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Une entreprise américaine dévoile R-Noid, un robot humanoïde pour les usines, hôtels et entrepôts
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Une entreprise américaine dévoile R-Noid, un robot humanoïde pour les usines, hôtels et entrepôts

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Une entreprise américaine dévoile R-Noid, un robot humanoïde pour les usines, hôtels et entrepôts
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Robot.com, société américaine, a annoncé le lancement commercial de R-Noid, un robot humanoïde destiné aux environnements industriels, logistiques, hospitaliers et de restauration. Proposé selon un modèle Robot-as-a-Service (RaaS), le système serait déployable en huit à douze semaines, de l'évaluation initiale du site jusqu'à l'opération autonome. R-Noid mesure 1,7 mètre, pèse 90 kilogrammes, et embarque deux bras à 7 degrés de liberté (7-DOF) capables de manipuler des charges allant jusqu'à 4 kilogrammes chacun, complétés par un torse articulé à 4-DOF offrant une portée verticale de 0 à 1,9 mètre. Sa base mobile holonome permet des déplacements omnidirectionnels sans modification des infrastructures existantes. Au lancement, le robot couvre 19 tâches réparties en cinq catégories : Restaurant Assistant, Packer, Picker, Folder et Host, comprenant notamment le montage de cartons, le picking en entrepôt, le transfert de pièces plastiques sur lignes de production, le support en cuisine et le pliage de linge. L'autonomie annoncée est d'environ trois heures sur batterie, avec la possibilité de fonctionner en continu branché au secteur, et une architecture d'effecteurs terminaux modulaire permet de changer d'outil selon la tâche.

Ce qui distingue techniquement R-Noid, c'est l'empilement logiciel retenu. La manipulation est pilotée par pi-0.7, le modèle vision-langage-action (VLA) développé par Physical Intelligence, dont les travaux sur les politiques généralisées font référence dans la communauté robotique. La navigation et l'autonomie terrain reposent sur les Foundation Field Models (FFM) de FieldAI, conçus pour opérer sans cartographie préalable dans des environnements dynamiques. L'inférence embarquée est assurée par des modules NVIDIA Jetson, et la validation pré-déploiement passe par NVIDIA Isaac Sim. Ce choix d'assembler trois couches tierces spécialisées plutôt que de développer une stack propriétaire reflète une tendance croissante chez les intégrateurs humanoïdes. Reste que le RaaS humanoïde n'a pas encore fait ses preuves à l'échelle industrielle : l'annonce ne mentionne ni clients nommés ni volumes déployés, ce qui la place davantage du côté du lancement commercial que du déploiement réel en production.

Robot.com s'inscrit dans une vague d'acteurs cherchant à industrialiser l'humanoïde en contournant la difficulté du hardware par un modèle de service. Ses concurrents directs incluent Figure AI avec le Figure 03 déployé chez BMW, Agility Robotics présent chez Amazon, 1X Technologies et Apptronik, tous positionnés sur les marchés industriels et logistiques. Du côté européen, Wandercraft développe Atalante X pour la rééducation médicale, et la française Enchanted Tools positionne Miroka sur l'hospitalité, segment également ciblé par la catégorie Host de R-Noid. Aucune tarification n'est communiquée. Les prochaines étapes seront déterminantes : Robot.com devra démontrer que ses délais de déploiement de huit à douze semaines tiennent en conditions réelles, et que pi-0.7 maintient ses performances hors des environnements contrôlés où les VLA ont jusqu'ici surtout été validés.

Impact France/UE

L'entrée de R-Noid sur le segment hospitalité crée une pression concurrentielle directe pour la française Enchanted Tools (Miroka) et indirectement pour Wandercraft, en illustrant la rapidité à laquelle des acteurs américains s'attaquent aux niches où des acteurs européens se positionnaient.

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Une entreprise américaine déploie un robot humanoïde assistant dans les écoles de New York
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Une entreprise américaine déploie un robot humanoïde assistant dans les écoles de New York

Realbotix, société américaine spécialisée dans les robots androïdes à vocation relationnelle, a lancé un pilote dans le Salamanca City Central School District (État de New York), associant son robot humanoïde M-Series et son assistant pédagogique IA baptisé Optio. Dans un premier temps réservé aux élèves inscrits aux cours Woz ED AI and Robotics, le programme est prévu pour s'étendre à environ 500 lycéens à la rentrée de l'automne 2026. Optio fonctionne comme assistant d'enseignement et tuteur à domicile : les élèves interagissent avec des avatars numériques personnalisés entraînés sur le curriculum approuvé par le district, avec un soutien individuel, une aide aux devoirs multilingue et un accès académique 24h/24. Le robot M-Series, lui, intègre un traitement du langage naturel, des expressions faciales animées et des capacités conversationnelles en temps réel, permettant une interaction directe sans interface écran. Le système inclut des contrôles de sécurité spécifiques à l'éducation, une supervision du district, et des parcours adaptés aux apprenants neurodivers. L'intérêt du déploiement réside moins dans une rupture technologique que dans le contexte opérationnel : un robot humanoïde entre dans une salle de classe réelle, non dans un laboratoire contrôlé. Le PDG Andrew Kiguel l'affirme explicitement, annonçant sortir "des démonstrations en laboratoire" pour prouver que la robotique avancée peut fonctionner dans des environnements éducatifs vivants. Pour les décideurs B2B et intégrateurs, c'est un signal que les cas d'usage éducatifs pour les humanoïdes passent du stade du concept à celui de l'expérimentation pilotée à l'échelle d'un district. Cela dit, l'expansion à 500 élèves reste une annonce planifiée, pas un déploiement effectif, et les métriques techniques du M-Series (degrés de liberté, charge utile, taux de défaillance en conditions réelles) ne sont pas communiquées, ce qui limite toute évaluation sérieuse de la robustesse du système. Realbotix se positionne depuis ses débuts sur les robots androïdes sociaux, un segment distinct de l'automatisation industrielle dominé par Figure AI, Agility Robotics ou Tesla Optimus, où les exigences de manipulation physique sont centrales. Ce créneau éducatif, où la performance locomotrice compte peu mais où l'interaction naturelle et la sécurité des mineurs sont primordiales, constitue une niche cohérente avec son ADN produit. La collaboration avec Woz ED, réseau STEM cofondé par Steve Wozniak, lui assure une visibilité nationale et un terrain d'expérimentation structuré. Dans le segment des robots de présence en classe, le norvégien No Isolation avait ouvert la voie en décembre 2025 avec son robot AV1, conçu pour permettre aux enfants malades d'assister aux cours à distance, un usage bien plus ciblé. La suite dépendra des retours de ce pilote et de la capacité du M-Series à maintenir un engagement pédagogique crédible sur la durée, au-delà de l'effet de nouveauté.

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Une société américaine dévoile des humanoïdes et robots avec un nouvel écosystème pour l'intelligence incarnée
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Une société américaine dévoile des humanoïdes et robots avec un nouvel écosystème pour l'intelligence incarnée

Faraday Future (FF), entreprise californienne principalement connue comme constructeur de véhicules électriques en difficulté, a présenté le 18 juin 2026 à son nouveau siège d'El Segundo (Californie) une gamme robotique baptisée "EAI Robot World", articulée autour de six séries de produits. La pièce maîtresse est le robot humanoïde Futurist, redessiné : 54 kg (14 % plus léger que son prédécesseur), 31 degrés de liberté (DOF), un couple au niveau du genou de 320 Nm et une vitesse de pointe annoncée à 17,7 km/h, alimenté par un double pack batterie promettant 6 heures d'autonomie. L'architecture logicielle repose sur un modèle Vision-Language-Action (VLA) couplé à un "World Model" pour la perception et la prise de décision autonome. Aucun tarif ni client n'ont été dévoilés pour le Futurist : FF a renvoyé au salon Automate 2026 à Chicago, le 22 juin. En revanche, le quadrupède FX Navi, 8 kg, 12 articulations motorisées, utilisant un smartphone (iOS ou Android) glissé dans un module tête comme unité de calcul, est disponible immédiatement à 1 990 dollars, ciblant la salle de classe et l'usage domestique. Deux formats supplémentaires ont été esquissés : Master Mini (~1 m, compétitions de robotique éducative) et Nova (~50 cm, robot compagnon enfant), sans date ni prix communiqués. La stratégie "one brain, multiple forms" de FF, qui consiste à partager une même couche d'intelligence VLA+World Model sur plusieurs facteurs de forme, est cohérente avec ce que font NVIDIA (GR00T N2) ou Physical Intelligence (pi-0) côté logiciel, et mérite d'être distinguée des approches produit unique. Toutefois, la prudence s'impose : les performances du Futurist (320 Nm, 17,7 km/h) sont comparables aux annonces récentes d'Unitree ou Figure AI, mais sans démonstration publique indépendante ni données de cycle réel, elles restent des chiffres de fiche technique. L'usage d'un smartphone comme cerveau du FX Navi réduit les coûts mais impose des contraintes de puissance de calcul qui limiteront les cas d'usage autonomes avancés. À ce stade, le Futurist est une annonce de produit, pas un déploiement ; le FX Navi, lui, est un produit livrable. Faraday Future porte un passif lourd : introduction en bourse via SPAC en 2021, multiples alertes de continuité d'exploitation, enquête de la SEC, et départ de son fondateur Jia Yueting dans le chaos. Ce pivot vers la robotique s'inscrit dans un mouvement plus large d'entreprises tech/EV cherchant un second souffle dans l'IA incarnée. Sur le segment humanoïde commercial, FF affronte Figure AI (Figure 03, déployé chez BMW), Tesla (Optimus Gen 3, production interne), Agility Robotics (Digit, partenariat Amazon), et en Europe Wandercraft ou Enchanted Tools, acteurs qui cumulent davantage de déploiements terrain. La prochaine échéance concrète est Automate 2026 le 22 juin, où FF devra fournir prix, volumes et clients réels pour le Futurist, faute de quoi l'annonce restera dans la catégorie teaser.

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Des entreprises américaines et chinoises visent une réduction de plus de 30 % du poids des articulations des robots humanoïdes grâce au plastique
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Des entreprises américaines et chinoises visent une réduction de plus de 30 % du poids des articulations des robots humanoïdes grâce au plastique

Celanese Corporation, groupe américain de matériaux hautes performances, et Vigor Precision, fabricant chinois spécialisé dans le moulage plastique de précision, ont annoncé un partenariat visant à développer des articulations en plastique technique pour robots humanoïdes. L'objectif affiché est de réduire le poids de ces composants de plus de 30% par rapport aux conceptions métalliques traditionnelles. Selon l'accord, Celanese fournira des formulations de matériaux sur mesure répondant aux exigences techniques de Vigor, avec un cahier des charges centré sur la résistance mécanique, la tenue aux températures élevées, la précision de transmission, l'autolubrification et la stabilité dimensionnelle. Ces articulations doivent en effet supporter des démarrages et arrêts rapides, des mouvements alternatifs à haute fréquence et des charges complexes, tout en conservant une précision de mouvement sur la durée. Todd Elliott, vice-président senior chez Celanese Engineered Materials, et Hoi-sang Chan, PDG de Vigor, ont tous deux confirmé l'accord dans un communiqué conjoint. Par ailleurs, des chercheurs de Harvard ont récemment publié un cadre mathématique destiné à optimiser les articulations à contact roulant, une piste qui pourrait bénéficier à la conception de préhenseurs plus performants et de robots aux mouvements plus proches de ceux des animaux. Le poids des articulations est un facteur déterminant pour l'autonomie énergétique, la réactivité dynamique et la mobilité globale des robots humanoïdes, ce qui explique l'intérêt croissant des fabricants pour les matériaux composites en remplacement du métal. Le recours à des plastiques autolubrifiants pourrait aussi réduire les besoins de maintenance en limitant l'usure par friction sur des cycles de mouvement répétitifs, un enjeu concret pour les intégrateurs qui devront faire fonctionner ces machines en continu. Il faut toutefois noter qu'il s'agit à ce stade d'un partenariat de développement matériaux, sans robot commercialisé ni date de mise sur le marché précisée: aucun chiffre de volume de production, de prix ou de calendrier de déploiement n'est communiqué. L'annonce illustre néanmoins un déplacement de la compétition humanoïde vers la couche matérielle et mécanique, longtemps éclipsée par les annonces centrées sur l'intelligence artificielle et les modèles vision-langage-action. Celanese s'appuie sur son expertise reconnue en science des matériaux polymères techniques, tandis que Vigor Precision apporte son savoir-faire en conception d'engrenages et moulage plastique de précision, une complémentarité présentée par les deux entreprises comme nécessaire pour industrialiser ces solutions à grande échelle. Le communiqué évoque une collaboration qui ira au-delà du choix des matériaux, avec un accompagnement de Celanese sur la validation du cycle de vie et la constance des performances en production de masse. Aucun acteur français ou européen n'est mentionné dans cette annonce, qui reste centrée sur un axe de coopération industrielle sino-américaine dans la chaîne d'approvisionnement des composants robotiques.

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Nori A3 : nouveau robot humanoïde américain dévoilé pour les tâches ménagères, à seulement 1 688 dollars
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Nori A3 : nouveau robot humanoïde américain dévoilé pour les tâches ménagères, à seulement 1 688 dollars

Nori Robotics, startup basée à San Francisco, a dévoilé le Nori A3, un robot humanoïde assemblé aux États-Unis et vendu 1688 dollars, un prix nettement inférieur aux plateformes concurrentes. Les premières unités ont été expédiées le 21 juillet, et un second lot, présenté comme limité, doit être livré à l'automne. Contrairement aux humanoïdes bipèdes comme Optimus ou Figure 03, le Nori A3 repose sur une base à roues, avec un corps central capable de monter et descendre pour positionner tête et bras, totalisant 19 degrés de liberté. Il peut soulever jusqu'à 55 kilogrammes à la verticale, mais sa charge utile chute à 1,5 kilogramme bras tendus. Pour la perception, il embarque un lidar et quatre caméras 720p réparties sur les mains, la tête et le cou, complétées par un haut-parleur et un microphone pour les commandes vocales, pour une autonomie de six à huit heures. Nori Robotics annonce qu'il peut aller chercher de la nourriture au réfrigérateur, verser des boissons, charger un lave-vaisselle et plier du linge, et met en avant un Skill Marketplace permettant aux utilisateurs de partager ou d'installer des compétences développées par la communauté. Le positionnement tarifaire du Nori A3 rompt avec la norme du secteur, où les humanoïdes à usage domestique ou industriel se négocient généralement à six chiffres. Si ses capacités restent modestes face aux plateformes bipèdes haut de gamme, sa combinaison de capteurs, de manipulation et d'un écosystème logiciel ouvert pourrait en faire une porte d'entrée accessible pour des développeurs, chercheurs et petites équipes souhaitant expérimenter avec l'IA physique sans investissement massif. Cela dit, l'annonce d'un premier lot écoulé rapidement reste une déclaration de l'entreprise elle-même, non vérifiée de façon indépendante, et Nori Robotics a historiquement produit en très petites séries, ce qui laisse planer un doute sur sa capacité à tenir un rythme de production soutenu si la demande augmente. La distinction entre un produit réellement expédié depuis le 21 juillet et une disponibilité à grande échelle reste donc à confirmer. Cette annonce s'inscrit dans une vague plus large d'humanoïdes destinés au grand public, à mesure que des acteurs comme Tesla, Figure AI ou 1X explorent des usages domestiques avec des architectures nettement plus coûteuses et souvent bipèdes. En choisissant une base à roues plutôt qu'une locomotion bipède, Nori Robotics simplifie la mécanique et réduit les coûts, au prix d'une mobilité plus limitée dans les environnements encombrés. Le pari de la société repose sur l'idée qu'un accès matériel bon marché, combiné à une plateforme de compétences partagées, peut accélérer l'adoption et l'expérimentation logicielle plus vite que les plateformes premium. La suite dépendra de la capacité de Nori Robotics à industrialiser sa production au-delà de lots limités et à démontrer, au-delà des tâches ménagères de démonstration, une fiabilité suffisante pour un usage domestique quotidien.

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