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JAKA Robotics dévoile JAKA Pi, un robot humanoïde compact de 1,22 m pour l'éducation et les services
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JAKA Robotics dévoile JAKA Pi, un robot humanoïde compact de 1,22 m pour l'éducation et les services

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JAKA Robotics, fabricant shanghaïen de robots collaboratifs industriels basé dans le district de Minhang, a présenté le JAKA Pi, un robot humanoïde compact de 1,22 mètre pour 42 kilogrammes. Le système embarque 27 degrés de liberté, avec des modules articulaires 15 à 27 % plus petits en diamètre que la génération précédente. L'articulation du genou délivre 120 Nm de couple pour assurer une locomotion stable, et chaque bras supporte une charge utile de 3 kg pour des tâches de manipulation légère. L'encombrement global est contenu à 1 220 x 420 x 220 mm. L'architecture de contrôle, baptisée "fusion brain" par l'entreprise, repose sur la plateforme de calcul hétérogène Intel et sépare deux domaines distincts : un "cerveau" supérieur dédié au raisonnement IA, aux algorithmes de vision et aux modèles de langage, et un "cervelet" gérant le contrôle moteur temps réel via bus EtherCAT à latence milliseconde. Le produit est présenté comme disponible, mais aucun chiffre de déploiement ni de prix public n'a été communiqué lors de ce lancement.

La transition d'un spécialiste des cobots industriels vers un humanoïde de service constitue un signal stratégique notable, même si le positionnement retenu, axé sur l'éducation, la recherche universitaire, l'animation d'expositions et l'accompagnement des personnes âgées, reste dans un segment à faible exigence de fiabilité opérationnelle comparé aux applications logistiques ou manufacturières. La séparation architecturale entre couche IA et couche temps réel via EtherCAT est une approche déjà adoptée par d'autres acteurs du secteur pour résoudre la tension entre latence de l'inférence LLM et déterminisme du contrôle moteur, et représente une décision d'ingénierie sensée plutôt qu'une rupture. La valeur du JAKA Pi pour les intégrateurs et les équipes R&D réside davantage dans sa compacité et dans sa plateforme de développement secondaire ouverte que dans des performances mécaniques exceptionnelles, son payload de 3 kg par bras le plaçant dans une catégorie intermédiaire entre les démonstrateurs de laboratoire et les solutions industrielles.

JAKA Robotics a officiellement repositionné sa marque en 2025, abandonnant l'étiquette de fabricant de robots collaboratifs pour celle de société de "robotique intelligente généraliste", et a formalisé un partenariat avec l'Université Jiao Tong de Shanghai pour un centre de recherche conjoint sur l'intelligence incarnée et les systèmes de perception avancée. Le marché des humanoïdes compacts pour l'éducation et le service voit coexister des acteurs très différents : Unitree (H1, G1), Agility Robotics (Digit), Boston Dynamics (Atlas), ainsi que des startups chinoises comme Fourier Intelligence ou Agibot, sans oublier Figure et 1X en Occident. À ce stade, le JAKA Pi s'inscrit davantage comme une annonce de positionnement stratégique que comme un produit à déploiement industriel imminent, en l'absence de données de terrain ou de pilotes clients confirmés.

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JAKA Robotics, société shanghaïenne fondée en 2015 et jusqu'ici connue pour ses cobots industriels, a dévoilé le Pi, un robot humanoïde compact mesurant 1,22 mètre pour 42 kilogrammes. La plateforme intègre 27 degrés de liberté grâce à des modules articulaires intégrés de nouvelle génération, annoncés 15 à 27 % plus compacts que la génération précédente. Les genoux développent jusqu'à 120 Nm de couple pour la locomotion, et chaque bras supporte une charge utile de 3 kilogrammes. L'architecture de contrôle repose sur une plateforme Intel hétérogène à double domaine : un "cerveau" chargé du raisonnement IA, de la perception visuelle, des grands modèles de langage et de la logique applicative, et un "cervelet" dédié au contrôle moteur temps réel via un réseau EtherCAT à latence milliseconde. JAKA présente le Pi comme une plateforme de R&D pour l'intelligence incarnée et l'interaction homme-robot, sans annoncer de déploiement commercial ni de calendrier de production. La principale valeur technique du Pi réside dans son architecture duale, qui sépare explicitement l'inférence IA du contrôle déterministe -- une approche que l'on retrouve chez plusieurs concurrents mais que JAKA documente ici avec des métriques d'intégration concrètes. Pour un intégrateur ou un décideur industriel, la compacité (42 kg, 1,22 m) et le payload de 3 kg par bras positionnent le Pi sur un segment intermédiaire entre les humanoïdes de taille adulte comme Figure 03 ou Tesla Optimus Gen 3 et les plateformes de table. En revanche, les performances annoncées restent à ce stade des spécifications constructeur: aucune vidéo de tâche en conditions réelles n'a été publiée, et la notion de "polyvalence applicative" n'est étayée par aucun benchmark reproductible ni site pilote identifié. JAKA s'est construit sur dix ans une gamme cobot industrielle étendue -- séries Zu (3 à 30 kg), Pro (IP68, milieux hostiles), S Series (contrôle en force), AL/A Series (vision intégrée) -- avant d'amorcer un pivot vers l'intelligence incarnée avec ses humanoïdes K1, K1L et K1W. Le Pi s'inscrit dans cette trajectoire de montée en gamme vers des systèmes IA embarqués. Sur le plan concurrentiel, le marché humanoïde compact est déjà occupé par Unitree (G1, 1,27 m, 35 kg), Agility Robotics (Digit), et côté recherche par des plateformes comme le PR2 ou l'Atlas de Boston Dynamics. En Chine, des acteurs comme Fourier Intelligence ou UBTech développent également des humanoïdes à vocation industrielle. La Chine déploie par ailleurs des robots humanoïdes dans la logistique postale, notamment à Guangzhou, signal d'un marché domestique qui commence à absorber ces systèmes. JAKA n'a pas communiqué de prix, ni de partenaires industriels, ni de calendrier pour des pilotes commerciaux du Pi.

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Une entreprise américaine dévoile R-Noid, un robot humanoïde pour les usines, hôtels et entrepôts
2Interesting Engineering 

Une entreprise américaine dévoile R-Noid, un robot humanoïde pour les usines, hôtels et entrepôts

Robot.com, société américaine, a annoncé le lancement commercial de R-Noid, un robot humanoïde destiné aux environnements industriels, logistiques, hospitaliers et de restauration. Proposé selon un modèle Robot-as-a-Service (RaaS), le système serait déployable en huit à douze semaines, de l'évaluation initiale du site jusqu'à l'opération autonome. R-Noid mesure 1,7 mètre, pèse 90 kilogrammes, et embarque deux bras à 7 degrés de liberté (7-DOF) capables de manipuler des charges allant jusqu'à 4 kilogrammes chacun, complétés par un torse articulé à 4-DOF offrant une portée verticale de 0 à 1,9 mètre. Sa base mobile holonome permet des déplacements omnidirectionnels sans modification des infrastructures existantes. Au lancement, le robot couvre 19 tâches réparties en cinq catégories : Restaurant Assistant, Packer, Picker, Folder et Host, comprenant notamment le montage de cartons, le picking en entrepôt, le transfert de pièces plastiques sur lignes de production, le support en cuisine et le pliage de linge. L'autonomie annoncée est d'environ trois heures sur batterie, avec la possibilité de fonctionner en continu branché au secteur, et une architecture d'effecteurs terminaux modulaire permet de changer d'outil selon la tâche. Ce qui distingue techniquement R-Noid, c'est l'empilement logiciel retenu. La manipulation est pilotée par pi-0.7, le modèle vision-langage-action (VLA) développé par Physical Intelligence, dont les travaux sur les politiques généralisées font référence dans la communauté robotique. La navigation et l'autonomie terrain reposent sur les Foundation Field Models (FFM) de FieldAI, conçus pour opérer sans cartographie préalable dans des environnements dynamiques. L'inférence embarquée est assurée par des modules NVIDIA Jetson, et la validation pré-déploiement passe par NVIDIA Isaac Sim. Ce choix d'assembler trois couches tierces spécialisées plutôt que de développer une stack propriétaire reflète une tendance croissante chez les intégrateurs humanoïdes. Reste que le RaaS humanoïde n'a pas encore fait ses preuves à l'échelle industrielle : l'annonce ne mentionne ni clients nommés ni volumes déployés, ce qui la place davantage du côté du lancement commercial que du déploiement réel en production. Robot.com s'inscrit dans une vague d'acteurs cherchant à industrialiser l'humanoïde en contournant la difficulté du hardware par un modèle de service. Ses concurrents directs incluent Figure AI avec le Figure 03 déployé chez BMW, Agility Robotics présent chez Amazon, 1X Technologies et Apptronik, tous positionnés sur les marchés industriels et logistiques. Du côté européen, Wandercraft développe Atalante X pour la rééducation médicale, et la française Enchanted Tools positionne Miroka sur l'hospitalité, segment également ciblé par la catégorie Host de R-Noid. Aucune tarification n'est communiquée. Les prochaines étapes seront déterminantes : Robot.com devra démontrer que ses délais de déploiement de huit à douze semaines tiennent en conditions réelles, et que pi-0.7 maintient ses performances hors des environnements contrôlés où les VLA ont jusqu'ici surtout été validés.

UEL'entrée de R-Noid sur le segment hospitalité crée une pression concurrentielle directe pour la française Enchanted Tools (Miroka) et indirectement pour Wandercraft, en illustrant la rapidité à laquelle des acteurs américains s'attaquent aux niches où des acteurs européens se positionnaient.

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Sommet en robotique : un panel fait le point sur la conception des robots humanoïdes
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Sommet en robotique : un panel fait le point sur la conception des robots humanoïdes

Lors du Robotics Summit & Expo 2026, tenu à Boston au Thomas B. Menino Convention & Exhibition Center devant quelque 3 900 participants, un panel de haut niveau a fait le point sur l'état réel du développement des robots humanoïdes. Alberto Rodriguez, directeur du comportement robot pour Atlas chez Boston Dynamics, y a révélé que l'entreprise a engagé le déploiement de l'ordre de 25 000 humanoïdes Atlas dans des usines, avec un objectif de capacité de production portée à 30 000 unités par an d'ici 2028. Boston Dynamics a conduit une première démonstration en conditions réelles en usine en 2025, architecture entièrement pilotée par les données, puis a présenté Atlas au CES de janvier 2026 pendant une semaine complète. Pour 2026, la société prévoit un retour en usine pour une démonstration plus complète, de bout en bout, connectant le robot au système d'information de l'usine et gérant les exceptions opérationnelles. Du côté d'Agility, dont la marque commerciale s'est récemment stabilisée sous le nom Agility (ex-Agility Robotics), les déploiements du robot Digit avancent avec Amazon, GXO, Schaeffler, Toyota et Mercado Libre, marquant une sortie effective de la phase pilote. Ce que ce panel signale clairement pour les intégrateurs et décideurs industriels, c'est que le vrai verrou n'est plus mécanique ni même algorithmique, mais stratégique. Rodriguez a posé le problème avec précision : sauf pour de rares applications à très grand volume et très stable, presque tous les postes de travail sont des cas uniques. Le défi du passage à l'échelle repose sur trois axes simultanés, hardware, modèles de comportement, et stratégie d'intégration, et l'échec sur l'un suffit à rendre le déploiement économiquement non viable. La décision de Boston Dynamics de commencer par la logistique en manufacturing, un environnement qui exige de la généralité sans imposer encore les contraintes de timing et de sécurité de la ligne d'assemblage, illustre une approche pragmatique et graduée. Ces chiffres de déploiement engagés, 25 000 unités, sont une donnée de marché rare dans un secteur habitué aux annonces sans livraisons. Boston Dynamics, filiale de Hyundai depuis 2021, a traversé une longue période de recherche pure avant de commercialiser Atlas dans sa version électrique présentée en 2024, succédant aux plateformes hydrauliques historiques. Le marché des humanoïdes reste en pleine effervescence : Figure AI avec Figure 03, Tesla avec Optimus Gen 3 sur sa propre ligne de production, Physical Intelligence avec Pi-0, NVIDIA avec GR00T N2, et des acteurs émergents comme 1X Technologies ou Apptronik positionnent tous leurs solutions sur des créneaux différents, de l'assemblage léger à la manutention lourde. Côté Europe, Enchanted Tools (France) et Wandercraft restent focalisés sur des niches spécifiques, assistance et rééducation, sans viser encore le marché industriel général. Les prochaines étapes à surveiller : la publication par ASTM International (représenté dans le panel par Aaron Prather) de standards de sécurité pour la cohabitation humains-humanoïdes, et les résultats concrets des déploiements Agility/Amazon, dont les métriques opérationnelles restent pour l'instant non publiques.

UELes entreprises françaises (Enchanted Tools, Wandercraft) restent cantonnées aux niches assistance/rééducation sans feuille de route vers l'industriel général, creusant un écart stratégique avec les déploiements à grande échelle désormais en cours en Amérique du Nord.

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Xynova dévoile une main dextérique hybride de deuxième génération pour robots humanoïdes
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Xynova dévoile une main dextérique hybride de deuxième génération pour robots humanoïdes

La startup Xynova a présenté sa main dextère hybride de deuxième génération (Gen-2), destinée aux plateformes de robots humanoïdes. L'architecture combine des actionneurs rigides, qui garantissent précision et force, avec des éléments à compliance douce inspirés de la soft robotics, capables de s'adapter à des objets de formes, textures et rigidités variables. L'ensemble constitue un système d'actionnement hybride qui vise à dépasser les limites des préhenseurs industriels standards, inaptes à la manipulation fine. À noter : Xynova n'a divulgué aucun chiffre technique concret, ni nombre de degrés de liberté (DOF), ni charge utile nominale, ni temps de cycle, ni tarification. Ce dévoilement s'apparente davantage à un teaser produit qu'à un lancement commercial. La qualité des effecteurs terminaux constitue aujourd'hui l'un des principaux goulots d'étranglement dans la commercialisation des robots humanoïdes. La transition entre démonstrations en laboratoire et déploiements industriels réels exige une manipulation adaptative que les mains rigides actuelles ne permettent pas encore. L'approche hybride de Xynova, si elle tient ses promesses en conditions réelles, pourrait résoudre partiellement le "manipulation gap" qui freine l'adoption par les intégrateurs et les industriels. Pour un COO de logistique ou un intégrateur AMR, la capacité à traiter des articles non standardisés sans reprogrammation est un prérequis commercial. C'est précisément ce marché que cible Xynova, même si l'absence de benchmarks indépendants et de vidéos de manipulation complexe limite toute évaluation objective à ce stade. L'annonce s'inscrit dans une accélération visible du marché des mains dextères pour humanoïdes. Tesla (Optimus Gen 3), Figure (Figure 03) et un nombre croissant d'acteurs chinois investissent massivement dans la fermeture du gap de manipulation, reconnu comme le principal verrou technique avant une industrialisation à grande échelle. Des acteurs comme Sanctuary AI, Shadow Robot ou le projet open-source LEAP Hand ont déjà proposé des architectures concurrentes sur ce segment. Xynova se positionne comme fournisseur de composants pour écosystème humanoïde plutôt que comme constructeur de plateforme complète, un modèle qui pourrait séduire les intégrateurs cherchant à upgrader des plateformes existantes. Aucune date de disponibilité commerciale ni partenariat de déploiement n'ont été annoncés.

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