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Humanoïdes

50 sur 187 articles

Toute l'actualité des robots humanoïdes : Figure, Tesla Optimus, Apptronik Apollo, Agility Digit, Unitree, Boston Dynamics Atlas, Enchanted Tools, Pollen Reachy.

Digit 5, robot humanoïde américain, vise des journées de 20 heures grâce à une recharge de 9 minutes
1Interesting Engineering HumanoïdesActu

Digit 5, robot humanoïde américain, vise des journées de 20 heures grâce à une recharge de 9 minutes

Agility Robotics a retenu la technologie de batterie de Nyobolt pour Digit 5, son prochain humanoïde, avec l'objectif de dépasser 20 heures de travail productif sur une journée de 24 heures. Le système vise 90 minutes d'autonomie pour une recharge de neuf minutes, soit un ratio course/charge de 10 pour 1, contre 2 pour 1 sur Digit 4. Concrètement, le robot travaillerait dix minutes pour chaque minute passée sur son chargeur. Un accès anticipé aux robots équipés de cette batterie est annoncé pour le premier semestre 2027, auprès d'exploitants de sites industriels, d'entrepôts et de centres de distribution. La disponibilité doit ensuite croître sur six à neuf mois. Le communiqué ne donne ni la capacité de la batterie, ni la durée de vie en cycles, ni le poids du pack. Les valeurs de 90 minutes et de 10:1 sont des objectifs de conception, pas des mesures sur site. Pour un intégrateur ou un COO logistique, l'enjeu est le taux d'utilisation. Un humanoïde qui passe la moitié de son temps à charger, comme Digit 4 avec son ratio de 2:1, ne rentabilise pas facilement son coût d'achat ou de location. Daniel Diez, directeur commercial d'Agility, présente l'uptime comme l'argument économique central de Digit. Dépasser deux postes complets par jour permettrait d'amortir le robot sur davantage d'heures et de réduire la taille de flotte nécessaire pour un même volume de tâches. Ces chiffres restent des promesses tant qu'ils ne sont pas validés en conditions réelles. Une charge ultra-rapide impose des courants élevés, donc des contraintes thermiques et un vieillissement des cellules que la durée de vie en cycles, non publiée, permettrait seule d'évaluer. Le gain théorique en utilisation peut aussi être grignoté par la gestion de file d'attente aux bornes et par la logistique de charge d'une flotte. L'argument de Nyobolt, plus de puissance dans un pack plus petit et plus léger, vise aussi la sécurité collaborative, car un robot plus léger est plus simple à rendre sûr près des humains. Agility a récemment présenté Digit 5 comme son premier humanoïde conçu pour un travail coopératif sûr à grande échelle, capable d'opérer à proximité du personnel. L'entreprise, qui fait partie des rares acteurs à avoir déployé des humanoïdes bipèdes en entrepôt, prépare aussi son introduction en bourse via une fusion avec Churchill Capital Corp XI. L'opération doit se conclure au quatrième trimestre 2026, la société combinée conservant le nom Agility Robotics et cotant au Nasdaq sous le symbole « AGLT ». Dans ce contexte, la promesse d'un uptime élevé sert aussi d'argument auprès des investisseurs. Face à elle, Figure, Tesla avec Optimus et d'autres acteurs misent sur des approches différentes, par exemple des batteries plus grosses ou le remplacement du pack, et la bataille se joue autant sur l'autonomie énergétique que sur l'intelligence embarquée. La suite dépendra des premiers retours des clients en accès anticipé en 2027.

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La révolte des machines n'aura pas lieu : pourquoi les humanoïdes dotés d'IA sont des assistants, pas des ennemis
2Robotics Business Review 

La révolte des machines n'aura pas lieu : pourquoi les humanoïdes dotés d'IA sont des assistants, pas des ennemis

Boston Dynamics, filiale de Hyundai (qui en détient 88 % selon l'article, la société étant valorisée à plus d'un milliard de dollars), a sorti son humanoïde Atlas du laboratoire pour le tester dans l'usine automobile de Hyundai. Le site compte plus de 1 000 robots et près de 1 500 employés. Atlas mesure 175 cm pour 90 kg. Il y trie de façon autonome des barres de toit destinées à la chaîne d'assemblage. Zach Jackowski, ingénieur diplômé du MIT, pilote son développement. La nouvelle version est entièrement électrique et embarque des puces NVIDIA, alors que le modèle de 2021 était hydraulique et ne savait que courir et sauter avec des algorithmes écrits à la main. L'apprentissage combine téléopération et simulation. Un opérateur en casque de réalité virtuelle guide les bras et les mains du robot. Une combinaison capte aussi ses mouvements, ce qui produit des données d'entraînement pour des modèles qui exécutent ensuite la tâche seuls. Plus de 4 000 Atlas virtuels ont été entraînés pendant six heures en simulation, avec des sols glissants ou des articulations raides. Un apprentissage acquis par un robot se déploie sur toute la flotte. Les mêmes méthodes ont servi pour la reptation et la roue, moins pour la marche en canard. L'article ne donne ni charge utile, ni nombre de degrés de liberté, ni temps de cycle, ni volume de déploiement, ni prix. L'intérêt tient à la méthode plus qu'à la démonstration. Passer d'un contrôle codé à la main à un apprentissage par démonstration et imitation, avec entraînement massivement parallèle en simulation, réduit le coût marginal de chaque nouvelle compétence. C'est la thèse du sim-to-real à l'échelle, que le secteur cherche à valider hors des vidéos promotionnelles. Pour un intégrateur ou un COO, le signal est un essai en conditions réelles dans une usine très robotisée, ce qui est plus parlant qu'une démonstration scénarisée. Les limites restent importantes : Atlas ne sait pas s'habiller ni porter une tasse de café, et rien ne documente son taux de réussite, sa cadence ou son intervention humaine résiduelle sur la tâche de tri. Le ton rassurant du titre, qui présente les humanoïdes comme des auxiliaires et non des menaces, relève du récit éditorial et non d'une mesure. Atlas a évolué du robot hydraulique spectaculaire, utilisé surtout pour des acrobaties, vers une plateforme électrique pensée pour le travail industriel. Cette trajectoire s'accompagne de mouvements de talents : Scott Kindersma, ancien responsable de la recherche robotique de l'entreprise, et Kevin Bergerman, spécialiste de l'apprentissage automatique, sont passés chez Google DeepMind. La concurrence est dense. Tesla pousse Optimus, des startups soutenues par Amazon et NVIDIA se positionnent, et des entreprises d'État chinoises accélèrent. Hyundai dispose ici d'un atout rare, un site de production réel comme terrain d'essai et comme premier client. Reste à savoir si l'essai passera du pilote à un déploiement chiffré, sur lequel l'article ne fournit aucun calendrier.

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WanNa Robotics présente NOVA21, une main dextérique à entraînement direct de 21 degrés de liberté (DOF)
3Pandaily 

WanNa Robotics présente NOVA21, une main dextérique à entraînement direct de 21 degrés de liberté (DOF)

WanNa Robotics a présenté NOVA21, une main dextre à 21 degrés de liberté (DOF) destinée aux laboratoires de recherche et aux développeurs de robots, lors de la Hong Kong Autumn Electronics Fair 2026. Le format reprend l'anatomie humaine, pour environ 195 x 105 x 71 mm. Le pouce compte cinq DOF actifs et chacun des quatre autres doigts en compte quatre, tous entraînés par des actionneurs rotatifs à entraînement direct. Le constructeur annonce au moins 20 N de force au bout de chaque doigt et au moins 200 N de force de préhension pour les quatre doigts, avec contrôle en force et rétrodriveabilité. La vitesse de flexion à vide est de 520 °/s, la répétabilité en bout de doigt de ±0,2 mm, et la répétabilité angulaire de 0,2 à 0,5° grâce à des encodeurs doubles. Le toucher repose sur 16 capteurs de force : capteurs triaxiaux en bout de doigt et sur les phalanges, plus une matrice de force normale dans la paume. La plage normale va de 0 à 25 N, la plage tangentielle de ±10 N, et la résolution tactile est de 0,1 N. Côté connectique, on trouve RS485 ou CAN-FD sur un connecteur à deux broches, EtherCAT ou TCP/IP sur un connecteur à quatre broches, des mises à jour OTA et un poignet à échange rapide. Pour les intégrateurs et les équipes de R&D, l'intérêt est la combinaison d'une cinématique à 21 DOF, d'un entraînement direct rétrodriveable et d'un retour tactile dense dans un format humain. Cette combinaison vise les expériences de contact, la coordination multidoigt et la manipulation avec des politiques apprises, notamment des VLA (modèles vision-langage-action). WanNa cite aussi des validations industrielles, comme la saisie d'outils et l'insertion de connecteurs, et du pick-and-place de type service sur des emballages variés. Il faut toutefois rester prudent. La société parle d'une première mondiale, ce qui relève de son marketing et n'est pas vérifié. Les spécifications sont celles du constructeur, sans test indépendant. Aucune donnée n'est publiée sur la durée de vie, la fiabilité en cycles, la masse, la température de fonctionnement ni sur le prix. Ce sont pourtant ces éléments qui décident d'un passage du laboratoire à la production. La main dextre est devenue un point de blocage pour les humanoïdes, car la plupart des démonstrations de manipulation reposent sur des préhenseurs à quelques DOF. NOVA21 arrive dans un segment chinois très actif, où Inspire Robots vient de lancer la RH37D1, une main à trois doigts en entraînement direct annoncée pour des charges jusqu'à 43 kg. Ce modèle illustre une autre approche, orientée force et robustesse plutôt que dextérité maximale. La Shadow Hand britannique reste la référence historique de la recherche, et les grands acteurs des humanoïdes développent leurs propres mains en interne. WanNa présente le produit comme un système conçu d'un seul bloc, avec actionneurs miniatures, structure et pile de contrôle développés ensemble. Il reste à connaître les conditions de commercialisation, les délais de livraison et les premiers clients pilotes. Aucune date ni aucun volume de production n'ont été communiqués.

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Vidéo : dans l'usine de Boston Dynamics, où un robot humanoïde Atlas sort de la chaîne chaque jour
4Interesting Engineering 

Vidéo : dans l'usine de Boston Dynamics, où un robot humanoïde Atlas sort de la chaîne chaque jour

Boston Dynamics a publié une vidéo de près de six minutes consacrée à son équipe d'opérations prototypes, chargée de fabriquer et de maintenir le robot humanoïde Atlas. L'entreprise affirme pouvoir aujourd'hui assembler un robot en environ une journée, avec pour objectif de descendre à une heure environ l'an prochain, puis à quelques minutes à plus long terme. Le site combine usinage de précision réalisé en interne, taillage d'engrenages, assemblage et réparation, avec des bras robotisés intégrés à certaines tâches d'assemblage. Les pièces peuvent passer de l'usinage à l'assemblage le jour même ou le lendemain, ce qui permet de tester sur du matériel réel des modifications de conception. L'équipe choisit aussi les outils de coupe et affine les procédés d'usinage au fil de l'évolution du design. La vidéo évoque en outre les mains à quatre doigts récemment présentées pour Atlas, citées comme exemple d'arbitrage entre dextérité, robustesse et facilité de maintenance. Ces chiffres demandent à être lus avec précaution. Boston Dynamics décrit un délai de construction d'un prototype dans un atelier de R&D, pas une cadence de ligne de production ni un calendrier de livraisons commerciales. Le temps nécessaire pour monter un exemplaire n'a rien à voir avec le nombre d'unités qu'une ligne peut sortir par heure ou par semaine, indicateurs que d'autres fabricants de humanoïdes mettent en avant sous forme d'objectifs horaires, de volumes hebdomadaires ou de cumuls de production. Aucun volume, aucun prix ni aucun client de déploiement n'est communiqué. L'intérêt réel est ailleurs : en gardant l'usinage près des ingénieurs, l'entreprise raccourcit la boucle conception, fabrication, test, ce qui compte quand le matériel change vite et que les robots d'essai s'usent. Pour un intégrateur ou un décideur industriel, c'est un indice de maturité de l'ingénierie matérielle, pas une preuve de capacité industrielle. L'écart entre un prototype assemblé en une journée et un produit fabriqué en série, avec chaîne d'approvisionnement, qualité et coûts maîtrisés, reste entier. Cette communication s'inscrit dans une course où les acteurs du humanoïde mettent désormais en avant leur capacité à produire, et plus seulement leurs démonstrations de mouvement. Boston Dynamics, historiquement connue pour ses robots de recherche, fait évoluer Atlas vers un usage industriel plus large, d'où l'accent mis sur la maintenabilité et la conception pour la fabrication. Elle se mesure à des concurrents qui affichent des objectifs de volume, comme Tesla avec Optimus ou Figure avec sa gamme Figure 03, ainsi qu'à des acteurs européens tels que Enchanted Tools en France. La prochaine étape à surveiller est le passage de cette cadence de prototypage à une production en série documentée : chiffres d'unités livrées, premiers sites clients et pilotes annoncés. En l'absence de ces éléments, la vidéo relève de la démonstration d'outil industriel interne, et non d'un produit expédié ou d'un déploiement réel.

HumanoïdesOpinion
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Avatar prend vie : le nouveau robot de Honda reproduit les mouvements humains pour travailler à distance
5Interesting Engineering 

Avatar prend vie : le nouveau robot de Honda reproduit les mouvements humains pour travailler à distance

Honda a présenté le 13 octobre 2026 au salon CEATEC, au Japon, son Honda Avatar Robot, un système de téléopération centré sur une main robotique à taille humaine dotée de 16 articulations actionnées, chacune capable de vitesses continues allant jusqu'à 180 degrés par seconde. Chaque bout de doigt peut exercer en continu jusqu'à 50 newtons de force, et des capteurs de force à six axes mesurent forces et couples au niveau des phalanges distales. La main intègre aussi 288 canaux de capteurs tactiles répartis sur les doigts et la paume. Le constructeur indique avoir validé le mécanisme sur plus de 450 000 cycles de durabilité, dont 24 000 cycles de levage d'une charge d'environ 5 kg (11 livres). Honda affirme que la main peut enfiler une aiguille, serrer des vis, manipuler des ciseaux ou soulever des objets plus lourds. Un système d'assistance aide l'opérateur à piloter les mouvements à distance. Honda évoque des usages en maintenance d'équipements, assistance médicale, intervention en cas de catastrophe et opérations spatiales. Il s'agit d'une démonstration publique, sans calendrier de commercialisation, ni prix, ni client annoncé. L'intérêt de cette annonce tient moins à la nouveauté du concept qu'au choix de miser sur la dextérité plutôt que sur la locomotion. Les humanoïdes savent marcher et courir de façon de plus en plus convaincante, mais la manipulation fiable d'objets variés, avec contrôle des forces de contact et adaptation de la prise, reste le principal verrou entre la démonstration et le travail utile. La combinaison de 16 degrés de liberté, d'un retour tactile dense et de mesures de force à six axes répond directement à ces exigences, et les chiffres de durabilité sont plus parlants que les habituelles vidéos de laboratoire. La téléopération offre aussi une voie pragmatique : garder l'humain dans la boucle permet de déployer une main performante sans attendre qu'une politique autonome (VLA ou autre) couvre tous les cas. Les réserves classiques s'appliquent toutefois : aucune donnée n'est fournie sur la latence, la précision en conditions réelles ou le temps de cycle, et rien ne dit que les tâches montrées ont été réalisées hors d'un environnement contrôlé. Comme le reconnaît l'article source, l'utilité réelle dépendra de la constance des performances hors démonstration. Honda travaille depuis longtemps sur la robotique, d'Asimo à ses recherches sur la téléprésence, et cette main s'inscrit dans une vision plus large qui consiste à libérer le travail physique des contraintes de lieu et de déplacement. Le segment des mains dextres est très disputé : Tesla pousse celle d'Optimus, Figure, Sanctuary AI ou Shadow Robot se positionnent aussi sur la dextérité, tandis que les approches d'apprentissage par imitation et de téléopération servent de plus en plus à collecter des données d'entraînement pour les modèles de manipulation. Aucune suite précise n'a été annoncée : ni pilotes, ni partenaires industriels, ni calendrier. Les prochains signaux à surveiller seront des essais chez des clients en maintenance ou en milieu hostile, ainsi que la publication de métriques de latence, de taux de réussite et de coût.

UEPas d\'impact direct sur la France/UE

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XPENG prévoit de livrer des robots humanoïdes en 2027 et de les déployer en Europe plus tard dans l'année
6TechNode 

XPENG prévoit de livrer des robots humanoïdes en 2027 et de les déployer en Europe plus tard dans l'année

XPENG prévoit de lancer la production de masse de son humanoïde IRON d'ici fin 2026, avec des livraisons au premier semestre 2027 et une promotion en Europe au second semestre. He Xiaopeng, président et CEO du constructeur chinois, a présenté ce calendrier le 12 octobre à Paris. Les premiers usages visent le commerce, dans les magasins et les centres commerciaux, avant des applications industrielles et domestiques. XPENG affirme avoir mis en place une ligne de production dédiée. Il a montré un IRON qui achève un assemblage automatisé puis quitte la ligne en marchant. Le robot propose interaction multimodale, reconnaissance faciale et mémoire de conversation, en chinois, anglais et allemand. Ni prix, ni volumes, ni charge utile, ni nombre de degrés de liberté n'ont été précisés. L'intérêt tient surtout au choix de marché. Viser d'abord l'accueil en boutique plutôt que l'usine est un arbitrage prudent: peu de manipulation, une tolérance plus grande à l'erreur et aucune cadence à tenir. Cela suggère que l'humanoïde polyvalent reste hors de portée à court terme. La sortie de ligne est un teaser contrôlé. Elle ne documente ni cadence, ni taux de réussite, ni coût unitaire, et rien ne distingue encore une annonce de calendrier d'un déploiement réel. XPENG, connu pour le véhicule électrique et l'assistance à la conduite, avait dévoilé IRON fin 2025. Il s'appuie sur son savoir-faire de production automobile, comme Tesla avec Optimus. Il affronte Figure, Unitree, UBTech et AgiBot, ainsi que Wandercraft et Enchanted Tools du côté européen. Le choix de Paris cible l'Europe, où le règlement Machines, applicable début 2027, et l'AI Act pèseront sur toute commercialisation. Les livraisons du premier semestre 2027 seront le vrai test.

UEXPENG cible l'Europe depuis Paris avec une promotion au second semestre 2027, ce qui l'expose au règlement Machines et à l'AI Act et place le marché européen face à un nouveau concurrent chinois, dont Wandercraft et Enchanted Tools.

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Les robots humanoïdes sprintent et boxent, mais le vrai test reste de faire la lessive
7Robohub 

Les robots humanoïdes sprintent et boxent, mais le vrai test reste de faire la lessive

Lors des World Humanoid Robot Games 2026 à Pékin, des robots humanoïdes ont couru, boxé, joué au football et accompli des tâches inspirées des usines, des restaurants et des situations d'urgence. Tiangong Ultra a bouclé le 100 mètres en 8,64 secondes, soit moins que le record du monde d'Usain Bolt (9,58 secondes). Dans une tribune, Wai-keung Fung, de l'université Cardiff Metropolitan, juge pourtant que le vrai test est ailleurs : la lessive. Aucun système robotique ne sait aujourd'hui traiter de façon fiable toute la chaîne. Elle comprend porter le panier, trier selon les programmes, sortir le linge, le suspendre, le plier et le repasser. Même le pliage reste difficile, car les vêtements varient en forme, taille, matière et degré de froissement. Un t-shirt peut être retourné, une manche coincée sous une autre pièce, un pantalon enroulé autour d'une serviette. L'enjeu dépasse la lessive. Un sprint est un problème de coordination d'articulations et d'équilibre, mais la piste est prévisible et la ligne d'arrivée ne change pas de forme. Un tissu déformable change d'état dès qu'on en saisit un coin, et le robot doit détecter le glissement d'une prise et s'adapter. Pour les décideurs B2B, cela relativise les records athlétiques, qui prouvent la puissance de la locomotion plus que l'intelligence manipulatoire. Le chiffre de 8,64 secondes, par ailleurs, est un résultat de compétition sans équivalence de conditions avec un record humain homologué. Une ligne de production peut être organisée pour présenter les pièces à des positions connues. Un foyer, où les objets, les enfants et les animaux bougent sans cesse, ne le permet pas, ce qui éloigne les robots domestiques ou d'aide à la personne de ce que laissent croire les démonstrations. L'auteur souligne aussi qu'une compétence acquise par un robot ne se copie pas comme une application. Un bras fixe à caméras en surplomb et pinces dédiées au textile n'a pas les contraintes d'un humanoïde, qui possède des caméras dans la tête, des mains à cinq doigts, d'autres articulations, et doit parfois bouger hanches et jambes pour rester stable en se penchant sur une table. Les capteurs diffèrent aussi, entre toucher fin dans les doigts et vision seule. Seule une partie du savoir se transfère : l'apparence d'une chemise, la position probable des épaules, ce qu'est un bon pli. Le robot récepteur doit ensuite l'exécuter avec son propre corps. Les projets de recherche comme Open X-Embodiment explorent ce problème en mettant en commun plus d'un million de trajectoires réelles issues de 22 types de robots, avec l'espoir de rendre l'expérience partageable entre morphologies. C'est la même logique que celle des modèles généralistes vision-langage-action (VLA) développés par les acteurs du secteur. Le texte fourni s'interrompt avant la conclusion de l'auteur sur ces résultats, et il ne cite ni pilote ni calendrier de déploiement.

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Boston Dynamics dévoile de nouveaux détails sur la main redessinée de son robot humanoïde
8Robotics Business Review 

Boston Dynamics dévoile de nouveaux détails sur la main redessinée de son robot humanoïde

Boston Dynamics a dévoilé la semaine dernière la nouvelle main de son humanoïde Atlas : quatre doigts, 13 degrés de liberté (DoF), actionnement direct. Le pouce et trois doigts remplacent l'ancienne configuration, l'auriculaire a disparu et la taille de la pince a été réduite. La main est composée de 13 actionneurs identiques, entièrement encapsulés, sans câbles fragiles traversant les articulations. L'entreprise affirme l'avoir conçue pour la fabrication en grande série et pour une simulation haute fidélité, afin de permettre l'apprentissage par renforcement (RL) en simulation puis transféré au réel (sim-to-real). Malgré ce changement de format, elle reste capable de manipuler des charges de plus de 45 kg (100 lb). Alberto Rodriguez, directeur du comportement robotique d'Atlas, a détaillé ces choix à The Robot Report. Les mains précédentes étaient déjà assez puissantes pour soulever plus de 100 lb. Il n'était donc pas nécessaire d'augmenter la force, et l'équipe envisage même de la réduire légèrement pour améliorer la transparence de l'actionnement, c'est-à-dire la fidélité avec laquelle le couple commandé se retrouve au contact. Ces informations portent moins sur une prouesse que sur un arbitrage d'ingénierie assumé, et c'est ce qui les rend utiles. La main reste le composant le plus difficile des humanoïdes : elle concentre les compromis entre dextérité, force, robustesse, coût, réparabilité et détection. Boston Dynamics fait ici un choix net : abandonner un doigt, ne pas surdimensionner la force et privilégier la fiabilité et la modularité. Pour un intégrateur ou un COO industriel, le signal est que la disponibilité du robot et sa capacité à produire des données plus vite comptent davantage que le nombre d'articulations. Le choix d'une conception compatible avec la simulation fidèle est aussi un indice sur la méthode : les mains sont pensées pour entraîner des politiques par RL sim-to-real plutôt que pour être uniquement pilotées à la main. Rodriguez écarte par ailleurs l'achat d'effecteurs du commerce : la main est jugée trop centrale à la proposition de valeur pour ne pas être développée en interne. Les performances en tâches complexes ne sont toutefois pas chiffrées dans les éléments disponibles : aucun temps de cycle, taux de réussite ni durée de vie n'est publié, et le passage de la « fiabilité » annoncée à des milliers d'heures en poste reste à démontrer. Ce projet s'inscrit dans la feuille de route produit d'Atlas, que Rodriguez présente comme un facilitateur de décisions difficiles sur le niveau de complexité à embarquer. Les enseignements viennent des essais avec les mains précédentes, qui ont montré des difficultés sur certaines tâches complexes, et de la conception du corps d'Atlas, où simplicité, modularité et maturité des actionneurs accélèrent les itérations. La validation suit une démarche classique : prototypes confiés tôt aux équipes systèmes, contrôle et comportement, puis tests rigoureux de vérification et de validation avant tout déploiement, une étape lente mais censée éviter de découvrir les défauts sur le terrain. Face à des concurrents comme Tesla (Optimus), Figure ou Agility, qui visent aussi des mains très articulées, Boston Dynamics adopte une approche plus sobre en nombre de doigts. Aucune date de commercialisation ni de pilote spécifique à cette main n'est annoncée dans l'extrait disponible : il s'agit pour l'instant d'une présentation de conception, et non d'un produit livré ou déployé.

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Entretien avec le PDG de Minerva Humanoids : « Roger est conçu pour être le meilleur avatar possible
9Robotics & Automation News 

Entretien avec le PDG de Minerva Humanoids : « Roger est conçu pour être le meilleur avatar possible

Minerva Humanoids, société basée à San Francisco, développe Roger, un humanoïde semi-autonome que son PDG décrit comme « le meilleur avatar possible ». Le robot est conçu pour que l'opérateur humain puisse se substituer physiquement à lui là où la présence d'un corps humain est coûteuse ou dangereuse. L'entreprise vise des tâches où ce remplacement a un intérêt immédiat, parfois vital. Le matériel disponible ne détaille ni charge utile, ni nombre de degrés de liberté, ni prix, ni volumes ou sites de déploiement. Roger relève donc pour l'instant de l'annonce de positionnement, pas d'un produit dont les performances en conditions réelles seraient documentées. Ce choix tranche avec la course au robot généraliste menée par Figure (Figure 03), Tesla (Optimus Gen 3) ou Agility Robotics, qui misent sur des modèles VLA (vision-langage-action) capables d'enchaîner des tâches sans supervision. Minerva part de l'hypothèse inverse : l'autonomie complète reste incertaine, et un humain dans la boucle apporte une valeur commerciale dès maintenant. Pour un intégrateur ou un responsable d'exploitation, c'est une proposition plus facile à valider, car la fiabilité repose sur la téléopération et l'autonomie ne s'ajoute que progressivement. La question à surveiller est la part réelle d'autonomie, qui détermine si un opérateur peut superviser plusieurs robots ou doit en piloter un seul. Minerva s'inscrit dans une lignée de robots téléopérés, qui ont longtemps servi de source de données d'entraînement pour les modèles d'imitation. Le positionnement « avatar » les place face aux généralistes, mais aussi face aux acteurs européens comme Enchanted Tools, qui développe son humanoïde Mirokaï. Les prochaines étapes à suivre sont les pilotes clients, les spécifications techniques publiées et la démonstration d'un fonctionnement hors vidéo choisie.

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Un nouveau robot humanoïde conçu en cinq mois manipule à distance des bombes et intervient sur des tâches à énergie dangereuse
10Interesting Engineering 

Un nouveau robot humanoïde conçu en cinq mois manipule à distance des bombes et intervient sur des tâches à énergie dangereuse

Minerva Humanoids, startup basée à San Francisco, est sortie de stealth mardi avec un humanoïde bipède semi-autonome baptisé Roger, conçu pour la manipulation à distance d'explosifs et d'équipements énergétiques dangereux. La société annonce environ 10 millions de dollars de financement pré-seed, menés par General Catalyst avec Long Journey Ventures et Credo Ventures comme co-leads. Le système repose sur de la téléopération : un opérateur, casque VR sur la tête, voit par les caméras du robot et pilote ses mouvements, y compris des tâches bimanuelles. Le logiciel embarqué, Minerva Intelligence, gère l'équilibre, la navigation et la récupération après chute, via des boucles de contrôle à faible latence. Minerva affirme qu'un opérateur maîtrise le contrôle complet du corps en quelques minutes. Aucun chiffre n'a été publié sur la charge utile, l'autonomie, la vitesse ou la précision de manipulation, et le nombre de degrés de liberté reste inconnu. Les premiers pilotes payants sont annoncés pour cet automne. L'intérêt est d'abord opérationnel. Les robots chenillés à bras unique utilisés par les équipes de neutralisation d'explosifs (EOD) échouent dès qu'une tâche exige deux mains ou une dextérité fine, et un technicien doit alors revêtir la combinaison et s'approcher seul de l'engin. Dominic Asquith, vétéran des forces spéciales britanniques et responsable des opérations dangereuses chez Minerva, résume ce moment comme « la longue marche ». Le positionnement est lucide : plutôt que de promettre une autonomie générale, Minerva garde l'humain dans la boucle de décision et place seulement le robot dans la zone à risque. C'est un marché de niche mais solvable, où la téléopération assistée est acceptable et où le critère d'achat est la sécurité, pas le temps de cycle. Il reste à prouver que l'humanoïde égale ou dépasse en fiabilité les plateformes EOD éprouvées, ce que les démonstrations seules ne tranchent pas. Les « quelques minutes » d'apprentissage et la construction en cinq mois sont des affirmations de l'entreprise, sans mesure indépendante. Minerva a été fondée fin 2025 par Sandor Felber (CEO), passé par la recherche en robotique humanoïde au MIT CSAIL et par le programme Optimus de Tesla, et Maurice Rahme (CTO), six ans chez Boston Dynamics et responsable technique du robot logistique Stretch. Le logiciel est développé surtout aux États-Unis, tandis que les premiers prototypes sont fabriqués et assemblés en Allemagne, avec une production prévue à terme dans les deux pays. Avant son lancement, la société a présenté sa technologie au Centre d'excellence de l'OTAN pour la neutralisation des explosifs, en Slovaquie, et a mené des essais sur site pour la sécurité publique dans l'un des deux grands aéroports qu'elle envisage comme sites de déploiement. Des partenariats de recherche avec la Mohamed bin Zayed University of Artificial Intelligence et l'Université de Waterloo portent sur les humanoïdes pour l'énergie et sur la perception en cas de fumée, d'obscurité ou de défaillance de capteurs. Le marché visé comprend aussi la réponse aux matières dangereuses, l'offshore pétrolier et gazier et les sites haute tension. Les fonds serviront à développer le matériel et le contrôle avant des déploiements énergie et EOD prévus plus tard cette année.

UELes prototypes sont assemblés en Allemagne avec une production prévue à terme en Europe, et la société a présenté sa technologie au Centre d'excellence OTAN de neutralisation des explosifs en Slovaquie.

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Kawasaki se tourne vers l'IA physique pour rendre son humanoïde Kaleido pleinement autonome
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Kawasaki se tourne vers l'IA physique pour rendre son humanoïde Kaleido pleinement autonome

Kawasaki Heavy Industries prévoit d'intégrer la plateforme d'IA physique du développeur japonais Noetra dans son humanoïde Kaleido, qui deviendrait ainsi le premier client annoncé de cette technologie, selon Nikkei Asia et Humanoids Daily. Le déploiement est visé dès 2030. Kaleido est développé depuis 2015 et ciblé sur des usages industriels. Les premières missions envisagées restent simples : patrouilles d'installations et transport de pièces en usines et entrepôts. Des discussions sont en cours avec des clients de l'automobile et des semi-conducteurs. Le passage à l'autonomie se ferait par étapes. Les premiers déploiements associeraient téléopération humaine et IA, Noetra prenant en charge une part croissante des tâches, jusqu'à une autonomie complète à terme. Kawasaki n'a communiqué ni payload, ni nombre de DOF, ni prix, ni volumes pour cette phase. L'intérêt de l'annonce tient moins à la technologie qu'à son calendrier. Kawasaki assume qu'un humanoïde industriel ne sera pas autonome à son arrivée en usine : il sera supervisé, avec une IA qui reprend progressivement la main. C'est un contrepoint aux démonstrations d'autonomie totale qui dominent la communication du secteur, et cela rappelle l'écart entre exécuter un mouvement prédéfini en environnement contrôlé et opérer au milieu de personnes, d'équipements et de décors changeants. Le robot doit percevoir, comprendre les propriétés physiques des objets, planifier et corriger en temps réel. Les capacités actuelles de Kaleido 9 restent modestes : marche autonome avec évitement d'obstacles par localisation LiDAR, et démonstrations de sauvetage en cas de catastrophe en téléopération. L'assemblage de produits, qui exige une coordination fine des bras et des mains, n'est évoqué que comme application future, sans échéance. La feuille de route de mars 2026 place le travail assisté à distance en environnement contrôlé vers 2030, et l'autonomie en environnement non structuré vers 2040. Noetra n'a pas encore livré son modèle phare. L'entreprise vise un modèle de fondation omni-modal pour l'exercice fiscal 2028 et une IA du monde physique capable de comprendre les propriétés physiques pour l'exercice 2030. Son développement associe Sony, SoftBank, NEC et Honda, et Kawasaki en est aussi investisseur. Il s'agit donc d'une feuille de route, pas d'un produit livré. Kawasaki entend combiner cet apport avec sa collaboration en IA physique avec NVIDIA, annoncée en mai, centrée sur des mouvements autonomes plus complexes et précis. Le groupe place l'humanoïde dans une stratégie plus large : des dizaines de milliers de robots en service d'ici 2040, dont des robots à roues, des quadrupèdes et des robots de transport hospitalier. Face à Figure, Tesla ou Agility, qui annoncent des déploiements plus proches, Kawasaki adopte un rythme prudent, adossé à un industriel établi. Le jalon à surveiller est le modèle de Noetra prévu en 2028, première mesure de la crédibilité de ce calendrier.

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Des humanoïdes pour intervenir sur les scènes de bombe, les menaces chimiques et les fouilles de prison
12Interesting Engineering 

Des humanoïdes pour intervenir sur les scènes de bombe, les menaces chimiques et les fouilles de prison

Singapour a inauguré le 30 septembre le Home Team Humanoid Robotics Centre (H2RC), un site de 29 000 pieds carrés (environ 2 700 m²) situé dans le quartier technologique de one-north, avec l'objectif de déployer des robots humanoïdes pilotés par IA aux côtés de ses agents de sécurité publique d'ici 2028. Le centre est opéré par la Home Team Science and Technology Agency (HTX), qui y développe et entraîne des humanoïdes dédiés à la police, à la protection civile et à l'administration pénitentiaire. Quatre prototypes ont été présentés. Le premier, destiné à la Singapore Civil Defence Force (SCDF), traite le confinement, la limitation et le prélèvement d'échantillons de matières dangereuses. Le deuxième, pour la Singapore Police Force (SPF), est téléopéré et peut s'agenouiller pour collecter des fragments d'explosifs sur une scène post-explosion. Le troisième vise la fouille de cellules pour la Singapore Prison Service (SPS), avec des mains dextres, un contrôle moteur fin et un toucher haute résolution encore à l'étude. Le quatrième accomplirait des tâches routinières, comme réapprovisionner les ambulances en matériel médical. Le site comprend des décors reconstitués (scène post-explosion avec débris, tuyauteries et vannes industrielles) et un système de portique mobile multi-robots omnidirectionnel, déjà utilisé par l'Agence spatiale européenne pour l'entraînement des astronautes, une première en Asie du Sud-Est. HTX et ST Engineering ont aussi signé un protocole d'accord de coopération. Aucun nom de modèle, nombre de degrés de liberté, charge utile ni prix n'a été communiqué. L'intérêt tient à la méthode. Plutôt qu'une démonstration de plateforme généraliste, Singapour définit des cas d'usage étroits et à haut risque, où l'humanoïde se justifie par sa compatibilité avec des environnements et des outils conçus pour l'humain, sans réaménagement. C'est un argument plus solide que les promesses de polyvalence, mais il reste à prouver. Le robot de la police est téléopéré, ce qui signale un niveau d'autonomie encore limité, et HTX reconnaît que des robots entraînés pour l'industrie ne savent pas opérer en situation d'urgence. D'où le pari sur des données de sécurité publique collectées sur place pour entraîner une IA incarnée capable d'apprendre, de percevoir et de raisonner. Pour les intégrateurs et les décideurs publics, le signal est double : les secteurs régaliens (CBRN, déminage, milieu carcéral) deviennent un marché d'humanoïdes potentiel, mais ils exigent fiabilité, sûreté et jeux de données spécifiques que les modèles généralistes ne fournissent pas aujourd'hui. Les démonstrations de la journée de lancement ne disent rien du taux de réussite ni des temps d'exécution en conditions réelles. Le calendrier a déjà glissé en apparence : Singapour avait annoncé l'an dernier un déploiement aux côtés des agents dès la mi-2027, alors que l'objectif affiché est désormais un premier robot en situation opérationnelle réelle, sur des tâches définies, en 2028. L'écart est modeste mais rappelle la distance entre prototype et service. Le programme s'inscrit dans une course mondiale où Figure, Tesla (Optimus) ou Agility ciblent surtout la logistique et l'industrie, tandis que les usages de sécurité publique restent peu explorés par les grands acteurs. Côté européen, des acteurs comme Wandercraft (exosquelettes) ou Enchanted Tools (robots de service) n'ont pas, à ce stade, de programme comparable annoncé dans ce domaine. Les prochaines étapes à surveiller sont la désignation des partenaires industriels et académiques promis par HTX, les premiers essais avec des agents hors laboratoire et la plateforme matérielle retenue, encore non dévoilée.

UEAucun programme comparable n'est annoncé en France/UE à ce stade, ce qui laisse les acteurs européens de la robotique de sécurité publique sans équivalent connu.

HumanoïdesActu
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Premier robot humanoïde bipède open source full-stack et hautes performances dévoilé
13Interesting Engineering 

Premier robot humanoïde bipède open source full-stack et hautes performances dévoilé

La société RoboParty, basée à Pittsburgh, a dévoilé le RP1 (ROBOTO 01) lors de l'IROS 2026, qui marquait sa première présentation publique. L'entreprise le décrit comme le premier humanoïde bipède open source « full-stack » à hautes performances. Le seul chiffre technique communiqué est un couple articulaire de pointe pouvant atteindre 160 N·m, obtenu avec des modules d'actionneurs maison baptisés Romomo. Le nombre de DOF, la masse, le payload, l'autonomie et le prix ne sont pas précisés. Sur son stand, RoboParty proposait une démonstration « Kick Me » : les visiteurs poussaient ou frappaient le robot, qui rétablissait son équilibre et savait aussi se relever après une chute. Cette stabilité reposait sur PartyOS, la base de R&D ouverte de l'entreprise, qui intègre le framework UFO. Le public cible est celui des chercheurs, des enseignants, des développeurs et des équipes d'IA incarnée. L'intérêt est surtout stratégique. Le marché de l'humanoïde est dominé par des plateformes fermées (Figure, Tesla, Agility, Unitree sur le matériel, avec des briques logicielles le plus souvent propriétaires), et les laboratoires qui veulent entraîner des politiques de locomotion ou de manipulation dépendent de fournisseurs dont ils ne maîtrisent ni les actionneurs ni le contrôle bas niveau. Une plateforme dont le matériel, les actionneurs et le logiciel sont tous ouverts pourrait abaisser ce coût d'entrée, à condition que les plans, la documentation et l'approvisionnement des pièces soient réellement exploitables. La démonstration de poussées en conditions ouvertes est plus parlante qu'une vidéo scriptée, mais elle reste qualitative : aucune force d'impact, aucune durée de test ni aucun taux de chute n'est fourni. Le communiqué ne dit pas non plus ce qui est effectivement publié en open source pour le RP1, ni sous quelle licence. Le qualificatif « premier » relève donc, à ce stade, de l'argument commercial plus que d'un fait vérifié. Il s'agit d'une annonce accompagnée d'une démonstration sur salon, pas d'un produit livré ni d'un déploiement. RoboParty a commencé par RPO, un projet de robot bipède entièrement open source. L'adoption par la communauté de ce projet lui a permis d'élargir ses compétences aux actionneurs, aux corps de robot, au contrôle du mouvement, à la manipulation dextre et aux logiciels robotiques. Le RP1 en est la suite directe, et son fondateur Yi Huang défend une ligne « full-stack open source » en opposition aux systèmes fermés. Sur ce créneau, l'entreprise croise des initiatives ouvertes ou semi-ouvertes comme Berkeley Humanoid, K-Scale ou les plateformes de Booster et Unitree, très utilisées par les laboratoires, ainsi que l'écosystème de modèles ouverts type GR00T de NVIDIA. Aucune date de commercialisation, aucun tarif ni aucun programme pilote n'ont été annoncés. Les prochains éléments à suivre sont la publication effective des fichiers matériels et du code, des spécifications complètes, un prix, et l'adoption réelle par des laboratoires ou des équipes de développement.

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HumanoïdesActu
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Pourquoi la sécurité déterminera l'avenir des robots humanoïdes
14Interesting Engineering 

Pourquoi la sécurité déterminera l'avenir des robots humanoïdes

Rick Balzano, vice-président go-to-market pour les services IA, la sécurité et la robotique chez TaskUs, a détaillé dans l'épisode « Lexicon » d'Interesting Engineering le travail de l'ombre qui conditionne la fiabilité des robots humanoïdes. TaskUs intervient auprès d'entreprises de robotique, de véhicules autonomes et de systèmes d'IA : elle collecte, annote et valide les données qui servent à entraîner des machines à opérer dans le monde physique. Contrairement aux grands modèles de langage, qui apprennent à partir de textes et d'images disponibles en ligne, l'IA incarnée doit percevoir son environnement puis décider d'une action sans abîmer ni elle-même, ni l'équipement, ni les personnes proches. Une grande partie des données doit donc être captée dans le réel : vidéos à la première personne, relevés de capteurs, démonstrations de tâches, réactions des objets au toucher. Balzano estime que les humanoïdes actuels restent « probablement des robots très spécialisés dans un format humain ». Il cite un exemple concret de mise en scène : des robots qui semblent circuler librement dans une usine alors qu'ils évoluent dans une zone de 40 sur 40, avec garde-fous et téléopérateurs. Aucun chiffre de payload, de DOF ou de déploiement n'est avancé dans l'entretien. L'intérêt de ce témoignage tient à sa source : un prestataire de données, non un constructeur, qui confirme l'écart entre démonstration et réalité. La téléopération cachée, les zones délimitées et la préparation intensive derrière les vidéos virales sont désignés comme des facteurs de biais pour qui évalue ces machines. Pour un intégrateur ou un COO industriel, cela invite à demander dans quelles conditions un cycle a été mesuré, avec quelle part d'assistance humaine, et sur combien d'essais. Balzano souligne aussi que la sécurité est plus complexe que pour la robotique industrielle classique, car l'humanoïde évolue dans un environnement presque entièrement imprévisible. Les données les plus difficiles à obtenir concernent les événements rares et dangereux, comme une chute dans un escalier ou une collision, que personne ne veut provoquer volontairement sur une machine coûteuse. La dextérité fine, c'est-à-dire la force à appliquer pour saisir un objet fragile ou plier du linge, reste un autre verrou. Selon lui, l'apprentissage autonome est un objectif futur : aujourd'hui, les humains font encore l'essentiel de l'enseignement. Cet entretien s'inscrit dans le débat sur la généralisation des modèles robotiques, qui exige selon Balzano une grande diversité d'environnements et des données égocentriques à fort signal. Il ne tranche pas pour autant en faveur de la forme humanoïde : certaines tâches appelleraient des pinces, des roues ou des outils dédiés, et la finalité serait un « cerveau » assez capable pour s'adapter à différentes configurations physiques. L'extrait disponible s'interrompt au moment d'aborder la simulation, présentée comme un moyen moins coûteux et plus sûr de répéter des tâches à très grande échelle, mais dont les limites sont annoncées. Il s'agit d'un point de vue d'un acteur de la chaîne de données, et non d'une annonce de produit, de pilote ou de calendrier. Il rappelle toutefois que le goulet d'étranglement du secteur se déplace de la mécanique vers la donnée et la validation de sécurité.

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Vidéo : une entreprise américaine dévoile une main humanoïde à cinq doigts avant le lancement de son nouveau robot humanoïde
15Interesting Engineering 

Vidéo : une entreprise américaine dévoile une main humanoïde à cinq doigts avant le lancement de son nouveau robot humanoïde

Clone Robotics, la start-up américaine qui développe des humanoïdes à muscles artificiels, a publié le 1er octobre 2026 une vidéo intitulée « Teleoperation of the Hand of Torso 3 ». On y voit une main à cinq doigts piloter à distance par un opérateur humain. L'entreprise y annonce aussi le lancement en novembre de Torso 4, un buste bimanuel redessiné pour des tâches stationnaires en entreprise, c'est-à-dire exécutées à poste fixe avec les deux bras. Dans un message complémentaire, Clone précise que la main filmée date d'avril 2026 et constitue la dernière de ses conceptions héritées. Depuis, elle affirme avoir consacré six mois à repenser l'ensemble du système. Aucune donnée chiffrée n'accompagne l'annonce : ni charge utile, ni nombre de degrés de liberté, ni temps de cycle, ni prix, ni site de déploiement. Pour un intégrateur ou un responsable industriel, il y a peu à retenir de ce contenu, et c'est précisément ce qu'il faut en dire. La vidéo ne montre aucune autonomie : c'est de la téléopération, sur du matériel que Clone considère elle-même comme dépassé. Elle ne dit rien des performances de Torso 4. L'annonce ne cite aucune tâche réalisée par la nouvelle plateforme et n'indique pas quel degré d'assistance humaine elle exige. L'ambition d'automatiser le travail bimanuel stationnaire reste donc un objectif produit, pas un résultat démontré. La seule information exploitable est d'ordre stratégique : Clone dit vouloir rendre son matériel plus simple à simuler et à commander tout en conservant des capacités de niveau humain. Cela reconnaît implicitement que l'architecture précédente, difficile à modéliser, freinait l'apprentissage en simulation et le transfert vers le réel. Le choix de Clone reste atypique. La société suit l'anatomie humaine, avec cinq doigts actionnés par des muscles artificiels et des tendons, là où Boston Dynamics a retenu pour les nouvelles mains d'Atlas quatre doigts seulement, afin de limiter coût, encombrement et points de défaillance. Les deux approches divergent sur la forme, mais convergent sur la priorité donnée à la simulabilité et à la contrôlabilité, signe que la dextérité fine se heurte désormais autant à un problème de modélisation qu'à un problème mécanique. Le lancement de novembre servira de test : il faudra y chercher des tâches documentées, la part de fonctionnement autonome, le recours à l'intervention humaine, et surtout des vidéos non sélectionnées. Tant que ces éléments manquent, Torso 4 relève de l'annonce, pas du produit livré ni du déploiement réel.

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Un robot humanoïde américain reçoit une main à quatre doigts et 13 degrés de liberté (DOF) pour les tâches difficiles
16Interesting Engineering 

Un robot humanoïde américain reçoit une main à quatre doigts et 13 degrés de liberté (DOF) pour les tâches difficiles

Boston Dynamics a dévoilé une nouvelle main pour son humanoïde Atlas : quatre doigts et 13 degrés de liberté (DOF), contre sept pour la version précédente. Le pouce, opposable, en compte quatre, et chacun des trois autres doigts en compte trois, ce qui permet d'écarter les doigts et de piloter chaque bout de doigt individuellement. Les articulations sont à actionnement direct, avec un seul type d'actionneur, encapsulé, sans câbles traversant les joints. La main a la taille d'une grande main humaine, pour rester compatible avec l'outillage conçu pour les opérateurs. Selon l'entreprise, elle porte un mini-réfrigérateur chargé de plus de 45 kg (100 lb). L'Atlas de production est donné pour une charge utile instantanée de 110 lb (environ 50 kg) et de 66 lb (environ 30 kg) en continu. Ces chiffres viennent du constructeur et aucun test indépendant n'est cité. Le texte ne précise ni prix, ni volumes, ni calendrier de livraison. Le choix le plus parlant est l'absence d'auriculaire. Boston Dynamics explique que l'ajouter aurait été simple, mais que les tests ont montré qu'il était inutile pour les tâches visées. Quatre doigts suffisent, selon l'entreprise, pour réorienter un objet dans la main, rattraper une prise qui glisse et manipuler un outil en actionnant sa gâchette. Un cinquième doigt aurait ajouté trois actionneurs, donc du coût, de l'encombrement et des points de défaillance. C'est un arbitrage d'ingénierie assumé en faveur de la fiabilité en exploitation répétée plutôt que de la fidélité anatomique, ce qui tranche avec les démonstrations de dextérité de laboratoire. La conception est aussi pensée pour l'apprentissage : transmissions rétroactionnables (backdrivable), proprioception et capteurs tactiles de pression denses sur la pulpe des doigts et la paume. Ces choix permettent de modéliser la main avec une grande fidélité dynamique et d'entraîner par renforcement en simulation des politiques de contrôle (frottements, géométries d'objets, perturbations variés) avant de les transférer sur le robot réel. Le point à surveiller est la performance de ce transfert sim-to-real, que l'entreprise décrit comme un objectif de conception, sans publier de taux de réussite ni de temps de cycle. Cette main s'inscrit dans la course à la dextérité qui oppose désormais les humanoïdes industriels : la main est devenue le principal verrou entre la démonstration et le travail utile, bien avant la locomotion. Boston Dynamics, qui a fait évoluer Atlas d'un robot hydraulique de recherche vers un produit électrique de production, l'oppose à une pince industrielle classique, très efficace quand objets, orientations et environnement sont strictement contrôlés. Ses concurrents, Tesla avec Optimus, Figure avec son modèle Figure 03 ou Agility Robotics, suivent des voies différentes sur le nombre de doigts et d'actionneurs. Le texte ne détaille pas les prochaines étapes. Il faudra surtout des déploiements mesurés, avec des taux de succès et une durabilité publiés, pour passer de l'annonce de conception à une preuve en conditions réelles.

Boston Dynamics supprime l'auriculaire de sa nouvelle main humanoïde
17Robotics Business Review 

Boston Dynamics supprime l'auriculaire de sa nouvelle main humanoïde

Boston Dynamics a dévoilé la nouvelle main de son humanoïde Atlas : quatre doigts, 13 degrés de liberté (DOF), actionnement direct et conception pensée pour la fabrication en grande série. La version précédente comptait sept DOF et visait surtout à saisir une grande variété d'objets, alors que la nouvelle vise la manipulation proprement dite. Le pouce porte quatre DOF. La main n'a pas d'auriculaire, et tous les articulations reposent sur un seul type d'actionneur, entièrement encapsulé, sans câbles fragiles traversant les articulations, comme dans le corps du robot. Elle réalise des pinces pouce-doigt, des prises tripodales, des glissements du bout du pouce sur les autres doigts, la réorientation d'objets dans la main et la reprise d'une prise qui glisse. Elle actionne aussi des gâchettes d'outils (perceuse, visseuse à couple, meuleuse, cloueur, torche de soudage). Des capteurs tactiles de pression denses couvrent bouts des doigts et paume. Sa taille avoisine celle d'une grande main humaine, pour une force annoncée comme similaire à l'ancienne main. Les chiffres de charge utile, de durée de vie ou de coût ne sont pas fournis. Le choix de supprimer l'auriculaire est le point notable. Selon l'ingénieur Dylan Thrush, trois DOF, de l'encombrement et de la consommation supplémentaires ne justifiaient pas le gain de dextérité. Zachary Jackowski, directeur produit et technologie, avait demandé à l'équipe de scotcher auriculaire et annulaire pendant une journée pour mesurer ce qui manquait. Pour les intégrateurs, le message est que l'industrie arbitre ici entre fidélité anatomique et fiabilité : un actionnement direct, rétro-pilotable et transparent permet de s'appuyer sur la proprioception, et une main simple, conçue pour une simulation haute fidélité, vise l'apprentissage par renforcement sim-to-real. Cela suggère que la priorité passe de la démonstration de préhension à l'usage d'outils en production. Reste que l'annonce ne contient aucune donnée de performance chiffrée (taux de réussite, cycles, endurance), et que les capacités listées relèvent d'une présentation du constructeur, non d'un déploiement mesuré. Cette annonce survient une semaine après l'ouverture du Robotics Metaplant Application Center (RMAC) au Hyundai Motor Group Metaplant America, en Géorgie, centre de formation destiné à intégrer Atlas dans la production automobile de la maison mère Hyundai. Le calendrier indique que la main est conçue pour ces usages industriels. Face à elle, Tesla (Optimus), Figure (Figure 03) et d'autres misent sur des mains très proches de l'anatomie humaine, avec plus de DOF. Boston Dynamics défend la thèse inverse, celle de la simplicité. Les suites logiques sont des essais sur site Hyundai, où l'on pourra juger la fiabilité réelle de cette main sur des tâches répétitives avec outils.

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HumanoïdesActu
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La nouvelle main du robot Atlas pourrait surpasser les conceptions de type humain
18IEEE Spectrum Robotics 

La nouvelle main du robot Atlas pourrait surpasser les conceptions de type humain

Boston Dynamics a présenté une nouvelle main pour son humanoïde Atlas, conçue pour la production en série plutôt que pour la recherche. La génération précédente, à trois doigts, savait réaliser des mouvements surhumains mais n'avait jamais été pensée pour des volumes de plusieurs dizaines ou centaines de milliers d'unités. La nouvelle main passe de 7 à 13 degrés de liberté (DOF), ajoute un quatrième doigt et permet l'écartement des doigts (splay), nécessaire pour saisir la poignée d'un outil à gâchette, comme une perceuse ou une torche de soudage. Le petit doigt a été supprimé, décision prise, selon Alberto Rodriguez, directeur du Robot Behavior, après une journée passée par son équipe avec l'auriculaire scotché à l'annulaire. Avec seulement 13 DOF, la main utilise moins d'actionneurs, plus gros et plus puissants, intégrés directement dans les articulations en entraînement direct. Le cahier des charges annoncé par l'entreprise comprend l'usage d'outils, la robustesse, une simulation fidèle, une fabrication de masse et une réparation à faible coût, avec une forme assez proche de la main humaine pour entraîner le robot à partir de démonstrations humaines. Aucun prix ni cadence de production n'a été communiqué. L'enjeu est un changement de philosophie dans la course à la main humanoïde. Beaucoup de concurrents misent sur des mains très anthropomorphes, capables de manipulations fines spectaculaires, mais fragiles ou chères, au point de rester surtout des outils de recherche et de démonstration. Boston Dynamics fait le pari inverse : sacrifier la ressemblance cosmétique pour gagner en fiabilité, en manufacturabilité et en coût. « Une main est un compromis de conception impitoyable », résume Rodriguez, pour qui beaucoup de designs actuels sacrifient justement fiabilité et fabricabilité. L'écartement des doigts dépasse même les capacités humaines, et l'entreprise compte sur l'apprentissage par renforcement pour découvrir et exploiter ces mouvements supplémentaires. Pour un intégrateur ou un COO industriel, le critère pertinent devient la tenue en service et le coût de maintenance, plus que l'élégance des vidéos. Reste que l'entreprise affirme la polyvalence de la main « pour l'horizon prévisible » sans publier de données d'endurance, de taux de panne ou de charge utile : il s'agit à ce stade d'une annonce de conception, pas d'un déploiement mesuré. Cette annonce s'inscrit dans la transition d'Atlas, passé de plateforme de recherche à produit industriel, où des questions longtemps ignorables, comme la durabilité ou le coût de réparation, deviennent centrales. Elle place Boston Dynamics face à des concurrents qui exhibent des mains quasi humaines, tout en défendant une voie plus pragmatique, proche de celle de la préhension industrielle. La compatibilité avec les démonstrations humaines et la simulation propre vise à alimenter l'entraînement des politiques de manipulation, un point clé pour les modèles VLA actuels. La suite dépendra de la validation sur site, des volumes réels et du coût unitaire, éléments à surveiller avant de juger si ce compromis tient ses promesses hors du laboratoire.

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Flourish 1 : un robot semi-humanoïde à roues tient 12 heures et soulève plus de 1,4 kg
19Interesting Engineering 

Flourish 1 : un robot semi-humanoïde à roues tient 12 heures et soulève plus de 1,4 kg

La startup californienne Flourish Robots, basée à San Francisco, sort de l'ombre avec Flourish 1, un robot domestique semi-humanoïde présenté le 29 septembre. Les précommandes sont ouvertes pour les 50 premiers exemplaires, à 3 555 dollars pièce, avec des livraisons annoncées à partir de décembre 2026. La machine mesure 1,10 m (3 pieds 7 pouces) pour 20 kg (44 livres), repose sur une base à roues, deux bras et un corps à translation verticale qui lui permet d'atteindre des surfaces en hauteur. Son autonomie atteint 12 heures, mais sa capacité de charge totale plafonne à 1,5 kg (3,3 livres). Les tâches visées sont le ramassage de chaussures, vêtements et jouets, l'essuyage de tables, le transport d'objets et l'arrosage des plantes. L'entreprise évoque aussi le chargement d'un lave-vaisselle et le nettoyage d'une litière pour chat. Le propriétaire enseigne chaque tâche par démonstration physique via une application mobile, sans code, en environ 30 minutes, puis le robot peut la répéter ou la planifier. Le fondateur et CEO Antoine Marcel reconnaît que l'exécution reste lente. Un tour de table pré-seed mené par Families Fund a été levé, sans montant divulgué. Ce qui retient l'attention n'est pas la performance brute, mais l'arbitrage assumé : un matériel volontairement limité (préhenseurs simples, faible charge utile) pour tenir un prix très inférieur au marché. À titre de comparaison, le NEO de 1X est affiché à 20 000 dollars ou 499 dollars par mois. Sur le plan logiciel, Flourish ne vise pas un modèle généraliste unique de type VLA (vision-langage-action) capable de tout faire dans n'importe quel foyer. Elle affine des modèles pré-entraînés par domicile, par objet et par tâche, et découpe chaque tâche en fonctions distinctes : pour une chaussette, navigation pour la repérer, IA physique pour la saisir, puis navigation vers le panier à linge. Cela réduit la sophistication requise de l'IA de manipulation, au prix d'une généralisation moindre : un robot entraîné dans un logement peut peiner si l'environnement change fortement, même si l'entreprise affirme tolérer des variations de position des objets, d'éclairage et d'encombrement. Pour les intégrateurs et décideurs, c'est un test grandeur nature d'une hypothèse concurrente de la course au généralisme : la valeur domestique pourrait venir de la spécialisation par foyer plutôt que d'un modèle universel. Il faut toutefois rester prudent : il s'agit d'une annonce avec précommandes, pas d'un produit livré, et aucune vidéo, durée de cycle ni taux de réussite n'est cité pour étayer les 30 minutes d'apprentissage ou la fiabilité des tâches les plus délicates comme le lave-vaisselle. Le robot dit fonctionner en autonomie, sans téléopérateur distant, avec caméras et LiDAR pour surveiller l'environnement, et des bras conçus pour s'arrêter lorsqu'une personne entre dans leur zone d'atteinte. Ce point est notable face à des concurrents domestiques qui s'appuient encore sur de l'assistance humaine à distance. Le marché se segmente entre humanoïdes chers et robots plus modestes, et la tenue des 50 livraisons de décembre servira de premier indicateur : prix tenable, apprentissage reproductible chez des particuliers, et capacité à valider la sécurité en environnement non contrôlé.

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La NASA prépare des robots humanoïdes à des missions dangereuses sur la Lune et sur Mars
20Interesting Engineering 

La NASA prépare des robots humanoïdes à des missions dangereuses sur la Lune et sur Mars

La NASA structure une approche de la robotique humanoïde pour l'exploration lunaire et martienne autour de la Dexterous Robotics Team du Johnson Space Center, à Houston. Cette équipe de 16 personnes, dirigée par Shaun Azimi, s'appuie sur l'héritage de Robonaut 2, resté sept ans à bord de la Station spatiale internationale, et de Valkyrie, premier humanoïde bipède de l'agence. Son banc d'essai principal est iMETRO (Integrated Mobile Evaluation Testbed for Robotics Operations), qui réunit des maquettes d'habitats, des outils de simulation et un « rock yard » extérieur, ouvert aux ingénieurs de la NASA comme aux partenaires privés. Deux essais sont cités. Le logiciel de PickNik Inc. a permis à un bras robotique de repérer l'écoutille d'un vaisseau, de tourner le loquet, d'ouvrir la lourde porte et d'y transférer du fret. Un stagiaire de la NASA a pour sa part écrit le code permettant à un bras commercial d'inspecter et d'entretenir un congélateur de stockage à froid de type station spatiale. L'article ne donne aucun chiffre de performance (taux de réussite, temps d'exécution, nombre d'essais), ni de calendrier de déploiement. L'enjeu est moins l'humanoïde en lui-même que l'autonomie qui le pilote. Avec un délai radio de quelques secondes vers la Lune et de plus de 20 minutes vers Mars, la téléopération directe est inopérante. Le modèle testé à iMETRO est donc semi-autonome : astronautes ou contrôle au sol donnent des ordres de haut niveau, et le robot gère seul la coordination œil-main. C'est la même logique que celle des modèles vision-langage-action (VLA) développés pour l'industrie terrestre, mais dans un cadre où l'erreur ne se rattrape pas. Le discours de la NASA est aussi à lire pour ce qu'il est : les démonstrations décrites sont des tâches isolées en environnement de test contrôlé, loin d'une qualification pour le vol. Elles montrent toutefois un effet de retour sur la conception : des poignées plus grandes ou un éclairage plus fort, utiles aux robots comme aux astronautes. Pour les concepteurs d'habitats et les intégrateurs, cela annonce des exigences de « robot-compatibilité » dans les cahiers des charges. Ce programme s'inscrit dans une lignée de plus de dix ans de robotique dextre à la NASA, de Robonaut 2 à Valkyrie, désormais prolongée par des collaborations avec le secteur privé, qui fournit logiciels et bras du commerce. L'objectif immédiat est le premier avant-poste lunaire, la « Moon Base », puis de futures missions habitées vers Mars. Le texte ne cite ni calendrier ni partenaire industriel d'humanoïdes, et ne situe pas ces travaux face aux acteurs commerciaux comme Figure, Tesla (Optimus) ou Apptronik, qui ont eux aussi des liens avec l'agence ou ses sous-traitants. La suite dépendra de la capacité de ces briques logicielles à passer des essais au sol à des démonstrations en orbite ou sur la surface lunaire, étape que la NASA n'a pas encore annoncée.

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Une flotte de robots humanoïdes mise hors service : un saut spectaculaire dans l'acier en fusion, façon Terminator
21Interesting Engineering 

Une flotte de robots humanoïdes mise hors service : un saut spectaculaire dans l'acier en fusion, façon Terminator

Figure a détruit une grande partie de sa flotte de robots humanoïdes F.02 en les envoyant sauter, de façon autonome, dans un four à arc électrique de 75 tonnes dans une fonderie d'Imatra, en Finlande. Les images ont été relayées le 30 septembre 2026 par le PDG Brett Adcock, qui précise que la scène n'est pas générée numériquement : les robots ont bien été expédiés sur place et ont effectué eux-mêmes le saut. L'opération s'est déroulée sur une fenêtre de 24 heures, avec seulement six cycles de fusion, chacun offrant environ 20 minutes avant que l'acier ne forme une croûte solide. Caméras et électronique ont lâché sous la chaleur et les champs électromagnétiques, mais Figure affirme que les robots ont poursuivi l'exécution de leurs politiques de mouvement entraînées. Les barres de métal récupérées ont été renvoyées aux États-Unis pour être usinées en une série limitée d'objets commémoratifs. Quelques F.02 restent stockés au siège de San Jose. Pour un lecteur du secteur, l'intérêt tient moins au spectacle qu'à ce qu'il révèle. Figure présente l'épisode comme une démonstration de contrôle autonome en conditions extrêmes : une politique apprise en simulation, entraînée sur des sauts depuis un premier étage avec des airbags et des cascadeurs comme références de mouvement, qui doit amener le robot dans une zone d'atterrissage précise sur un site jamais testé avant l'expédition. C'est un cas de transfert sim-to-real plutôt convaincant, mais il faut le lire avec prudence : il s'agit d'un mouvement balistique unique et répété, sans manipulation, et Figure ne publie ni taux de réussite ni nombre d'essais. L'épisode illustre aussi un point rarement évoqué, celui de la fin de vie des flottes humanoïdes. Les batteries lithium-ion ont fait refuser le projet par des installations américaines et mexicaines, et le démontage de chaque unité aurait mobilisé des heures d'ingénierie nécessaires au futur F.04, tout en posant un risque pour la propriété intellectuelle des composants sur mesure. C'est aussi, à l'évidence, une opération de communication, que le soutien d'Arnold Schwarzenegger et l'aide d'anciens de MythBusters rendent très assumée. Côté contexte, Figure a présenté le F.03 en octobre 2025 comme plateforme de nouvelle génération, avec un système sensoriel et des mains repensés pour Helix, son modèle vision-langage-action propriétaire. Cette version ajoute des matériaux extérieurs plus souples, la recharge sans fil, un meilleur système audio et des améliorations de sécurité des batteries, des choix orientés vers l'usage domestique et le travail à proximité de personnes. Le F.02 est désormais remplacé par le F.03, et le F.04 est déjà en préparation, ce qui confirme le rythme de renouvellement rapide de la société. Face à elle, Tesla avec Optimus et d'autres acteurs américains et chinois poursuivent des cadences comparables, tandis que les acteurs européens, comme Wandercraft ou Enchanted Tools, avancent sur des trajectoires plus mesurées. Figure n'a pas indiqué combien d'unités F.02 ont été détruites, ni combien de robots ont été déployés chez des clients au cours de leur vie opérationnelle.

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Sharpa dévoile le robot tactile D01, la main dextérique W02 et le gant haptique AE01 à l'IROS 2026
22Pandaily 

Sharpa dévoile le robot tactile D01, la main dextérique W02 et le gant haptique AE01 à l'IROS 2026

Sharpa, société spécialisée dans la manipulation dextre et fondée par trois cofondateurs de Hesai, a présenté trois produits le 28 septembre à l'IROS 2026 de Pittsburgh : D01, un robot intégré conçu pour la manipulation fine, W02, une main dextre compacte dotée d'un capteur tactile sur toute sa surface, et AE01, un gant exosquelette haptique destiné à la téléopération et à la collecte de données. D01 associe des mains Sharpa Wave, des bras à sept degrés de liberté (DOF) et une peau électronique répartie sur le corps. La presse chinoise le décrit comme un humanoïde généraliste. Le constructeur annonce un rapport charge utile/poids de bras d'environ 1:1, une vitesse d'effecteur supérieure à 10,5 m/s, une communication à 1 000 Hz, une répétabilité de 0,2 mm et des poignets sphériques à l'échelle humaine. La peau échantillonne à 100 Hz avec une résolution de 0,2 N. W02, qui succède à la W01, compte 21 DOF actifs pour moins de 750 g, soit environ 30 % de moins que la W01 selon Leiphone. Ses capteurs visuo-tactiles de bout de doigt couvrent 5 mN à 30 N avec 1 mm de résolution spatiale. La peau des doigts et de la paume couvre 0,1 à 20 N avec 5 mm de résolution. La main saisit des objets fins comme des baguettes ou des cordons, et son indice de protection est IP54. AE01 utilise 22 encodeurs pour 22 DOF, transmet le mouvement de l'opérateur au robot en temps réel et restitue 256 niveaux de retour vibrotactile par bout de doigt, avec une répétabilité de position inférieure à 1 mm et sans calibrage utilisateur. L'intérêt tient à la cohérence de l'ensemble : Sharpa couvre le corps, la main et l'outil de collecte de démonstrations humaines, or c'est cette dernière brique qui limite aujourd'hui l'entraînement des modèles VLA (vision-langage-action) pour la manipulation fine. Un gant qui résiste aux interférences électromagnétiques, lumineuses, d'humidité et de température vise à sortir la collecte de données du laboratoire, ce qui intéresse directement les intégrateurs qui veulent capturer des gestes en conditions réelles. La peau tactile sur tout le corps répond à une faiblesse connue des humanoïdes, aveugles au contact hors de leurs mains. Il faut toutefois lire ces chiffres avec prudence : il s'agit de spécifications constructeur, sans prix, sans calendrier de livraison ni tests indépendants, et les démonstrations du stand (attrape d'un bâton en chute, réaction aux touchers, préparation de boissons en téléopération via AE01, imitation de la main pour rattraper des jouets) ne disent rien de la fiabilité en cycles longs. Aucune autonomie de D01 n'a été démontrée à cette occasion, et le statut commercial des trois produits reste à confirmer. Sharpa s'appuie sur l'expérience industrielle de ses fondateurs issus de Hesai, spécialiste des lidars. Elle avait déjà présenté son robot North, qui jouait au tennis de table de manière autonome au CES 2026, et a fait tourner une routine de préparation de desserts en 55 étapes dans un magasin de Shanghai, l'un des rares indices d'un usage hors salon. Elle avance sur un terrain de la main dextre déjà occupé par MirrorMe avec la VIVA et par Unitree avec la Dex5-S, tandis que les humanoïdes généralistes de Tesla (Optimus) et de Figure misent aussi sur la dextérité. La suite dépendra de la publication de prix, de volumes et de pilotes clients. Aucun acteur français ou européen n'est cité dans cette annonce.

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Une journée dans la vie d'un roboticien : Charlie Kemp
23IEEE Spectrum Robotics 

Une journée dans la vie d'un roboticien : Charlie Kemp

Charlie Kemp, cofondateur et directeur technique de Hello Robot, fait l'objet d'un portrait publié par le Robots Guide de l'IEEE. Il y retrace son parcours, de ses études d'intelligence artificielle au MIT jusqu'à la conception de Stretch, un robot d'assistance destiné à aider les personnes dans leurs tâches quotidiennes et à soutenir leur autonomie. Kemp explique aussi comment son travail avec des personnes en situation de handicap a façonné sa méthode de conception, et livre des conseils aux futurs roboticiens. Le texte est un profil, pas une annonce produit : il ne contient ni spécifications, ni chiffres de déploiement, ni prix. L'intérêt tient à la posture. Là où une partie de la course humanoïde repose sur des démonstrations de polyvalence, Kemp défend une logique inverse : partir de l'utilisateur et de ses besoins réels avant de choisir une architecture. Stretch est un manipulateur mobile compact, déjà commercialisé auprès de laboratoires et d'équipes de recherche. C'est donc un produit livré, pas un teaser. Pour les intégrateurs et les décideurs, c'est un rappel que l'assistance à domicile progresse d'abord par la co-conception avec les utilisateurs, plus lentement que ne le suggèrent les vidéos de généralistes. Hello Robot a été cofondée par Kemp, issu de la recherche universitaire en robotique d'assistance, et par Aaron Edsinger. L'entreprise se positionne face aux humanoïdes visant le domicile, comme 1X, et aux plateformes généralistes comme Figure. En Europe, Enchanted Tools, avec son robot Mirokaï, cible les services et la santé. Le profil n'annonce aucun pilote ni calendrier. Il éclaire surtout la philosophie d'un acteur qui privilégie l'usage réel à la démonstration.

HumanoïdesOpinion
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Un allié des États-Unis prévoit une armée de robots humanoïdes pour des opérations à risque avec des drones et booster la guerre high-tech
24Interesting Engineering 

Un allié des États-Unis prévoit une armée de robots humanoïdes pour des opérations à risque avec des drones et booster la guerre high-tech

Mykhailo Fedorov, ancien vice-premier ministre et ministre de la Transformation numérique de l'Ukraine, a dévoilé fin septembre 2026 une nouvelle initiative baptisée « Army of Robots », présentée comme le prolongement de l'« Army of Drones » qui a fait de l'Ukraine le plus gros producteur mondial de drones de combat depuis le début de la guerre. Le projet, encore à un stade très précoce (pas de robot construit, pas de démonstration publique), vise à développer des robots humanoïdes et d'autres systèmes autonomes capables de reprendre des tâches aujourd'hui assurées par des soldats sur le front : recharger des armes, remplacer des batteries, poser des capteurs, livrer des munitions, évacuer des blessés, poser ou déminer des mines, faire de la reconnaissance, défendre des positions et mener des frappes. Fedorov recrute actuellement ingénieurs, équipes de robotique, entreprises technologiques et investisseurs pour bâtir cet écosystème. Selon Ukrainska Pravda, les objectifs affichés sont qu'un robot humanoïde parvienne à tuer un soldat russe dans les six mois suivant le lancement du programme, et qu'une première opération combinant robots et drones, coordonnés par logiciel, ait lieu dans la première année. Fedorov rappelle que les drones représentent déjà plus de 95 % des frappes en Ukraine, avec plus de 700 fabricants d'UAV actifs dans le pays. À ce stade, il s'agit d'une annonce de positionnement et de levée de fonds, pas d'un produit livré : aucune plateforme, aucun degré de liberté, aucune autonomie embarquée ni aucun calendrier de fabrication n'a été précisé, et l'objectif « tuer un soldat en six mois » relève davantage de la communication offensive que d'une spécification technique vérifiable. Le signal reste néanmoins notable pour le secteur : après avoir démontré avec les drones qu'elle pouvait industrialiser très vite une filière de guerre technologique low-cost et à haut volume, l'Ukraine cherche à reproduire ce modèle sur la robotique terrestre et humanoïde, un segment où les acteurs occidentaux (Boston Dynamics, Figure, Tesla) restent surtout positionnés sur la logistique et l'industrie civile. Si l'écosystème se concrétise, il pourrait accélérer les allers-retours entre robotique militaire et marché privé et inciter investisseurs et intégrateurs occidentaux à s'intéresser davantage à la robotique de défense à bas coût. Le projet prolonge la trajectoire personnelle de Fedorov depuis son départ du gouvernement ukrainien. Il a récemment annoncé la création d'une société de technologie de défense dont Alex Karp, PDG de Palantir, serait le premier investisseur majeur, destinée à transformer l'expérience ukrainienne de guerre technologique en produits commercialisables, sans que sa structure précise ait été détaillée. Un fonds d'investissement distinct basé à Kyiv est par ailleurs en cours de constitution pour financer start-ups et fabricants de défense ukrainiens. Fedorov justifie l'urgence par la capacité de la Russie à copier et industrialiser rapidement les technologies adverses, ce qui l'oblige, dit-il, à lancer en permanence un nouveau cycle technologique avant l'ennemi. Aucun partenaire robotique nommé ni calendrier de déploiement opérationnel n'a été communiqué pour l'instant.

UEAucun acteur européen n'est implique, mais l'initiative pourrait a terme accroitre l'intérêt des investisseurs occidentaux, dont européens, pour la robotique de défense low-cost.

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Tesla proche de produire 1 000 humanoïdes Optimus par semaine, mais les robots peinent sur certaines tâches
25Interesting Engineering 

Tesla proche de produire 1 000 humanoïdes Optimus par semaine, mais les robots peinent sur certaines tâches

Tesla affirme avoir multiplié par dix sa cadence de production du robot humanoïde Optimus par rapport au deuxième trimestre 2026, et vise environ 1 000 unités par semaine d'ici la fin de l'année si la tendance se maintient. L'entreprise reconnaît toutefois que la production physique n'est plus le principal obstacle : ce sont les capacités cognitives d'Optimus qui limitent son utilité réelle. Le robot exécute correctement les tâches pour lesquelles il a été spécifiquement entraîné, mais se montre imprévisible face à des situations inédites, et l'apprentissage d'une tâche même simple peut prendre plusieurs jours. Tesla a constitué une bibliothèque de comportements élémentaires (saisir, soulever, marcher, poser, manipuler) destinée à être combinée par son "cerveau IA" en actions nouvelles, en s'appuyant sur plus de 500 000 heures de données d'entraînement, collectées notamment via des combinaisons de capture de mouvement et des opérateurs humains équipés de caméras. Côté matériel, la main d'Optimus, composée de plus de 100 pièces distinctes, reste un point faible : son assemblage est long et coûteux, et les capteurs tactiles manquent de durabilité. Tesla travaille sur un gant de capteurs remplaçable pour éviter de changer la main entière à chaque panne. Ce constat inverse le narratif dominant sur les humanoïdes industriels : la difficulté n'est plus de fabriquer des robots en série, mais de les rendre réellement autonomes et fiables sur la durée. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, le signal est clair : un robot capable d'exécuter une tâche une fois n'a pas de valeur commerciale s'il ne peut pas la répéter des milliers, voire des millions de fois sans panne ni supervision. Cet aveu de Tesla, qui a longtemps mis en avant ses démonstrations d'Optimus en environnement contrôlé, confirme les doutes exprimés par une partie du secteur sur l'écart entre les vidéos promotionnelles et la réalité opérationnelle des modèles VLA (vision-language-action) déployés en usine. Il rappelle aussi que la généralisation, soit la capacité d'un robot à transposer un comportement appris à des variations mineures de son environnement, reste un problème non résolu à l'échelle industrielle, malgré les investissements massifs dans les données d'entraînement. Optimus a été présenté par Elon Musk comme un projet appelé à devenir, à terme, le principal moteur de valorisation de Tesla, davantage que ses véhicules électriques. L'entreprise a progressivement ajusté ses ambitions de calendrier au fil des versions successives du robot, tout en accélérant la montée en cadence de son usine. Elle évolue dans un secteur où la concurrence s'intensifie, entre acteurs américains spécialisés comme Figure AI ou Agility Robotics, groupes chinois tels qu'Unitree, et fournisseurs de modèles fondation pour la robotique comme NVIDIA ou Physical Intelligence, tous engagés dans la même course pour prouver qu'un robot humanoïde peut exécuter des tâches variées sans reprogrammation dédiée. La prochaine étape pour Tesla consistera à démontrer que sa bibliothèque de comportements et ses gants de capteurs remplaçables réduisent concrètement le temps d'apprentissage de nouvelles tâches et améliorent la fiabilité mécanique, avant d'envisager un déploiement à grande échelle chez des clients industriels.

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Le robot Optimus de Tesla traverse des difficultés de croissance
26The Verge 

Le robot Optimus de Tesla traverse des difficultés de croissance

Tesla peine à atteindre son objectif de production de 20 000 robots Optimus par semaine, selon un rapport de The Information relayé par The Verge. Le mois dernier, l'entreprise n'aurait assemblé que "plusieurs centaines" d'unités par semaine, bien en deçà de la cible affichée. Plus tôt cette année, Tesla avait reconverti une partie de ses lignes de production des Model S et Model X pour fabriquer Optimus. Cette stratégie génère toutefois des blocages industriels: aligner les pièces avec précision pose problème, les composants du robot étant beaucoup plus petits et nécessitant des tolérances d'assemblage bien plus strictes que celles des pièces automobiles. Même sur la version "V3" d'Optimus actuellement produite, des soucis persistent au niveau des mains et des doigts. Cet écart entre ambition affichée et cadence réelle illustre la difficulté à industrialiser un robot humanoïde au rythme d'une chaîne automobile. Convertir des lignes conçues pour des châssis de plusieurs tonnes en outils capables de manipuler des pièces millimétriques n'est pas une simple opération de reconversion, et le cas Tesla rappelle que la fabrication de masse reste le principal verrou du secteur, davantage que la démonstration de capacités en laboratoire. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ce contraste invite à relativiser les calendriers de déploiement massif annoncés par les acteurs de l'humanoïde, qu'il s'agisse de Tesla ou de ses concurrents comme Figure AI ou Agility Robotics. Optimus a été présenté par Elon Musk comme un projet stratégique majeur pour Tesla, avec des promesses répétées de production à très grande échelle et de déploiement dans les usines du groupe. Après les générations précédentes du robot, la version V3 constitue l'itération actuellement en cours d'industrialisation, dans un contexte où la course aux robots humanoïdes s'intensifie face à des rivaux chinois comme Unitree.

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Agility Robotics, créateur du robot humanoïde Digit, explore les robots à roues
27Robotics Business Review 

Agility Robotics, créateur du robot humanoïde Digit, explore les robots à roues

Agility Robotics, le fabricant du robot humanoïde Digit, a glissé un détail inattendu à la fin de la vidéo de lancement de Digit 5 la semaine dernière : le rendu d'un robot humanoïde sur roues. Interrogé par The Robot Report, le PDG et « chief robot officer » Jonathan Hurst a confirmé que l'entreprise explore effectivement des robots à roues, en complément de ses robots à jambes, pour couvrir des environnements et des besoins clients différents. Il n'a donné aucune précision sur la forme finale (version à roues de Digit, ou robot entièrement nouveau, par exemple un manipulateur mobile à un seul bras) ni de calendrier, se contentant de dire qu'il est « trop tôt pour le dire ». Cette annonce intervient alors qu'Agility entre en Bourse via une fusion SPAC avec Churchill Capital Corp. XI, valorisant l'entreprise à 2,5 milliards de dollars et devant générer plus de 620 millions de dollars de produit brut. Le dossier S-4 déposé pour l'opération a révélé les chiffres financiers de l'entreprise : 1,8 million de dollars de revenus en 2025, pour une perte opérationnelle de 140 millions de dollars, ainsi qu'un carnet de commandes pluriannuel de plus de 300 millions de dollars pour Digit v5, provenant d'un seul client. Digit 5 a par ailleurs abandonné les genoux inversés caractéristiques des versions précédentes du robot. Hurst et le CTO d'Agility, Pras Velagapudi, doivent intervenir à RoboBusiness, les 20 et 21 octobre à Santa Clara, en Californie, Hurst participant à la keynote d'ouverture aux côtés de Rodney Brooks (Robust AI) et Ken Goldberg. Le signal est significatif pour un secteur où le débat jambes contre roues structure une bonne partie des choix d'ingénierie : les roues offrent stabilité, simplicité mécanique et sobriété énergétique en environnement plat et prévisible, tandis que les jambes restent nécessaires dans les espaces conçus pour l'humain, avec escaliers et obstacles. Qu'une entreprise dont l'identité repose entièrement sur la locomotion bipède envisage des roues traduit une pression commerciale bien réelle : le carnet de commandes de 300 millions de dollars démontre une demande concrète pour Digit, mais le revenu reconnu de seulement 1,8 million de dollars en 2025 rappelle à quel point Agility, comme les autres fabricants de robots humanoïdes à jambes, reste à un stade précoce dans la mise à l'échelle commerciale. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, le message est clair : la promesse de la bipédie universelle cède du terrain face à une logique plus pragmatique, où la forme du robot doit s'adapter aux contraintes réelles d'un site plutôt que l'inverse, afin d'accélérer le déploiement et les revenus avant que les jambes ne soient pleinement fiables pour tous les usages. Cette inflexion s'inscrit dans la trajectoire d'un fondateur, Jonathan Hurst, qui a consacré des décennies de recherche à la locomotion sur pattes et bâti Agility autour de robots bipèdes distinctifs. L'entreprise avait déjà montré sa capacité à remettre en cause des choix de conception jugés fondamentaux, comme l'abandon des genoux inversés entre les générations précédentes et Digit 5. La piste des roues s'ajoute donc à une stratégie plus large de diversification des formes robotiques pour accélérer la commercialisation, dans un marché des humanoïdes industriels où plusieurs acteurs rivalisent pour prouver la viabilité économique de leurs plateformes au-delà des démonstrations. Aucun calendrier de lancement n'a été communiqué pour un éventuel robot à roues, et Hurst a lui-même reconnu n'en être qu'aux prémices de la réflexion ; les prochaines indications pourraient venir de la présentation d'Agility à RoboBusiness, à Santa Clara les 20 et 21 octobre, où l'entreprise doit revenir sur les vingt prochaines années de la robotique aux côtés d'autres figures du secteur.

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La keynote « State of Humanoids » réunit les leaders de l'industrie à RoboBusiness
28Robotics Business Review 

La keynote « State of Humanoids » réunit les leaders de l'industrie à RoboBusiness

Les organisateurs de RoboBusiness 2026 ont annoncé la tenue d'une keynote intitulée "State of Humanoids" qui ouvrira la deuxième journée du salon, le 21 octobre. Le panel réunira Pras Velagapudi, directeur technique d'Agility Robotics, Parker Conroy, responsable de la gestion produit chez Apptronik, Michael Patrick Perry, responsable de la stratégie commerciale chez Persona AI, et Aadeel Akhtar, fondateur et PDG de PSYONIC. La discussion sera animée par Mike Oitzman, rédacteur en chef de The Robot Report. L'événement s'inscrit dans la 20e édition de RoboBusiness, salon nord-américain consacré à la robotique commerciale. Aucun produit, chiffre de déploiement ou spécification technique n'est communiqué à ce stade : il s'agit d'une annonce d'événement et non d'un lancement, le contenu réel des échanges ne sera connu qu'à l'issue du panel. L'initiative illustre un repositionnement du discours sectoriel sur les robots humanoïdes, qui passe des vidéos de démonstration virales vers une évaluation plus posée de leur maturité opérationnelle réelle. En réunissant sur une même scène des dirigeants de quatre entreprises aux approches différentes, du bipède industriel à la prothèse bionique en passant par l'humanoïde destiné aux environnements lourds, l'organisation cherche explicitement à confronter le discours marketing à l'état effectif des déploiements en usine, en entrepôt et en logistique. Les thèmes annoncés, sécurité, normes, modèle économique et jalons nécessaires à une adoption commerciale plus large, indiquent que le secteur cherche désormais à documenter l'écart entre promesse et réalité plutôt qu'à l'occulter, un signal utile pour les intégrateurs et décideurs industriels qui doivent arbitrer entre pilotes précoces et attente d'une technologie plus mûre. Le choix des intervenants reflète des trajectoires distinctes dans la course humanoïde. Agility Robotics, connue pour son robot bipède Digit, et Apptronik, qui développe la plateforme Apollo avec des déploiements pilotes chez des industriels comme Mercedes-Benz, comptent parmi les acteurs américains les plus avancés en matière de tests en environnement réel. Persona AI, entreprise plus récente positionnée sur les humanoïdes pour la construction navale et l'industrie lourde, apporte une perspective centrée sur des cas d'usage à forte pénibilité. PSYONIC, de son côté, vient du monde des prothèses bioniques avec sa main robotique Ability Hand, un angle complémentaire sur la manipulation fine plutôt que sur la locomotion. Aucun acteur français ou européen ne figure dans ce panel. RoboBusiness, organisé par WTWH Media et couvert par The Robot Report, se tiendra les 21 et 22 octobre 2026 ; les organisateurs invitent déjà les professionnels du secteur à s'inscrire pour assister à la session en personne.

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UBTECH lance les livraisons en série de son robot compagnon humanoïde UWorld U1
29Pandaily 

UBTECH lance les livraisons en série de son robot compagnon humanoïde UWorld U1

UBTECH a commencé la livraison en série de ses humanoïdes de compagnie UWorld U1 en Chine, les premières remises client étant rapportées à la mi-septembre 2026, environ trois mois après le lancement mondial du 30 juin à Shenzhen. La gamme compte trois versions dévoilées ce jour-là : le U1 Lite, un buste semi-complet à partir de 119 800 yuans, le U1 Pro, une version pleine taille autour de 169 800 yuans, et le U1 Ultra, une configuration à haute dynamique pouvant atteindre environ 990 000 yuans, déclinées en gabarits masculin (environ 183 cm) et féminin (environ 168 cm). UBTECH revendiquait plus de 13 361 commandes cumulées dès le jour du lancement. Les fiches techniques annoncent jusqu'à 88 degrés de liberté, une peau en silicone de qualité médicale, un cou biomimétique à double pivot, une synchronisation labiale ciblée sous 20 millisecondes et, pour l'Ultra, une puce embarquée revendiquant plusieurs milliers de TOPS selon la configuration. UBTECH positionne le U1 comme un compagnon d'interaction émotionnelle plutôt qu'un robot ménager, avec traitement local des données et fonction d'effacement contrôlée par l'utilisateur. Ce basculement de la précommande vers la livraison effective est notable : il place UBTECH parmi les premiers constructeurs à livrer concrètement, et non plus seulement démontrer, un humanoïde grand public à des prix allant de plusieurs dizaines de milliers à près d'un million de yuans, sur un marché du compagnon domestique encore largement théorique. Pour les intégrateurs et décideurs du secteur robotique, le signal est double : une demande mesurable existe à ce niveau de prix, et l'appareil productif chinois peut suivre en volume. Il faut toutefois rester prudent : aucune mesure indépendante de l'autonomie de batterie, de la fluidité de la démarche ou du taux de retour n'accompagne ces premières livraisons, et le ratio réel entre commandes honorées et carnet de 13 361 unités, tout comme la répartition entre Lite, Pro et Ultra, restent à vérifier auprès des canaux officiels plutôt que dans les titres consacrés aux préventes. Ce lancement grand public s'ajoute aux déploiements industriels antérieurs de UBTECH, une activité distincte notamment couverte sur son site de Liuzhou par la presse chinoise, et marque l'ouverture d'un second front face à une concurrence mondiale croissante sur les humanoïdes de service et de compagnie. Les objectifs de capacité cités pour 2026 dans des analyses secondaires dépasseraient largement les volumes d'unités pleine taille vendues aux entreprises en 2025. Restent à observer la cadence réelle de production face à ce carnet de commandes, la répartition effective des livraisons entre les trois gammes, et la publication de retours d'usage indépendants qui permettraient de confirmer les promesses de mobilité, d'autonomie et de synchronisation labiale affichées au lancement.

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Boston Dynamics ouvre un centre d'application Metaplant pour entraîner ses robots humanoïdes Atlas
30Robotics Business Review 

Boston Dynamics ouvre un centre d'application Metaplant pour entraîner ses robots humanoïdes Atlas

Boston Dynamics a ouvert le 21 septembre 2026 son Robotics Metaplant Application Center (RMAC), un centre d'entraînement installé au sein du Metaplant America de Hyundai Motor Group, près de Savannah, en Géorgie. L'objectif affiché est d'intégrer les humanoïdes Atlas directement dans les opérations de fabrication automobile de Hyundai, maison mère de Boston Dynamics. Selon Zack Jackowski, chief product and technology officer de l'entreprise, les robots y apprennent via trois canaux de données combinés : la téléopération, l'apprentissage par renforcement en simulation, et des dispositifs Universal Manipulation Interface (UMI). Les tâches ciblées concernent la logistique et le séquençage de pièces automobiles avant leur assemblage, ce qui implique une manipulation dextre poussée : prise sur des surfaces complexes, respect de zones de préhension pour des éléments cosmétiques ou fragiles, manipulation bimanuelle de pièces volumineuses ou mal équilibrées, extraction d'emballages complexes et insertion dans des casiers à haute densité pour le transport vers la ligne. Boston Dynamics prévoit d'étendre les capacités d'Atlas à l'assemblage de composants d'ici 2030, avec à terme des tâches répétitives et physiquement exigeantes comme le levage de charges lourdes. Ce lancement marque une bascule par rapport aux essais précédents, décrits par Jackowski comme des déploiements ponctuels et limités dans le temps, menés à petite échelle avec une forte implication de l'équipe d'ingénierie pour tester la faisabilité opérationnelle. Le RMAC, lui, se veut une installation permanente qui reproduit un environnement industriel réel (pièces, fixations, postes de travail réels) pour générer en continu des données d'entraînement de qualité, avec l'appui de pilotes qualifiés : Boston Dynamics le qualifie de "Robot Behavior Factory". Pour le secteur, ce signal est notable car il illustre le passage de la démonstration humanoïde en environnement contrôlé vers un test de robustesse en usine réelle, un terrain où les hypothèses de conception se heurtent souvent à la réalité des contraintes industrielles. Jackowski affirme que les hypothèses de conception de la version de production d'Atlas se sont révélées globalement justes, ce qui est une donnée à prendre avec prudence puisqu'elle provient de l'entreprise elle-même et n'a pas encore été validée par un déploiement à grande échelle ou des tiers indépendants. L'enjeu réel porte autant sur les robots que sur l'adaptation des fixations et emballages pour les rendre compatibles avec la manipulation humanoïde, un point rarement mis en avant dans les annonces du secteur. Cette initiative s'inscrit dans la relation capitalistique entre Boston Dynamics et Hyundai Motor Group, qui a racheté l'entreprise en 2021, et prolonge des pilotes antérieurs menés dans les usines du groupe. Elle positionne Atlas face aux autres humanoïdes en cours de déploiement industriel, comme Figure 03 chez Figure AI, Optimus chez Tesla, ou les plateformes s'appuyant sur des modèles VLA tels que Pi-0 (Physical Intelligence), GR00T N2 (Nvidia) ou Helix (Figure AI). Boston Dynamics doit encore prouver sa capacité à tenir le calendrier annoncé, avec une extension vers l'assemblage de composants visée pour 2030. En marge de cette annonce, Brendan Schulman, vice-président des affaires publiques chez Boston Dynamics, doit participer à une table ronde sur la relocalisation industrielle par la robotique lors de RoboBusiness 2026, prévu les 20 et 21 octobre à Santa Clara, en Californie.

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PrimeBot lance les robots personnels Q1 et T1 avec une articulation "œuf" de 260g produite en série
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PrimeBot lance les robots personnels Q1 et T1 avec une articulation "œuf" de 260g produite en série

PrimeBot, marque grand public adossée au groupe chinois coté à Shanghai Swancor Advanced Materials, a lancé le 20 septembre 2026 deux robots personnels, le Q1 et le T1, autour d'une articulation quasi-direct-drive produite en série, dite "en forme d'œuf", de 47 millimètres de diamètre, 260 grammes, pour une densité de couple de pointe revendiquée de 85 N·m/kg. Le Q1 est un humanoïde pliable de 88 centimètres pour 15 kilogrammes, transportable en sac à dos, avec contrôle de force corps entier et SDK/HDK ouverts pour personnaliser apparence, mouvements et voix. Le T1, environ un mètre pour 16 kilogrammes, se transforme entre mode humanoïde à roues et jambes et mode quadrupède, pour un usage intérieur et extérieur. Les versions standard sont à 19 999 yuans, les variantes Q1 Explorer et T1 Pro à 26 999 et 29 999 yuans. Les précommandes ont ouvert le 23 août, avec livraisons échelonnées à partir du 1er octobre, et des magasins d'exposition dans sept villes chinoises. En misant sur le compagnonnage domestique, l'éducation et les usages créatifs plutôt que sur l'automatisation industrielle, PrimeBot cible un segment encore peu structuré, celui du robot personnel grand public, à un prix très inférieur aux humanoïdes industriels. Mettre en avant une petite articulation quasi-direct-drive produite en série, plutôt que des capacités de charge utile, suggère une stratégie de banalisation du composant clé des humanoïdes légers, potentiellement reproductible par d'autres fabricants chinois à bas coût, tandis que l'ouverture du SDK et du HDK vise les bricoleurs, chercheurs et créateurs de contenu. Les chiffres de couple et de masse, comme souvent dans ce type d'annonce, proviennent du seul fabricant et restent à vérifier de façon indépendante, tout comme la réalité de la production en série alors que les livraisons doivent commencer moins de six semaines après l'ouverture des précommandes. PrimeBot s'inscrit dans l'orbite de Swancor Advanced Materials, dont la présidence est occupée par Peng Zhihui, connu sous le pseudonyme Zhihui Jun et par ailleurs cofondateur et directeur technique du fabricant d'humanoïdes AgiBot, ce qui place la marque dans la mouvance des ingénieurs chinois déjà actifs sur la robotique humanoïde industrielle. Ce lancement grand public intervient alors que la Chine multiplie les annonces de robots humanoïdes commerciaux, aux côtés d'acteurs comme Unitree ou AgiBot elle-même, mais déplace la compétition vers le foyer et l'éducation plutôt que vers l'usine. Aucune feuille de route au-delà des livraisons d'octobre n'a été communiquée et l'annonce ne porte que sur les caractéristiques techniques, les prix à partir d'environ 20 000 yuans et le calendrier commercial, sans volet financement.

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Faraday Future et Jia Yueting lancent neuf robots EAI à partir de 9 990 dollars
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Faraday Future et Jia Yueting lancent neuf robots EAI à partir de 9 990 dollars

Faraday Future a organisé le 20 septembre un lancement de robots à intelligence artificielle incarnée (EAI), dévoilant neuf configurations corporelles et quatre solutions métiers réparties sur trois gammes, Futurist, Master et Aegis, avec des prix de liste démarrant à 9 990 dollars. Le fondateur Jia Yueting présente l'ensemble comme un écosystème multi-corps piloté par un "cerveau" EAI généralisable, des agents, des compétences et des données de scènes réelles. Le modèle phare All-New Futurist, humanoïde professionnel grande taille, affiche 51 degrés de liberté actifs, extensibles à 71 avec une main dextre optionnelle, deux batteries totalisant 1 152 Wh pour environ huit heures d'autonomie et une recharge autonome ; sa version Ultra embarque un NVIDIA Jetson Thor pour environ 700 TOPS, facturée 89 900 dollars en standard et 129 900 dollars en Ultra. Le Master Mini, destiné à l'éducation et aux compétitions sportives, mesure environ 95 cm pour 19,5 kg et se décline en trois paliers de puissance (48, 117, 200 TOPS) à 9 990, 12 990 et 17 990 dollars. Côté quadrupèdes à roues-pattes Aegis, le Classic Ultra-W (22 kg, sécurité légère) coûte 12 990 dollars, le Mega (usage industriel, jusqu'à 50 kg de charge utile, 25 cm d'escaliers en continu, obstacles de 80 cm, batteries interchangeables) 74 990 dollars, et le Hyper, pour charges lourdes extrêmes, démarre à 137 900 dollars. Quatre offres logicielles complètent le catalogue : éducation avec Blockly, Python et ROS, recherche, sécurité avec patrouille multi-robots et alertes multimodales, et inspection pour l'énergie, l'industrie et les mines. Le signal principal est le positionnement tarifaire : un point d'entrée sous les 10 000 dollars vise une démocratisation du marché éducatif et grand public, pendant que les configurations enterprise à 90 000-130 000 dollars ciblent la R&D et l'industrie, une segmentation prix inhabituellement large pour un même lancement. Il s'agit toutefois d'une annonce de tarification et de gamme, pas d'un déploiement terrain documenté ; aucune donnée de production en volume ni de client industriel nommé n'accompagne ces chiffres. Ce pivot s'inscrit dans la trajectoire chaotique de Faraday Future, constructeur automobile électrique fondé par Jia Yueting après l'effondrement financier de son groupe chinois LeEco, marqué par des retards chroniques sur son SUV FF 91 et des difficultés de financement récurrentes. L'entreprise revendique désormais une "EAI robot world 2.0" couvrant onze modèles et 24 produits sous les familles Futurist, Master, Aegis, Navi et Faber, un repositionnement qui la place face à des acteurs chinois de l'humanoïde comme Unitree, UBTech ou AgiBot, et plus largement face à Tesla Optimus, Figure AI ou aux plateformes logicielles GR00T de NVIDIA et Pi-0 de Physical Intelligence.

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Robot humanoïde Digit 5 : 20 heures d'autonomie pour 9 minutes de charge, fabriqué aux États-Unis
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Robot humanoïde Digit 5 : 20 heures d'autonomie pour 9 minutes de charge, fabriqué aux États-Unis

Agility Robotics a dévoilé Digit 5 le 15 septembre 2026, un robot humanoïde de 1,80 mètre pesant 129 kg (284 livres), conçu pour déplacer des charges aux côtés d'employés dans des entrepôts et usines. Développé à Salem, dans l'Oregon, l'appareil peut soulever de façon répétée jusqu'à 23 kg (50 livres) et recharger sa batterie en neuf minutes, pour une autonomie de 90 minutes par cycle, ce qui permettrait en théorie plus de 20 heures de fonctionnement quotidien s'il retourne régulièrement à sa station de charge. Cette cinquième génération abandonne les jambes repliées vers l'arrière façon volatile de Digit 4 au profit d'une articulation plus humaine, actionnée par des vérins cycloïdaux propriétaires, qui augmente la capacité de charge de 40 % et permet au robot de s'agenouiller, de s'accroupir ou de s'asseoir pour couper ses moteurs en présence d'un opérateur. Son allonge passe de 1,68 à 2,20 mètres tout en restant assez compact pour franchir une porte standard. Le robot embarque 30 moteurs pilotés à environ 1 000 Hz, des caméras, capteurs de profondeur et centrales inertielles pour détecter les humains, ainsi que des préhenseurs interchangeables aux normes ISO. Nvidia est le premier partenaire de lancement pour la pile de sécurité, via les plateformes IGX Thor et Halos for Robotics. Agility revendique plus de 300 millions de dollars d'engagements conditionnels au 15 septembre 2026, un accès anticipé prévu au premier semestre 2027 et une disponibilité élargie ensuite, produite dans l'usine RoboFab de 6 500 m², dimensionnée pour 10 000 robots par an. L'annonce la plus significative pour les intégrateurs n'est pas le gabarit du robot mais sa procédure de certification: Agility affirme que Digit 5 est le premier humanoïde à passer une évaluation terrain selon les normes de sécurité industrielle OSHA, et l'entreprise participe à l'élaboration de standards de sécurité pour humanoïdes aux États-Unis, au Canada et via l'ISO. C'est ce verrou, plus que la puissance brute, qui conditionne le déploiement sans barrières physiques entre robots et travailleurs, condition posée par les clients eux-mêmes après trois ans d'usage réel de Digit 4. Le logiciel Agility Arc, qui orchestre Digit avec convoyeurs et robots mobiles autonomes, vise à faire d'une même machine un outil polyvalent, de la dépalettisation à la palettisation, plutôt qu'un robot à tâche unique. Ces chiffres restent toutefois déclaratifs et non audités indépendamment, et le calendrier annoncé, accès anticipé en 2027, reste une projection commerciale plutôt qu'un déploiement effectif. Agility Robotics, basée dans l'Oregon et connue pour sa lignée de robots bipèdes Cassie puis Digit, capitalise ici sur un retour d'expérience industriel réel plutôt que sur une simple démonstration en laboratoire, un argument censé la démarquer d'une partie du secteur où subsiste un écart entre vidéos promotionnelles et usage quotidien. Le champ concurrentiel reste dense, entre Figure et son Figure 03, Tesla et Optimus Gen 3, les plateformes Nvidia Isaac GR00T N2 et Apptronik/Helix, ou encore Boston Dynamics et 1X. Aucun acteur français ou européen n'apparaît dans cette annonce.

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L'évolution de Digit : le parcours d'Agility Robotics, de Cassie à Digit 5
34Robotics Business Review 

L'évolution de Digit : le parcours d'Agility Robotics, de Cassie à Digit 5

Agility Robotics, fondée il y a plus de dix ans dans le sillage du Dynamic Robotics Lab de l'Université d'État de l'Oregon (OSU), vient de sortir la cinquième génération de son robot humanoïde Digit. L'entreprise compte désormais plus de 400 employés répartis sur trois sites aux États-Unis et une usine capable de produire jusqu'à 10 000 robots par an. Avant Digit, Agility avait développé Cassie, un robot bipède aux jambes inspirées de l'autruche, conçu pour la course rapide, dont les premiers pas remontent à 2016 ; en 2022, sur la piste du Whyte Track and Field Center de l'OSU, Cassie a couru 100 mètres sans chute en 24,73 secondes, record du monde Guinness pour un robot bipède. Le premier Digit, lancé en 2017, visait les chercheurs et marquait une phase de preuve de concept. Digit 3, sorti en 2019, a été le premier modèle commercialisé : capable de saisir et empiler des boîtes jusqu'à 18 kg (40 lb), il ciblait la livraison de colis jusqu'au pas de porte et la manutention en entrepôt. La même année, Ford a acheté les deux premiers robots sortis de la chaîne de production pour étudier leur intégration dans des fourgons de livraison autonomes. Digit 4, dévoilé en 2023, dernier modèle à conserver les jambes de type autruche, a été équipé de nouveaux effecteurs pour manipuler bacs et totes et déployé chez Toyota Motor Manufacturing Canada, GXO Logistics, Schaeffler et Amazon. Cette trajectoire compte car Agility a été l'un des tout premiers acteurs du marché des humanoïdes, dès 2017, à une époque où ce segment est aujourd'hui nettement plus encombré. Contrairement à de nombreuses annonces du secteur qui restent au stade de vidéo démonstrative, Agility peut documenter des déploiements répétés chez de grands comptes industriels et logistiques, une validation commerciale rare pour un robot bipède alors que l'écart entre démonstration et usage réel reste un point de friction majeur pour la filière. La disparition des jambes en forme d'autruche, marque de fabrique d'Agility depuis Cassie, avec Digit 5, signale aussi que l'entreprise revoit ses choix morphologiques à la lumière de l'usage réel en entrepôt plutôt que des contraintes de recherche initiales axées sur la course. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, l'histoire de Digit illustre une stratégie d'itération cumulative où chaque génération valide un cas d'usage précis avant de passer à la suivante, une approche différente des annonces plus rapides et moins étayées de certains concurrents. Le parcours part donc du laboratoire universitaire de l'OSU, où Cassie a servi de plateforme de recherche avant qu'Agility ne se structure en société commerciale, avec selon son cofondateur et « Chief Robot Officer » Jonathan Hurst trois phases distinctes : la recherche (Cassie), la preuve de concept (Digit 1 à 4), et désormais une nouvelle étape ouverte par Digit 5, présentée comme conçue pour les réalités du travail chez les clients plutôt que pour la démonstration. Hurst la décrit comme l'aboutissement direct des retours d'expérience accumulés chez Toyota, GXO, Schaeffler et Amazon, sans que l'entreprise n'ait encore détaillé de nouveau calendrier de déploiement au-delà de ce lancement.

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Digit 5, le premier robot humanoïde vraiment sûr pour travailler ?
35IEEE Spectrum Robotics 

Digit 5, le premier robot humanoïde vraiment sûr pour travailler ?

Agility Robotics a dévoilé Digit 5, la dernière génération de son robot humanoïde industriel, en misant sur un compromis inédit entre puissance, sécurité et autonomie énergétique. L'engin mesure 1,8 mètre pour 129 kg, peut soulever une charge de 23 kg jusqu'à 2,1 mètres de hauteur, et fonctionne plus de 20 heures par jour sans immobilisation prolongée pour recharge. Sa principale nouveauté tient à sa gestion de la sécurité : au lieu de s'appuyer sur des barrières physiques comme la quasi-totalité des humanoïdes commerciaux actuels, Digit 5 est conçu pour ne jamais pouvoir tomber sur quelqu'un. Quand un humain s'approche, le robot dépose ce qu'il transporte puis s'assoit au sol de façon stable si nécessaire, selon le communiqué d'Agility. Le robot abandonne aussi les jambes inversées, en forme de patte d'oiseau, qui caractérisaient Cassie puis les précédentes générations de Digit et qu'avait théorisées le cofondateur Jonathan Hurst dans un article de 2019 pour IEEE Spectrum : ces jambes optimisées pour la locomotion dynamique se prêtaient mal au levage et à la position accroupie, d'où le passage à une configuration plus proche de la jambe humaine. D'après le dossier déposé par Agility auprès de la SEC en juin, en vue d'une entrée en Bourse prévue avant fin 2026, le coût des composants (BOM) de Digit 5 devrait se situer entre 150 000 et 200 000 dollars au lancement, avec un objectif de moins de 50 000 dollars à un volume de 10 000 unités par an. Le service en formule robot-as-a-service serait facturé autour de 8 500 dollars par mois, une estimation qu'Agility qualifie elle-même de purement illustrative. Cette approche répond à une question que la plupart des fabricants de humanoïdes évitent : que se passe-t-il si un robot bipède intrinsèquement instable tombe sur un employé, un enfant ou un animal ? En rendant cette chute impossible par construction plutôt que par promesse marketing, Agility propose une réponse vérifiable là où la concurrence reste largement silencieuse sur le sujet, ce qui pourrait débloquer des déploiements en usine sans cages de sécurité, un frein connu à l'adoption industrielle des humanoïdes. Sur le plan économique, en croisant les 20 heures d'activité quotidienne annoncées avec un coût horaire de main-d'œuvre estimé à 30,50 dollars, Agility avance une économie potentielle de 100 000 dollars par an et par robot pour ses clients, un chiffre présenté comme purement indicatif et donc à prendre avec prudence, comme toute projection émanant du fabricant avant commercialisation à grande échelle. Si ces ordres de grandeur se confirment en conditions réelles, ils constitueraient l'un des premiers cas concrets où l'équation coûts/bénéfices d'un humanoïde tiendrait la route face au scepticisme sur l'écart entre démonstrations spectaculaires et utilité économique réelle en production. Agility Robotics construit sur l'héritage de Cassie, son premier robot bipède, puis des générations précédentes de Digit, dont les jambes inversées avaient été conçues par Jonathan Hurst comme une optimisation biomécanique de la locomotion dynamique plutôt que par souci esthétique, ainsi qu'il l'expliquait déjà en 2019. Le passage à une architecture de jambes plus proche de l'humain marque une bascule assumée vers l'utilité au sol, levage et position accroupie, au détriment de l'agilité dynamique. La société a par ailleurs confirmé, via son dépôt SEC de juin, viser une introduction en Bourse d'ici fin 2026, ce qui explique la précision inhabituelle des chiffres de coûts et de rentabilité rendus publics avant même la commercialisation effective de Digit 5. Le robot arrive dans un paysage humanoïde de plus en plus encombré, où de nombreux concurrents continuent de communiquer surtout par vidéos de démonstration ; l'insistance d'Agility sur un mécanisme de sécurité vérifiable et sur des données de coûts de production réelles, plutôt que sur des projections marketing, tranche avec cette tendance. Les prochaines étapes attendues sont les premiers retours de déploiements clients à grande échelle, qui permettront de vérifier si les promesses de 20 heures de fonctionnement quotidien et d'économies annuelles de 100 000 dollars par robot se confirment sur le terrain, à mesure qu'Agility se rapproche de l'échéance boursière visée pour fin 2026.

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Le Digit 5 d'Agility gagne de nouvelles jambes, batteries et améliorations de sécurité
36Robotics Business Review 

Le Digit 5 d'Agility gagne de nouvelles jambes, batteries et améliorations de sécurité

Agility Robotics a dévoilé le 15 septembre 2026 la cinquième génération de son robot humanoïde Digit, dotée de nouvelles jambes, de batteries améliorées et d'une architecture de sécurité repensée permettant, selon l'entreprise, de travailler à proximité immédiate d'humains sans barrières physiques. L'annonce intervient alors qu'Agility prépare son entrée en bourse via une fusion SPAC avec Churchill Capital Corp. XI, qui valorise l'entreprise à 2,5 milliards de dollars. Selon des documents déposés auprès de la SEC, Agility n'a généré que 1,8 million de dollars de ventes nettes en 2025, un chiffre à mettre en regard des plus de 300 millions de dollars de commandes pluriannuelles revendiquées par la PDG Peggy Johnson. Côté matériel, Digit 5 embarque un chargeur autonome plus rapide : 90 minutes d'autonomie pour seulement neuf minutes de charge complète, soit un ratio fonctionnement/charge de 10 pour 1, contre 2 pour 1 sur Digit 4, permettant au robot de travailler plus de 20 heures sur 24. L'accès anticipé est prévu pour le premier semestre 2027, avec une disponibilité générale pour les opérateurs de fabrication, d'entreposage et de distribution fin 2027. Agility compte aussi déployer Digit 5 hors d'Amérique du Nord pour la première fois, en commençant par l'Union européenne et le Royaume-Uni, avec un marquage CE visé pour l'accès à ces marchés. Cette mise à jour illustre un basculement du discours humanoïde, de la démonstration technologique vers l'ingénierie industrielle concrète. Jonathan Hurst, cofondateur et chief robot officer d'Agility, explique que les premières versions de Digit relevaient d'une phase de preuve de concept, avant que l'équipe ne se heurte aux exigences réelles de mise à l'échelle : certifications FCC, UL, ISO, largeur des allées, emplacement des chargeurs, organisation des flux. Ce sont ces centaines de contraintes d'ingénierie, issues de trois ans de déploiement de Digit 4 chez des clients comme Amazon, qui ont façonné Digit 5. L'écart entre 1,8 million de dollars de revenus réels et une valorisation de 2,5 milliards mérite d'être noté avec prudence par les décideurs B2B suivant le dossier. Agility fait partie des rares fournisseurs de robots humanoïdes réellement en activité sur des sites de production, de logistique et de distribution, aux côtés d'acteurs comme Figure (Figure 03), Tesla (Optimus Gen 3) ou des modèles fondation comme Pi-0 de Physical Intelligence et GR00T N2 de NVIDIA. Son expansion vers l'Europe la placera aussi en concurrence directe avec des acteurs locaux du secteur, comme le français Wandercraft sur l'exosquelette et l'humanoïde, ou Pollen Robotics. La cotation via SPAC, voie inhabituelle en robotique, ajoute une dimension financière à surveiller d'ici 2027.

UEAgility Robotics prévoit d'étendre le déploiement de Digit 5 à l'Union européenne et au Royaume-Uni avec un marquage CE visé, se plaçant en concurrence directe avec des acteurs français comme Wandercraft et Pollen Robotics.

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Unitree dévoile l'humanoïde G1+ avec six améliorations, à près de 95 000 RMB
37Pandaily 

Unitree dévoile l'humanoïde G1+ avec six améliorations, à près de 95 000 RMB

Unitree a dévoilé G1+, une évolution de son humanoïde G1 articulée autour de six mises à niveau matérielles, affichée à environ 95 000 yuans toutes taxes comprises pour la version standard, la variante recherche G1+ EDU restant sans prix public et vendue sur demande commerciale. Le cou gagne deux degrés de liberté (tangage d'environ -25° à 36°, lacet ±110°), et les moteurs de l'épaule, de la taille et des bras voient leur couple crête grimper jusqu'à 110% avec une chauffe réduite jusqu'à 72% à couple égal. La perception associe une paire stéréo 60 mm/2 mégapixels à un champ d'environ 110°x80°, une caméra grand angle 1920x1080, un lidar 3D et cinq points tactiles sur la tête, complétés par six microphones directionnels et deux haut-parleurs de 10 W. Un port d'alimentation externe 54,6 V/5,7 A complète la batterie interchangeable de 9000 mAh, créditée d'environ deux heures d'autonomie. Debout, le robot mesure 1340x450x200 mm pour 35 kg ; la version standard compte 25 moteurs articulaires et 3 kg de charge aux bras, contre un kit 25+45 degrés de liberté, des mains à sept degrés de liberté et 4 kg de charge pour l'EDU, garantie 18 mois contre huit mois. Cette mise à jour illustre la stratégie d'Unitree : itérer vite sur le matériel et le prix plutôt que d'annoncer un bond technologique, alors que le marché chinois des humanoïdes se banalise et tire les coûts vers le bas pour les intégrateurs. Le communiqué distingue bien ce rafraîchissement de carrosserie et de capteurs des modèles langage-action-monde UnifoLM d'Unitree, un rappel utile que l'intelligence embarquée et le châssis évoluent sur des calendriers séparés. Les gains de couple et de dissipation thermique annoncés restent des chiffres constructeur non audités, et aucun score indépendant de durabilité en laboratoire ni d'autonomie en extérieur n'accompagne le lancement, ce qui invite à la prudence avant de les comparer aux performances réelles sur le terrain. G1+ s'inscrit dans la lignée du G1, lancé par Unitree en 2024 comme alternative low-cost aux humanoïdes occidentaux et concurrents chinois plus chers, la firme de Hangzhou ayant bâti sa réputation sur ses robots quadrupèdes avant de se diversifier vers la bipédie. Le repositionnement intervient alors que la course humanoïde s'intensifie face à des rivaux comme Figure (Figure 03), Tesla (Optimus), ou d'autres acteurs chinois tels Fourier et AgiBot, chacun jouant sur des curseurs différents de prix, de charge utile et de degrés de liberté. Aucun calendrier de déploiement pilote n'est communiqué ; la disponibilité de l'EDU passe uniquement par une prise de contact commerciale, signe qu'Unitree traite encore ce segment recherche au cas par cas plutôt qu'en catalogue ouvert.

7 fabricants de robots humanoïdes qui s'imposent dans les usines réelles
38Interesting Engineering 

7 fabricants de robots humanoïdes qui s'imposent dans les usines réelles

Les robots humanoïdes sortent des laboratoires pour entrer dans les usines et entrepôts, et en 2025 la Chine a capté plus de quatre installations mondiales sur cinq. Figure AI (Californie) a testé son Figure 03, piloté par le système d'IA Helix qui traduit voix et vision en gestes, sur une chaîne de production BMW active ; son prédécesseur Figure 02 a chargé plus de 90 000 composants sur 1 250 heures de fonctionnement, contribuant à plus de 30 000 véhicules. AgiBot, fondée à Shanghai en 2023, domine le marché avec 30,4 % des installations mondiales en 2025 selon des chiffres relayés par le South China Morning Post, devant Unitree Robotics (26,4 %), dont le modèle G1 démarre à environ 13 500 dollars. UBTech (Shenzhen) a livré 1 079 humanoïdes de sa série Walker en 2025, dont le Walker S2, capable de remplacer seul sa propre batterie. Tesla développe Optimus à partir des technologies de ses véhicules autonomes mais n'a pas encore atteint de déploiement commercial significatif, Elon Musk ayant reconnu que la montée en production serait très lente, tandis qu'Apptronik (Texas), issu de travaux liés au programme Valkyrie de la NASA, développe le robot Apollo pour le transport de matériaux, la livraison de composants et l'inspection de produits. Cette avance chinoise en volume nuance l'idée d'une domination américaine totale sur la robotique humanoïde : Washington garde la main sur l'IA générale et les architectures vision-langage-action comme Helix, mais Pékin a industrialisé le hardware à bas coût, à l'image du G1 d'Unitree à 13 500 dollars. Le déploiement de Figure 03 sur une vraie ligne BMW, plutôt qu'en démonstration scénarisée, suggère que l'écart entre marketing et usage industriel réel se réduit pour des tâches répétitives bien définies. La prudence reste toutefois de mise : une enquête de Reuters conclut que les humanoïdes demeurent globalement trop lents et trop sujets aux erreurs pour la plupart des tâches industrielles, ce qui relativise les volumes annoncés côté chinois. Pour les décideurs B2B, le hardware devient plus accessible et plus rapide à produire, mais la fiabilité opérationnelle à grande échelle reste à prouver, y compris pour Tesla, dont l'expérience de fabrication de masse n'a pas empêché une montée en charge très progressive d'Optimus. Cette répartition reflète des trajectoires distinctes : Figure AI et Apptronik misent sur l'intelligence artificielle incarnée et un héritage de recherche, Apptronik prolongeant directement le programme Valkyrie de la NASA, tandis que Tesla capitalise sur son savoir-faire de fabrication automobile à très grande échelle. En Chine, AgiBot, Unitree et UBTech ont privilégié la production de masse, l'ouverture des plateformes et des prix cassés pour saturer le marché avant même la pleine maturité de la technologie, une stratégie qui explique leur poids combiné de près de 57 % des installations mondiales en 2025. Les prochaines étapes attendues incluent la poursuite des essais de Figure 03 chez BMW, une montée en production toujours qualifiée de lente pour Optimus, et l'extension des usages de la série Walker d'UBTech vers davantage de manutention et de contrôle qualité, dans un secteur où la vitesse d'exécution reste, selon Reuters, le principal frein à un déploiement industriel généralisé.

UEBMW, constructeur automobile allemand, teste le Figure 03 sur une de ses chaînes de production actives, illustrant l'adoption naissante de robots humanoïdes par un grand industriel européen.

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Démonstration de combat du Unitree G1 : le modèle du monde UnifoLM-X2-1.0 sans téléopération
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Démonstration de combat du Unitree G1 : le modèle du monde UnifoLM-X2-1.0 sans téléopération

Unitree Robotics a diffusé une vidéo montrant son humanoïde G1 en séance de sparring contre un entraîneur humain équipé de protections, piloté par UnifoLM-X2-1.0, un modèle de fondation "monde-action" que l'entreprise chinoise, basée à Hangzhou, présente comme capable de prédire les états physiques à court terme et de planifier les mouvements en temps réel sans téléopération ni chorégraphie scriptée. Le clip, d'environ 39 secondes et publié autour du 7 septembre 2026, montre le G1 esquiver des coups, ajuster ses appuis et rendre des frappes au poing et au pied. Unitree affirme que son architecture s'attaque aux goulots d'étranglement habituels des modèles monde-action : planification à l'échelle de la milliseconde, choix tactiques face à un adversaire mobile, et exécution en boucle fermée sous des forces de contact continues. Contrairement aux démonstrations qui traduisent des commandes de casque VR ou de manette en cibles articulaires, UnifoLM-X2-1.0 est présenté comme une boucle prédictive perception-action anticipant l'évolution de la scène et de l'adversaire, puis sélectionnant et révisant les actions en gardant l'équilibre et la posture dans le plan. Ce système fait suite au précédent UnifoLM-WMA-0, un modèle monde par diffusion vidéo doté d'une tête d'action, ouvert en source libre par Unitree en 2025. Cette démonstration importe car le sparring en contact constitue un test de latence bien plus exigeant que la manipulation statique de type pick-and-place : toute réaction retardée échoue immédiatement lorsque coups de poing et de pied arrivent en mouvement continu et que les fenêtres de récupération se réduisent à des fractions de seconde. Si les affirmations d'Unitree se confirment par des essais reproductibles, cela renforcerait l'hypothèse selon laquelle les modèles monde-action peuvent piloter un contrôle corporel complet en autonomie dans des interactions physiques dynamiques, et non plus seulement dans des tâches de manipulation statique, un argument clé pour les intégrateurs évaluant la maturité réelle des humanoïdes au-delà des démonstrations scénarisées. Toutefois, la prudence s'impose : Unitree n'a publié ni article de recherche, ni poids du modèle, ni chiffres de latence, ni benchmark tiers pour cette version, et n'a pas confirmé si elle sera ouverte en source libre comme sa devancière. L'adversaire est un partenaire coopératif protégé, pas un opposant cherchant à déstabiliser le robot, et aucune télémétrie publique ne précise le nombre de prises nécessaires ni si l'inférence tournait entièrement embarquée ou via un serveur externe lié à la plateforme. Le G1 est le modèle humanoïde d'entrée de gamme d'Unitree, déjà largement diffusé pour la recherche et les démonstrations, tandis qu'UnifoLM-X2-1.0 se positionne comme le successeur orienté production d'UnifoLM-WMA-0, visant l'interaction hautement dynamique plutôt que la seule manipulation statique. Cette annonce s'inscrit dans la course mondiale aux modèles vision-langage-action pour humanoïdes, aux côtés d'acteurs comme Figure AI (Figure 03), Tesla (Optimus), Physical Intelligence (Pi-0) ou NVIDIA (GR00T N2), chacun cherchant à démontrer une autonomie robuste au-delà des vidéos éditées. Sans données techniques publiques ni essais répétés, ce clip doit être considéré comme un signal de faisabilité pour un contrôle corporel autonome piloté par modèle monde, non comme une spécification de produit finalisé ni une preuve qu'une autonomie générale prête pour l'usine industriel est déjà atteinte.

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L'IA ne peut pas dépasser les limites matérielles d'un humanoïde
40Robotics Business Review 

L'IA ne peut pas dépasser les limites matérielles d'un humanoïde

Andreas Friedrich, directeur technologie et stratégie chez le fabricant de semi-conducteurs Allegro MicroSystems, interviendra les 20 et 21 octobre 2026 à la conférence RoboBusiness de Santa Clara pour présenter les avancées qui rendent possible l'actionnement des robots humanoïdes de nouvelle génération. Son propos part d'une comparaison simple : un bras robotique industriel classique compte six à sept axes, reste fixé au sol toute sa vie utile, et peut s'appuyer sur des câbles en cuivre épais, des variateurs moteurs déportés dans des armoires de commande et un refroidissement conséquent. Un humanoïde cumule au contraire 30 degrés de liberté ou plus, et chaque articulation ajoute des moteurs, de l'électronique de puissance, des capteurs de position et de courant, du contrôle et de la sécurité, le tout embarqué sur la machine elle-même. Chaque gramme pèse sur l'énergie nécessaire au mouvement et chaque millimètre est disputé dans les bras, jambes, mains et doigts, un problème particulièrement aigu dans les mains dextres où plusieurs moteurs et capteurs doivent tenir dans un espace minuscule. L'architecture électrique suit cette contrainte : les robots mobiles avancés et les humanoïdes passent progressivement d'une distribution basse tension à des bus 48V. Pour une même puissance délivrée, passer de 12V à 48V divise le courant nécessaire par quatre, et comme les pertes résistives augmentent avec le carré du courant, les pertes en câblage chutent d'un facteur 16, ce qui permet des fils plus fins et plus légers. Ce constat déplace le débat dominant du secteur : les progrès de l'intelligence artificielle en perception et en prise de décision ne suffisent plus à eux seuls, la contrainte se déplaçant vers le matériel chargé de traduire ces décisions en mouvements précis, fluides et sûrs. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, cela signifie que la course aux humanoïdes ne se gagnera pas seulement sur des modèles d'IA plus performants, mais sur l'ingénierie électromécanique embarquée : gestion thermique sans refroidissement actif, densité de composants par articulation, tenue en tension des circuits de commande. Le passage au 48V, s'il réduit poids et échauffement, introduit un revers : lors de décélérations rapides, les moteurs se comportent en générateurs et produisent des surtensions transitoires nettement supérieures à la tension nominale du bus, que l'électronique de commande doit encaisser sans dommage ni perte de contrôle. Ce discours doit toutefois être resitué : il émane d'un fournisseur de capteurs et de circuits de commande moteur, pour qui démontrer que le matériel constitue le vrai goulot d'étranglement sert aussi d'argument commercial en faveur de ses propres composants. Cette intervention s'inscrit dans la mutation plus large de la robotique, qui passe d'une automatisation fixe, verrouillée sur des lignes de production depuis des décennies, à des machines autonomes appelées à évoluer aux côtés des humains dans des entrepôts, usines ou environnements de service. Elle ne présente ni produit ni déploiement chiffré, mais pose un cadre que plusieurs fournisseurs de semi-conducteurs pour la robotique, dont Allegro MicroSystems, mettent en avant pour orienter les choix d'architecture électrique des futurs humanoïdes. RoboBusiness 2026 est organisé par The Robot Report et sa maison mère Arrowfly ; l'intervention de Friedrich doit y détailler comment la bascule vers le 48V et la miniaturisation des systèmes d'articulation conditionneront la prochaine génération de robots bipèdes et de mains robotiques, sans que l'article ne précise de calendrier de disponibilité commerciale pour ces architectures.

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Les humanoïdes IRON de XPeng sortent de la chaîne de production, tandis que l'Optimus de Tesla accuse du retard
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Les humanoïdes IRON de XPeng sortent de la chaîne de production, tandis que l'Optimus de Tesla accuse du retard

Le constructeur automobile chinois XPeng a lancé la production de son robot humanoïde IRON dans une usine dédiée à Guangzhou, où un exemplaire a quitté la chaîne de manière autonome après assemblage, selon un communiqué de l'entreprise début septembre 2026. XPeng dit automatiser plus de 80% des processus clés de cette ligne. IRON combine une structure en treillis flexible entièrement carénée, 76 degrés de liberté (DOF) pour le corps et 21 DOF par main. Trois puces Turing AI maison lui donnent une puissance de calcul annoncée de 2 250 TOPS, suffisante pour exécuter son modèle de fondation "Physical AI" directement à bord, sans téléopération ni calcul déporté. He Xiaopeng, PDG de XPeng, veut faire d'IRON "un compagnon dans la vie quotidienne des gens". L'annonce survient alors que Tesla retarde de nouveau Optimus: la production, initialement prévue cet été avec des ventes dès fin 2026, est désormais attendue "dans les prochains mois", pour une commercialisation visée au second semestre 2027. Le robot "sortant seul" de la chaîne reste une démonstration mise en scène illustrant l'intégration de la robotique et de l'IA en usine, pas une preuve de volumes réels ni de fiabilité en conditions de production. XPeng dispose toutefois d'un atout rare parmi les acteurs de l'humanoïde: une expertise industrielle automobile directement transposée à la fabrication de robots, comparable à celle de Tesla mais absente chez la plupart des start-up pures. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, l'enjeu se déplace du prototype vers la fabrication en série, terrain désormais plus décisif que les démonstrations de marche ou de préhension. Faire tourner l'inférence en local plutôt qu'en téléopération conforte l'hypothèse d'architectures vision-langage-action (VLA) embarquées à faible latence comme condition d'une autonomie réelle, à l'inverse des glissements répétés du calendrier d'Optimus, qui rappellent l'écart persistant entre annonces et industrialisation effective dans ce secteur. IRON s'inscrit dans la stratégie "Physical AI" de XPeng, qui transpose son savoir-faire de constructeur de véhicules électriques et l'automatisation de ses usines à la robotique humanoïde généraliste, un segment où la Chine aligne aussi Unitree, Fourier ou UBTech face aux acteurs américains. Le robot est présenté comme une plateforme généraliste censée s'améliorer par auto-renforcement à partir d'expériences réelles, au-delà d'une tâche industrielle unique. Tesla reste la référence occidentale la plus scrutée avec Optimus, dont le dévoilement officiel est attendu près du lancement de production et dont la génération suivante dépendra des retours de terrain, tandis que XPeng n'a communiqué ni cadence de montée en volume ni client ou site pilote identifié pour IRON au-delà de cette première sortie de chaîne.

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Xpeng active une ligne de production pour son robot humanoïde
42TechNode 

Xpeng active une ligne de production pour son robot humanoïde

Xpeng a mis en route une ligne de production automatisée dédiée a son robot humanoïde, avec ce que le constructeur chinois présente comme le premier robot humanoïde généraliste "de haut niveau" a avoir été assemble puis a être sorti de la chaine en marchant de manière autonome. Cette ligne, conçue pour la production de masse, affiche un taux d'automatisation supérieur a 80% sur ses processus clés. Xpeng vise le début de la production en volume d'ici fin 2026, avec des premières livraisons en Chine et sur les marches internationaux prévues en 2027. L'information, rapportée par le media chinois Yicai, ne précise ni le nom du modèle ni les spécifications techniques (charge utile, degrés de liberté, temps de cycle) du robot concerne. L'annonce marque une étape dans la transition d'Xpeng, jusqu'ici surtout connu comme constructeur de véhicules électriques et pour ses projets d'aéronefs urbains, vers la robotique humanoïde industrielle. Elle intervient alors que plusieurs acteurs chinois (Unitree, UBTech, Xiaomi) et américains (Tesla avec Optimus, Figure) se disputent le passage de la démonstration a la production de série, un cap que peu ont réellement franchi. La séquence "assemblage puis marche autonome hors de la chaine" reste une mise en scene contrôlée, typique des communiques du secteur, et le chiffre de 80% d'automatisation, donne sans détail sur son périmètre exact, doit être lu comme un indicateur industriel plutôt qu'une preuve de maturité du robot lui même. Il s'agit d'une mise en service de ligne, pas encore d'un déploiement commercial réel. Cette annonce s'inscrit dans la stratégie de diversification des grands groupes automobiles chinois vers la robotique, a l'image de BYD ou Xiaomi, portée par des chaines d'approvisionnement de composants déjà maîtrisées pour les véhicules électriques. Xpeng avait dévoile ses ambitions humanoïdes lors de précédents événements produits, dans un marche chinois déjà très compétitif sur ce segment. Les prochaines étapes annoncées restent la montée en volume fin 2026, puis l'ouverture des livraisons en Chine avant une extension aux marches internationaux en 2027.

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Video Friday : Digit redécore la maison
43IEEE Spectrum Robotics 

Video Friday : Digit redécore la maison

La sélection hebdomadaire Video Friday d'IEEE Spectrum met en avant plusieurs démonstrations robotiques début septembre 2026. Agility Robotics y montre son humanoïde Digit tractant un canapé, un exercice de force malgré le ton volontairement décalé de la vidéo. Une équipe de recherche présente ReST-RL, une architecture d'apprentissage par renforcement hiérarchique qui découple la locomotion de la stabilisation de charges non fixées, déployée sur l'humanoïde Unitree G1 avec une généralisation sim-to-real en zero-shot face à divers objets et perturbations externes. Des chercheurs du Safe AI Lab de Carnegie Mellon University dévoilent APEX, un système de navigation adaptative du corps entier pour humanoïde. À l'Université de Tokyo, l'humanoïde musculo-squelettique Musashi-W reçoit une peau articulaire à trois couches dotée de 44 capteurs de pression et d'étirement imitant la proprioception humaine. Des chercheurs de North Carolina State University ont conçu des robots souples en forme de goutte, en élastomère à cristaux liquides, activés par lumière infrarouge et capables de sauter en continu. En Chine, à Turpan, où les températures au sol dépassent 50°C l'été, le quadrupède Lynx M20S de DEEP Robotics a participé aux vendanges. Ces contenus illustrent un écart persistant entre démonstration scénarisée et autonomie réelle dans la robotique humanoïde. Les chercheurs de Carnegie Mellon le reconnaissent eux-mêmes : la plupart des mouvements spectaculaires vus en ligne sont chorégraphiés à l'avance, ce qui rend leur système APEX notable par sa capacité d'adaptation non scriptée face aux obstacles. ReST-RL s'attaque à un verrou d'ingénierie concret pour les intégrateurs logistiques, la stabilisation d'une charge non fixée pendant une locomotion bipède dynamique, et sa validation en zero-shot sur du matériel Unitree G1 constitue un signal utile pour qui envisage des humanoïdes en manutention. Une déclaration de Figure, affirmant que déployer un robot dans chaque foyer est avant tout un problème de sécurité et de coût plutôt que de données ou de calcul, va à contre-courant du discours dominant sur la mise à l'échelle des modèles VLA comme solution universelle. Le déploiement du Lynx M20S dans les vignobles de Turpan illustre, lui, un usage agricole concret des quadrupèdes au-delà des démonstrations en intérieur. Ce format hebdomadaire d'IEEE Spectrum agrège depuis plusieurs années les travaux de laboratoires académiques (Carnegie Mellon, North Carolina State, Université de Tokyo) et d'entreprises commerciales (Agility Robotics, Figure, Unitree, LimX Dynamics, DEEP Robotics, RAI Institute). La DARPA y confirme la finale de son Triage Challenge pour novembre 2026, dédié à des scénarios de sauvetage, tandis que son Lift Challenge sur les drones de levage lourd reviendra en 2028. Le calendrier sectoriel s'étoffe par ailleurs : le Humanoids Summit se tiendra à Séoul les 22 et 23 septembre 2026, IROS 2026 à Pittsburgh du 27 septembre au 1er octobre, et CoRL 2026 à Austin du 9 au 12 novembre, autant d'occasions de confronter ces résultats préliminaires à d'autres équipes. Aucun acteur français ou européen ne figure dans cette sélection, dominée par des laboratoires nord-américains et des humanoïdes chinois et américains.

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Vidéo : ce robot humanoïde compact facilite la création de compétences robotiques personnalisées
44Interesting Engineering 

Vidéo : ce robot humanoïde compact facilite la création de compétences robotiques personnalisées

La société chinoise Zeroth, fondée en 2024 et basée à Suzhou, a lancé Bridge, un robot humanoïde compact, ainsi qu'OpenBridge, un écosystème open source destiné au développement de compétences robotiques. Bridge mesure 88 centimètres pour environ 13 kilogrammes, avec des bras de 30 à 40 centimètres et des pinces à deux doigts, un format pensé pour un usage de bureau. Il intègre des actionneurs propriétaires à couple élevé, une marche bipède, de l'évitement d'obstacles et une bibliothèque de mouvements chorégraphiés ; une vidéo de démonstration le montre capable de backflips et de téléopération intégrale du corps. La première série, baptisée Bridge Geek Edition, est ouverte à la précommande mondiale, avec accès à des kits de développement (SDK), des API ouvertes de contrôle moteur et des outils de capture de mouvement et de réalité virtuelle. Le programme Bridge Builder présélectionnera 500 développeurs pour un défi de co-création : 200 recevront un Bridge gratuit pour contribuer à OpenBridge, et 300 obtiendront un accès prioritaire à l'achat, au SDK et aux futures phases du programme. L'objectif affiché par Zeroth est de déplacer la valeur du robot vers le logiciel plutôt que vers le matériel seul : au lieu de séquences pré-programmées figées, Bridge repose sur une architecture dite « AI-native » censée permettre des comportements adaptatifs, complétée par un Skill Hub communautaire où les compétences créées par un développeur deviennent réutilisables par d'autres. Pour les intégrateurs et équipes R&D, cette logique de plateforme ouverte et peu coûteuse à l'entrée pourrait faciliter l'expérimentation en IA physique en dehors des grands laboratoires, dans la lignée de ce que des modèles vision-langage-action comme Pi-0 ou GR00T N2 tentent de généraliser pour le contrôle robotique. La formule « premier robot incarné AI-native au monde » relève toutefois du discours marketing et reste à valider ; les démonstrations de backflips ou de téléopération diffusées en vidéo, sans métrique vérifiable de fiabilité ou de temps de cycle, sont probablement issues de prises sélectionnées. Le lancement en est au stade de la précommande et du recrutement de développeurs, pas d'un déploiement industriel. Zeroth s'inscrit dans une vague de jeunes pousses chinoises de robotique humanoïde, aux côtés d'acteurs comme Unitree, AgiBot ou Galbot, qui cherchent à capter les développeurs avant les acteurs établis en misant sur des plateformes compactes et accessibles. Cette ouverture fait écho aux stratégies engagées ailleurs dans le secteur, qu'il s'agisse des modèles fondation robotique de NVIDIA (GR00T) et de Physical Intelligence (Pi-0), ou des plateformes propriétaires de Figure (Helix) et Tesla (Optimus), qui investissent elles aussi le contrôle par IA plutôt que la programmation fixe. Contrairement à ces derniers, orientés vers des déploiements industriels en usine ou en logistique, Zeroth cible d'abord chercheurs et développeurs avec un robot de bureau à faible coût d'entrée. La suite dépendra de la participation réelle au Bridge Builder Program et de l'activité du Skill Hub ; aucun acteur français ou européen n'est associé à ce lancement, pour l'instant circonscrit au marché chinois et à une précommande mondiale.

HumanoïdesOpinion
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Robot humanoïde à coût réduit mise sur des actionneurs faits maison
45Hackaday Robots Hacks 

Robot humanoïde à coût réduit mise sur des actionneurs faits maison

Le Berkeley Humanoid Lite est un robot humanoïde open-source dont la structure repose en grande partie sur des actionneurs imprimés en 3D, combinant moteur électrique, réducteur cycloïdal imprimé et encodeur magnétique intégré, le tout conçu de façon modulaire. Il ne s'agit pas d'un produit fini mais d'une architecture de référence entièrement documentée sur un dépôt GitHub public, avec fichiers de conception, code et instructions d'assemblage. Une vidéo de démonstration montre des tests basiques, dont une téléopération pilotée par casque de réalité virtuelle. Le coût matériel total est annoncé à moins de 5 000 dollars, un montant jugé encore élevé mais nettement inférieur à celui des autres humanoïdes existants, open-source ou non. Cette approche abaisse la barrière à l'entrée pour les laboratoires, universités et hobbyistes qui n'ont pas accès aux budgets des grands acteurs de la robotique humanoïde, où les plateformes commerciales se chiffrent en dizaines voire centaines de milliers de dollars. En rendant open-source les actionneurs, souvent le poste de coût le plus élevé d'un humanoïde, le projet facilite l'expérimentation en contrôle, en téléopération et en apprentissage par renforcement. Sa modularité permet aussi de réutiliser l'actionneur seul, indépendamment du robot complet, pour d'autres bras robotiques ou plateformes nécessitant un couple élevé dans un faible encombrement. Dans un secteur où la démonstration spectaculaire prime souvent sur la reproductibilité, ce type d'initiative rappelle que l'accès au matériel reste un frein structurel à la recherche indépendante. Le coût élevé des humanoïdes vient historiquement de leurs actionneurs, souvent usinés en petites séries et vendus à prix fort. Contrairement aux plateformes commerciales comme celles de Figure AI, Tesla Optimus ou Unitree, conçues pour la production et le déploiement à l'échelle, le Berkeley Humanoid Lite reste un outil de recherche destiné à être modifié et reproduit par la communauté plutôt qu'un produit prêt à l'emploi. Aucun calendrier de commercialisation ni de nouvelle version n'est annoncé à ce stade, le projet se voulant avant tout une base ouverte pour quiconque souhaite expérimenter avec un humanoïde à coût maîtrisé.

UELes laboratoires et universités européennes peuvent réutiliser gratuitement cette architecture open-source pour leurs propres recherches en robotique humanoïde.

HumanoïdesOpinion
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Robot domestique à moins de 1 700 dollars : promesse de gérer les tâches ménagères et bien plus
46New Atlas Robotics 

Robot domestique à moins de 1 700 dollars : promesse de gérer les tâches ménagères et bien plus

Une startup basée à San Francisco a ouvert les précommandes pour un robot humanoïde domestique facturé 1 688 dollars, un prix nettement inférieur à celui pratiqué jusqu'ici sur ce segment. L'entreprise promet une machine capable d'exécuter des tâches ménagères courantes : faire la lessive, ranger un salon, et plus largement assister au quotidien dans la maison. Le robot est présenté comme un assistant humanoïde reposant en partie sur la téléopération, c'est-à-dire un contrôle à distance par un opérateur humain plutôt qu'une autonomie complète pilotée par IA. Aucune date de livraison précise, aucune spécification technique détaillée (charge utile, degrés de liberté, autonomie de la batterie) n'accompagne pour l'instant l'annonce, qui reste au stade de la précommande plutôt que du produit livré. Ce prix casse les repères établis dans l'industrie, où les humanoïdes domestiques ou industriels se négocient généralement en dizaines de milliers de dollars, ce qui relance le débat sur la viabilité économique d'un robot compagnon vraiment grand public. Mais la mention de la téléopération est un signal important pour les intégrateurs et décideurs B2B : un tarif aussi bas suggère probablement que l'autonomie promise dans les tâches ménagères repose largement sur une intervention humaine à distance, et non sur un modèle vision-langage-action pleinement autonome. Cela illustre un écart persistant entre les démonstrations marketing du secteur humanoïde grand public et la réalité opérationnelle, un point de vigilance alors que plusieurs acteurs multiplient les annonces de robots domestiques abordables sans toujours détailler le niveau réel d'autonomie embarquée. Cette annonce s'inscrit dans une vague plus large de startups cherchant à démocratiser le robot humanoïde pour le grand public, après des années où les projets restaient soit des prototypes de laboratoire, soit des produits industriels hors de portée des particuliers. Plusieurs fabricants, notamment en Chine, ont déjà entamé une course aux prix sur les plateformes humanoïdes généralistes, une dynamique qui semble désormais s'étendre au segment domestique. Pour l'instant, l'offre à 1 688 dollars n'est disponible qu'en précommande, sans calendrier de livraison communiqué ni détail sur les volumes de production prévus, ce qui invite à attendre les premières livraisons effectives avant de juger de sa fiabilité réelle en usage domestique.

HumanoïdesActu
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Nori A3 : nouveau robot humanoïde américain dévoilé pour les tâches ménagères, à seulement 1 688 dollars
47Interesting Engineering 

Nori A3 : nouveau robot humanoïde américain dévoilé pour les tâches ménagères, à seulement 1 688 dollars

Nori Robotics, startup basée à San Francisco, a dévoilé le Nori A3, un robot humanoïde assemblé aux États-Unis et vendu 1688 dollars, un prix nettement inférieur aux plateformes concurrentes. Les premières unités ont été expédiées le 21 juillet, et un second lot, présenté comme limité, doit être livré à l'automne. Contrairement aux humanoïdes bipèdes comme Optimus ou Figure 03, le Nori A3 repose sur une base à roues, avec un corps central capable de monter et descendre pour positionner tête et bras, totalisant 19 degrés de liberté. Il peut soulever jusqu'à 55 kilogrammes à la verticale, mais sa charge utile chute à 1,5 kilogramme bras tendus. Pour la perception, il embarque un lidar et quatre caméras 720p réparties sur les mains, la tête et le cou, complétées par un haut-parleur et un microphone pour les commandes vocales, pour une autonomie de six à huit heures. Nori Robotics annonce qu'il peut aller chercher de la nourriture au réfrigérateur, verser des boissons, charger un lave-vaisselle et plier du linge, et met en avant un Skill Marketplace permettant aux utilisateurs de partager ou d'installer des compétences développées par la communauté. Le positionnement tarifaire du Nori A3 rompt avec la norme du secteur, où les humanoïdes à usage domestique ou industriel se négocient généralement à six chiffres. Si ses capacités restent modestes face aux plateformes bipèdes haut de gamme, sa combinaison de capteurs, de manipulation et d'un écosystème logiciel ouvert pourrait en faire une porte d'entrée accessible pour des développeurs, chercheurs et petites équipes souhaitant expérimenter avec l'IA physique sans investissement massif. Cela dit, l'annonce d'un premier lot écoulé rapidement reste une déclaration de l'entreprise elle-même, non vérifiée de façon indépendante, et Nori Robotics a historiquement produit en très petites séries, ce qui laisse planer un doute sur sa capacité à tenir un rythme de production soutenu si la demande augmente. La distinction entre un produit réellement expédié depuis le 21 juillet et une disponibilité à grande échelle reste donc à confirmer. Cette annonce s'inscrit dans une vague plus large d'humanoïdes destinés au grand public, à mesure que des acteurs comme Tesla, Figure AI ou 1X explorent des usages domestiques avec des architectures nettement plus coûteuses et souvent bipèdes. En choisissant une base à roues plutôt qu'une locomotion bipède, Nori Robotics simplifie la mécanique et réduit les coûts, au prix d'une mobilité plus limitée dans les environnements encombrés. Le pari de la société repose sur l'idée qu'un accès matériel bon marché, combiné à une plateforme de compétences partagées, peut accélérer l'adoption et l'expérimentation logicielle plus vite que les plateformes premium. La suite dépendra de la capacité de Nori Robotics à industrialiser sa production au-delà de lots limités et à démontrer, au-delà des tâches ménagères de démonstration, une fiabilité suffisante pour un usage domestique quotidien.

HumanoïdesActu
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Des entreprises américaines et chinoises visent une réduction de plus de 30 % du poids des articulations des robots humanoïdes grâce au plastique
48Interesting Engineering 

Des entreprises américaines et chinoises visent une réduction de plus de 30 % du poids des articulations des robots humanoïdes grâce au plastique

Celanese Corporation, groupe américain de matériaux hautes performances, et Vigor Precision, fabricant chinois spécialisé dans le moulage plastique de précision, ont annoncé un partenariat visant à développer des articulations en plastique technique pour robots humanoïdes. L'objectif affiché est de réduire le poids de ces composants de plus de 30% par rapport aux conceptions métalliques traditionnelles. Selon l'accord, Celanese fournira des formulations de matériaux sur mesure répondant aux exigences techniques de Vigor, avec un cahier des charges centré sur la résistance mécanique, la tenue aux températures élevées, la précision de transmission, l'autolubrification et la stabilité dimensionnelle. Ces articulations doivent en effet supporter des démarrages et arrêts rapides, des mouvements alternatifs à haute fréquence et des charges complexes, tout en conservant une précision de mouvement sur la durée. Todd Elliott, vice-président senior chez Celanese Engineered Materials, et Hoi-sang Chan, PDG de Vigor, ont tous deux confirmé l'accord dans un communiqué conjoint. Par ailleurs, des chercheurs de Harvard ont récemment publié un cadre mathématique destiné à optimiser les articulations à contact roulant, une piste qui pourrait bénéficier à la conception de préhenseurs plus performants et de robots aux mouvements plus proches de ceux des animaux. Le poids des articulations est un facteur déterminant pour l'autonomie énergétique, la réactivité dynamique et la mobilité globale des robots humanoïdes, ce qui explique l'intérêt croissant des fabricants pour les matériaux composites en remplacement du métal. Le recours à des plastiques autolubrifiants pourrait aussi réduire les besoins de maintenance en limitant l'usure par friction sur des cycles de mouvement répétitifs, un enjeu concret pour les intégrateurs qui devront faire fonctionner ces machines en continu. Il faut toutefois noter qu'il s'agit à ce stade d'un partenariat de développement matériaux, sans robot commercialisé ni date de mise sur le marché précisée: aucun chiffre de volume de production, de prix ou de calendrier de déploiement n'est communiqué. L'annonce illustre néanmoins un déplacement de la compétition humanoïde vers la couche matérielle et mécanique, longtemps éclipsée par les annonces centrées sur l'intelligence artificielle et les modèles vision-langage-action. Celanese s'appuie sur son expertise reconnue en science des matériaux polymères techniques, tandis que Vigor Precision apporte son savoir-faire en conception d'engrenages et moulage plastique de précision, une complémentarité présentée par les deux entreprises comme nécessaire pour industrialiser ces solutions à grande échelle. Le communiqué évoque une collaboration qui ira au-delà du choix des matériaux, avec un accompagnement de Celanese sur la validation du cycle de vie et la constance des performances en production de masse. Aucun acteur français ou européen n'est mentionné dans cette annonce, qui reste centrée sur un axe de coopération industrielle sino-américaine dans la chaîne d'approvisionnement des composants robotiques.

HumanoïdesActu
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La soudure navale est-elle le bon premier emploi pour les robots humanoïdes ?
49IEEE Spectrum Robotics 

La soudure navale est-elle le bon premier emploi pour les robots humanoïdes ?

Persona AI, fondée par Nic Radford et Jerry Pratt, développe un robot humanoïde dédié au soudage dans la construction navale. Radford a dirigé le programme Valkyrie au centre spatial Johnson de la NASA et fondé Nauticus Robotics ; Pratt a mené l'équipe de l'IHMC lors du DARPA Robotics Challenge avant de passer deux ans comme directeur technique chez Figure. Interrogée par IEEE Spectrum il y a deux ans, peu après sa création, Persona AI n'avait pas encore arrêté son marché cible et évoquait l'entrepôt, l'automobile ou même le domicile. L'entreprise a depuis choisi le soudage naval : son robot doit réaliser de longs cordons de soudure linéaires, une tâche jugée peu complexe mais requise sur des centaines de kilomètres par navire. Persona AI revendique deux partenariats publics en Corée du Sud, avec HD Hyundai, premier constructeur naval mondial, et POSCO, troisième producteur d'acier mondial. L'entreprise vise des clients capables de déployer des « centaines » de robots par site, sans communiquer de calendrier ni de prix. Techniquement, la vitesse de soudage est bridée par la fonte du métal, autour d'un centimètre par seconde, avec des mouvements répétés à l'échelle du millimètre sur de longues durées, un registre où la robotique surpasse traditionnellement l'humain sujet à la fatigue. Le choix de Persona AI rompt avec la stratégie dominante du secteur, qui cible le travail non qualifié (logistique, manutention) sans avoir encore démontré de déploiement rentable à grande échelle, malgré une multiplication des démonstrations vidéo. Radford revendique un « avantage du dernier arrivé » : avoir observé les échecs commerciaux des concurrents avant de se positionner sur un métier qualifié et mieux rémunéré, où la pénurie de main-d'œuvre est structurelle et où la pénibilité physique justifie économiquement l'automatisation. C'est un test important pour la filière humanoïde : si l'usage d'outils manuels comme un poste à souder, plus complexe qu'une simple préhension d'objets, peut être industrialisé sur un cas d'usage étroit et répétitif, cela validerait une approche de niche plutôt que la polyvalence généraliste vantée par des concurrents comme Figure ou Tesla avec Optimus. Cela reste toutefois à ce stade une annonce de partenariats et une orientation stratégique, pas un déploiement en production chiffré ; Persona AI n'a communiqué ni volume de robots livrés, ni taux de réussite mesuré sur site. Le pari s'appuie sur la génétique de ses fondateurs, issus de programmes robotiques exigeants (NASA, DARPA) plutôt que du seul monde de l'IA générative, et sur un choix délibéré d'éviter la course aux tâches domestiques ou d'entrepôt déjà disputée par une dizaine d'acteurs. La concurrence positionnée sur les compétences physiques qualifiées reste rare, ce qui donne à Persona AI un créneau relativement dégagé face à des rivaux généralistes mieux financés. Les prochaines étapes attendues concernent la montée en cadence chez HD Hyundai et POSCO, la démonstration d'une qualité de soudure comparable à celle d'un opérateur humain, et l'élargissement éventuel à d'autres tâches de soudage plus complexes une fois le cas d'usage linéaire maîtrisé.

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Robots humanoïdes de 1,56 m pourraient surveiller le terrain accidenté à la frontière sud des États-Unis
50Interesting Engineering 

Robots humanoïdes de 1,56 m pourraient surveiller le terrain accidenté à la frontière sud des États-Unis

Foundation, société américaine dirigée par son PDG Sankaet Pathak, dit avoir présenté son robot humanoïde Phantom à des responsables du Department of Homeland Security (DHS) et être en discussion avec plusieurs agences de sécurité nationale pour surveiller la frontière sud dans des zones accidentées, difficiles d'accès pour les patrouilles, véhicules, drones et caméras fixes. Le DHS dément cependant tout accord, pilote ou contrat actif avec l'entreprise à ce stade, selon Fox News. Premier robot humanoïde de production de Foundation, Phantom mesure 1,80 mètre pour 80 kilogrammes, compte 29 degrés de liberté, atteint 1,7 m/s et porte jusqu'à 40 kilogrammes de charge utile. Ses actionneurs cycloïdaux propriétaires délivrent jusqu'à 160 Nm de couple de pointe, un couple de rétro-entraînement inférieur à 1 Nm et un temps de réponse sous 10 millisecondes. Son IA embarquée, Cortex, combine modèles de langage, de vision et multimodaux avec des filtres bayésiens variationnels profonds pour encoder les données sensorielles et anticiper les actions, une méthode que l'entreprise présente comme moins gourmande en données que l'apprentissage par renforcement ou par imitation. Foundation a aussi montré récemment une main robotique à tendons attrapant une balle de baseball, mise en avant comme preuve de dextérité et de précision. Ce projet illustre la tentative des fabricants de robots humanoïdes de sortir de l'usine pour investir des marchés de défense et de sécurité intérieure, où la promesse porte sur la reconnaissance autonome de terrain plutôt que sur la manipulation d'objets. L'écart entre la communication de Foundation, qui évoque un pilote proche, et le démenti du DHS sur l'existence de tout contrat rappelle que l'annonce reste, pour l'instant, commerciale plutôt qu'opérationnelle. Pathak précise que les robots ne prendraient pas de décision d'usage de la force de façon autonome, celle-ci restant entre les mains d'agents humains, tout en n'excluant pas une version armée si le gouvernement le demandait. La résistance aux intempéries, limitation reconnue par l'entreprise elle-même, souligne l'écart entre le prototype montré et un système réellement déployable toute l'année sur le terrain. Foundation positionne Phantom face aux humanoïdes développés pour la logistique et l'industrie par des acteurs comme Figure AI ou Tesla avec Optimus, mais vise d'emblée les applications de défense et de sécurité, segment encore peu occupé par les humanoïdes commerciaux. L'entreprise prévoit une seconde génération étanche à l'eau et à la poussière dans les prochains mois, condition jugée nécessaire avant un déploiement extérieur prolongé. Pathak évoque un pilote possible à court terme suivi d'un déploiement plus large, sans calendrier précis ni confirmation côté DHS. La démonstration de préhension avec la balle de baseball s'inscrit dans une stratégie visant à démontrer une maturité technique avant la signature d'un premier contrat gouvernemental.

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