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Le robot Proxie Gen 2 de Cobot intègre l'automatisation des tâches et la manipulation mobile
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Le robot Proxie Gen 2 de Cobot intègre l'automatisation des tâches et la manipulation mobile

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Le robot Proxie Gen 2 de Cobot intègre l'automatisation des tâches et la manipulation mobile
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Collaborative Robotics (Cobot), basée à Santa Clara en Californie, a dévoilé la deuxième génération de son robot mobile Proxie lors de l'Automate 2026. Ce Proxie Gen 2 embarque une capacité de traction de carts jusqu'à 680 kg, un système de levage vertical pouvant soulever 100 kg, des batteries auto-interchangeables, et une option de manipulation bimanuell, deux bras articulés montés sur la colonne vertébrale du robot. La plateforme compte 40 % de pièces en moins que la génération précédente, avec un gabarit réduit pour naviguer dans des couloirs étroits et des ascenseurs. Cobot annonce également une fonctionnalité d'"autotasking" : le robot identifie et génère ses propres tâches sans intégration avec un WMS ni intervention humaine. Chez le client Maersk, 95 % des déplacements de carts auraient été initiés de façon autonome sur la période mesurée, le robot lisant des inscriptions sur des tableaux blancs fixés aux chariots grâce à un modèle multimodal embarqué. Ces chiffres sont présentés par Cobot sans audit tiers, ce qui mérite d'être noté.

L'enjeu principal est la réduction de la barrière à l'intégration, longtemps le goulot d'étranglement des déploiements de robots mobiles manipulateurs (MMR) en environnements non structurés. Si l'autotasking tient ses promesses à l'échelle, il invaliderait le modèle dominant, des mois de développement logiciel pour connecter le robot aux systèmes ERP, WMS et MES existants. Pour un COO industriel ou un responsable logistique hospitalier, cela signifie potentiellement un déploiement en semaines plutôt qu'en trimestres. La capacité de Proxie à lire des informations non structurées (tableaux blancs, étiquettes ad hoc) représente une forme de robustesse opérationnelle réelle, à condition que les taux de reconnaissance soient validés dans des conditions dégradées, ce que la démo ne précise pas. La manipulation bimanuell ouvre par ailleurs l'accès à des tâches jusqu'ici réservées aux manipulateurs fixes, comme le déchargement de cartons ou l'alimentation de lignes.

Cobot a été fondée par Brad Porter, ancien VP Engineering robotics chez Amazon Robotics, et a levé des fonds auprès d'investisseurs industriels. La société a délibérément maintenu un profil bas depuis 2022, accumulant 13 000 heures d'exploitation sur 28 robots dans des environnements réels, hôpitaux dont la Mayo Clinic, logistique et industrie, avant de communiquer publiquement. Ses concurrents directs incluent Boston Dynamics avec Spot et Stretch, Vecna Robotics, et des acteurs comme Apptronik ou 1X qui misent sur l'humanoïde. En Europe, des entreprises comme Enchanted Tools (Miroki) ou Pollen Robotics (Reachy) ciblent des segments adjacents mais restent en phase pré-déploiement à grande échelle. Cobot ne publie pas de tarif public ; les prochaines étapes annoncées portent sur l'extension des déploiements en santé et en logistique, avec la certification de sécurité comme prochaine étape technique critique pour le Gen 2.

Impact France/UE

Si Cobot étend ses déploiements en Europe, cela accentue la pression concurrentielle sur Enchanted Tools et Pollen Robotics, encore en phase pré-commerciale, tout en offrant aux industriels et hôpitaux européens une option de manipulation mobile sans intégration WMS.

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Top 15 des robots mobiles autonomes (AMR) : les leaders de l’automatisation industrielle
1Robot Magazine FR 

Top 15 des robots mobiles autonomes (AMR) : les leaders de l’automatisation industrielle

Les robots mobiles autonomes (AMR) s'imposent comme le nouveau standard de l'automatisation logistique et industrielle, en remplacement progressif des véhicules guidés automatisés (AGV) apparus dès les années 1950. Contrairement aux AGV, qui suivent des bandes magnétiques, des fils enterrés, des réflecteurs laser ou des QR codes au sol, un AMR combine capteurs, caméras, LiDAR et algorithmes de navigation pour cartographier son environnement, éviter les obstacles et recalculer son itinéraire en temps réel, sans aucune infrastructure de guidage fixe. Cette autonomie de déplacement s'étend désormais bien au-delà des entrepôts logistiques : usines de production, centres de distribution, hôpitaux, laboratoires pharmaceutiques, aéroports, plateformes e-commerce, centres de tri et même certaines exploitations agricoles déploient aujourd'hui ce type de robots. Selon l'International Federation of Robotics (IFR), les AMR constituent l'un des segments à plus forte croissance de la robotique professionnelle. Interact Analysis confirme une accélération rapide des déploiements dans les centres logistiques, tandis qu'ABI Research souligne la montée en importance des logiciels de gestion de flotte, désormais jugés aussi critiques que le matériel robotique lui-même. Cette bascule des AGV vers les AMR répond à une transformation structurelle des besoins industriels : essor du commerce électronique, personnalisation croissante des produits, pénurie de main-d'œuvre qualifiée et exigence de résilience des chaînes d'approvisionnement imposent désormais une flexibilité que les systèmes fixes ne peuvent plus offrir. Modifier un itinéraire AGV nécessite des travaux, un arrêt de production et une reprogrammation lourde, un coût que les usines modernes, confrontées à des volumes fluctuants et des implantations changeantes, ne peuvent plus absorber. Les analystes du secteur comparent désormais l'AMR à ce que l'Ethernet est devenu pour l'informatique : une brique d'infrastructure invisible mais indispensable au fonctionnement des usines connectées, ce qui déplace la valeur ajoutée du seul robot vers l'orchestration logicielle de flottes entières. Cette évolution s'inscrit dans la continuité directe des AGV industriels des années 1950, dont les limites de rigidité ont motivé le développement d'une génération de robots capables de décision autonome plutôt que de simple exécution de trajectoire préprogrammée. La montée des logiciels de gestion de flotte comme facteur différenciant, plutôt que la seule plateforme mobile, dessine une compétition où l'intelligence de coordination entre robots devient l'enjeu principal pour les fournisseurs, avec une adoption qui devrait continuer de s'étendre à mesure que les industriels cherchent à sécuriser et fluidifier leurs chaînes logistiques.

IndustrielActu
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Les données de prothèses de mains améliorent le contrôle fin des robots pour la manipulation précise
2Interesting Engineering 

Les données de prothèses de mains améliorent le contrôle fin des robots pour la manipulation précise

ABB Robotics, division robotique du groupe suisse ABB, a annoncé un partenariat avec PSYONIC, une entreprise californienne spécialisée dans les prothèses bioniques, pour exploiter les données issues de prothèses de main réelles afin d'améliorer la dextérité des robots industriels. Le projet associe le bras collaboratif GoFa d'ABB, avec une charge utile de 12 kilogrammes, une portée de 1,62 mètre et une répétabilité de 0,02 mm, à la main prothétique Ability Hand de PSYONIC. Cet équipement bionique ferme sa prise en 200 millisecondes, gère 32 types de préhension dont 19 pré-programmés, dispose d'un retour tactile multi-points et d'une certification IP64. L'objectif déclaré : capturer les données de toucher et de mouvement générées par les utilisateurs humains de la prothèse pour entraîner des modèles robotiques capables de manipuler des objets fragiles, irréguliers ou variables. ABB avance que cette approche pourrait réduire jusqu'à 30 % le temps d'ingénierie consacré aux applications de manipulation, sans toutefois préciser dans quel contexte ni sur quelle base de mesure ce chiffre a été calculé. Ce partenariat s'attaque à un verrou technique reconnu dans l'automatisation industrielle : la dextérité fine. Contrairement aux méthodes d'entraînement classiques qui reposent sur la simulation, le projet utilise des données du monde réel issues d'un usage humain, ce qui présente un avantage théorique en termes de couverture des cas limites et de diversité des interactions physiques. Si l'approche se confirme à l'échelle, elle pourrait accélérer le déploiement de robots dans des lignes où la manipulation manuelle reste irremplaçable, notamment en assemblage électronique, en gestion de composants aérospatiaux ou en conditionnement pharmaceutique. ABB parle de son programme "Autonomous Versatile Robotics" (AVR), qui vise à doter les robots d'une capacité de raisonnement et d'adaptation sans reprogrammation manuelle constante. C'est là que la valeur réelle se situera, mais aucune démonstration industrielle concrète n'a encore été annoncée à ce stade. ABB Robotics est l'un des quatre grands intégrateurs robotiques mondiaux, aux côtés de KUKA, Fanuc et Yaskawa. Le GoFa a été lancé en 2021 pour concurrencer les cobots d'Universal Robots et de FANUC sur les tâches de collaboration humain-robot. PSYONIC, fondée en 2016 à Champaign (Illinois), s'est distinguée avec l'Ability Hand, une prothèse conçue pour être abordable et fonctionnelle, avec financement de la DARPA. Le transfert de savoir-faire prosthétique vers la robotique industrielle n'est pas sans précédent, mais reste rare à ce niveau de formalisation. Les secteurs ciblés incluent l'automobile, l'aérospatial, la logistique et les sciences du vivant. Le partenariat en est à la phase de recherche et développement conjointe, sans calendrier de productisation ni client pilote annoncé publiquement à ce jour.

UEABB étant l'un des principaux fournisseurs de robots industriels en Europe, cette approche data-driven pour la dextérité fine pourrait à terme accélérer l'automatisation des lignes d'assemblage européennes (automobile, aérospatial), mais reste à ce stade un projet R&D sans déploiement ni client pilote annoncé.

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Fanuc automatise l'une des tâches les plus difficiles de la fabrication de meubles grâce à une cellule robotisée
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Fanuc automatise l'une des tâches les plus difficiles de la fabrication de meubles grâce à une cellule robotisée

Un fabricant canadien de meubles a automatisé le garnissage de sièges de chaises, l'une des tâches les plus difficiles à mécaniser dans l'industrie de l'ameublement, grâce à une cellule robotisée conçue par Dvolu, intégrateur agréé Fanuc. Le coeur du système est un robot industriel Fanuc M-710iC, un bras 6 axes de la gamme moyenne charge de Fanuc (payload typique : 12 à 70 kg selon variante), capable d'exécuter en séquence plusieurs opérations jusqu'ici réservées à des opérateurs qualifiés : étirement du tissu, agrafage, découpe des surplus et palettisation des sièges finis. L'automatisation du garnissage représente un défi technique significatif : les matériaux souples (tissu, mousse, cuir) sont difficiles à saisir et à positionner de manière reproductible, ce qui explique que ce secteur soit resté largement manuel. Le fait qu'une cellule commerciale opérationnelle ait été déployée chez un fabricant de série suggère que les approches de manipulation de matériaux déformables progressent au-delà du stade laboratoire, même si l'article ne fournit pas de métriques de cadence ou de taux de défaut permettant d'évaluer objectivement la performance réelle. Fanuc domine le marché mondial des robots industriels avec plus de 900 000 unités installées, et son réseau d'intégrateurs certifiés joue un rôle clé dans la pénétration de secteurs non traditionnels. Dvolu, basé au Canada, se positionne sur ce créneau de l'industrie manufacturière légère. Dans un contexte où les pénuries de main-d'oeuvre qualifiée pèsent sur les fabricants de meubles nord-américains, ce type de cellule clé en main pourrait accélérer l'adoption robotique dans un secteur historiquement sous-automatisé.

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Locus Robotics déploie Locus Array pour l'automatisation complète des entrepôts
4Robotics & Automation News 

Locus Robotics déploie Locus Array pour l'automatisation complète des entrepôts

Locus Robotics, spécialiste américain des systèmes d'automatisation d'entrepôts, a officialisé le lancement de Locus Array, une solution qu'elle qualifie de système de préparation de commandes entièrement autonome. La plateforme intègre des robots mobiles autonomes (AMR), un bras de préhension robotisé et un module de perception piloté par IA, avec l'objectif de couvrir l'ensemble du flux de traitement des commandes sans intervention humaine. Des déploiements en accès anticipé sont déjà engagés chez des clients en Amérique du Nord, bien que les détails opérationnels (payload, cadence de cycle, taux de précision) n'aient pas encore été communiqués publiquement. L'enjeu industriel est réel : les AMR de première génération automatisaient le transport inter-zones, mais laissaient le picking, tâche la plus coûteuse en main-d'oeuvre -- à des opérateurs humains. Intégrer un bras de préhension directement sur la plateforme mobile représente un saut architectural vers l'autonomie bout-en-bout. Pour les intégrateurs et les décideurs logistiques, cela change le calcul du ROI : si les métriques tiennent à l'échelle, l'argument pour réduire les effectifs de picking devient structurel. Reste à valider la robustesse hors conditions contrôlées, un point que l'annonce ne documente pas encore. Locus Robotics a levé plus de 400 millions de dollars depuis sa fondation en 2015, mais a traversé une période difficile en 2023, avec des réductions d'effectifs significatives liées à un ralentissement du marché e-commerce. Locus Array s'inscrit donc dans une stratégie de repositionnement vers la valeur ajoutée. Sur ce segment, la concurrence est dense : Exotec (Roubaix, France) avec son système Skypod, Symbotic, Geek+ et Boston Dynamics avec Stretch visent tous le même créneau de préparation autonome. La phase d'accès anticipé devra produire des données opérationnelles convaincantes pour crédibiliser la proposition face à ces acteurs déjà déployés à grande échelle.

UEExotec (Roubaix, France) est directement en compétition sur ce créneau de préparation autonome et devra défendre sa position si Locus Array produit des métriques opérationnelles convaincantes à l'échelle.

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