffineries ou réservoirs. Il s'agit à ce stade d'une phase de test et d'intégration, pas d'un déploiement commercial confirmé à grande échelle. L'ajout de données couleur au lidar change la donne pour l'inspection d'actifs industriels : il permet de corréler la géométrie 3D avec des indicateurs visuels de dégradation (corrosion, fissures, dépôts) sans multiplier les capteurs hétérogènes. Pour un intégrateur ou un opérateur industriel, cela se traduit par des modèles d'IA plus précis pour la détection d'anomalies, avec potentiellement moins de passages robot nécessaires par site. C'est aussi un signal fort que les lidar digitaux convergent vers des capteurs multimodaux capables de remplacer des combinaisons caméra+lidar. Ouster, issu de la fusion avec Velodyne en 2023, positionne sa gamme OS/Rev autour des applications d'IA physique industrielle face à des concurrents comme Hesai, RoboSense ou Luminar. Gecko Robotics, dont la plateforme Cantilever cible les secteurs de l'énergie et de la défense, avait levé 100 millions de dollars en 2022. Cette collaboration illustre la tendance à construire des stacks d'inspection complètes en combinant perception avancée et logiciel d'analyse propriétaire, plutôt que de vendre des robots isolés.

IndustrielOpinion
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GE Vernova acquiert Robotech Automation pour développer son intégration robotique
92Robotics Business Review 

GE Vernova acquiert Robotech Automation pour développer son intégration robotique

GE Vernova, géant de l'énergie issu du démantèlement de General Electric en 2024 et dont le siège est à Cambridge (Massachusetts), a annoncé hier la signature d'un accord d'acquisition de Robotech Automation, intégrateur spécialisé basé à Longueuil, au Québec, près de Montréal. La société cible emploie environ 35 personnes et est cofondée par Carl Thibault et Francis Bourbonnais. Les deux entreprises collaboraient déjà sur des projets actifs au sein de la chaîne d'approvisionnement de GE Vernova, notamment dans ses usines de Schenectady (New York) et Charleroi (Pennsylvanie). L'opération, dont les termes financiers n'ont pas été divulgués, devrait être finalisée début du troisième trimestre 2026. Les équipes de Robotech seront intégrées à l'Advanced Research Center (ARC) de GE Vernova, avec pour mission de déployer des systèmes robotiques à travers l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement du groupe, sur les axes sécurité, qualité, délai et coût. Cette acquisition illustre une tendance structurelle dans l'industrie lourde : les grands donneurs d'ordre cessent de sous-traiter l'intégration robotique pour l'internaliser. En absorbant un intégrateur de 35 personnes plutôt qu'en signant un simple contrat de services, GE Vernova sécurise une compétence rare, celle de la conception propriétaire et du déploiement terrain à grande échelle, dans un contexte où la disponibilité d'ingénieurs expérimentés en automatisation industrielle est un goulot d'étranglement réel. Le PDG Scott Strazik a explicitement mentionné l'objectif de bâtir une "capacité de déploiement robotique de classe mondiale" en interne, signal clair que le groupe n'entend plus dépendre de partenaires extérieurs pour ses programmes d'automatisation. Pour les intégrateurs indépendants du secteur énergétique, ce mouvement pose une question directe sur leur positionnement face à des grands comptes qui deviennent progressivement leurs propres concurrents en intégration. GE Vernova opère dans les segments production d'énergie, électrification et éolien depuis sa scission de General Electric en 2024, avec environ 85 000 employés dans une centaine de pays. Au Canada, sa présence remonte à plus de 130 ans, avec plus de 2 400 employés répartis sur six sites, dont le projet de premier petit réacteur modulaire (SMR) du monde occidental développé avec Ontario Power Generation à Toronto. En janvier 2026, le groupe avait annoncé un investissement de près de 600 millions de dollars dans ses usines américaines sur deux ans, avec la création de plus de 1 500 emplois. L'acquisition de Robotech s'inscrit dans cette dynamique d'expansion industrielle et illustre l'émergence de l'écosystème québécois de robotique comme vivier d'acquisition pour les industriels nord-américains. La prochaine étape sera de vérifier si le déploiement dans les usines existantes donne lieu à des résultats mesurables publiés, les annonces de ce type restant souvent sans métriques de suivi.

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Brain Corp s'associe à l'UC San Diego pour aider les robots à opérer dans des environnements complexes
93The Robot Report 

Brain Corp s'associe à l'UC San Diego pour aider les robots à opérer dans des environnements complexes

Brain Corp a annoncé cette semaine un partenariat de recherche élargi avec l'Université de Californie à San Diego (UCSD), centré sur le développement d'une couche dite de "contextual grounding" pour robots autonomes. Concrètement, il s'agit d'une représentation numérique intelligente des espaces physiques, permettant à des AMR, drones et véhicules autonomes de comprendre leur environnement en temps réel et d'y réagir de manière adaptative. Le projet est piloté par le Dr. Nikolay Atanasov, directeur de l'Existential Robotics Laboratory au sein du département Electrical and Computer Engineering de la Jacobs School of Engineering. Les deux partenaires ciblent les environnements commerciaux et industriels complexes, là où la variabilité des conditions -- présence humaine, obstructions dynamiques, modifications de layout -- met en échec les approches SLAM classiques. La collaboration s'appuie sur la base opérationnelle de Brain Corp: plus de 50 000 AMR déployés dans le monde et plus de 25 millions d'heures cumulées de fonctionnement sur des sites commerciaux réels, un volume de données terrain que peu d'acteurs académiques peuvent atteindre seuls. L'enjeu industriel est direct. Les modèles vision-language-action (VLA) et les architectures generatives transforment rapidement ce qu'un robot peut faire, mais leur fiabilité en déploiement réel reste le principal frein à la commercialisation à grande échelle. Ce que Brain Corp et l'UCSD tentent de résoudre, c'est précisément le "sim-to-real gap" appliqué à la perception sémantique: un robot capable d'interpréter une scène dans un simulateur ou un environnement contrôlé ne garantit pas la même robustesse dans un entrepôt logistique avec 200 opérateurs humains. La cartographie 3D sémantique, contrairement aux approches purement end-to-end basées sur la vision brute, conserve une représentation structurée de l'espace -- ce qui facilite l'orchestration de flottes hétérogènes et l'intégration de capteurs fixes avec des agents IA mobiles. L'objectif affiché de Brain Corp n'est pas de résoudre une seule tâche robotique, mais de construire une infrastructure de plateforme capable de coordonner ces systèmes à l'échelle enterprise, ce qui positionne BrainOS comme un système d'exploitation pour flottes plutôt qu'un simple firmware d'AMR. Brain Corp, fondée en 2009 et basée à San Diego, a construit sa position sur BrainOS, plateforme d'autonomie embarquée initialement déployée sur des autolaveuses commerciales de marques comme Tennant et Nilfisk. La collaboration avec l'UCSD s'inscrit dans une tendance sectorielle plus large où les éditeurs de logiciels robotiques cherchent à ancrer leur R&D dans des partenariats académiques pour accéder à une recherche fondamentale en perception et mapping -- une stratégie comparable à celle de Boston Dynamics avec le MIT, ou de Agility Robotics avec Oregon State. Les concurrents directs sur le segment de l'orchestration de flottes incluent Fetch Robotics (Zebra Technologies), 6 River Systems (Shopify) et MiR (Teradyne). Le CTO de Brain Corp, John Black, détaillera cette approche lors du Robotics Summit and Expo 2026 à Boston la semaine prochaine. Aucune timeline de déploiement commercial pour cette couche sémantique n'a été communiquée à ce stade.

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FANUC s'associe à Google pour développer l'IA physique dans ses robots
94Robotics Business Review 

FANUC s'associe à Google pour développer l'IA physique dans ses robots

FANUC Corp. a annoncé cette semaine un partenariat stratégique avec Google visant à accélérer le déploiement de l'IA physique dans ses robots industriels. L'initiative s'appuie sur les technologies d'intelligence artificielle de Google, notamment les grands modèles de langage (LLM), pour doter les robots FANUC de capacités de perception environnementale, de prise de décision autonome et d'exécution adaptative. Mike Cicco, président et CEO de FANUC America, a résumé l'enjeu sans détour : "Les fabricants ne se demandent plus s'ils doivent utiliser l'IA, mais comment l'appliquer là où ça compte le plus, soit sur le sol de l'usine." Depuis la présentation de son système d'IA physique à l'IREX de Tokyo en décembre 2025, FANUC affirme avoir déjà expédié plus de 1 000 robots pour des applications liées à l'IA physique, une donnée qui distingue ce partenariat d'une simple annonce commerciale. La gamme concernée s'étend des petits bras avec une charge utile de 3 kg jusqu'aux robots industriels lourds supportant 2 300 kg, ainsi que la série collaborative CRX. Sur le plan technique, la compatibilité de FANUC avec le standard ROS (Robot Operating System) via des pilotes open-source constitue le socle de l'intégration. La société prend en charge le langage Python pour le développement IA, des interfaces de communication haute vitesse pour le contrôle externe, et des passerelles vers les automates programmables (PLC), ce qui facilite l'insertion dans des lignes de production existantes sans refonte d'architecture. En parallèle, FANUC annonce un resserrement de l'intégration entre son logiciel de simulation ROBOGUIDE et le framework NVIDIA Isaac Sim, un signal fort vers le sim-to-real, l'un des verrous techniques majeurs de la robotique adaptative. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, ce positionnement signifie que les outils IA grand public deviennent directement utilisables sur des cellules robotisées certifiées production, ce qui réduit significativement la distance entre prototype et déploiement réel. FANUC, fondée au Japon et dont la filiale américaine est basée à Rochester Hills, Michigan, est l'un des leaders mondiaux du contrôle numérique (CNC) et de la robotique industrielle, avec des implantations sur tout le continent américain. Google s'implique dans la robotique principalement via Intrinsic, son unité dédiée à l'IA robotique et l'un des contributeurs majeurs à l'écosystème ROS. Ce partenariat positionne les deux acteurs dans une course qui s'intensifie entre les fournisseurs de robots industriels traditionnels (ABB, KUKA, Yaskawa) et les nouveaux entrants humanoïdes comme Figure ou Agility Robotics, qui misent eux aussi sur des LLM pour la flexibilité d'exécution. FANUC, fort de 1 000 unités déjà expédiées, cherche à démontrer que l'IA physique n'est plus un sujet de R&D mais une réalité commerciale intégrable à grande échelle. Les prochaines démonstrations sont attendues au Robotics Summit & Expo de Boston dans les prochains jours.

UEPression concurrentielle directe sur ABB et KUKA face à un déploiement LLM-robotique industrielle désormais à échelle commerciale chez FANUC (1 000 unités expédiées), accélérant la course à l'IA physique dans l'industrie manufacturière européenne.

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Vidéo : un chien robot traque les micro-fuites de gaz dans le gigantesque hub de stockage de CO₂ norvégien
95Interesting Engineering 

Vidéo : un chien robot traque les micro-fuites de gaz dans le gigantesque hub de stockage de CO₂ norvégien

Un robot quadrupède baptisé "Roberta", construit par la société suisse ANYbotics, patrouille l'installation Northern Lights d'Equinor sur les côtes de Norvège occidentale. Ce hub de stockage de carbone, largement automatisé, reçoit du CO2 liquide capturé dans des usines européennes et l'injecte en permanence dans des réservoirs géologiques situés à 2 500 mètres sous le fond marin. Roberta est un ANYmal D, certifié IP67 (étanche à la poussière et à l'eau), capable de naviguer sur des escaliers métalliques ouverts et des surfaces glissantes sous les tempêtes de la mer du Nord. Équipé de caméras thermiques, de capteurs de gaz et d'un système d'imagerie acoustique comprenant 64 microphones, il détecte les fuites microscopiques en repérant leurs sifflements haute fréquence bien avant tout opérateur humain. Chaque mois, ces quadrupèdes autonomes effectuent des rondes d'inspection sur plusieurs sites, cartographiant les concentrations de gaz, auditant les températures des équipements, et transmettant les données en temps réel à un centre de commande situé à trente minutes du site. Ce déploiement illustre un changement de paradigme opérationnel dans l'industrie lourde : plutôt que d'exposer des techniciens à des environnements hostiles en continu, le robot assure la surveillance permanente pendant que des modèles d'IA analysent les données et n'alertent les équipes humaines qu'en cas d'anomalie avérée. Les industriels utilisant ces quadrupèdes rapportent une réduction de 70 à 90 % de l'exposition humaine aux environnements dangereux. L'impact financier est également mesurable : déployé dans une cimenterie, l'ANYmal D a détecté des fuites d'air comprimé dont la réparation a réduit les émissions de CO2 de l'installation de 1 200 tonnes par an. Ces chiffres, bien qu'issus directement des communications d'ANYbotics, donnent un ordre de grandeur concret pour les décideurs qui évaluent le retour sur investissement de l'inspection autonome. Dans le secteur énergétique, où chaque micro-fuite représente un gaspillage économique et une pénalité carbone, le cas d'usage est particulièrement solide. ANYbotics, spin-off de l'ETH Zurich fondée en 2016 sous la direction du CEO Péter Fankhauser, s'est imposée comme l'un des leaders de l'inspection robotique industrielle aux côtés de Boston Dynamics (Spot) et de Ghost Robotics. La prochaine étape commerciale de la société est l'ANYmal X, présenté comme le premier robot quadrupède antidéflagrant au monde, conçu pour les zones ATEX (pétrole, gaz, chimie) où les gaz combustibles rendent dangereux tout équipement susceptible de produire des étincelles. Il s'agit pour l'instant d'une annonce de lancement commercial imminent, pas encore d'un produit déployé à grande échelle. Le déploiement sur Northern Lights, premier projet de capture et stockage de CO2 industriel à grande échelle en Europe, positionne ANYbotics sur un segment stratégique appelé à croître avec le durcissement des réglementations carbone de l'UE et la multiplication des infrastructures CCS sur le continent.

UELe déploiement sur Northern Lights, première infrastructure CCS industrielle à grande échelle en Europe, positionne l'inspection robotique autonome comme solution stratégique pour les opérateurs d'infrastructures énergétiques européens soumis au durcissement des réglementations carbone de l'UE.

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Verobotics déploie des robots à IA embarquée sur le campus israélien de NVIDIA
96The Robot Report 

Verobotics déploie des robots à IA embarquée sur le campus israélien de NVIDIA

Sur le campus israélien de NVIDIA, Verobotics a déployé ses robots de nettoyage de façade sur environ 9 290 m² d'enveloppe bâtimentaire, couvrant quelque 3 000 fenêtres et sections de façade. La société, basée à Tel Aviv, a combiné robotique, vision par IA et edge computing embarqué pour réduire l'exposition humaine aux travaux en hauteur tout en constituant un dataset visuel à grande échelle de l'état extérieur des bâtiments. Le déploiement s'est déroulé dans des conditions réelles et contraintes : l'un des bâtiments jouxtait un chantier actif, générant une accumulation de saleté anormalement élevée et des surfaces hétérogènes, après une interruption de nettoyage de huit mois. Le résultat opérationnel a reflété cette réalité, environ 60 % du nettoyage effectué de manière robotisée, 40 % assurés par des équipes humaines, un modèle hybride que Verobotics présente comme délibéré plutôt que comme échec de l'automatisation complète. Pour les intégrateurs et les responsables de facility management, ce déploiement documente un point de bascule dans la robotique de maintenance : la valeur ne réside pas dans l'élimination des opérateurs humains, mais dans la collecte continue de données d'inspection à des endroits structurellement difficiles d'accès. Chaque cycle de nettoyage devient une opportunité d'inspecter joints, panneaux, vitrages et étanchéités de façon répétée et cohérente, une opération quasi impossible à réaliser manuellement sur des structures en hauteur à coût raisonnable. Le robot se transforme ainsi en plateforme d'inspection mobile, générant un historique visuel permanent de l'enveloppe bâtimentaire. Ce modèle, le nettoyage comme vecteur d'entrée, l'inspection comme valeur différenciante, contredit la logique du tout-ou-rien souvent appliquée à la robotique industrielle, et ouvre un segment distinct dans les services aux bâtiments. Il reste néanmoins à noter que la communication officielle ne fournit ni chiffres de productivité comparés au nettoyage manuel, ni métriques de qualité d'inspection, ce qui invite à traiter ce cas comme une validation en conditions réelles plutôt qu'une démonstration de performance absolue. Verobotics s'est positionné sur un marché encore peu robotisé : l'entretien de façade des immeubles commerciaux de grande hauteur. La plateforme embarque du matériel edge AI NVIDIA Jetson directement sur le robot, permettant un traitement des données visuelles sans dépendance réseau permanente, un avantage dans des environnements soumis aux variations de lumière, reflets, vent et géométries complexes. Le partenariat avec NVIDIA constitue autant un cas d'usage marketing qu'une validation technique en conditions réelles. Sur le marché des robots de façade, Verobotics fait face à des acteurs comme Serbot (Suisse) ou SKY Robotics (Israël), tandis que le segment de l'inspection bâtimentaire par drone et robot mobile voit émerger des solutions concurrentes en Europe et en Asie. L'absence de tarification, de volume de clients actifs ou de calendrier de déploiement commercial dans la communication laisse ouverte la question de la mise à l'échelle au-delà de ce site pilote.

UELe déploiement valide un modèle nettoyage-inspection qui pourrait concurrencer l'acteur européen Serbot (Suisse) sur ce segment de niche, sans impact direct sur la France ou l'UE.

IndustrielOpinion
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Regal Rexnord présente son portefeuille de solutions de contrôle de mouvement au Robotics Summit
97Robotics Business Review 

Regal Rexnord présente son portefeuille de solutions de contrôle de mouvement au Robotics Summit

Regal Rexnord, conglomérat américain de composants de mouvement basé à Milwaukee, sera présent au stand 542 du Robotics Summit & Expo 2026, les 27 et 28 mai à Boston au Thomas M. Menino Convention & Exhibition Center. L'entreprise y exposera l'ensemble de son portefeuille multi-marques dédié à la chaîne cinématique robotique : Kollmorgen pour les servomoteurs et drives de précision, Portescap pour les moteurs miniatures destinés aux articulations compactes, Thomson pour les actionneurs linéaires et systèmes de guidage, Warner Electric pour les freins et embrayages, et Berg pour les solutions d'engrenages de précision. Le 27 mai à 14h45 EST, Kevin Picard, ingénieur application chez Kollmorgen, et Anthony Smith, directeur ingénierie chez Thomson, présenteront une session technique intitulée "Reliable Field Robotics Actuation and Motion Control in Harsh Environments", centrée sur les applications agricoles, de défense et d'énergie confrontées aux contraintes de chaleur, humidité, poussière, vibrations et corrosion. L'enjeu concret pour les intégrateurs et décideurs industriels est de savoir si des actionneurs électriques linéaires peuvent remplacer de manière fiable les technologies hydrauliques et pneumatiques traditionnelles dans les robots de terrain, là où les conditions d'exploitation sont les plus sévères. Le message commercial de Regal Rexnord repose sur l'interopérabilité de ses composants au sein d'un "écosystème unifié", permettant soit un déploiement intégré clé en main, soit une sélection composant par composant. Il convient toutefois de souligner qu'il s'agit d'une présence salon et d'une session de conférence, non d'une annonce de produit nouveau ou d'un déploiement documenté en production. Les métriques de performance avancées dans ce type de présentation restent à valider dans des cas d'usage réels. Regal Rexnord a constitué ce portefeuille par une série d'acquisitions au cours des dernières années, dont le rachat de Rexnord en 2021 et l'intégration progressive de Thomson Industries, pour atteindre une couverture quasi-complète du stack de mouvement robotique. Sur ce segment, la concurrence directe inclut Harmonic Drive et maxon, tous deux également présents au Robotics Summit 2026 parmi les 70 intervenants confirmés, aux côtés de Tesla, du Toyota Research Institute ou encore de PickNik Robotics. Le salon, organisé par The Robot Report et WTWH Media, propose plus de 50 sessions réparties sur des tracks IA, design, technologies habilitantes, santé et logistique. Il est co-localisé avec DeviceTalks Boston, axé sur les dispositifs médicaux, ce qui signale une convergence croissante entre robotique industrielle et robotique médicale dans l'agenda des équipementiers.

IndustrielActu
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Romark Logistics transforme la gestion de ses stocks d'entrepôt avec la plateforme de visibilité en temps réel de Dexory
98Robotics & Automation News 

Romark Logistics transforme la gestion de ses stocks d'entrepôt avec la plateforme de visibilité en temps réel de Dexory

Romark Logistics, prestataire logistique tiers (3PL) spécialisé dans les solutions personnalisées, a sélectionné DexoryView, la plateforme de visibilité entrepôt de la startup britannique Dexory, pour son site de Hazleton en Pennsylvanie. Le déploiement introduit une couche d'intelligence temps réel dans la gestion des stocks, en s'appuyant sur des robots autonomes équipés de capteurs qui parcourent les allées pour scanner en continu l'état des palettes et rayonnages. L'annonce ne précise pas le volume de surface couverte ni les métriques de précision d'inventaire atteintes, ce qui limite l'évaluation indépendante des gains annoncés. Pour un 3PL comme Romark, dont la proposition de valeur repose sur la fiabilité contractuelle vis-à-vis de donneurs d'ordre multiples, la précision des stocks est un enjeu financier direct: toute erreur d'inventaire peut déclencher des pénalités ou la perte d'un client. L'approche de Dexory, qui superpose une couche de visibilité à l'infrastructure existante sans reconfiguration des systèmes WMS ni arrêt de production, réduit le risque d'intégration et raccourcit le délai de retour sur investissement, deux arguments décisifs pour les entrepôts à haute rotation. Fondée en 2021 à Londres, Dexory a levé 19 millions de dollars en série A en 2023 et opère dans plusieurs entrepôts en Europe et aux États-Unis. Sur le segment de l'inventaire automatisé, elle affronte Corvus Robotics, Gather AI et Exotec, acteur français positionné sur l'automatisation des flux plutôt que sur la visibilité pure. Ce déploiement chez Romark confirme la traction commerciale de Dexory sur le marché nord-américain des 3PL, un segment jugé prioritaire pour 2025-2026.

UELe déploiement US de Dexory (startup britannique déjà active en entrepôts européens) valide son modèle commercial et renforce sa compétitivité face à Exotec sur le segment de la visibilité entrepôt en Europe.

IndustrielActu
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Découvrez les dernières avancées en automatisation logistique au Robotics Summit
99Robotics Business Review 

Découvrez les dernières avancées en automatisation logistique au Robotics Summit

La prochaine édition du Robotics Summit & Expo se tiendra les 27 et 28 mai 2026 à Boston, avec un programme centré en partie sur l'automatisation logistique. L'événement, organisé par The Robot Report et WTWH Media, mobilisera plus de 70 intervenants confirmés issus de Tesla, Toyota Research Institute, PickNik Robotics, Harmonic Drive ou encore Fictiv, pour plus de 50 sessions réparties en cinq tracks thématiques. La logistique constitue l'un des fils directeurs de l'édition, adossée à un chiffre fourni par Interact Analysis : en 2025, les prises de commandes dans l'automatisation d'entrepôt ont progressé de 7%, à un rythme supérieur aux prévisions initiales, portées par des investissements massifs d'Amazon, Tesco et Marks & Spencer. Le track logistique comprend des interventions de Teddy Ort, SVP robotics software & AI chez Symbotic, sur le passage à l'échelle des robots autonomes ; d'Anthony Jules, co-fondateur et CEO de Robust AI, sur l'ergonomie des robots en entrepôt ; et de Jan Zizka, co-fondateur et CEO de Brightpick, sur les entrepôts en mode "lights-out", c'est-à-dire sans présence humaine permanente. Chris Morgan (Bastian Solutions), Greg Meyne (enVista) et Omar Asali (Ranpak) complèteront le tableau sur l'intégration des AMR (robots mobiles autonomes) et l'impact des IA physiques sur la rentabilité opérationnelle. L'intérêt de cet événement pour les intégrateurs et les décideurs industriels tient moins aux conférences elles-mêmes qu'aux signaux qu'elles envoient sur la maturité du secteur. Le fait que Symbotic, Robust AI et Brightpick soient amenés à parler de "scale" et de "lights-out" plutôt que de démos techniques marque un glissement du discours : le secteur tente de valider que les systèmes robotiques tiennent en conditions réelles, pas seulement en environnements contrôlés. La progression de 7% des commandes en 2025 est réelle, mais elle reste à nuancer, car Interact Analysis agrège des technologies très hétérogènes (convoyeurs, AMR, bras articulés, trieurs). Le chiffre global masque des disparités importantes selon les segments. Le Robotics Summit existe depuis plusieurs années comme rendez-vous technique de référence aux États-Unis pour les développeurs de robotique commerciale, co-localisé cette année avec DeviceTalks Boston, qui adresse le marché des dispositifs médicaux. Côté networking, le premier soir accueille le dîner de remise des RBR50 Robotics Innovation Awards (de 18h à 20h), avec Aaron Parness et Bhavana Chandrashekhar d'Amazon Robotics en invités de marque. Le deuxième jour démarre avec un Women in Robotics Breakfast réunissant Joyce Sidopoulos (MassRobotics) et Mikell Taylor, head of robotics strategy chez GM. Aucun acteur européen ou français n'est mentionné dans le programme publié à ce stade. Les inscriptions sont ouvertes.

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Locus Array élargit ses capacités de préhension grâce à NeuraGrasp de Nexera Robotics
100Robotics Business Review 

Locus Array élargit ses capacités de préhension grâce à NeuraGrasp de Nexera Robotics

Locus Robotics a annoncé l'acquisition de Nexera Robotics, une startup canadienne basée à Vancouver, quelques semaines à peine après le lancement commercial de son robot mobile manipulateur Locus Array. Le coeur de la transaction : NeuraGrasp, un préhenseur développé par Nexera qui combine une membrane souple et conforme, de la vision par ordinateur et de l'intelligence artificielle embarquée. Cette technologie remplacera l'effecteur à ventouse actuel de l'Array, avec pour objectif d'élargir la couverture SKU à des catégories jusqu'ici problématiques pour les systèmes de picking robotisé : sacs en polyéthylène poreux, vêtements en vrac, emballages pharmaceutiques irréguliers, petite électronique et produits de grande consommation jusqu'à 2,2 kg (comme un flacon de lessive). Nexera revendique plusieurs millions de picks réalisés à ce jour. Roy Belak, CEO de Nexera, rejoint la structure Locus, dont le CEO Rick Faulk et la chief strategy officer Gina Chung pilotent l'intégration. Les clients existants de Nexera seront repris au cas par cas. L'enjeu est direct pour les opérateurs logistiques et les intégrateurs : le goulot d'étranglement du picking robotisé n'a jamais été la navigation ni la planification de trajectoire, mais bien la préhension elle-même. Rueben Scriven, analyste chez Interact Analysis spécialisé en automatisation logistique, confirme que "la manipulation et la saisie d'articles - et donc la couverture SKU - a été l'un des plus grands obstacles". Le passage d'un préhenseur à ventouse à un système hybride membrane/IA adresse structurellement cette limite : la ventouse échoue sur les surfaces poreuses ou souples, et le changement d'outil (tool switching) est éliminatoire pour la plupart des clients en environnement haute cadence. Locus affirme que les SKU couvertes par NeuraGrasp représentent la majorité du e-commerce. Si le chiffre est plausible dans sa direction, il reste à vérifier dans des déploiements réels diversifiés : les démonstrations vidéo en conditions contrôlées ne garantissent pas les performances en picking haute vitesse sur des millions de références actives. Locus Robotics, qui avait connu des difficultés financières en 2023 avant de se restructurer, mise sur l'Array pour repositionner son offre au-delà des AMR (robots mobiles autonomes) de transport vers la manipulation autonome intégrée. L'Array a d'ailleurs reçu le prix RBR50 Robotics Innovation Award 2026, décerné par Robotics Business Review. Sur le marché, les concurrents directs incluent des systèmes de picking intégré comme ceux d'Exotec (France, avec le Skypod), Boston Dynamics (Stretch), Berkshire Grey ou encore Mujin, ainsi que les bras de picking d'Amazon Robotics. L'acquisition de Nexera positionne Locus sur le segment "un seul préhenseur universel" plutôt que sur des solutions multi-effecteurs, un pari technologique cohérent mais dont la validation à l'échelle industrielle reste la prochaine étape critique. Hamid Montazeri, SVP Software & AI chez Locus, interviendra au Robotics Summit & Expo de Boston la semaine prochaine.

UEL'acquisition renforce la compétitivité de Locus face à Exotec (France, Skypod) sur le segment du picking robotisé e-commerce, en comblant la principale faiblesse des AMR, la couverture SKU, ce qui pourrait accélérer la pression commerciale sur les acteurs européens de l'automatisation logistique.

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