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Nouvelle technologie de sécurité visuelle pour robots industriels travaillant à proximité des humains
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Nouvelle technologie de sécurité visuelle pour robots industriels travaillant à proximité des humains

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Sensory Robotics vient d'obtenir la double certification cULus 1740 et ISO 13849 Performance Level d pour son système SR-1, une technologie de supervision visuelle conçue pour supprimer les cages de protection autour des robots industriels. Cette validation ouvre la voie à un déploiement commercial aux États-Unis et au Canada, et s'appuie sur une combinaison de vision 3D stéréoscopique, de capteurs et d'un logiciel temps réel qui génère des zones de sécurité virtuelles ajustables autour des bras robotiques. Contrairement aux cobots conçus pour fonctionner lentement à proximité de l'humain, SR-1 cible les robots industriels haute vitesse existants : le système s'installe en retrofit sur des cellules déjà en production, sans remplacement de l'équipement. Le CEO Chris Edwards et le COO Mark Gagas précisent que le processus de certification a évalué les réponses du système aux défaillances matérielles, aux interruptions des fonctions de sécurité et aux risques résiduels pour les opérateurs. La société a par ailleurs reçu une subvention DoD SBIR Phase II de 1,25 million de dollars, avec un appui de l'Université de Cincinnati.

La portée de cette certification dépasse le seul SR-1 : elle valide le principe que des zones de sécurité purement logicielles et visuelles peuvent satisfaire les exigences normatives des environnements manufacturiers régulés, ce qui n'était pas acquis. En pratique, chaque interruption de sécurité dans une cellule robotique traditionnelle peut imposer un arrêt complet suivi d'un redémarrage, parfois 10 minutes par incident selon Gagas, un coût opérationnel qui s'accumule sur une ligne entière. Supprimer les cages libère également de l'espace au sol et redonne de la flexibilité aux flux de production. Pour les intégrateurs, l'argument retrofit est décisif : éviter le remplacement de cellules existantes réduit drastiquement le coût de migration vers la collaboration humain-robot. Les secteurs visés (automobile, aérospatial, logistique, défense) sont précisément ceux où cette coexistence est à la fois la plus nécessaire et la plus contraignante sur le plan réglementaire. La prudence s'impose toutefois : aucun chiffre de déploiement réel n'est communiqué à ce stade, et les performances annoncées restent à confirmer en conditions de production variées.

Sensory Robotics s'inscrit dans une tendance qui voit plusieurs acteurs tenter de résoudre le compromis historique entre vitesse robotique et proximité humaine. Les cobots (Universal Robots, FANUC CR-Series, ABB YuMi) ont contourné le problème en limitant les capacités cinématiques ; d'autres approches utilisent des rideaux lumineux ou des tapis sensoriels, moins adaptatifs par nature. La vision 3D temps réel de SR-1 se positionne comme une alternative scalable pour les robots conventionnels non-collaboratifs. Côté européen, des acteurs comme Pilz ou SICK proposent des systèmes de sécurité périmétrique avancés, mais la certification ISO 13849 PLd obtenue ici est également reconnue en Europe, ce qui laisse envisager une extension géographique. Les prochaines étapes logiques passeront par des pilotes terrain dans les secteurs cibles et la publication de données de retour d'expérience industrielles.

Impact France/UE

La certification ISO 13849 PLd obtenue par SR-1 étant reconnue en Europe, elle ouvre une voie d'expansion potentielle pour cette approche de sécurité visuelle sur le marché européen, en concurrence directe avec les systèmes périmètriques de Pilz et SICK.

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ABB Robotics lance la famille de cobots PoWa pour les tâches industrielles
1Robotics Business Review 

ABB Robotics lance la famille de cobots PoWa pour les tâches industrielles

ABB Robotics a officiellement lancé cette semaine la famille de cobots PoWa, une gamme de six modèles couvrant des capacités de charge utile allant de 7 à 30 kg, avec une vitesse maximale annoncée de 5,8 m/s. Destinés à des applications industrielles comme l'alimentation de machines, la palettisation, le vissage et la soudure à l'arc, ces cobots reposent sur le contrôleur ABB OmniCore et s'intègrent aux logiciels maison RobotStudio et Wizard Easy Programming. ABB met en avant une mise en service inférieure à une heure, une programmation sans code via des boutons sur le bras, et une compatibilité avec un large écosystème d'accessoires tiers. La gamme est présentée comme un produit disponible à la vente, non comme un teaser, bien que les volumes de déploiement initiaux et la tarification n'aient pas été communiqués. Ce lancement répond à un vrai vide de marché : les cobots classiques plafonnent généralement autour de 10 à 16 kg avec des vitesses limitées, insuffisants pour les applications cycle rapide à charge élevée typiques de l'industrie manufacturière dense. ABB positionne PoWa comme une alternative aux robots industriels traditionnels pour les entreprises qui veulent automatiser des tâches lourdes sans la rigidité opérationnelle et les coûts d'intégration associés. Pour un COO industriel ou un intégrateur, le message est lisible : payload de 30 kg à 5,8 m/s dans un encombrement cobot, avec une programmation accessible aux opérateurs non-spécialistes. Le marché des cobots est estimé en croissance de 20 % par an jusqu'en 2028 selon ABB, un chiffre cohérent avec les projections sectorielles, ce qui rend la fenêtre de lancement stratégiquement pertinente. L'intégration annoncée des librairies NVIDIA Omniverse dans RobotStudio (sous le nom RobotStudio HyperReality, attendu en abonnement pour le second semestre 2026) indique une trajectoire vers la simulation haute fidélité et le déploiement sim-to-real, encore au stade de l'annonce à ce stade. ABB Robotics est l'un des quatre grands du robot industriel mondial, aux côtés de FANUC, KUKA et Yaskawa Motoman. Ses quelque 7 000 employés opèrent depuis un QG américain à Auburn Hills, Michigan. En octobre 2025, ABB Group a annoncé la cession de sa division robotique à SoftBank Group pour 5,3 milliards de dollars, une transaction qui n'est pas encore finalisée et dont les implications sur la stratégie produit restent à préciser. Sur le segment des cobots à forte charge, ABB affronte désormais des acteurs comme Universal Robots (UR20, 20 kg), FANUC CRX-25iA (25 kg) et Techman Robot, mais aussi des challengers asiatiques comme Doosan Robotics ou Elephant Robotics montant en gamme. Aucun partenaire FR/EU n'est mentionné dans ce lancement. Les prochaines étapes annoncées se limitent à RobotStudio HyperReality en H2 2026 ; aucun pilote client ni site de déploiement n'a été rendu public à ce stade.

UELe lancement PoWa élargit l'offre de cobots haute charge pour les industriels européens, mais la cession d'ABB Robotics à SoftBank (5,3 Md$, non finalisée) crée une incertitude sur la continuité de la stratégie produit en Europe.

💬 30 kg à 5,8 m/s dans un encombrement cobot, c'est le genre de fiche technique qui fait relire deux fois. ABB bouche un vrai trou là où Universal Robots et FANUC plafonnent encore à 20-25 kg avec des vitesses qui limitent les cycles rapides, et la mise en service en moins d'une heure c'est pas du marketing si ça tient en prod. Reste quand même la question qui flotte : avec la cession à SoftBank pas encore bouclée à 5,3 milliards, on sait pas vraiment qui tiendra le volant sur la roadmap dans 18 mois.

IndustrielOpinion
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Les robots humanoïdes arrivent dans les usines, mais peuvent-ils surpasser les robots industriels ?
2Interesting Engineering 

Les robots humanoïdes arrivent dans les usines, mais peuvent-ils surpasser les robots industriels ?

Selon la Fédération internationale de robotique (IFR), les usines ont installé 542 000 robots industriels en 2024, portant le parc mondial en service à environ 4,66 millions d'unités, avec des installations annuelles supérieures à 500 000 pour la quatrième année consécutive. Les cobots, capables de travailler près des humains et d'être reprogrammés pour différentes tâches, représentaient 10,5% des installations de robots industriels en 2023. Du côté des humanoïdes, les déploiements restent embryonnaires et concentrés sur des tâches répétitives de manutention. Mercedes-Benz teste actuellement l'humanoïde Apollo d'Apptronik pour déplacer des composants et effectuer des contrôles qualité de premier niveau, en se limitant à des opérations de logistique interne plutôt qu'à l'assemblage central des véhicules. Dans la logistique, le prestataire GXO a signé un accord pluriannuel avec Agility Robotics pour déployer son humanoïde Digit ; sur un site de la marque Spanx, ce robot transfère des bacs depuis des robots mobiles autonomes vers des convoyeurs. Ces déploiements illustrent l'écart persistant entre les démonstrations soigneusement montées des fabricants d'humanoïdes et la réalité industrielle actuelle : aucun humanoïde ne circule encore de façon autonome entre des dizaines de postes de travail différents. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, le message est clair : le bras robotique fixe reste, pour l'instant, le choix économique dominant. Un bras spécialisé ne nécessite ni marche, ni équilibre, ni compréhension globale de l'usine ; il exécute un mouvement défini avec rapidité et précision, parfois des milliers de fois par jour, ce qui le rend généralement plus rapide, plus fiable et plus facile à entretenir qu'une plateforme polyvalente. Les humanoïdes ne trouvent un intérêt économique que lorsque la restructuration d'une ligne de production pour une tâche irrégulière ou ponctuelle ne se justifie pas. Leur promesse tient dans leur capacité à évoluer dans des environnements conçus pour le corps humain (escaliers, chariots, étagères, outils) sans convoyeurs ni cages de protection, et à cumuler plusieurs fonctions sur une seule plateforme logicielle reconfigurable. Cette dynamique s'inscrit dans une industrie où les robots industriels classiques bénéficient de décennies d'avance : un écosystème mature de fabricants, développeurs logiciels, fournisseurs de composants, spécialistes de la sécurité et techniciens de maintenance permet déjà de calculer précisément le retour sur investissement d'un bras dédié au soudage, à la peinture, à la palettisation ou à l'assemblage. Les humanoïdes, portés par des acteurs comme Apptronik et Agility Robotics, doivent donc se positionner non pas contre les robots d'hier, mais contre une technologie établie qui devient elle-même plus sûre et plus adaptable grâce aux cobots. Des obstacles techniques subsistent, notamment l'autonomie des batteries : Agility Robotics a indiqué en 2025 travailler sur des mises à niveau pour prolonger le temps de fonctionnement de Digit. La suite dépendra largement des résultats économiques des pilotes en cours chez Mercedes-Benz et GXO, qui détermineront si les humanoïdes élargissent réellement le périmètre de l'automatisation industrielle ou s'ils restent cantonnés à combler les tâches que les robots industriels classiques ne peuvent pas justifier économiquement.

IndustrielOpinion
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Estimation de la présence humaine par vision pour améliorer la sécurité et l'efficacité des AMR en entrepôt industriel
3arXiv cs.RO 

Estimation de la présence humaine par vision pour améliorer la sécurité et l'efficacité des AMR en entrepôt industriel

Des chercheurs ont publié sur arXiv (référence 2604.18627) un système temps réel permettant à un robot mobile autonome (AMR) d'estimer, via une unique caméra RGB, si un opérateur humain à proximité a conscience de sa présence. La méthode combine deux modules : un estimateur de pose humaine 3D ("3D pose lifting") qui reconstruit la position du corps dans l'espace, et un module d'estimation d'orientation de la tête qui calcule le cône de vision du travailleur. Si l'humain est orienté vers le robot et se trouve dans ce cône, le système le catégorise comme "conscient de l'AMR" ; dans le cas contraire, le robot adopte un comportement de précaution. L'ensemble du pipeline a été validé sur données synthétiques dans NVIDIA Isaac Sim, sans validation sur environnement physique réel annoncée à ce stade. L'intérêt industriel de cette approche réside dans l'inefficacité chronique des systèmes actuels : les AMRs déployés aujourd'hui traitent tout humain comme un obstacle dynamique générique, ce qui entraîne des ralentissements ou détours systématiques, même lorsque l'opérateur a clairement vu le robot et s'est écarté de sa trajectoire. En distinguant les travailleurs attentifs des travailleurs inattentifs, le système permettrait théoriquement d'augmenter les cadences opérationnelles sans dégrader la sécurité. Pour les intégrateurs et les COO industriels, c'est une piste concrète pour réduire les temps de cycle dans des environnements à forte densité humaine. La validation reste cependant limitée à des données simulées, ce qui laisse entier le problème du sim-to-real gap pour les cas limites : occlusions partielles, éclairage variable, postures atypiques. Ce travail s'inscrit dans un contexte de forte croissance des flottes AMR dans la logistique mondiale, porté par des acteurs comme MiR (acquis par Teradyne), Locus Robotics, Geek+, ou côté français Exotec dont les robots Skypod évoluent dans des allées partagées avec des opérateurs humains. Les approches concurrentes misent généralement sur des systèmes LIDAR multicouche ou des zones de sécurité paramétrables conformes à la norme ISO 3691-4, sans modélisation explicite de l'attention humaine. La prochaine étape naturelle serait une validation sur données réelles et une intégration dans une stack de navigation type ROS 2 Nav2, mais ni timeline ni partenariat industriel ne sont mentionnés dans ce preprint.

UEDirectement pertinent pour Exotec (Skypod) qui opère des flottes AMR en allées partagées avec des opérateurs, mais aucune collaboration ni validation sur environnement réel n'est annoncée à ce stade.

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Collaboration humain-robot : concevoir les espaces de travail modernes pour la sécurité, la productivité et le bien-être des employés
4Robotics & Automation News 

Collaboration humain-robot : concevoir les espaces de travail modernes pour la sécurité, la productivité et le bien-être des employés

Le marché mondial de la robotique industrielle, évalué à 85 milliards de dollars, connaît une transformation structurelle : les barrières physiques qui séparaient opérateurs et machines disparaissent progressivement des lignes de production, remplacées par des zones de collaboration directe. Des millions de robots industriels sont aujourd'hui déployés dans des environnements partagés, où la cohabitation homme-machine impose une refonte complète de la conception des postes de travail, en s'appuyant sur la géométrie spatiale, les standards de sécurité fonctionnelle (ISO 10218, ISO/TS 15066) et la psychologie des opérateurs. Cet enjeu dépasse la simple conformité réglementaire. Pour les intégrateurs et les COO industriels, la suppression des cages protectrices au profit de robots collaboratifs (cobots) ou de cellules HRC (Human-Robot Collaboration) implique une réévaluation complète des flux, des distances de sécurité, et de l'ergonomie cognitive. Des études montrent que l'acceptation des opérateurs est directement liée à la prévisibilité des mouvements des robots et à leur formation initiale, deux leviers souvent sous-estimés dans les projets de déploiement industriel. La tendance s'est accélérée depuis l'émergence des cobots d'Universal Robots, Fanuc et KUKA au début des années 2010, mais aussi avec la montée des AMR (Autonomous Mobile Robots) d'acteurs comme Exotec, basé à Croix (France), qui déploie ses systèmes dans des entrepôts logistiques à forte densité humaine. Les prochaines étapes du secteur portent sur l'intégration de capteurs de perception avancés et d'IA embarquée pour adapter dynamiquement le comportement des robots à la présence humaine en temps réel.

UEExotec, entreprise française basée à Croix, est citée en exemple de déploiement AMR à forte densité humaine, confirmant la maturité des acteurs européens sur la collaboration homme-robot en environnement logistique réel.

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