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AGIBOT produit son 15 000e robot, marquant un cap dans le déploiement de l'IA incarnée
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AGIBOT produit son 15 000e robot, marquant un cap dans le déploiement de l'IA incarnée

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AGIBOT, fondée à Shanghai en 2023, a annoncé la sortie de son 15 000e robot de sa ligne de production, un jalon qui coïncide avec la publication de données de cadence inédites pour le secteur. La trajectoire de montée en volume est frappante : il a fallu environ un an pour passer de 1 000 à 5 000 unités, puis seulement trois mois supplémentaires pour atteindre 10 000, soit une accélération de production de plus de quatre fois par rapport à la phase précédente. L'unité symbolique numéro 15 000 est un AGIBOT G2, manipulateur mobile sur roues doté d'un torse et de deux bras humanoïdes, conçu pour les tâches industrielles. Le G2 est actuellement déployé sur les lignes de production de tablettes du fabricant Longcheer, où il effectue des contrôles qualité en rythme avec les cadences d'usine. Fin juin, AGIBOT a conclu environ 100 heures cumulées de diffusion en direct de ces opérations, avec le robot travaillant en continu aux côtés d'opérateurs humains.

Ces chiffres modifient l'étalon de référence dans la course aux humanoïdes industriels. Selon le cabinet d'études Omdia, AGIBOT a terminé 2025 en tête mondiale des expéditions de robots humanoïdes, avec 5 168 unités livrées et 39 % de part de marché mondiale. À titre de comparaison, les concurrents les plus médiatisés, Agility Robotics (Amazon), Boston Dynamics, Figure AI et Humanoid, en sont encore principalement aux phases de pilote ou de trials commerciaux limités. Ce que la progression de cadence d'AGIBOT démontre, c'est que le véritable défi post-démonstration n'est pas le robot lui-même mais l'ensemble de la chaîne : supply chain, processus de fabrication reproductibles, intégration logiciel-matériel, et capacité de déploiement terrain à grande échelle. La différence entre un démonstrateur convaincant et 15 000 unités livrées en milieu réel reste considérable, et AGIBOT semble avoir investi autant dans cet outillage industriel que dans la performance du robot.

AGIBOT a été fondée il y a à peine trois ans avec l'ambition de produire un modèle de fondation pour l'IA incarnée, articulé autour d'une architecture propriétaire baptisée "Three Intelligences in One" qui unifie la locomotion, l'interaction et la manipulation dans un système commun. Son portefeuille couvre aujourd'hui les robots humanoïdes, les quadrupèdes, les systèmes de dextérité avancée et les solutions de nettoyage commercial. Le positionnement concurrentiel est clair : quand Figure AI annonce des partenariats avec BMW et que Agility teste ses Digit chez Amazon, AGIBOT mise sur le volume livré comme argument commercial principal. La prochaine étape crédible à surveiller sera la cadence de renouvellement de contrats industriels, et non les seules annonces de production, pour valider que ces robots restent réellement en service, et pas simplement expédiés.

Impact France/UE

Le leadership d'AGIBOT en volume de production humanoïde (39 % de part de marché mondial selon Omdia) redéfinit l'étalon de référence industriel et expose les intégrateurs et fabricants européens à une concurrence chinoise déjà opérationnelle à l'échelle industrielle, accentuant le retard des acteurs UE sur la chaîne de production robotique.

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Le robot Codey, adapté aux enfants, illustre l'avenir de l'AGI incarnée dans l'éducation et la santé
1Interesting Engineering 

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Mind Children, une startup de Seattle, a présenté Codey, un robot humanoïde d'environ 90 centimètres de hauteur conçu pour les environnements publics comme les musées, hôtels et galeries d'art. Le robot embarque le framework Hyperon de SingularityNET, une plateforme d'intelligence artificielle générale (AGI) décentralisée, censée lui permettre de naviguer de façon autonome, de tenir des conversations et de prendre des décisions basiques sans téléopération humaine. Ses yeux lumineux hazel et ses animations faciales expressives visent à le rendre accessible, particulièrement aux enfants. Mind Children prévoit de conduire des études pilotes dans ces trois types de lieux dès 2026, avec une deuxième génération du robot annoncée pour 2027. La société a lancé une campagne de financement participatif et a levé à ce jour plus de 600 000 dollars sur un objectif d'un million. À court terme, l'équipe cible une capacité simple : permettre à Codey d'appuyer sur des boutons physiques, une étape significative dans le contexte de la manipulation. L'intérêt de Codey pour les décideurs B2B n'est pas tant dans ses capacités physiques actuelles, encore très limitées, que dans la démonstration d'une navigation autonome et d'une interaction conversationnelle sans supervision humaine temps réel dans des espaces ouverts et imprévisibles. C'est précisément le "demo-to-reality gap" que beaucoup de plateformes humanoïdes peinent encore à combler dans des contextes non structurés. Si les pilots 2026 confirment une robustesse opérationnelle réelle, cela ouvrirait un segment de marché distinct de la robotique industrielle: les environnements d'accueil, de soin et d'éducation, où la sécurité perçue et l'interaction naturelle priment sur le débit ou la précision de manipulation. Il convient néanmoins de nuancer: les vidéos publiées restent des démonstrations contrôlées, et aucune métrique de fiabilité opérationnelle sur durée longue n'a été communiquée. Mind Children s'appuie sur Hyperon, le framework AGI décentralisé de SingularityNET, l'organisation fondée par Ben Goertzel, figure historique de la recherche en AGI et co-créateur de Sophia, le robot humanoïde de Hanson Robotics. L'architecture décentralisée de Hyperon distribue les capacités de raisonnement, représentation de connaissance et calcul sur un réseau d'agents IA, à l'opposé des systèmes centralisés dominants. Dans le paysage concurrentiel, Codey se positionne loin des humanoïdes industriels comme Figure 03, Optimus Gen 3 d'Tesla ou Apollo d'Apptronik, et plus près de robots de service sociaux comme Pepper (SoftBank) ou ARI (PAL Robotics), avec une promesse de cognition plus adaptative. Aucun acteur français ou européen n'est directement impliqué dans ce projet. Les prochaines étapes dépendront des résultats des pilots 2026 et de l'atteinte du seuil de financement d'un million de dollars, conditions sine qua non pour enclencher la pré-série.

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Les robots humanoïdes entrent dans l'industrie manufacturière : vers de nouvelles forces productives
236Kr 

Les robots humanoïdes entrent dans l'industrie manufacturière : vers de nouvelles forces productives

UBTECH (优必选), fabricant chinois de robots humanoïdes fondé il y a 14 ans, a franchi en 2025 un jalon industriel concret : l'entreprise affirme avoir été la première au monde à atteindre la production en série et la livraison de plus de 1 000 unités de robots humanoïdes pleine taille, avec sa gamme Walker S. L'objectif annoncé pour 2026 est de 10 000 unités produites, ce qui, selon Tan Min, Chief Brand Officer de l'entreprise, représenterait encore une fraction infime du besoin réel. Le ministère chinois des Ressources humaines, celui de l'Education et celui de l'Industrie ont publié en 2025 un chiffre commun : le déficit de main-d'oeuvre dans le secteur de la fabrication intelligente dépasse 30 millions de postes en Chine. Le Walker S2, troisième génération de la plateforme, intègre une technologie de remplacement de batterie en 3 minutes sans arrêt de production, présentée par l'entreprise comme une première mondiale, sans comparatif tiers disponible pour l'instant. UBTECH travaille avec des partenaires industriels incluant Texas Instruments (États-Unis), Airbus (Europe), Honda Trading (Japon) et BYD (Chine), avec plus de 24 mois de POC (proof of concept) accumulés sur ces sites. L'argument central d'UBTECH n'est pas la performance technique brute mais l'adéquation au besoin opérationnel : des tâches répétitives, à faible complexité sensorimotrice, dans des espaces restreints, sans opération de précision. Le segment ciblé correspond exactement aux postes les plus difficiles à pourvoir dans les usines chinoises, ce qui rend l'argument commercial plus solide que celui de la substitution généralisée. Le fait qu'une entreprise atteigne le seuil de 1 000 unités livrées en conditions industrielles réelles, et non en démo contrôlée, est significatif dans un secteur où la plupart des concurrents en sont encore aux phases pilotes ou aux vidéos de laboratoire. Cela ne résout pas la question du "sim-to-real gap" à grande échelle, mais c'est un point de référence mesurable que le marché attendait. UBTECH existe depuis 2012 et a longtemps dû justifier l'existence même de la catégorie "robot humanoïde industriel". La compétition sur ce segment s'est considérablement intensifiée : Figure (Figure 02/03), Boston Dynamics (Atlas électrique), Tesla (Optimus Gen 2/3), Agility Robotics (Digit, déployé chez Amazon), 1X Technologies, ainsi qu'une centaine d'autres entreprises chinoises. La Chine a inscrit les robots humanoïdes dans son 15e plan quinquennal (2026-2030) comme priorité nationale, et plusieurs villes dont Pékin et Shanghai y consacrent des budgets dédiés. UBTECH se positionne aujourd'hui à la quatrième année d'un plan quinquennal interne, avec pour objectif d'atteindre une vraie industrialisation à grande échelle d'ici 2027-2028 et une présence en environnements commerciaux puis domestiques dans un second temps.

UEAirbus est cité comme partenaire actif d'UBTECH avec plus de 24 mois de POC, indiquant que des humanoïdes industriels chinois sont déjà testés dans l'écosystème aéronautique franco-européen.

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Le robot humanoïde Tinnie devient apprenti dans un projet de rénovation, une première mondiale
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Le robot humanoïde Tinnie devient apprenti dans un projet de rénovation, une première mondiale

Un robot humanoide d'Unitree Robotics, baptisé "Tinnie", s'apprête à intégrer un chantier de rénovation résidentielle en Australie dans le cadre d'un projet intitulé "The Farmhouse". La propriété couvre 8,3 acres à Mulgoa, à quelques minutes du nouvel aéroport international de l'ouest de Sydney. Le site présente un indice BAL 29 (Bushfire Attack Level), correspondant à une exposition élevée aux attaques par braises et chaleur rayonnante, et héberge une faune reptilienne ajoutant une contrainte de sécurité supplémentaire. L'initiative est portée par Cherie Barber, animatrice de télévision surnommée "la Reine de la Rénovation" en Australie, et son partenaire Matt Hume, qui ont coordonné le projet avec Unitree Robotics pendant six mois, incluant un déplacement en Chine pour observer le robot en action. Le nom "Tinnie" est un double clin d'oeil à l'Homme de Fer-blanc du Magicien d'Oz et au slang australien désignant une bière en canette. La mission du robot ne comprend aucune tâche physique: il accueillera les équipes sur site, conduira les inductions de sécurité, consultera les codes du bâtiment, vérifiera les spécifications produits et conseillera sur les décisions de conception. Le projet sera documenté dans une série télévisée nationale australienne et en épisodes bimensuels sur la chaîne YouTube de Cherie Barber. Ce déploiement se distingue nettement des démonstrations industrielles récentes d'humanoïdes: Tinnie ne manipule ni outils ni matériaux, et son rôle reste strictement informationnel. Pour les intégrateurs et décideurs B2B du secteur du bâtiment, la question légitime est de savoir si la forme humanoïde apporte une valeur ajoutée réelle par rapport à une tablette ou un assistant vocal embarqué sur chantier. La communication officielle ne cite aucune métrique de performance: pas de taux d'adoption par les ouvriers, pas de réduction du temps de cycle, aucun indicateur de productivité mesurable. La revendication de "première mondiale" mérite donc d'être tempérée: il s'agit davantage d'une expérience sociale médiatisée que d'un pilote industriel formalisé. Ce qui reste potentiellement instructif pour le secteur, c'est l'exposition du robot à un environnement de chantier actif soumis à des contraintes réglementaires et environnementales réelles, loin des conditions contrôlées de laboratoire. Unitree Robotics est un fabricant chinois positionné sur le segment accessible des robots humanoïdes et quadrupèdes, dont le H1 et le G1 sont commercialisés bien en dessous des tarifs pratiqués par Figure AI ou Boston Dynamics. L'entreprise cherche à multiplier les déploiements visibles à l'international pour crédibiliser ses plateformes face à une concurrence qui progresse sur des cas d'usage plus opérationnels: Boston Dynamics déploie Spot en inspection de chantier, Built Robotics opère des engins autonomes en génie civil, et en Europe, Enchanted Tools (France) développe des approches robotiques collaboratives en environnement de travail mixte. Le projet "The Farmhouse" intègre également un volet de vie autonome, avec serre maraîchère, verger, ruches et poulailler, ce qui renforce l'impression d'une opération de contenu lifestyle plutôt que d'une validation technologique rigoureuse. Les prochaines étapes annoncées se limitent à la production audiovisuelle, sans timeline de déploiement à plus grande échelle ni partenariats industriels communiqués.

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Le robot humanoïde gravit un sommet de 6 000 mètres pour la première fois, cap ensuite sur l'Everest
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Le robot humanoïde gravit un sommet de 6 000 mètres pour la première fois, cap ensuite sur l'Everest

En juin 2026, un robot humanoïde Unitree G1 modifié, baptisé Pemba José Lani, a atteint le sommet du volcan Chimborazo en Équateur (6 310 mètres), devenant le premier humanoïde à franchir le seuil des 6 000 mètres. L'expédition a été organisée par Geologic Dome, une startup américaine fondée par Pablo Berlanga Boemare, 23 ans. L'ascension totale a duré 16 heures, dont 5,5 heures pour le push final, un rythme comparable à celui d'un alpiniste humain entraîné. Pour résister aux conditions extrêmes, le robot a été équipé d'une veste de montagnard professionnelle, de guêtres, de chaussures à microcrampons et d'un système de ventilation abdominale pour maintenir les batteries à température optimale. Avant le départ, 72 heures d'entraînement par imitation de mouvement ont été réalisées, le chef d'équipe portant un casque VR et des traqueurs de chevilles pour transmettre des patterns d'équilibre au robot. L'autonomie restait partielle : Pemba marchait seul sur les pentes inférieures à 30 degrés ; au-delà, quatre guides le portaient. Ce n'est pas l'exploit sportif lui-même qui compte, mais les données opérationnelles collectées sur la résilience thermique et mécanique du G1 en milieu non structuré. Unitree avait certes testé la plateforme à près de -50°C dans la région de l'Altaï du Xinjiang, mais une traversée de 16 heures en haute altitude constitue un benchmark différent des cycles courts en laboratoire ou des démos en entrepôt contrôlé. Pour les acteurs du monitoring environnemental en terrain difficile, les robots à pattes commencent à apparaître comme une alternative crédible aux caméras fixes et aux drones, notamment dans les canopées forestières denses où ces derniers ne peuvent opérer. Les plateformes humanoïdes compactes comme le G1 (environ 35 kg) pourraient ouvrir un segment que les AMR à roues ne peuvent adresser, à condition toutefois que les preuves d'endurance multi-heures en conditions réelles se confirment au-delà d'expéditions isolées. Le projet s'enracine dans le parcours de Berlanga, ancien chargé de surveillance à distance pour le WWF au Parc National de la Salonga au Congo, dont l'intuition fondatrice est de "donner des jambes aux caméras" pour le suivi de biodiversité en terrain inaccessible. Le financement provient d'Eastworlds Labs, l'initiative robotique du protocole crypto Virtuals Protocol, un modèle inhabituel dans le secteur robotique. Le nom Pemba José Lani renvoie à un plan dit "triple couronne" : Chimborazo, puis Mauna Kea à Hawaï, et enfin l'Everest. Une demande d'expédition de 52 jours a été soumise au département du tourisme du Népal, avec pour objectif la collecte de données de mobilité et d'autonomie batterie entre le camp de base et le camp 4. Sur le créneau de l'exploration extrême en extérieur, les grands acteurs humanoïdes, Boston Dynamics, Figure, Agility Robotics et Unitree eux-mêmes, concentrent leurs efforts sur les environnements industriels contrôlés, laissant ce segment largement non disputé pour l'instant.

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