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17 articles

Business de la robotique : levées de fonds, acquisitions, partenariats stratégiques, IPO, valorisations et stratégies d'entreprise.

Luxonis boucle une levée de série A pour développer sa couche de perception dédiée à l'IA physique
1Robotics Business Review BusinessActu

Luxonis boucle une levée de série A pour développer sa couche de perception dédiée à l'IA physique

Luxonis, société basée à Denver et fondée en 2019, a bouclé une levée de série A de 14 millions de dollars menée par Denali Growth Partners, avec la participation de Taiwania Capital. L'entreprise, qui a démarré via une campagne Kickstarter réussie, revendique aujourd'hui plusieurs milliers de clients, dont plus de 60 entreprises du Fortune 500 et 17 des 30 valeurs du Dow Jones, parmi lesquelles la société agricole FARM-ING. Luxonis produit les caméras OAK, qui combinent plusieurs capteurs de vision et du calcul embarqué dans un seul boîtier, ainsi que le kit logiciel open source DepthAI, dont le SDK a franchi les 6 millions de téléchargements après une mise à jour en avril. Son écosystème de perception cloud OAK4, lancé en décembre 2025, vient d'être complété par la caméra modulaire OAK4-CS, destinée à l'inspection de codes-barres sur lignes de convoyage, à la microscopie et à d'autres usages industriels. Le mois dernier, la société a annoncé la prise en charge officielle de ses caméras dans NVIDIA Isaac Sim, ainsi qu'un déploiement OAK4 possible en USB-C seul ou en PoE+. Le PDG Bradley Dillon a indiqué que ce tour de table, le premier institutionnel de la société après plus de sept ans de développement porté par des proches et des investisseurs individuels, doit accélérer la croissance commerciale et la production. Cette levée illustre la montée en puissance des fournisseurs de composants pour l'IA physique, un segment charnière entre la robotique et l'automatisation industrielle. Plutôt que de vendre des robots complets, Luxonis se positionne comme fournisseur de la couche de perception, capteurs, calcul embarqué et logiciel, que les intégrateurs assemblent ensuite selon leurs besoins. Pour les décideurs B2B, cette approche modulaire réduit la barrière à l'entrée dans la vision robotique, un domaine encore dominé par des solutions propriétaires coûteuses. La traction commerciale revendiquée, avec une base client s'étendant des particuliers aux grands groupes industriels, suggère que la demande pour une perception visuelle embarquée standardisée dépasse désormais les cas d'usage de niche pour toucher l'automatisation de production à grande échelle. Les fonds serviront à étendre les capacités de la chaîne d'approvisionnement, développer de nouvelles architectures d'IA en périphérie (edge AI) et renforcer les équipes de R&D, de vente et de support technique. Luxonis prévoit de lancer de nouveaux appareils à prix plus accessibles et dans des formats variés, ciblant l'agriculture, la robotique avancée, la défense, l'automatisation industrielle, les machines lourdes, le medtech et la logistique d'entrepôt. La stratégie affichée par la société mise sur une combinaison entre ingénierie IA d'Europe centrale et orientale, capacités de fabrication à Taïwan et commercialisation aux États-Unis, une répartition géographique que Taiwania Capital a explicitement saluée comme un atout pour répondre aux besoins d'automatisation complexe des entreprises.

UELuxonis maintient une partie de son ingénierie IA en Europe centrale et orientale, mais aucun déploiement, levée ou implantation commerciale directe en France ou dans l'UE n'est annoncé.

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Les coulisses du rachat de Kinisi par Bear Robotics
2The Robot Report 

Les coulisses du rachat de Kinisi par Bear Robotics

Bear Robotics, fabricant américain de robots de service connu pour son robot de restauration Servi, a annoncé l'acquisition de Kinisi Robotics, startup britannique spécialisée dans l'automatisation industrielle par apprentissage par renforcement. Les modalités financières de la transaction n'ont pas été divulguées. Kinisi, basée à Bristol (Royaume-Uni), développe le KR1, un prototype conçu pour automatiser des tâches industrielles répétitives et pénibles en collaboration avec des opérateurs humains, sans recourir à l'automatisation hardcodée traditionnelle. La société est fondée par Bren Pierce, titulaire d'un doctorat en robotique humanoïde de la Technische Universität München (TUM) et fort d'une décennie de recherche internationale. À son actif au fil de ses ventures précédentes : plus de 180 millions de dollars levés et plus de 10 000 robots déployés à l'échelle mondiale. L'acquisition illustre une dynamique de consolidation qui s'accélère dans le secteur, où les acteurs établis cherchent à intégrer des capacités d'IA physique plutôt que de les développer en interne. Bear Robotics, historiquement ancré dans la robotique de service en restauration, élargit son portefeuille vers l'industrie grâce à la technologie de Kinisi, qui substitue au pipeline de règles figées des politiques motrices apprises par reinforcement learning (RL). Cette approche permet une adaptation aux variations d'environnement sans reprogrammation manuelle, un avantage décisif pour les tâches non structurées ou insalubres que rejettent les systèmes classiques. L'annonce intervient dans la même semaine qu'une autre nouvelle structurante : Agility Robotics, fabricant du robot humanoïde Digit déployé chez Amazon, a confirmé son entrée en bourse via une fusion SPAC, signal supplémentaire d'une industrie qui cherche des voies de financement à grande échelle. Bear Robotics a été fondée en 2017 à Redwood City, en Californie, avec des investisseurs comme SoftBank Vision Fund, LG Electronics et Naver. Son robot Servi est déployé dans des centaines de restaurants aux États-Unis, en Corée du Sud et au Japon. Kinisi est une startup plus récente, mais portée par le profil éprouvé de Pierce. La course aux capacités d'IA physique mobilise aujourd'hui Figure AI, 1X Technologies, Apptronik ou encore Enchanted Tools en Europe, tous en train de lever des centaines de millions pour accélérer le passage du prototype au déploiement industriel réel. C'est précisément ce sim-to-real gap que Kinisi prétend adresser avec le KR1, mais les détails de performance publiés restent pour l'instant limités aux annonces d'acquisition : la démonstration à l'échelle, en conditions industrielles réelles, reste le critère que le marché attendra avant de valider la thèse.

UELe rachat d'une startup britannique en RL industriel par un acteur américain illustre la pression d'acquisition qui s'exerce sur les startups européennes de robotique, renforçant l'urgence d'une stratégie de consolidation autonome au sein de l'écosystème EU face aux capitaux extra-européens.

BusinessOpinion
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Bear Robotics acquiert Kinisi Robotics pour renforcer ses capacités d'IA physique
3Robotics Business Review 

Bear Robotics acquiert Kinisi Robotics pour renforcer ses capacités d'IA physique

Bear Robotics a annoncé la signature d'un accord définitif pour acquérir Kinisi Robotics, une startup basée à Bristol, au Royaume-Uni. La clôture est attendue dans les prochains jours. L'opération transfère à Bear l'équipe d'ingénierie britannique de Kinisi, son robot humanoïde à roues KR1, ainsi que ses modèles d'IA propriétaires : un modèle vision-langage-action (VLA) et un modèle fondation pour la robotique (RFM). Ces systèmes combinent apprentissage par imitation, renforcement, contrôle agentique de tâches et vision par ordinateur pour la détection, la localisation et la segmentation d'objets. Le KR1 est un humanoïde sur base roulante, conçu pour la préhension, le tri et le déplacement d'objets dans des environnements industriels, logistiques et hôteliers. Fondée en 2017 par John Ha, Bear a déployé plus de 16 000 robots de service dans le monde, opérant déjà comme une flotte coordonnée via une orchestration multi-robots agentique sur une plateforme cloud unifiée. L'acquisition répond à un verrou technique persistant dans la robotique de service : les robots mobiles autonomes (AMR) naviguent efficacement, mais peinent dès qu'il s'agit de saisir, trier ou manipuler des objets physiques. En intégrant Kinisi, Bear franchit cette frontière entre navigation pure et manipulation physique, que la majorité des acteurs du secteur tentent encore de résoudre séparément. Ce qui donne du crédit à l'opération plutôt que d'en faire une annonce spéculative, c'est que Kinisi utilisait déjà le stack de navigation de production de Bear depuis ses débuts : les équipes se connaissent, le code tourne en conditions réelles, et Bear dispose d'une visibilité concrète sur la maturité de l'ingénierie de Kinisi. La synergie sur les données d'entraînement est également tangible : la flotte de 16 000 robots génère en continu des données issues de milliers de sites, tandis que les outils de capture de Kinisi permettent d'ajouter des exemples de manipulation à faible coût. C'est un avantage que des pure-players de l'humanoïde comme Figure AI (Figure 03), Physical Intelligence (pi-0), Agility Robotics (Digit) ou encore Boston Dynamics (Atlas) n'ont pas encore à cette échelle de déploiement commercial réel. Bear Robotics s'est fait connaître à partir de 2017 avec ses robots de livraison pour la restauration (Servi, Laboni), avant de s'étendre au nettoyage industriel, en construisant une chaîne de fabrication et une base de clients enterprise. Kinisi a été co-fondée par Brennand Pierce, lui-même co-fondateur originel de Bear, ce qui explique la proximité technique et culturelle des deux entités : Pierce rejoindra Bear à la clôture de la transaction. Aucun calendrier public de déploiement commercial du KR1 n'est encore annoncé, ni de prix ni de volume cible. La prochaine étape logique est l'intégration du KR1 dans la flotte existante pour des tâches de picking en environnement hospitality ou logistique, les données d'entraînement étant alimentées directement par la flotte en production. Côté Europe, aucun acteur comparable en termes de flotte déployée n'est positionné sur ce segment : Wandercraft (exosquelette médical) et Enchanted Tools (Miroka, hospitality) opèrent sur des verticales plus étroites.

UEL'acquisition de Kinisi (Bristol, UK) par Bear Robotics intensifie la pression concurrentielle sur les acteurs européens de robotique de service en hospitality et logistique, notamment Enchanted Tools, sans déploiement commercial annoncé en Europe à ce stade.

BusinessOpinion
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Le Massachusetts attribue 2 millions de dollars à six entreprises locales de robotique
4Robotics & Automation News 

Le Massachusetts attribue 2 millions de dollars à six entreprises locales de robotique

L'administration Healey-Driscoll du Massachusetts et l'Innovation Institute, division du Massachusetts Technology Collaborative (MassTech), ont annoncé l'attribution de près de 2 millions de dollars à six entreprises robotiques locales dans le cadre du Massachusetts Robotic Digital Twin Initiative. Ce programme vise à accélérer les trajectoires de commercialisation pour les développeurs de matériel robotique en élargissant leur accès aux technologies de jumeau numérique. Les six bénéficiaires n'ont pas été identifiés dans la version disponible de l'annonce. Ce financement public cible un goulet d'étranglement réel dans la filière robotique : le coût et la complexité du développement par simulation avant déploiement physique. Les jumeaux numériques permettent aux fabricants de matériel de tester, valider et itérer sur leurs systèmes en environnement virtuel, réduisant les cycles de prototypage et les risques de sim-to-real gap. Pour des PME hardware, l'accès subventionné à ces outils peut représenter un levier de compétitivité significatif face aux grands groupes qui les déploient en interne depuis plusieurs années. Le Massachusetts est historiquement l'un des écosystèmes robotiques les plus denses des États-Unis, avec une concentration autour de Boston (MIT CSAIL, Boston Dynamics, Robust AI, iRobot). MassTech opère plusieurs programmes d'aide à l'innovation manufacturière et robotique depuis les années 2010. Ce programme s'inscrit dans une logique de politique industrielle étatique visant à maintenir l'avantage compétitif local face à la montée en puissance de clusters robotiques en Californie (Agility Robotics, Figure, 1X) et en Asie. Les détails sur les entreprises sélectionnées et les projets financés restent à préciser.

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Pegasus Tech Ventures lance un fonds de 60 millions de dollars pour les startups d'IA physique
5The Robot Report 

Pegasus Tech Ventures lance un fonds de 60 millions de dollars pour les startups d'IA physique

Pegasus Tech Ventures, société de capital-risque basée à San Jose (Californie), a annoncé le lancement d'un fonds de capital-risque corporatif (CVC) de 10 milliards de yens, soit environ 60 millions de dollars, en partenariat avec CYBERDYNE Inc., entreprise japonaise fondée en 2004 et établie à Tsukuba. Pegasus en assure la gestion en tant que general partner, tandis que CYBERDYNE en est l'unique limited partner. Le fonds ciblera des startups développant des technologies dans les domaines de la robotique, de l'IA physique (physical AI), de la santé, de l'automatisation et des systèmes intelligents, avec une priorité pour les projets alignés sur la vision HCPS (human-cyber-physical space) défendue par CYBERDYNE, soit la fusion entre biologie humaine, intelligence artificielle, robotique et systèmes d'information. Pegasus, qui gère plus de 40 fonds et plus de 2 milliards de dollars d'actifs, a déjà investi dans plus de 300 startups, dont SpaceX, OpenAI, Anthropic, Airbnb et Coinbase. Ce fonds positionne CYBERDYNE comme un acteur offensif dans la course à l'IA incarnée, un segment qui attire des capitaux massifs depuis 2024. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, le signal est clair : les fabricants de dispositifs d'assistance humaine misent désormais sur des écosystèmes de startups pour accélérer leur R&D, plutôt que de la conduire entièrement en interne. Le véhicule VCaaS (venture capital-as-a-service) de Pegasus donne à CYBERDYNE un accès structuré à Silicon Valley et aux écosystèmes d'innovation mondiaux, sans avoir à constituer une équipe d'investissement dédiée. Pour le secteur de la robotique de service et des exosquelettes, cela ouvre la porte à des co-développements entre un acteur cliniquement validé sur le marché médical japonais et des startups deeptech encore en phase early-stage. CYBERDYNE est surtout connue pour son exosquelette HAL (Hybrid Assistive Limb), un dispositif qui détecte les signaux bioélectriques de surface pour assister ou rééduquer les mouvements du porteur, déployé dans les secteurs médical, de la rééducation, du soutien au travail et de la réponse aux catastrophes. L'entreprise cherche à élargir son périmètre face aux défis démographiques japonais, notamment le vieillissement de la population et la pénurie de main-d'oeuvre. Sur le plan concurrentiel, CYBERDYNE évolue dans un espace où se positionnent également des acteurs comme Ekso Bionics, ReWalk ou Ottobock pour les exosquelettes médicaux, et où les grands noms de la robotique humanoïde (Figure, 1X, Agility Robotics, Boston Dynamics) empiètent progressivement sur les cas d'usage industriels et de soin. Le fonds ne précise pas de calendrier de déploiement ni de nombre de participations visées, ce qui limite pour l'instant la portée concrète de l'annonce.

BusinessOpinion
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Hello Robot reconnue par le Forum économique mondial comme pionnière technologique
6The Robot Report 

Hello Robot reconnue par le Forum économique mondial comme pionnière technologique

Le Forum Économique Mondial a désigné Hello Robot Inc. comme "Technology Pioneer 2026" le 10 juin 2026, intégrant l'entreprise californienne (Martinez, CA) dans la cohorte annuelle de 100 startups sélectionnées pour leur impact sur les industries et la société. Hello Robot développe le robot mobile manipulateur Stretch, un système open-source sur roues doté d'un bras télescopique conçu pour opérer en proximité directe avec des humains dans des environnements domestiques, médicaux et professionnels. Fondée en 2017 par Aaron Edsinger et Charlie Kemp, deux chercheurs cumulant plus de 50 ans d'expérience combinée en robotique (MIT, Google, Georgia Tech), la société a présenté en mai 2026 la quatrième génération de Stretch, une refonte majeure pilotée par les retours utilisateurs. Le robot est actuellement déployé dans des centaines de sites académiques, de recherche et d'entreprises, et fait l'objet de pilotes auprès de personnes atteintes de handicaps moteurs sévères, dont des cas de quadriplégie, qui le pilotent via une application mobile pour accomplir des tâches quotidiennes : aller chercher un verre d'eau, se nourrir, fermer des stores. La reconnaissance du WEF illustre un glissement de perception dans le secteur robotique : après des années dominées par les démonstrations spectaculaires de robots humanoïdes ou industriels, un intérêt croissant se porte vers les systèmes à utilité directe et déployable. Pour les intégrateurs et les décideurs du secteur de la santé ou du maintien à domicile, Stretch représente un cas d'usage concret et mesurable : augmentation de l'autonomie des patients, réduction de la charge sur les aidants, et compatibilité avec des environnements non structurés (domiciles réels, pas des labs). Là où la plupart des déploiements humanoïdes restent en phase pilote contrôlée en environnement industriel, Hello Robot documente des usages réels chez des utilisateurs à domicile, ce qui en fait un point de référence pour le "reality gap" entre démos et terrain. Hello Robot s'inscrit dans une catégorie distincte du champ robotique actuel, dominé par les humanoïdes industriels (Figure, 1X, Agility, Unitree, Tesla Optimus) et les AMR logistiques (Boston Dynamics Spot, Exotec). Stretch cible un segment sous-investi : l'assistance à la personne dans des environnements non industriels. La société avait déjà été distinguée par le RBR50 Robotics Innovation Award en 2025 pour la version Stretch 3. Avec Stretch 4 lancé en mai 2026 et cette labellisation WEF, Hello Robot consolide sa position de référence dans la robotique d'assistance personnelle. Les prochaines étapes probables incluent une expansion des pilotes cliniques et domestiques, ainsi qu'une potentielle recherche de financement adossée à cette visibilité institutionnelle, dans un contexte où les financeurs institutionnels et les systèmes de santé européens s'intéressent de plus en plus aux robots d'assistance à domicile.

UELes systèmes de santé et financeurs institutionnels européens, en recherche active de solutions de maintien à domicile, peuvent s'appuyer sur les pilotes documentés de Stretch 4 comme référence concrète pour évaluer la maturité de la robotique d'assistance personnelle.

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RoboBusiness 2026 lance un appel à conférenciers
7Robotics Business Review 

RoboBusiness 2026 lance un appel à conférenciers

RoboBusiness 2026 ouvrira ses portes les 19 et 21 octobre au Santa Clara Convention Center, en Californie, et l'appel à communications vient d'être lancé avec une date limite fixée au 8 juillet 2026. Six thématiques structureront le programme : Physical AI (apprentissage à partir de données capteurs, adaptation situationnelle), technologies habilitantes (contrôle du mouvement, vision machine, logiciels embarqués), humanoïdes (conception et déploiement industriel), robotique de terrain (agriculture, construction, applications outdoor), développement (simulation, CAD/CAM, méthodologies d'ingénierie) et Business & Deployment (stratégies go-to-market, financement, scaling de startups). Les conférenciers retenus bénéficient d'une accréditation complète à l'événement et de deux passes invités supplémentaires. La manifestation inclut également le Pitchfire Robotics Startup Competition, compétition de pitch ouverte aux startups en recherche de visibilité auprès d'investisseurs. La programmation 2026 reflète les inflexions majeures du secteur. La thématique humanoïdes acquiert une place centrale, cohérente avec l'accélération des annonces industrielles de Figure, Agility Robotics, Boston Dynamics ou 1X ces dix-huit derniers mois. L'intégration du Physical AI comme thématique à part entière -- soit les architectures combinant perception, raisonnement et action, dont les modèles VLA (vision-language-action) -- signale que la question n'est plus théorique : les industriels veulent comprendre comment ces systèmes se comportent hors laboratoire, en conditions réelles, et pas seulement dans des vidéos soigneusement sélectionnées. L'ajout d'une thématique dédiée au Business & Deployment traduit également une maturité du marché : la robotique commerciale sort du cycle démo-pilote pour entrer dans celui de la scalabilité et du ROI mesurable. RoboBusiness existe depuis vingt ans et est organisé par WTWH Media, groupe éditorial qui publie The Robot Report et Automated Warehouse, et co-produit le Robotics Summit & Expo. Parmi les intervenants récurrents figurent Jeff Burnstein, président de l'Association for Advancing Automation (A3), Ken Goldberg, titulaire de la chaire William S. Floyd Jr. Distinguished en ingénierie à l'UC Berkeley, et Deepu Talla, vice-président robotique et edge AI chez NVIDIA. Sur un marché des événements robotique de plus en plus concurrencé -- ICRA côté recherche académique, MODEX et ProMat côté intralogistique, AUTOMATE pour l'automatisation industrielle -- RoboBusiness maintient un positionnement délibérément orienté commercialisation et go-to-market, ciblant intégrateurs, décideurs et investisseurs plutôt que chercheurs. Les propositions de conférence sont à soumettre via formulaire en ligne avant le 8 juillet ; le contact programme est Steve Crowe (scrowe@wtwhmedia.com).

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FORT Robotics acquiert Mapless AI pour étendre ses capacités de téléopération
8Robotics Business Review 

FORT Robotics acquiert Mapless AI pour étendre ses capacités de téléopération

FORT Robotics, spécialiste américain de la sécurité pour l'IA physique, a annoncé l'acquisition de Mapless AI, une startup fondée à Boston et Pittsburgh développant des technologies de télé-opération et de sécurité active embarquée. Le montant de la transaction n'a pas été divulgué. L'objectif affiché est d'intégrer deux briques technologiques au sein de la Trust Platform de FORT : un système de télé-opération à distance baptisé "Human-in-the-Loop from Anywhere", permettant à un opérateur déporté de superviser et d'intervenir sur plusieurs véhicules simultanément, et un module de perception embarquée pour la détection et l'anticipation d'obstacles en temps réel. Ces ajouts étendent le positionnement de FORT au-delà du contrôle machine certifié pour viser une architecture complète d'autonomie supervisée, applicable à la construction, la logistique, l'agriculture et la défense. L'acquisition répond à un problème structurel bien documenté dans le secteur : le fossé entre démonstrations convaincantes et déploiements scalables. La capacité à maintenir un opérateur humain dans la boucle sans l'exposer physiquement aux environnements dangereux est un prérequis que les gestionnaires de flottes industrielles réclament explicitement avant de valider des déploiements à grande échelle. En ajoutant une couche de perception prédictive, FORT positionne la sécurité comme un accélérateur commercial plutôt qu'un frein réglementaire, ce qui représente un changement de paradigme notable pour les intégrateurs B2B évaluant des solutions d'autonomie sur site. La décision de découpler physiquement les travailleurs des zones à risque tout en conservant une supervision humaine significative adresse directement les contraintes HSE (hygiène, sécurité, environnement) qui bloquent de nombreux projets pilotes en milieu industriel non contrôlé. FORT Robotics a été fondée en 2018 et revendique aujourd'hui 27 brevets, plus de 19 000 unités déployées et une base de plus de 600 clients à l'international. Mapless AI, de son côté, s'était distinguée par son expérience dans des environnements non structurés, notamment les aéroports, bien plus complexes que les entrepôts standardisés où opèrent la plupart des AMR (robots mobiles autonomes). Sur le marché de la sécurité pour l'IA physique, FORT se retrouve en concurrence indirecte avec des acteurs comme Pilz, SICK ou encore Honeywell pour la certification sécurité, et avec des plateformes d'autonomie supervisée comme Phantom Auto ou Designated Driver pour la télé-opération. Aucun calendrier de déploiement ni pipeline client n'a été communiqué à ce stade, ce qui maintient l'annonce dans la catégorie acquisition stratégique plutôt que produit immédiatement disponible.

UEL'acquisition renforce FORT Robotics comme concurrent direct des spécialistes européens de la sécurité industrielle (Pilz, SICK) sur le segment de l'autonomie supervisée en milieu industriel non structuré.

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Fort Robotics acquiert Mapless AI pour étendre sa plateforme d'IA physique et d'autonomie supervisée
9Robotics & Automation News 

Fort Robotics acquiert Mapless AI pour étendre sa plateforme d'IA physique et d'autonomie supervisée

Fort Robotics, spécialiste américain des plateformes de sécurité pour systèmes autonomes industriels, a annoncé l'acquisition de Mapless AI, entreprise basée à Boston et Pittsburgh spécialisée dans la téleopération de véhicules et la supervision d'autonomie. Cette opération enrichit la Trust Platform de Fort de deux capacités distinctes : la téleopération avec humain dans la boucle (human-in-the-loop) à distance, et la sécurité active embarquée (onboard active safety). Les modalités financières de la transaction n'ont pas été divulguées. L'intégration de la téleopération supervisée dans une plateforme de sécurité répond à une réalité opérationnelle que les déploiements à grande échelle d'AMR et de véhicules industriels autonomes ont mis en évidence : l'autonomie complète reste hors de portée dans les environnements non structurés, et les opérateurs ont besoin d'une reprise de contrôle fiable et rapide. L'autonomie supervisée devient ainsi une couche intermédiaire incontournable entre téléopération pure et pleine autonomie. En intégrant ces deux briques dans une offre unifiée, Fort simplifie l'architecture de sécurité pour les intégrateurs et les directions industrielles, qui n'ont plus à assembler des solutions tierces hétérogènes. Fort Robotics, fondé en 2018 et historiquement positionné sur la sécurité des chariots élévateurs et AMR d'entrepôt, accélère ici sa montée en gamme vers les véhicules autonomes de terrain plus complexes. Mapless AI, dont l'approche "sans carte HD" vise les environnements dynamiques difficiles à cartographier en amont, complète cette trajectoire. Sur ce segment, Fort entre en concurrence directe avec des acteurs comme Phantom Auto ou Formant dans la supervision à distance, ainsi qu'avec les offres intégrées des constructeurs de flottes autonomes eux-mêmes.

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Slamcore lève 14 millions de dollars, dont un investissement de Rockwell Automation
10Robotics & Automation News 

Slamcore lève 14 millions de dollars, dont un investissement de Rockwell Automation

Slamcore, startup britannique spécialisée dans les logiciels d'intelligence spatiale, a annoncé un tour de table de 14 millions de dollars avec ROKStar Ventures, le véhicule d'investissement de Rockwell Automation, parmi les investisseurs principaux. Rockwell Automation est l'un des plus grands groupes mondiaux d'automatisation industrielle et de transformation numérique. Ce financement porte le total levé par Slamcore à 40 millions de dollars, avec un portefeuille d'investisseurs qui inclut également Toyota Ventures, Interwoven Ventures et MMC Ventures. L'entrée de Rockwell Automation au capital est un signal fort pour le secteur : Rockwell équipe des milliers d'usines dans l'automobile, l'agroalimentaire, la chimie et la logistique, et son implication suggère une volonté d'intégrer la perception spatiale directement dans des environnements industriels existants. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, cela valide l'approche software-first du SLAM (Simultaneous Localization and Mapping) comme couche d'infrastructure réelle, pas seulement comme technologie de démonstration. Le fait que Toyota Ventures soit également présent au capital illustre l'intérêt croisé des constructeurs automobiles pour les capacités de navigation autonome embarquée. Fondée à Londres, Slamcore développe des algorithmes de perception spatiale permettant aux robots et systèmes autonomes de se localiser en temps réel sans infrastructure externe, une alternative logicielle aux solutions reposant sur des LiDAR dédiés ou des marqueurs au sol. La startup s'est positionnée initialement sur les AMR d'entrepôt avant d'élargir son périmètre vers des plateformes embarquées et des robots de service. Elle concurrence des acteurs comme NavVis, ainsi que les stacks propriétaires de fabricants d'AMR tels que MiR ou Körber. Le partenariat stratégique avec Rockwell ouvre potentiellement un accès direct à sa base installée de clients industriels.

UEL'entrée de Rockwell Automation au capital de Slamcore pourrait accélérer le déploiement de solutions SLAM software-first dans des usines européennes, mettant sous pression des acteurs locaux comme NavVis (Allemagne) ou MiR (Danemark).

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Locus Robotics rachète Nexera Robotics
11Robotics & Automation News 

Locus Robotics rachète Nexera Robotics

Locus Robotics, spécialiste américain de l'automatisation logistique d'entrepôt, a annoncé l'acquisition de Nexera Robotics, startup canadienne basée à Vancouver spécialisée dans la préhension robotique avancée. L'opération intègre la technologie propriétaire NeuraGrasp de Nexera, un end-effector conçu pour la saisie d'objets variés, directement dans la plateforme "physical AI" de Locus. Cet ajout élargit les capacités de la suite Locus Array, qui couvrait jusqu'ici principalement le transport autonome de charges (AMR), vers la manipulation bout en bout dans les entrepôts. Les conditions financières de la transaction n'ont pas été divulguées. Cette acquisition marque un pivot stratégique pour Locus Robotics : passer de la navigation AMR à la manipulation complète, autrement dit le "dernier mètre" longtemps considéré comme le verrou technologique de l'automatisation logistique. La capacité à saisir, orienter et déposer des références variables sans reprogrammation est le différenciateur clé que les intégrateurs et COO logistiques attendent pour justifier un déploiement à grande échelle. En intégrant NeuraGrasp nativement, Locus évite la dépendance aux end-effectors tiers et peut proposer une offre AMR plus manipulation sous une seule architecture logicielle, simplifiant les cycles d'intégration. Fondée en 2014 à partir du spin-off de Quiet Logistics, Locus Robotics a traversé une période difficile en 2023 avec des restructurations et des recherches de financement, rendant cette acquisition d'autant plus significative comme signal de repositionnement. Le marché de la logistique robotisée est en pleine consolidation, avec des acteurs comme Exotec (France, système Skypod), Geek+ et 6 River Systems (Shopify) qui renforcent eux aussi leurs offres en manipulation. Nexera avait développé NeuraGrasp autour de la dextérité multi-références. L'intégration dans le portfolio Locus Array est annoncée sans calendrier de déploiement précisé à ce stade.

UELa consolidation AMR+manipulation opérée par Locus intensifie la pression concurrentielle sur Exotec (France/Skypod), qui devra démontrer une réponse crédible sur le segment manipulation de références variables pour défendre sa position dans les entrepôts européens.

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Faraday Future lève 25 millions de dollars pour livrer 1 500 robots d'ici la fin de l'année
12Robotics Business Review 

Faraday Future lève 25 millions de dollars pour livrer 1 500 robots d'ici la fin de l'année

Faraday Future, constructeur automobile électrique basé à Los Angeles fondé en 2014, a annoncé la semaine dernière une levée de 25 millions de dollars via l'émission de billets à ordre convertibles auprès d'investisseurs privés. Cumulée au financement de 45 millions de dollars obtenu en avril 2026, la société totalise désormais 70 millions de dollars levés en deux mois. Sur les 25 millions, 12,5 millions sont débloqués immédiatement sur le compte opérationnel de l'entreprise, les 12,5 millions restants étant conditionnels à des critères de performance définis contractuellement. L'objectif affiché est de livrer 1 500 robots d'ici fin 2026, après n'en avoir expédié que 68 depuis le lancement commercial en février 2026 et 200 unités visées pour le seul deuxième trimestre. La gamme comprend trois modèles à pattes -- FF Futurist, FF Master et FX Aegis -- avec un quatrième robot annoncé pour juin 2026. Un accord de mémorandum d'entente a également été signé avec RobotShop, plateforme e-commerce nord-américaine spécialisée en robotique, qui distribuera les produits Faraday Future à l'international. Le chiffre d'affaires du premier trimestre 2026 s'élève à 512 000 dollars, en hausse de 62 % par rapport aux 316 000 dollars du T1 2025, et représente déjà 95 % du revenu annuel total 2025 (536 000 dollars) -- dont 26 % proviennent de licences logicielles et de packs de compétences (SKILLS). Ces chiffres illustrent à la fois la dynamique et les limites d'une stratégie de pivot vers la robotique. 68 unités livrées face à une cible annuelle de 1 500 représente un ratio d'exécution de 4,5 %, ce qui rend l'objectif difficile à tenir sans accélération industrielle significative. La structure de financement -- billets convertibles non immédiatement négociables, avec la moitié des fonds séquestrés -- traduit une prudence des investisseurs plus qu'un vote de confiance inconditionnel. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, le signal réel est la présence sur RobotShop : Faraday Future mise sur un canal de distribution à volume plutôt que sur des déploiements industriels profonds, ce qui positionne ses robots davantage comme des produits grand public ou PME que comme des solutions d'automatisation enterprise. Faraday Future s'est construit une réputation difficile dans l'automobile électrique -- la FF 91 n'a jamais atteint une production significative, et l'entreprise a traversé plusieurs crises financières depuis 2021. Son repositionnement dans la robotique incarnée (EAI, Embodied AI) suit une logique de survie plus que de stratégie organique. Dans un secteur dominé par Figure AI (Figure 03), Boston Dynamics, Agility Robotics (Digit), 1X Technologies et le Tesla Optimus Gen 3, Faraday Future aborde le marché avec des robots à pattes non humanoïdes, un segment moins concurrentiel mais aussi moins structuré commercialement. Aucun acteur européen ou français n'est directement impliqué dans ce dossier. Les prochaines étapes à surveiller : le lancement effectif du robot de juin 2026, le rythme réel de livraison au T2, et la conversion des 1 200 pré-commandes non contraignantes en commandes fermes.

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Pourquoi les fondateurs les plus prospères en robotique sont des penseurs systémiques
13Robotics Business Review 

Pourquoi les fondateurs les plus prospères en robotique sont des penseurs systémiques

L'épisode 244 du podcast The Robot Report, publié cette semaine, met en vedette Ajay Agarwal, associé chez Bain Capital Ventures (BCV), où il investit depuis plus de vingt ans dans des sociétés technologiques en phase précoce, avec un focus sur les logiciels, l'IA, la logistique et l'automatisation industrielle. L'entretien couvre son thèse d'investissement en robotique, sa méthode pour identifier les fondateurs à fort potentiel, et son regard sur la montée en puissance des robots humanoïdes. L'émission aborde également les actualités de la semaine : la publication des lauréats 2026 des RBR50 Robotics Innovation Awards, la nouvelle version Stretch 4 de Hello Robot (plus grande, plus rapide et plus puissante que ses prédécesseurs), et le dévoilement de la SmartBay d'Automated Tire, une station autonome de changement de pneus. La thèse centrale d'Agarwal, implicite dans le titre de l'épisode, est que les fondateurs les plus performants en robotique sont des "systems thinkers" : ils ne conçoivent pas des composants isolés, mais des systèmes complets intégrant mécanique, software, logistique et modèle économique. Ce cadre analytique, forgé au fil de deux décennies d'investissements, a une pertinence directe pour les décideurs industriels et les intégrateurs : il suggère que la sélection de partenaires technologiques devrait se faire sur la capacité à penser bout-en-bout, pas uniquement sur la performance technique d'un sous-système. Dans un marché où les démos restent souvent déconnectées de la réalité opérationnelle, ce type de discernement investisseur constitue un signal utile sur les entreprises réellement bancables à l'échelle. Agarwal est notamment connu pour avoir piloté l'investissement historique de BCV dans Kiva Systems, la société de robots de manutention entrepôt rachetée par Amazon en 2012 pour 775 millions de dollars et rebaptisée Amazon Robotics, devenue depuis une référence structurante du secteur AMR (autonomous mobile robots). Cette prise de position précoce illustre sa capacité à identifier des changements de paradigme avant qu'ils ne deviennent évidents. Aujourd'hui, il observe de près l'essor des humanoïdes, un segment dominé par Figure AI, 1X Technologies, Agility Robotics (filiale Amazon), Boston Dynamics et Tesla Optimus, avec des acteurs européens comme Enchanted Tools ou Wandercraft encore à l'écart des grands cycles de financement américains. La prochaine étape concrète mentionnée dans l'épisode est le Robotics Summit & Expo 2026, co-organisé par The Robot Report, qui réunit plus de 70 intervenants confirmés issus de Tesla, Toyota Research Institute, AWS ou Brain Corp, et constitue un baromètre sectoriel pour les mois à venir.

UELa mention d'Enchanted Tools et Wandercraft comme acteurs européens encore à l'écart des grands cycles de financement américains constitue un signal indirect sur le déficit de capital-risque en Europe pour les humanoïdes.

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5 leçons pour les entrepreneurs en robotique tirées du pivot stratégique d'Aescape
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5 leçons pour les entrepreneurs en robotique tirées du pivot stratégique d'Aescape

Aescape, startup new-yorkaise spécialisée dans les stations de récupération corporelle automatisées, vient de traverser une restructuration profonde après avoir levé 83 millions de dollars il y a un peu plus d'un an. La société, fondée il y a neuf ans comme organisation de R&D, commercialise un système composé de deux cobots force-sensitifs Franka Robotics Research 3 (FR3) positionnés au-dessus d'une table de massage standard. L'utilisateur sélectionne les zones à traiter sur une tablette, allongé face vers le bas, et la séance se déroule sans supervision humaine. La cible commerciale principale est le secteur hôtelier et les salles de sport, où le système exploite des espaces sous-utilisés avec une disponibilité 24h/24. Après cette levée censée mener à l'adoption massive, la société a procédé à un "general assignment" début 2026, mécanisme juridique américain comparable à une liquidation contrôlée mais moins coûteux et plus favorable aux investisseurs qu'une faillite franche. Frank Britt, venu du capital-risque et ancien cadre chez Starbucks, a repris la direction en remplaçant le co-fondateur Eric Litman. L'entreprise repart avec une base clients existante et une nouvelle direction commerciale. Le cas Aescape illustre une tension structurelle qui mine de nombreuses startups de robotique en service : le modèle RaaS (Robotics as a Service) est séduisant sur le papier, mais incompatible avec le capital-risque dès lors que le hardware constitue un actif lourd. Britt formule le problème clairement : le capital-risque est conçu pour scaler des logiciels à coût marginal quasi nul, pas pour financer et porter une flotte de robots physiques qui se déprécient. En conservant la propriété du matériel et en facturant des abonnements récurrents, Aescape se retrouvait à la fois startup technologique à capital cher et opérateur d'actifs industriels, deux rôles aux logiques financières opposées. La restructuration force une reconfiguration vers ce que Britt appelle des "platform-powered robots", un modèle hybride où la technologie logicielle embarquée devient l'argument de valeur différenciant, sans que l'entreprise soit nécessairement le porteur financier de chaque machine déployée. Cette trajectoire n'est pas isolée dans le secteur. De nombreuses startups de robotique commerciale, des AMR (robots mobiles autonomes) au cobotisme, ont expérimenté le RaaS entre 2018 et 2023 avant de pivoter sous la pression des investisseurs ou des contraintes de bilan. Aescape avait passé neuf ans en mode R&D pure avant sa mise sur le marché, ce qui lui a permis de construire un système d'IA incarnée sophistiqué, mais a retardé l'apprentissage des réalités opérationnelles et commerciales. Britt cite son passage chez Starbucks comme révélateur : un business à l'échelle est avant tout une "machine d'exécution", pas un laboratoire d'ingénierie. La prochaine étape pour Aescape sera de démontrer que son nouveau modèle commercial permet effectivement une croissance rentable sur sa base clients hôtelière et fitness existante, sans reproduire le déséquilibre structurel qui a failli emporter l'entreprise.

UELes enseignements sur l'incompatibilité structurelle du modèle RaaS avec le capital-risque hardware concernent directement les startups robotiques européennes en phase de commercialisation similaire.

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Mind Robotics lève 400 millions de dollars pour déployer ses robots à IA dans l'industrie manufacturière
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Mind Robotics lève 400 millions de dollars pour déployer ses robots à IA dans l'industrie manufacturière

Mind Robotics, startup américaine basée à Palo Alto, a annoncé le 13 mai 2026 une levée de fonds de 400 millions de dollars, portant son financement total à plus d'un milliard de dollars depuis sa création. Ce tour a été mené par Kleiner Perkins, avec la participation de nouveaux investisseurs comme Meritech Capital, Redpoint Ventures, SV Angel et Garuda Ventures, aux côtés d'acteurs déjà présents tels qu'Andreessen Horowitz, Accel, Bain Capital Ventures et Greenoaks. La startup, fondée par RJ Scaringe, avait enchaîné un seed de 115 millions de dollars fin 2025 puis une Série A de 500 millions en mars 2026, soit trois tours en moins de six mois. Mind Robotics se positionne comme constructeur d'une "plateforme full-stack" combinant modèles de fondation pour la robotique physique, hardware dédié et infrastructure de déploiement, ciblant l'automatisation de tâches manufacturières dextres et à fort contenu décisionnel. Rivian, le constructeur de véhicules électriques, est à la fois premier client, partenaire stratégique et actionnaire, fournissant un environnement de production à haut volume pour l'entraînement des modèles et alimentant ce que la société appelle un "data flywheel" d'itération continue. À ce stade, Mind Robotics reste une annonce plus qu'un produit déployé : le site de la société ne publie aucune image de robot, aucune fiche technique n'est disponible (payload, degrés de liberté, cadence de cycle), et les démonstrations publiques sont absentes. Ce point mérite d'être noté, car la plupart des levées comparables dans le secteur humanoïde ou manufacturing (Figure, 1X, Apptronik, Agility) s'accompagnent au minimum de vidéos opérationnelles. L'accès à l'usine Rivian comme terrain d'entraînement est un avantage réel pour réduire le sim-to-real gap, mais la promesse de généralisation inter-tâches et inter-domaines reste à valider empiriquement. Pour les décideurs industriels, la question centrale n'est pas le montant levé mais la capacité à démontrer une fiabilité en conditions réelles avant 2027, dans un secteur où le fossé entre démo et déploiement à l'échelle reste le principal obstacle commercial. RJ Scaringe, qui a co-fondé Rivian en 2009 et conduit l'entreprise jusqu'à son introduction en bourse en 2021, a créé Mind Robotics en novembre 2025 en s'appuyant sur l'expertise manufacturière accumulée chez Rivian. La société s'insère dans une vague de financements massifs autour de la "physical AI" : Boston Dynamics, Figure (2,6 milliards levés à date), Physical Intelligence avec Pi-0, ou encore 1X Technologies en Europe. En France et en Europe, des acteurs comme Wandercraft (exosquelettes), Enchanted Tools (Miroki) ou Pollen Robotics (Reachy) avancent sur des segments plus ciblés avec des modèles économiques plus définis. Les prochaines étapes à surveiller pour Mind Robotics : une première démonstration publique de son hardware, l'annonce d'un second client industriel hors Rivian, et la publication de métriques de déploiement concrètes qui permettront de juger si l'ambition "general-purpose" tient face à la réalité de la chaîne de production.

UELa concentration massive de capital américain sur la robotique physique (Mind Robotics dépasse le milliard en 6 mois) accentue l'écart de ressources avec les acteurs européens comme Wandercraft, Enchanted Tools et Pollen Robotics, qui opèrent sur des segments ciblés avec des levées sans commune mesure.

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Prix RBR50 2026 de l'innovation en robotique
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Prix RBR50 2026 de l'innovation en robotique

The Robot Report a publié pour la quinzième année consécutive son palmarès RBR50, sélectionnant 50 organisations mondiales, entre entreprises, associations et institutions académiques, pour leur innovation technologique et commerciale en robotique. L'édition 2026 intègre à la fois des habitués et de nouveaux entrants, avec une couverture allant des capteurs industriels aux rovers martiens, en passant par des solutions de fabrication, de logistique, de nouveaux matériaux et de processeurs. Parmi les distinctions spéciales : Physical Intelligence (San Francisco, fondée en 2023) reçoit le titre de Startup de l'Année ; Harvard University décroche le prix Application de l'Année pour un système d'assistance aux personnes souffrant de limitations motrices du bras ; Tatum Robotics remporte la catégorie Robots for Good pour ses applications auprès de personnes sourdes-aveugles. La cérémonie de remise des prix est prévue lors du dîner de gala du Robotics Summit & Expo à Boston. Le palmarès 2026 reflète plusieurs dynamiques structurantes pour les acteurs industriels : essor des manipulateurs mobiles, développement des systèmes portables (wearables) et accélération de l'IA appliquée à la robotique physique. La distinction accordée à Physical Intelligence est particulièrement significative : la startup a développé pi0, l'un des premiers modèles VLA (Vision-Language-Action) à démontrer des capacités de généralisation sur des tâches physiques variées, sans reprogrammation tâche par tâche. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ce type de reconnaissance signale quels segments technologiques atteignent un seuil de maturité commerciale justifiant un investissement. Le palmarès inclut également les grands fournisseurs de solutions complètes pour la fabrication et la logistique, ainsi que des fabricants de composants critiques (capteurs, actionneurs, processeurs). L'inclusion d'une approche inédite de confection textile automatisée et d'un rover en opération sur Mars illustre la volonté du jury de couvrir l'étendue réelle du champ robotique en 2026. Créé en 2012, le RBR50 s'est imposé comme un repère annuel dans le secteur : selon The Robot Report, plusieurs lauréats passés ont levé des millions de dollars dans les mois suivant leur sélection, et nombre d'entre eux sont revenus sur la liste avec de nouvelles innovations. L'édition 2026 intègre aussi une dimension institutionnelle et politique notable : l'Association for Advancing Automation travaille à convaincre le Congrès américain d'adopter une stratégie nationale en robotique, tandis que MassRobotics accompagne des startups internationales dans leur accès au marché américain. Aucun acteur français ni européen n'est explicitement mentionné dans le communiqué public, bien que des entreprises comme Wandercraft, Enchanted Tools ou Pollen Robotics figurent régulièrement dans ce type de palmarès. À noter : l'article source est un teaser promotionnel invitant au téléchargement d'un rapport complet accessible sur formulaire, et ne détaille pas les critères de sélection par organisation.

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Les 10 actualités robotique les plus marquantes d'avril 2026
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Les 10 actualités robotique les plus marquantes d'avril 2026

Avril 2026 a concentré plusieurs signaux forts pour l'industrie robotique. Tesla a confirmé lors de ses résultats T1 2026 un pivot vers la robotique: 3,9 milliards de dollars de cash-flow opérationnel, marge brute GAAP de 21%, et démarrage annoncé de la production Optimus à l'usine de Fremont dès le Q2 2026, en reconvertissant les lignes Model S et Model X pour une capacité d'un million d'unités par an, avec un objectif à terme de dix millions via un futur site au Texas. Pudu Technology a levé près de 150 millions de dollars, portant sa valorisation au-delà de 1,5 milliard et ses financements cumulés à plus de 300 millions. ABB Robotics a lancé sa gamme de cobots PoWa, positionnée entre cobots classiques et robots industriels, dans un marché estimé en croissance de 20% par an jusqu'en 2028. La startup Generalist AI a dévoilé GEN-1, un modèle généraliste pour la robotique revendiquant un taux de réussite de 99% sur des tâches où les modèles précédents plafonnaient à 64%, trois fois plus rapide, avec seulement une heure de données robot par tâche. Sanctuary AI a présenté une démonstration de manipulation in-hand en zero-shot, et Locus Robotics a lancé au salon MODEX son système Locus Array, combinant robot mobile, bras de picking intégré et perception par IA pour une préparation de commandes entièrement autonome. Ces développements indiquent une phase d'industrialisation accélérée. Le pivot de Tesla illustre une conviction croissante dans le secteur: les robots humanoïdes passent du stade de la recherche à la ligne de production planifiée, même si le fossé entre annonce et déploiement réel reste entier. La montée en puissance de la manipulation mobile illustrée par Locus Array répond à des contraintes logistiques concrètes que les AMR seuls ne résolvent plus. Les performances annoncées par GEN-1, publiées sans benchmark public indépendant, méritent confirmation, mais si avérées, elles signaleraient une inflexion dans le débat sur le sim-to-real gap qui freine encore les déploiements VLA à grande échelle. L'entrée d'ABB sur le segment cobot haute performance signale que les grands intégrateurs industriels cessent de laisser ce marché aux seuls pure players. Ce mois d'avril a également été marqué par des reconfigurations stratégiques majeures. Honeywell a annoncé la cession de sa division Warehouse and Workflow Solutions (marques Intelligrated et Transnorm) au fonds de private equity American Industrial Partners, actant son retrait de l'automatisation logistique après une décennie d'investissement. Le tribunal régional de Hambourg a émis une injonction préliminaire contre la filiale allemande d'Elite Robots, poursuivie par Teradyne Robotics pour violation de droits d'auteur, en pleine ouverture du salon Hannover Messe. L'IFR a publié son rapport "World Robotics 2025" confirmant une hausse de la densité robotique (unités pour 10 000 salariés) sur trois continents: Europe, Asie et Amériques. Transitive Robotics a enfin livré la version 2.0 de son framework open-source pour la robotique full-stack, intégrant stockage ClickHouse, visualisation Grafana et alerting via Alertmanager.

UEABB (groupe européen) entre sur le segment cobot haute performance avec la gamme PoWa, le tribunal de Hambourg émet une injonction contre Elite Robots pendant Hannover Messe, et l'IFR confirme une hausse de la densité robotique en Europe, trois signaux directs pour le marché industriel européen.

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