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Agility Robotics entre en bourse via une fusion SPAC

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Agility Robotics, rebaptisée simplement "Agility" en mars 2026, a annoncé une fusion avec le SPAC Churchill Capital Corp qui valoriserait l'entreprise à 2,5 milliards de dollars en pré-money, avec plus de 620 millions de dollars de produits bruts attendus. La société basée à Salem, Oregon, commercialise le robot humanoïde Digit, dont la cinquième génération peut soulever jusqu'à 18 kg (40 lb), opérer environ 16 heures par charge et atteindre 1,67 mètre de hauteur. La PDG Peggy Johnson a revendiqué, lors d'un briefing investisseurs, qu'Agility serait post-introduction "la seule société américaine cotée en bourse et pure-play dans l'humanoïde avec des déploiements commerciaux actifs et prouvés", Digit étant actuellement en service chez plusieurs clients industriels, principalement sur des tâches de picking de bacs et de totes en entrepôt. Google DeepMind et NVIDIA figurent parmi les partenaires technologiques déclarés, ce dernier ayant choisi Agility comme partenaire de lancement pour un programme non encore détaillé dans l'annonce.

L'enjeu central est la crédibilité commerciale dans un secteur encore dominé par les démonstrations. Agility avance des déploiements réels chez des clients industriels, même si le communiqué alterne entre "commercial trials" et "active commercial deployments" sans préciser le périmètre exact, ce qui constituera un point de due diligence pour les investisseurs. La thèse de l'entreprise repose sur le concept de "cooperative safety", soit la capacité du robot à opérer sans cage ni zone d'exclusion aux côtés de travailleurs humains, présenté comme le verrou à résoudre pour une adoption à grande échelle. Pour les intégrateurs et les décideurs B2B, la cotation en bourse d'un acteur humanoïde avec des déploiements réels est un signal structurant: elle introduit des obligations de transparence sur les métriques opérationnelles (temps de cycle, taux de panne, coût par cycle) que les concurrents non cotés n'ont pas à divulguer, ce qui pourrait redéfinir les référentiels de benchmarking sectoriel.

Fondée en 2015 par Jonathan Hurst et Damion Shelton, issus du Dynamic Robotics Laboratory de l'Oregon State University, la société a d'abord développé Cassie, une plateforme bipède de recherche, avant de pivoter vers la commercialisation de Digit. Le picking de bacs en entrepôt a été choisi délibérément comme segment d'entrée avant une expansion vers d'autres verticales industrielles, dans un marché adressable estimé par l'entreprise à 1 000 milliards de dollars aux États-Unis. Face à Figure (en cours de déploiement chez BMW), Boston Dynamics (Atlas chez Hyundai), Tesla (Optimus Gen 3, non encore commercialisé) et 1X (NEO), Agility mise sur son avance en déploiements réels et sur l'accès aux capitaux publics pour accélérer. En Europe, aucun acteur du segment logistique humanoïde n'est positionné à ce niveau; Wandercraft (France) reste centré sur la rééducation médicale. La finalisation de la transaction SPAC reste conditionnée à l'approbation des actionnaires de Churchill Capital Corp.

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Adoptez une vision systémique pour le déploiement à grande échelle des humanoïdes au Robotics Summit
1Robotics Business Review 

Adoptez une vision systémique pour le déploiement à grande échelle des humanoïdes au Robotics Summit

Le Robotics Summit & Expo se tiendra les 27 et 28 mai 2026 à Boston, et l'un de ses temps forts techniques sera la session intitulée "Humanoids That Scale: A Systems and Semiconductor Perspective", programmée le second jour à 14h30 ET. L'intervenant principal sera Giovanni Campanella, directeur général du segment robotique chez Texas Instruments, ingénieur diplômé de l'Université de Bologne et du Politecnico di Torino. Sa présentation s'appuiera sur des architectures de référence et des cas de conception réels pour adresser quatre verrous techniques centraux dans le développement des humanoïdes : la fusion de capteurs à haute bande passante, le traitement IA embarqué en temps réel, le contrôle moteur de précision, et la fiabilité des communications entre sous-systèmes distribués. L'événement accueillera plus de 70 intervenants confirmés, issus notamment de Tesla, Toyota Research Institute, PickNik Robotics, Robust AI, Harmonic Drive et Fictiv, répartis sur plus de 50 sessions couvrant l'IA, le design, les technologies habilitantes, la santé et la logistique. La valeur de cette session tient à son niveau d'abstraction : alors que la plupart des annonces dans le secteur humanoïde portent sur les modèles de fondation, les VLA (Vision-Language-Action models) ou les benchmarks de locomotion, Campanella aborde la question par le bas de la pile, au niveau des chaînes de signal analogiques, de la gestion de puissance et du traitement embarqué. Pour un intégrateur ou un directeur technique qui doit concevoir un système déployable, c'est précisément là que se jouent les compromis décisifs : latence bout-en-bout, consommation énergétique par cycle de tâche, et fiabilité des communications dans un environnement industriel bruité. Le message implicite de Texas Instruments est que le "scaling" des humanoïdes n'est pas uniquement un problème logiciel, et que les semi-conducteurs restent un goulot d'étranglement sous-estimé dans la course à la commercialisation. Il faut noter que cet article est avant tout un communiqué promotionnel pour le sommet, sans métriques de déploiement ni annonce produit. Sur le fond, le Robotics Summit est produit par The Robot Report et WTWH Media, et constitue l'un des principaux rendez-vous techniques pour les développeurs de robotique commerciale aux États-Unis. Il est colocalisé cette année avec DeviceTalks Boston, dédié aux dispositifs médicaux. Dans le contexte plus large, la session TI s'inscrit dans une phase où les acteurs humanoïdes majeurs (Figure avec son robot 03, Tesla avec Optimus Gen 3, Physical Intelligence avec Pi-0, NVIDIA avec GR00T N2) ont tous publié des démonstrations convaincantes mais où les déploiements industriels à l'échelle restent rares. La question de savoir si l'infrastructure semiconducteur est prête à suivre la cadence des ambitions logicielles sera au coeur des échanges à Boston fin mai.

HumanoïdesActu
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Richtech Robotics lance un flux en direct pour son humanoïde ADAM propulsé par l'IA
2Robotics Business Review 

Richtech Robotics lance un flux en direct pour son humanoïde ADAM propulsé par l'IA

Richtech Robotics a lancé le 18 juin 2026 une plateforme de diffusion en continu, disponible 24h/24 et 7j/7, permettant à n'importe quel internaute d'interagir en temps réel avec son robot ADAM. Contrairement à une démonstration vidéo classique, le dispositif invite les utilisateurs à poser des questions et à soumettre des tâches au robot en direct. ADAM repose sur la plateforme NVIDIA Isaac et embarque un module de calcul NVIDIA Jetson Thor pour le traitement onboard. L'entreprise a déjà déployé le robot dans plusieurs environnements commerciaux : service de boissons au Kennedy Space Center en Floride, préparation de nouilles au salon National Restaurant Association en mai 2026, et opération de barista à Times Square depuis avril 2026. Ce même mois, Richtech a référencé ses systèmes robotiques et ses services de données sur le Microsoft Marketplace pour Azure, et a signé un accord de distribution européen avec la société néerlandaise NewConsultancy B.V. La semaine prochaine, l'entreprise exposera son robot humanoïde industriel Dex au stand 2088, ainsi qu'un nouveau jack à palettes autonome piloté par IA. La démarche du livestream permanent est moins anodine qu'elle n'y paraît. Dans un secteur où le fossé entre démonstration contrôlée et déploiement réel (le fameux "demo-to-reality gap") reste la critique principale adressée aux acteurs humanoïdes, exposer un robot à des interactions non scriptées et continues constitue un test de robustesse en conditions réelles, public et permanent. Phil Zheng, directeur des opérations, annonce que "les réponses et mouvements plus naturels deviendront plus courants d'ici un an", une déclaration à vérifier à l'aune des performances observables sur le flux. La stratégie de "robot influencer" relève clairement du marketing, mais la transparence opérationnelle 24/7 représente une forme de validation externe que les fiches techniques ne peuvent pas offrir. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, c'est aussi un signal sur le niveau de maturité atteint par les modèles vision-langage-action (VLA) dans des contextes d'interaction non structurée. Fondée en 2016 à Las Vegas, Richtech se positionne sur trois segments : industrie, commerce, et services de données. L'entreprise a acquis un entrepôt de 7 370 m² à Las Vegas pour développer son infrastructure IA. ADAM n'est pas un humanoïde de travail lourd, il cible l'hôtellerie, la restauration et l'accueil, là où Figure (Figure 02), Apptronik (Apollo) ou Agility Robotics (Digit) visent la logistique et la manufacture. Le lancement de Dex marque un pivot vers l'industriel, en réponse directe à cette concurrence. L'ancrage sur Azure via Microsoft Marketplace ouvre un modèle data-as-a-service qui différencie Richtech au-delà du hardware. Les prochaines étapes à surveiller : les métriques de fiabilité sur le livestream à long terme, et les conditions réelles du déploiement européen via NewConsultancy.

UEL'accord de distribution signé avec la société néerlandaise NewConsultancy B.V. ouvre un canal de déploiement commercial d'ADAM en Europe, notamment dans l'hôtellerie et la restauration.

HumanoïdesOpinion
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Une entreprise américaine dévoile R-Noid, un robot humanoïde pour les usines, hôtels et entrepôts
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Une entreprise américaine dévoile R-Noid, un robot humanoïde pour les usines, hôtels et entrepôts

Robot.com, société américaine, a annoncé le lancement commercial de R-Noid, un robot humanoïde destiné aux environnements industriels, logistiques, hospitaliers et de restauration. Proposé selon un modèle Robot-as-a-Service (RaaS), le système serait déployable en huit à douze semaines, de l'évaluation initiale du site jusqu'à l'opération autonome. R-Noid mesure 1,7 mètre, pèse 90 kilogrammes, et embarque deux bras à 7 degrés de liberté (7-DOF) capables de manipuler des charges allant jusqu'à 4 kilogrammes chacun, complétés par un torse articulé à 4-DOF offrant une portée verticale de 0 à 1,9 mètre. Sa base mobile holonome permet des déplacements omnidirectionnels sans modification des infrastructures existantes. Au lancement, le robot couvre 19 tâches réparties en cinq catégories : Restaurant Assistant, Packer, Picker, Folder et Host, comprenant notamment le montage de cartons, le picking en entrepôt, le transfert de pièces plastiques sur lignes de production, le support en cuisine et le pliage de linge. L'autonomie annoncée est d'environ trois heures sur batterie, avec la possibilité de fonctionner en continu branché au secteur, et une architecture d'effecteurs terminaux modulaire permet de changer d'outil selon la tâche. Ce qui distingue techniquement R-Noid, c'est l'empilement logiciel retenu. La manipulation est pilotée par pi-0.7, le modèle vision-langage-action (VLA) développé par Physical Intelligence, dont les travaux sur les politiques généralisées font référence dans la communauté robotique. La navigation et l'autonomie terrain reposent sur les Foundation Field Models (FFM) de FieldAI, conçus pour opérer sans cartographie préalable dans des environnements dynamiques. L'inférence embarquée est assurée par des modules NVIDIA Jetson, et la validation pré-déploiement passe par NVIDIA Isaac Sim. Ce choix d'assembler trois couches tierces spécialisées plutôt que de développer une stack propriétaire reflète une tendance croissante chez les intégrateurs humanoïdes. Reste que le RaaS humanoïde n'a pas encore fait ses preuves à l'échelle industrielle : l'annonce ne mentionne ni clients nommés ni volumes déployés, ce qui la place davantage du côté du lancement commercial que du déploiement réel en production. Robot.com s'inscrit dans une vague d'acteurs cherchant à industrialiser l'humanoïde en contournant la difficulté du hardware par un modèle de service. Ses concurrents directs incluent Figure AI avec le Figure 03 déployé chez BMW, Agility Robotics présent chez Amazon, 1X Technologies et Apptronik, tous positionnés sur les marchés industriels et logistiques. Du côté européen, Wandercraft développe Atalante X pour la rééducation médicale, et la française Enchanted Tools positionne Miroka sur l'hospitalité, segment également ciblé par la catégorie Host de R-Noid. Aucune tarification n'est communiquée. Les prochaines étapes seront déterminantes : Robot.com devra démontrer que ses délais de déploiement de huit à douze semaines tiennent en conditions réelles, et que pi-0.7 maintient ses performances hors des environnements contrôlés où les VLA ont jusqu'ici surtout été validés.

UEL'entrée de R-Noid sur le segment hospitalité crée une pression concurrentielle directe pour la française Enchanted Tools (Miroka) et indirectement pour Wandercraft, en illustrant la rapidité à laquelle des acteurs américains s'attaquent aux niches où des acteurs européens se positionnaient.

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Figure affirme produire un robot humanoïde par heure, soit une multiplication par 24 en quatre mois
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Figure affirme produire un robot humanoïde par heure, soit une multiplication par 24 en quatre mois

Figure, la startup californienne spécialisée en robotique humanoïde, a annoncé avoir atteint un rythme de production d'un robot Figure 03 par heure dans son usine BotQ, située en Californie. Ce chiffre représente une multiplication par 24 du cadence de fabrication en moins de quatre mois, partant d'un robot par jour début 2026. Plus de 350 unités ont été livrées à ce jour, plus de 500 batteries expédiées, et plus de 9 000 actionneurs produits. La ligne de fabrication s'appuie sur un logiciel propriétaire déployé sur plus de 150 postes de travail en réseau, avec plus de 50 points d'inspection intermédiaires. Le taux de réussite en fin de ligne (first-pass yield) dépasse 80 %, et le rendement de production des batteries atteint 99,3 %. Chaque unité subit plus de 80 tests fonctionnels incluant des exercices de stress mécanique (squats, jogging) avant expédition. L'objectif affiché reste de 12 000 robots par an à pleine capacité. Ce passage du stade prototype à la production industrielle est significatif dans la course aux humanoïdes, où la majorité des acteurs restent encore dans des phases de démonstrateur ou de déploiement pilote très limité. Un taux de rendement end-of-line supérieur à 80 % sur un produit mécatronique aussi complexe est un indicateur industriel crédible, bien que Figure ne précise pas la définition exacte de ce seuil ni les conditions de test. En parallèle, Figure a publié une mise à jour majeure de son modèle d'IA Helix, baptisée System 0 (S0). L'ancienne version reposait uniquement sur la proprioception (états articulaires, posture). S0 intègre désormais des caméras stéréo embarquées qui génèrent une représentation 3D de l'environnement, permettant au robot de naviguer des escaliers et des terrains variés avec une stabilité décrite comme comparable à celle d'un humain. Le système est entraîné par renforcement en simulation sur des terrains aléatoires, et les comportements appris se transfèrent directement au monde réel sans recalibration, ce qui constitue une avancée notable sur le classique problème du sim-to-real gap. Figure a été fondée en 2022 par Brett Adcock et a levé plus de 675 millions de dollars, dont une ronde notable en 2024 avec des participations de Microsoft, Nvidia, OpenAI et Samsung. Le Figure 03 est la troisième génération de son robot humanoïde, succédant au Figure 01 et 02. Dans un secteur extrêmement concurrentiel, Figure se positionne face à Tesla (Optimus Gen 2), Boston Dynamics (Atlas électrique), Agility Robotics (Digit, déployé chez Amazon), Physical Intelligence (Pi-0) et Unitree. La montée en volume de BotQ est aussi une course aux données : plus de robots déployés signifie davantage de données réelles pour entraîner Helix. Figure indique viser des déploiements dans les secteurs de la recherche, du commercial et de l'usage domestique, sans préciser de calendrier client ni de prix public pour le Figure 03.

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