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Construction et test d'un actionneur robotique DIY
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Construction et test d'un actionneur robotique DIY

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Construction et test d'un actionneur robotique DIY
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Brandon Lai, maker indépendant, a publié les résultats de sa deuxième version d'actionneur rotatif, conçu pour son projet personnel de robot humanoïde. Les spécifications visées : 40 à 60 tr/min pour un couple de 20 Nm en sortie, avec une heure de fonctionnement continu. La conception s'inspire d'un article de recherche du MIT, avec une substitution structurelle majeure : réducteur cycloïdal en lieu et place du planétaire d'origine, dans l'espoir d'une meilleure densité de couple et d'un jeu mécanique réduit (backlash). Le moteur repose sur un stator bobiné à la main autour d'un noyau standard du commerce, complété par des pièces usinées CNC et des composants imprimés en 3D pour le carter. Les tests ont mis en évidence deux limitations concrètes : seulement 7 Nm de couple en sortie, bridé par la source d'alimentation de laboratoire incapable de fournir le courant nécessaire, et un backlash excessif dans le réducteur cycloïdal, attribué à des tolérances de fabrication insuffisantes. Coût total : 400 dollars, largement au-dessus du budget initial.

L'écart de facteur 3 entre le couple mesuré et l'objectif illustre une tension bien connue des développeurs d'actionneurs : les performances annoncées sur papier dépendent autant de la chaîne d'alimentation que de la mécanique elle-même. Plus significatif pour la communauté robotique, le réducteur cycloïdal, réputé supérieur au planétaire pour la réduction du backlash, a produit l'effet inverse ici, rappelant que le choix d'architecture ne remplace pas la précision de fabrication. Pour les intégrateurs et ingénieurs en robotique, ce retour d'expérience chiffré, avec tolérances insuffisantes et dépassement budgétaire inclus, a plus de valeur informative que les vidéos de démonstration sélectionnées habituellement diffusées par les équipes commerciales.

Lai prévoit une prochaine révision pour corriger ces points, et les fichiers CAD sont accessibles publiquement. Ce projet illustre la difficulté de répliquer en amateur des actionneurs que des acteurs comme Figure AI (Figure 02 et 03), Agility Robotics (Digit) ou 1X Technologies développent avec des équipes spécialisées et des budgets de plusieurs dizaines de millions de dollars. La publication ouverte de données techniques incluant les itérations ratées reste une contribution utile à l'écosystème DIY humanoïde, même si les performances actuelles restent très loin des seuils nécessaires à une application industrielle réelle.

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Sommet en robotique : un panel fait le point sur la conception des robots humanoïdes
1Robotics Business Review 

Sommet en robotique : un panel fait le point sur la conception des robots humanoïdes

Lors du Robotics Summit & Expo 2026, tenu à Boston au Thomas B. Menino Convention & Exhibition Center devant quelque 3 900 participants, un panel de haut niveau a fait le point sur l'état réel du développement des robots humanoïdes. Alberto Rodriguez, directeur du comportement robot pour Atlas chez Boston Dynamics, y a révélé que l'entreprise a engagé le déploiement de l'ordre de 25 000 humanoïdes Atlas dans des usines, avec un objectif de capacité de production portée à 30 000 unités par an d'ici 2028. Boston Dynamics a conduit une première démonstration en conditions réelles en usine en 2025, architecture entièrement pilotée par les données, puis a présenté Atlas au CES de janvier 2026 pendant une semaine complète. Pour 2026, la société prévoit un retour en usine pour une démonstration plus complète, de bout en bout, connectant le robot au système d'information de l'usine et gérant les exceptions opérationnelles. Du côté d'Agility, dont la marque commerciale s'est récemment stabilisée sous le nom Agility (ex-Agility Robotics), les déploiements du robot Digit avancent avec Amazon, GXO, Schaeffler, Toyota et Mercado Libre, marquant une sortie effective de la phase pilote. Ce que ce panel signale clairement pour les intégrateurs et décideurs industriels, c'est que le vrai verrou n'est plus mécanique ni même algorithmique, mais stratégique. Rodriguez a posé le problème avec précision : sauf pour de rares applications à très grand volume et très stable, presque tous les postes de travail sont des cas uniques. Le défi du passage à l'échelle repose sur trois axes simultanés, hardware, modèles de comportement, et stratégie d'intégration, et l'échec sur l'un suffit à rendre le déploiement économiquement non viable. La décision de Boston Dynamics de commencer par la logistique en manufacturing, un environnement qui exige de la généralité sans imposer encore les contraintes de timing et de sécurité de la ligne d'assemblage, illustre une approche pragmatique et graduée. Ces chiffres de déploiement engagés, 25 000 unités, sont une donnée de marché rare dans un secteur habitué aux annonces sans livraisons. Boston Dynamics, filiale de Hyundai depuis 2021, a traversé une longue période de recherche pure avant de commercialiser Atlas dans sa version électrique présentée en 2024, succédant aux plateformes hydrauliques historiques. Le marché des humanoïdes reste en pleine effervescence : Figure AI avec Figure 03, Tesla avec Optimus Gen 3 sur sa propre ligne de production, Physical Intelligence avec Pi-0, NVIDIA avec GR00T N2, et des acteurs émergents comme 1X Technologies ou Apptronik positionnent tous leurs solutions sur des créneaux différents, de l'assemblage léger à la manutention lourde. Côté Europe, Enchanted Tools (France) et Wandercraft restent focalisés sur des niches spécifiques, assistance et rééducation, sans viser encore le marché industriel général. Les prochaines étapes à surveiller : la publication par ASTM International (représenté dans le panel par Aaron Prather) de standards de sécurité pour la cohabitation humains-humanoïdes, et les résultats concrets des déploiements Agility/Amazon, dont les métriques opérationnelles restent pour l'instant non publiques.

UELes entreprises françaises (Enchanted Tools, Wandercraft) restent cantonnées aux niches assistance/rééducation sans feuille de route vers l'industriel général, creusant un écart stratégique avec les déploiements à grande échelle désormais en cours en Amérique du Nord.

HumanoïdesActu
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La robotique connaîtra-t-elle son moment ChatGPT ?
2IEEE Spectrum Robotics 

La robotique connaîtra-t-elle son moment ChatGPT ?

En 2025, les investissements dans les entreprises de robotique ont atteint un record de 40,7 milliards de dollars, soit 9 % de l'ensemble du capital-risque mondial. C'est dans ce contexte que Jonathan Hurst, professeur en robotique à l'Oregon State University et cofondateur d'Agility Robotics, et Wendy Tan White, ancienne CEO du projet Everyday Robots chez Google X, publient une analyse à contre-courant. Leur thèse : la robotique ne connaîtra pas de "moment ChatGPT" unique, mais progressera grâce à l'application coordonnée de plusieurs systèmes d'IA complémentaires. Ils articulent leur démonstration autour de cinq vérités difficiles, dont la première est le "YouTube-to-Reality Gap". La prestation des robots humanoïdes Unitree au gala du Nouvel An chinois 2026, où des machines exécutaient des figures d'arts martiaux avec des enfants, illustre parfaitement ce fossé : techniquement impressionnante, la séquence était entièrement chorégraphiée, relevant du même niveau d'autonomie qu'un bras industriel en usine automobile, et non d'un système capable de s'adapter à l'imprévu. L'enjeu est décisif pour les intégrateurs et décideurs industriels. Si les robots maîtrisent le backflip et le kung-fu, pourquoi sont-ils absents des chaînes de production généralistes et des cuisines domestiques ? L'IA mobilisée dans ces démonstrations ne sert que le contrôle moteur de bas niveau, sans capacité de raisonnement ni d'adaptation à des environnements non structurés. La rupture introduite par l'IA est réelle : les robots apprennent désormais au lieu d'être programmés, et peuvent, avec suffisamment de données, percevoir, raisonner et agir de façon fiable. Mais ce saut exige des systèmes d'IA coordonnés et rigoureusement intégrés, et non un modèle fondateur unique. La promesse de robots polyvalents vivant aux côtés des humains alimente la science-fiction depuis des décennies, et les déceptions accumulées ont rendu le secteur prudent face aux annonces. Agility Robotics déploie son humanoïde Digit dans des entrepôts Amazon depuis 2023, l'une des rares preuves de déploiement industriel réel à l'échelle. La concurrence s'est toutefois densifiée : Figure AI, Tesla Optimus, 1X et Apptronik côté produits, Physical Intelligence (Pi-0) et NVIDIA (GR00T N2) côté recherche. Hurst et White, forts d'une décennie de terrain, ne disqualifient pas l'optimisme ambiant, mais rappellent l'obligation de distinguer ce qui est opérationnel de ce qui reste un prototype filmé sous son meilleur angle.

HumanoïdesOpinion
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Top 10 des avancées en robotique de juin 2026
3The Robot Report 

Top 10 des avancées en robotique de juin 2026

Traduction et résumé rédigés. Le Robot Report a publié son classement des dix actualités robotiques les plus lues de juin 2026, dominé par les levées de fonds et les déploiements de robots humanoïdes. En tête, Collaborative Robotics a dévoilé la deuxième génération de son robot mobile Proxie, avec une capacité de charge augmentée, des batteries à échange autonome et une option de manipulation à deux bras, visant la santé, la logistique et l'industrie. General Intuition a levé 320 millions de dollars en série A pour entraîner des modèles d'IA à partir de données de jeux vidéo plutôt que de téléopération classique. BMW a annoncé le déploiement du Figure 03 de Figure AI sur son site de Spartanburg, en Caroline du Sud, après une première phase avec le Figure 02. NEURA Robotics, fabricant allemand de "robots cognitifs", vise une série C pouvant atteindre 1,4 milliard de dollars sous conditions d'investisseurs non précisées. Agility Robotics a annoncé une fusion avec la SPAC Churchill Capital Corp. XI pour entrer en bourse. Standard Bots a bouclé une série C de 200 millions de dollars, valorisant l'entreprise à 1 milliard de dollars, pour étendre sa production à New York. AGIBOT a franchi la barre des 15 000 robots produits. RealSense a présenté sa caméra de profondeur D585 Pro à Automate, et NVIDIA a dévoilé de nouveaux outils open source pour l'IA physique lors du GTC Taipei et de Computex. Ce palmarès illustre surtout l'accélération du passage des humanoïdes de la démonstration vers le déploiement industriel réel, et l'appétit toujours vif des investisseurs pour l'IA physique. Le cas BMW est révélateur: reconduire un déploiement avec une génération suivante après une phase pilote réussie suggère un début de preuve de valeur opérationnelle, plutôt qu'un simple coup de communication, même si l'ampleur exacte du déploiement (nombre d'unités, tâches réalisées) reste à préciser par les sources primaires. La marche vers les marchés publics via SPAC pour Agility, tout comme les tours de financement de Standard Bots et NEURA, confirment que les investisseurs traitent désormais la robotique humanoïde comme un secteur de commercialisation, pas seulement de recherche. L'approche de General Intuition, qui parie sur les données de jeux vidéo pour entraîner la perception et l'action des robots, illustre aussi une diversification des stratégies d'entraînement face aux limites connues du sim-to-real et de la téléopération à grande échelle. Cette accumulation d'annonces s'inscrit dans la continuité des trajectoires déjà engagées: Figure AI construit sur son historique avec BMW depuis le Figure 02, AGIBOT poursuit sa montée en cadence de production en Chine, et NEURA Robotics, basée en Allemagne, cherche à s'imposer comme l'un des rares acteurs européens de poids face aux groupes américains et chinois. Agility, de son côté, mise sur son statut de pionnier américain coté en bourse avec des déploiements commerciaux actifs pour se différencier. Le Robot Report ouvre par ailleurs les propositions de sessions pour son événement RoboBusiness 2026, signe que ces tendances de financement et de déploiement devraient continuer d'alimenter les débats du secteur dans les mois à venir.

UENEURA Robotics, fabricant allemand de robots cognitifs, vise une levée pouvant atteindre 1,4 milliard de dollars pour s'imposer comme l'un des rares acteurs européens de poids face aux groupes américains et chinois.

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Top 10 des actualités robotiques de juillet 2026
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Top 10 des actualités robotiques de juillet 2026

Juillet 2026 a été marqué par une vague de financements et de nouveaux modèles dans la robotique humanoïde, avant qu'un changement de politique américaine ne domine l'actualité en fin de mois. AI² Robotics, basée à Shenzhen, a levé environ 735 millions de dollars, portant sa valorisation à plus de 50 milliards de yuans (environ 2,8 milliards de dollars), pour ses robots humanoïdes à roues. À Londres, Humanoid a bouclé une levée en série A et présenté KinetIQ Ascend, une approche d'apprentissage par renforcement censée atteindre 99,9 % de fiabilité en manipulation à vitesse humaine ou supérieure, un chiffre annoncé sans méthodologie détaillée et donc à prendre avec prudence. Walden Robotics est sorti de mode furtif avec 300 millions de dollars levés et une valorisation de 1,1 milliard de dollars, misant sur des robots capables d'apprendre en continu sur le terrain. Apptronik a dévoilé Apollo 2, la nouvelle version de son humanoïde, et inauguré l'extension de Robot Park, son centre de collecte de données et d'entraînement à Austin, au Texas. AMD est entré dans la course avec sa plateforme Kria AI Robotics et sa gamme Ryzen AI Embedded X100, promettant un contrôle temps réel déterministe et une mémoire unifiée CPU-GPU-NPU, en affirmant surpasser les puces Orin et Thor de Nvidia sur des charges robotiques complètes. Côté grand public, Weave Robotics a lancé Isaac 1, un humanoïde domestique à roues destiné aux tâches ménagères, facturé 7 999 dollars à l'achat ou 449 dollars par mois. BrainCo a fait la démonstration d'un bras robotique piloté par interface cerveau-machine lors de la World Artificial Intelligence Conference 2026. Mais l'article le plus consulté du mois concerne les nouvelles restrictions de la FCC sur l'importation aux États-Unis de robots humanoïdes et mobiles. Ces annonces confirment l'accélération des capitaux vers l'IA physique, avec une concurrence désormais mondiale entre la Chine, le Royaume-Uni et les États-Unis sur les humanoïdes, et l'arrivée de nouveaux acteurs des semi-conducteurs comme AMD face à la domination de Nvidia dans le contrôle robotique. Le prix de lancement d'Isaac 1 marque aussi une tentative rare de faire sortir l'humanoïde du seul pilote industriel pour viser directement le foyer, un test grandeur nature de la maturité commerciale du secteur. Les limites d'importation fixées par la FCC, elles, introduisent une dimension protectionniste qui pourrait redessiner les chaînes d'approvisionnement en composants robotiques et avantager les fournisseurs non chinois. Ce mois s'inscrit dans la continuité de la ruée vers l'IA physique amorcée depuis 2025, où les robots passent d'une programmation déterministe à des capacités de perception et de décision pilotées par IA. La position dominante de la Chine sur les humanoïdes à roues, illustrée par AI² Robotics, contraste avec la stratégie de niches de Walden, Apptronik ou Humanoid aux États-Unis et au Royaume-Uni. À surveiller : les suites concrètes de la décision de la FCC, la montée en cadence de Robot Park à Austin, et les premiers retours d'usage sur Isaac 1 une fois déployé chez les particuliers.

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