Aller au contenu principal
HumanoïdesThe Robot Report1h

Top 10 des avancées en robotique de juin 2026

1 source couvre ce sujet·Source originale ↗·
Résumé IASource uniqueImpact UE

Traduction et résumé rédigés.

Le Robot Report a publié son classement des dix actualités robotiques les plus lues de juin 2026, dominé par les levées de fonds et les déploiements de robots humanoïdes. En tête, Collaborative Robotics a dévoilé la deuxième génération de son robot mobile Proxie, avec une capacité de charge augmentée, des batteries à échange autonome et une option de manipulation à deux bras, visant la santé, la logistique et l'industrie. General Intuition a levé 320 millions de dollars en série A pour entraîner des modèles d'IA à partir de données de jeux vidéo plutôt que de téléopération classique. BMW a annoncé le déploiement du Figure 03 de Figure AI sur son site de Spartanburg, en Caroline du Sud, après une première phase avec le Figure 02. NEURA Robotics, fabricant allemand de "robots cognitifs", vise une série C pouvant atteindre 1,4 milliard de dollars sous conditions d'investisseurs non précisées. Agility Robotics a annoncé une fusion avec la SPAC Churchill Capital Corp. XI pour entrer en bourse. Standard Bots a bouclé une série C de 200 millions de dollars, valorisant l'entreprise à 1 milliard de dollars, pour étendre sa production à New York. AGIBOT a franchi la barre des 15 000 robots produits. RealSense a présenté sa caméra de profondeur D585 Pro à Automate, et NVIDIA a dévoilé de nouveaux outils open source pour l'IA physique lors du GTC Taipei et de Computex.

Ce palmarès illustre surtout l'accélération du passage des humanoïdes de la démonstration vers le déploiement industriel réel, et l'appétit toujours vif des investisseurs pour l'IA physique. Le cas BMW est révélateur: reconduire un déploiement avec une génération suivante après une phase pilote réussie suggère un début de preuve de valeur opérationnelle, plutôt qu'un simple coup de communication, même si l'ampleur exacte du déploiement (nombre d'unités, tâches réalisées) reste à préciser par les sources primaires. La marche vers les marchés publics via SPAC pour Agility, tout comme les tours de financement de Standard Bots et NEURA, confirment que les investisseurs traitent désormais la robotique humanoïde comme un secteur de commercialisation, pas seulement de recherche. L'approche de General Intuition, qui parie sur les données de jeux vidéo pour entraîner la perception et l'action des robots, illustre aussi une diversification des stratégies d'entraînement face aux limites connues du sim-to-real et de la téléopération à grande échelle.

Cette accumulation d'annonces s'inscrit dans la continuité des trajectoires déjà engagées: Figure AI construit sur son historique avec BMW depuis le Figure 02, AGIBOT poursuit sa montée en cadence de production en Chine, et NEURA Robotics, basée en Allemagne, cherche à s'imposer comme l'un des rares acteurs européens de poids face aux groupes américains et chinois. Agility, de son côté, mise sur son statut de pionnier américain coté en bourse avec des déploiements commerciaux actifs pour se différencier. Le Robot Report ouvre par ailleurs les propositions de sessions pour son événement RoboBusiness 2026, signe que ces tendances de financement et de déploiement devraient continuer d'alimenter les débats du secteur dans les mois à venir.

Impact France/UE

NEURA Robotics, fabricant allemand de robots cognitifs, vise une levée pouvant atteindre 1,4 milliard de dollars pour s'imposer comme l'un des rares acteurs européens de poids face aux groupes américains et chinois.

À lire aussi

Vidéo : un humanoïde chinois à 13 000 dollars pour démocratiser la robotique avancée
1Interesting Engineering 

Vidéo : un humanoïde chinois à 13 000 dollars pour démocratiser la robotique avancée

Astribot, startup robotique de Shenzhen également connue sous le nom Stardust Intelligence, a ouvert les commandes de son humanoïde T1 à partir de 13 000 dollars, soit environ sept fois moins cher que son propre modèle phare S1 vendu près de 100 000 dollars. Le T1 est un humanoïde à base roulante de 155 cm pour 66 kg, doté de 23 degrés de liberté hors effecteurs, avec une capacité de charge de 5 kg par bras. Son architecture motrice repose sur des câbles tendus, la même approche que le S1, conçue pour produire des mouvements plus fluides qu'un entraînement par engrenages traditionnels. Il accepte des pinces robotiques standard et des mains à cinq doigts pour la manipulation fine, et cible des applications comme la cuisine, les opérations en laboratoire, le pliage du linge, le tri de pièces automobiles et la recharge de véhicules électriques. L'IA embarquée est entraînée principalement par démonstration humaine plutôt que par téléopération, une méthode d'imitation learning qui permet au robot d'apprendre des workflows en observant un opérateur humain. Le seuil des 13 000 dollars modifie le calcul économique pour les intégrateurs et les équipes qui souhaitent piloter l'humanoïde en environnement industriel. À titre de comparaison, le Unitree G1 reste l'une des rares références sous 20 000 dollars sur le marché mondial; les offres Figure 03, Agility Digit ou Boston Dynamics Electric Atlas se négocient bien au-delà. Si le T1 tient ses performances hors laboratoire, il pourrait abaisser la barrière d'entrée pour des secteurs à marges serrées comme la logistique légère ou l'assemblage à faible volume. Il convient cependant d'être prudent: Astribot liste des tâches réussies sans publier de métriques de cadence ni de données de robustesse en conditions industrielles réelles, et les vidéos de démonstration restent sélectionnées par l'entreprise. C'est une ouverture de commandes, pas un déploiement en volume documenté. Fondée en 2022 et basée à Shenzhen, Astribot s'est fait connaître à la World Robot Conference de Pékin en août 2024 avec le S1, humanoïde bimanuel de 170 cm et 90 kg aux 23 DOF (7 par bras, 4 pour le torse, 2 pour la tête, 3 pour la base omnidirectionnelle). Une publication arXiv de juillet 2025 détaillait la suite logicielle Astribot Suite, combinant collecte de données en réalité virtuelle, politiques d'imitation learning et optimisation de trajectoire en temps réel, avec des taux de réussite annoncés entre 80 et 100% sur tâches sélectionnées. La startup a levé environ 100 millions de dollars depuis 2024. Sur le segment prix du T1, les concurrents directs incluent le Unitree G1 et, dans une moindre mesure, les robots de recherche comme le GR00T N2 de NVIDIA. Aucun acteur européen ne se positionne encore clairement sur ce créneau accessible. La démonstration de robustesse en milieu non contrôlé et l'annonce de premiers clients industriels constitueront les prochaines étapes décisives pour valider l'ambition commerciale d'Astribot.

UELa démocratisation des prix sur ce segment pourrait inciter des intégrateurs européens à évaluer un pilote humanoïde, mais aucun déploiement ni partenariat européen n'est mentionné.

HumanoïdesOpinion
1 source
Robot humanoïde abordable à 15 000 dollars : un kit pour démocratiser la robotique avancée
2Interesting Engineering 

Robot humanoïde abordable à 15 000 dollars : un kit pour démocratiser la robotique avancée

Menlo Research, une startup basée à Singapour, a lancé un kit de construction pour son robot humanoïde open-source Asimov, vendu environ 15 000 dollars, soit un prix proche du coût réel de ses composants selon la liste publiée sur GitHub. Le robot mesure 1,20 mètre, pèse 35 kilogrammes et dispose de plus de 25 degrés de liberté. Livré entièrement démonté, avec manuels et vidéos de montage, il cible chercheurs, développeurs et hobbyistes avancés. L'architecture est entièrement modulaire : jambes, bras, torse et tête s'interconnectent via des fixations moteur universelles, permettant le remplacement ou la mise à niveau de composants sans refonte globale. La cheville utilise un mécanisme parallèle RSU (Revolute-Spherical-Universal) à deux degrés de liberté (roulis et tangage), améliorant la distribution du couple sur terrain irrégulier. Les orteils sont passifs (non actionnés), simplifiant la transition appui-poussée et réduisant la charge calculatoire. Les pièces structurelles sont optimisées pour l'impression 3D Multi Jet Fusion (MJF), éliminant le recours à l'usinage CNC coûteux. Côté logiciel, l'entraînement repose sur une approche "Processor-in-the-Loop" (PIL) qui injecte délibérément des imperfections réalistes : latences CANBus simulées jusqu'à 9 millisecondes et bruit de capteurs via une couche d'émulation I2C. Un framework Asymmetric Actor-Critic sépare le "critic" (accès aux données de simulation exactes) de l'"actor" (signaux bruités et retardés comme en conditions matérielles réelles), aboutissant à un transfert sim-to-real en zéro-shot : marche avant et arrière, récupération après poussées externes, sans calibration supplémentaire sur le robot physique. Ce positionnement tarifaire est notable dans un secteur où les plateformes humanoïdes commerciales de référence restent fermées ou inaccessibles aux équipes indépendantes. Le zero-shot sim-to-real représente l'un des verrous historiques de la locomotion humanoïde ; l'approche PIL, qui force le modèle à apprendre sous latence et bruit réalistes dès la phase simulation, constitue une réponse directe au problème classique du sim-to-real gap que rencontrent des projets comme Pi-0 de Physical Intelligence ou GR00T N2 de NVIDIA lors du passage à l'échelle. Pour un laboratoire de recherche ou un intégrateur, cela représente un cycle de développement potentiellement plus court entre simulation et déploiement terrain, sans nécessiter de fine-tuning sur matériel physique coûteux. Menlo Research s'inscrit dans la tendance d'open-sourcing de la robotique humanoïde, aux côtés de l'Open Dynamic Robot Initiative et du Unitree H1 (environ 20 000 dollars, firmware partiellement ouvert). Asimov ne rivalise pas directement avec Figure 03, Tesla Optimus Gen 3 ou Agility Digit pour les déploiements industriels à grande échelle : il cible le segment recherche et éducation, aujourd'hui peu couvert par des plateformes réellement capables de locomotion autonome. La publication du bill-of-materials complet sur GitHub renforce la crédibilité de la démarche, même si 15 000 dollars reste hors portée du grand public et que les performances annoncées n'ont pas encore été validées de manière indépendante. Les prochaines étapes annoncées portent sur l'amélioration de la stack logicielle et l'élargissement de la communauté open-source autour du projet.

HumanoïdesActu
1 source
Construction et test d'un actionneur robotique DIY
3Hackaday Robots Hacks 

Construction et test d'un actionneur robotique DIY

Brandon Lai, maker indépendant, a publié les résultats de sa deuxième version d'actionneur rotatif, conçu pour son projet personnel de robot humanoïde. Les spécifications visées : 40 à 60 tr/min pour un couple de 20 Nm en sortie, avec une heure de fonctionnement continu. La conception s'inspire d'un article de recherche du MIT, avec une substitution structurelle majeure : réducteur cycloïdal en lieu et place du planétaire d'origine, dans l'espoir d'une meilleure densité de couple et d'un jeu mécanique réduit (backlash). Le moteur repose sur un stator bobiné à la main autour d'un noyau standard du commerce, complété par des pièces usinées CNC et des composants imprimés en 3D pour le carter. Les tests ont mis en évidence deux limitations concrètes : seulement 7 Nm de couple en sortie, bridé par la source d'alimentation de laboratoire incapable de fournir le courant nécessaire, et un backlash excessif dans le réducteur cycloïdal, attribué à des tolérances de fabrication insuffisantes. Coût total : 400 dollars, largement au-dessus du budget initial. L'écart de facteur 3 entre le couple mesuré et l'objectif illustre une tension bien connue des développeurs d'actionneurs : les performances annoncées sur papier dépendent autant de la chaîne d'alimentation que de la mécanique elle-même. Plus significatif pour la communauté robotique, le réducteur cycloïdal, réputé supérieur au planétaire pour la réduction du backlash, a produit l'effet inverse ici, rappelant que le choix d'architecture ne remplace pas la précision de fabrication. Pour les intégrateurs et ingénieurs en robotique, ce retour d'expérience chiffré, avec tolérances insuffisantes et dépassement budgétaire inclus, a plus de valeur informative que les vidéos de démonstration sélectionnées habituellement diffusées par les équipes commerciales. Lai prévoit une prochaine révision pour corriger ces points, et les fichiers CAD sont accessibles publiquement. Ce projet illustre la difficulté de répliquer en amateur des actionneurs que des acteurs comme Figure AI (Figure 02 et 03), Agility Robotics (Digit) ou 1X Technologies développent avec des équipes spécialisées et des budgets de plusieurs dizaines de millions de dollars. La publication ouverte de données techniques incluant les itérations ratées reste une contribution utile à l'écosystème DIY humanoïde, même si les performances actuelles restent très loin des seuils nécessaires à une application industrielle réelle.

HumanoïdesTuto
1 source
TARS présente son IA incarnée à la conférence de robotique ICRA 2026
4Robotics & Automation News 

TARS présente son IA incarnée à la conférence de robotique ICRA 2026

L'article source est très tronqué (il s'arrête à "[…]" après la démo sign-language), ce qui limite fortement la précision possible sur les métriques techniques. Voici ce que l'on peut écrire de factuel : --- La startup TARS a effectué les débuts internationaux de sa plateforme DexHand lors de l'ICRA 2026, la conférence annuelle de l'IEEE sur la robotique, tenue début juin 2026. Le Dr Ding, co-fondateur et directeur scientifique de l'entreprise, y a prononcé le discours d'ouverture en séance plénière. La démonstration publique de la DexHand a consisté à reproduire les 26 gestes de l'alphabet américain en langue des signes, une séquence qui a attiré l'attention de chercheurs et d'industriels présents sur le salon. La maîtrise de la manipulation dextre reste l'un des verrous les plus structurants de la robotique humanoïde et collaborative : reproduire fidèlement la gamme de gestes de la main humaine en temps réel constitue un indicateur crédible de maturité mécanique et de contrôle. Une présence en keynote plénière à l'ICRA, forum de référence académique et industriel, signale que TARS cherche à positionner sa DexHand comme plateforme de recherche autant que produit commercial, un positionnement qui peut accélérer l'adoption dans les labos et chez les intégrateurs. TARS opère dans un segment très disputé dominé par Shadow Robot (UK, racheté par Sanctuary AI), Inspire Robots (Chine), et les mains d'Agility ou de Figure embarquées dans leurs humanoïdes. Sans métriques publiées sur le nombre de degrés de liberté, le payload ou la latence de contrôle, il est prématuré de situer la DexHand dans ce classement. La suite de l'article source étant indisponible, les détails de déploiement et la roadmap commerciale restent à confirmer.

HumanoïdesOpinion
1 source