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A&K Robotics lève 8 millions de dollars canadiens pour développer un micro-véhicule autonome destiné aux aéroports
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A&K Robotics lève 8 millions de dollars canadiens pour développer un micro-véhicule autonome destiné aux aéroports

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A&K Robotics, startup canadienne basée à Vancouver, a annoncé un tour de financement de 8 millions de dollars canadiens (environ 5,8 millions USD) pour développer une nouvelle catégorie de véhicule autonome de mobilité passager destiné aux terminaux aéroportuaires. Le produit, qualifié de "micro-vehicle", vise principalement les personnes à mobilité réduite, qui représentent environ 17% de la population mondiale. Les demandes d'assistance en aéroport augmentent de 10 à 15% par an, un rythme qui dépasse sensiblement la croissance du trafic passager global, créant une tension structurelle entre capacité humaine disponible et volume de besoins.

L'enjeu opérationnel est réel pour les gestionnaires d'aéroports : l'assistance aux PMR (personnes à mobilité réduite) repose aujourd'hui quasi-exclusivement sur du personnel humain, avec des coûts logistiques élevés et une disponibilité difficile à moduler aux pics de trafic. Un véhicule autonome capable de naviguer dans un terminal bondé ouvrirait une voie de scalabilité sans recrutement proportionnel. Cela positionne A&K sur un segment distinct des AMR (robots mobiles autonomes) logistiques classiques, avec une proposition centrée sur l'expérience passager plutôt que sur le déplacement de marchandises. La capacité à opérer dans un environnement non structuré, dense et imprévisible comme un aéroport reste toutefois l'un des défis techniques les plus exigeants du secteur.

A&K Robotics a développé une expertise préalable en robotique de navigation autonome en environnements intérieurs complexes. La société entre sur un terrain où quelques acteurs se positionnent, notamment Aethon (robots hospitaliers) ou les initiatives internes de grands intégrateurs aéroportuaires. Ce financement devrait financer le développement produit et les premiers pilotes dans des aéroports partenaires, dont les noms n'ont pas encore été communiqués. Les prochaines étapes attendues : certification de navigation en environnement public et annonces de déploiements pilotes, probablement en 2026.

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Standard Bots lève 200 millions de dollars pour développer sa présence dans l'industrie manufacturière américaine
1Robotics Business Review 

Standard Bots lève 200 millions de dollars pour développer sa présence dans l'industrie manufacturière américaine

Standard Bots, fabricant américain de bras robotiques industriels basé à Glen Cove (New York), a annoncé le 9 juin 2026 une levée de fonds de 200 millions de dollars en Série C, portant sa valorisation à un milliard de dollars. Le tour a été mené par RoboStrategy, un fonds fermé coté spécialisé en robotique, avec la participation d'investisseurs existants. La société prévoit d'utiliser ce capital pour agrandir son site de production de Glen Cove à 70 000 pieds carrés (environ 6 500 m²), où elle assemble l'intégralité de sa chaîne de valeur sur sol américain. Standard Bots commercialise des bras robotiques avec des charges utiles de 7 à 30 kg, ainsi que des humanoïdes industriels, tous programmables par démonstration sans ligne de code. Les applications couvertes incluent l'usinage, la soudure, la palettisation, le meulage, le vissage, la distribution, l'assemblage et l'inspection. La société affirme avoir déployé ses robots auprès de centaines d'entreprises américaines dans presque tous les États, des grands comptes Fortune 100 aux PME manufacturières. La levée intervient dans un contexte de réindustrialisation américaine sous tension compétitive forte. Standard Bots avance un chiffre structurant : la Chine a installé neuf fois plus de robots industriels que les États-Unis l'an dernier, davantage que le reste du monde combiné. Le pays est passé de 20 millions d'emplois manufacturiers en 1979 à 13 millions aujourd'hui, un recul que Standard Bots attribue en partie à l'absence d'investissement national en automatisation. La société revendique une trajectoire permettant de représenter 10% des nouveaux déploiements de robots industriels américains d'ici à l'an prochain -- un objectif ambitieux dont aucun audit tiers n'est mentionné. L'argument différenciant central est l'apprentissage par démonstration ("physical AI"), qui réduit le temps d'intégration sur le terrain sans nécessiter d'intégrateur spécialisé -- un point de douleur réel pour les manufacturiers de taille intermédiaire. Standard Bots a été fondée par Evan Beard, qui cumule les rôles de PDG et d'ingénieur en chef -- une configuration de fondateur-technicien rare dans l'industrie robotique traditionnellement dominée par des groupes comme FANUC, KUKA (Midea), ABB et Yaskawa. La société se positionne explicitement contre les équipements d'origine chinoise : elle conseille la Maison Blanche et le Congrès sur une stratégie nationale robotique, avec parmi ses recommandations une interdiction d'importation de robots et composants industriels chinois -- ce qui place Standard Bots à l'intersection du lobbying industriel et de la politique commerciale américaine. Face à elle, on trouve aussi des acteurs "AI-native" comme Machina Labs ou Veo Robotics dans le segment programmation sans code, et des startups en humanoides industriels comme Figure ou Apptronik. Les prochaines étapes annoncées se limitent à la montée en cadence de production à Glen Cove ; aucun partenariat ni déploiement pilote à grande échelle n'est précisé dans cette annonce.

UELa politique de réindustrialisation américaine et le lobbying pour interdire les robots industriels chinois pourraient alimenter des débats similaires en Europe sur la dépendance aux équipementiers asiatiques (KUKA/Midea, Yaskawa), sans impact direct immédiat sur la France ou l'UE.

IndustrielActu
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Blattner attribue un contrat de 75 millions de dollars à Built Robotics pour l'IA physique afin de répondre à la demande énergétique
2Robotics Business Review 

Blattner attribue un contrat de 75 millions de dollars à Built Robotics pour l'IA physique afin de répondre à la demande énergétique

Blattner Co. et Built Robotics ont annoncé un contrat de 75 millions de dollars pour déployer à grande échelle les systèmes de construction autonome de Built Robotics sur l'ensemble des chantiers de Blattner aux États-Unis. Cet accord prolonge un partenariat noué l'an dernier et s'appuie sur sept déploiements déjà réalisés sur des projets solaires à l'échelle utility, totalisant plus d'un gigawatt de capacité installée. Fondée en 2016 à San Francisco et soutenue par Founders Fund, NEA et Tiger Global, Built Robotics propose une technologie qui convertit des engins de chantier existants (excavatrices, bulldozers, chargeuses) en machines à autonomie de niveau 4, c'est-à-dire sans opérateur dans la cabine, et compatible avec le matériel des principaux fabricants OEM. Blattner, basée à Avon (Minnesota), revendique plus de 115 ans d'expérience dans la construction d'infrastructures et affirme avoir installé plus de 20% de la capacité éolienne, solaire et de stockage d'énergie à l'échelle utility aux États-Unis. L'entreprise est une filiale du groupe Quanta Services, aux côtés de Blattner Energy et D.H. Blattner & Sons. Ce contrat illustre un mouvement de fond dans la construction d'infrastructures énergétiques: la demande en électricité liée aux data centers et à l'IA pousse à accélérer la construction solaire et de stockage par batteries, un secteur où Built Robotics situe déjà plus de 80% des nouvelles capacités de production. Face à une pénurie persistante de main-d'œuvre qualifiée dans le BTP, l'automatisation de niveau 4 permet, selon les deux entreprises, de maintenir les chantiers actifs de nuit et par mauvais temps, réduisant les délais de mise en service et limitant l'exposition des ouvriers aux engins lourds. Pour l'industrie de la robotique de construction, l'opération confirme que l'IA physique dépasse le stade de la démonstration isolée: il s'agit ici d'un déploiement répété et facturé à l'échelle, sur un client industriel réel, ce qui distingue ce cas des simples annonces de prototypes encore en phase pilote. Reste que les chiffres avancés (plus d'un gigawatt cumulé, 75 millions de dollars) proviennent des communiqués des deux parties et ne sont pas vérifiés de façon indépendante. Le partenariat s'inscrit dans la stratégie de Built Robotics visant le marché de la construction solaire à l'échelle utility, évalué à 300 milliards de dollars, et complète une collaboration récente avec le Safe Autonomous Systems Lab (xLAB) de l'université de Pennsylvanie, destinée à transformer les chantiers en terrain d'expérimentation pour l'IA physique. Brandon Bruski, vice-président senior solaire chez Blattner, présente cet approfondissement technologique comme un moyen de consolider la position de l'entreprise sur un marché en forte croissance, tandis que Noah Ready-Campbell, cofondateur et PDG de Built Robotics, situe l'enjeu dans une bascule plus large du secteur électrique américain vers le solaire et les batteries. Aucun calendrier précis de déploiement des nouveaux chantiers n'a été communiqué, mais l'accord signale une intensification attendue des investissements dans l'automatisation des grands chantiers d'infrastructure énergétique aux États-Unis dans les prochains mois.

IndustrielActu
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Google s'associe à un géant japonais de la robotique pour développer les robots d'usine autonomes de prochaine génération
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Google s'associe à un géant japonais de la robotique pour développer les robots d'usine autonomes de prochaine génération

Google et FANUC America Corporation ont annoncé un partenariat stratégique visant à intégrer les technologies d'intelligence artificielle de Google dans les systèmes de robotique industrielle du géant japonais, dont les robots équipent déjà des milliers de sites de production dans le monde. L'accord, dont les termes financiers n'ont pas été divulgués, vise à accélérer le déploiement de robots dits à "Physical AI" capables de percevoir leur environnement via des capteurs, de prendre des décisions autonomes et d'exécuter des tâches variables sans reprogrammation manuelle. FANUC a également annoncé une intégration élargie entre sa plateforme de simulation ROBOGUIDE et le framework Isaac Sim de NVIDIA, consolidant ainsi un écosystème de développement robotique centré sur la simulation avant déploiement. La gamme concernée couvre des robots de 3 kg de charge utile jusqu'à 2,3 tonnes, ce qui positionne ce Physical AI sur l'ensemble du spectre industriel. FANUC indique avoir déjà expédié plus de 1 000 robots pour des applications Physical AI depuis la présentation de sa plateforme lors de l'International Robot Exhibition (IREX) de Tokyo en décembre 2025. Ce partenariat est structurellement significatif pour plusieurs raisons. Le groupe Intrinsic de Google est l'un des contributeurs majeurs au Robot Operating System (ROS), plateforme open-source de contrôle robotique que FANUC supporte déjà nativement, aux côtés d'interfaces Python et de communications haute vitesse pour le contrôle externe. L'alignement technique entre les deux acteurs est donc réel, pas seulement commercial. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, cela signifie concrètement que des capacités d'adaptation à la variabilité de production, jusqu'ici réservées aux environnements de R&D ou aux démos contrôlées, commencent à migrer vers des lignes de production en conditions réelles. Les 1 000 unités expédiées constituent un premier signal de passage à l'échelle, même si ce chiffre reste modeste au regard du parc robotique mondial, estimé à plusieurs millions d'unités en service. La distinction entre "expédié" et "déployé en production continue" mérite d'être gardée en tête. FANUC, fondée en 1956 et filiale de FANUC Corporation (Japon), est l'un des quatre grands fabricants mondiaux de robots industriels avec ABB, KUKA et Yaskawa Motoman. L'entreprise a historiquement misé sur la fiabilité et la précision répétable plutôt que sur l'adaptabilité, ce virage vers le Physical AI représente donc une évolution de positionnement notable. Sur le terrain concurrentiel, Boston Dynamics (via Hyundai), Figure AI avec son robot 03, et Tesla avec Optimus poursuivent des trajectoires humanoïdes, tandis que des acteurs comme Machina Labs ou Covariant ciblent l'adaptation cognitive en environnement industriel conventionnel. En Europe, Wandercraft et Enchanted Tools restent positionnés sur des niches spécifiques. Les prochaines étapes pour FANUC et Google ne sont pas encore précisées publiquement, mais la montée en cadence des déploiements en Amérique du Nord semble être l'axe prioritaire annoncé par Mike Cicco, président et CEO de FANUC America.

UELes concurrents européens de FANUC (ABB, KUKA) subissent une pression accrue pour intégrer des capacités Physical AI comparables sur leurs plateformes industrielles, sous peine de perdre des parts de marché EU face à cet écosystème Google-FANUC-NVIDIA.

IndustrielOpinion
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GMEX Robotics reçoit sa première commande de robots culinaires Bon Vivant 3.0 pour près de 3 millions de dollars
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GMEX Robotics reçoit sa première commande de robots culinaires Bon Vivant 3.0 pour près de 3 millions de dollars

GMEX Robotics, société australienne développant des systèmes robotiques pilotés par IA, a annoncé la réception de sa première commande commerciale dans le cadre d'un accord-cadre de A$4,2 millions (environ 2,7 millions USD) signé avec un groupe non nommé de restauration et de boissons australien. Ce bon de commande initial porte sur plusieurs systèmes de cuisson automatisée Bon Vivant 3.0 pour une valeur de A$504 000, soit environ 12 % du contrat global. Les modalités de livraison et le nombre d'unités commandées n'ont pas été précisés dans le communiqué. Cette première commande ferme marque le passage d'un accord-cadre signé à un déploiement effectif, étape souvent critique dans le secteur de l'automatisation en restauration où les cycles de vente sont longs et les preuves de concept nombreuses. Le Bon Vivant 3.0 s'inscrit dans un segment en croissance : l'automatisation des tâches de cuisson répétitives en restauration collective et rapide, où la pression sur les coûts de main-d'oeuvre et la régularité de la production restent des enjeux majeurs pour les opérateurs. Cela dit, le communiqué reste avare en métriques techniques (débit, nombre de recettes gérées, temps de cycle), ce qui rend difficile toute évaluation indépendante des performances annoncées. GMEX Robotics opère sur un marché de plus en plus concurrentiel, face à des acteurs comme Miso Robotics (Flippy, déployé chez White Castle aux États-Unis) ou Nala Robotics, qui cible également la restauration multi-format. Côté européen, des initiatives comme celles de Pazzi (pizza robotisée, France) ont montré les limites de la scalabilité dans ce secteur. L'accord-cadre de A$4,2 millions laisse entendre plusieurs tranches de commandes à venir : la capacité de GMEX à les convertir en déploiements opérationnels sera le vrai indicateur de maturité commerciale.

IndustrielActu
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