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Proteus intègre la compréhension du langage naturel tandis qu'Amazon étend ses déploiements de robots en Europe
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Proteus intègre la compréhension du langage naturel tandis qu'Amazon étend ses déploiements de robots en Europe

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Lors de son événement "Delivering the Future" organisé à Londres le 4 juin 2026, Amazon a présenté la prochaine génération de son robot mobile autonome (AMR) Proteus, désormais capable de comprendre des commandes en langage naturel. Sans aucune programmation préalable, un opérateur peut désormais indiquer verbalement à l'engin où aller et quoi transporter : le robot détermine lui-même la priorité, l'itinéraire et le timing. Proteus est conçu pour déplacer des chariots pesant jusqu'à 400 kg et est actuellement déployé dans 24 centres de fulfillment aux États-Unis. Amazon prévoit de l'étendre à l'Europe au premier semestre 2027, en commençant par des pilotes en laboratoire. En parallèle, le système collaboratif STARK, basé sur un bras FANUC CRX-30iA à limitation de force et de puissance, sera déployé sur 15 sites européens d'ici 2027, après un premier pilote à Barcelone. Le robot de picking Vulcan, décrit par Amazon comme son "premier système robotique doté du sens du toucher", est quant à lui déjà opérationnel à Hambourg, en Allemagne, après une première installation à Spokane, Washington. L'ensemble de ces déploiements s'inscrit dans un investissement annoncé de plus de 10 milliards d'euros dans la modernisation des opérations européennes, assorti d'un plan de recrutement de 25 000 personnes supplémentaires.

L'intégration du langage naturel dans un AMR de grande série est un signal industriel notable : elle abaisse significativement la barrière à l'adoption pour les sites qui ne disposent pas d'ingénieurs robotique internes. Pour un intégrateur ou un COO logistique, cela signifie une réduction des coûts de mise en service et une plus grande flexibilité opérationnelle sans reprogrammation. STARK illustre une autre tendance de fond : l'émergence de bras collaboratifs (cobots) à force limitée pour des tâches de manutention lourde autrefois réservées aux AGV ou aux opérateurs humains. Vulcan, avec sa perception haptique pour le picking en rayonnage dense, confirme que la manipulation d'objets non structurés dans des environnements réels avance plus vite que ce que le secteur anticipait il y a trois ans. Il convient toutefois de noter qu'Amazon communique sur des plans de déploiement et des pilotes en cours, pas sur des métriques de performance vérifiées indépendamment.

Amazon a acquis Kiva Systems en 2012 pour 775 millions de dollars, posant les bases de ce qui est devenu l'une des plus grandes flottes robotisées au monde, dépassant aujourd'hui le million d'unités déployées. Sur le marché européen, Amazon se positionne face à des acteurs comme Exotec, la scale-up française dont le système Skypod équipe déjà plusieurs grands distributeurs, ainsi qu'à AutoStore et Geek+ sur le segment des AMR de stockage. La concentration de l'annonce sur l'Europe, avec un investissement de 10 milliards d'euros et un discours assumé autour de l'innovation opérationnelle sur le continent, suggère également une dimension de communication institutionnelle dans un contexte réglementaire et social tendu autour de l'automatisation des entrepôts.

Impact France/UE

Vulcan est déjà opérationnel à Hambourg et STARK sera déployé sur 15 sites européens d'ici 2027, exposant directement Exotec et les intégrateurs logistiques européens à la concurrence frontale d'Amazon sur leur propre marché.

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Le robot d'entrepôt Proteus d'Amazon planifie désormais ses tâches directement depuis des instructions textuelles
1Interesting Engineering 

Le robot d'entrepôt Proteus d'Amazon planifie désormais ses tâches directement depuis des instructions textuelles

Amazon a présenté une version mise à jour de son robot autonome Proteus lors de l'événement "Delivering the Future" à Londres, accompagnée d'un investissement annoncé de plus de 10 milliards d'euros dans la modernisation de son réseau logistique européen. La principale nouveauté de ce Proteus de nouvelle génération est son interface en langage naturel : un opérateur saisit une requête textuelle ordinaire, et le robot détermine lui-même la priorité de la tâche, calcule un itinéraire et planifie l'exécution. Contrairement aux versions précédentes cantonnées aux zones de quai (dock operations), il peut désormais circuler dans l'ensemble d'un centre de distribution pour tracter des chariots lourds. Amazon mène actuellement des pilotes dans ses installations de recherche et prévoit un déploiement européen au premier semestre 2027. L'événement a aussi annoncé l'extension de STARK, un système de manutention de bacs de stockage (tote-handling) déjà piloté à Barcelone, vers 15 sites européens d'ici 2027, et la poursuite du déploiement de Vulcan, son robot à préhension tactile. L'intégration d'une interface en langage naturel dans un robot de manutention industrielle représente un changement opérationnel potentiellement significatif. Diriger un AGV ou un robot autonome nécessitait jusqu'ici une programmation spécialisée ou une configuration via interfaces dédiées, une barrière réelle en contexte d'entrepôt à fort turnover. Si cette approche tient à l'échelle, elle réduit le coût d'intégration humain-robot et accélère l'onboarding des opérateurs. Pour les décideurs B2B, le signal est notable : Amazon teste une couche d'abstraction LLM au-dessus de sa flotte robotique, une direction qu'explorent également Figure AI côté humanoïde avec son interface vocale sur Figure 02. L'annonce confirme que le principal verrou n'est plus le sim-to-real mais l'interfaçage homme-machine et la flexibilité de déploiement. Il faut cependant souligner qu'il s'agit ici de pilotes en cours avec un horizon 2027, pas d'un déploiement en production généralisé. Proteus existe depuis 2022, présenté alors comme le premier robot autonome d'Amazon certifié pour opérer aux côtés des humains sans cage de protection, mais limité aux opérations de quai. Amazon compte aujourd'hui plus de 750 000 robots dans ses entrepôts mondiaux, dans un écosystème incluant Sparrow, Cardinal, Vulcan et STARK. En Europe, les concurrents directs sur le segment AMR logistique incluent Exotec (France, système Skypod déployé chez Carrefour et Decathlon) et AutoStore, bien qu'aucun n'ait encore annoncé d'interface LLM pour la direction des robots en langage naturel. L'annonce des 25 000 créations d'emplois en Europe et du milliard de dollars engagé dans le programme Career Choice d'ici 2030 s'inscrit dans la communication habituelle d'Amazon pour contrebalancer les narratifs d'automatisation-suppression d'emplois. Les prochaines étapes à surveiller : la performance réelle des pilotes Proteus en conditions de production, le calendrier précis de l'extension de STARK, et d'éventuelles publications techniques sur l'architecture LLM embarquée.

UEAmazon engage plus de 10 milliards d'euros dans son réseau logistique européen avec déploiement prévu dans 15 sites EU d'ici 2027, ce qui met directement sous pression les acteurs AMR européens, notamment Exotec (France), sur leur différenciation technologique face à une interface LLM qu'aucun concurrent n'a encore annoncée.

IndustrielOpinion
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Comment Locus s'attaque à la préhension, l'un des plus grands défis de la robotique
2Robotics Business Review 

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Locus Robotics, spécialiste des robots mobiles autonomes (AMR) crédité de plus de 6 milliards de picks réalisés en entrepôt, s'attaque désormais à la préhension robotique. L'entreprise était entrée sur ce marché en mars 2025 avec Array, un manipulateur mobile équipé d'un bras de picking guidé par vision et d'une ventouse standard. Plus d'un an après, Locus a racheté Nexera Robotics, société basée à Vancouver connue pour sa technologie de préhension NeuraGrasp, des pinces souples capables de saisir aussi bien de petits contenants que des sacs en polybag poreux ou des articles en tissu. Selon Roy Belak, ancien PDG de Nexera et désormais vice-président senior en charge de la préhension robotique chez Locus, NeuraGrasp en était déjà à sa sixième génération de produit au moment de la rencontre entre les deux entreprises, lors du salon MODEX en 2025. Locus avait alors déjà largement avancé le développement d'Array, mais l'architecture existante, alimentation pneumatique et électrique notamment, s'est révélée compatible avec l'intégration de la technologie Nexera. Belak n'a pas communiqué de calendrier précis, mais anticipe que la prochaine présentation publique d'Array intégrera NeuraGrasp. Cette acquisition illustre un enjeu central pour l'industrie de la logistique automatisée: la préhension universelle reste le principal goulot d'étranglement du picking robotisé, bien plus que la navigation ou la localisation, déjà largement maîtrisées par les AMR. D'après Belak, la ventouse seule couvre 60 à 70% des cas d'usage en entrepôt, mais échoue sur les 30 à 40% restants, articles déformables, poreux ou irréguliers, qui nécessitent une approche hybride combinant succion et pince. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, ce mouvement confirme une tendance de fond du secteur: la préhension pinch gagne du terrain face à la succion pure pour atteindre des taux de couverture élevés sur des catalogues de SKU hétérogènes. Il s'agit toutefois pour l'instant d'une annonce de feuille de route et non d'un déploiement massif: Array circule encore chez les premiers clients avec sa ventouse d'origine, et les données d'usage nécessaires pour optimiser NeuraGrasp à grande échelle restent à collecter. Le rapprochement s'inscrit dans la course plus large à la manipulation robotique généraliste en entrepôt, où plusieurs acteurs développent des grippers universels ou des bras dotés de modèles vision-langage-action pour élargir la couverture SKU au-delà de la ventouse classique. Nexera apportait des années de R&D sur ses effecteurs souples mais cherchait un partenaire capable d'industrialiser et déployer sa technologie à grande échelle, un besoin auquel répond directement le réseau client de Locus, où une longue liste d'entreprises attend déjà l'accès à Array. Belak décrit une fenêtre d'opportunité étroite: un an de retard supplémentaire dans l'acquisition aurait rendu l'intégration technique beaucoup plus difficile compte tenu de l'avancement du développement d'Array. Les prochaines étapes attendues sont l'intégration effective de NeuraGrasp dans les unités Array déployées, la remontée de données terrain permettant d'affiner les algorithmes de préhension, puis une diffusion progressive de la technologie combinée auprès des clients existants et futurs de Locus.

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Comment Intrinsic élimine la programmation manuelle des robots
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Comment Intrinsic élimine la programmation manuelle des robots

Intrinsic, filiale d'Alphabet spécialisée en robotique industrielle, a présenté à l'Automate 2026 une cellule robotique modulaire baptisée "Intrinsic Intelligence Cell", reposant sur son système d'exploitation maison IntrinsicOS. La démonstration met en scène un bras FANUC réalisant de l'assemblage électronique sans aucune programmation robot traditionnelle : l'opérateur configure les tâches par glisser-déposer, tandis que la plateforme gère automatiquement la perception, la planification de mouvement et les opérations de préhension et d'insertion de pièces. Intrinsic collabore avec deux intégrateurs CNC, Trinity Automation et MartinSystems, pour embarquer ces capacités dans leurs offres de prochaine génération. La présentation intervient quelques mois avant le lancement d'un pilote industriel d'envergure avec Foxconn, dont la date exacte n'a pas été précisée au-delà de "fin 2025". Par ailleurs, dans le cadre de son "AI for Industry Challenge" co-organisé avec Open Robotics, la société a réuni plus de 5 000 inscrits répartis en 1 600 équipes issues de 115 pays, avec une enveloppe de prix de 180 000 dollars. Le défi cible l'un des problèmes les plus résistants de l'assemblage électronique : la manipulation dextre de câbles et de connecteurs. Huit équipes ont jusqu'ici atteint des scores quasi-parfaits lors de la phase de simulation (Gazebo, MuJoCo de Google DeepMind, NVIDIA Isaac Sim). L'approche d'Intrinsic s'attaque à un verrou structurel du marché : la programmation robot reste aujourd'hui un frein majeur à l'adoption dans les ateliers à production variable ("high mix, low volume"), où reprogrammer un bras pour chaque référence représente un coût prohibitif. En proposant une reconfiguration instantanée des outils et des process via des "skills" basés sur l'IA, la plateforme ouvre potentiellement l'automatisation aux sous-traitants de taille moyenne et aux ateliers d'usinage qui ne disposent pas d'équipes de roboticiens. La composition du challenge est également révélatrice : seulement 14 % des participants viennent du secteur robotique, tandis que 93 % sont développeurs Python et 47 % travaillent en IA/ML. Cela signale un afflux de compétences logicielles vers la robotique industrielle, et valide l'hypothèse selon laquelle les prochaines avancées en manipulation viendront davantage du software que du hardware. Intrinsic a été fondée en 2021 à partir de ressources internes d'Alphabet, absorbant notamment des équipes issues de X Development. La société a mis plusieurs années à structurer sa pile logicielle autour de ROS 2 avant de la commercialiser. Sur ce segment des cellules robotiques modulaires pilotées par IA, elle se positionne face à des acteurs comme Covariant (rachetée par Amazon), Machina Labs ou Viam, ainsi que face aux offres propriétaires des grands intégrateurs (KUKA, ABB, FANUC lui-même). Le pilote Foxconn constituera le premier test à l'échelle réelle d'IntrinsicOS dans un environnement de production de masse, et ses résultats conditionneront probablement la crédibilité commerciale de la plateforme au-delà des démonstrations salon.

UELa démocratisation de la configuration robot par glisser-déposer pourrait réduire le coût d'entrée à l'automatisation pour les PME industrielles européennes en production variable, mais aucun partenariat ni déploiement européen n'est annoncé à ce stade.

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Le robot Proxie Gen 2 de Cobot intègre l'automatisation des tâches et la manipulation mobile
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Le robot Proxie Gen 2 de Cobot intègre l'automatisation des tâches et la manipulation mobile

Collaborative Robotics (Cobot), basée à Santa Clara en Californie, a dévoilé la deuxième génération de son robot mobile Proxie lors de l'Automate 2026. Ce Proxie Gen 2 embarque une capacité de traction de carts jusqu'à 680 kg, un système de levage vertical pouvant soulever 100 kg, des batteries auto-interchangeables, et une option de manipulation bimanuell, deux bras articulés montés sur la colonne vertébrale du robot. La plateforme compte 40 % de pièces en moins que la génération précédente, avec un gabarit réduit pour naviguer dans des couloirs étroits et des ascenseurs. Cobot annonce également une fonctionnalité d'"autotasking" : le robot identifie et génère ses propres tâches sans intégration avec un WMS ni intervention humaine. Chez le client Maersk, 95 % des déplacements de carts auraient été initiés de façon autonome sur la période mesurée, le robot lisant des inscriptions sur des tableaux blancs fixés aux chariots grâce à un modèle multimodal embarqué. Ces chiffres sont présentés par Cobot sans audit tiers, ce qui mérite d'être noté. L'enjeu principal est la réduction de la barrière à l'intégration, longtemps le goulot d'étranglement des déploiements de robots mobiles manipulateurs (MMR) en environnements non structurés. Si l'autotasking tient ses promesses à l'échelle, il invaliderait le modèle dominant, des mois de développement logiciel pour connecter le robot aux systèmes ERP, WMS et MES existants. Pour un COO industriel ou un responsable logistique hospitalier, cela signifie potentiellement un déploiement en semaines plutôt qu'en trimestres. La capacité de Proxie à lire des informations non structurées (tableaux blancs, étiquettes ad hoc) représente une forme de robustesse opérationnelle réelle, à condition que les taux de reconnaissance soient validés dans des conditions dégradées, ce que la démo ne précise pas. La manipulation bimanuell ouvre par ailleurs l'accès à des tâches jusqu'ici réservées aux manipulateurs fixes, comme le déchargement de cartons ou l'alimentation de lignes. Cobot a été fondée par Brad Porter, ancien VP Engineering robotics chez Amazon Robotics, et a levé des fonds auprès d'investisseurs industriels. La société a délibérément maintenu un profil bas depuis 2022, accumulant 13 000 heures d'exploitation sur 28 robots dans des environnements réels, hôpitaux dont la Mayo Clinic, logistique et industrie, avant de communiquer publiquement. Ses concurrents directs incluent Boston Dynamics avec Spot et Stretch, Vecna Robotics, et des acteurs comme Apptronik ou 1X qui misent sur l'humanoïde. En Europe, des entreprises comme Enchanted Tools (Miroki) ou Pollen Robotics (Reachy) ciblent des segments adjacents mais restent en phase pré-déploiement à grande échelle. Cobot ne publie pas de tarif public ; les prochaines étapes annoncées portent sur l'extension des déploiements en santé et en logistique, avec la certification de sécurité comme prochaine étape technique critique pour le Gen 2.

UESi Cobot étend ses déploiements en Europe, cela accentue la pression concurrentielle sur Enchanted Tools et Pollen Robotics, encore en phase pré-commerciale, tout en offrant aux industriels et hôpitaux européens une option de manipulation mobile sans intégration WMS.

IndustrielActu
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