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Eno, le robot humanoïde qui vise à devenir la machine polyvalente de chaque entreprise
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Eno, le robot humanoïde qui vise à devenir la machine polyvalente de chaque entreprise

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Eno, le robot humanoïde qui vise à devenir la machine polyvalente de chaque entreprise
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Genesis AI a présenté Eno, son premier robot à usage général, en juin 2026. La machine abandonne la forme humanoïde bipède au profit d'une base à roues surmontée d'une colonne télescopique ajustable en hauteur, capable de se replier en configuration compacte lors des phases d'inactivité. Ses mains robotiques reproduisent la morphologie et la fonction de mains humaines, afin de permettre l'utilisation d'outils standards dans des espaces déjà conçus pour des opérateurs humains. Son système de contrôle est GENE, le modèle de fondation robotique développé en interne, présenté comme capable de gérer la planification de tâches longues, l'adaptation au contexte et la mémorisation entre opérations. Un écran embarqué optionnel affiche en temps réel le raisonnement et les intentions du robot. Les premiers déploiements clients sont annoncés avant fin 2026, en fabrication, logistique et laboratoires, avec une extension ultérieure à l'hôtellerie, à la santé puis au grand public. Genesis AI a levé 105 millions de dollars en financement de démarrage, avec Eric Schmidt, ancien PDG de Google, parmi ses investisseurs déclarés.

Le choix d'une base roulante plutôt que bipède représente un compromis délibéré : on sacrifie la polyvalence locomotrice pour la fiabilité mécanique dans des environnements industriels à sols plats et structurés, là où l'essentiel des déploiements initiaux est ciblé. Les mains humanoïdes répondent à un problème de compatibilité concret, puisque les postes de travail et les outils industriels sont dimensionnés pour des mains humaines. Sur le plan logiciel, GENE s'inscrit dans la catégorie des VLA (Vision-Language-Action models) avec l'ambition de piloter des tâches longues en autonomie, ce que le secteur cherche précisément à démontrer à grande échelle depuis deux ans avec des résultats encore inégaux. L'affichage du raisonnement en temps réel est une réponse directe aux exigences d'acceptabilité et de sécurité en environnement mixte humain-robot. Il faut cependant souligner qu'aucun chiffre de performance validé indépendamment n'accompagne l'annonce : payload, temps de cycle et taux de fiabilité sur lignes réelles restent inconnus. Eno est à ce stade une annonce, pas un produit en production.

Genesis AI entre dans une course déjà bien engagée. Figure AI déploie ses robots Figure 02 sur les lignes de montage de BMW en Caroline du Nord ; Tesla vise la production de masse d'Optimus pour 2026 ; Agility Robotics teste Digit dans les entrepôts d'Amazon ; Physical Intelligence développe Pi-0 comme modèle de fondation généraliste ; NVIDIA fournit GR00T N2 et l'infrastructure de simulation Isaac Lab à l'ensemble de l'écosystème. Genesis AI se positionne avec une approche de co-conception : hardware, software et IA développés ensemble depuis l'origine plutôt qu'intégrés séquentiellement, argument central du discours de Zhou Xian, co-fondateur et PDG. Avec 105 millions de dollars de seed et un investisseur aussi visible qu'Eric Schmidt, la société dispose des ressources pour tenir ses délais. Les déploiements pilotes annoncés avant fin 2026 constitueront le premier test réel de cette promesse d'intégration systémique.

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La startup qui veut mettre un humanoïde dans chaque usine et peut-être dans chaque maison
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Figure AI a bouclé en septembre 2025 une Série C supérieure à un milliard de dollars, portant sa valorisation à 39 milliards de dollars, soit davantage que tout autre fabricant de robots humanoïdes au monde et davantage que plusieurs constructeurs automobiles cotés en bourse. Fondée en 2022 par Brett Adcock, entrepreneur serial issu des secteurs de l'emploi tech (Vettery, cédée à Adecco) et de l'aviation électrique (Archer Aviation), la startup a franchi trois générations de robots en moins de quatre ans. Figure 01, prototype de 1,67 mètre pour 60 kg présenté fin 2022, a servi à lever une Série B de 675 millions de dollars en 2024 (valorisation 2,6 milliards) auprès de Microsoft, NVIDIA, l'OpenAI Startup Fund, Jeff Bezos via Bezos Expeditions, Intel Capital et ARK Invest. Figure 02 a été déployé en conditions réelles à l'usine BMW de Spartanburg, Caroline du Sud, où il a accumulé plus de 1 250 heures de fonctionnement sur des postes de dix heures, cinq jours par semaine, chargeant des pièces en tôle sur des gabarits de soudure, soit plus de 90 000 pièces et une contribution annoncée à la production de quelque 30 000 BMW X3. Figure 03, lancé en octobre 2025, cible simultanément l'industrie et le résidentiel, avec 44 degrés de liberté, un revêtement souple pour la sécurité au contact humain, une recharge sans fil et une interface audio repensée. Une nouvelle levée est anticipée pour 2026-2027. Le chiffre de 30 000 véhicules est l'élément central à retenir, parce qu'il est difficile à fabriquer de toutes pièces. Les démos de laboratoire sont monnaie courante dans la robotique humanoïde ; onze mois de production réelle sur une ligne BMW, avec des métriques de rendement vérifiables par l'OEM, c'est une autre catégorie de preuve. Pour un intégrateur ou un directeur industriel, cela démontre que le fossé simulation-réel est franchissable sur des tâches de manutention répétitive et que le déploiement n'exige pas de réaménager les lignes existantes, argument décisif pour les sites legacy. L'entrée au capital de Brookfield Asset Management et Macquarie Capital, deux gestionnaires d'actifs alternatifs qui traitent l'infrastructure comme une classe d'actifs, signale que Figure AI est désormais lue comme un opérateur d'infrastructure productive, pas comme un pari de recherche, ce qui a une incidence directe sur les conditions de financement de ses clients industriels. Figure AI s'inscrit dans une course à la commercialisation qui oppose désormais au moins cinq acteurs significatifs : Tesla avec Optimus Gen 3, en déploiement annoncé dans ses propres usines ; Agility Robotics, dont le robot Digit est déjà opérationnel dans des entrepôts Amazon ; Apptronik et son Apollo, en pilote chez Mercedes-Benz ; Physical Intelligence avec son modèle de contrôle Pi-0, orienté software-first ; et Boston Dynamics dont l'Atlas électrique commence à apparaître sur des sites industriels réels. En France et en Europe, aucun acteur ne joue encore dans cette catégorie de robots humanoïdes généralistes, bien qu'Enchanted Tools (Miroki, Île-de-France) et Wandercraft (exosquelette) occupent des niches adjacentes. La prochaine étape pour Figure est la montée en volume de Figure 03 sur le marché industriel et, plus spéculativement, l'entrée dans le résidentiel, segment où le chiffre d'affaires unitaire est inférieur mais le marché adressable potentiellement plus large, à condition de résoudre des contraintes de sécurité et de coût que les annonces actuelles n'abordent pas encore frontalement.

UEAucun déploiement européen annoncé, mais la maturité industrielle démontrée par Figure AI chez BMW creuse l'écart compétitif avec les acteurs européens (Enchanted Tools, Wandercraft) qui n'opèrent pas encore dans la catégorie des humanoïdes généralistes en production réelle.

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Vidéo : Helios, robot humanoïde à quatre bras pour les missions en orbite
2Interesting Engineering 

Vidéo : Helios, robot humanoïde à quatre bras pour les missions en orbite

La startup canadienne Orbit Robotics a dévoilé HELIOS, un robot humanoïde à quatre bras conçu pour des missions en orbite basse, dans une vidéo teaser publiée sur YouTube. Le robot présente un châssis noir allégé suspendu dans un banc de test, avec un système mécanique à câbles et poulies tendineux, en rupture nette avec les actionneurs rigides industriels classiques. Les moteurs sont positionnés près des articulations d'épaule afin de réduire la masse en mouvement, tandis que la force est transmise via des câbles et des bobines vers les articulations des bras. L'articulation du coude intègre un joint à contact roulant offrant un mouvement fluide à faible friction, alliant rigidité et compliance. HELIOS ne dispose pas de jambes : Orbit considère la locomotion bipède comme peu pertinente en micropesanteur, où la mobilité repose sur la préhension de surfaces et la stabilisation corporelle. Le robot cible des tâches telles que la gestion de fret, la maintenance répétitive et les opérations de construction orbitale. Les chiffres avancés pour justifier le besoin sont substantiels : les astronautes consacreraient environ 35 % de leur temps à des tâches de maintenance, un cycle de déchargement de fret mobiliserait près de 50 heures d'équipage, et le coût horaire d'un astronaute est estimé à 140 000 dollars. L'architecture à quatre bras d'HELIOS constitue une proposition de conception distincte du courant dominant de la robotique humanoïde terrestre. En ciblant la manipulation multimodale dans un environnement sans gravité, Orbit adresse un segment de niche mais à fort potentiel économique : les stations orbitales commerciales prévues pour cette décennie. L'utilisation d'une transmission par câbles plutôt que d'actionneurs rigides ou hydrauliques est cohérente avec les contraintes spatiales (masse, compliance, robustesse aux vibrations), et rappelle les principes des bras Canadarm ou des robots Astrobee de la NASA, bien que la robotique humanoïde autonome en orbite reste à un stade très expérimental. Il faut souligner que la présentation se limite à un teaser vidéo : aucun test en conditions de micropesanteur réelle n'est documenté à ce stade, et les métriques de performance concrètes (charge utile, degrés de liberté, temps de cycle) ne sont pas encore publiées. Orbit Robotics est une jeune entreprise canadienne en phase précoce ; HELIOS est décrit comme le résultat de deux semestres de développement. En parallèle, la société développe IKARUS, sa première plateforme opérationnelle bimanuelle, construite en deux mois et utilisée comme banc d'essai pour la téléopération, l'apprentissage par imitation et l'itération matérielle rapide. Sur le plan concurrentiel, le segment de la robotique spatiale autonome inclut des acteurs comme Gitai (Japon) ou les programmes ESA dédiés aux robots de service orbital. Aucun calendrier de déploiement ni partenariat avec des agences (NASA, ESA, JAXA) ou des opérateurs de stations commerciales tels qu'Axiom Space ou Vast n'a été annoncé. Les prochaines étapes logiques impliqueraient des essais en flottabilité neutre ou en vol parabolique, avant toute perspective d'intégration sur une infrastructure orbitale réelle.

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Le robot humanoïde Pemba vise le sommet de l'Everest après une ascension historique à 6 191 m
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Le robot humanoïde Pemba vise le sommet de l'Everest après une ascension historique à 6 191 m

Le 5 juin 2026, un robot humanoïde Unitree G1 baptisé Pemba a atteint une altitude de 6 193 mètres (20 312 pieds) sur le mont Chimborazo en Équateur, dans le cadre d'une expédition menée par Geologic Dome et sponsorisée par Eastworlds Labs, l'initiative robotique d'intelligence artificielle de Virtuals Protocol. Le robot pèse 35 kg et se compacte à 690 mm, ce qui a permis à l'équipe de le démonter et de le transporter entre les camps avant de le réassembler à chaque étape. Pour résister aux conditions extrêmes du Chimborazo, températures descendant à -15 °C et rafales atteignant 90 km/h, Pemba a été équipé de vestes thermiques sur mesure, d'enceintes grillagées et de pieds composites. Son système d'autonomie a été entraîné dans NVIDIA Isaac Sim à 1 620 fois la vitesse réelle, avec un taux de transfert sim-to-réel de 85 % sur terrain accidenté déclaré par Eastworlds Labs. Les communications étaient assurées par un réseau maillé propriétaire entre les camps, avec une connexion satellite affichant une latence de 25 ms, sous le seuil de 50 ms requis pour la télé-opération en direct via le logiciel Reflex. Cette mission sur le Chimborazo est présentée comme un test préliminaire avant une expédition planifiée sur l'Everest à l'automne 2026, avec une collaboration documentaire confirmée avec l'équipe de production derrière le documentaire Netflix "14 Peaks: Nothing Is Impossible". Ces résultats, présentés dans un communiqué de presse soigneusement mis en scène, méritent d'être lus avec prudence : le taux de transfert sim-to-réel de 85 % reste un chiffre auto-déclaré, sans peer review ni protocole de test publié. Cela dit, parvenir à faire fonctionner un humanoïde en autonomie partielle à plus de 6 000 mètres d'altitude, dans des conditions de froid et de vent sévères, constitue un test de robustesse matérielle et logicielle non trivial. L'enjeu industriel réel dépasse la performance sportive : il s'agit de valider que des plateformes humanoïdes de taille commerciale (le G1 est vendu autour de 16 000 dollars) peuvent être déployées dans des environnements non structurés et extrêmes, sans infrastructure dédiée. Pour les intégrateurs et les décideurs B2B opérant dans des secteurs comme l'énergie en zone isolée, la surveillance environnementale ou l'intervention d'urgence, c'est une preuve de concept pertinente, même partielle. Geologic Dome est une organisation de conservation qui construit des infrastructures autonomes pour les zones protégées : relais de communication, monitoring écologique par IA, plateformes robotiques indépendantes en énergie. L'expédition Chimborazo s'inscrit dans un programme plus large incluant trois sites d'expérimentation : forêt équatoriale en République démocratique du Congo, forêts de nuages en Équateur et le gradient altitudinal complet de l'Himalaya au Népal. Le Unitree G1 utilisé pour l'Everest sera donné à la communauté sherpa locale, une décision de positionnement symbolique autant que logistique. Aucun concurrent direct n'est explicitement cité dans cette expédition, mais le choix du G1 plutôt que de plateformes comme le Boston Dynamics Spot ou l'Atlas illustre la montée en maturité des humanoïdes bon marché face aux quadrupèdes établis pour les missions de terrain. La prochaine étape attendue est la confirmation de la date et du parcours de l'expédition Everest, ainsi que la publication de données techniques sur les performances autonomes en conditions réelles.

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Un robot humanoïde coréen exécute une danse K-POP virale apprise en regardant des vidéos
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Un robot humanoïde coréen exécute une danse K-POP virale apprise en regardant des vidéos

ROBOTIS, fabricant coréen de composants et plateformes robotiques, a publié début juin 2026 une démonstration de son humanoïde AI Sapiens reproduisant le "CORTIS REDRED Challenge", une chorégraphie K-POP virale, à partir d'une unique vidéo captée sur smartphone. La chaîne de traitement repose sur quatre étapes enchaînées : capture de mouvement vidéo, retargeting cinématique vers la morphologie du robot, entraînement par apprentissage par renforcement en simulation, puis transfert Sim2Real vers le matériel physique. Aucun système de motion capture professionnel (OptiTrack, Vicon) n'a été utilisé. AI Sapiens mesure 1,3 mètre pour 34 kilogrammes, dispose de 23 degrés de liberté assurés par 23 actionneurs DYNAMIXEL-Q quasi-direct-drive (14 QM-060 et 9 QM-080), et embarque un NVIDIA Jetson Orin NX 16 Go offrant jusqu'à 100 TOPS de puissance de calcul. L'alimentation est assurée par une batterie 46,8 V, 9 000 mAh. ROBOTIS prévoit de publier l'intégralité du pipeline en open-source, incluant les fichiers CAD, le code source, les assets de simulation et les tutoriels. Ce qui mérite attention, ce n'est pas la danse en elle-même -- les vidéos de robots qui dansent sont devenues un genre communicationnel à part entière -- mais la suppression du goulot d'étranglement de la collecte de données de mouvement. Jusqu'ici, entraîner un humanoïde sur des mouvements complexes requérait des studios de capture équipés et des techniciens spécialisés, coûts prohibitifs pour les équipes de recherche et les PME industrielles. Substituer cela à une vidéo smartphone abaisse drastiquement la barrière d'entrée pour la production de comportements moteurs variés. La démonstration valide aussi partiellement le pipeline Sim2Real comme suffisamment robuste pour des mouvements dynamiques à corps entier -- un point que beaucoup d'équipes considéraient encore fragile hors de contextes très contraints. Reste que la vidéo présente un mouvement expressif non critique : il faudra des preuves comparables sur des tâches à charge utile ou à contact riche pour juger de la généralisation réelle de la méthode. ROBOTIS est une entreprise coréenne historiquement centrée sur les actionneurs Dynamixel, composants de référence dans la robotique académique mondiale depuis les années 2000. AI Sapiens constitue sa montée en gamme vers les plateformes humanoides complètes, en compétition directe avec des systèmes comme Unitree H1/G1 (Chine), Agility Robotics Digit (USA) ou Sanctuary AI Phoenix (Canada), tous également positionnés sur l'open-source partiel ou la recherche collaborative. Dans le paysage européen, des acteurs comme Enchanted Tools (Mirokaï, France) ou Wandercraft (exosquelette, Paris) restent sur des segments plus spécialisés. La publication open-source annoncée par ROBOTIS est un pari sur l'effet de communauté : si le pipeline se diffuse dans les labos universitaires, ROBOTIS consolide son écosystème Dynamixel comme standard de facto pour la prochaine génération d'humanoides de recherche. Aucune date de release précise n'a été communiquée à ce stade.

UELes laboratoires de recherche européens utilisant des actionneurs Dynamixel (standard académique mondial) pourront potentiellement bénéficier de la publication open-source du pipeline vidéo-vers-mouvement, réduisant le coût d'entrée pour l'entraînement de comportements moteurs complexes sans équipement de capture de mouvement professionnel.

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