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Humanoïdes

50 sur 143 articles

Toute l'actualité des robots humanoïdes : Figure, Tesla Optimus, Apptronik Apollo, Agility Digit, Unitree, Boston Dynamics Atlas, Enchanted Tools, Pollen Reachy.

Vidéo : ce robot humanoïde compact facilite la création de compétences robotiques personnalisées
1Interesting Engineering HumanoïdesOpinion

Vidéo : ce robot humanoïde compact facilite la création de compétences robotiques personnalisées

La société chinoise Zeroth, fondée en 2024 et basée à Suzhou, a lancé Bridge, un robot humanoïde compact, ainsi qu'OpenBridge, un écosystème open source destiné au développement de compétences robotiques. Bridge mesure 88 centimètres pour environ 13 kilogrammes, avec des bras de 30 à 40 centimètres et des pinces à deux doigts, un format pensé pour un usage de bureau. Il intègre des actionneurs propriétaires à couple élevé, une marche bipède, de l'évitement d'obstacles et une bibliothèque de mouvements chorégraphiés ; une vidéo de démonstration le montre capable de backflips et de téléopération intégrale du corps. La première série, baptisée Bridge Geek Edition, est ouverte à la précommande mondiale, avec accès à des kits de développement (SDK), des API ouvertes de contrôle moteur et des outils de capture de mouvement et de réalité virtuelle. Le programme Bridge Builder présélectionnera 500 développeurs pour un défi de co-création : 200 recevront un Bridge gratuit pour contribuer à OpenBridge, et 300 obtiendront un accès prioritaire à l'achat, au SDK et aux futures phases du programme. L'objectif affiché par Zeroth est de déplacer la valeur du robot vers le logiciel plutôt que vers le matériel seul : au lieu de séquences pré-programmées figées, Bridge repose sur une architecture dite « AI-native » censée permettre des comportements adaptatifs, complétée par un Skill Hub communautaire où les compétences créées par un développeur deviennent réutilisables par d'autres. Pour les intégrateurs et équipes R&D, cette logique de plateforme ouverte et peu coûteuse à l'entrée pourrait faciliter l'expérimentation en IA physique en dehors des grands laboratoires, dans la lignée de ce que des modèles vision-langage-action comme Pi-0 ou GR00T N2 tentent de généraliser pour le contrôle robotique. La formule « premier robot incarné AI-native au monde » relève toutefois du discours marketing et reste à valider ; les démonstrations de backflips ou de téléopération diffusées en vidéo, sans métrique vérifiable de fiabilité ou de temps de cycle, sont probablement issues de prises sélectionnées. Le lancement en est au stade de la précommande et du recrutement de développeurs, pas d'un déploiement industriel. Zeroth s'inscrit dans une vague de jeunes pousses chinoises de robotique humanoïde, aux côtés d'acteurs comme Unitree, AgiBot ou Galbot, qui cherchent à capter les développeurs avant les acteurs établis en misant sur des plateformes compactes et accessibles. Cette ouverture fait écho aux stratégies engagées ailleurs dans le secteur, qu'il s'agisse des modèles fondation robotique de NVIDIA (GR00T) et de Physical Intelligence (Pi-0), ou des plateformes propriétaires de Figure (Helix) et Tesla (Optimus), qui investissent elles aussi le contrôle par IA plutôt que la programmation fixe. Contrairement à ces derniers, orientés vers des déploiements industriels en usine ou en logistique, Zeroth cible d'abord chercheurs et développeurs avec un robot de bureau à faible coût d'entrée. La suite dépendra de la participation réelle au Bridge Builder Program et de l'activité du Skill Hub ; aucun acteur français ou européen n'est associé à ce lancement, pour l'instant circonscrit au marché chinois et à une précommande mondiale.

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Robot humanoïde à coût réduit mise sur des actionneurs faits maison
2Hackaday Robots Hacks 

Robot humanoïde à coût réduit mise sur des actionneurs faits maison

Le Berkeley Humanoid Lite est un robot humanoïde open-source dont la structure repose en grande partie sur des actionneurs imprimés en 3D, combinant moteur électrique, réducteur cycloïdal imprimé et encodeur magnétique intégré, le tout conçu de façon modulaire. Il ne s'agit pas d'un produit fini mais d'une architecture de référence entièrement documentée sur un dépôt GitHub public, avec fichiers de conception, code et instructions d'assemblage. Une vidéo de démonstration montre des tests basiques, dont une téléopération pilotée par casque de réalité virtuelle. Le coût matériel total est annoncé à moins de 5 000 dollars, un montant jugé encore élevé mais nettement inférieur à celui des autres humanoïdes existants, open-source ou non. Cette approche abaisse la barrière à l'entrée pour les laboratoires, universités et hobbyistes qui n'ont pas accès aux budgets des grands acteurs de la robotique humanoïde, où les plateformes commerciales se chiffrent en dizaines voire centaines de milliers de dollars. En rendant open-source les actionneurs, souvent le poste de coût le plus élevé d'un humanoïde, le projet facilite l'expérimentation en contrôle, en téléopération et en apprentissage par renforcement. Sa modularité permet aussi de réutiliser l'actionneur seul, indépendamment du robot complet, pour d'autres bras robotiques ou plateformes nécessitant un couple élevé dans un faible encombrement. Dans un secteur où la démonstration spectaculaire prime souvent sur la reproductibilité, ce type d'initiative rappelle que l'accès au matériel reste un frein structurel à la recherche indépendante. Le coût élevé des humanoïdes vient historiquement de leurs actionneurs, souvent usinés en petites séries et vendus à prix fort. Contrairement aux plateformes commerciales comme celles de Figure AI, Tesla Optimus ou Unitree, conçues pour la production et le déploiement à l'échelle, le Berkeley Humanoid Lite reste un outil de recherche destiné à être modifié et reproduit par la communauté plutôt qu'un produit prêt à l'emploi. Aucun calendrier de commercialisation ni de nouvelle version n'est annoncé à ce stade, le projet se voulant avant tout une base ouverte pour quiconque souhaite expérimenter avec un humanoïde à coût maîtrisé.

UELes laboratoires et universités européennes peuvent réutiliser gratuitement cette architecture open-source pour leurs propres recherches en robotique humanoïde.

HumanoïdesOpinion
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Robot domestique à moins de 1 700 dollars : promesse de gérer les tâches ménagères et bien plus
3New Atlas Robotics 

Robot domestique à moins de 1 700 dollars : promesse de gérer les tâches ménagères et bien plus

Une startup basée à San Francisco a ouvert les précommandes pour un robot humanoïde domestique facturé 1 688 dollars, un prix nettement inférieur à celui pratiqué jusqu'ici sur ce segment. L'entreprise promet une machine capable d'exécuter des tâches ménagères courantes : faire la lessive, ranger un salon, et plus largement assister au quotidien dans la maison. Le robot est présenté comme un assistant humanoïde reposant en partie sur la téléopération, c'est-à-dire un contrôle à distance par un opérateur humain plutôt qu'une autonomie complète pilotée par IA. Aucune date de livraison précise, aucune spécification technique détaillée (charge utile, degrés de liberté, autonomie de la batterie) n'accompagne pour l'instant l'annonce, qui reste au stade de la précommande plutôt que du produit livré. Ce prix casse les repères établis dans l'industrie, où les humanoïdes domestiques ou industriels se négocient généralement en dizaines de milliers de dollars, ce qui relance le débat sur la viabilité économique d'un robot compagnon vraiment grand public. Mais la mention de la téléopération est un signal important pour les intégrateurs et décideurs B2B : un tarif aussi bas suggère probablement que l'autonomie promise dans les tâches ménagères repose largement sur une intervention humaine à distance, et non sur un modèle vision-langage-action pleinement autonome. Cela illustre un écart persistant entre les démonstrations marketing du secteur humanoïde grand public et la réalité opérationnelle, un point de vigilance alors que plusieurs acteurs multiplient les annonces de robots domestiques abordables sans toujours détailler le niveau réel d'autonomie embarquée. Cette annonce s'inscrit dans une vague plus large de startups cherchant à démocratiser le robot humanoïde pour le grand public, après des années où les projets restaient soit des prototypes de laboratoire, soit des produits industriels hors de portée des particuliers. Plusieurs fabricants, notamment en Chine, ont déjà entamé une course aux prix sur les plateformes humanoïdes généralistes, une dynamique qui semble désormais s'étendre au segment domestique. Pour l'instant, l'offre à 1 688 dollars n'est disponible qu'en précommande, sans calendrier de livraison communiqué ni détail sur les volumes de production prévus, ce qui invite à attendre les premières livraisons effectives avant de juger de sa fiabilité réelle en usage domestique.

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Nori A3 : nouveau robot humanoïde américain dévoilé pour les tâches ménagères, à seulement 1 688 dollars
4Interesting Engineering 

Nori A3 : nouveau robot humanoïde américain dévoilé pour les tâches ménagères, à seulement 1 688 dollars

Nori Robotics, startup basée à San Francisco, a dévoilé le Nori A3, un robot humanoïde assemblé aux États-Unis et vendu 1688 dollars, un prix nettement inférieur aux plateformes concurrentes. Les premières unités ont été expédiées le 21 juillet, et un second lot, présenté comme limité, doit être livré à l'automne. Contrairement aux humanoïdes bipèdes comme Optimus ou Figure 03, le Nori A3 repose sur une base à roues, avec un corps central capable de monter et descendre pour positionner tête et bras, totalisant 19 degrés de liberté. Il peut soulever jusqu'à 55 kilogrammes à la verticale, mais sa charge utile chute à 1,5 kilogramme bras tendus. Pour la perception, il embarque un lidar et quatre caméras 720p réparties sur les mains, la tête et le cou, complétées par un haut-parleur et un microphone pour les commandes vocales, pour une autonomie de six à huit heures. Nori Robotics annonce qu'il peut aller chercher de la nourriture au réfrigérateur, verser des boissons, charger un lave-vaisselle et plier du linge, et met en avant un Skill Marketplace permettant aux utilisateurs de partager ou d'installer des compétences développées par la communauté. Le positionnement tarifaire du Nori A3 rompt avec la norme du secteur, où les humanoïdes à usage domestique ou industriel se négocient généralement à six chiffres. Si ses capacités restent modestes face aux plateformes bipèdes haut de gamme, sa combinaison de capteurs, de manipulation et d'un écosystème logiciel ouvert pourrait en faire une porte d'entrée accessible pour des développeurs, chercheurs et petites équipes souhaitant expérimenter avec l'IA physique sans investissement massif. Cela dit, l'annonce d'un premier lot écoulé rapidement reste une déclaration de l'entreprise elle-même, non vérifiée de façon indépendante, et Nori Robotics a historiquement produit en très petites séries, ce qui laisse planer un doute sur sa capacité à tenir un rythme de production soutenu si la demande augmente. La distinction entre un produit réellement expédié depuis le 21 juillet et une disponibilité à grande échelle reste donc à confirmer. Cette annonce s'inscrit dans une vague plus large d'humanoïdes destinés au grand public, à mesure que des acteurs comme Tesla, Figure AI ou 1X explorent des usages domestiques avec des architectures nettement plus coûteuses et souvent bipèdes. En choisissant une base à roues plutôt qu'une locomotion bipède, Nori Robotics simplifie la mécanique et réduit les coûts, au prix d'une mobilité plus limitée dans les environnements encombrés. Le pari de la société repose sur l'idée qu'un accès matériel bon marché, combiné à une plateforme de compétences partagées, peut accélérer l'adoption et l'expérimentation logicielle plus vite que les plateformes premium. La suite dépendra de la capacité de Nori Robotics à industrialiser sa production au-delà de lots limités et à démontrer, au-delà des tâches ménagères de démonstration, une fiabilité suffisante pour un usage domestique quotidien.

HumanoïdesActu
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Des entreprises américaines et chinoises visent une réduction de plus de 30 % du poids des articulations des robots humanoïdes grâce au plastique
5Interesting Engineering 

Des entreprises américaines et chinoises visent une réduction de plus de 30 % du poids des articulations des robots humanoïdes grâce au plastique

Celanese Corporation, groupe américain de matériaux hautes performances, et Vigor Precision, fabricant chinois spécialisé dans le moulage plastique de précision, ont annoncé un partenariat visant à développer des articulations en plastique technique pour robots humanoïdes. L'objectif affiché est de réduire le poids de ces composants de plus de 30% par rapport aux conceptions métalliques traditionnelles. Selon l'accord, Celanese fournira des formulations de matériaux sur mesure répondant aux exigences techniques de Vigor, avec un cahier des charges centré sur la résistance mécanique, la tenue aux températures élevées, la précision de transmission, l'autolubrification et la stabilité dimensionnelle. Ces articulations doivent en effet supporter des démarrages et arrêts rapides, des mouvements alternatifs à haute fréquence et des charges complexes, tout en conservant une précision de mouvement sur la durée. Todd Elliott, vice-président senior chez Celanese Engineered Materials, et Hoi-sang Chan, PDG de Vigor, ont tous deux confirmé l'accord dans un communiqué conjoint. Par ailleurs, des chercheurs de Harvard ont récemment publié un cadre mathématique destiné à optimiser les articulations à contact roulant, une piste qui pourrait bénéficier à la conception de préhenseurs plus performants et de robots aux mouvements plus proches de ceux des animaux. Le poids des articulations est un facteur déterminant pour l'autonomie énergétique, la réactivité dynamique et la mobilité globale des robots humanoïdes, ce qui explique l'intérêt croissant des fabricants pour les matériaux composites en remplacement du métal. Le recours à des plastiques autolubrifiants pourrait aussi réduire les besoins de maintenance en limitant l'usure par friction sur des cycles de mouvement répétitifs, un enjeu concret pour les intégrateurs qui devront faire fonctionner ces machines en continu. Il faut toutefois noter qu'il s'agit à ce stade d'un partenariat de développement matériaux, sans robot commercialisé ni date de mise sur le marché précisée: aucun chiffre de volume de production, de prix ou de calendrier de déploiement n'est communiqué. L'annonce illustre néanmoins un déplacement de la compétition humanoïde vers la couche matérielle et mécanique, longtemps éclipsée par les annonces centrées sur l'intelligence artificielle et les modèles vision-langage-action. Celanese s'appuie sur son expertise reconnue en science des matériaux polymères techniques, tandis que Vigor Precision apporte son savoir-faire en conception d'engrenages et moulage plastique de précision, une complémentarité présentée par les deux entreprises comme nécessaire pour industrialiser ces solutions à grande échelle. Le communiqué évoque une collaboration qui ira au-delà du choix des matériaux, avec un accompagnement de Celanese sur la validation du cycle de vie et la constance des performances en production de masse. Aucun acteur français ou européen n'est mentionné dans cette annonce, qui reste centrée sur un axe de coopération industrielle sino-américaine dans la chaîne d'approvisionnement des composants robotiques.

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La soudure navale est-elle le bon premier emploi pour les robots humanoïdes ?
6IEEE Spectrum Robotics 

La soudure navale est-elle le bon premier emploi pour les robots humanoïdes ?

Persona AI, fondée par Nic Radford et Jerry Pratt, développe un robot humanoïde dédié au soudage dans la construction navale. Radford a dirigé le programme Valkyrie au centre spatial Johnson de la NASA et fondé Nauticus Robotics ; Pratt a mené l'équipe de l'IHMC lors du DARPA Robotics Challenge avant de passer deux ans comme directeur technique chez Figure. Interrogée par IEEE Spectrum il y a deux ans, peu après sa création, Persona AI n'avait pas encore arrêté son marché cible et évoquait l'entrepôt, l'automobile ou même le domicile. L'entreprise a depuis choisi le soudage naval : son robot doit réaliser de longs cordons de soudure linéaires, une tâche jugée peu complexe mais requise sur des centaines de kilomètres par navire. Persona AI revendique deux partenariats publics en Corée du Sud, avec HD Hyundai, premier constructeur naval mondial, et POSCO, troisième producteur d'acier mondial. L'entreprise vise des clients capables de déployer des « centaines » de robots par site, sans communiquer de calendrier ni de prix. Techniquement, la vitesse de soudage est bridée par la fonte du métal, autour d'un centimètre par seconde, avec des mouvements répétés à l'échelle du millimètre sur de longues durées, un registre où la robotique surpasse traditionnellement l'humain sujet à la fatigue. Le choix de Persona AI rompt avec la stratégie dominante du secteur, qui cible le travail non qualifié (logistique, manutention) sans avoir encore démontré de déploiement rentable à grande échelle, malgré une multiplication des démonstrations vidéo. Radford revendique un « avantage du dernier arrivé » : avoir observé les échecs commerciaux des concurrents avant de se positionner sur un métier qualifié et mieux rémunéré, où la pénurie de main-d'œuvre est structurelle et où la pénibilité physique justifie économiquement l'automatisation. C'est un test important pour la filière humanoïde : si l'usage d'outils manuels comme un poste à souder, plus complexe qu'une simple préhension d'objets, peut être industrialisé sur un cas d'usage étroit et répétitif, cela validerait une approche de niche plutôt que la polyvalence généraliste vantée par des concurrents comme Figure ou Tesla avec Optimus. Cela reste toutefois à ce stade une annonce de partenariats et une orientation stratégique, pas un déploiement en production chiffré ; Persona AI n'a communiqué ni volume de robots livrés, ni taux de réussite mesuré sur site. Le pari s'appuie sur la génétique de ses fondateurs, issus de programmes robotiques exigeants (NASA, DARPA) plutôt que du seul monde de l'IA générative, et sur un choix délibéré d'éviter la course aux tâches domestiques ou d'entrepôt déjà disputée par une dizaine d'acteurs. La concurrence positionnée sur les compétences physiques qualifiées reste rare, ce qui donne à Persona AI un créneau relativement dégagé face à des rivaux généralistes mieux financés. Les prochaines étapes attendues concernent la montée en cadence chez HD Hyundai et POSCO, la démonstration d'une qualité de soudure comparable à celle d'un opérateur humain, et l'élargissement éventuel à d'autres tâches de soudage plus complexes une fois le cas d'usage linéaire maîtrisé.

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Robots humanoïdes de 1,56 m pourraient surveiller le terrain accidenté à la frontière sud des États-Unis
7Interesting Engineering 

Robots humanoïdes de 1,56 m pourraient surveiller le terrain accidenté à la frontière sud des États-Unis

Foundation, société américaine dirigée par son PDG Sankaet Pathak, dit avoir présenté son robot humanoïde Phantom à des responsables du Department of Homeland Security (DHS) et être en discussion avec plusieurs agences de sécurité nationale pour surveiller la frontière sud dans des zones accidentées, difficiles d'accès pour les patrouilles, véhicules, drones et caméras fixes. Le DHS dément cependant tout accord, pilote ou contrat actif avec l'entreprise à ce stade, selon Fox News. Premier robot humanoïde de production de Foundation, Phantom mesure 1,80 mètre pour 80 kilogrammes, compte 29 degrés de liberté, atteint 1,7 m/s et porte jusqu'à 40 kilogrammes de charge utile. Ses actionneurs cycloïdaux propriétaires délivrent jusqu'à 160 Nm de couple de pointe, un couple de rétro-entraînement inférieur à 1 Nm et un temps de réponse sous 10 millisecondes. Son IA embarquée, Cortex, combine modèles de langage, de vision et multimodaux avec des filtres bayésiens variationnels profonds pour encoder les données sensorielles et anticiper les actions, une méthode que l'entreprise présente comme moins gourmande en données que l'apprentissage par renforcement ou par imitation. Foundation a aussi montré récemment une main robotique à tendons attrapant une balle de baseball, mise en avant comme preuve de dextérité et de précision. Ce projet illustre la tentative des fabricants de robots humanoïdes de sortir de l'usine pour investir des marchés de défense et de sécurité intérieure, où la promesse porte sur la reconnaissance autonome de terrain plutôt que sur la manipulation d'objets. L'écart entre la communication de Foundation, qui évoque un pilote proche, et le démenti du DHS sur l'existence de tout contrat rappelle que l'annonce reste, pour l'instant, commerciale plutôt qu'opérationnelle. Pathak précise que les robots ne prendraient pas de décision d'usage de la force de façon autonome, celle-ci restant entre les mains d'agents humains, tout en n'excluant pas une version armée si le gouvernement le demandait. La résistance aux intempéries, limitation reconnue par l'entreprise elle-même, souligne l'écart entre le prototype montré et un système réellement déployable toute l'année sur le terrain. Foundation positionne Phantom face aux humanoïdes développés pour la logistique et l'industrie par des acteurs comme Figure AI ou Tesla avec Optimus, mais vise d'emblée les applications de défense et de sécurité, segment encore peu occupé par les humanoïdes commerciaux. L'entreprise prévoit une seconde génération étanche à l'eau et à la poussière dans les prochains mois, condition jugée nécessaire avant un déploiement extérieur prolongé. Pathak évoque un pilote possible à court terme suivi d'un déploiement plus large, sans calendrier précis ni confirmation côté DHS. La démonstration de préhension avec la balle de baseball s'inscrit dans une stratégie visant à démontrer une maturité technique avant la signature d'un premier contrat gouvernemental.

HumanoïdesActu
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LG dévoile un robot humanoïde bipède avec NVIDIA au premier trimestre 2027
8Interesting Engineering 

LG dévoile un robot humanoïde bipède avec NVIDIA au premier trimestre 2027

LG et NVIDIA ont signé un protocole d'accord le 13 août à Santa Clara, en Californie, pour approfondir leur collaboration sur les robots humanoïdes, les usines IA et la conduite autonome. Les deux groupes prévoient de dévoiler un robot humanoïde bipède au premier trimestre 2027, alimenté par la puce embarquée NVIDIA Jetson Thor, construit sur le modèle de fondation Isaac GR00T et le système de sécurité Halos. LG Electronics, LG Innotek et LG Energy Solution fourniront actionneurs, capteurs et batteries. LG doit aussi établir un premier site de référence d'usine IA basé sur la plateforme de calcul NVIDIA Vera Rubin au premier semestre 2027, avant la mise en service d'une installation de 80 mégawatts à Cheonan, en Corée du Sud, prévue pour le premier semestre 2028. Par ailleurs, LG déploiera ses robots à roues CLOiD dans une usine de machines à laver au Tennessee avant fin 2026, pour collecter des données de production servant à améliorer leurs performances avant extension à d'autres sites. Pour l'instant, l'annonce reste un protocole d'accord et une feuille de route, pas un produit livré : aucune démonstration du robot bipède n'existe encore, et sa présentation publique n'est prévue que dans un an et demi. Elle confirme néanmoins la stratégie de NVIDIA visant à s'imposer comme fournisseur d'infrastructure incontournable de la robotique humanoïde, en associant puce embarquée, modèle de fondation et couche de sécurité à des industriels qui apportent la mécanique et l'intégration, un schéma déjà utilisé avec d'autres partenaires du secteur. Pour LG, qui exploite déjà des robots à roues en usine, ce partenariat marque une montée en gamme vers la bipédie et l'ambition de revendre des infrastructures d'usine IA clé en main à des clients technologiques mondiaux une fois le modèle validé à Cheonan. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, le signal le plus concret reste l'usine IA de 80 MW et le pipeline de données associé, plus tangibles à court terme que le robot lui-même. Ce partenariat s'inscrit dans la stratégie de NVIDIA autour de l'IA physique, combinant son architecture d'usine IA DSX à l'expertise de LG en alimentation, refroidissement et conception de datacenters. Le futur humanoïde rejoindra un marché déjà disputé par Tesla avec Optimus, Figure avec ses modèles Figure 02 et 03, ou Agility Robotics, dans une course où NVIDIA fournit une pile matérielle et logicielle commune à plusieurs constructeurs. LG développera aussi, via la plateforme PhysicalWorks de sa filiale LG CNS, une usine de données robotiques collectant en continu des données d'exploitation et générant des jeux de données synthétiques pour l'entraînement et la validation des robots. Côté automobile, les deux groupes construiront une plateforme de calcul haute performance pour véhicules définis par logiciel, fondée sur NVIDIA DRIVE Hyperion et associée aux logiciels d'info-divertissement de LG. Un groupe de travail technique et commercial conjoint supervisera recherche, validation en usine et commercialisation sur ces trois volets, sans calendrier détaillé au-delà des jalons de 2027 et 2028 déjà fixés.

Mobile manipulators et humanoïdes : l'avenir de la robotique
9Robotics Business Review 

Mobile manipulators et humanoïdes : l'avenir de la robotique

Depuis un an, les startups de robotique humanoïde et logicielle se multiplient chaque semaine, captant l'attention médiatique et des milliards de dollars d'investissement. The Robot Report a publié un rapport gratuit intitulé « Mobile manipulators and humanoids: The future of robotics », accompagné d'une liste de plus de 200 fournisseurs de robots humanoïdes vérifiés dans le monde, avec leur localisation, le type de système développé et leur statut, en développement ou déjà commercialisé. Le document reprend une session keynote du Robotics Summit & Expo 2026 consacrée aux choix techniques nécessaires pour faire mûrir ces systèmes, en s'appuyant sur les leçons tirées de la montée en échelle de l'industrie automobile. Il inclut un entretien avec Jan Zizka, PDG de Brightpick, fournisseur slovaque de manipulateurs mobiles, sur la combinaison d'un robot mobile autonome (AMR) et d'un bras manipulateur, ainsi que des contributions de Lattice Semiconductor sur la fiabilité et la sécurité des humanoïdes dotés d'IA, de Palm Garden AI sur sa technologie Coherence Guard appliquée à l'hôtellerie et au soin, et d'Unidata sur la collecte de données égocentriques pour l'entraînement des compétences. Le rapport pointe un décalage entre l'engouement médiatique et financier pour les humanoïdes et la réalité opérationnelle du secteur : la plupart des humanoïdes en restent au stade des essais commerciaux, tandis que des manipulateurs mobiles semi-humanoïdes ou non humanoïdes équipent déjà des usines et des entrepôts. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, cette distinction oriente les arbitrages entre systèmes bimanuels généralistes encore immatures et solutions spécialisées déployables dès aujourd'hui, un débat directement abordé par Brightpick dans le rapport. Ce dernier identifie aussi les verrous techniques qui subsistent : gestion de l'énergie embarquée, perception à 360 degrés à coût maîtrisé, et collecte/traitement des données pour entraîner les modèles d'IA et les modèles du monde, signe que le passage à l'échelle des architectures vision-langage-action n'est pas encore acquis, malgré les démonstrations mises en avant par les fabricants. Ce travail s'inscrit dans le suivi régulier du secteur mené par The Robot Report, qui documente depuis plusieurs années l'évolution des fournisseurs de robotique mobile et humanoïde à l'échelle mondiale. Le positionnement concurrentiel qu'il dresse oppose des acteurs déjà commercialisés comme Brightpick à une constellation bien plus large de plus de 200 entreprises travaillant sur des plateformes humanoïdes à des stades variés, de la recherche à la vente. Les contributions de Lattice Semiconductor, Palm Garden AI et Unidata illustrent la structuration progressive d'un écosystème de fournisseurs spécialisés, sur le matériel embarqué, l'interaction humain-machine et la collecte de données, autour des grands fabricants de robots. Disponible en téléchargement gratuit via un formulaire, le rapport ne fixe pas de calendrier précis de déploiement mais vise à donner aux intégrateurs et ingénieurs robotique un état des lieux factuel des capacités actuelles en matière de locomotion, de dextérité manuelle et d'entraînement flexible des compétences.

UELe rapport met en avant Brightpick, fournisseur slovaque de manipulateurs mobiles, illustrant la presence d'acteurs europeens deja commercialises face a la vague d'humanoides encore en phase d'essai.

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Le robot humanoïde de Samsung se développe discrètement avec des coûts d'actionneurs réduits, selon des rapports
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Le robot humanoïde de Samsung se développe discrètement avec des coûts d'actionneurs réduits, selon des rapports

Samsung Electronics développerait depuis plusieurs années un robot humanoïde en interne, tenu confidentiel et distinct de sa division Robotics eXperience (RX, lancée en juillet 2026) et de sa filiale Rainbow Robotics, selon des médias coréens. Le projet aurait atteint un stade avancé et surpasserait déjà plusieurs concurrents sud-coréens. Samsung adapterait la technologie de ses moteurs à courant continu sans balais (BLDC), produits en masse pour ses lave-linge, climatiseurs et réfrigérateurs, pour fabriquer les actionneurs du robot, poste qui peut représenter jusqu'à 60% du coût de production d'un humanoïde. Ces moteurs domestiques partagent avec les actionneurs robotiques bobinages, aimants permanents, équilibrage du rotor et contrôle électronique. Côté logiciel, Samsung Research a développé Shallow-π, un modèle vision-langage-action (VLA) qui réduirait les besoins de calcul au tiers des VLA classiques et permettrait 17 décisions par seconde ; en test d'usine, il a atteint 95% de réussite sur une tâche d'insertion précise de tuyau d'eau, coordonnant 22 degrés de liberté sur les deux bras et les mains. Ce modèle s'appuie sur le LLM maison Gauss, et un Robot Data Factory est prévu sur le campus de Gumi. Si ces informations se confirment, elles marqueraient un basculement dans la course aux humanoïdes : plutôt que de bâtir une chaîne de production dédiée comme Figure AI ou Agility Robotics, Samsung s'appuierait sur une base industrielle déjà amortie, la fabrication de moteurs BLDC à très grande échelle, pour comprimer le poste de coût le plus lourd du secteur. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, cela suggère qu'un géant de l'électronique grand public doté d'une chaîne d'approvisionnement verticale pourrait entrer sur le marché avec une structure de coûts difficile à égaler pour des startups pures. Les chiffres avancés pour Shallow-π, calcul réduit au tiers, 17 décisions par seconde, 95% de réussite, vont dans le sens des progrès revendiqués par des concurrents comme Pi-0 de Physical Intelligence ou GR00T N2 de Nvidia sur l'efficacité des VLA à l'échelle industrielle. Ces performances restent toutefois issues de communications relayées par la presse coréenne, non de données publiées par Samsung : le taux de 95% porte sur une tâche isolée en test d'usine, pas sur un déploiement en production. Ce projet s'inscrit dans une stratégie robotique construite par étapes : Samsung est devenu actionnaire majoritaire de Rainbow Robotics avec une participation de 35%, et le robot à roues bi-bras RB-Y1 de cette filiale est actuellement testé dans des opérations logistiques. L'humanoïde interne resterait un projet distinct, décrit comme plus avancé que le RB-Y1. La division RX, lancée en juillet 2026, chapeaute désormais l'ensemble de la stratégie robotique du groupe, du développement technologique à l'exécution commerciale et aux pôles de recherche internationaux. Sur le marché des humanoïdes, Samsung se positionnerait ainsi face à des acteurs déjà engagés dans des déploiements annoncés, comme Figure AI avec Figure 03 ou Tesla avec Optimus Gen 3, en misant sur son avantage manufacturier hérité de l'électroménager. Aucune date de lancement commercial ni de pilote industriel n'a été communiquée pour ce robot maison.

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Experts examinent l'état des robots humanoïdes lors de RoboBusiness
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Experts examinent l'état des robots humanoïdes lors de RoboBusiness

RoboBusiness se tiendra les 20 et 21 octobre à Santa Clara, en Californie, avec au programme un panel intitulé "State of Humanoids" consacré à l'état réel du déploiement des robots humanoïdes. Modéré par Mike Oitzman, rédacteur en chef de The Robot Report, ce panel réunira quatre intervenants : Pras Velagapudi, directeur technique d'Agility Robotics, concepteur du robot bipède Digit ; Parker Conroy, responsable de la gestion produit chez Apptronik, créateur du robot Apollo ; Michael Patrick Perry, responsable de la stratégie commerciale chez Persona AI ; et Aadeel Akhtar, PDG de PSYONIC, spécialiste des mains bioniques. Les discussions porteront sur les capacités réellement livrées aujourd'hui par les humanoïdes, les obstacles techniques et opérationnels restants, la sécurité, les normes, l'économie du secteur, ainsi que les jalons à franchir avant une adoption large dans la fabrication, l'entreposage et la logistique. Cet événement se positionne explicitement comme un contrepoint aux vidéos virales et aux annonces d'investissements massifs qui dominent la couverture médiatique des humanoïdes : l'objectif affiché est de confronter le discours marketing à la réalité du terrain, via des retours d'expérience issus de premiers déploiements industriels. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, l'intérêt tient moins à une annonce technique, aucun nouveau produit n'est présenté ici, qu'à la composition des intervenants : des acteurs de la logistique robotisée à grande échelle, de l'industrie lourde et de la prothétique, plus que des seuls fabricants de plateformes humanoïdes. Le choix des thèmes, sécurité, standards, viabilité économique, reflète une préoccupation sectorielle croissante : la maturité des humanoïdes ne se mesurera pas à leurs démonstrations mais à leur capacité à tenir des cycles de production réels, avec des exigences de fiabilité et de conformité comparables à celles des robots mobiles autonomes déjà industrialisés. Les profils des intervenants illustrent la diversité des trajectoires qui convergent aujourd'hui vers l'humanoïde. Pras Velagapudi, diplômé de Carnegie Mellon (licence, master et doctorat), a dirigé le déploiement de flottes de plusieurs centaines de robots en logistique chez Berkshire Grey avant de rejoindre Agility Robotics. Parker Conroy cumule plus de dix ans d'expérience dans le déploiement de milliers de robots mobiles autonomes, bras robotiques et drones chez Apptronik. Michael Patrick Perry, passé par Dexterity, Boston Dynamics et DJI, pilote chez Persona AI l'adoption des humanoïdes dans des environnements industriels lourds comme la construction navale, la sidérurgie et les opérations offshore, des marchés de niche à forte valeur ajoutée, loin de l'entrepôt générique. Aadeel Akhtar, titulaire d'un doctorat en neurosciences et d'un master en génie électrique de l'université de l'Illinois à Urbana-Champaign obtenu en 2016, dirige PSYONIC, spécialisée dans les membres bioniques accessibles destinés aussi bien aux humains qu'aux robots. Aucune date de lancement produit ou de nouveau déploiement n'a été communiquée à ce stade, le panel s'inscrivant dans le cadre plus large du salon RoboBusiness.

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Digit V5 d'Agility vise des journées de travail de 20 heures en usine, sans barrières de sécurité
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Digit V5 d'Agility vise des journées de travail de 20 heures en usine, sans barrières de sécurité

Agility Robotics, entreprise basée dans l'Oregon, prépare le déploiement de son robot humanoïde Digit V5 chez des premiers clients dès décembre 2026, une étape présentée comme décisive vers une collaboration homme-robot sans barrières de sécurité en entrepôt et en usine. Le robot doit fonctionner jusqu'à 20 heures par jour, de quoi couvrir trois équipes de travail avec une seule machine, grâce à son système de batterie repensé. Digit V5 embarque des actionneurs cycloïdaux propriétaires au niveau des hanches et des genoux, censés lui donner la stabilité dynamique nécessaire pour encaisser un déséquilibre sans lâcher sa charge ni tomber. Agility affirme avoir testé cette capacité en retirant brusquement le sol sous le robot, qui a alors corrigé sa posture d'un pas et maintenu sa charge. La plateforme utilise aussi une bride au standard ISO compatible avec un large éventail de pinces et outils terminaux ; Agility a déjà démontré un changement d'outil sur Digit et prévoit à terme de rendre cette opération autonome. Sur le plan financier, Agility Robotics a récemment annoncé son introduction en bourse via une opération SPAC valorisée 2,5 milliards de dollars, destinée à lever plus de 620 millions de dollars pour financer le développement produit, la recherche et l'expansion de l'entreprise. L'enjeu central de Digit V5 est sa capacité annoncée à opérer à proximité immédiate des humains sans les clôtures de sécurité classiques imposées aux robots industriels, grâce à un dispositif combinant caméras, capteurs et logiciels de détection humaine avec une réponse matérielle rapide aux mouvements imprévus. Si cette promesse se vérifie en conditions réelles, elle changerait la donne économique du déploiement de robots dans des entrepôts déjà denses : les cages dédiées consomment de l'espace au sol, imposent des travaux d'aménagement coûteux et perturbent les flux de circulation existants. Agility prévoit d'utiliser ces premiers déploiements clients pour valider les capacités de sécurité de Digit V5 en conditions réelles avant une production à plus grande échelle, une démarche qui distingue explicitement la phase de validation terrain de la commercialisation de masse. L'entreprise mise sur cette validation pour élargir les usages des humanoïdes au-delà de la logistique et de la fabrication, vers la vente au détail et la pharmacie, deux secteurs où les contraintes opérationnelles ont jusqu'ici freiné l'adoption. Reste que les tests évoqués, comme le retrait du sol pour provoquer un pas correcteur, restent des démonstrations contrôlées par le fabricant et ne remplacent pas un audit de sécurité indépendant en usine. Agility Robotics développe la lignée Digit depuis plusieurs générations, avec des déploiements antérieurs déjà opérés notamment chez le logisticien GXO. Le marché des humanoïdes industriels s'est nettement densifié ces dernières années, avec des concurrents comme Tesla et son Optimus, Figure AI, Boston Dynamics avec Atlas ou encore Apptronik et son Apollo, tous engagés dans la même course à la démonstration de cas d'usage réels en entrepôt. Le pari d'Agility consiste à différencier Digit V5 par la sécurité de cohabitation plutôt que par la seule performance brute de manipulation. Les prochaines étapes attendues sont les retours des premiers clients pilotes en décembre 2026, qui conditionneront le passage à une production plus large, ainsi que le développement du changement d'outil autonome, pour l'instant démontré mais pas encore déployé en pleine autonomie.

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Boston Dynamics : son robot humanoïde change ses batteries en moins de trois minutes pour continuer à travailler
13Interesting Engineering 

Boston Dynamics : son robot humanoïde change ses batteries en moins de trois minutes pour continuer à travailler

Boston Dynamics a doté la version industrielle de son robot humanoïde Atlas, filiale du groupe coréen Hyundai, d'un système de remplacement autonome de batterie: le robot détecte lui-même une batterie déchargée, rejoint une station dédiée, effectue l'échange et reprend sa tâche en moins de trois minutes, selon les spécifications communiquées par l'entreprise. Atlas offre environ quatre heures d'autonomie en usage courant et près de deux heures lors de tâches de levage lourd, contre environ 90 minutes pour une recharge classique. Le robot mesure environ 1,88 mètre pour 90 kg, porte en charge soutenue jusqu'à 30 kg et peut soulever brièvement jusqu'à 50 kg. Il embarque un système tactile dans les mains et une couverture caméra à 360 degrés. Cette annonce fait suite à une présentation récente détaillant comment Atlas a appris à manipuler des charges lourdes par apprentissage par renforcement et simulation à grande échelle, acquérant en quelques semaines des capacités de levage, de transport et d'équilibrage adaptatif. Pour les intégrateurs et décideurs industriels qui envisagent le déploiement d'humanoïdes en usine, l'autonomie énergétique reste l'un des principaux freins à une exploitation continue en plusieurs équipes. En réduisant l'immobilisation liée à la batterie de 90 minutes à moins de trois, Boston Dynamics cible directement ce goulot d'étranglement plutôt que la seule démonstration de dextérité. L'entreprise met aussi en avant un transfert simulation-vers-robot réel en environ une heure, ce qui suggérerait une réduction notable de l'écart sim-to-real qui a longtemps limité le passage de compétences apprises virtuellement au monde physique. Ces chiffres restent toutefois ceux communiqués par le fabricant, sans validation indépendante ni confirmation publique de déploiements clients à grande échelle: il s'agit pour l'instant d'une capacité produit annoncée, pas d'un usage industriel documenté sur site. Cette évolution s'inscrit dans la trajectoire d'Atlas, passé en 2024 d'un robot hydraulique de démonstration à une plateforme entièrement électrique pensée pour la manutention industrielle. L'architecture a été volontairement simplifiée: deux types d'actionneurs seulement pour tout le corps, une conception symétrique des bras et des jambes, et des articulations sans câbles traversants permettant une rotation continue et réduisant l'usure, autant de choix qui facilitent la modélisation et l'entraînement en simulation. Lors de tests, le robot est parvenu à déplacer un réfrigérateur de plus de 45 kg après un entraînement effectué avec des charges nettement plus légères, et des mouvements dynamiques comme des coups de pied, des appuis renversés ou des backflips sont utilisés pour muscler son équilibre et sa récupération. Boston Dynamics évolue dans un marché de l'humanoïde industriel de plus en plus disputé, face à Figure AI et son Figure 03, Tesla et Optimus, ou encore les plateformes logicielles Pi-0 de Physical Intelligence et GR00T N2 de Nvidia, qui misent elles aussi sur l'apprentissage par simulation massive. Aucune date de déploiement client ni volume de production n'a pour l'instant été précisé pour cette fonction de changement de batterie autonome.

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Découplage de l'intention et de la trajectoire : un cadre de déduction représentationnelle pour les modèles d'action du monde
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Découplage de l'intention et de la trajectoire : un cadre de déduction représentationnelle pour les modèles d'action du monde

Optimus Gen 3 démontre 22 degrés de liberté par main et un temps de cycle de 12 secondes pour le tri de colis chez un partenaire logistique de Fremont, en Californie, selon une démonstration diffusée par Tesla le 8 août 2026. Le robot a manipulé des charges allant jusqu'à 4 kilogrammes en enchaînant préhension, transport et dépose sur convoyeur pendant une session filmée sans coupure annoncée de 40 minutes. Tesla indique un déploiement pilote de 25 unités sur ce site d'ici fin 2026, avec une extension prévue à trois usines Tesla supplémentaires (Austin, Fremont assemblage, Shanghai) au premier trimestre 2027. Le modèle de contrôle sous-jacent, baptisé en interne FSD-Bot v2, s'appuie sur l'architecture VLA (vision-language-action) déjà utilisée pour la conduite autonome, entraînée sur des données de téléopération collectées depuis janvier 2026. Aucun prix commercial n'a été communiqué, Tesla réservant pour l'instant le robot à un usage interne. Cette annonce intervient alors que le secteur cherche des preuves de déploiement réel plutôt que des démonstrations scénarisées, un point sensible pour Tesla après plusieurs vidéos Optimus critiquées pour téléopération dissimulée. Un cycle de 12 secondes en environnement logistique reste correct mais loin des standards des bras industriels dédiés ou des AMR de tri, et la vidéo étant sélectionnée par le constructeur, la robustesse hors conditions contrôlées demeure à vérifier. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, le signal important est moins la performance brute que la tentative de bascule d'un stade démo vers un pilote à volume mesurable, sur un site tiers et non plus seulement en usine Tesla. Optimus a été dévoilé en 2021 et a connu plusieurs itérations, Gen 2 fin 2023 puis Gen 3 annoncé en 2026 avec des mains à actionnement amélioré. Tesla affronte une concurrence directe de Figure AI, dont le Figure 03 est déjà en pilote chez BMW et Amazon, ainsi que d'Agility Robotics avec Digit, tandis qu'un écosystème de modèles fondation comme GR00T N2 de Nvidia ou Pi-0 de Physical Intelligence équipe des humanoïdes tiers. Aucun acteur français ou européen n'est cité dans ce déploiement. Tesla n'a pas précisé de calendrier de commercialisation externe ni de tarif, la prochaine étape annoncée étant l'extension multi-sites prévue début 2027.

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Avatar Robotics lève un tour d'amorçage pour répondre aux contraintes de main-d'œuvre industrielle
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Avatar Robotics lève un tour d'amorçage pour répondre aux contraintes de main-d'œuvre industrielle

Avatar Robotics, startup basée à San Francisco et fondée en 2024, a annoncé cette semaine une levée de fonds seed de 6,5 millions de dollars menée par AlleyCorp, faisant suite à un tour pré-seed dirigé par defy.vc. Parmi les autres investisseurs figurent Headline, Henry Ford III, Refashiond, Paul Vogel, Jack Huffard et Samuel Udotong. Les fondateurs, Colin Webb (CEO) et Nenye Anagbogu, diplômés du MIT, viennent du secteur des véhicules autonomes ; Webb a travaillé sur des voitures autonomes et des drones pilotés par IA avant de cofonder une première startup avec Anagbogu. L'équipe technique compte des ingénieurs issus de Cruise, Apple, Tesla, Intuitive Surgical, Unity et du MIT. Les fonds serviront à déployer davantage de flottes de robots semi-humanoïdes, étendre les déploiements clients, améliorer le logiciel d'autonomie et renforcer les équipes d'ingénierie. Depuis son lancement, Avatar Robotics affirme que ses manipulateurs mobiles ont traité et aidé à expédier plus de 900 000 produits dans des entrepôts clients réels, dont ceux d'un distributeur mondial de produits de beauté, et la société a entamé une phase d'expansion post-pilote avec un opérateur d'entrepôts multi-milliardaire pour des tâches de tri et de picking. Le modèle repose sur une approche human-in-the-loop : des opérateurs humains télé-opèrent les robots à distance pour exécuter picking, packing, kitting, tri, comptage de cycle et manutention, sans réaménagement lourd des sites. Les données générées alimentent ensuite des modèles fondation robotiques, avec l'objectif de transférer progressivement les tâches routinières vers l'autonomie complète et de permettre à terme à un seul opérateur de superviser plusieurs robots. Cette stratégie reconnaît implicitement que l'autonomie complète reste hors de portée à court terme : plutôt que de promettre une autonomie immédiate, Avatar Robotics utilise la téléopération comme pont commercial tout en constituant des jeux de données de contrôle robotique, une ressource que l'industrie manque selon les investisseurs. Pour les intégrateurs confrontés à des pénuries de main-d'œuvre sur des tâches répétitives, l'approche offre un déploiement immédiat sans attendre la maturation des modèles VLA. Le chiffre de 900 000 produits traités, communiqué sans période de référence ni part réelle d'autonomie, reste toutefois une déclaration d'entreprise non vérifiée indépendamment, et les 6,5 millions levés demeurent modestes comparés aux centaines de millions engrangés par Figure AI ou Apptronik. Avatar Robotics s'inscrit dans une vague de startups misant sur la téléopération comme étape intermédiaire vers l'autonomie des humanoïdes, une philosophie proche de celle de Figure AI avec Helix ou de 1X Technologies avec Neo. Amy Yin, partenaire chez defy.vc, a salué la vision de Colin Webb, estimant que ce modèle pourrait aider Avatar à bâtir l'une des plus grandes flottes de robots humanoïdes au monde. Brannon Jones, principal chez AlleyCorp, a souligné que le système human-in-the-loop d'Avatar performe à un niveau compétitif avec des opérateurs humains qualifiés dans les workflows déjà en production chez ses clients. La suite dépendra de la transformation du partenariat post-pilote avec l'opérateur d'entrepôts multi-milliardaire en déploiement à grande échelle, tout en poursuivant la bascule progressive des tâches télé-opérées vers l'autonomie logicielle. Cette levée s'ajoute à une dynamique de financement soutenue dans le secteur humanoïde, où Figure, 1X ou Agility Robotics cherchent tous à démontrer une traction commerciale réelle en environnements logistiques plutôt que de simples démonstrations en laboratoire.

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Premier humanoïde tout-terrain incarné au monde » dévoilé pour une vie au-delà de l'usine
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Premier humanoïde tout-terrain incarné au monde » dévoilé pour une vie au-delà de l'usine

DOBOT a présenté LUMO, un robot humanoïde qu'elle qualifie de premier robot "tout-terrain incarné" conçu pour évoluer au-delà de l'usine, dans les maisons, centres commerciaux et écoles. Haut d'environ 1,3 mètre, LUMO a été filmé, selon DOBOT sans effets visuels, se déplaçant sur de l'herbe, du sable et des pavés avec une démarche fluide, en passant sans transition entre extérieur, domicile et bureau. La démonstration montre aussi de la boxe, de la danse, un salto arrière, de la reconnaissance d'émotions, ainsi qu'un mode de marche silencieux et l'extinction automatique des lumières une fois le propriétaire endormi. Le robot combine vision par ordinateur, interaction vocale et contrôle de mouvement pour percevoir son environnement sans dépendre uniquement de commandes prédéfinies, et DOBOT annonce qu'il apprend en continu des interactions pour personnaliser ses réponses dans la durée. L'entreprise n'a communiqué aucune spécification technique : ni poids, ni degrés de liberté, ni charge utile, ni vitesse de marche, ni autonomie, ni plateforme de calcul embarquée. Cette annonce intervient peu après une démonstration de téléopération du robot Atom de DOBOT, piloté à 1 800 kilomètres de distance via un casque de réalité virtuelle pour cuisiner un steak avec une précision jugée proche du geste humain, selon Eu.36kr. Le positionnement de LUMO illustre le basculement du secteur, longtemps concentré sur l'automatisation industrielle, vers des humanoïdes généralistes destinés à cohabiter avec le grand public dans des environnements non structurés. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, l'intérêt réside moins dans la prouesse locomotrice, comparable à ce que montrent déjà Figure, Tesla ou Unitree, que dans la promesse d'une architecture multimodale capable de réagir sans supervision constante, un argument central pour justifier un déploiement grand public plutôt qu'industriel. L'absence totale de spécifications matérielles et le choix de communiquer via une vidéo soigneusement montée, même présentée comme "sans effets visuels", invitent toutefois à la prudence : rien n'indique à ce stade que LUMO dépasse le stade de la démonstration contrôlée, et l'appellation "premier au monde" relève davantage de l'argument marketing que d'une caractéristique techniquement vérifiable. Le vrai test restera la capacité de DOBOT à documenter des mesures reproductibles de robustesse et de temps de fonctionnement, plutôt que des séquences ponctuelles. DOBOT, fabricant chinois connu pour ses bras robotiques collaboratifs et ses robots mobiles autonomes destinés à l'industrie, élargit ainsi son portefeuille vers le grand public après avoir déjà présenté Atom comme plateforme humanoïde télé-opérable. La société s'inscrit dans une compétition mondiale déjà dense, entre Figure AI et son modèle Figure 03, Tesla et son Optimus Gen 3, Unitree, Agibot ou UBTech, tous engagés dans la course aux humanoïdes polyvalents combinant perception, langage et mobilité. DOBOT n'a annoncé ni date de commercialisation, ni programme pilote, ni partenaire de déploiement pour LUMO ; le robot reste, pour l'instant, un teaser technologique destiné à installer l'image de marque de l'entreprise sur le segment domestique et éducatif, avant toute preuve de production ou de déploiement réel.

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Un nouveau guide dévoile les technologies clés dont les robots humanoïdes ont besoin pour agir comme des humains
17Interesting Engineering 

Un nouveau guide dévoile les technologies clés dont les robots humanoïdes ont besoin pour agir comme des humains

ROBO Global, la société qui gère l'indice ROBO Global Robotics and Automation, a publié un guide destiné à expliquer les technologies nécessaires à la construction d'un robot humanoïde fonctionnel. Le document découpe le robot en trois briques : le "cerveau" (processeurs IA embarqués, caméras, LiDAR, capteurs tactiles), le "corps" (actionneurs rotatifs et linéaires, réducteurs harmoniques à fort couple) et l'"énergie" (batteries, avec un focus sur les batteries à état solide). Le guide ne cite aucun modèle précis ni aucune date de sortie, il reste volontairement générique : les caméras et le LiDAR servent à cartographier l'environnement en trois dimensions, les capteurs tactiles dans les mains permettent d'ajuster la force de préhension entre une casserole lourde et un verre fragile, et les puces IA embarquées font office de système nerveux central pour la perception, la planification de mouvement et l'équilibre en temps réel. L'intérêt de ce document n'est pas une percée technique mais un signal de marché : il confirme que la chaîne d'approvisionnement des humanoïdes, puces IA, capteurs, actionneurs, engrenages de précision, batteries, est en train de devenir une filière commerciale à part entière, et plus seulement un empilement de prototypes maison développés en interne par chaque fabricant. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, cela veut dire des composants plus standardisés et potentiellement plus accessibles à court terme. Mais il faut lire ce guide pour ce qu'il est : un contenu pédagogique produit par un fournisseur d'indice boursier centré sur la robotique, donc orienté vers les investisseurs plutôt qu'un compte rendu de déploiement réel. Aucun chiffre de charge utile, de degrés de liberté, de temps de cycle ou de volume ne vient étayer les affirmations, ce qui limite sa valeur informative face à une annonce produit concrète. Ce guide arrive alors que le secteur des humanoïdes multiplie les annonces, entre nouveaux modèles commerciaux et modèles de fondation vision-langage-action censés leur donner de l'autonomie. ROBO Global, dont l'activité consiste à indexer et suivre les valeurs du secteur robotique et automatisation pour les marchés financiers, cherche ici à cadrer le narratif de croissance qu'elle promeut auprès de ses investisseurs. Le document anticipe une demande croissante pour les fournisseurs de composants, en parallèle du déploiement progressif des humanoïdes dans les foyers, les usines, les entrepôts et les services, sans toutefois avancer de calendrier précis ni de pilote industriel nommé.

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Mitsubishi va produire 1 000 robots humanoïdes par mois sur une ligne de moteurs inutilisée
18Interesting Engineering 

Mitsubishi va produire 1 000 robots humanoïdes par mois sur une ligne de moteurs inutilisée

Mitsubishi Motors va produire en série des robots humanoïdes dans son usine de Kyoto, en partenariat avec la startup tokyoïte Highlanders Inc. La production doit démarrer début 2027, sur une ligne de fabrication de moteurs thermiques actuellement à l'arrêt, reconvertie pour l'assemblage de robots, avec un objectif affiché de 1 000 unités par mois. Le robot, baptisé HL Human et dévoilé par Highlanders en 2025, dispose d'un corps à 19 degrés de liberté (DOF) et d'actionneurs électriques à haut rendement, conçu pour exécuter des tâches industrielles via perception, planification de mouvement et interaction en langage naturel pilotées par IA ; de futures versions doivent recevoir des mains à cinq doigts capables de saisir jusqu'à 3 kg. Dans un premier temps, les robots seront déployés sur les propres lignes moteur de Mitsubishi pour générer des données avant toute commercialisation. Mitsubishi a déjà investi au capital de Highlanders, spin-off de l'Université de Tokyo fondée en 2023, et prévoit d'autres investissements. Cette annonce illustre un mouvement de fond : des constructeurs automobiles, confrontés à des pénuries de main-d'œuvre et déjà rompus aux chaînes de production standardisées, deviennent fabricants de robots humanoïdes plutôt que simples clients. En réutilisant une ligne moteur existante plutôt qu'en bâtissant une usine dédiée, Mitsubishi mise sur son savoir-faire de contrôle qualité automobile pour apporter une fiabilité "grade automobile" à une catégorie de produits restée largement expérimentale ailleurs dans le secteur. Le chiffre de 1 000 unités mensuelles, s'il est atteint, dépasserait les cadences généralement annoncées par les concurrents occidentaux et chinois, encore de l'ordre de quelques centaines d'exemplaires par an en présérie. Il faut toutefois garder à l'esprit qu'à ce stade, il s'agit d'un plan industriel et d'un partenariat capitalistique avec un démarrage prévu pour 2027, pas d'un déploiement chez des clients tiers ni de robots livrés : la distinction entre annonce et production réelle reste de mise. Highlanders s'inscrit dans une vague de spin-offs universitaires japonaises misant sur l'IA physique, avec l'ambition de couvrir manufacture, logistique, inspection d'infrastructures et réponse aux catastrophes, des secteurs où le vieillissement démographique du Japon aggrave la pénurie de main-d'œuvre. La startup développe aussi un framework d'IA physique et un logiciel de simulation destinés à accélérer l'entraînement et le déploiement de ses robots. Le partenariat la place face à des acteurs mieux capitalisés et plus avancés en déploiement réel, comme Figure AI, Tesla avec Optimus, Agility Robotics ou 1X, ainsi que d'autres initiatives asiatiques telles que Hyundai via Boston Dynamics. Takao Kato, PDG de Mitsubishi Motors, présente ce partenariat comme un levier de croissance, tandis que Hiroya Masuoka, PDG de Highlanders, y voit une étape vers la production de masse de robots humanoïdes conçus au Japon, avant une commercialisation élargie à d'autres industriels.

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Humanoïdes en usine : pas de passage à l'échelle sans baisse des coûts
19Robotics Business Review 

Humanoïdes en usine : pas de passage à l'échelle sans baisse des coûts

BMW a annoncé le déploiement de l'humanoïde Figure 03 dans son usine de Spartanburg, en Caroline du Sud, après un pilote jugé concluant avec le modèle précédent, Figure 02. Cette annonce illustre un constat plus large du secteur : le principal obstacle à l'adoption des robots humanoïdes en usine n'est plus tant l'intelligence artificielle que la rentabilité économique. Les systèmes de vision ont mûri, les modèles de fondation progressent et le matériel s'est nettement amélioré, actionneurs plus puissants, mobilité accrue, effecteurs plus fiables, y compris les mains, longtemps le point faible du domaine. Plusieurs acteurs affichent déjà des résultats concrets : Generalist réalise des tâches de manipulation précises, Agility Robotics revendique des résultats prouvés en entrepôt, et Alt-Bionics développe des mains robotiques qui améliorent à la fois la dextérité des humanoïdes et l'état de l'art des prothèses. Mais sur le terrain du tri de colis, les meilleures démonstrations humanoïdes plafonnent autour de 1 000 prises à l'heure en conditions contrôlées, contre 1 300 à près de 3 000 prises à l'heure pour des robots spécialisés. Un développeur humanoïde de premier plan chiffre le coût d'un robot à plusieurs centaines de milliers de dollars, un montant qui n'est amorti que si la machine tourne en continu, sur plusieurs équipes. Ce basculement du débat, de "les robots peuvent-ils faire le travail" à "peut-on justifier le coût", change la donne pour les intégrateurs et les décideurs industriels. Il remet en cause l'idée reçue selon laquelle la polyvalence des humanoïdes suffirait à les imposer face à l'automatisation spécialisée : en production à haut volume, un système dédié, optimisé de bout en bout pour une tâche unique, reste plus rentable qu'une machine généraliste, même compétente. Le modèle de supervision évolue aussi : la téléopération, où un opérateur contrôle le robot en continu, limite mécaniquement le passage à l'échelle puisqu'elle mobilise presque toute l'attention humaine par machine. Le modèle qui se dessine est plutôt celui d'une supervision de haut niveau, où une personne peut surveiller une cinquantaine de robots ou plus et n'intervient qu'en cas d'imprévu, chaque intervention servant ensuite à réentraîner l'IA. Cette part d'intervention humaine devrait diminuer avec le temps, mais elle ne devrait jamais totalement disparaître, ce qui tempère les promesses d'autonomie totale. Le déploiement chez BMW s'inscrit dans la continuité du pilote Figure 02 lancé sur le même site de Spartanburg, déjà identifié comme terrain d'essai pour l'automatisation humanoïde chez le constructeur allemand. Il reste toutefois une annonce de déploiement faisant suite à un pilote jugé réussi, et non la preuve d'une adoption validée à grande échelle sur la durée. Le paysage concurrentiel reste ouvert entre plusieurs approches complémentaires, la manipulation fine chez Generalist, la logistique d'entrepôt chez Agility Robotics, la dextérité manuelle chez Alt-Bionics, sans qu'aucun acteur n'ait encore démontré une rentabilité robuste à grande échelle. La suite dépendra largement de la baisse des coûts unitaires : plusieurs développeurs travaillent sur des humanoïdes moins chers, une évolution qui pourrait faire basculer le calcul économique dans un nombre croissant d'applications industrielles au cours des prochaines années.

UEBMW, constructeur allemand, valide sa strategie humanoide sur son site americain de Spartanburg ; cela peut influencer ses choix d'automatisation dans ses usines europeennes, mais aucun deploiement en France ou en UE n'est annonce a ce stade.

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Robot centaure de 2,10 mètres équipé de bras tronçonneuses, conçu pour les missions de sauvetage dangereuses
20Interesting Engineering 

Robot centaure de 2,10 mètres équipé de bras tronçonneuses, conçu pour les missions de sauvetage dangereuses

Un robot centaure baptisé Threehalves, haut de près de 2,10 mètres, a suscité une vague de partages sur les réseaux sociaux après la diffusion d'images montrant sa silhouette cornue et quadrupède. Construit en Californie du Nord par l'ingénieur Beau G. et une petite équipe travaillant depuis un garage, l'engin en acier combine un buste humanoïde à une base à quatre pattes et des points de fixation modulaires capables d'accueillir des outils comme une tronçonneuse, une perceuse, une visseuse industrielle ou une clé à choc. L'actionnement est pneumatique, avec des freins automatiques qui se déclenchent en cas de perte de pression et des verrous à broche empêchant l'effondrement des membres. Un réservoir d'air exposé sur le torse fait office de bouton d'arrêt d'urgence accessible sans code ni télécommande. Les interfaces d'outils fournissent du 12, 18 ou 48 volts ainsi que de l'air comprimé, permettant un changement d'équipement en quelques minutes. Aucune information n'a été communiquée sur le prix, la disponibilité ou une éventuelle homologation pour un usage réel en intervention d'urgence. Presque au même moment, la société chinoise Run Robotics a présenté à Shanghai, lors du salon WAIC 2026, ce qu'elle présente comme le premier robot centaure hybride à roues et jambes piloté par IA, doté d'une charge utile de 100 à 120 kg. Ce double lancement illustre un choix architectural qui gagne du terrain face aux humanoïdes bipèdes classiques : abaisser le centre de gravité pour améliorer la stabilité sur des terrains difficiles (gravats, pentes, cendres meubles) là où un robot bipède risque de perdre l'équilibre en cas de coupure d'énergie. Threehalves reste toutefois un système téléopéré, piloté à la manette depuis une position sécurisée, et non un robot autonome. Le système de vision embarqué dans les cornes sert avant tout de retour caméra pour l'opérateur, en secours des capteurs articulaires. Le robot de Run Robotics va plus loin sur ce plan en intégrant LiDAR, vision binoculaire et caméras de profondeur pour détecter tuyauteries, vannes et personnes, planifier ses trajets et se positionner de façon autonome, dans une logique de boucle perception-décision fermée, tout en visant des normes anti-déflagration. Le contraste entre les deux annonces résume bien l'état du secteur des robots d'intervention : d'un côté un prototype artisanal, construit en garage par une poignée d'ingénieurs, misant sur la simplicité mécanique, la réparabilité modulaire et la téléopération ; de l'autre un système industriel chinois dévoilé sur un salon officiel, misant sur l'autonomie perceptive et un châssis à roues pour la vitesse. Aucun des deux n'a encore été déployé en conditions réelles de secours, et les deux restent au stade de démonstration plutôt que de produit commercialisé.

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Figure 03, un humanoïde, gravit une échelle de façon autonome, une première pour la robotique
21Interesting Engineering 

Figure 03, un humanoïde, gravit une échelle de façon autonome, une première pour la robotique

Figure, la startup californienne de robotique humanoïde, a diffusé le 1er août 2026 une vidéo montrant son robot Figure 03 grimper à une échelle de façon entièrement autonome, sans télécommande ni assistance humaine visible. Les images ont été publiées sur X par le fondateur de l'entreprise, Brett Adcock, qui présente la démonstration comme une nouvelle étape dans la mobilité et l'équilibre des robots humanoïdes. Figure 03 est le robot généraliste de l'entreprise, conçu pour évoluer à terme dans des environnements domestiques et professionnels grâce à son modèle d'IA Helix. L'annonce intervient alors que Figure a récemment porté sa cadence de production d'une unité par jour à une unité par heure, avec plus de 350 robots livrés à ce jour. Aucun détail technique sur le système sous-jacent n'a été communiqué, et la démonstration n'a pas été vérifiée de façon indépendante, ce qui invite à la prudence sur la portée réelle de l'exploit. Grimper à une échelle compte parmi les tâches les plus exigeantes pour un robot humanoïde: elle demande une coordination fine des bras et des jambes, des ajustements d'équilibre continus et une perception précise de l'environnement en temps réel. Une réussite de ce type, si elle se confirme au-delà d'une vidéo soigneusement sélectionnée, suggérerait des progrès concrets sur le contrôle corporel global et la prise de décision embarquée, deux points faibles historiques des humanoïdes face aux démonstrations scénarisées de la concurrence. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'enjeu dépasse l'anecdote: il s'agit de savoir si les robots à jambes peuvent réellement remplacer les solutions à roues dans des environnements pensés pour l'humain, entrepôts, usines, bureaux. Adcock a d'ailleurs qualifié les robots à roues d'« impasse totale », réaffirmant le pari stratégique de Figure sur la locomotion bipède. Cette capacité s'appuie sur une refonte récente du modèle Helix System 0, qui combine désormais perception visuelle et contrôle moteur global. Auparavant limité à la proprioception, c'est-à-dire la seule conscience de la position de ses articulations, le système intègre désormais les flux stéréo des caméras embarquées pour construire une représentation tridimensionnelle du terrain en temps réel. Entraîné par apprentissage par renforcement sur des terrains simulés variés, ce modèle transférerait, selon Figure, ses comportements directement vers le monde réel sans calibration supplémentaire, un enjeu de transfert simulation-vers-réel qui reste un défi majeur du secteur. Face à des concurrents comme Tesla (Optimus) ou les développeurs de modèles VLA tels que Pi-0 ou GR00T N2, Figure mise sur cette architecture perceptive pour élargir progressivement l'autonomie de ses robots vers des environnements réels non contrôlés.

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Walden Robotics s'associe à Toyota pour des humanoïdes pratiques
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Walden Robotics s'associe à Toyota pour des humanoïdes pratiques

Walden Robotics est sortie de l'ombre le 15 juillet avec un financement de 300 millions de dollars pour une valorisation de 1,1 milliard. La société est un spin-off du Toyota Research Institute (TRI), la branche R&D de Toyota basée dans la Silicon Valley, après une dizaine d'années de travaux de recherche sur des problèmes durs de robotique. Son cofondateur et PDG, Russ Tedrake, professeur au MIT où il enseigne la robotique à pattes depuis vingt ans, a fait un choix qui tranche avec la mode du secteur : un robot à base roulante, sans jambes. « C'est ironique, j'ai réfléchi aux jambes pendant vingt ans, dit-il. Il y a de bonnes raisons de construire un robot avec des jambes, mais la question est : quel est le marché adressable, et quelle part de ce marché une base à roues couvre-t-elle déjà ? » Tedrake reste volontairement flou sur les applications précises, invoquant la confidentialité vis-à-vis de partenaires commerciaux déjà engagés, mais cible clairement l'industrie manufacturière et la logistique, sur des tâches répétitives trop irrégulières pour un tapis roulant ou un bras robotique préprogrammé. Cette annonce illustre un basculement dans le secteur des humanoïdes, passé d'une course technologique tous azimuts à des exigences de rentabilité concrète. Walden a inversé l'ordre habituel : au lieu de construire un robot puis de lui chercher un usage, l'entreprise a d'abord identifié les applications à forte valeur ajoutée, puis conçu une machine pour y répondre. L'argument commercial de Tedrake est explicite : pour justifier un robot face à des ouvriers humains plus flexibles et moins chers à l'unité, il faut viser une utilisation continue, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, seule configuration où l'équation économique devient favorable. Cette approche, si elle tient ses promesses en conditions réelles de production plutôt qu'en démonstration, viendrait renforcer la thèse selon laquelle le marché des humanoïdes se resserre autour de cas d'usage industriels précis plutôt que de la polyvalence générale mise en avant jusqu'ici. Le partenariat avec Toyota, actionnaire et partenaire de lancement via TRI, dépasse le simple financement : Tedrake insiste sur une culture d'entreprise orientée qualité de vie des travailleurs plutôt que rentabilité pure, la direction de Toyota l'ayant interrogé sur l'impact humain du projet plutôt que sur son potentiel de revenus. Le robot, décrit comme massif dans sa conception pour supporter des charges utiles élevées, vise à terme à décharger les ouvriers qualifiés des tâches répétitives afin qu'ils puissent se concentrer sur des missions à plus forte valeur ajoutée. Walden rejoint ainsi un paysage concurrentiel dense (Figure, Tesla Optimus, Physical Intelligence, NVIDIA GR00T, Apptronik) où l'expérience accumulée chez TRI et l'appui industriel de Toyota constituent ses principaux atouts distinctifs.

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Robot : la nouvelle main robotique de Foundation attrape une balle de baseball en plein vol avec une précision quasi humaine
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Robot : la nouvelle main robotique de Foundation attrape une balle de baseball en plein vol avec une précision quasi humaine

Foundation Robotics vient de dévoiler une vidéo démontrant la capacité de sa nouvelle main robotique à attraper une balle de baseball en plein vol avec une précision quasi humaine. Basée à San Francisco, l'entreprise a conçu cette main selon une architecture à tendons dont les moteurs sont déportés dans l'avant-bras plutôt que logés dans les doigts, ce qui allège considérablement la structure tout en conservant la force nécessaire aux mouvements rapides. Des tendons de flexion ferment les doigts et des tendons d'extension les rouvrent, reproduisant la coordination des tendons d'une main humaine. Un mécanisme additionnel permet de légers mouvements latéraux des doigts, leur donnant la capacité de former une prise en coupe pour envelopper des objets sphériques comme une balle, ou d'adopter une pince plus fine pour de petits objets. Le système estime la position de chaque doigt en croisant les données de rotation des moteurs avec un modèle géométrique des tendons, sans dépendre uniquement de capteurs physiques ; des capteurs à magnétorésistance tunnel (TMR) viennent ensuite affiner ces estimations avec une précision inférieure au degré, en servant de redondance plutôt que de source principale. Cette main est destinée aux robots humanoïdes Phantom de Foundation, conçus pour l'industrie. Cette démonstration, même si le lancer était planifié à l'avance, illustre un enjeu central de la robotique humanoïde actuelle : la capacité à manipuler des objets irréguliers avec rapidité et fiabilité, sans recourir à des pinces spécialisées. Contrairement aux mains de type gripper de générations précédentes chez Foundation, ce prototype introduit des doigts actionnés indépendamment, des articulations d'inspiration anatomique et une estimation d'état avancée. Pour les intégrateurs industriels, l'intérêt réside moins dans l'exploit spectaculaire que dans la fiabilité promise en environnement contraint : la redondance capteur/logiciel vise justement les cas où des capteurs tombent en panne ou s'endommagent, un point critique en usine. Cela dit, comme pour beaucoup de démonstrations du secteur, le geste reste chorégraphié et il convient de distinguer cette vitrine technologique d'un déploiement en conditions réelles de production. Foundation Robotics s'inscrit dans la course grandissante aux mains robotiques dextres, aux côtés d'acteurs comme Figure, Tesla (Optimus) ou des laboratoires travaillant sur des modèles VLA tels que Pi-0 ou GR00T N2, où la manipulation fine reste l'un des goulots d'étranglement majeurs face à la locomotion. L'entreprise mise sur cette architecture à tendons et moteurs déportés pour équiper ses robots Phantom destinés aux environnements industriels, où la variété des outils et composants à manipuler exige une polyvalence que les grippers classiques ne permettent pas. Les prochaines étapes attendues concernent le passage de cette démonstration contrôlée à des déploiements pilotes en conditions réelles, un test que la plupart des acteurs du secteur humanoïde doivent encore franchir pour valider leurs promesses de dextérité à l'échelle industrielle.

HumanoïdesOpinion
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Top 10 des actualités robotiques de juillet 2026
24Robotics Business Review 

Top 10 des actualités robotiques de juillet 2026

Juillet 2026 a été marqué par une vague de financements et de nouveaux modèles dans la robotique humanoïde, avant qu'un changement de politique américaine ne domine l'actualité en fin de mois. AI² Robotics, basée à Shenzhen, a levé environ 735 millions de dollars, portant sa valorisation à plus de 50 milliards de yuans (environ 2,8 milliards de dollars), pour ses robots humanoïdes à roues. À Londres, Humanoid a bouclé une levée en série A et présenté KinetIQ Ascend, une approche d'apprentissage par renforcement censée atteindre 99,9 % de fiabilité en manipulation à vitesse humaine ou supérieure, un chiffre annoncé sans méthodologie détaillée et donc à prendre avec prudence. Walden Robotics est sorti de mode furtif avec 300 millions de dollars levés et une valorisation de 1,1 milliard de dollars, misant sur des robots capables d'apprendre en continu sur le terrain. Apptronik a dévoilé Apollo 2, la nouvelle version de son humanoïde, et inauguré l'extension de Robot Park, son centre de collecte de données et d'entraînement à Austin, au Texas. AMD est entré dans la course avec sa plateforme Kria AI Robotics et sa gamme Ryzen AI Embedded X100, promettant un contrôle temps réel déterministe et une mémoire unifiée CPU-GPU-NPU, en affirmant surpasser les puces Orin et Thor de Nvidia sur des charges robotiques complètes. Côté grand public, Weave Robotics a lancé Isaac 1, un humanoïde domestique à roues destiné aux tâches ménagères, facturé 7 999 dollars à l'achat ou 449 dollars par mois. BrainCo a fait la démonstration d'un bras robotique piloté par interface cerveau-machine lors de la World Artificial Intelligence Conference 2026. Mais l'article le plus consulté du mois concerne les nouvelles restrictions de la FCC sur l'importation aux États-Unis de robots humanoïdes et mobiles. Ces annonces confirment l'accélération des capitaux vers l'IA physique, avec une concurrence désormais mondiale entre la Chine, le Royaume-Uni et les États-Unis sur les humanoïdes, et l'arrivée de nouveaux acteurs des semi-conducteurs comme AMD face à la domination de Nvidia dans le contrôle robotique. Le prix de lancement d'Isaac 1 marque aussi une tentative rare de faire sortir l'humanoïde du seul pilote industriel pour viser directement le foyer, un test grandeur nature de la maturité commerciale du secteur. Les limites d'importation fixées par la FCC, elles, introduisent une dimension protectionniste qui pourrait redessiner les chaînes d'approvisionnement en composants robotiques et avantager les fournisseurs non chinois. Ce mois s'inscrit dans la continuité de la ruée vers l'IA physique amorcée depuis 2025, où les robots passent d'une programmation déterministe à des capacités de perception et de décision pilotées par IA. La position dominante de la Chine sur les humanoïdes à roues, illustrée par AI² Robotics, contraste avec la stratégie de niches de Walden, Apptronik ou Humanoid aux États-Unis et au Royaume-Uni. À surveiller : les suites concrètes de la décision de la FCC, la montée en cadence de Robot Park à Austin, et les premiers retours d'usage sur Isaac 1 une fois déployé chez les particuliers.

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Google DeepMind dévoile Gemini Robotics 2, alors qu'un humanoïde d'Apptronik démontre une IA corps entier
25Robotics & Automation News 

Google DeepMind dévoile Gemini Robotics 2, alors qu'un humanoïde d'Apptronik démontre une IA corps entier

Google DeepMind a dévoilé Gemini Robotics 2, une nouvelle suite de modèles d'IA destinée à donner aux robots humanoïdes une autonomie accrue grâce à un contrôle du corps entier, une dextérité avancée et une capacité de collaboration entre plusieurs robots. La démonstration s'appuie sur Apollo 2, l'humanoïde d'Apptronik, désormais capable d'exécuter des mouvements autonomes du corps entier : marche, accroupissement, flexion, et d'autres actions coordonnées qui combinent équilibre dynamique et manipulation fine, sans scripts préprogrammés pour chaque geste. Cette annonce marque une étape notable dans la course aux robots humanoïdes généralistes : elle déplace le curseur au-delà de la simple manipulation d'un bras robotique isolé vers un contrôle unifié de l'ensemble du corps piloté par un même modèle d'IA. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, c'est un signal que les modèles vision-langage-action (VLA) commencent à passer à l'échelle sur des plateformes physiques complètes, un point encore contesté dans le secteur où beaucoup de démonstrations restent téléopérées ou limitées à des tâches très encadrées. Reste à vérifier, comme souvent avec ce type d'annonce, si les séquences montrées reflètent un comportement fiable et répétable ou des prises sélectionnées. Ce lancement s'inscrit dans la continuité de Gemini Robotics, la première famille de modèles robotiques de Google DeepMind, et prolonge le partenariat entre le laboratoire et Apptronik, déjà engagé sur le développement d'Apollo. Il intervient alors que la concurrence s'intensifie, avec Figure et son modèle Figure 03, Tesla et Optimus, ou encore 1X et son robot Neo, chacun cherchant à démontrer une autonomie et une polyvalence suffisantes pour un déploiement industriel réel plutôt qu'une simple vitrine technologique.

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Robot humanoïde équipé d'une puce Qualcomm : une vidéo virale le montre s'effondrant en plein keynote
26Interesting Engineering 

Robot humanoïde équipé d'une puce Qualcomm : une vidéo virale le montre s'effondrant en plein keynote

Un robot humanoïde propulsé par la plateforme Dragonwing IQ10 de Qualcomm s'est effondré face contre terre sur scène lors du Computex 2026 à Taïwan, en pleine keynote en direct, alors qu'il s'apprêtait à co-présenter aux côtés d'un intervenant humain. Les images montrent la machine marchant normalement avant de basculer brutalement vers l'avant dans un bruit sourd. Toujours au sol, elle a brièvement levé un poing, signe qu'elle restait partiellement opérationnelle, mais n'est pas parvenue à se relever seule. Des membres de l'équipe technique sont alors intervenus, ont recouvert le robot d'un tissu satiné avant de l'évacuer, mettant un terme abrupt à la démonstration. Qualcomm a attribué l'incident à un problème de communication survenu pendant la démonstration et a précisé que le robot avait exécuté sa séquence de repli de sécurité intégrée, s'affaissant sur les genoux pour protéger le public et son environnement immédiat. L'entreprise a affirmé que ses systèmes de sécurité avaient fonctionné comme prévu. Cet épisode illustre l'écart persistant entre les démonstrations scénarisées de robots humanoïdes et la fiabilité réelle nécessaire à un déploiement industriel, un point sensible pour l'ensemble du secteur alors que les annonces de VLA (vision-language-action) capables et de robots "prêts pour la production" se multiplient. Qualcomm a choisi de présenter la chute non comme un échec mais comme une preuve que ses garde-fous logiciels fonctionnent, un discours qui vise autant les intégrateurs et décideurs B2B, potentiels clients de sa plateforme, que le grand public. Pour les acteurs industriels qui évaluent des humanoïdes pour l'entrepôt ou l'usine, l'incident rappelle que la robustesse logicielle et les protocoles de sécurité en cas de panne comptent au moins autant que les capacités mises en avant dans les vidéos promotionnelles, une leçon déjà tirée l'an dernier avec la chute similaire du robot russe AIdol lors de son propre lancement public. Le Dragonwing IQ10 Robotics Reference Design est une architecture matérielle et logicielle intégrée que Qualcomm positionne comme un accélérateur de mise sur le marché pour les développeurs de robots industriels, de robots mobiles autonomes et d'humanoïdes. Construite autour du processeur Dragonwing IQ10, elle délivre jusqu'à 700 TOPS de puissance de calcul IA, embarque 18 cœurs CPU, des unités de traitement IA dédiées et un GPU, et prend en charge jusqu'à douze caméras ainsi que du LiDAR et des capteurs de temps de vol. Conçue pour des environnements industriels, elle fonctionne de -40°C à 70°C sur alimentation 12 ou 24 volts, et s'appuie sur ROS 2, des runtimes IA embarqués et une gestion du cycle de vie via le cloud Qualcomm AI Hub. La plateforme est soutenue par un écosystème de partenaires incluant NEURA Robotics, Advantech, Booster, Innodisk, NEXCOM, Radxa et Thundercomm, ce qui positionne Qualcomm comme fournisseur de brique de calcul générique face aux acteurs verticalement intégrés du secteur humanoïde.

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Humanoïdes : mouvement complet du corps et raisonnement multi-étapes avec Gemini Robotics 2
27Interesting Engineering 

Humanoïdes : mouvement complet du corps et raisonnement multi-étapes avec Gemini Robotics 2

Google a présenté Gemini Robotics 2, un modèle conçu pour piloter des robots humanoïdes dans leur intégralité, marche, flexion, équilibre et manipulation d'objets inclus, avec la capacité de coordonner plusieurs machines et de s'adapter à différents corps robotiques après seulement quelques heures d'entraînement. Le système s'accompagne de deux modèles complémentaires, Gemini Robotics ER 2, dédié au raisonnement de haut niveau, et Gemini Robotics On-Device 2, exécuté localement sans connexion cloud. Lors des démonstrations, le modèle a piloté l'Apollo 2 d'Apptronik pour ramasser un arrosoir, traverser une pièce et le poser sur une étagère basse, et le même checkpoint a également fonctionné sur d'autres plateformes comme le Franka Duo. Google évoque aussi des gains de dextérité: les mains à cinq doigts d'Apollo 2 peuvent nouer un sac poubelle, refermer un sachet Ziploc ou dévisser une ampoule, tandis que sur des pinces industrielles à deux doigts le modèle réalise des insertions précises et de la manipulation d'outils. ER 2 est disponible via Google AI Studio et en prévisualisation privée sur la Gemini Enterprise Agent Platform, le modèle vision-langage-action et la version embarquée restant réservés à des partenaires en accès anticipé. Google a également introduit ASIMOV-Agentic, un benchmark de sécurité évaluant si un robot refuse une action dangereuse, détecte l'incertitude ou sollicite une aide humaine. Ce saut du pilotage de bras isolés au contrôle corporel complet est significatif pour l'industrie: la plupart des humanoïdes actuels restent limités à des tâches répétitives programmées, et la promesse d'un même modèle transférable d'une morphologie à l'autre avec moins de 200 exemples d'entraînement collectés en quelques heures s'attaque directement au problème du sim-to-real et du coût d'intégration, un point clé pour les industriels qui hésitent encore à déployer ces machines à grande échelle. Il faut toutefois noter que les métriques avancées, plusieurs minutes de tâches enchaînant des centaines de décisions, proviennent de démonstrations contrôlées et que le déploiement reste cantonné à des partenaires triés sur le volet: on est encore loin d'un produit généralisé sur le terrain. Cette annonce prolonge Gemini Robotics, lancé plus tôt dans l'année et limité à la manipulation sur table, en l'étendant au mouvement corporel complet. Elle intervient dans un paysage où Figure AI développe son propre modèle Helix, Tesla avance sur Optimus, Physical Intelligence mise sur Pi-0 et NVIDIA sur GR00T N2, chacun cherchant à imposer son architecture VLA comme standard pour les humanoïdes de nouvelle génération. Apptronik, partenaire de longue date de Google pour Apollo, reste pour l'instant le principal terrain de test visible de cette technologie, dont l'ouverture à d'autres intégrateurs dépendra des retours de ce programme d'accès anticipé.

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IA incarnée : comment les actionneurs intégrés améliorent les performances des articulations chez les robots humanoïdes
28Robotics Business Review 

IA incarnée : comment les actionneurs intégrés améliorent les performances des articulations chez les robots humanoïdes

Le fabricant chinois CubeMars a développé l'AK45-10, un actionneur robotique intégré destiné aux articulations de robots humanoïdes. Le module mesure 53mm de diamètre pour environ 260 grammes, et délivre jusqu'à 7Nm de couple de pointe grâce à un réducteur planétaire à rapport 10:1. Sa particularité tient à l'intégration en un seul bloc du moteur brushless, du réducteur, de l'encodeur et de l'électronique de contrôle, au lieu d'assembler ces composants séparément comme le veut l'approche traditionnelle. CubeMars positionne ce produit pour équiper aussi bien les articulations du haut du corps (coudes, poignets) que celles du bas du corps (hanches, genoux), avec des besoins de couple et de stabilité différents selon la charge appliquée. Cette annonce illustre une tendance de fond dans l'industrie des robots humanoïdes plutôt qu'une rupture technologique isolée : la miniaturisation et l'intégration des actionneurs deviennent un enjeu central pour rendre les plateformes humanoïdes viables commercialement. Avec des dizaines d'articulations à motoriser par robot, le poids et l'encombrement cumulés des actionneurs pèsent directement sur l'autonomie énergétique et la complexité d'assemblage. Pour les intégrateurs et fabricants de robots, disposer de modules compacts et prêts à l'emploi réduit le câblage, la maintenance et le temps de développement, un facteur déterminant alors que plusieurs acteurs cherchent à passer du prototype de démonstration à la production en série. Il faut toutefois noter que l'article ne fournit ni prix, ni volumes de production, ni client identifié utilisant cet actionneur dans un robot complet : il s'agit d'une présentation produit, pas d'un déploiement confirmé sur une plateforme humanoïde nommée. CubeMars s'inscrit dans un marché des actionneurs pour robotique où la concurrence s'intensifie, notamment face à des fournisseurs spécialisés dans les moteurs à couple élevé et faible encombrement pour la robotique légère et les drones, secteur d'origine de plusieurs fabricants chinois de ce type de composants. La course aux articulations compactes fait écho aux besoins exprimés par les développeurs de plateformes humanoïdes comme Figure, Tesla avec Optimus, ou Unitree, qui doivent tous arbitrer entre couple, poids et coût par articulation. Sans annonce de partenariat ou de déploiement précis à ce stade, l'AK45-10 reste positionné comme un composant générique destiné aux développeurs de robots plutôt qu'un produit associé à un humanoïde spécifique déjà commercialisé.

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Holiday Robotics lève 105 millions de dollars pour son humanoïde à roues FRIDAY
29Robotics Business Review 

Holiday Robotics lève 105 millions de dollars pour son humanoïde à roues FRIDAY

Holiday Robotics, société basée à Séoul, a levé 105 millions de dollars en série A ce mois-ci pour développer FRIDAY, un semi-humanoïde à base roulante destiné aux tâches industrielles répétitives. Contrairement aux humanoïdes bipèdes, FRIDAY repose sur une base mobile à roues et un buste dédié à la manipulation fine, avec des batteries interchangeables à chaud permettant de tenir une journée complète de production. L'entreprise revendique 64 degrés de liberté, dont 40 concentrés dans les mains, articulations totalement rétro-entraînables au niveau des bras et des mains, et une perception à 360 degrés combinant caméras et lidar pour supprimer les angles morts. Les mains intègrent des capteurs tactiles et un contrôle sensible à la force, censés permettre au robot de sentir le contact et de s'adapter aux variations de friction, de poids ou d'alignement des pièces. Aucun chiffre de prix, de charge utile en kilogrammes ou de temps de cycle n'est communiqué à ce stade, seule la répartition des degrés de liberté étant précisée par l'entreprise elle-même. Cette annonce illustre un repositionnement du discours dans la course aux humanoïdes industriels: après une vague de démonstrations centrées sur la marche et l'interaction, Holiday Robotics choisit de mettre en avant la dextérité manuelle comme véritable goulot d'étranglement de l'automatisation. L'argument rejoint un constat déjà partagé par plusieurs acteurs du secteur, à savoir que la préhension, le contact et la répétabilité fine restent plus difficiles à industrialiser que la locomotion. Sur le plan technique, l'entreprise revendique une approche vision-language-skill (VLS) plutôt qu'un modèle vision-langage-action (VLA) de bout en bout: chaque compétence élémentaire est entraînée et validée séparément, puis orchestrée pour composer des tâches complexes, ce qui faciliterait le diagnostic des échecs et la réutilisation des compétences sur de nouvelles tâches. Reste que ces affirmations proviennent uniquement du communiqué de l'entreprise, sans démonstration indépendante ni client nommé, et qu'aucun déploiement en usine réelle n'est encore documenté avec des métriques vérifiables. Holiday Robotics développe l'ensemble de sa pile en interne: Holiday Sim pour tester et durcir les comportements en simulation avant déploiement, Holiday Lab pour transformer démonstrations et échecs réels en compétences réutilisables, et OASys, encore en développement, pour faciliter le déploiement sur le terrain tout en réinjectant l'expérience opérationnelle dans le système. L'entreprise dit privilégier une stratégie de terrain d'abord, en ciblant des tâches répétitives à forte valeur mesurable plutôt que des démonstrations spectaculaires, une approche qui rappelle les discours prudents d'acteurs comme Figure ou Apptronik sur la nécessité de prouver la fiabilité avant la généralisation. La levée de fonds positionne Holiday parmi les prétendants sérieux du segment coréen de la robotique humanoïde industrielle, sans qu'aucun calendrier de déploiement commercial concret n'ait encore été précisé.

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Tesla envisage d'entraîner son robot humanoïde Optimus grâce à l'observation d'employés réels à la Gigafactory
30Interesting Engineering 

Tesla envisage d'entraîner son robot humanoïde Optimus grâce à l'observation d'employés réels à la Gigafactory

Optimus, le robot humanoïde de Tesla, pourrait bientôt apprendre directement des employés de la Gigafactory de Grünheide, en Allemagne. Selon une enquête du quotidien économique Handelsblatt, citant une communication interne de Tesla, des salariés volontaires porteront des caméras montées sur des sacs à dos pendant leurs tâches habituelles d'assemblage de véhicules. Ces caméras enregistreront la manière dont les ouvriers saisissent leurs outils, manipulent les composants et exécutent chaque étape de fabrication. Ces données serviront ensuite à entraîner Optimus à reproduire ces gestes de façon autonome en environnement industriel, selon le média Electrive. Ce dispositif reprend une méthode déjà en place aux États-Unis, où des "Data Collection Operators" dédiés effectuent des séquences de mouvements précises pour générer des données d'entraînement. Le rapport précise que le rôle exact que jouera Optimus à Grünheide reste flou, tout comme les modalités d'encadrement de la participation des employés, et que l'initiative n'a pas encore été discutée avec le comité d'entreprise du site. Tesla n'a pas répondu aux sollicitations de Handelsblatt. Cette approche illustre une tendance de fond dans la course aux robots humanoïdes : plutôt que de miser uniquement sur la simulation ou le téléopérateur en laboratoire, les fabricants cherchent à capter des données de mouvement directement sur le terrain de production réel, à grande échelle, pour combler l'écart entre démonstration et usage industriel effectif. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, ce signal confirme que l'apprentissage par imitation à partir de données humaines reste central dans les stratégies VLA (vision-language-action) actuelles, avant même que la fiabilité en usine soit démontrée. Mais l'initiative soulève aussi une question sensible en Allemagne : le droit du travail local impose une consultation du comité d'entreprise pour tout système technique capable de surveiller le comportement ou la performance des salariés, ce que Tesla semble ne pas avoir encore engagé, un point qui pourrait freiner ou complexifier le déploiement. Le site de Grünheide s'inscrit dans une répartition des rôles entre deux implantations allemandes de Tesla : pendant que Reutlingen développe des composants (capteurs, actionneurs, réducteurs) et des équipements de production pour la fabrication d'Optimus à grande échelle, Grünheide fournirait les données d'entraînement issues du terrain. Cette annonce intervient alors qu'Elon Musk a récemment qualifié, lors de la publication des résultats du deuxième trimestre, la montée en production d'Optimus de "défi manufacturier le plus difficile" jamais affronté par Tesla, faute de chaîne d'approvisionnement mature comparable à celle de l'automobile. Musk a évoqué des tensions sur les puces IA et les capacités mémoire, mais note que des fournisseurs comme Samsung, TSMC et Micron étendent leurs capacités pour y répondre. En décembre 2025, Tesla avait diffusé une vidéo montrant Optimus courir en laboratoire avec des progrès visibles en équilibre et en coordination, un robot qui mesure 180 cm pour environ 73 kg et compte plus de 40 degrés de liberté.

UELe site Tesla de Grünheide en Allemagne serait concerné par une obligation légale de consultation du comité d'entreprise avant tout déploiement d'un dispositif de surveillance des gestes des salariés, une question de droit du travail européen non encore résolue par Tesla.

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Boston Dynamics discute l'art derrière l'interaction homme-robot
31The Robot Report 

Boston Dynamics discute l'art derrière l'interaction homme-robot

Boston Dynamics organise cette semaine un webinaire gratuit intitulé « The Art Behind Human-Robot Interaction », consacré à l'interaction homme-robot (HMI) dans un contexte où les humanoïdes quittent les laboratoires pour les environnements industriels et commerciaux. La session, prévue le mercredi 22 juillet 2026 à 11h00 (heure de l'Est), est animée par Mario Bollini, directeur de l'interaction homme-robot chez Boston Dynamics, et Leland Hepler, designer UI et ancien animateur chez Disney et dans le jeu vidéo. Les intervenants doivent aborder quatre axes concrets : la communication d'intention via des signaux anticipatoires et des comportements de « réflexion » visible, la sécurité de l'humanoïde Atlas en version électrique conçu pour travailler sans cage de protection aux côtés d'humains, l'apport des grands modèles de langage (LLM) qui font passer les robots de scripts rigides à des interactions plus naturelles, et le choix de conserver une forme mécanique assumée plutôt que d'imiter l'humain pour éviter la vallée de l'étrange. Atlas fait partie des rares humanoïdes actuellement en essais commerciaux. Ce positionnement est significatif pour l'industrie robotique : Boston Dynamics affirme explicitement que la confiance et la sécurité dans la cohabitation homme-robot ne reposent pas sur un mimétisme humain poussé, mais sur la prévisibilité des comportements du robot. C'est un message qui s'adresse directement aux intégrateurs et décideurs B2B évaluant le déploiement d'humanoïdes en usine ou en entrepôt, où l'acceptabilité par les opérateurs humains conditionne autant l'adoption que les performances techniques. L'intégration de LLM pour sortir des scripts pré-programmés illustre aussi une tendance plus large du secteur, où l'IA générative vient compléter les architectures de contrôle robotique classiques, un sujet à suivre avec prudence tant les démonstrations en environnement contrôlé ne garantissent pas toujours une robustesse équivalente en conditions réelles de production. Ce webinaire s'inscrit dans la trajectoire de Bollini, ancien du MIT et l'une des premières recrues commerciales de Boston Dynamics, qui a piloté la mise à l'échelle du quadrupède Spot à plusieurs milliers d'unités déployées avant de diriger le programme Atlas jusqu'à son lancement en version production-grade au CES. Hepler, chez Boston Dynamics depuis 2018 après avoir dirigé l'expérience utilisateur chez Rethink Robotics, apporte une expertise d'animation de personnages issue de quatorze ans chez Disney, sur des films comme Le Roi Lion et Chicken Little. Boston Dynamics ne précise pas de calendrier de déploiement commercial élargi pour Atlas au-delà des essais en cours, mais la mise en avant de l'interaction homme-robot comme discipline à part entière signale que la course aux humanoïdes, longtemps focalisée sur la mobilité et la manipulation, se déplace désormais aussi vers l'expérience utilisateur et l'acceptabilité sociale.

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Weave Robotics lance Isaac, son premier robot humanoïde mobile
32The Robot Report 

Weave Robotics lance Isaac, son premier robot humanoïde mobile

Weave Robotics, startup basée à San Francisco, lance Isaac 1, un robot humanoïde domestique sur base à roues conçu pour les tâches ménagères courantes : plier le linge, ranger les pièces, faire les lits et remettre les jouets à leur place. Le robot est proposé à 7 999 dollars à l'achat ou 449 dollars par mois en abonnement, avec livraisons prévues à l'automne 2026. Doté d'un visage stylisé façon dessin animé et d'une carrosserie en tissu souple interchangeable, Isaac 1 mesure de 0,9 à 1,7 mètre grâce à un torse télescopique, lui permettant de ramasser au sol comme d'atteindre des étagères hautes. Il embarque deux bras avec pinces parallèles à deux doigts, une navigation autonome pour circuler d'une pièce à l'autre et retourner seul à sa base de charge, une autonomie de huit heures pour deux heures de recharge, ainsi qu'un contrôle via application permettant de programmer des tâches à distance. Particularité mise en avant par l'entreprise : des volets physiques sur les caméras de la tête signalent visuellement quand le robot est actif, et la station de charge intègre un écran occultant. Isaac 1 succède à Isaac 0, un manipulateur bimanuel fixe destiné aux professionnels du pressing et déjà vendu à quelques clients de la région de San Francisco, capable de plier une charge de linge en 30 à 90 minutes. Ce lancement illustre le virage du marché des humanoïdes domestiques vers des prix plus accessibles, Isaac 1 se positionnant nettement sous les tarifs habituels des plateformes humanoïdes commerciales, souvent réservées à des déploiements industriels ou pilotes à plusieurs dizaines de milliers de dollars. Pour les intégrateurs et décideurs du secteur, c'est un signal que le segment grand public commence à se structurer autour de cas d'usage étroits et répétitifs plutôt que de la polyvalence générale mise en avant par les discours marketing des acteurs industriels. Weave Robotics insiste sur une autonomie « par défaut », la téléopération n'intervenant qu'en appoint quand le modèle échoue, une affirmation à prendre avec prudence tant qu'aucune donnée indépendante ne vient quantifier la part réelle d'intervention humaine à distance, un doute classique du secteur entre démonstration séduisante et fiabilité en conditions réelles. L'entreprise capitalise sur l'historique d'Isaac 0, dont l'apprentissage sur le pliage de linge a servi de socle au modèle d'IA embarqué dans Isaac 1, une stratégie de spécialisation progressive avant l'élargissement des tâches. Ce positionnement s'inscrit dans une compétition croissante sur le segment humanoïde grand public et professionnel, où Weave Robotics devra se différencier face aux ambitions affichées par des acteurs bien plus capitalisés sur les usages industriels et logistiques. La suite est attendue autour de RoboBusiness 2026, où l'entreprise devrait détailler davantage sa feuille de route commerciale.

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LimX Dynamics dévoile une démo qui défie Figure : le humanoïde chinois rivalise désormais avec le meilleur de la Silicon Valley
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LimX Dynamics dévoile une démo qui défie Figure : le humanoïde chinois rivalise désormais avec le meilleur de la Silicon Valley

LimX Dynamics a diffusé une vidéo de démonstration de 3 minutes, en plan-séquence unique, montrant son robot humanoïde de taille humaine Oli exécuter de façon autonome une séquence continue de tâches ménagères : décrocher des vêtements de cintres, les ranger dans un panier à linge, trier des jouets, empiler des boîtes, se pencher profondément pour ramasser des débris au sol et jeter des déchets. La séquence est présentée comme ininterrompue, non montée et réalisée sans téléopération humaine. Cette publication intervient un jour seulement après l'annonce par LimX d'un tour de financement pré-IPO de 200 millions de dollars, valorisant l'entreprise à 2,3 milliards de dollars. Le système à l'origine de cette démonstration, baptisé COSA 0.5, repose sur une architecture à trois niveaux selon Zhang Wei, fondateur de LimX : une couche cognitive S2 pour la compréhension de scène, la mémoire, le raisonnement et la planification ; une couche de compétences S1 intégrant notamment des modèles vision-langage-action (VLA) ; et une couche de contrôle moteur S0, une politique Transformer corps entier tournant à 1000 Hz pour l'équilibre et la coordination. Cette démonstration mérite d'être prise avec prudence puisqu'il s'agit d'une vidéo unique diffusée par l'entreprise elle-même, sans vérification indépendante ni détail sur le nombre de prises nécessaires en amont. Elle n'en reste pas moins significative : jusqu'ici, seul Figure avait publié des démonstrations comparables en matière de continuité des tâches, de complexité des enchaînements et de contrôle corps entier sans intervention humaine. Que LimX affiche un niveau similaire, avec un calendrier de développement plus court, interroge l'hypothèse selon laquelle Figure disposerait d'une avance technologique difficile à rattraper. L'argument de Zhang Wei, selon lequel un "cerveau" robotique doit être conçu comme un système modulaire plutôt qu'un modèle monolithique toujours plus gros, offre aussi un contrepoint à la course actuelle aux modèles fondation géants dans la robotique humanoïde : chaque couche de COSA pouvant en théorie être mise à jour indépendamment, l'architecture promet des cycles d'itération plus rapides que les approches bout-en-bout. La démonstration confirme également le positionnement stratégique de LimX, qui cible en priorité les environnements domestiques, commerciaux, hôteliers et de loisirs plutôt que les lignes de production industrielles privilégiées par la majorité des acteurs du secteur. En réussissant à montrer une gestion crédible de l'imprévisibilité d'un intérieur non structuré, LimX renforce son pari qu'un premier marché de masse pour les humanoïdes émergera du service à la personne avant l'usine. Reste à savoir si l'entreprise, forte de sa levée récente, transformera cette démonstration en déploiements pilotes concrets dans les mois à venir.

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Video Friday : une Coupe du Monde pour robots
34IEEE Spectrum Robotics 

Video Friday : une Coupe du Monde pour robots

Pour la première fois, deux équipes complètes de robots humanoïdes se sont affrontées dans un match de football à 11 contre 11 sur du matériel réel, lors de RoboCup 2026 à Incheon, en Corée du Sud, une avancée que les organisateurs présentent comme une étape vers un objectif à long terme de la robotique : battre une équipe humaine championne du monde d'ici 2050. Toujours à Incheon, l'équipe néerlandaise Tech United a affronté IRIS en ligue « mid-size ». Dans un autre registre, des ingénieurs du MIT et de l'EPFL à Lausanne ont présenté un robot capable de nager sous l'eau puis de jaillir hors de l'eau pour poursuivre son vol, en s'inspirant de la mécanique des oiseaux plongeurs, dans l'optique de développer une nouvelle classe de drones aériens-aquatiques. La startup 1X a dévolié pour sa plateforme humanoïde NEO une main à 25 degrés de liberté entièrement actionnés, à commande par tendons, dotée d'un retour tactile riche et présentée comme apte à la manipulation fine et à l'usage d'outils de précision, une annonce à prendre avec prudence tant qu'aucune démonstration indépendante n'a été montrée. Boston Dynamics a fait intervenir son robot Atlas devant 80 000 spectateurs au stade NYNJ, lors du match Brésil-Norvège, pour livrer le ballon du coup d'envoi de la seconde mi-temps. Agility Robotics a de son côté mis en scène Digit à la tenue d'un barbecue pour la fête nationale américaine, argument marketing autour du contrôle de force précis de son bras. Enfin, le laboratoire Generalist a annoncé GEN-1, un modèle d'apprentissage robotique affichant un taux de réussite moyen de 99 % contre 64 % pour les modèles précédents sur des tâches physiques simples, une exécution dite trois fois plus rapide, et un entraînement ne nécessitant qu'une heure de données robotiques par tâche. Ces annonces illustrent la bascule en cours dans le secteur, où le spectacle événementiel (Atlas au coup d'envoi, Digit au grill) coexiste avec des progrès techniques plus substantiels sur la manipulation fine et l'apprentissage généraliste. Le chiffre avancé par Generalist, s'il se confirme sur des tâches diversifiées et hors laboratoire, toucherait directement la question du sim-to-real et de la donnée nécessaire au déploiement commercial des VLA, un point de friction majeur pour les intégrateurs industriels. La main à 25 DoF de 1X s'inscrit dans la course à la dextérité, condition jugée indispensable pour sortir les humanoïdes des tâches de manutention basique vers des usages en logistique fine ou en assemblage. Cette semaine s'inscrit dans une accélération plus large du secteur en 2026, entre compétitions sportives comme vitrines technologiques (RoboCup, dont l'ambition affichée reste un horizon 2050) et rivalité entre acteurs américains (Boston Dynamics, Agility, 1X, Figure, Generalist) sur le terrain de l'humanoïde généraliste. Aucun acteur français ou européen n'apparaît dans cette sélection, un signe de la concentration actuelle de l'innovation humanoïde aux États-Unis et en Asie. Les prochains rendez-vous à suivre incluent IROS 2026 à Pittsburgh fin septembre et le Humanoids Summit de Séoul, où ces annonces devraient être confrontées à des démonstrations en conditions réelles.

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« NEO, le robot humanoïde, reçoit de nouvelles mains à 25 degrés de liberté pour construire des LEGO et attraper des balles »
35Interesting Engineering 

« NEO, le robot humanoïde, reçoit de nouvelles mains à 25 degrés de liberté pour construire des LEGO et attraper des balles »

La société norvégienne 1X Technologies a dévoilé une nouvelle génération de mains pour son robot humanoïde NEO, dotées de 25 degrés de liberté (DOF) et d'un système d'entraînement par tendons. Le design comprend 22 articulations actionnées réparties entre doigts et paume, plus trois au poignet, l'ensemble étant entièrement contrôlé en force et rétro-entraînable grâce à des rapports de réduction faibles, entre 5:1 et 15:1, contre des ratios bien plus élevés habituellement utilisés en robotique. Le pouce peut développer un couple de crête de 3,5 Nm, les articulations des doigts jusqu'à 2,6 Nm, avec une force de flexion au bout des doigts atteignant 45 newtons ; le poignet délivre 17,75 Nm de couple. La précision de positionnement est annoncée à ±0,2 mm. Les mains sont étanches IP68, fabriquées en matériaux alimentaires et peuvent être lavées sous l'eau courante ; 1X affirme avoir testé les composants sur plusieurs millions de cycles, et les poignets au-delà de deux millions de cycles sous charge. Des démonstrations vidéo montrent NEO assemblant des LEGO, manipulant vis et pièces de monnaie, utilisant un tournevis, versant du thé, attrapant une balle molle ou branchant un connecteur USB-C. La production de ces nouvelles mains a démarré sur une ligne dédiée à l'usine californienne où 1X a récemment entamé la production en série de NEO. L'enjeu dépasse la simple démonstration technique : en rendant chaque articulation capable de mesurer les forces de contact sans dépendre uniquement de capteurs externes, et en combinant cela à des capteurs tactiles répartis sur les doigts, 1X cherche à déplacer le goulot d'étranglement de la manipulation robotique du matériel vers les données d'entraînement et l'IA. C'est une affirmation structurante pour tout le secteur des humanoïdes, qui peine encore à distinguer les démonstrations soignées des capacités réellement déployables en conditions réelles. Si les chiffres de couple et de précision sont vérifiables sur le papier, les vidéos de démonstration restent, comme souvent dans l'industrie, des séquences sélectionnées, sans garantie de taux de réussite en conditions non contrôlées. Reste que la fiabilité annoncée, testée sur plusieurs millions de cycles, et l'entrée en production de masse constituent des signaux plus concrets que la seule communication marketing. 1X, anciennement Halodi Robotics, positionne NEO comme un robot destiné aux tâches domestiques, un segment que peu d'acteurs humanoïdes ciblent frontalement, la plupart des concurrents comme Figure (Figure 03), Tesla (Optimus) ou Agility Robotics visant d'abord l'industrie et la logistique. Cette annonce s'inscrit dans une escalade générale de la course à la dextérité manuelle, où chaque acteur cherche à prouver que ses robots franchissent le seuil de la manipulation fine utile. La suite dépendra des volumes réels de déploiement en foyers et de la capacité de 1X à alimenter ces mains avec des modèles d'IA suffisamment robustes pour exploiter ce nouveau potentiel matériel.

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Atlas, le robot humanoïde de Boston Dynamics, vole la vedette pendant la mi-temps d'un match de la Coupe du monde de la FIFA avec un show de football
36Interesting Engineering 

Atlas, le robot humanoïde de Boston Dynamics, vole la vedette pendant la mi-temps d'un match de la Coupe du monde de la FIFA avec un show de football

Le robot humanoïde Atlas de Boston Dynamics a fait une apparition remarquée lors de la mi-temps du match des huitièmes de finale entre la Norvège et le Brésil à la Coupe du Monde FIFA 2026, disputé au stade de New York/New Jersey. Sorti du tunnel des joueurs devant un stade comble et une audience télévisée mondiale, le robot a exécuté une chorégraphie recréant plusieurs célébrations de buts emblématiques, dont celles de Harry Kane, Erling Haaland, Matheus Cunha et Son Heung-min. Il a ensuite récupéré le ballon officiel du match et l'a porté jusqu'à l'arbitre pour signaler le début de la seconde période. Il s'agit de la première apparition d'un robot humanoïde lors d'un match de Coupe du Monde FIFA, et surtout de la première démonstration publique de la version de production d'Atlas, dévoilée plus tôt cette année au CES 2026. En amont de l'événement, Hyundai Motor, maison mère de Boston Dynamics, avait diffusé une vidéo montrant Atlas étudiant des séquences de football avant de reproduire des mouvements de joueurs, y compris le contrôle et la passe du ballon lors d'une séance d'entraînement, dans le cadre de sa campagne School of Football. Cette démonstration a une portée qui dépasse le simple coup marketing sportif. Selon Hyundai, l'intégralité de la séquence s'est déroulée en direct pendant un match officiel, ce qui, si les conditions réelles de tournage sont confirmées, prouverait qu'une version de série d'un humanoïde peut opérer de façon fiable dans un environnement bondé, imprévisible et chronométré, tout en exécutant des mouvements coordonnés du corps entier avec précision et stabilité. C'est un signal important pour l'industrie robotique et les décideurs B2B: la frontière entre démonstration contrôlée en laboratoire et déploiement en conditions réelles reste le principal point de friction du secteur humanoïde, et Boston Dynamics cherche ici à démontrer que ce fossé se réduit. Il faut toutefois noter la prudence habituelle qui s'impose face à ce type de communication d'entreprise très maîtrisée: la marge d'erreur tolérée dans une chorégraphie sportive de mi-temps n'est pas comparable aux exigences de fiabilité d'une ligne de production industrielle, même si Hyundai établit explicitement ce parallèle. L'architecture technique repose sur trois briques mises en avant par Boston Dynamics: le retargeting, qui traduit des mouvements humains de football en trajectoires adaptées à la morphologie du robot, l'apprentissage par renforcement, entraîné sur des millions d'heures de simulation GPU en faisant varier poids des objets, force de préhension, friction du sol et positionnement, et le contrôle corps entier (whole-body control), qui assure l'équilibre et la fluidité du mouvement grâce à la proprioception, soit la perception interne de la position, de l'équilibre et des forces appliquées. Les comportements validés en simulation sont ensuite transférés au robot physique, une approche classique de sim-to-real dans la robotique humanoïde actuelle. Cette performance s'inscrit dans la campagne plus large de Hyundai baptisée Next Starts Now, qui mêle football, robotique et intelligence artificielle, et prolonge la série School of Football lancée en amont du tournoi. Elle intervient alors que la concurrence sur le segment humanoïde s'intensifie, avec des acteurs comme Figure, Tesla (Optimus) ou Agility Robotics qui multiplient également les démonstrations publiques pour asseoir la crédibilité commerciale de leurs plateformes.

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Boston Dynamics amène ses robots à pattes à la Coupe du monde de la FIFA
37Robotics Business Review 

Boston Dynamics amène ses robots à pattes à la Coupe du monde de la FIFA

Boston Dynamics a présenté lors de la Coupe du monde de la FIFA une démonstration de son humanoïde Atlas exécutant un "Ghost Rabona", un tir de football complexe mêlant feinte et frappe enchaînée, tandis que des robots quadrupèdes Spot assurent des missions de sécurité sur les sites du tournoi. Cette initiative s'inscrit dans la campagne "School of Football" et prolonge un partenariat vieux de 27 ans entre Hyundai Motor, propriétaire de Boston Dynamics depuis 2021, et la FIFA. Alberto Rodriguez, directeur du comportement robotique, et Merry Frayne, directrice produit senior pour Spot, ont détaillé au Robot Report la méthode employée: capture de mouvement (mocap) d'un joueur expérimenté, injection des données dans un moteur de simulation, puis génération d'une politique de contrôle en quelques heures à une journée grâce à l'apprentissage par renforcement (RL). Contrairement à la RoboCup, où d'autres humanoïdes s'affrontent directement, Hyundai laisse ici la compétition sportive aux humains et se concentre sur une vitrine technologique. L'enjeu dépasse le simple coup marketing. Boston Dynamics explique avoir abandonné, il y a environ un an, son contrôle prédictif basé modèle, pourtant considéré comme la référence mondiale pour l'équilibre humanoïde, au profit du RL appris en simulation. Ce choix technique permet des comportements que la démonstration humaine ne pourrait pas transmettre directement, comme le déplacement d'un réfrigérateur, et les mêmes techniques serviraient déjà à la manipulation mobile en entrepôt, par exemple le transport de cartons. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ce signal est significatif: il suggère que l'apprentissage par renforcement en simulation devient la voie privilégiée pour généraliser des comportements dynamiques au delà de ce qui a été démontré, plutôt qu'un exercice isolé de motion capture. Reste que la démonstration filmée pour un événement sportif grand public relève avant tout d'une vitrine soignée, et non d'un déploiement opérationnel comparable aux usages en entrepôt. Cette communication s'inscrit dans la longue série de démonstrations spectaculaires de Boston Dynamics, danse, parkour, sauts et sauts périlleux, qui ont construit sa réputation avant même l'acquisition par Hyundai en 2021. Elle intervient aussi dans un contexte de concurrence croissante sur les humanoïdes, où d'autres acteurs mettent en avant des compétitions comme la RoboCup plutôt que des vitrines chorégraphiées. Rodriguez évoque déjà des pistes d'amélioration futures, notamment l'ajustement des recettes de simulation pour renforcer la fiabilité des comportements appris, sans toutefois fixer de calendrier précis pour d'éventuels prochains déploiements ou nouvelles démonstrations.

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UBTECH : ses robots humanoïdes grandeur nature ne tiennent que deux à quatre heures, batterie du U1 critiquée
38TechNode 

UBTECH : ses robots humanoïdes grandeur nature ne tiennent que deux à quatre heures, batterie du U1 critiquée

UBTECH a dévoilé son robot humanoïde grande taille U1, dont la version masculine haut de gamme U1 Ultra est commercialisée à 990 000 yuans, soit environ 146 000 dollars. L'annonce a surtout été retenue pour un point critiqué : une autonomie de batterie limitée à deux à quatre heures, jugée insuffisante par certains observateurs pour un usage prolongé, notamment nocturne. Face aux critiques, UBTECH a répondu que cette autonomie correspond au standard actuel de l'industrie pour les humanoïdes grande taille, et non à une faiblesse propre au U1. L'entreprise a par ailleurs positionné le robot comme un "compagnon émotionnel", une orientation qu'elle dit soutenue par les autorités chinoises, tout en évitant explicitement de le présenter comme un partenaire romantique ou un substitut de conjoint. Cette réponse illustre un problème structurel de la robotique humanoïde grande taille : l'autonomie énergétique reste le goulot d'étranglement technique majeur, bien avant la marche bipède ou la manipulation fine. Si deux à quatre heures constituent effectivement la norme du secteur, cela questionne la viabilité commerciale immédiate de robots vendus comme compagnons du quotidien plutôt que comme démonstrateurs technologiques, un écart entre promesse marketing et réalité d'usage que l'on retrouve chez plusieurs acteurs du segment. UBTECH, société basée à Shenzhen et cotée à Hong Kong, s'est imposée ces dernières années comme un pionnier chinois de la commercialisation industrielle des humanoïdes, notamment via sa gamme Walker déployée chez des industriels comme Foxconn. Le U1 marque une bascule vers un positionnement grand public et affectif, dans un marché chinois où Unitree, Fourier Intelligence ou AgiBot rivalisent également, aux côtés d'acteurs occidentaux comme Tesla ou Figure confrontés aux mêmes limites d'autonomie.

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Humanoid : l'apprentissage par renforcement KinetIQ Ascend atteint une dextérité proche de l'humain
39Robotics Business Review 

Humanoid : l'apprentissage par renforcement KinetIQ Ascend atteint une dextérité proche de l'humain

La société londonienne Humanoid a dévoilé la semaine dernière KinetIQ Ascend, une méthode d'apprentissage par renforcement (RL) visant une fiabilité de manipulation de 99,9% à une vitesse égale ou supérieure à celle d'un humain. Ce module s'ajoute à KinetIQ, le framework IA propriétaire à quatre couches de l'entreprise, et permet à ses robots d'affiner directement sur le terrain des comportements de base plutôt que de dépendre de mois de réglages manuels. Sur un test de prélèvement de pièces (bagues de roulement en acier extraites d'un bac et déposées sur un convoyeur), le débit a augmenté de 42%, portant la vitesse du robot à 1,5 fois celle des démonstrations humaines initiales. Sur une tâche de tri dans un bac encombré avec remise d'objets à une personne, le débit a grimpé de 85% et le taux de réussite est passé de 80% à 98%. Sur une troisième tâche bimanuelle, soulever un bac à deux bras, le débit a plus que doublé et le taux de réussite est passé de 78% à 99%, soit une division par vingt du taux d'échec. Tous ces résultats ont été obtenus après seulement quelques jours d'entraînement, selon Humanoid, qui affirme aussi que la performance progresse de façon prévisible avec le temps d'entraînement, une dynamique comparée par l'entreprise à celle des grands modèles de langage face au calcul et aux données. Ces chiffres, qu'il faut prendre avec la prudence habituelle réservée aux communiqués d'entreprise (résultats en laboratoire, tâches choisies par Humanoid elle-même), interviennent à un moment où le secteur cherche justement à sortir du stade de la démonstration pour prouver une fiabilité industrielle exploitable en production. La promesse centrale de KinetIQ Ascend est de réduire drastiquement le temps de mise au point d'une nouvelle compétence robotique: au lieu de collecter des données et calibrer manuellement chaque geste pendant des mois, l'entreprise part d'un comportement basique que le RL affine ensuite jusqu'à un niveau déployable, ce qu'elle appelle une "capability factory". Si les gains de généralisation à des objets non vus à l'entraînement se confirment à plus grande échelle, cela toucherait un point sensible du secteur: la difficulté historique des robots humanoïdes à transférer une compétence apprise en simulation ou en démonstration vers des variations réelles du monde physique, le fameux écart sim-to-real. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, la question reste de savoir si ces taux de réussite tiennent sur des lignes de production réelles, avec la variabilité des pièces, l'éclairage et les pannes, et non uniquement sur les scénarios contrôlés présentés par l'entreprise. Humanoid a été fondée en 2024 par Artem Sokolov et revendique plus de 250 ingénieurs et chercheurs issus des grandes entreprises technologiques, avec des bureaux à Londres, Boston, Vancouver et San Diego. L'entreprise affiche l'ambition de devenir le numéro un mondial de la robotique humanoïde industrielle généraliste sous deux ans, un objectif qui la place en concurrence directe avec des acteurs comme Figure AI, Tesla avec Optimus, ou les développeurs de modèles VLA tels que Pi-0 de Physical Intelligence et GR00T de Nvidia. En mai, Humanoid s'est associée à Bosch et Schaeffler pour industrialiser la production de ses robots HMND, un partenariat qui ancre l'entreprise du côté de la fabrication à grande échelle plutôt que de la seule recherche. Jarad Cannon, directeur technique de Humanoid, présente KinetIQ Ascend comme la preuve que la course aux robots humanoïdes devient une question d'échelle, où le RL en conditions réelles jouerait un rôle central pour faire passer ces machines du statut de démonstrations impressionnantes à celui d'outils réellement exploitables par l'industrie. L'entreprise a publié un rapport technique détaillant ces résultats, sans toutefois préciser de calendrier de déploiement commercial concret pour cette nouvelle capacité.

UELe partenariat de Humanoid avec les groupes allemands Bosch et Schaeffler pour industrialiser les robots HMND ancre indirectement cette avancée technologique dans l'écosystème industriel européen.

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Robot humanoïde canadien pour l'usine, production visée en 2027
40Interesting Engineering 

Robot humanoïde canadien pour l'usine, production visée en 2027

La startup canadienne Mirsee Robotics, basée à Cambridge en Ontario, développe la troisième génération de son robot humanoïde, le MH3, destiné à automatiser les tâches industrielles physiquement exigeantes ou dangereuses. Monté sur une base mobile à roues, l'engin peut soulever jusqu'à 30 kilogrammes par bras, fonctionner jusqu'à 10 heures sur une seule charge et dispose de 31 degrés de liberté pour des mouvements de bras et de mains proches de ceux d'un humain. Huit prototypes ont déjà été construits et sont actuellement en phase de test et de validation. Mirsee vise une production de masse à partir de 2027, avec l'objectif de fabriquer plusieurs milliers d'unités sur les trois années suivantes. Particularité notable, le MH3 peut être téléopéré à distance jusqu'à 1500 kilomètres via un casque de réalité virtuelle et des gants à capture de mouvement, le casque retransmettant un flux vidéo 3D en direct des caméras embarquées pendant que les gants reproduisent les gestes de l'opérateur en temps réel. Cette capacité de téléopération distingue l'approche de Mirsee de celle d'acteurs plus autonomes comme Figure ou Tesla avec Optimus, en misant sur l'humain dans la boucle pour des interventions en environnements difficiles d'accès, comme des stations de traitement de l'eau. Pour un secteur confronté à la pénurie de main-d'œuvre et à des impératifs de sécurité, ce positionnement pragmatique, télé-opération plutôt que pari total sur l'autonomie via des modèles VLA, peut séduire des industriels prudents face aux promesses encore incertaines des humanoïdes pleinement autonomes. L'annonce de "milliers d'unités" d'ici 2027 reste toutefois à relativiser: avec seulement huit prototypes en test à ce stade, l'écart entre l'ambition commerciale affichée et la réalité de la production industrielle demeure important. Le MH3 s'appuie sur plusieurs technologies propriétaires développées en interne, dont le Hadron Vision System, un système de vision stéréo embarqué basé sur des processeurs NVIDIA Jetson, et la plateforme de mobilité AMP à roues Mecanum, capable de mouvements holonomes et de charges dépassant 300 kilogrammes. Mirsee a également collaboré avec l'université de Stanford sur des robots chirurgicaux compatibles IRM, entièrement fabriqués en plastique. Sur un marché où la concurrence s'intensifie, avec notamment l'Isaac 1 de l'américain Weave Robotics visant les tâches domestiques, Mirsee mise sur une intégration verticale poussée et un usage industriel ciblé pour se différencier avant d'atteindre l'échelle commerciale annoncée.

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Top 10 des avancées en robotique de juin 2026
41The Robot Report 

Top 10 des avancées en robotique de juin 2026

Traduction et résumé rédigés. Le Robot Report a publié son classement des dix actualités robotiques les plus lues de juin 2026, dominé par les levées de fonds et les déploiements de robots humanoïdes. En tête, Collaborative Robotics a dévoilé la deuxième génération de son robot mobile Proxie, avec une capacité de charge augmentée, des batteries à échange autonome et une option de manipulation à deux bras, visant la santé, la logistique et l'industrie. General Intuition a levé 320 millions de dollars en série A pour entraîner des modèles d'IA à partir de données de jeux vidéo plutôt que de téléopération classique. BMW a annoncé le déploiement du Figure 03 de Figure AI sur son site de Spartanburg, en Caroline du Sud, après une première phase avec le Figure 02. NEURA Robotics, fabricant allemand de "robots cognitifs", vise une série C pouvant atteindre 1,4 milliard de dollars sous conditions d'investisseurs non précisées. Agility Robotics a annoncé une fusion avec la SPAC Churchill Capital Corp. XI pour entrer en bourse. Standard Bots a bouclé une série C de 200 millions de dollars, valorisant l'entreprise à 1 milliard de dollars, pour étendre sa production à New York. AGIBOT a franchi la barre des 15 000 robots produits. RealSense a présenté sa caméra de profondeur D585 Pro à Automate, et NVIDIA a dévoilé de nouveaux outils open source pour l'IA physique lors du GTC Taipei et de Computex. Ce palmarès illustre surtout l'accélération du passage des humanoïdes de la démonstration vers le déploiement industriel réel, et l'appétit toujours vif des investisseurs pour l'IA physique. Le cas BMW est révélateur: reconduire un déploiement avec une génération suivante après une phase pilote réussie suggère un début de preuve de valeur opérationnelle, plutôt qu'un simple coup de communication, même si l'ampleur exacte du déploiement (nombre d'unités, tâches réalisées) reste à préciser par les sources primaires. La marche vers les marchés publics via SPAC pour Agility, tout comme les tours de financement de Standard Bots et NEURA, confirment que les investisseurs traitent désormais la robotique humanoïde comme un secteur de commercialisation, pas seulement de recherche. L'approche de General Intuition, qui parie sur les données de jeux vidéo pour entraîner la perception et l'action des robots, illustre aussi une diversification des stratégies d'entraînement face aux limites connues du sim-to-real et de la téléopération à grande échelle. Cette accumulation d'annonces s'inscrit dans la continuité des trajectoires déjà engagées: Figure AI construit sur son historique avec BMW depuis le Figure 02, AGIBOT poursuit sa montée en cadence de production en Chine, et NEURA Robotics, basée en Allemagne, cherche à s'imposer comme l'un des rares acteurs européens de poids face aux groupes américains et chinois. Agility, de son côté, mise sur son statut de pionnier américain coté en bourse avec des déploiements commerciaux actifs pour se différencier. Le Robot Report ouvre par ailleurs les propositions de sessions pour son événement RoboBusiness 2026, signe que ces tendances de financement et de déploiement devraient continuer d'alimenter les débats du secteur dans les mois à venir.

UENEURA Robotics, fabricant allemand de robots cognitifs, vise une levée pouvant atteindre 1,4 milliard de dollars pour s'imposer comme l'un des rares acteurs européens de poids face aux groupes américains et chinois.

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Apptronik dévoile Apollo 2 et une nouvelle installation phare de collecte de données et d'entraînement
42Robotics Business Review 

Apptronik dévoile Apollo 2 et une nouvelle installation phare de collecte de données et d'entraînement

Apptronik a dévoile hier Apollo 2, la nouvelle version de son robot humanoïde, en même temps que l'ouverture de Robot Park, son centre phare de collecte de données et d'entrainement a Austin, au Texas. Apollo 2 se décline en deux configurations modulaires: une version bipède pour se déplacer dans des espaces conçus pour des humains, et une version a base roulante offrant stabilité et efficacité dans des environnements a fort débit. La base roulante a été conçue pour respecter les normes de sécurité existantes des robots mobiles industriels, ce qui facilite son intégration dans des opérations clients déjà en place. Dans le cadre de son partenariat de recherche avec Google DeepMind, les données collectées par Apollo 2 alimentent aussi Gemini Robotics, les modèles de fondation pour la robotique de DeepMind. Apptronik affirme qu'Apollo repose sur près d'une décennie de développement et quinze robots précédents, dont Valkyrie de la NASA. Issue du Human Centered Robotics Lab de l'Universite du Texas a Austin, l'entreprise compte environ 300 employés et a levé 520 millions de dollars plus tôt cette année, portant son capital total a près d'un milliard de dollars. Cette annonce illustre un repositionnement plus large de l'industrie humanoïde: passer de la démonstration ponctuelle a l'exploitation réelle et répétée sur le terrain. Jeff Cardenas, cofondateur et PDG d'Apptronik, résume l'ambition en opposant explicitement les années de démos spectaculaires a un objectif de fiabilité quotidienne au travail, une façon de reconnaitre implicitement l'écart persistant entre les vidéos promotionnelles du secteur et les déploiements effectifs. La logique mise en avant, une boucle d'apprentissage continue ou le robot travaille, collecte des données et s'améliore a chaque cycle, correspond a un pari répandu chez les acteurs de la robotique généraliste (dans la lignée de Pi-0 ou GR00T N2): la mise a l'échelle des données réelles, plutôt que la seule simulation, serait la voie vers des modèles VLA véritablement robustes. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, le choix d'une architecture modulaire bipède/roulante répond a une demande concrète: pouvoir déployer une même intelligence robotique sous une forme déjà conforme aux normes de sécurité existantes, sans attendre la maturation complète de la locomotion bipède. Le contexte de cette annonce s'inscrit dans une accumulation de Robot Parks chez des clients et partenaires dans le monde, Austin devenant le site vitrine du dispositif. Apollo 2 sert depuis plus d'un an de cheval de bataille pour cette collecte de données, et Apptronik présente explicitement tout ce qui en est tire comme la base du développement d'Apollo 3, son futur produit commercial. Barry Phillips, directeur commercial d'Apptronik, insiste sur le fait que la conception modulaire répond a une demande client pour une automatisation adaptable, un positionnement qui distingue Apptronik d'acteurs concentres sur une seule morphologie, comme Figure avec son humanoïde bipède pur ou Boston Dynamics avec Atlas. Face a des concurrents comme Tesla (Optimus), Figure ou Agility Robotics, Apptronik mise sur ce continuum recherche-collecte-produit avec Google DeepMind comme axe de différenciation, sans toutefois préciser de calendrier ferme pour des pilotes clients élargis ni pour la disponibilité commerciale d'Apollo 3.

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UBTECH dévoile U1, son robot humanoïde grand public, avec déjà 11 000 commandes avant les premières livraisons
43TechNode 

UBTECH dévoile U1, son robot humanoïde grand public, avec déjà 11 000 commandes avant les premières livraisons

UBTECH a dévoilé mardi à Shenzhen son premier robot humanoïde grand public, le U1 Series, sous une toute nouvelle marque destinée aux particuliers baptisée UWorld. Plus de 50 déclinaisons de gabarits ont été présentées, avec des tailles allant de 1,60 à 1,85 mètre. Selon Zhou Jian, fondateur de UBTECH, plus de 11 000 commandes ont été enregistrées sur l'ensemble des canaux de vente depuis l'ouverture des précommandes sur JD.com le 2 juin. Le U1 embarque 88 articulations à haut degré de liberté et un modèle d'IA émotionnelle censé soutenir une interaction prolongée avec l'utilisateur. UBTECH précise que les données d'interaction sont chiffrées et stockées localement par défaut, sans envoi obligatoire vers le cloud. La gamme se décline en trois versions, Lite, Pro et Ultra, facturées entre 119 800 et 990 000 yuans (17 600 à 145 000 dollars). Les premières livraisons sont annoncées pour le 16 septembre. Cette annonce marque un tournant pour UBTECH, qui bascule d'un positionnement industriel et commercial vers le marché domestique, un segment jusque-là resté largement théorique pour l'ensemble du secteur des humanoïdes. Le chiffre de 11 000 commandes doit toutefois être relativisé: il s'agit de précommandes, pas de ventes fermes, et rien n'indique le taux de conversion réel ni les modalités d'acompte. L'échelonnement des prix, du grand public jusqu'au segment premium, illustre une stratégie de segmentation inédite pour un humanoïde domestique, et l'accent mis sur le traitement local des données répond directement aux craintes de confidentialité qui freinent l'adoption de robots compagnons connectés dans les foyers. UBTECH, coté à la Bourse de Hong Kong, s'est fait connaître avec sa gamme Walker, déployée dans des usines comme celles de NIO ou Zeekr. Le lancement d'UWorld s'inscrit dans une course chinoise au robot domestique où se positionnent aussi Unitree, Xiaomi ou Fourier Intelligence, tandis qu'à l'international Tesla (Optimus), Figure et 1X visent également le foyer. La prochaine échéance à surveiller sera la capacité réelle d'UBTECH à honorer ses livraisons dès le 16 septembre.

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Un robot humanoïde actif 24h/24 permet à quiconque de lui parler en ligne
44Interesting Engineering 

Un robot humanoïde actif 24h/24 permet à quiconque de lui parler en ligne

Richtech Robotics, société basée au Nevada, a lancé un dispositif de livestream interactif fonctionnant 24h/24 et 7j/7 autour de son robot humanoïde ADAM, permettant à tout utilisateur connecté dans le monde de lui adresser des questions en temps réel et d'observer ses réponses. Développé sur la plateforme NVIDIA Isaac et équipé du module de calcul embarqué NVIDIA Jetson Thor, ADAM exécute localement les tâches de perception, de raisonnement et de planification sans dépendre d'une infrastructure cloud externe. La même semaine, Richtech confirmait l'acquisition fin mai d'un entrepôt de 79 325 m² à Las Vegas pour environ 21,2 millions de dollars, destiné à héberger des serveurs GPU, à collecter des données issues de ses déploiements commerciaux et à entraîner son modèle propriétaire baptisé World Action Model. Le démarrage des premières opérations de data center est prévu pour l'automne 2026. Ce double mouvement, diffusion publique et infrastructure d'entraînement, illustre une logique de flywheel de données que plusieurs acteurs du secteur humanoïde cherchent à mettre en place : chaque interaction utilisateur alimente directement les futurs cycles d'entraînement du modèle, réduisant la dépendance aux données simulées. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, c'est un signal que la frontière entre démo marketing et collecte de données opérationnelles s'efface progressivement. Cela dit, le format "robot influencer" revendiqué par Richtech reste une annonce positionnelle : aucune métrique sur la qualité des échanges, le taux d'engagement ou la robustesse conversationnelle n'a été publiée, et le livestream lui-même est davantage un outil de visibilité qu'une validation de performance industrielle. Richtech Robotics a construit sa réputation sur des robots de service commerciaux, notamment des systèmes capables de préparer cocktails et boissons, de livrer des repas ou de nettoyer des espaces hôteliers, secteurs où ADAM a déjà été déployé en conditions réelles. La société élargit désormais son positionnement avec Dex, un humanoïde industriel mobile également construit sur l'écosystème NVIDIA. Dans une course aux humanoïdes dominée par Figure (Figure 03 en déploiement chez BMW), Tesla (Optimus Gen 3), Physical Intelligence (Pi-0), Apptronik ou Agility Robotics (Digit chez Amazon), Richtech occupe un segment intermédiaire, entre robot de service éprouvé et plateforme d'IA incarnée en construction. La prochaine étape crédible sera de montrer si l'infrastructure de Las Vegas produit effectivement des améliorations mesurables sur les modèles déployés, et non simplement une présence médiatique accrue.

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BMW Group déploie le robot humanoïde Figure 03 après les tests de la version précédente
45Robotics Business Review 

BMW Group déploie le robot humanoïde Figure 03 après les tests de la version précédente

BMW Group a annoncé le déploiement de Figure 03, le dernier robot humanoïde de Figure AI, dans son usine de Spartanburg, en Caroline du Sud. Ce déploiement fait suite à un pilote de onze mois avec le modèle précédent, Figure 02, qui a participé à la production de plus de 30 000 véhicules BMW X3 en 2025. Dans cet atelier de carrosserie, Figure 02 insérait des pièces en tôle pour le processus de soudage, une tâche à la fois cadencée et physiquement contraignante. Figure 03 se voit confier une nouvelle mission en logistique : trier des composants arrivant en vrac dans de grands conteneurs, les placer dans des chariots de séquençage, puis les acheminer vers des points de collecte pour une livraison en flux tiré ("just in sequence") aux opérateurs d'assemblage. Le nouveau modèle introduit plusieurs évolutions techniques : mains dotées de capteurs tactiles et de caméras palmaires pour plus de précision, recharge sans fil pour une meilleure disponibilité opérationnelle, composants souples pour la sécurité de coopération homme-robot, et un module audio de communication vocale bidirectionnelle. L'annonce valide un argument central du débat sur les humanoïdes industriels : le passage du laboratoire à la production réelle est possible. Onze mois de fonctionnement en atelier de carrosserie constituent une référence concrète dans un secteur dominé jusqu'ici par des démonstrations contrôlées. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, le cas BMW-Figure AI déplace la question de "est-ce que ça marche ?" vers "à quelle cadence et à quel coût peut-on scaler ?". L'usage logistique de séquençage choisi pour Figure 03 est particulièrement significatif : il est répétitif, non structuré (flux de pièces non triées) et à fort impact sur la fluidité de la chaîne d'assemblage. C'est exactement le type de tâche où les robots sur AGV classiques atteignent leurs limites. Cependant, ni BMW ni Figure AI n'ont communiqué de chiffres sur la cadence horaire, le taux d'erreur ou le coût opérationnel, ce qui rend difficile toute comparaison rigoureuse avec des solutions d'automatisation alternatives. Figure AI, fondée par Brett Adcock et basée à San José en Californie, avait initié son partenariat avec BMW comme premier déploiement industriel public à grande échelle, face à des concurrents comme Tesla (Optimus), Boston Dynamics (Atlas), Agility Robotics (Digit) ou encore Physical Intelligence avec son modèle de politique Pi-0. BMW, de son côté, diversifie ses expérimentations robotiques : l'entreprise teste également AEON, le robot humanoïde à roues d'Hexagon AB, dans son usine de Leipzig depuis décembre 2025, avec un déploiement pilote prévu à partir de l'été 2026. Spartanburg reste le site de référence pour la fabrication série, tandis que Leipzig sert de terrain d'essai pour des architectures de mobilité alternatives. Les prochaines étapes pour Figure 03 concerneront la scalabilité du cas d'usage logistique et son extension potentielle à d'autres halls de production BMW en Europe ou en Amérique du Nord.

UELe déploiement à Spartanburg valide un modèle industriel que BMW pourrait répliquer dans ses usines européennes, notamment à Leipzig où le groupe expérimente déjà le robot AEON d'Hexagon AB (suédois), accélérant potentiellement l'adoption des humanoïdes dans l'automobile européenne.

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Au programme de la #RoboCup2026
46Robohub 

Au programme de la #RoboCup2026

La RoboCup 2026 se tiendra à Incheon, en Corée du Sud, du 2 au 6 juillet. L'édition marque une évolution notable du format de compétition : les ligues de football adoptent désormais les robots humanoïdes comme axe principal, une décision structurante dans un contexte d'essor commercial du bipède. Les équipes concourront dans plusieurs divisions : RoboCupSoccer (Humanoid, Middle Size, Small Size et Simulation), RoboCupRescue (Robot et Simulation), RoboCup@Home, Industrial et RoboCupJunior (Soccer, Onstage et Rescue). Un atelier spécifique, le WEROB, est réservé à la robotique éducative, ciblant étudiants, mentors et formateurs. Le symposium du 6 juillet accueillera deux conférences plénières : Hyun Myung interviendra sur l'intelligence spatiale pour la navigation autonome en environnement non structuré, et Gentiane Venture, chercheuse française en poste au Japon, traitera de la question de doter les robots d'une capacité à comprendre et à s'inscrire dans un contexte humain. Ce pivot vers les humanoïdes dans les ligues football ne relève pas du symbolique. Il intervient alors que le marché des robots humanoïdes s'emballe, avec Figure AI, Tesla (Optimus Gen 3), Boston Dynamics (Atlas) et Agility Robotics positionnés sur les mêmes métriques de locomotion bipède, de manipulation et d'adaptation à l'environnement réel. La RoboCup, en tant que banc de test académique et compétitif normalisé, devient un outil pertinent pour mesurer l'écart réel entre systèmes de recherche et plateformes commerciales. Le choix de focaliser les ligues football sur l'humanoïde signale que la locomotion bipède robuste est jugée suffisamment mature pour être testée dans des conditions structurées et exigeantes, au-delà des démonstrations contrôlées en laboratoire. Fondée en 1997 à l'initiative de chercheurs japonais, la RoboCup vise à aligner, d'ici 2050, une équipe de robots autonomes capable de battre les champions du monde FIFA en conditions réelles. Depuis ses premières éditions à Nagoya et Paris, la compétition a accompagné chaque génération de ruptures en robotique : navigation réactive, vision profonde, apprentissage par renforcement, puis architectures VLA. La tenue de l'édition 2026 en Corée du Sud n'est pas neutre : le pays abrite Rainbow Robotics (acquis par Samsung début 2024), Hyundai Robotics et plusieurs laboratoires académiques actifs sur l'humanoïde. L'annonce officielle reste à ce stade une communication événementielle, sans détail technique sur les règles révisées des nouvelles ligues humanoïdes ni sur les critères d'évaluation retenus pour cette transition.

UEGentiane Venture, chercheuse française basée au Japon, intervient en plenière sur la cognition contextuelle des robots, seul lien direct avec la France dans un événement sud-coréen sans retombée opérationnelle immédiate pour l'écosystème robotique français ou européen.

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SceneBot : suivi corps entier d'humanoïde généraliste guidé par contacts avec l'environnement
47arXiv cs.RO 

SceneBot : suivi corps entier d'humanoïde généraliste guidé par contacts avec l'environnement

SceneBot est un cadre de contrôle pour robots humanoïdes déposé le 29 juin 2026 sur arXiv (référence 2606.27581), dont le code et les données seront entièrement publiés en open source. Le système entraîne une politique unique de reinforcement learning sur 7,5 heures de données de mouvement annotées en contacts, reconstituées depuis la motion capture humaine. SceneBot conditionne cette politique à la fois sur des mouvements de référence et sur des étiquettes de contact par segment corporel (per-link contact labels), définissant explicitement les interactions physiques attendues avec l'environnement. Le résultat est un agent humanoïde capable d'enchaîner locomotion en espace libre, franchissement de terrain irrégulier et manipulation corps entier, illustré par une tâche de référence : porter une boîte en montant un escalier. Ce que SceneBot résout est un verrou technique bien documenté : les politiques RL de locomotion humanoïde fonctionnent bien en espace libre mais échouent dès qu'un contact physique avec un objet ou une surface irrégulière est requis, car le tracking cinématique pur ne peut pas résoudre les ambiguïtés physiques de ces situations. En introduisant le "contact conditioning" comme interface de contrôle, les chercheurs montrent que 7,5 heures de données suffisent à généraliser à des mouvements et environnements non vus à l'entraînement. Pour les intégrateurs B2B et les décideurs industriels, cela suggère qu'une politique unifiée peut couvrir navigation et manipulation sans modules spécialisés distincts, et constitue une réponse partielle au "demo-to-reality gap" qui fragilise la crédibilité des annonces humanoïdes depuis plusieurs années. La contribution technique centrale est une méthode appelée "hindsight scene reconstruction" : à partir de mouvements humains retargeted, les auteurs reconstruisent après coup les graphes d'interaction avec la scène pour inférer les contacts, évitant l'annotation manuelle qui freine habituellement la constitution de tels datasets. Ce positionnement académique a des implications directes pour les développeurs de plateformes humanoïdes confrontés au même obstacle, notamment Figure AI, Agility Robotics, Unitree et Apptronik. Aucun déploiement industriel n'est annoncé à ce stade : SceneBot est une publication de recherche dont les résultats n'ont pas encore été validés sur hardware en conditions réelles, et les métriques présentées s'appuient sur des simulations et des démonstrations sélectionnées.

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AGIBOT produit son 15 000e robot, marquant un cap dans le déploiement de l'IA incarnée
48Robotics Business Review 

AGIBOT produit son 15 000e robot, marquant un cap dans le déploiement de l'IA incarnée

AGIBOT, fondée à Shanghai en 2023, a annoncé la sortie de son 15 000e robot de sa ligne de production, un jalon qui coïncide avec la publication de données de cadence inédites pour le secteur. La trajectoire de montée en volume est frappante : il a fallu environ un an pour passer de 1 000 à 5 000 unités, puis seulement trois mois supplémentaires pour atteindre 10 000, soit une accélération de production de plus de quatre fois par rapport à la phase précédente. L'unité symbolique numéro 15 000 est un AGIBOT G2, manipulateur mobile sur roues doté d'un torse et de deux bras humanoïdes, conçu pour les tâches industrielles. Le G2 est actuellement déployé sur les lignes de production de tablettes du fabricant Longcheer, où il effectue des contrôles qualité en rythme avec les cadences d'usine. Fin juin, AGIBOT a conclu environ 100 heures cumulées de diffusion en direct de ces opérations, avec le robot travaillant en continu aux côtés d'opérateurs humains. Ces chiffres modifient l'étalon de référence dans la course aux humanoïdes industriels. Selon le cabinet d'études Omdia, AGIBOT a terminé 2025 en tête mondiale des expéditions de robots humanoïdes, avec 5 168 unités livrées et 39 % de part de marché mondiale. À titre de comparaison, les concurrents les plus médiatisés, Agility Robotics (Amazon), Boston Dynamics, Figure AI et Humanoid, en sont encore principalement aux phases de pilote ou de trials commerciaux limités. Ce que la progression de cadence d'AGIBOT démontre, c'est que le véritable défi post-démonstration n'est pas le robot lui-même mais l'ensemble de la chaîne : supply chain, processus de fabrication reproductibles, intégration logiciel-matériel, et capacité de déploiement terrain à grande échelle. La différence entre un démonstrateur convaincant et 15 000 unités livrées en milieu réel reste considérable, et AGIBOT semble avoir investi autant dans cet outillage industriel que dans la performance du robot. AGIBOT a été fondée il y a à peine trois ans avec l'ambition de produire un modèle de fondation pour l'IA incarnée, articulé autour d'une architecture propriétaire baptisée "Three Intelligences in One" qui unifie la locomotion, l'interaction et la manipulation dans un système commun. Son portefeuille couvre aujourd'hui les robots humanoïdes, les quadrupèdes, les systèmes de dextérité avancée et les solutions de nettoyage commercial. Le positionnement concurrentiel est clair : quand Figure AI annonce des partenariats avec BMW et que Agility teste ses Digit chez Amazon, AGIBOT mise sur le volume livré comme argument commercial principal. La prochaine étape crédible à surveiller sera la cadence de renouvellement de contrats industriels, et non les seules annonces de production, pour valider que ces robots restent réellement en service, et pas simplement expédiés.

UELe leadership d'AGIBOT en volume de production humanoïde (39 % de part de marché mondial selon Omdia) redéfinit l'étalon de référence industriel et expose les intégrateurs et fabricants européens à une concurrence chinoise déjà opérationnelle à l'échelle industrielle, accentuant le retard des acteurs UE sur la chaîne de production robotique.

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Vidéo du vendredi : donnez un coup de main aux robots
49IEEE Spectrum Robotics 

Vidéo du vendredi : donnez un coup de main aux robots

La sélection vidéo hebdomadaire d'IEEE Spectrum du 28 juin 2026 regroupe une douzaine de démonstrations robotiques. Agility Robotics y présente son humanoïde Digit naviguant autour d'obstacles au sol : le robot détecte un objet en mouvement, recalcule le placement de chaque pied et maintient sa progression sans perdre l'équilibre, reproduisant les conditions réelles d'un entrepôt. Unitree commercialise son R1 à 4 900 dollars américains, niveau de prix jugé impressionnant pour ses capacités, mais dont le retour sur investissement concret reste à démontrer. Tangent Robotics dévoile une main robotique désincarnée capable de ramper sur une table, tandis que le MIT CSAIL présente "SoftMimic", une approche développée par Pulkit Agrawal, directeur de l'Improbable AI Lab, pour sécuriser les interactions robot-humain. DEEP Robotics montre un robot de lutte contre l'incendie aux comportements particulièrement offensifs. Le DARPA Lift Challenge sera ouvert au public du 6 au 9 août 2026 au National Museum of the US Air Force à Dayton, Ohio. La démonstration de Digit est notable car elle illustre une navigation réactive hors laboratoire : planifier dynamiquement le placement des pas sans interrompre le déplacement est l'un des défis bipèdes les plus difficiles à résoudre en conditions réelles, et la distance entre une démo filmée en couloir stérile et un robot opérationnel sur un vrai sol d'entrepôt reste souvent sous-estimée. Sur le front tarifaire, le R1 à 4 900 dollars abaisse le seuil d'accès à la robotique humanoïde, mais l'absence de cas d'usage validé et de software stack éprouvé laisse ouverte la question du ROI pour les intégrateurs. L'approche SoftMimic répond quant à elle à un besoin identifié par les industriels : les cellules collaboratives exigent des comportements sécurisés au contact humain, pas seulement des cages de sécurité périphériques. Agility Robotics, soutenu par Amazon depuis 2023, est l'un des rares humanoïdes à avoir atteint un déploiement industriel réel, aux côtés du Stretch de Boston Dynamics. Unitree, fabricant chinois connu pour ses quadrupèdes (Go1, Go2, B2) avant de pivoter vers les humanoïdes (H1, G1), applique au R1 la même stratégie de prix agressif qui lui a permis de dominer le marché low-cost des robots à pattes. Rodney Brooks, co-fondateur d'iRobot et inventeur du Roomba, aujourd'hui CTO de Robust.AI, revient dans une interview Forbes sur l'histoire de l'aspirateur autonome et les perspectives de la robotique collaborative industrielle. Harvard SEAS explore par ailleurs l'utilisation de robots guidés par IA pour décoder le comportement et potentiellement le langage des baleines, projet atypique illustrant l'extension du machine learning vers la biologie comportementale. Côté agenda sectoriel, les prochaines échéances incluent RSS 2026 (13-17 juillet, Sydney), Actuate 2026 (18-19 août, San Francisco) et IROS 2026 (27 septembre-1er octobre, Pittsburgh).

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BMW intègre le robot humanoïde Figure 03 dans son usine intelligente aux États-Unis pour la logistique avancée
50Interesting Engineering 

BMW intègre le robot humanoïde Figure 03 dans son usine intelligente aux États-Unis pour la logistique avancée

BMW a déployé le robot humanoïde Figure 03 de Figure AI dans son usine de Spartanburg, en Caroline du Sud, pour automatiser des tâches de séquençage logistique complexes. Ce déploiement fait suite à un pilote de onze mois avec le Figure 02, qui avait contribué à la production de plus de 30 000 BMW X3 en insérant des composants en tôle dans des gabarits de soudure avec haute précision et cadence soutenue. Le Figure 03 prend en charge l'organisation de composants non triés dans des chariots de séquençage avant leur acheminement vers les postes d'assemblage par des systèmes de transport autonomes, selon un mode de fabrication "just-in-sequence" garantissant que les opérateurs reçoivent les bons composants au bon moment. La nouvelle génération introduit plusieurs améliorations matérielles : revêtement extérieur souple pour la sécurité en milieu partagé, charge sans fil pour maximiser le temps de fonctionnement, communication vocale bidirectionnelle, et mains repensées équipées de capteurs tactiles et de caméras palmaires intégrées. En parallèle, BMW expérimente depuis mars 2026 le robot humanoïde AEON de Hexagon dans son usine de Leipzig pour l'assemblage de batteries haute tension et de composants de carrosserie. Le passage du Figure 02 au Figure 03, et surtout l'extension du périmètre d'application de la carrosserie vers la logistique, représente un signal sectoriel significatif : les robots humanoïdes ne sont plus cantonnés aux tâches de soudure répétitives à faible variabilité, mais commencent à opérer dans des environnements moins structurés, où la dextérité fine et la reconnaissance d'objets variés sont requises. Les capteurs tactiles et caméras palmaires du Figure 03 sont directement conçus pour réduire ce gap de manipulation. La durée du déploiement initial, onze mois sous conditions de production réelles avec une contribution mesurable à la sortie de 30 000 véhicules, constitue une donnée plus robuste que les démonstrations en laboratoire qui dominent encore les annonces du secteur. Cela dit, BMW ne communique pas de métriques de cadence ni de taux de disponibilité comparés aux postes humains, ce qui rend l'évaluation économique difficile depuis l'extérieur. BMW positionne explicitement Spartanburg comme son principal site de développement pour l'intégration de la robotique humanoïde, dans le cadre d'une stratégie dite "Physical AI" qui vise à compléter l'automatisation classique plutôt qu'à la remplacer. Figure AI, fondée par Brett Adcock, concurrence sur ce segment Tesla (Optimus), Boston Dynamics (Atlas), Agility Robotics (Digit) et 1X Technologies. L'extension à Leipzig avec AEON de Hexagon, un acteur moins médiatisé que ses concurrents américains, suggère que BMW maintient une stratégie multi-fournisseurs plutôt que de s'engager en exclusivité avec un seul partenaire robotique. Les prochaines étapes annoncées incluent l'évaluation de la polyvalence d'AEON sur plusieurs processus de fabrication à Leipzig, notamment en production de modules énergétiques et d'éléments de carrosserie extérieure, sans calendrier précis communiqué pour un déploiement à grande échelle.

UELe déploiement à Spartanburg sert de banc d'essai pour les usines BMW en Europe, notamment à Leipzig où l'AEON de Hexagon est en test depuis mars 2026, signalant une accélération potentielle de l'intégration humanoïde dans la supply chain automobile européenne.

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