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Comment Intrinsic élimine la programmation manuelle des robots
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Comment Intrinsic élimine la programmation manuelle des robots

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Intrinsic, filiale d'Alphabet spécialisée en robotique industrielle, a présenté à l'Automate 2026 une cellule robotique modulaire baptisée "Intrinsic Intelligence Cell", reposant sur son système d'exploitation maison IntrinsicOS. La démonstration met en scène un bras FANUC réalisant de l'assemblage électronique sans aucune programmation robot traditionnelle : l'opérateur configure les tâches par glisser-déposer, tandis que la plateforme gère automatiquement la perception, la planification de mouvement et les opérations de préhension et d'insertion de pièces. Intrinsic collabore avec deux intégrateurs CNC, Trinity Automation et MartinSystems, pour embarquer ces capacités dans leurs offres de prochaine génération. La présentation intervient quelques mois avant le lancement d'un pilote industriel d'envergure avec Foxconn, dont la date exacte n'a pas été précisée au-delà de "fin 2025". Par ailleurs, dans le cadre de son "AI for Industry Challenge" co-organisé avec Open Robotics, la société a réuni plus de 5 000 inscrits répartis en 1 600 équipes issues de 115 pays, avec une enveloppe de prix de 180 000 dollars. Le défi cible l'un des problèmes les plus résistants de l'assemblage électronique : la manipulation dextre de câbles et de connecteurs. Huit équipes ont jusqu'ici atteint des scores quasi-parfaits lors de la phase de simulation (Gazebo, MuJoCo de Google DeepMind, NVIDIA Isaac Sim).

L'approche d'Intrinsic s'attaque à un verrou structurel du marché : la programmation robot reste aujourd'hui un frein majeur à l'adoption dans les ateliers à production variable ("high mix, low volume"), où reprogrammer un bras pour chaque référence représente un coût prohibitif. En proposant une reconfiguration instantanée des outils et des process via des "skills" basés sur l'IA, la plateforme ouvre potentiellement l'automatisation aux sous-traitants de taille moyenne et aux ateliers d'usinage qui ne disposent pas d'équipes de roboticiens. La composition du challenge est également révélatrice : seulement 14 % des participants viennent du secteur robotique, tandis que 93 % sont développeurs Python et 47 % travaillent en IA/ML. Cela signale un afflux de compétences logicielles vers la robotique industrielle, et valide l'hypothèse selon laquelle les prochaines avancées en manipulation viendront davantage du software que du hardware.

Intrinsic a été fondée en 2021 à partir de ressources internes d'Alphabet, absorbant notamment des équipes issues de X Development. La société a mis plusieurs années à structurer sa pile logicielle autour de ROS 2 avant de la commercialiser. Sur ce segment des cellules robotiques modulaires pilotées par IA, elle se positionne face à des acteurs comme Covariant (rachetée par Amazon), Machina Labs ou Viam, ainsi que face aux offres propriétaires des grands intégrateurs (KUKA, ABB, FANUC lui-même). Le pilote Foxconn constituera le premier test à l'échelle réelle d'IntrinsicOS dans un environnement de production de masse, et ses résultats conditionneront probablement la crédibilité commerciale de la plateforme au-delà des démonstrations salon.

Impact France/UE

La démocratisation de la configuration robot par glisser-déposer pourrait réduire le coût d'entrée à l'automatisation pour les PME industrielles européennes en production variable, mais aucun partenariat ni déploiement européen n'est annoncé à ce stade.

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ABB Robotics, division robotique du groupe suisse ABB, a annoncé un partenariat avec PSYONIC, une entreprise californienne spécialisée dans les prothèses bioniques, pour exploiter les données issues de prothèses de main réelles afin d'améliorer la dextérité des robots industriels. Le projet associe le bras collaboratif GoFa d'ABB, avec une charge utile de 12 kilogrammes, une portée de 1,62 mètre et une répétabilité de 0,02 mm, à la main prothétique Ability Hand de PSYONIC. Cet équipement bionique ferme sa prise en 200 millisecondes, gère 32 types de préhension dont 19 pré-programmés, dispose d'un retour tactile multi-points et d'une certification IP64. L'objectif déclaré : capturer les données de toucher et de mouvement générées par les utilisateurs humains de la prothèse pour entraîner des modèles robotiques capables de manipuler des objets fragiles, irréguliers ou variables. ABB avance que cette approche pourrait réduire jusqu'à 30 % le temps d'ingénierie consacré aux applications de manipulation, sans toutefois préciser dans quel contexte ni sur quelle base de mesure ce chiffre a été calculé. Ce partenariat s'attaque à un verrou technique reconnu dans l'automatisation industrielle : la dextérité fine. Contrairement aux méthodes d'entraînement classiques qui reposent sur la simulation, le projet utilise des données du monde réel issues d'un usage humain, ce qui présente un avantage théorique en termes de couverture des cas limites et de diversité des interactions physiques. Si l'approche se confirme à l'échelle, elle pourrait accélérer le déploiement de robots dans des lignes où la manipulation manuelle reste irremplaçable, notamment en assemblage électronique, en gestion de composants aérospatiaux ou en conditionnement pharmaceutique. ABB parle de son programme "Autonomous Versatile Robotics" (AVR), qui vise à doter les robots d'une capacité de raisonnement et d'adaptation sans reprogrammation manuelle constante. C'est là que la valeur réelle se situera, mais aucune démonstration industrielle concrète n'a encore été annoncée à ce stade. ABB Robotics est l'un des quatre grands intégrateurs robotiques mondiaux, aux côtés de KUKA, Fanuc et Yaskawa. Le GoFa a été lancé en 2021 pour concurrencer les cobots d'Universal Robots et de FANUC sur les tâches de collaboration humain-robot. PSYONIC, fondée en 2016 à Champaign (Illinois), s'est distinguée avec l'Ability Hand, une prothèse conçue pour être abordable et fonctionnelle, avec financement de la DARPA. Le transfert de savoir-faire prosthétique vers la robotique industrielle n'est pas sans précédent, mais reste rare à ce niveau de formalisation. Les secteurs ciblés incluent l'automobile, l'aérospatial, la logistique et les sciences du vivant. Le partenariat en est à la phase de recherche et développement conjointe, sans calendrier de productisation ni client pilote annoncé publiquement à ce jour.

UEABB étant l'un des principaux fournisseurs de robots industriels en Europe, cette approche data-driven pour la dextérité fine pourrait à terme accélérer l'automatisation des lignes d'assemblage européennes (automobile, aérospatial), mais reste à ce stade un projet R&D sans déploiement ni client pilote annoncé.

IndustrielOpinion
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Le robot Proxie Gen 2 de Cobot intègre l'automatisation des tâches et la manipulation mobile
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Collaborative Robotics (Cobot), basée à Santa Clara en Californie, a dévoilé la deuxième génération de son robot mobile Proxie lors de l'Automate 2026. Ce Proxie Gen 2 embarque une capacité de traction de carts jusqu'à 680 kg, un système de levage vertical pouvant soulever 100 kg, des batteries auto-interchangeables, et une option de manipulation bimanuell, deux bras articulés montés sur la colonne vertébrale du robot. La plateforme compte 40 % de pièces en moins que la génération précédente, avec un gabarit réduit pour naviguer dans des couloirs étroits et des ascenseurs. Cobot annonce également une fonctionnalité d'"autotasking" : le robot identifie et génère ses propres tâches sans intégration avec un WMS ni intervention humaine. Chez le client Maersk, 95 % des déplacements de carts auraient été initiés de façon autonome sur la période mesurée, le robot lisant des inscriptions sur des tableaux blancs fixés aux chariots grâce à un modèle multimodal embarqué. Ces chiffres sont présentés par Cobot sans audit tiers, ce qui mérite d'être noté. L'enjeu principal est la réduction de la barrière à l'intégration, longtemps le goulot d'étranglement des déploiements de robots mobiles manipulateurs (MMR) en environnements non structurés. Si l'autotasking tient ses promesses à l'échelle, il invaliderait le modèle dominant, des mois de développement logiciel pour connecter le robot aux systèmes ERP, WMS et MES existants. Pour un COO industriel ou un responsable logistique hospitalier, cela signifie potentiellement un déploiement en semaines plutôt qu'en trimestres. La capacité de Proxie à lire des informations non structurées (tableaux blancs, étiquettes ad hoc) représente une forme de robustesse opérationnelle réelle, à condition que les taux de reconnaissance soient validés dans des conditions dégradées, ce que la démo ne précise pas. La manipulation bimanuell ouvre par ailleurs l'accès à des tâches jusqu'ici réservées aux manipulateurs fixes, comme le déchargement de cartons ou l'alimentation de lignes. Cobot a été fondée par Brad Porter, ancien VP Engineering robotics chez Amazon Robotics, et a levé des fonds auprès d'investisseurs industriels. La société a délibérément maintenu un profil bas depuis 2022, accumulant 13 000 heures d'exploitation sur 28 robots dans des environnements réels, hôpitaux dont la Mayo Clinic, logistique et industrie, avant de communiquer publiquement. Ses concurrents directs incluent Boston Dynamics avec Spot et Stretch, Vecna Robotics, et des acteurs comme Apptronik ou 1X qui misent sur l'humanoïde. En Europe, des entreprises comme Enchanted Tools (Miroki) ou Pollen Robotics (Reachy) ciblent des segments adjacents mais restent en phase pré-déploiement à grande échelle. Cobot ne publie pas de tarif public ; les prochaines étapes annoncées portent sur l'extension des déploiements en santé et en logistique, avec la certification de sécurité comme prochaine étape technique critique pour le Gen 2.

UESi Cobot étend ses déploiements en Europe, cela accentue la pression concurrentielle sur Enchanted Tools et Pollen Robotics, encore en phase pré-commerciale, tout en offrant aux industriels et hôpitaux européens une option de manipulation mobile sans intégration WMS.

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Décision séquentielle par apprentissage multi-échelle pour la préparation de commandes en robotique de manutention
3arXiv cs.RO 

Décision séquentielle par apprentissage multi-échelle pour la préparation de commandes en robotique de manutention

Des chercheurs ont publié en mai 2026 sur arXiv (référence 2605.08758) un framework de décision séquentielle baptisé OLSF-TRS, pour Omni-scale Learning-based Sequential Decision Framework for Tote-handling Robotic Systems. Ce système combine optimisation combinatoire structurée et apprentissage par renforcement multi-agent (MARL) pour coordonner simultanément les décisions liées aux commandes, aux bacs de manutention (totes) et aux robots dans les centres de préparation automatisés. En configuration petite échelle, OLSF-TRS affiche un écart d'optimalité moyen inférieur à 3,5% sur deux architectures système distinctes. En configuration grande échelle, il réduit les mouvements de bacs de 8 à 12% par rapport aux baselines heuristiques classiques, et de plus de 30% par rapport aux approches règle-based de l'état de l'art, tout en maintenant une réactivité en temps réel. L'enjeu concret pour les intégrateurs intralogistiques est significatif : la quasi-totalité des frameworks existants sont conçus sur mesure pour un type de système spécifique, tri-sorter, mini-load AS/RS ou AMR grid-based, ce qui rend tout transfert à un autre contexte laborieux. OLSF-TRS propose une couche de pilotage unifiée et scalable, potentiellement applicable à des architectures hétérogènes. La réduction de plus de 30% des mouvements de bacs se traduit directement en gains énergétiques, réduction de l'usure mécanique et meilleure stabilité du throughput, des KPIs centraux pour les COOs industriels. À noter cependant que les résultats reposent sur des simulations et benchmarks comparatifs sans déploiement terrain documenté, ce qui laisse entière la question du sim-to-real gap en production réelle. Ce travail s'inscrit dans une tendance structurelle de fond : la substitution des palettes par les bacs comme unité logistique primaire, portée par l'explosion du e-commerce et la fragmentation des commandes en petites séries. Des acteurs comme Exotec (France, système Skypod), AutoStore (Norvège) ou Geek+ (Chine) opèrent des déploiements massifs en grid-based robotics confrontés exactement à ces problèmes de coordination ordres-bacs-robots à grande échelle. La convergence entre optimisation combinatoire de type VRP et MARL est un champ de recherche en pleine effervescence, porté par des laboratoires industriels en Europe et en Asie. L'article ne mentionne ni partenariat industriel ni timeline de commercialisation, le positionnant comme une contribution académique précompétitive.

UEExotec (France, Skypod) et AutoStore (Norvège) opèrent des déploiements massifs confrontés exactement aux problèmes de coordination ordres-bacs-robots adressés par ce framework, en faisant une piste de R&D directement pertinente pour l'intralogistique européenne.

IndustrielPaper
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Fabrication industrielle par cellules robotisées et solutions de chargement machine
4Robotics & Automation News 

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Les cellules robotisées et les solutions de machine tending redéfinissent l'organisation des lignes de production industrielles. Ces dispositifs combinent un robot manipulateur, des équipements périphériques (préhenseurs, convoyeurs, systèmes de vision) et une enceinte de sécurité pour automatiser des tâches répétitives : chargement et déchargement de machines-outils CNC, presses, centres d'usinage ou moulage par injection. L'objectif central est de réduire les temps morts machine et de rendre possible le fonctionnement en mode "lights-out", c'est-à-dire sans opérateur présent. L'enjeu industriel est direct : le taux d'utilisation d'une machine-outil tenue manuellement oscille typiquement entre 60 et 70 %, là où une cellule automatisée peut dépasser 90 % sur trois équipes. Pour un intégrateur ou un directeur d'exploitation, c'est le levier de retour sur investissement le plus mesurable de l'automatisation en atelier. La montée en puissance des cobots (robots collaboratifs, sans cage de protection systématique) d'acteurs comme Universal Robots, FANUC ou KUKA abaisse aujourd'hui le seuil d'entrée pour les PME industrielles, qui représentent une part croissante des déploiements. Ce mouvement s'inscrit dans une décennie de convergence entre robotique industrielle classique et flexibilité logicielle. Les principaux fournisseurs de cellules clés en main (ABB, Yaskawa, Stäubli, et en Europe des intégrateurs comme Actemium ou BA Systèmes) proposent désormais des offres modulaires reconfigurables, réduisant les délais de mise en service. La prochaine étape visible du secteur est l'intégration de perception 3D et de planification de trajectoire adaptative, pour traiter des pièces sans fixation rigide, dernier verrou technique majeur avant une adoption plus large dans la sous-traitance mécanique.

UELes intégrateurs européens Actemium et BA Systèmes proposent des offres modulaires clés en main qui abaissent le seuil d'accès pour les PME industrielles européennes, accélérant potentiellement l'adoption du lights-out manufacturing dans la sous-traitance mécanique en France et en Europe.

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