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Appetronix acquiert Cibotica pour étendre son automatisation robotique de la restauration au-delà de la pizza
IndustrielRobotics & Automation News 

Appetronix acquiert Cibotica pour étendre son automatisation robotique de la restauration au-delà de la pizza

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Appetronix, spécialiste des systèmes robotisés pour la restauration, a annoncé l'acquisition de Cibotica, une entreprise spécialisée en robotique alimentaire. Les termes financiers de la transaction n'ont pas été divulgués. L'opération intègre au portefeuille d'Appetronix la technologie de Cibotica en matière de distribution automatisée d'ingrédients et de dosage, ainsi que son robot Remy. L'objectif déclaré est d'étendre la plateforme d'automatisation au-delà de la pizza, vers d'autres catégories de plats préparés en restauration rapide et collective.

Cette acquisition illustre une tendance de consolidation dans le segment de la robotique de cuisine, où les acteurs cherchent à passer de solutions mono-usage à des plateformes polyvalentes. La capacité à automatiser le dosage et la préparation sur plusieurs types de produits est un enjeu central pour la commercialisation à grande échelle : un robot uniquement capable de faire des pizzas reste difficile à amortir pour un opérateur multi-concepts. Intégrer la technologie de Cibotica permettrait à Appetronix de proposer une offre plus généraliste, réduisant la friction commerciale auprès des chaînes de restauration diversifiées.

Le marché de la robotique alimentaire reste fragmenté, avec des acteurs comme Miso Robotics (friteuses), Picnic (pizzas), ou Hyphen (bowls) qui ont chacun misé sur une spécialité. Appetronix cherche visiblement à se différencier par la largeur de gamme plutôt que la profondeur verticale. Aucun chiffre de déploiement ni calendrier de lancement pour les nouveaux cas d'usage n'a été communiqué à ce stade, ce qui place l'annonce davantage du côté du teaser stratégique que du produit livré.

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GE Vernova acquiert Robotech Automation pour développer son intégration robotique
1Robotics Business Review 

GE Vernova acquiert Robotech Automation pour développer son intégration robotique

GE Vernova, géant de l'énergie issu du démantèlement de General Electric en 2024 et dont le siège est à Cambridge (Massachusetts), a annoncé hier la signature d'un accord d'acquisition de Robotech Automation, intégrateur spécialisé basé à Longueuil, au Québec, près de Montréal. La société cible emploie environ 35 personnes et est cofondée par Carl Thibault et Francis Bourbonnais. Les deux entreprises collaboraient déjà sur des projets actifs au sein de la chaîne d'approvisionnement de GE Vernova, notamment dans ses usines de Schenectady (New York) et Charleroi (Pennsylvanie). L'opération, dont les termes financiers n'ont pas été divulgués, devrait être finalisée début du troisième trimestre 2026. Les équipes de Robotech seront intégrées à l'Advanced Research Center (ARC) de GE Vernova, avec pour mission de déployer des systèmes robotiques à travers l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement du groupe, sur les axes sécurité, qualité, délai et coût. Cette acquisition illustre une tendance structurelle dans l'industrie lourde : les grands donneurs d'ordre cessent de sous-traiter l'intégration robotique pour l'internaliser. En absorbant un intégrateur de 35 personnes plutôt qu'en signant un simple contrat de services, GE Vernova sécurise une compétence rare, celle de la conception propriétaire et du déploiement terrain à grande échelle, dans un contexte où la disponibilité d'ingénieurs expérimentés en automatisation industrielle est un goulot d'étranglement réel. Le PDG Scott Strazik a explicitement mentionné l'objectif de bâtir une "capacité de déploiement robotique de classe mondiale" en interne, signal clair que le groupe n'entend plus dépendre de partenaires extérieurs pour ses programmes d'automatisation. Pour les intégrateurs indépendants du secteur énergétique, ce mouvement pose une question directe sur leur positionnement face à des grands comptes qui deviennent progressivement leurs propres concurrents en intégration. GE Vernova opère dans les segments production d'énergie, électrification et éolien depuis sa scission de General Electric en 2024, avec environ 85 000 employés dans une centaine de pays. Au Canada, sa présence remonte à plus de 130 ans, avec plus de 2 400 employés répartis sur six sites, dont le projet de premier petit réacteur modulaire (SMR) du monde occidental développé avec Ontario Power Generation à Toronto. En janvier 2026, le groupe avait annoncé un investissement de près de 600 millions de dollars dans ses usines américaines sur deux ans, avec la création de plus de 1 500 emplois. L'acquisition de Robotech s'inscrit dans cette dynamique d'expansion industrielle et illustre l'émergence de l'écosystème québécois de robotique comme vivier d'acquisition pour les industriels nord-américains. La prochaine étape sera de vérifier si le déploiement dans les usines existantes donne lieu à des résultats mesurables publiés, les annonces de ce type restant souvent sans métriques de suivi.

IndustrielOpinion
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Automatisation robotique assistée par apprentissage automatique pour la fabrication industrielle
2arXiv cs.RO 

Automatisation robotique assistée par apprentissage automatique pour la fabrication industrielle

Des chercheurs ont présenté un système hybride baptisé Learning-Augmented Robotic Automation (LARA), déployé sur une ligne de production réelle de moteurs électriques pour automatiser deux tâches jusqu'alors confiées à des opérateurs humains : l'insertion de câbles déformables et la soudure. Le système combine des contrôleurs de tâches appris par imitation et un moniteur de sécurité neuronal 3D, intégré directement dans les workflows industriels existants. Entraîné avec moins de 20 minutes de données réelles par tâche, LARA a fonctionné en continu pendant 5 heures 10 minutes, produisant 108 moteurs sans barrière physique de protection, avec un taux de conformité de 99,4 % aux tests de contrôle qualité au niveau produit. Le takt time atteint est comparable à celui d'un opérateur humain, avec une réduction mesurée de la variabilité des joints de soudure et des temps de cycle. Ce résultat s'attaque directement au fossé entre démonstration laboratoire et déploiement industriel effectif, l'obstacle principal qui freine l'adoption de la robotique apprenante en production. L'entraînement en moins de 20 minutes par tâche abaisse considérablement la barrière à l'intégration pour les industriels et les intégrateurs système. Pour un COO de ligne d'assemblage, le point le plus structurant est l'absence de caging physique : le moniteur neuronal remplace les protections mécaniques classiques, ouvrant la voie à des cellules collaboratives sans les coûts de reconfiguration d'atelier associés aux robots industriels traditionnels. La manipulation de câbles déformables et la soudure figurent parmi les tâches les plus résistantes à la robotisation classique, du fait de la déformation matière et de la non-répétabilité des poses. Sur ce segment, Physical Intelligence (Pi-0.5) et Figure AI (Helix sur Figure 02) poussent des VLA généralistes pour la manipulation multi-tâches, tandis que Wandercraft et Enchanted Tools, tous deux français, ciblent respectivement la mobilité humanoïde et les robots de service. LARA se distingue par son pragmatisme : pas d'humanoïde, pas de modèle fondationnel, mais une hybridation ciblée sur des cellules industrielles existantes. Les auteurs évoquent comme suites naturelles l'extension à d'autres tâches de câblage et la validation sur des lignes multi-produits.

UELa fabrication de moteurs électriques est un segment clé de la transition EV en Europe ; LARA démontre qu'un système appris en moins de 20 minutes peut atteindre le takt time humain sur des tâches résistantes à la robotisation classique, abaissant directement la barrière d'adoption pour les intégrateurs et industriels européens sans reconfiguration lourde d'atelier.

IndustrielActu
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Locus Robotics déploie Locus Array pour l'automatisation complète des entrepôts
3Robotics & Automation News 

Locus Robotics déploie Locus Array pour l'automatisation complète des entrepôts

Locus Robotics, spécialiste américain des systèmes d'automatisation d'entrepôts, a officialisé le lancement de Locus Array, une solution qu'elle qualifie de système de préparation de commandes entièrement autonome. La plateforme intègre des robots mobiles autonomes (AMR), un bras de préhension robotisé et un module de perception piloté par IA, avec l'objectif de couvrir l'ensemble du flux de traitement des commandes sans intervention humaine. Des déploiements en accès anticipé sont déjà engagés chez des clients en Amérique du Nord, bien que les détails opérationnels (payload, cadence de cycle, taux de précision) n'aient pas encore été communiqués publiquement. L'enjeu industriel est réel : les AMR de première génération automatisaient le transport inter-zones, mais laissaient le picking, tâche la plus coûteuse en main-d'oeuvre -- à des opérateurs humains. Intégrer un bras de préhension directement sur la plateforme mobile représente un saut architectural vers l'autonomie bout-en-bout. Pour les intégrateurs et les décideurs logistiques, cela change le calcul du ROI : si les métriques tiennent à l'échelle, l'argument pour réduire les effectifs de picking devient structurel. Reste à valider la robustesse hors conditions contrôlées, un point que l'annonce ne documente pas encore. Locus Robotics a levé plus de 400 millions de dollars depuis sa fondation en 2015, mais a traversé une période difficile en 2023, avec des réductions d'effectifs significatives liées à un ralentissement du marché e-commerce. Locus Array s'inscrit donc dans une stratégie de repositionnement vers la valeur ajoutée. Sur ce segment, la concurrence est dense : Exotec (Roubaix, France) avec son système Skypod, Symbotic, Geek+ et Boston Dynamics avec Stretch visent tous le même créneau de préparation autonome. La phase d'accès anticipé devra produire des données opérationnelles convaincantes pour crédibiliser la proposition face à ces acteurs déjà déployés à grande échelle.

UEExotec (Roubaix, France) est directement en compétition sur ce créneau de préparation autonome et devra défendre sa position si Locus Array produit des métriques opérationnelles convaincantes à l'échelle.

IndustrielOpinion
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MTC inaugure un nouveau Centre d'Expérience Robotique pour accélérer l'adoption de l'automatisation au Royaume-Uni
4Robotics & Automation News 

MTC inaugure un nouveau Centre d'Expérience Robotique pour accélérer l'adoption de l'automatisation au Royaume-Uni

Le Manufacturing Technology Centre (MTC) britannique a inauguré un Robot Experience Centre (REC) sur son site d'Ansty Park à Coventry. L'installation, à vocation "vendor-neutral", permet aux industriels de tester et valider des solutions robotiques avant tout engagement d'investissement. Le MTC ne publie pas, dans ce communiqué partiel, de chiffres sur la superficie du site, le nombre de cellules disponibles ou les marques de robots intégrées, les détails opérationnels restent à confirmer. Pour les décideurs industriels et les intégrateurs, la proposition de valeur d'un tel centre est claire : réduire le risque perçu qui freine encore l'adoption de l'automatisation dans les PME manufacturières britanniques. L'approche "tester avant d'acheter" dans un environnement neutre répond à un blocage structurel documenté au Royaume-Uni, dont le taux de densité robotique reste inférieur à la moyenne européenne. Un espace multi-fournisseurs évite également le biais de prescription qu'un intégrateur unique induirait, ce qui peut accélérer la décision d'achat. Le MTC, centre de recherche appliquée fondé en 2011 et membre du réseau Catapult du gouvernement britannique, intervient dans un contexte où l'automatisation est présentée comme levier de productivité post-Brexit. Des initiatives similaires existent en Europe, notamment en Allemagne via les Fraunhofer-Institutes ou en France avec le Cetim, offrant des prestations comparables de validation en environnement industriel réel. Le MTC n'annonce pas de partenaires technologiques ni de calendrier de mise en service complète dans ce communiqué, ce qui en fait pour l'instant davantage une annonce d'ouverture qu'un déploiement opérationnel documenté.

UEInitiative purement britannique post-Brexit sans impact direct sur la France ou l'UE ; le Cetim en France et les Fraunhofer-Institutes en Allemagne offrent déjà des prestations équivalentes de validation robotique en environnement industriel réel.

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