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PSYONIC s'associe à ABB Robotics pour introduire le toucher humain dans la dextérité des robots
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PSYONIC s'associe à ABB Robotics pour introduire le toucher humain dans la dextérité des robots

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ABB Robotics LLC et la startup californienne PSYONIC ont annoncé un partenariat visant à accélérer la manipulation dextère en robotique industrielle. Les deux entreprises combinent le bras collaboratif GoFa d'ABB, un robot force- et power-limited conçu pour travailler aux côtés des humains, avec l'Ability Hand de PSYONIC, une main prothétique à cinq doigts équipée de capteurs de pression, de retour vibrotactile et de mécaniques souples. Le principe central du projet: utiliser les données de mouvement, de contact et de force de préhension collectées sur les 300 patients prothétiques déjà équipés de l'Ability Hand pour entraîner des systèmes robotiques. La main est approuvée par la FDA, remboursée par Medicare aux États-Unis, et Meta en a été un acheteur précoce lors du lancement grand public. PSYONIC, fondée en 2015 à San Diego par le Dr Adeel Akhtar, vend désormais davantage côté robotique que côté médical, une inversion survenue en moins d'un an sous l'effet de l'essor du physical AI.

L'enjeu n'est pas anodin: la manipulation manuelle reste l'un des verrous les plus résistants de l'automatisation industrielle. Les préhenseurs à ventouse ou à mâchoires parallèles imposent des changeurs d'outils, sources de délais, de pannes et de maintenance chronophage, notamment sur les lignes à fort mix et faible volume. Une main à cinq doigts avec retour tactile permet de saisir des objets déformables (textiles, emballages souples) et de travailler dans des cellules conçues autour du format humain, sans reconfiguration mécanique. La valeur ajoutée de PSYONIC réside dans la continuité matérielle: le même Ability Hand porté par un patient génère des données d'apprentissage directement transférables à un robot équipé du même effecteur, supprimant une partie du gap sim-to-real qui plombe encore beaucoup de pipelines d'entraînement VLA (vision-language-action). Selon la Fédération Internationale de Robotique, une meilleure intégration de la préhension et du numérique pourrait réduire le temps d'ingénierie de mise en oeuvre jusqu'à 30 %.

ABB Robotics s'inscrit dans une trajectoire de transformation profonde: le groupe ABB a cédé sa division robotique à SoftBank pour 5,3 milliards de dollars en octobre 2025, avec pour feuille de route l'"Autonomous Versatile Robotics" (AVR), une vision de robots capables de percevoir, raisonner, se déplacer et manipuler avec précision dans des environnements dynamiques. Le partenariat avec PSYONIC s'intègre dans cette ambition de physical AI, en parallèle d'une course aux effecteurs dextres que se livrent aussi des acteurs comme Sanctuary AI, Dexterous et les équipes internes de Tesla (Optimus) ou Figure. Aucune date de commercialisation ni de déploiement pilote industriel n'a été communiquée: il s'agit pour l'instant d'une collaboration R&D entre les équipes techniques des deux entreprises, pas d'un produit expédié ni d'un déploiement terrain confirmé.

Impact France/UE

Impact indirect sur l'UE via ABB (groupe suisse, désormais filiale SoftBank), dont les industriels européens pourraient bénéficier si la manipulation dextre atteint la maturité commerciale, mais aucun déploiement ou pilote européen n'est annoncé à ce stade.

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FANUC s'associe à Google pour développer l'IA physique dans ses robots
1Robotics Business Review 

FANUC s'associe à Google pour développer l'IA physique dans ses robots

FANUC Corp. a annoncé cette semaine un partenariat stratégique avec Google visant à accélérer le déploiement de l'IA physique dans ses robots industriels. L'initiative s'appuie sur les technologies d'intelligence artificielle de Google, notamment les grands modèles de langage (LLM), pour doter les robots FANUC de capacités de perception environnementale, de prise de décision autonome et d'exécution adaptative. Mike Cicco, président et CEO de FANUC America, a résumé l'enjeu sans détour : "Les fabricants ne se demandent plus s'ils doivent utiliser l'IA, mais comment l'appliquer là où ça compte le plus, soit sur le sol de l'usine." Depuis la présentation de son système d'IA physique à l'IREX de Tokyo en décembre 2025, FANUC affirme avoir déjà expédié plus de 1 000 robots pour des applications liées à l'IA physique, une donnée qui distingue ce partenariat d'une simple annonce commerciale. La gamme concernée s'étend des petits bras avec une charge utile de 3 kg jusqu'aux robots industriels lourds supportant 2 300 kg, ainsi que la série collaborative CRX. Sur le plan technique, la compatibilité de FANUC avec le standard ROS (Robot Operating System) via des pilotes open-source constitue le socle de l'intégration. La société prend en charge le langage Python pour le développement IA, des interfaces de communication haute vitesse pour le contrôle externe, et des passerelles vers les automates programmables (PLC), ce qui facilite l'insertion dans des lignes de production existantes sans refonte d'architecture. En parallèle, FANUC annonce un resserrement de l'intégration entre son logiciel de simulation ROBOGUIDE et le framework NVIDIA Isaac Sim, un signal fort vers le sim-to-real, l'un des verrous techniques majeurs de la robotique adaptative. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, ce positionnement signifie que les outils IA grand public deviennent directement utilisables sur des cellules robotisées certifiées production, ce qui réduit significativement la distance entre prototype et déploiement réel. FANUC, fondée au Japon et dont la filiale américaine est basée à Rochester Hills, Michigan, est l'un des leaders mondiaux du contrôle numérique (CNC) et de la robotique industrielle, avec des implantations sur tout le continent américain. Google s'implique dans la robotique principalement via Intrinsic, son unité dédiée à l'IA robotique et l'un des contributeurs majeurs à l'écosystème ROS. Ce partenariat positionne les deux acteurs dans une course qui s'intensifie entre les fournisseurs de robots industriels traditionnels (ABB, KUKA, Yaskawa) et les nouveaux entrants humanoïdes comme Figure ou Agility Robotics, qui misent eux aussi sur des LLM pour la flexibilité d'exécution. FANUC, fort de 1 000 unités déjà expédiées, cherche à démontrer que l'IA physique n'est plus un sujet de R&D mais une réalité commerciale intégrable à grande échelle. Les prochaines démonstrations sont attendues au Robotics Summit & Expo de Boston dans les prochains jours.

UEPression concurrentielle directe sur ABB et KUKA face à un déploiement LLM-robotique industrielle désormais à échelle commerciale chez FANUC (1 000 unités expédiées), accélérant la course à l'IA physique dans l'industrie manufacturière européenne.

IndustrielOpinion
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ABB Robotics lance la famille de cobots PoWa pour les tâches industrielles
2Robotics Business Review 

ABB Robotics lance la famille de cobots PoWa pour les tâches industrielles

ABB Robotics a officiellement lancé cette semaine la famille de cobots PoWa, une gamme de six modèles couvrant des capacités de charge utile allant de 7 à 30 kg, avec une vitesse maximale annoncée de 5,8 m/s. Destinés à des applications industrielles comme l'alimentation de machines, la palettisation, le vissage et la soudure à l'arc, ces cobots reposent sur le contrôleur ABB OmniCore et s'intègrent aux logiciels maison RobotStudio et Wizard Easy Programming. ABB met en avant une mise en service inférieure à une heure, une programmation sans code via des boutons sur le bras, et une compatibilité avec un large écosystème d'accessoires tiers. La gamme est présentée comme un produit disponible à la vente, non comme un teaser, bien que les volumes de déploiement initiaux et la tarification n'aient pas été communiqués. Ce lancement répond à un vrai vide de marché : les cobots classiques plafonnent généralement autour de 10 à 16 kg avec des vitesses limitées, insuffisants pour les applications cycle rapide à charge élevée typiques de l'industrie manufacturière dense. ABB positionne PoWa comme une alternative aux robots industriels traditionnels pour les entreprises qui veulent automatiser des tâches lourdes sans la rigidité opérationnelle et les coûts d'intégration associés. Pour un COO industriel ou un intégrateur, le message est lisible : payload de 30 kg à 5,8 m/s dans un encombrement cobot, avec une programmation accessible aux opérateurs non-spécialistes. Le marché des cobots est estimé en croissance de 20 % par an jusqu'en 2028 selon ABB, un chiffre cohérent avec les projections sectorielles, ce qui rend la fenêtre de lancement stratégiquement pertinente. L'intégration annoncée des librairies NVIDIA Omniverse dans RobotStudio (sous le nom RobotStudio HyperReality, attendu en abonnement pour le second semestre 2026) indique une trajectoire vers la simulation haute fidélité et le déploiement sim-to-real, encore au stade de l'annonce à ce stade. ABB Robotics est l'un des quatre grands du robot industriel mondial, aux côtés de FANUC, KUKA et Yaskawa Motoman. Ses quelque 7 000 employés opèrent depuis un QG américain à Auburn Hills, Michigan. En octobre 2025, ABB Group a annoncé la cession de sa division robotique à SoftBank Group pour 5,3 milliards de dollars, une transaction qui n'est pas encore finalisée et dont les implications sur la stratégie produit restent à préciser. Sur le segment des cobots à forte charge, ABB affronte désormais des acteurs comme Universal Robots (UR20, 20 kg), FANUC CRX-25iA (25 kg) et Techman Robot, mais aussi des challengers asiatiques comme Doosan Robotics ou Elephant Robotics montant en gamme. Aucun partenaire FR/EU n'est mentionné dans ce lancement. Les prochaines étapes annoncées se limitent à RobotStudio HyperReality en H2 2026 ; aucun pilote client ni site de déploiement n'a été rendu public à ce stade.

UELe lancement PoWa élargit l'offre de cobots haute charge pour les industriels européens, mais la cession d'ABB Robotics à SoftBank (5,3 Md$, non finalisée) crée une incertitude sur la continuité de la stratégie produit en Europe.

💬 30 kg à 5,8 m/s dans un encombrement cobot, c'est le genre de fiche technique qui fait relire deux fois. ABB bouche un vrai trou là où Universal Robots et FANUC plafonnent encore à 20-25 kg avec des vitesses qui limitent les cycles rapides, et la mise en service en moins d'une heure c'est pas du marketing si ça tient en prod. Reste quand même la question qui flotte : avec la cession à SoftBank pas encore bouclée à 5,3 milliards, on sait pas vraiment qui tiendra le volant sur la roadmap dans 18 mois.

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Brain Corp s'associe à l'UC San Diego pour aider les robots à opérer dans des environnements complexes
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Brain Corp s'associe à l'UC San Diego pour aider les robots à opérer dans des environnements complexes

Brain Corp a annoncé cette semaine un partenariat de recherche élargi avec l'Université de Californie à San Diego (UCSD), centré sur le développement d'une couche dite de "contextual grounding" pour robots autonomes. Concrètement, il s'agit d'une représentation numérique intelligente des espaces physiques, permettant à des AMR, drones et véhicules autonomes de comprendre leur environnement en temps réel et d'y réagir de manière adaptative. Le projet est piloté par le Dr. Nikolay Atanasov, directeur de l'Existential Robotics Laboratory au sein du département Electrical and Computer Engineering de la Jacobs School of Engineering. Les deux partenaires ciblent les environnements commerciaux et industriels complexes, là où la variabilité des conditions -- présence humaine, obstructions dynamiques, modifications de layout -- met en échec les approches SLAM classiques. La collaboration s'appuie sur la base opérationnelle de Brain Corp: plus de 50 000 AMR déployés dans le monde et plus de 25 millions d'heures cumulées de fonctionnement sur des sites commerciaux réels, un volume de données terrain que peu d'acteurs académiques peuvent atteindre seuls. L'enjeu industriel est direct. Les modèles vision-language-action (VLA) et les architectures generatives transforment rapidement ce qu'un robot peut faire, mais leur fiabilité en déploiement réel reste le principal frein à la commercialisation à grande échelle. Ce que Brain Corp et l'UCSD tentent de résoudre, c'est précisément le "sim-to-real gap" appliqué à la perception sémantique: un robot capable d'interpréter une scène dans un simulateur ou un environnement contrôlé ne garantit pas la même robustesse dans un entrepôt logistique avec 200 opérateurs humains. La cartographie 3D sémantique, contrairement aux approches purement end-to-end basées sur la vision brute, conserve une représentation structurée de l'espace -- ce qui facilite l'orchestration de flottes hétérogènes et l'intégration de capteurs fixes avec des agents IA mobiles. L'objectif affiché de Brain Corp n'est pas de résoudre une seule tâche robotique, mais de construire une infrastructure de plateforme capable de coordonner ces systèmes à l'échelle enterprise, ce qui positionne BrainOS comme un système d'exploitation pour flottes plutôt qu'un simple firmware d'AMR. Brain Corp, fondée en 2009 et basée à San Diego, a construit sa position sur BrainOS, plateforme d'autonomie embarquée initialement déployée sur des autolaveuses commerciales de marques comme Tennant et Nilfisk. La collaboration avec l'UCSD s'inscrit dans une tendance sectorielle plus large où les éditeurs de logiciels robotiques cherchent à ancrer leur R&D dans des partenariats académiques pour accéder à une recherche fondamentale en perception et mapping -- une stratégie comparable à celle de Boston Dynamics avec le MIT, ou de Agility Robotics avec Oregon State. Les concurrents directs sur le segment de l'orchestration de flottes incluent Fetch Robotics (Zebra Technologies), 6 River Systems (Shopify) et MiR (Teradyne). Le CTO de Brain Corp, John Black, détaillera cette approche lors du Robotics Summit and Expo 2026 à Boston la semaine prochaine. Aucune timeline de déploiement commercial pour cette couche sémantique n'a été communiquée à ce stade.

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Google s'associe à un géant japonais de la robotique pour développer les robots d'usine autonomes de prochaine génération
4Interesting Engineering 

Google s'associe à un géant japonais de la robotique pour développer les robots d'usine autonomes de prochaine génération

Google et FANUC America Corporation ont annoncé un partenariat stratégique visant à intégrer les technologies d'intelligence artificielle de Google dans les systèmes de robotique industrielle du géant japonais, dont les robots équipent déjà des milliers de sites de production dans le monde. L'accord, dont les termes financiers n'ont pas été divulgués, vise à accélérer le déploiement de robots dits à "Physical AI" capables de percevoir leur environnement via des capteurs, de prendre des décisions autonomes et d'exécuter des tâches variables sans reprogrammation manuelle. FANUC a également annoncé une intégration élargie entre sa plateforme de simulation ROBOGUIDE et le framework Isaac Sim de NVIDIA, consolidant ainsi un écosystème de développement robotique centré sur la simulation avant déploiement. La gamme concernée couvre des robots de 3 kg de charge utile jusqu'à 2,3 tonnes, ce qui positionne ce Physical AI sur l'ensemble du spectre industriel. FANUC indique avoir déjà expédié plus de 1 000 robots pour des applications Physical AI depuis la présentation de sa plateforme lors de l'International Robot Exhibition (IREX) de Tokyo en décembre 2025. Ce partenariat est structurellement significatif pour plusieurs raisons. Le groupe Intrinsic de Google est l'un des contributeurs majeurs au Robot Operating System (ROS), plateforme open-source de contrôle robotique que FANUC supporte déjà nativement, aux côtés d'interfaces Python et de communications haute vitesse pour le contrôle externe. L'alignement technique entre les deux acteurs est donc réel, pas seulement commercial. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, cela signifie concrètement que des capacités d'adaptation à la variabilité de production, jusqu'ici réservées aux environnements de R&D ou aux démos contrôlées, commencent à migrer vers des lignes de production en conditions réelles. Les 1 000 unités expédiées constituent un premier signal de passage à l'échelle, même si ce chiffre reste modeste au regard du parc robotique mondial, estimé à plusieurs millions d'unités en service. La distinction entre "expédié" et "déployé en production continue" mérite d'être gardée en tête. FANUC, fondée en 1956 et filiale de FANUC Corporation (Japon), est l'un des quatre grands fabricants mondiaux de robots industriels avec ABB, KUKA et Yaskawa Motoman. L'entreprise a historiquement misé sur la fiabilité et la précision répétable plutôt que sur l'adaptabilité, ce virage vers le Physical AI représente donc une évolution de positionnement notable. Sur le terrain concurrentiel, Boston Dynamics (via Hyundai), Figure AI avec son robot 03, et Tesla avec Optimus poursuivent des trajectoires humanoïdes, tandis que des acteurs comme Machina Labs ou Covariant ciblent l'adaptation cognitive en environnement industriel conventionnel. En Europe, Wandercraft et Enchanted Tools restent positionnés sur des niches spécifiques. Les prochaines étapes pour FANUC et Google ne sont pas encore précisées publiquement, mais la montée en cadence des déploiements en Amérique du Nord semble être l'axe prioritaire annoncé par Mike Cicco, président et CEO de FANUC America.

UELes concurrents européens de FANUC (ABB, KUKA) subissent une pression accrue pour intégrer des capacités Physical AI comparables sur leurs plateformes industrielles, sous peine de perdre des parts de marché EU face à cet écosystème Google-FANUC-NVIDIA.

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