Aller au contenu principal
Alva Industries apporte sa technologie de moteurs sans cadre au Robotics Summit
IndustrielThe Robot Report6sem

Alva Industries apporte sa technologie de moteurs sans cadre au Robotics Summit

1 source couvre ce sujet·Source originale ↗·
Résumé IASource uniqueImpact UE

Alva Industries, fabricant norvégien de moteurs sans cadre (frameless motors) basé à Trondheim, sera présent au Robotics Summit & Expo 2026 les 27 et 28 mai au Thomas M. Menino Convention & Exhibition Center de Boston, stand 440. L'entreprise y exposera sa famille de moteurs SlimTorq, des moteurs sans cadre et sans encoches (slotless) conçus pour une haute densité de couple, un faible effet de crantage (cogging) et une intégration radiale compacte. La gamme vient de s'élargir avec le modèle STM-190-35, lancé récemment, qui apporte une capacité de couple accrue et une précision améliorée pour les applications d'entraînement direct exigeantes où compacité et liberté de conception sont critiques. Des unités d'évaluation seront disponibles en main sur le stand, avec des démonstrations interactives en continu sur les deux jours. Alva présentera également des échantillons de ses bobinages FiberPrinting, sa technologie propriétaire de fabrication de stators qui permettrait, selon l'entreprise, de produire des moteurs dans quasi n'importe quelle forme ou taille tout en maintenant un encombrement axial minimal et une gestion thermique supérieure, une affirmation à valider indépendamment à l'échelle.

Pour les intégrateurs robotiques et les ingénieurs hardware, les moteurs sans cadre constituent un goulot d'étranglement réel dans la conception des articulations de robots humanoïdes et collaboratifs. La combinaison slotless + frameless répond directement au défi d'intégrer des actionneurs compacts à fort couple dans des joints robotiques, des exosquelettes ou des systèmes de positionnement de précision sans surcharge mécanique. Le fait qu'Alva propose des unités d'évaluation physiques au salon est un signal concret pour les équipes R&D en phase de sélection de composants : le discours commercial se confronte à la réalité du test d'intégration. La disponibilité de samples et l'accès direct aux ingénieurs Alva sont plus utiles, en pratique, qu'une keynote sur scène.

Alva se positionne sur un marché où les acteurs établis incluent maxon (Suisse, également présent au Summit), Kollmorgen, Tecnotion et Allied Motion. La montée en puissance des robots humanoïdes depuis 2023 a fortement stimulé la demande en actionneurs compacts à fort couple, profitant aux fournisseurs de composants capables de répondre aux contraintes d'intégration des joints. Le Robotics Summit lui-même réunit cette année plus de 70 intervenants confirmés, dont Tesla, Toyota Research Institute, Harmonic Drive et PickNik Robotics, reflétant la convergence croissante entre IA embarquée et hardware. Pour Alva, Boston représente une vitrine stratégique auprès d'une audience d'ingénieurs et de décideurs directement en phase de prototypage ou de sélection de fournisseurs pour leurs prochaines générations de systèmes robotiques.

Impact France/UE

Alva Industries, fabricant norvégien, représente un fournisseur européen d'actionneurs compacts pour la robotique humanoïde, offrant aux équipes R&D en Europe une alternative locale face aux composants américains et asiatiques dans un segment en forte demande.

Dans nos dossiers

À lire aussi

Regal Rexnord présente son portefeuille de solutions de contrôle de mouvement au Robotics Summit
1Robotics Business Review 

Regal Rexnord présente son portefeuille de solutions de contrôle de mouvement au Robotics Summit

Regal Rexnord, conglomérat américain de composants de mouvement basé à Milwaukee, sera présent au stand 542 du Robotics Summit & Expo 2026, les 27 et 28 mai à Boston au Thomas M. Menino Convention & Exhibition Center. L'entreprise y exposera l'ensemble de son portefeuille multi-marques dédié à la chaîne cinématique robotique : Kollmorgen pour les servomoteurs et drives de précision, Portescap pour les moteurs miniatures destinés aux articulations compactes, Thomson pour les actionneurs linéaires et systèmes de guidage, Warner Electric pour les freins et embrayages, et Berg pour les solutions d'engrenages de précision. Le 27 mai à 14h45 EST, Kevin Picard, ingénieur application chez Kollmorgen, et Anthony Smith, directeur ingénierie chez Thomson, présenteront une session technique intitulée "Reliable Field Robotics Actuation and Motion Control in Harsh Environments", centrée sur les applications agricoles, de défense et d'énergie confrontées aux contraintes de chaleur, humidité, poussière, vibrations et corrosion. L'enjeu concret pour les intégrateurs et décideurs industriels est de savoir si des actionneurs électriques linéaires peuvent remplacer de manière fiable les technologies hydrauliques et pneumatiques traditionnelles dans les robots de terrain, là où les conditions d'exploitation sont les plus sévères. Le message commercial de Regal Rexnord repose sur l'interopérabilité de ses composants au sein d'un "écosystème unifié", permettant soit un déploiement intégré clé en main, soit une sélection composant par composant. Il convient toutefois de souligner qu'il s'agit d'une présence salon et d'une session de conférence, non d'une annonce de produit nouveau ou d'un déploiement documenté en production. Les métriques de performance avancées dans ce type de présentation restent à valider dans des cas d'usage réels. Regal Rexnord a constitué ce portefeuille par une série d'acquisitions au cours des dernières années, dont le rachat de Rexnord en 2021 et l'intégration progressive de Thomson Industries, pour atteindre une couverture quasi-complète du stack de mouvement robotique. Sur ce segment, la concurrence directe inclut Harmonic Drive et maxon, tous deux également présents au Robotics Summit 2026 parmi les 70 intervenants confirmés, aux côtés de Tesla, du Toyota Research Institute ou encore de PickNik Robotics. Le salon, organisé par The Robot Report et WTWH Media, propose plus de 50 sessions réparties sur des tracks IA, design, technologies habilitantes, santé et logistique. Il est co-localisé avec DeviceTalks Boston, axé sur les dispositifs médicaux, ce qui signale une convergence croissante entre robotique industrielle et robotique médicale dans l'agenda des équipementiers.

IndustrielActu
1 source
XELA Robotics améliore la famille de capteurs uSkin avant le Robotics Summit
2Robotics Business Review 

XELA Robotics améliore la famille de capteurs uSkin avant le Robotics Summit

XELA Robotics, spécialiste tokyoïte des capteurs tactiles 3D, a annoncé le 30 avril 2026 deux améliorations majeures de sa famille de capteurs uSkin, à quelques semaines du Robotics Summit & Expo de Boston (27-28 mai). La première concerne la compensation des interférences magnétiques : les versions précédentes du capteur filtraient déjà la plupart des perturbations magnétiques, mais restaient vulnérables aux petits aimants puissants placés à moins d'un millimètre de la surface sensible de 3×3 mm. La nouvelle compensation élimine ces cas résiduels, ce qui devient critique pour la manipulation de pièces en fer ou d'acier, mais aussi pour des composants courants en usine comme les clips magnétiques. La seconde amélioration est l'adoption du protocole CAN FD (Controller Area Network Flexible Data-Rate) : là où le CAN classique plafonnait à 8 octets par trame et quelques centaines de kbps, le CAN FD monte à 64 octets par trame et jusqu'à 8 Mbps de débit, permettant de faire cohabiter davantage de modules de capteurs sur le même bus de données sans dégradation de la fréquence d'échantillonnage. XELA annonce maintenir une cadence de mesure de 500 Hz dans cette nouvelle configuration. Les capteurs compatibles CAN FD sont disponibles à la commande immédiatement, avec premières livraisons prévues en mai 2026 ; la compensation magnétique avancée sera accessible en option au troisième trimestre 2026. Ces deux évolutions répondent à un problème concret de déploiement industriel : intégrer de nombreux points de contact sur une main robotique ou un préhenseur sans saturer le bus de communication ni dégrader la résolution temporelle. Le maintien des 500 Hz sous charge accrue de capteurs est une contrainte que les intégrateurs connaissent bien lors du passage du prototype au déploiement en cellule. La compensation magnétique, elle, lève un verrou réel pour les applications de tri ou d'assemblage de composants métalliques, où la proximité d'aimants permanents ou de pièces ferromagnétiques générait jusqu'ici des lectures parasites difficiles à calibrer. Alexander Schmitz, CEO de XELA Robotics, a confirmé que ces fonctionnalités étaient remontées directement du marché américain, ce qui signale un effort de maturation produit guidé par la demande terrain plutôt que par la recherche amont. XELA Robotics s'est construit sur une niche précise : les capteurs tactiles à haute résolution spatiale et temporelle pour la robotique de manipulation avancée, un segment où peu d'acteurs proposent des solutions commerciales prêtes à l'emploi. Les concurrents directs incluent Contactile (Australie), Xsens pour la partie proprioception, et dans une certaine mesure les efforts internes de laboratoires comme le MIT CSAIL ou CMU sur la perception tactile. XELA sera présent au stand 616 du Robotics Summit & Expo de Boston fin mai, événement co-organisé par The Robot Report, où les deux nouveautés seront démonstrables en conditions réelles. La prochaine étape logique pour XELA sera d'intégrer ces capteurs dans les mains des humanoïdes en cours de commercialisation, un marché qui tire fortement la demande en retour haptique fiable à haute fréquence.

IndustrielActu
1 source
Retour sur 10 ans de robots à pattes avec Ghost Robotics au Robotics Summit
3Robotics Business Review 

Retour sur 10 ans de robots à pattes avec Ghost Robotics au Robotics Summit

Ghost Robotics, fondée en 2015 à Philadelphie, a franchi le cap des 1 000 robots livrés depuis sa création. Le CEO et co-fondateur Gavin Kenneally sera présent au Robotics Summit & Expo, les 27 et 28 mai 2026 à Boston, pour une conférence intitulée "From Prototype to Perimeter : 10 Years of Legged Robotics in Action". Il y présentera des retours d'expérience terrain sur ses déploiements de quadrupèdes, les évolutions logicielles récentes, et les perspectives à cinq ans pour la robotique à pattes dans les secteurs public et privé. Titulaire d'un doctorat en génie mécanique de l'Université de Pennsylvanie, co-concepteur mécanique du Vision 60 Q-UGV, Kenneally cumule six publications académiques et treize brevets. Fin 2025, la société a commercialisé un bras manipulateur monté en partie haute du Vision 60, un système décrit comme léger et précis, conçu pour étendre les capacités de manipulation de la plateforme sans dégrader sa mobilité. Ce seuil des 1 000 unités livrées distingue Ghost Robotics d'une grande partie de ses concurrents dans le segment des quadrupèdes opérationnels, où les annonces marketing précèdent souvent de loin les déploiements réels. Le Vision 60 est utilisé par le Département de la Défense américain (DoD) pour des missions de surveillance périmétrique et d'inspection en environnements contraints. L'ajout du bras manipulateur répond à une critique structurelle des plateformes à pattes : jusqu'ici cantonnées à la mobilité et à la perception, elles manquaient de capacité d'interaction physique avec leur environnement. Pour un intégrateur ou un COO industriel, c'est le signal d'un glissement vers des robots polyvalents capables à la fois de naviguer et d'agir, ce qui élargit significativement les cas d'usage au-delà de la surveillance pure. Il convient toutefois de noter que la société n'a pas publié de métriques détaillées sur les performances du bras en conditions opérationnelles. Ghost Robotics évolue dans un marché de plus en plus dense. Boston Dynamics, dont le Spot est disponible commercialement depuis 2020, reste la référence la plus visible, tandis qu'ANYbotics (ANYmal C, déployé dans le secteur énergétique offshore) et Unitree (B2, positionné sur les prix bas) exercent une pression croissante. Ghost Robotics se différencie par son ancrage défense-sécurité et une stack logicielle et électronique entièrement propriétaire, une exigence de souveraineté technologique souvent requise par le DoD. La conférence de Boston en mai 2026 sera l'occasion pour la société de consolider son image de fournisseur éprouvé, alors qu'une nouvelle génération de compétiteurs mise sur des architectures VLA (Vision-Language-Action) et le transfert sim-to-real pour rattraper leur retard terrain. Les suites annoncées portent sur l'élargissement des capacités du bras manipulateur et l'extension des déploiements vers les secteurs industriels privés.

💬 1 000 robots livrés, c'est le genre de chiffre qui change une conversation. Pendant que la plupart des acteurs du secteur accumulent les démos et les levées de fonds, Ghost a mis des machines en service auprès du DoD, ce qui vaut tous les benchmarks du monde. L'ajout du bras manipulateur est la bonne décision au bon moment, reste à voir si ça tient quand le terrain devient franchement hostile.

IndustrielOpinion
1 source
Nouvelle technologie de sécurité visuelle pour robots industriels travaillant à proximité des humains
4Interesting Engineering 

Nouvelle technologie de sécurité visuelle pour robots industriels travaillant à proximité des humains

Sensory Robotics vient d'obtenir la double certification cULus 1740 et ISO 13849 Performance Level d pour son système SR-1, une technologie de supervision visuelle conçue pour supprimer les cages de protection autour des robots industriels. Cette validation ouvre la voie à un déploiement commercial aux États-Unis et au Canada, et s'appuie sur une combinaison de vision 3D stéréoscopique, de capteurs et d'un logiciel temps réel qui génère des zones de sécurité virtuelles ajustables autour des bras robotiques. Contrairement aux cobots conçus pour fonctionner lentement à proximité de l'humain, SR-1 cible les robots industriels haute vitesse existants : le système s'installe en retrofit sur des cellules déjà en production, sans remplacement de l'équipement. Le CEO Chris Edwards et le COO Mark Gagas précisent que le processus de certification a évalué les réponses du système aux défaillances matérielles, aux interruptions des fonctions de sécurité et aux risques résiduels pour les opérateurs. La société a par ailleurs reçu une subvention DoD SBIR Phase II de 1,25 million de dollars, avec un appui de l'Université de Cincinnati. La portée de cette certification dépasse le seul SR-1 : elle valide le principe que des zones de sécurité purement logicielles et visuelles peuvent satisfaire les exigences normatives des environnements manufacturiers régulés, ce qui n'était pas acquis. En pratique, chaque interruption de sécurité dans une cellule robotique traditionnelle peut imposer un arrêt complet suivi d'un redémarrage, parfois 10 minutes par incident selon Gagas, un coût opérationnel qui s'accumule sur une ligne entière. Supprimer les cages libère également de l'espace au sol et redonne de la flexibilité aux flux de production. Pour les intégrateurs, l'argument retrofit est décisif : éviter le remplacement de cellules existantes réduit drastiquement le coût de migration vers la collaboration humain-robot. Les secteurs visés (automobile, aérospatial, logistique, défense) sont précisément ceux où cette coexistence est à la fois la plus nécessaire et la plus contraignante sur le plan réglementaire. La prudence s'impose toutefois : aucun chiffre de déploiement réel n'est communiqué à ce stade, et les performances annoncées restent à confirmer en conditions de production variées. Sensory Robotics s'inscrit dans une tendance qui voit plusieurs acteurs tenter de résoudre le compromis historique entre vitesse robotique et proximité humaine. Les cobots (Universal Robots, FANUC CR-Series, ABB YuMi) ont contourné le problème en limitant les capacités cinématiques ; d'autres approches utilisent des rideaux lumineux ou des tapis sensoriels, moins adaptatifs par nature. La vision 3D temps réel de SR-1 se positionne comme une alternative scalable pour les robots conventionnels non-collaboratifs. Côté européen, des acteurs comme Pilz ou SICK proposent des systèmes de sécurité périmétrique avancés, mais la certification ISO 13849 PLd obtenue ici est également reconnue en Europe, ce qui laisse envisager une extension géographique. Les prochaines étapes logiques passeront par des pilotes terrain dans les secteurs cibles et la publication de données de retour d'expérience industrielles.

UELa certification ISO 13849 PLd obtenue par SR-1 étant reconnue en Europe, elle ouvre une voie d'expansion potentielle pour cette approche de sécurité visuelle sur le marché européen, en concurrence directe avec les systèmes périmètriques de Pilz et SICK.

IndustrielOpinion
1 source