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XELA Robotics améliore la famille de capteurs uSkin avant le Robotics Summit
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XELA Robotics améliore la famille de capteurs uSkin avant le Robotics Summit

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XELA Robotics, spécialiste tokyoïte des capteurs tactiles 3D, a annoncé le 30 avril 2026 deux améliorations majeures de sa famille de capteurs uSkin, à quelques semaines du Robotics Summit & Expo de Boston (27-28 mai). La première concerne la compensation des interférences magnétiques : les versions précédentes du capteur filtraient déjà la plupart des perturbations magnétiques, mais restaient vulnérables aux petits aimants puissants placés à moins d'un millimètre de la surface sensible de 3×3 mm. La nouvelle compensation élimine ces cas résiduels, ce qui devient critique pour la manipulation de pièces en fer ou d'acier, mais aussi pour des composants courants en usine comme les clips magnétiques. La seconde amélioration est l'adoption du protocole CAN FD (Controller Area Network Flexible Data-Rate) : là où le CAN classique plafonnait à 8 octets par trame et quelques centaines de kbps, le CAN FD monte à 64 octets par trame et jusqu'à 8 Mbps de débit, permettant de faire cohabiter davantage de modules de capteurs sur le même bus de données sans dégradation de la fréquence d'échantillonnage. XELA annonce maintenir une cadence de mesure de 500 Hz dans cette nouvelle configuration. Les capteurs compatibles CAN FD sont disponibles à la commande immédiatement, avec premières livraisons prévues en mai 2026 ; la compensation magnétique avancée sera accessible en option au troisième trimestre 2026.

Ces deux évolutions répondent à un problème concret de déploiement industriel : intégrer de nombreux points de contact sur une main robotique ou un préhenseur sans saturer le bus de communication ni dégrader la résolution temporelle. Le maintien des 500 Hz sous charge accrue de capteurs est une contrainte que les intégrateurs connaissent bien lors du passage du prototype au déploiement en cellule. La compensation magnétique, elle, lève un verrou réel pour les applications de tri ou d'assemblage de composants métalliques, où la proximité d'aimants permanents ou de pièces ferromagnétiques générait jusqu'ici des lectures parasites difficiles à calibrer. Alexander Schmitz, CEO de XELA Robotics, a confirmé que ces fonctionnalités étaient remontées directement du marché américain, ce qui signale un effort de maturation produit guidé par la demande terrain plutôt que par la recherche amont.

XELA Robotics s'est construit sur une niche précise : les capteurs tactiles à haute résolution spatiale et temporelle pour la robotique de manipulation avancée, un segment où peu d'acteurs proposent des solutions commerciales prêtes à l'emploi. Les concurrents directs incluent Contactile (Australie), Xsens pour la partie proprioception, et dans une certaine mesure les efforts internes de laboratoires comme le MIT CSAIL ou CMU sur la perception tactile. XELA sera présent au stand 616 du Robotics Summit & Expo de Boston fin mai, événement co-organisé par The Robot Report, où les deux nouveautés seront démonstrables en conditions réelles. La prochaine étape logique pour XELA sera d'intégrer ces capteurs dans les mains des humanoïdes en cours de commercialisation, un marché qui tire fortement la demande en retour haptique fiable à haute fréquence.

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Les capteurs de pression peuvent améliorer la précision de préhension des robots
1Robotics Business Review 

Les capteurs de pression peuvent améliorer la précision de préhension des robots

Dans la robotique industrielle, l'échec d'une prise ne vient presque jamais d'un manque de force mécanique mais d'une méconnaissance de ce qui se passe réellement au contact entre les doigts et l'objet. XELA Robotics illustre cette approche avec son gripper UMI équipé de capteurs uSkin, capables de restituer une visualisation en temps réel des données tactiles. Concrètement, ces capteurs de pression ne mesurent pas une force globale mais une contrainte mécanique distribuée au niveau de l'interface de contact, via des films piézorésistifs, des couches capacitives ou des structures microfluidiques intégrées dans des coussinets de doigts souples. Cette distinction compte en pratique : à courant moteur et déplacement de doigt identiques, un gripper obtient des répartitions de pression très différentes selon qu'il saisit une pièce métallique rigide, qui concentre la charge sur quelques points, ou un carton fragile, qui peut s'affaisser de façon asymétrique bien avant qu'un changement significatif n'apparaisse dans le retour de couple moteur. Ce signal de pression est capté dès les premières millisecondes du contact, dans des applications comme le bin picking, le kitting ou la manipulation de pièces mixtes. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'enjeu est de taille : ce signal précoce permet à la commande de basculer du contrôle de mouvement vers le contrôle d'interaction avec moins de dépassement et un meilleur timing, ce qui réduit les échecs de prise sans nécessiter une architecture de capteurs lourde. L'article distingue clairement trois familles de capteurs souvent confondues. Le capteur force-couple au poignet donne une mesure globale mais ne peut pas détecter qu'un doigt glisse pendant qu'un autre est en surcharge, la moyenne au poignet restant stable. Les capteurs tactiles offrent une résolution spatiale plus riche, avec parfois de véritables cartes de contact, mais au prix d'une complexité et d'un coût plus élevés et d'un traitement de données plus dense. Les capteurs de pression se positionnent entre ces deux extrêmes : assez locaux pour détecter une charge inégale sur un coussinet, assez simples pour s'intégrer dans des grippers industriels réels sans saturer le système de commande. Dans la plupart des déploiements, la pression ne remplace donc pas la force ni le tactile, elle stabilise la couche intermédiaire où se prennent la majorité des décisions de préhension. Le placement des capteurs à l'intérieur du gripper n'est pas un détail mécanique mais définit le problème de contrôle à résoudre. Intégrés dans des coussinets en élastomère, ils offrent une mesure de contact directe mais avec un filtrage mécanique dû à la déformation de la couche souple avant la réaction du capteur, une configuration privilégiée pour une manipulation délicate. Placés derrière une surface de contact rigide avec une fine interface souple, ils gagnent en durabilité et en résistance à l'usure, au prix d'une sensibilité réduite à la microtexture et à l'amorce de glissement, un compromis particulièrement discuté pour les applications de pick-and-place à haute cadence.

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Alva Industries apporte sa technologie de moteurs sans cadre au Robotics Summit
2The Robot Report 

Alva Industries apporte sa technologie de moteurs sans cadre au Robotics Summit

Alva Industries, fabricant norvégien de moteurs sans cadre (frameless motors) basé à Trondheim, sera présent au Robotics Summit & Expo 2026 les 27 et 28 mai au Thomas M. Menino Convention & Exhibition Center de Boston, stand 440. L'entreprise y exposera sa famille de moteurs SlimTorq, des moteurs sans cadre et sans encoches (slotless) conçus pour une haute densité de couple, un faible effet de crantage (cogging) et une intégration radiale compacte. La gamme vient de s'élargir avec le modèle STM-190-35, lancé récemment, qui apporte une capacité de couple accrue et une précision améliorée pour les applications d'entraînement direct exigeantes où compacité et liberté de conception sont critiques. Des unités d'évaluation seront disponibles en main sur le stand, avec des démonstrations interactives en continu sur les deux jours. Alva présentera également des échantillons de ses bobinages FiberPrinting, sa technologie propriétaire de fabrication de stators qui permettrait, selon l'entreprise, de produire des moteurs dans quasi n'importe quelle forme ou taille tout en maintenant un encombrement axial minimal et une gestion thermique supérieure, une affirmation à valider indépendamment à l'échelle. Pour les intégrateurs robotiques et les ingénieurs hardware, les moteurs sans cadre constituent un goulot d'étranglement réel dans la conception des articulations de robots humanoïdes et collaboratifs. La combinaison slotless + frameless répond directement au défi d'intégrer des actionneurs compacts à fort couple dans des joints robotiques, des exosquelettes ou des systèmes de positionnement de précision sans surcharge mécanique. Le fait qu'Alva propose des unités d'évaluation physiques au salon est un signal concret pour les équipes R&D en phase de sélection de composants : le discours commercial se confronte à la réalité du test d'intégration. La disponibilité de samples et l'accès direct aux ingénieurs Alva sont plus utiles, en pratique, qu'une keynote sur scène. Alva se positionne sur un marché où les acteurs établis incluent maxon (Suisse, également présent au Summit), Kollmorgen, Tecnotion et Allied Motion. La montée en puissance des robots humanoïdes depuis 2023 a fortement stimulé la demande en actionneurs compacts à fort couple, profitant aux fournisseurs de composants capables de répondre aux contraintes d'intégration des joints. Le Robotics Summit lui-même réunit cette année plus de 70 intervenants confirmés, dont Tesla, Toyota Research Institute, Harmonic Drive et PickNik Robotics, reflétant la convergence croissante entre IA embarquée et hardware. Pour Alva, Boston représente une vitrine stratégique auprès d'une audience d'ingénieurs et de décideurs directement en phase de prototypage ou de sélection de fournisseurs pour leurs prochaines générations de systèmes robotiques.

UEAlva Industries, fabricant norvégien, représente un fournisseur européen d'actionneurs compacts pour la robotique humanoïde, offrant aux équipes R&D en Europe une alternative locale face aux composants américains et asiatiques dans un segment en forte demande.

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Cirtronics va évoquer la fabrication de robots humanoïdes à grande échelle au Robotics Summit
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Cirtronics va évoquer la fabrication de robots humanoïdes à grande échelle au Robotics Summit

Cirtronics, sous-traitant américain spécialisé dans la fabrication de systèmes électroniques complexes pour la robotique, prendra part au Robotics Summit & Expo 2026 les 27 et 28 mai au Thomas M. Menino Convention & Exhibition Center de Boston. L'entreprise, certifiée ISO 9001, ISO 13485, enregistrée auprès de la FDA et conforme ITAR, sponsorisera et animera un panel intitulé "Robotics Commercialization: Beyond the Breakthrough", prévu le 27 mai à 11h30 ET en salle 253 ABC. La table ronde réunira Jennifer Apicella, directrice exécutive du Pittsburgh Robotics Network (modératrice), Dave Petrosky, PDG de RedZone Robotics, le Dr. David Galati, CTO de Titan Robotics, et le Dr. John G. Blitch, président de Blitz Solutions LLC. Les thèmes abordés incluront le passage du prototype à la production, la résilience de la chaîne d'approvisionnement, le développement accéléré par l'IA physique, les contraintes réglementaires, et les leviers d'adoption par les utilisateurs finaux. Ce panel pointe un blocage structurel que le secteur robotique ne peut plus ignorer : la capacité à industrialiser les innovations. La robotique humanoïde et les systèmes autonomes accumulent les démos convaincantes, mais la chaîne entre prototype validé et unités livrables à grande échelle reste le vrai goulot d'étranglement pour les intégrateurs et les décideurs industriels. La question du manufacturing readiness, de la sourcing stratégique et de la qualification des composants en contexte de production réelle est centrale pour tout acteur qui cherche à deployer au-delà des pilotes. Ce panel ne présente pas de produit nouveau ni de déploiement concret, c'est une discussion de praticiens sur des défis opérationnels bien réels, ce qui lui confère une valeur différente des annonces produit habituelles du secteur. Cirtronics, basé dans la région de Boston, opère depuis plusieurs décennies dans la fabrication pour des secteurs exigeants : défense, médical, industriel, sécurité. Sa participation au Robotics Summit s'inscrit dans un positionnement de fournisseur de capacité de production pour les startups et scale-ups robotiques qui externalisent leur manufacturing. Le Robotics Summit & Expo, organisé par The Robot Report et WTWH Media, rassemble cette année plus de 70 intervenants confirmés issus de Tesla, Toyota Research Institute, PickNik Robotics, Robust AI, Fictiv, Harmonic Drive et maxon, répartis en plus de 50 sessions couvrant l'IA, le design, la santé et la logistique. L'événement est co-localisé avec DeviceTalks Boston, dédié aux dispositifs médicaux. Cirtronics sera également présent au stand 513 pour des échanges sur la stratégie de commercialisation et la production locale aux États-Unis.

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Compte rendu du Robotics Summit & Expo 2026
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Compte rendu du Robotics Summit & Expo 2026

Le Robotics Summit & Expo 2026 s'est tenu à Boston fin mai, rassemblant les acteurs clés de l'industrie robotique autour de trois keynotes majeures. L'équipe éditoriale du Robot Report, composée de Steve Crowe, Eugene Demaitre, Brianna Wessling et Mike Oitzman, en a livré un compte-rendu podcast structuré autour des interventions de Brian Gerkey, Mikell Taylor, et Noland Arbaugh, premier patient humain de Neuralink. Ce dernier a marqué les esprits en jouant une partie d'échecs en direct sur scène avec Chris Matthieu de RealSense, démontrant le contrôle d'un logiciel par la pensée via son interface cerveau-ordinateur implantée début 2024. Les thèmes dominants de l'édition 2026 révèlent un secteur en transition entre expérimentation et déploiement réel. Brian Gerkey a défendu le rôle de l'open source comme infrastructure critique à l'ère de l'IA embarquée dans les systèmes robotiques, un sujet particulièrement chargé alors que ROS 2 devient le standard de facto pour les plateformes mobiles et les manipulateurs. Mikell Taylor a quant à elle proposé un cadre pratique pour qualifier les robots comme "dignes de déploiement" (notion de "worthy robots"), ce qui signale une préoccupation croissante des intégrateurs B2B : comment évaluer la fiabilité systémique au-delà des métriques de démonstration, notamment face au fossé persistant entre performances en lab et en environnement opérationnel réel. L'apparition de Neuralink dans une conférence robotique industrielle n'est pas anodine non plus : elle marque l'entrée des interfaces cerveau-ordinateur dans la conversation mainstream du secteur, au-delà du cadre médical strict. Le Robotics Summit est l'un des principaux rendez-vous annuels du secteur aux États-Unis, organisé par le Robot Report et WTWH Media. Brian Gerkey est une figure historique de l'écosystème ROS, ayant co-fondé Open Robotics avant sa fusion avec Intrinsic (filiale d'Alphabet) en 2023. Noland Arbaugh, tétraplégique depuis un accident de plongée en 2016, a reçu son implant Neuralink en janvier 2024 et est devenu depuis un ambassadeur de la technologie BCI grand public. Du côté des sponsors présents, maxon présentait son portfolio High Efficiency Joint (HEJ), des joints robotiques intégrés combinant moteur, réducteur, électronique et capteurs en un module compact, ciblant explicitement les robots mobiles, quadrupèdes et humanoïdes soumis à des charges cycliques et des impacts. Yamaha Robotics Group mettait en avant ses modules de convoyage linéaire pour l'automatisation industrielle. La prochaine édition du sommet devrait confirmer si les cadres de déploiement défendus cette année se traduisent en contrats fermes pour les intégrateurs présents.

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