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Vidéo : un humanoïde chinois à 13 000 dollars pour démocratiser la robotique avancée
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Vidéo : un humanoïde chinois à 13 000 dollars pour démocratiser la robotique avancée

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Vidéo : un humanoïde chinois à 13 000 dollars pour démocratiser la robotique avancée
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Astribot, startup robotique de Shenzhen également connue sous le nom Stardust Intelligence, a ouvert les commandes de son humanoïde T1 à partir de 13 000 dollars, soit environ sept fois moins cher que son propre modèle phare S1 vendu près de 100 000 dollars. Le T1 est un humanoïde à base roulante de 155 cm pour 66 kg, doté de 23 degrés de liberté hors effecteurs, avec une capacité de charge de 5 kg par bras. Son architecture motrice repose sur des câbles tendus, la même approche que le S1, conçue pour produire des mouvements plus fluides qu'un entraînement par engrenages traditionnels. Il accepte des pinces robotiques standard et des mains à cinq doigts pour la manipulation fine, et cible des applications comme la cuisine, les opérations en laboratoire, le pliage du linge, le tri de pièces automobiles et la recharge de véhicules électriques. L'IA embarquée est entraînée principalement par démonstration humaine plutôt que par téléopération, une méthode d'imitation learning qui permet au robot d'apprendre des workflows en observant un opérateur humain.

Le seuil des 13 000 dollars modifie le calcul économique pour les intégrateurs et les équipes qui souhaitent piloter l'humanoïde en environnement industriel. À titre de comparaison, le Unitree G1 reste l'une des rares références sous 20 000 dollars sur le marché mondial; les offres Figure 03, Agility Digit ou Boston Dynamics Electric Atlas se négocient bien au-delà. Si le T1 tient ses performances hors laboratoire, il pourrait abaisser la barrière d'entrée pour des secteurs à marges serrées comme la logistique légère ou l'assemblage à faible volume. Il convient cependant d'être prudent: Astribot liste des tâches réussies sans publier de métriques de cadence ni de données de robustesse en conditions industrielles réelles, et les vidéos de démonstration restent sélectionnées par l'entreprise. C'est une ouverture de commandes, pas un déploiement en volume documenté.

Fondée en 2022 et basée à Shenzhen, Astribot s'est fait connaître à la World Robot Conference de Pékin en août 2024 avec le S1, humanoïde bimanuel de 170 cm et 90 kg aux 23 DOF (7 par bras, 4 pour le torse, 2 pour la tête, 3 pour la base omnidirectionnelle). Une publication arXiv de juillet 2025 détaillait la suite logicielle Astribot Suite, combinant collecte de données en réalité virtuelle, politiques d'imitation learning et optimisation de trajectoire en temps réel, avec des taux de réussite annoncés entre 80 et 100% sur tâches sélectionnées. La startup a levé environ 100 millions de dollars depuis 2024. Sur le segment prix du T1, les concurrents directs incluent le Unitree G1 et, dans une moindre mesure, les robots de recherche comme le GR00T N2 de NVIDIA. Aucun acteur européen ne se positionne encore clairement sur ce créneau accessible. La démonstration de robustesse en milieu non contrôlé et l'annonce de premiers clients industriels constitueront les prochaines étapes décisives pour valider l'ambition commerciale d'Astribot.

Impact France/UE

La démocratisation des prix sur ce segment pourrait inciter des intégrateurs européens à évaluer un pilote humanoïde, mais aucun déploiement ni partenariat européen n'est mentionné.

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Robot humanoïde abordable à 15 000 dollars : un kit pour démocratiser la robotique avancée
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Robot humanoïde abordable à 15 000 dollars : un kit pour démocratiser la robotique avancée

Menlo Research, une startup basée à Singapour, a lancé un kit de construction pour son robot humanoïde open-source Asimov, vendu environ 15 000 dollars, soit un prix proche du coût réel de ses composants selon la liste publiée sur GitHub. Le robot mesure 1,20 mètre, pèse 35 kilogrammes et dispose de plus de 25 degrés de liberté. Livré entièrement démonté, avec manuels et vidéos de montage, il cible chercheurs, développeurs et hobbyistes avancés. L'architecture est entièrement modulaire : jambes, bras, torse et tête s'interconnectent via des fixations moteur universelles, permettant le remplacement ou la mise à niveau de composants sans refonte globale. La cheville utilise un mécanisme parallèle RSU (Revolute-Spherical-Universal) à deux degrés de liberté (roulis et tangage), améliorant la distribution du couple sur terrain irrégulier. Les orteils sont passifs (non actionnés), simplifiant la transition appui-poussée et réduisant la charge calculatoire. Les pièces structurelles sont optimisées pour l'impression 3D Multi Jet Fusion (MJF), éliminant le recours à l'usinage CNC coûteux. Côté logiciel, l'entraînement repose sur une approche "Processor-in-the-Loop" (PIL) qui injecte délibérément des imperfections réalistes : latences CANBus simulées jusqu'à 9 millisecondes et bruit de capteurs via une couche d'émulation I2C. Un framework Asymmetric Actor-Critic sépare le "critic" (accès aux données de simulation exactes) de l'"actor" (signaux bruités et retardés comme en conditions matérielles réelles), aboutissant à un transfert sim-to-real en zéro-shot : marche avant et arrière, récupération après poussées externes, sans calibration supplémentaire sur le robot physique. Ce positionnement tarifaire est notable dans un secteur où les plateformes humanoïdes commerciales de référence restent fermées ou inaccessibles aux équipes indépendantes. Le zero-shot sim-to-real représente l'un des verrous historiques de la locomotion humanoïde ; l'approche PIL, qui force le modèle à apprendre sous latence et bruit réalistes dès la phase simulation, constitue une réponse directe au problème classique du sim-to-real gap que rencontrent des projets comme Pi-0 de Physical Intelligence ou GR00T N2 de NVIDIA lors du passage à l'échelle. Pour un laboratoire de recherche ou un intégrateur, cela représente un cycle de développement potentiellement plus court entre simulation et déploiement terrain, sans nécessiter de fine-tuning sur matériel physique coûteux. Menlo Research s'inscrit dans la tendance d'open-sourcing de la robotique humanoïde, aux côtés de l'Open Dynamic Robot Initiative et du Unitree H1 (environ 20 000 dollars, firmware partiellement ouvert). Asimov ne rivalise pas directement avec Figure 03, Tesla Optimus Gen 3 ou Agility Digit pour les déploiements industriels à grande échelle : il cible le segment recherche et éducation, aujourd'hui peu couvert par des plateformes réellement capables de locomotion autonome. La publication du bill-of-materials complet sur GitHub renforce la crédibilité de la démarche, même si 15 000 dollars reste hors portée du grand public et que les performances annoncées n'ont pas encore été validées de manière indépendante. Les prochaines étapes annoncées portent sur l'amélioration de la stack logicielle et l'élargissement de la communauté open-source autour du projet.

HumanoïdesActu
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BMW intègre le robot humanoïde Figure 03 dans son usine intelligente aux États-Unis pour la logistique avancée
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BMW intègre le robot humanoïde Figure 03 dans son usine intelligente aux États-Unis pour la logistique avancée

BMW a déployé le robot humanoïde Figure 03 de Figure AI dans son usine de Spartanburg, en Caroline du Sud, pour automatiser des tâches de séquençage logistique complexes. Ce déploiement fait suite à un pilote de onze mois avec le Figure 02, qui avait contribué à la production de plus de 30 000 BMW X3 en insérant des composants en tôle dans des gabarits de soudure avec haute précision et cadence soutenue. Le Figure 03 prend en charge l'organisation de composants non triés dans des chariots de séquençage avant leur acheminement vers les postes d'assemblage par des systèmes de transport autonomes, selon un mode de fabrication "just-in-sequence" garantissant que les opérateurs reçoivent les bons composants au bon moment. La nouvelle génération introduit plusieurs améliorations matérielles : revêtement extérieur souple pour la sécurité en milieu partagé, charge sans fil pour maximiser le temps de fonctionnement, communication vocale bidirectionnelle, et mains repensées équipées de capteurs tactiles et de caméras palmaires intégrées. En parallèle, BMW expérimente depuis mars 2026 le robot humanoïde AEON de Hexagon dans son usine de Leipzig pour l'assemblage de batteries haute tension et de composants de carrosserie. Le passage du Figure 02 au Figure 03, et surtout l'extension du périmètre d'application de la carrosserie vers la logistique, représente un signal sectoriel significatif : les robots humanoïdes ne sont plus cantonnés aux tâches de soudure répétitives à faible variabilité, mais commencent à opérer dans des environnements moins structurés, où la dextérité fine et la reconnaissance d'objets variés sont requises. Les capteurs tactiles et caméras palmaires du Figure 03 sont directement conçus pour réduire ce gap de manipulation. La durée du déploiement initial, onze mois sous conditions de production réelles avec une contribution mesurable à la sortie de 30 000 véhicules, constitue une donnée plus robuste que les démonstrations en laboratoire qui dominent encore les annonces du secteur. Cela dit, BMW ne communique pas de métriques de cadence ni de taux de disponibilité comparés aux postes humains, ce qui rend l'évaluation économique difficile depuis l'extérieur. BMW positionne explicitement Spartanburg comme son principal site de développement pour l'intégration de la robotique humanoïde, dans le cadre d'une stratégie dite "Physical AI" qui vise à compléter l'automatisation classique plutôt qu'à la remplacer. Figure AI, fondée par Brett Adcock, concurrence sur ce segment Tesla (Optimus), Boston Dynamics (Atlas), Agility Robotics (Digit) et 1X Technologies. L'extension à Leipzig avec AEON de Hexagon, un acteur moins médiatisé que ses concurrents américains, suggère que BMW maintient une stratégie multi-fournisseurs plutôt que de s'engager en exclusivité avec un seul partenaire robotique. Les prochaines étapes annoncées incluent l'évaluation de la polyvalence d'AEON sur plusieurs processus de fabrication à Leipzig, notamment en production de modules énergétiques et d'éléments de carrosserie extérieure, sans calendrier précis communiqué pour un déploiement à grande échelle.

UELe déploiement à Spartanburg sert de banc d'essai pour les usines BMW en Europe, notamment à Leipzig où l'AEON de Hexagon est en test depuis mars 2026, signalant une accélération potentielle de l'intégration humanoïde dans la supply chain automobile européenne.

HumanoïdesOpinion
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Vidéo : le robot humanoïde Unitree G1 épate avec des sauts acrobatiques et pirouettes sur patins
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Vidéo : le robot humanoïde Unitree G1 épate avec des sauts acrobatiques et pirouettes sur patins

Unitree Robotics a publié le 23 avril une vidéo montrant son robot humanoïde G1 exécuter des figures sur rollers et patins à glace : virages à 360 degrés, rotations sur une jambe, et frontflips, le tout en maintenant l'équilibre via un contrôle coordonné des roues et des membres articulés. La plateforme G1 est un hybride roues-jambes lancé en novembre 2025 sous la désignation G1-D, disponible en deux versions. La version Standard, stationnaire, embarque 17 degrés de liberté ; la version Flagship, motorisée par une base à entraînement différentiel capable de 1,5 m/s, monte à 19 DOF. Les deux variantes mesurent entre 126 et 168 cm pour un poids maximal de 80 kg. Chaque bras offre 7 DOF et supporte une charge utile de 3 kg. L'articulation de taille permet 155° de rotation sur l'axe Z et une plage de -2,5° à 135° sur l'axe Y, couvrant une enveloppe de travail verticale de 2 mètres. La perception repose sur une caméra binoculaire en tête et des caméras poignet pour la vision rapprochée. La version Flagship tourne sur un module Nvidia Jetson Orin NX délivrant jusqu'à 100 TOPS, avec une autonomie annoncée de six heures. Cette démonstration illustre une tendance de fond : la mobilité humanoïde sort du strict bipédisme pour intégrer la locomotion hybride. L'association roues et jambes avait été largement laissée de côté au profit du seul marcheur anthropomorphe, considéré comme la voie vers les environnements humains. Unitree repose la question en montrant qu'un humanoïde peut gagner en efficacité énergétique et en polyvalence terrain sans sacrifier l'adaptabilité des membres. Sur le fond, la vidéo reste une démonstration contrôlée, pas un déploiement industriel, et les conditions de tournage ne sont pas précisées. Ce type de footage sélectif est courant dans le secteur et ne documente pas les taux d'échec ni les conditions réelles d'opération. Ce qui est lisible, néanmoins, c'est la maturité des algorithmes de contrôle temps réel et l'apport de l'entraînement en simulation pour des mouvements dynamiques complexes. Unitree, fondée en Chine et connue pour ses quadrupèdes Go1 et B2, a accéléré son virage humanoïde avec le G1 commercialisé à partir de 16 000 dollars en 2024, un prix agressif qui le positionne directement contre les plateformes de recherche d'Agility Robotics (Digit), Figure (Figure 02) et Boston Dynamics (Atlas). Le G1-D intègre un stack logiciel complet couvrant l'annotation de données, la simulation et l'entraînement distribué, ce qui signale une ambition au-delà du hardware : se positionner comme plateforme de développement de modèles d'action (VLA). La prochaine étape attendue du secteur est le passage de ces démos en conditions contrôlées à des déploiements industriels répétables, un saut que ni Unitree ni ses concurrents n'ont encore documenté publiquement à grande échelle.

UELa démonstration Unitree G1-D accentue la pression concurrentielle sur les acteurs européens du secteur humanoïde, en confirmant la capacité des fabricants chinois à proposer des plateformes polyvalentes à prix agressif sans déploiement industriel documenté à ce stade.

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Un robot humanoïde utilise la vision et la mémoire pour trier des objets avec dextérité
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Un robot humanoïde utilise la vision et la mémoire pour trier des objets avec dextérité

Lors d'un événement baptisé "Dexterity Night" organisé par la startup sud-coréenne RLWRLD à l'Exploratorium de San Francisco, un robot humanoïde du japonais Enactic a exécuté un tri de chaussettes noires sur tapis roulant, parmi un flux mélangé de chaussettes noires et blanches. Le robot identifiait la couleur de chaque chaussette par caméra embarquée, saisissait l'objet avec des mains antropomorphes, puis le déposait dans le bon bac, tout en conservant en mémoire les couleurs précédemment détectées pour enchaîner les décisions sans recalibrage. D'autres robots étaient présents, WIRobotics (Corée du Sud) et Origami Robotics (États-Unis), tous pilotés par le même modèle de fondation RLDX-1 développé par RLWRLD. En parallèle, RLWRLD accélère la collecte de données réelles en filmant des travailleurs qualifiés (hôtellerie, logistique, commerce de proximité) via caméras et capteurs, pour constituer des datasets couvrant des gestes de pliage, préhension et organisation en conditions réelles. L'intérêt de la démonstration réside moins dans le tri de chaussettes en lui-même que dans l'architecture technique sous-jacente. RLDX-1 repose sur un Multi-Stream Action Transformer (MSAT) qui traite en flux parallèles les signaux visuels, de mouvement, de mémoire et de couple avant de les fusionner pour générer des actions coordonnées. Un module de cognition compresse les entrées perceptuelles en tokens mémoire, ce qui permet un suivi de tâche sur un horizon long, un point de friction récurrent dans les modèles de fondation robotiques actuels, que RLWRLD identifie explicitement comme sa cible. Pour enrichir la diversité d'apprentissage, le système combine motion capture de mains humaines et un moteur de données synthétiques. Les benchmarks annoncés sont décrits comme "state-of-the-art" en simulation et en conditions réelles, affirmation usuelle dans les communiqués de ce secteur, et qu'il faudra vérifier sur des déploiements documentés en production. RLWRLD s'inscrit dans une dynamique coréenne qui cherche à se différencier d'un marché humanoïde dominé à deux extrêmes: les États-Unis sur les modèles d'IA haute performance (Figure, Physical Intelligence avec Pi-0, Boston Dynamics, Tesla avec Optimus Gen 3), la Chine sur la compétitivité hardware. La stratégie coréenne misait sur la manipulation fine et la dextérité des doigts: Robotis développe des mains à entraînement direct (moteur relié directement aux articulations, sans câbles ni engrenages) et aurait reçu des précommandes de Google et Apple; Edin Robotics travaille sur des capteurs reproduisant la sensation tactile du bout des doigts. RLWRLD accélère désormais le déploiement de RLDX-1 sur plusieurs sites réels simultanément, une étape qui distingue un produit en test d'un produit opérationnel. La prochaine question concrète pour les intégrateurs industriels sera de connaître les taux de succès en conditions non contrôlées, les temps de cycle réels, et les coûts de déploiement.

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