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GMEX Robotics reçoit sa première commande de robots culinaires Bon Vivant 3.0 pour près de 3 millions de dollars
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GMEX Robotics reçoit sa première commande de robots culinaires Bon Vivant 3.0 pour près de 3 millions de dollars

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GMEX Robotics, société australienne développant des systèmes robotiques pilotés par IA, a annoncé la réception de sa première commande commerciale dans le cadre d'un accord-cadre de A$4,2 millions (environ 2,7 millions USD) signé avec un groupe non nommé de restauration et de boissons australien. Ce bon de commande initial porte sur plusieurs systèmes de cuisson automatisée Bon Vivant 3.0 pour une valeur de A$504 000, soit environ 12 % du contrat global. Les modalités de livraison et le nombre d'unités commandées n'ont pas été précisés dans le communiqué.

Cette première commande ferme marque le passage d'un accord-cadre signé à un déploiement effectif, étape souvent critique dans le secteur de l'automatisation en restauration où les cycles de vente sont longs et les preuves de concept nombreuses. Le Bon Vivant 3.0 s'inscrit dans un segment en croissance : l'automatisation des tâches de cuisson répétitives en restauration collective et rapide, où la pression sur les coûts de main-d'oeuvre et la régularité de la production restent des enjeux majeurs pour les opérateurs. Cela dit, le communiqué reste avare en métriques techniques (débit, nombre de recettes gérées, temps de cycle), ce qui rend difficile toute évaluation indépendante des performances annoncées.

GMEX Robotics opère sur un marché de plus en plus concurrentiel, face à des acteurs comme Miso Robotics (Flippy, déployé chez White Castle aux États-Unis) ou Nala Robotics, qui cible également la restauration multi-format. Côté européen, des initiatives comme celles de Pazzi (pizza robotisée, France) ont montré les limites de la scalabilité dans ce secteur. L'accord-cadre de A$4,2 millions laisse entendre plusieurs tranches de commandes à venir : la capacité de GMEX à les convertir en déploiements opérationnels sera le vrai indicateur de maturité commerciale.

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A&K Robotics lève 8 millions de dollars canadiens pour développer un micro-véhicule autonome destiné aux aéroports
1Robotics & Automation News 

A&K Robotics lève 8 millions de dollars canadiens pour développer un micro-véhicule autonome destiné aux aéroports

A&K Robotics, startup canadienne basée à Vancouver, a annoncé un tour de financement de 8 millions de dollars canadiens (environ 5,8 millions USD) pour développer une nouvelle catégorie de véhicule autonome de mobilité passager destiné aux terminaux aéroportuaires. Le produit, qualifié de "micro-vehicle", vise principalement les personnes à mobilité réduite, qui représentent environ 17% de la population mondiale. Les demandes d'assistance en aéroport augmentent de 10 à 15% par an, un rythme qui dépasse sensiblement la croissance du trafic passager global, créant une tension structurelle entre capacité humaine disponible et volume de besoins. L'enjeu opérationnel est réel pour les gestionnaires d'aéroports : l'assistance aux PMR (personnes à mobilité réduite) repose aujourd'hui quasi-exclusivement sur du personnel humain, avec des coûts logistiques élevés et une disponibilité difficile à moduler aux pics de trafic. Un véhicule autonome capable de naviguer dans un terminal bondé ouvrirait une voie de scalabilité sans recrutement proportionnel. Cela positionne A&K sur un segment distinct des AMR (robots mobiles autonomes) logistiques classiques, avec une proposition centrée sur l'expérience passager plutôt que sur le déplacement de marchandises. La capacité à opérer dans un environnement non structuré, dense et imprévisible comme un aéroport reste toutefois l'un des défis techniques les plus exigeants du secteur. A&K Robotics a développé une expertise préalable en robotique de navigation autonome en environnements intérieurs complexes. La société entre sur un terrain où quelques acteurs se positionnent, notamment Aethon (robots hospitaliers) ou les initiatives internes de grands intégrateurs aéroportuaires. Ce financement devrait financer le développement produit et les premiers pilotes dans des aéroports partenaires, dont les noms n'ont pas encore été communiqués. Les prochaines étapes attendues : certification de navigation en environnement public et annonces de déploiements pilotes, probablement en 2026.

IndustrielActu
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ABB Robotics lance la famille de cobots PoWa pour les tâches industrielles
2Robotics Business Review 

ABB Robotics lance la famille de cobots PoWa pour les tâches industrielles

ABB Robotics a officiellement lancé cette semaine la famille de cobots PoWa, une gamme de six modèles couvrant des capacités de charge utile allant de 7 à 30 kg, avec une vitesse maximale annoncée de 5,8 m/s. Destinés à des applications industrielles comme l'alimentation de machines, la palettisation, le vissage et la soudure à l'arc, ces cobots reposent sur le contrôleur ABB OmniCore et s'intègrent aux logiciels maison RobotStudio et Wizard Easy Programming. ABB met en avant une mise en service inférieure à une heure, une programmation sans code via des boutons sur le bras, et une compatibilité avec un large écosystème d'accessoires tiers. La gamme est présentée comme un produit disponible à la vente, non comme un teaser, bien que les volumes de déploiement initiaux et la tarification n'aient pas été communiqués. Ce lancement répond à un vrai vide de marché : les cobots classiques plafonnent généralement autour de 10 à 16 kg avec des vitesses limitées, insuffisants pour les applications cycle rapide à charge élevée typiques de l'industrie manufacturière dense. ABB positionne PoWa comme une alternative aux robots industriels traditionnels pour les entreprises qui veulent automatiser des tâches lourdes sans la rigidité opérationnelle et les coûts d'intégration associés. Pour un COO industriel ou un intégrateur, le message est lisible : payload de 30 kg à 5,8 m/s dans un encombrement cobot, avec une programmation accessible aux opérateurs non-spécialistes. Le marché des cobots est estimé en croissance de 20 % par an jusqu'en 2028 selon ABB, un chiffre cohérent avec les projections sectorielles, ce qui rend la fenêtre de lancement stratégiquement pertinente. L'intégration annoncée des librairies NVIDIA Omniverse dans RobotStudio (sous le nom RobotStudio HyperReality, attendu en abonnement pour le second semestre 2026) indique une trajectoire vers la simulation haute fidélité et le déploiement sim-to-real, encore au stade de l'annonce à ce stade. ABB Robotics est l'un des quatre grands du robot industriel mondial, aux côtés de FANUC, KUKA et Yaskawa Motoman. Ses quelque 7 000 employés opèrent depuis un QG américain à Auburn Hills, Michigan. En octobre 2025, ABB Group a annoncé la cession de sa division robotique à SoftBank Group pour 5,3 milliards de dollars, une transaction qui n'est pas encore finalisée et dont les implications sur la stratégie produit restent à préciser. Sur le segment des cobots à forte charge, ABB affronte désormais des acteurs comme Universal Robots (UR20, 20 kg), FANUC CRX-25iA (25 kg) et Techman Robot, mais aussi des challengers asiatiques comme Doosan Robotics ou Elephant Robotics montant en gamme. Aucun partenaire FR/EU n'est mentionné dans ce lancement. Les prochaines étapes annoncées se limitent à RobotStudio HyperReality en H2 2026 ; aucun pilote client ni site de déploiement n'a été rendu public à ce stade.

UELe lancement PoWa élargit l'offre de cobots haute charge pour les industriels européens, mais la cession d'ABB Robotics à SoftBank (5,3 Md$, non finalisée) crée une incertitude sur la continuité de la stratégie produit en Europe.

💬 30 kg à 5,8 m/s dans un encombrement cobot, c'est le genre de fiche technique qui fait relire deux fois. ABB bouche un vrai trou là où Universal Robots et FANUC plafonnent encore à 20-25 kg avec des vitesses qui limitent les cycles rapides, et la mise en service en moins d'une heure c'est pas du marketing si ça tient en prod. Reste quand même la question qui flotte : avec la cession à SoftBank pas encore bouclée à 5,3 milliards, on sait pas vraiment qui tiendra le volant sur la roadmap dans 18 mois.

IndustrielOpinion
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Locus Robotics déploie Locus Array pour l'automatisation complète des entrepôts
3Robotics & Automation News 

Locus Robotics déploie Locus Array pour l'automatisation complète des entrepôts

Locus Robotics, spécialiste américain des systèmes d'automatisation d'entrepôts, a officialisé le lancement de Locus Array, une solution qu'elle qualifie de système de préparation de commandes entièrement autonome. La plateforme intègre des robots mobiles autonomes (AMR), un bras de préhension robotisé et un module de perception piloté par IA, avec l'objectif de couvrir l'ensemble du flux de traitement des commandes sans intervention humaine. Des déploiements en accès anticipé sont déjà engagés chez des clients en Amérique du Nord, bien que les détails opérationnels (payload, cadence de cycle, taux de précision) n'aient pas encore été communiqués publiquement. L'enjeu industriel est réel : les AMR de première génération automatisaient le transport inter-zones, mais laissaient le picking, tâche la plus coûteuse en main-d'oeuvre -- à des opérateurs humains. Intégrer un bras de préhension directement sur la plateforme mobile représente un saut architectural vers l'autonomie bout-en-bout. Pour les intégrateurs et les décideurs logistiques, cela change le calcul du ROI : si les métriques tiennent à l'échelle, l'argument pour réduire les effectifs de picking devient structurel. Reste à valider la robustesse hors conditions contrôlées, un point que l'annonce ne documente pas encore. Locus Robotics a levé plus de 400 millions de dollars depuis sa fondation en 2015, mais a traversé une période difficile en 2023, avec des réductions d'effectifs significatives liées à un ralentissement du marché e-commerce. Locus Array s'inscrit donc dans une stratégie de repositionnement vers la valeur ajoutée. Sur ce segment, la concurrence est dense : Exotec (Roubaix, France) avec son système Skypod, Symbotic, Geek+ et Boston Dynamics avec Stretch visent tous le même créneau de préparation autonome. La phase d'accès anticipé devra produire des données opérationnelles convaincantes pour crédibiliser la proposition face à ces acteurs déjà déployés à grande échelle.

UEExotec (Roubaix, France) est directement en compétition sur ce créneau de préparation autonome et devra défendre sa position si Locus Array produit des métriques opérationnelles convaincantes à l'échelle.

IndustrielOpinion
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Retour sur 10 ans de robots à pattes avec Ghost Robotics au Robotics Summit
4Robotics Business Review 

Retour sur 10 ans de robots à pattes avec Ghost Robotics au Robotics Summit

Ghost Robotics, fondée en 2015 à Philadelphie, a franchi le cap des 1 000 robots livrés depuis sa création. Le CEO et co-fondateur Gavin Kenneally sera présent au Robotics Summit & Expo, les 27 et 28 mai 2026 à Boston, pour une conférence intitulée "From Prototype to Perimeter : 10 Years of Legged Robotics in Action". Il y présentera des retours d'expérience terrain sur ses déploiements de quadrupèdes, les évolutions logicielles récentes, et les perspectives à cinq ans pour la robotique à pattes dans les secteurs public et privé. Titulaire d'un doctorat en génie mécanique de l'Université de Pennsylvanie, co-concepteur mécanique du Vision 60 Q-UGV, Kenneally cumule six publications académiques et treize brevets. Fin 2025, la société a commercialisé un bras manipulateur monté en partie haute du Vision 60, un système décrit comme léger et précis, conçu pour étendre les capacités de manipulation de la plateforme sans dégrader sa mobilité. Ce seuil des 1 000 unités livrées distingue Ghost Robotics d'une grande partie de ses concurrents dans le segment des quadrupèdes opérationnels, où les annonces marketing précèdent souvent de loin les déploiements réels. Le Vision 60 est utilisé par le Département de la Défense américain (DoD) pour des missions de surveillance périmétrique et d'inspection en environnements contraints. L'ajout du bras manipulateur répond à une critique structurelle des plateformes à pattes : jusqu'ici cantonnées à la mobilité et à la perception, elles manquaient de capacité d'interaction physique avec leur environnement. Pour un intégrateur ou un COO industriel, c'est le signal d'un glissement vers des robots polyvalents capables à la fois de naviguer et d'agir, ce qui élargit significativement les cas d'usage au-delà de la surveillance pure. Il convient toutefois de noter que la société n'a pas publié de métriques détaillées sur les performances du bras en conditions opérationnelles. Ghost Robotics évolue dans un marché de plus en plus dense. Boston Dynamics, dont le Spot est disponible commercialement depuis 2020, reste la référence la plus visible, tandis qu'ANYbotics (ANYmal C, déployé dans le secteur énergétique offshore) et Unitree (B2, positionné sur les prix bas) exercent une pression croissante. Ghost Robotics se différencie par son ancrage défense-sécurité et une stack logicielle et électronique entièrement propriétaire, une exigence de souveraineté technologique souvent requise par le DoD. La conférence de Boston en mai 2026 sera l'occasion pour la société de consolider son image de fournisseur éprouvé, alors qu'une nouvelle génération de compétiteurs mise sur des architectures VLA (Vision-Language-Action) et le transfert sim-to-real pour rattraper leur retard terrain. Les suites annoncées portent sur l'élargissement des capacités du bras manipulateur et l'extension des déploiements vers les secteurs industriels privés.

💬 1 000 robots livrés, c'est le genre de chiffre qui change une conversation. Pendant que la plupart des acteurs du secteur accumulent les démos et les levées de fonds, Ghost a mis des machines en service auprès du DoD, ce qui vaut tous les benchmarks du monde. L'ajout du bras manipulateur est la bonne décision au bon moment, reste à voir si ça tient quand le terrain devient franchement hostile.

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