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Vidéo : Helios, robot humanoïde à quatre bras pour les missions en orbite
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Vidéo : Helios, robot humanoïde à quatre bras pour les missions en orbite

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Vidéo : Helios, robot humanoïde à quatre bras pour les missions en orbite
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La startup canadienne Orbit Robotics a dévoilé HELIOS, un robot humanoïde à quatre bras conçu pour des missions en orbite basse, dans une vidéo teaser publiée sur YouTube. Le robot présente un châssis noir allégé suspendu dans un banc de test, avec un système mécanique à câbles et poulies tendineux, en rupture nette avec les actionneurs rigides industriels classiques. Les moteurs sont positionnés près des articulations d'épaule afin de réduire la masse en mouvement, tandis que la force est transmise via des câbles et des bobines vers les articulations des bras. L'articulation du coude intègre un joint à contact roulant offrant un mouvement fluide à faible friction, alliant rigidité et compliance. HELIOS ne dispose pas de jambes : Orbit considère la locomotion bipède comme peu pertinente en micropesanteur, où la mobilité repose sur la préhension de surfaces et la stabilisation corporelle. Le robot cible des tâches telles que la gestion de fret, la maintenance répétitive et les opérations de construction orbitale. Les chiffres avancés pour justifier le besoin sont substantiels : les astronautes consacreraient environ 35 % de leur temps à des tâches de maintenance, un cycle de déchargement de fret mobiliserait près de 50 heures d'équipage, et le coût horaire d'un astronaute est estimé à 140 000 dollars.

L'architecture à quatre bras d'HELIOS constitue une proposition de conception distincte du courant dominant de la robotique humanoïde terrestre. En ciblant la manipulation multimodale dans un environnement sans gravité, Orbit adresse un segment de niche mais à fort potentiel économique : les stations orbitales commerciales prévues pour cette décennie. L'utilisation d'une transmission par câbles plutôt que d'actionneurs rigides ou hydrauliques est cohérente avec les contraintes spatiales (masse, compliance, robustesse aux vibrations), et rappelle les principes des bras Canadarm ou des robots Astrobee de la NASA, bien que la robotique humanoïde autonome en orbite reste à un stade très expérimental. Il faut souligner que la présentation se limite à un teaser vidéo : aucun test en conditions de micropesanteur réelle n'est documenté à ce stade, et les métriques de performance concrètes (charge utile, degrés de liberté, temps de cycle) ne sont pas encore publiées.

Orbit Robotics est une jeune entreprise canadienne en phase précoce ; HELIOS est décrit comme le résultat de deux semestres de développement. En parallèle, la société développe IKARUS, sa première plateforme opérationnelle bimanuelle, construite en deux mois et utilisée comme banc d'essai pour la téléopération, l'apprentissage par imitation et l'itération matérielle rapide. Sur le plan concurrentiel, le segment de la robotique spatiale autonome inclut des acteurs comme Gitai (Japon) ou les programmes ESA dédiés aux robots de service orbital. Aucun calendrier de déploiement ni partenariat avec des agences (NASA, ESA, JAXA) ou des opérateurs de stations commerciales tels qu'Axiom Space ou Vast n'a été annoncé. Les prochaines étapes logiques impliqueraient des essais en flottabilité neutre ou en vol parabolique, avant toute perspective d'intégration sur une infrastructure orbitale réelle.

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Holiday Robotics lève 105 millions de dollars pour son humanoïde à roues FRIDAY

Holiday Robotics, société basée à Séoul, a levé 105 millions de dollars en série A ce mois-ci pour développer FRIDAY, un semi-humanoïde à base roulante destiné aux tâches industrielles répétitives. Contrairement aux humanoïdes bipèdes, FRIDAY repose sur une base mobile à roues et un buste dédié à la manipulation fine, avec des batteries interchangeables à chaud permettant de tenir une journée complète de production. L'entreprise revendique 64 degrés de liberté, dont 40 concentrés dans les mains, articulations totalement rétro-entraînables au niveau des bras et des mains, et une perception à 360 degrés combinant caméras et lidar pour supprimer les angles morts. Les mains intègrent des capteurs tactiles et un contrôle sensible à la force, censés permettre au robot de sentir le contact et de s'adapter aux variations de friction, de poids ou d'alignement des pièces. Aucun chiffre de prix, de charge utile en kilogrammes ou de temps de cycle n'est communiqué à ce stade, seule la répartition des degrés de liberté étant précisée par l'entreprise elle-même. Cette annonce illustre un repositionnement du discours dans la course aux humanoïdes industriels: après une vague de démonstrations centrées sur la marche et l'interaction, Holiday Robotics choisit de mettre en avant la dextérité manuelle comme véritable goulot d'étranglement de l'automatisation. L'argument rejoint un constat déjà partagé par plusieurs acteurs du secteur, à savoir que la préhension, le contact et la répétabilité fine restent plus difficiles à industrialiser que la locomotion. Sur le plan technique, l'entreprise revendique une approche vision-language-skill (VLS) plutôt qu'un modèle vision-langage-action (VLA) de bout en bout: chaque compétence élémentaire est entraînée et validée séparément, puis orchestrée pour composer des tâches complexes, ce qui faciliterait le diagnostic des échecs et la réutilisation des compétences sur de nouvelles tâches. Reste que ces affirmations proviennent uniquement du communiqué de l'entreprise, sans démonstration indépendante ni client nommé, et qu'aucun déploiement en usine réelle n'est encore documenté avec des métriques vérifiables. Holiday Robotics développe l'ensemble de sa pile en interne: Holiday Sim pour tester et durcir les comportements en simulation avant déploiement, Holiday Lab pour transformer démonstrations et échecs réels en compétences réutilisables, et OASys, encore en développement, pour faciliter le déploiement sur le terrain tout en réinjectant l'expérience opérationnelle dans le système. L'entreprise dit privilégier une stratégie de terrain d'abord, en ciblant des tâches répétitives à forte valeur mesurable plutôt que des démonstrations spectaculaires, une approche qui rappelle les discours prudents d'acteurs comme Figure ou Apptronik sur la nécessité de prouver la fiabilité avant la généralisation. La levée de fonds positionne Holiday parmi les prétendants sérieux du segment coréen de la robotique humanoïde industrielle, sans qu'aucun calendrier de déploiement commercial concret n'ait encore été précisé.

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La NASA prépare des robots humanoïdes à des missions dangereuses sur la Lune et sur Mars
2Interesting Engineering 

La NASA prépare des robots humanoïdes à des missions dangereuses sur la Lune et sur Mars

La NASA structure une approche de la robotique humanoïde pour l'exploration lunaire et martienne autour de la Dexterous Robotics Team du Johnson Space Center, à Houston. Cette équipe de 16 personnes, dirigée par Shaun Azimi, s'appuie sur l'héritage de Robonaut 2, resté sept ans à bord de la Station spatiale internationale, et de Valkyrie, premier humanoïde bipède de l'agence. Son banc d'essai principal est iMETRO (Integrated Mobile Evaluation Testbed for Robotics Operations), qui réunit des maquettes d'habitats, des outils de simulation et un « rock yard » extérieur, ouvert aux ingénieurs de la NASA comme aux partenaires privés. Deux essais sont cités. Le logiciel de PickNik Inc. a permis à un bras robotique de repérer l'écoutille d'un vaisseau, de tourner le loquet, d'ouvrir la lourde porte et d'y transférer du fret. Un stagiaire de la NASA a pour sa part écrit le code permettant à un bras commercial d'inspecter et d'entretenir un congélateur de stockage à froid de type station spatiale. L'article ne donne aucun chiffre de performance (taux de réussite, temps d'exécution, nombre d'essais), ni de calendrier de déploiement. L'enjeu est moins l'humanoïde en lui-même que l'autonomie qui le pilote. Avec un délai radio de quelques secondes vers la Lune et de plus de 20 minutes vers Mars, la téléopération directe est inopérante. Le modèle testé à iMETRO est donc semi-autonome : astronautes ou contrôle au sol donnent des ordres de haut niveau, et le robot gère seul la coordination œil-main. C'est la même logique que celle des modèles vision-langage-action (VLA) développés pour l'industrie terrestre, mais dans un cadre où l'erreur ne se rattrape pas. Le discours de la NASA est aussi à lire pour ce qu'il est : les démonstrations décrites sont des tâches isolées en environnement de test contrôlé, loin d'une qualification pour le vol. Elles montrent toutefois un effet de retour sur la conception : des poignées plus grandes ou un éclairage plus fort, utiles aux robots comme aux astronautes. Pour les concepteurs d'habitats et les intégrateurs, cela annonce des exigences de « robot-compatibilité » dans les cahiers des charges. Ce programme s'inscrit dans une lignée de plus de dix ans de robotique dextre à la NASA, de Robonaut 2 à Valkyrie, désormais prolongée par des collaborations avec le secteur privé, qui fournit logiciels et bras du commerce. L'objectif immédiat est le premier avant-poste lunaire, la « Moon Base », puis de futures missions habitées vers Mars. Le texte ne cite ni calendrier ni partenaire industriel d'humanoïdes, et ne situe pas ces travaux face aux acteurs commerciaux comme Figure, Tesla (Optimus) ou Apptronik, qui ont eux aussi des liens avec l'agence ou ses sous-traitants. La suite dépendra de la capacité de ces briques logicielles à passer des essais au sol à des démonstrations en orbite ou sur la surface lunaire, étape que la NASA n'a pas encore annoncée.

UEPas d\'impact direct sur la France/UE

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Un robot humanoïde américain reçoit une main à quatre doigts et 13 degrés de liberté (DOF) pour les tâches difficiles
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Un robot humanoïde américain reçoit une main à quatre doigts et 13 degrés de liberté (DOF) pour les tâches difficiles

Boston Dynamics a dévoilé une nouvelle main pour son humanoïde Atlas : quatre doigts et 13 degrés de liberté (DOF), contre sept pour la version précédente. Le pouce, opposable, en compte quatre, et chacun des trois autres doigts en compte trois, ce qui permet d'écarter les doigts et de piloter chaque bout de doigt individuellement. Les articulations sont à actionnement direct, avec un seul type d'actionneur, encapsulé, sans câbles traversant les joints. La main a la taille d'une grande main humaine, pour rester compatible avec l'outillage conçu pour les opérateurs. Selon l'entreprise, elle porte un mini-réfrigérateur chargé de plus de 45 kg (100 lb). L'Atlas de production est donné pour une charge utile instantanée de 110 lb (environ 50 kg) et de 66 lb (environ 30 kg) en continu. Ces chiffres viennent du constructeur et aucun test indépendant n'est cité. Le texte ne précise ni prix, ni volumes, ni calendrier de livraison. Le choix le plus parlant est l'absence d'auriculaire. Boston Dynamics explique que l'ajouter aurait été simple, mais que les tests ont montré qu'il était inutile pour les tâches visées. Quatre doigts suffisent, selon l'entreprise, pour réorienter un objet dans la main, rattraper une prise qui glisse et manipuler un outil en actionnant sa gâchette. Un cinquième doigt aurait ajouté trois actionneurs, donc du coût, de l'encombrement et des points de défaillance. C'est un arbitrage d'ingénierie assumé en faveur de la fiabilité en exploitation répétée plutôt que de la fidélité anatomique, ce qui tranche avec les démonstrations de dextérité de laboratoire. La conception est aussi pensée pour l'apprentissage : transmissions rétroactionnables (backdrivable), proprioception et capteurs tactiles de pression denses sur la pulpe des doigts et la paume. Ces choix permettent de modéliser la main avec une grande fidélité dynamique et d'entraîner par renforcement en simulation des politiques de contrôle (frottements, géométries d'objets, perturbations variés) avant de les transférer sur le robot réel. Le point à surveiller est la performance de ce transfert sim-to-real, que l'entreprise décrit comme un objectif de conception, sans publier de taux de réussite ni de temps de cycle. Cette main s'inscrit dans la course à la dextérité qui oppose désormais les humanoïdes industriels : la main est devenue le principal verrou entre la démonstration et le travail utile, bien avant la locomotion. Boston Dynamics, qui a fait évoluer Atlas d'un robot hydraulique de recherche vers un produit électrique de production, l'oppose à une pince industrielle classique, très efficace quand objets, orientations et environnement sont strictement contrôlés. Ses concurrents, Tesla avec Optimus, Figure avec son modèle Figure 03 ou Agility Robotics, suivent des voies différentes sur le nombre de doigts et d'actionneurs. Le texte ne détaille pas les prochaines étapes. Il faudra surtout des déploiements mesurés, avec des taux de succès et une durabilité publiés, pour passer de l'annonce de conception à une preuve en conditions réelles.

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Robot humanoïde canadien pour l'usine, production visée en 2027
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Robot humanoïde canadien pour l'usine, production visée en 2027

La startup canadienne Mirsee Robotics, basée à Cambridge en Ontario, développe la troisième génération de son robot humanoïde, le MH3, destiné à automatiser les tâches industrielles physiquement exigeantes ou dangereuses. Monté sur une base mobile à roues, l'engin peut soulever jusqu'à 30 kilogrammes par bras, fonctionner jusqu'à 10 heures sur une seule charge et dispose de 31 degrés de liberté pour des mouvements de bras et de mains proches de ceux d'un humain. Huit prototypes ont déjà été construits et sont actuellement en phase de test et de validation. Mirsee vise une production de masse à partir de 2027, avec l'objectif de fabriquer plusieurs milliers d'unités sur les trois années suivantes. Particularité notable, le MH3 peut être téléopéré à distance jusqu'à 1500 kilomètres via un casque de réalité virtuelle et des gants à capture de mouvement, le casque retransmettant un flux vidéo 3D en direct des caméras embarquées pendant que les gants reproduisent les gestes de l'opérateur en temps réel. Cette capacité de téléopération distingue l'approche de Mirsee de celle d'acteurs plus autonomes comme Figure ou Tesla avec Optimus, en misant sur l'humain dans la boucle pour des interventions en environnements difficiles d'accès, comme des stations de traitement de l'eau. Pour un secteur confronté à la pénurie de main-d'œuvre et à des impératifs de sécurité, ce positionnement pragmatique, télé-opération plutôt que pari total sur l'autonomie via des modèles VLA, peut séduire des industriels prudents face aux promesses encore incertaines des humanoïdes pleinement autonomes. L'annonce de "milliers d'unités" d'ici 2027 reste toutefois à relativiser: avec seulement huit prototypes en test à ce stade, l'écart entre l'ambition commerciale affichée et la réalité de la production industrielle demeure important. Le MH3 s'appuie sur plusieurs technologies propriétaires développées en interne, dont le Hadron Vision System, un système de vision stéréo embarqué basé sur des processeurs NVIDIA Jetson, et la plateforme de mobilité AMP à roues Mecanum, capable de mouvements holonomes et de charges dépassant 300 kilogrammes. Mirsee a également collaboré avec l'université de Stanford sur des robots chirurgicaux compatibles IRM, entièrement fabriqués en plastique. Sur un marché où la concurrence s'intensifie, avec notamment l'Isaac 1 de l'américain Weave Robotics visant les tâches domestiques, Mirsee mise sur une intégration verticale poussée et un usage industriel ciblé pour se différencier avant d'atteindre l'échelle commerciale annoncée.

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