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Les robots « Lego » de Direct Drive reconnaissent leur propre corps après l'assemblage
Chine/AsiePandaily 

Les robots « Lego » de Direct Drive reconnaissent leur propre corps après l'assemblage

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Direct Drive, société chinoise basée à Dongguan, a dévoilé sa plateforme robotique modulaire D1, conçue pour reconfigurer physiquement un même robot selon la tâche à accomplir. Grâce à des mécanismes d'assemblage propriétaires, plusieurs unités D1 se combinent tête-à-tête ou queue-à-queue, comme des blocs, pour modifier la longueur de l'engin, sa structure porteuse et sa fonction. Une fois assemblé, le système identifie automatiquement la nouvelle configuration et reconstruit son modèle dynamique, faisant entrer les différentes unités dans un régime unifié de mouvement et de contrôle sans reprogrammation manuelle. L'entreprise décline ce principe dans un scénario de transport baptisé D1-SET: le robot étend sa zone de charge centrale en ajoutant des segments, charge et décharge seul des caisses, en assemble plusieurs le long de son corps, puis suit une personne via localisation UWB et caméra de profondeur, en intérieur comme en extérieur, y compris dans des ascenseurs et des escaliers. Le communiqué ne fournit ni charge utile chiffrée, ni degrés de liberté, ni temps de cycle précis, ce qui limite la portée vérifiable de la démonstration.

Cette approche cible un problème structurel de la robotique industrielle: un même robot peine à répondre à des besoins très différents, entre parc logistique valorisant charge utile et autonomie, site industriel exigeant une stabilité de fonctionnement, ou espace exigu demandant de l'agilité, chaque changement de tâche imposant souvent de revoir structure mécanique, motorisation, capteurs et algorithmes de contrôle. En déplaçant la modularité au niveau du corps entier, plutôt qu'à un simple outil interchangeable en bout de bras, Direct Drive vise à réduire le développement redondant: une architecture de puissance, de perception et de contrôle réutilisable permet d'adapter un robot par combinaison de modules plutôt que par conception d'une machine entièrement nouvelle à chaque cahier des charges. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'enjeu porte moins sur la performance d'une unité isolée que sur la capacité d'un même socle technologique à couvrir un spectre de scénarios plus large, des tâches légères assurées seule jusqu'aux charges lourdes et terrains difficiles pris en charge par plusieurs unités assemblées.

Ce lancement s'appuie sur l'expertise de Direct Drive dans les moteurs à entraînement direct, les modules d'articulation robotique, les moteurs à couple sans châssis et les moteurs à rotor creux. L'entreprise revendique plus de 40% de son effectif en R&D et teste un dispositif de livraison rapide en 30 jours depuis son site de Songshan Lake, à Dongguan. Aucune date de lancement commercial ni volume de déploiement réel n'est précisé: l'initiative reste à ce stade une démonstration technologique et un test logistique interne plutôt qu'un produit largement déployé sur le terrain. Elle s'inscrit néanmoins dans une tendance plus large du secteur chinois de la robotique, où la modularité redevient un argument de différenciation face à des plateformes figées, chaque fabricant cherchant à mutualiser une base matérielle et logicielle commune pour multiplier les cas d'usage sans multiplier les gammes de produits.

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L'entreprise Ant Group robotique Lingbo adopte une nouvelle approche pour construire les cerveaux des robots
1Pandaily 

L'entreprise Ant Group robotique Lingbo adopte une nouvelle approche pour construire les cerveaux des robots

Ant Group, la maison mère d'Alipay, développe via sa filiale Lingbo une approche inhabituelle pour concevoir des cerveaux de robots, en s'appuyant sur l'immense infrastructure de données et d'intelligence artificielle issue de son écosystème de paiement. Plutôt que de partir du matériel comme la plupart des startups d'IA incarnée, Lingbo privilégie d'abord la couche cognitive. L'entreprise mobilise l'expertise d'Ant Group en traitement transactionnel à haute fréquence, en prise de décision en temps réel dans l'incertitude et en inférence distribuée à grande échelle, des compétences accumulées sur plusieurs années à traiter des milliards de transactions quotidiennes via Alipay (détection de fraude, évaluation de risque, recommandation personnalisée). Lingbo entend transposer cette infrastructure vers la robotique pour bâtir un cerveau robotique capable de gérer la complexité et l'incertitude du monde physique avec la même fiabilité que le traitement financier. L'unité bénéficie d'une autonomie importante au sein d'Ant Group et attire des talents issus à la fois de la recherche en IA et de l'industrie robotique. Aucun produit concret ni calendrier commercial n'a été rendu public à ce stade. Cette stratégie illustre un mouvement plus large : des acteurs de la tech et de la finance entrent dans la course à l'IA incarnée en misant sur leurs atouts logiciels et data plutôt que sur la fabrication de matériel. Pour Lingbo, la partie la plus valorisable de la chaîne robotique ne serait pas la mécanique mais la couche d'intelligence, un pari qui, s'il se confirme, redistribuerait les cartes face aux spécialistes du hardware comme les fabricants d'humanoïdes. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ce positionnement pose une question stratégique : la donnée comportementale et transactionnelle à l'échelle d'Alipay, plusieurs centaines de millions d'utilisateurs, peut-elle vraiment se transférer à la compréhension d'un environnement physique et à la décision robotique ? Rien dans les éléments communiqués ne le démontre encore, et l'annonce reste à ce stade programmatique plutôt que prouvée par un produit déployé. Elle mérite néanmoins d'être suivie car elle traduit un changement de doctrine : dans un paysage chinois où les plateformes matérielles se banalisent, l'avantage compétitif se déplacerait vers le logiciel, la donnée et l'infrastructure de déploiement. Ant Group a construit ses capacités d'IA sur plusieurs années, d'abord pour la détection de fraude et la gestion des risques sur Alipay, avant d'intégrer des assistants IA à l'échelle de son écosystème, utilisés par des centaines de millions de personnes. Lingbo s'inscrit dans le prolongement naturel de cette expansion technologique vers le monde physique, dans un contexte où la Chine voit fleurir de multiples acteurs robotiques, qu'il s'agisse de fabricants d'humanoïdes ou de laboratoires développant des modèles généralistes de type VLA (vision-language-action), comparables aux Pi-0 ou GR00T N2 développés aux États-Unis. Contrairement à des concurrents qui présentent déjà des démonstrateurs matériels, Lingbo n'a pour l'instant communiqué ni prototype ni partenariat industriel identifié, ce qui place la démarche au stade de la déclaration d'intention stratégique. Les prochaines étapes à surveiller seront la première présentation publique d'un système intégré, d'éventuels partenariats avec des fabricants de plateformes robotiques, et la manière dont Ant Group articulera cette activité avec ses autres investissements en IA générative.

Chine/AsieOpinion
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Près de 20 constructeurs de moteurs chinois en lice pour prendre l'avantage sur le marché des robots humanoïdes
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Près de 20 constructeurs de moteurs chinois en lice pour prendre l'avantage sur le marché des robots humanoïdes

Près de vingt fabricants chinois de moteurs cotés en bourse se sont positionnés sur le marché des robots humanoïdes, révèlent leurs rapports annuels 2025. Parmi eux : Step Electronics, Haozhi Electromechanical, Leadshine Technology, Hechuan Technology, Jiangsu Leili et Weichuang Electric. Deux technologies ont émergé comme voies de référence dans le secteur : les moteurs couple sans cadre (frameless torque motors) pour l'actionnement des articulations majeures, couplés à des réducteurs harmoniques et encodeurs haute précision, et les moteurs à coupelle creuse (hollow cup motors) pour les mains dextres. Les volumes livrés témoignent d'une croissance très rapide : Leadshine Technology a expédié plus de 120 000 moteurs couple sans cadre en 2025, soit une multiplication par plus de 20 en un an. Step Electronics a vendu environ 83 000 unités sur l'année, en hausse de 247 % par rapport à 2024, puis 35 000 unités supplémentaires au premier trimestre 2026, soit encore +246 % sur un an. Step a développé une quatrième génération de moteurs sans cadre couvrant des diamètres extérieurs de 25 à 160 mm, spécifiquement optimisés pour les 26 articulations d'un humanoïde complet. Haozhi Electromechanical revendique une capacité de surcharge de 3,5x et une réduction de masse de 15 % par rapport aux produits concurrents. Du côté des moteurs à coupelle creuse, Mingzhi Electric se place parmi les leaders mondiaux en moteurs sans balais sans encoches (brushless slotless), avec une croissance des revenus robotique supérieure à 40 % deux années consécutives ; Zhaowei Electromechanical pousse la miniaturisation jusqu'à 4 mm de diamètre pour les actionneurs de doigts. Ces volumes industriels signalent un passage de seuil pour la chaîne d'approvisionnement humanoïde : on sort des petites séries de prototypes pour entrer dans une logique de production de masse naissante. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, cela signifie que les composants critiques d'actionnement, longtemps considérés comme un goulot d'étranglement, commencent à se standardiser autour de deux architectures consensus. La convergence vers les moteurs sans cadre et à coupelle creuse facilite la qualification des fournisseurs, réduit les délais d'approvisionnement et permet des comparaisons tarifaires directes. En revanche, la disparité visible entre les acteurs révèle un marché encore fragmenté : une poignée d'entreprises livre à grande échelle, un second groupe est en petite série, et d'autres restent au stade d'échantillons clients, ce qui anticipe une consolidation à mesure que les volumes passeront de milliers à millions d'unités. La course actuelle s'inscrit dans le contexte de l'industrialisation accélérée des humanoïdes en Chine, portée par des plateformes comme l'Unitree H1, le Fourier GR-1 et plusieurs projets étatiques liés au plan "Made in China 2025". Face à ces acteurs chinois, les concurrents occidentaux positionnés sur les mêmes composants, notamment des fournisseurs allemands et japonais de motoréducteurs pour la robotique collaborative, se retrouvent sous pression tarifaire. Aucun acteur européen ou français n'est directement mentionné dans ce segment de composants d'actionnement. Les prochaines étapes déterminantes seront la capacité des fournisseurs de premier rang à tenir leurs cadences de livraison lorsque les fabricants d'humanoïdes comme Figure, Agility ou leurs équivalents chinois passeront à des volumes annuels à cinq ou six chiffres, un test grandeur nature que les chiffres de 2026 commenceront à révéler.

UELes fournisseurs européens de motoréducteurs pour la robotique collaborative (notamment allemands et japonais) se retrouvent sous pression tarifaire face à la montée en puissance et à la standardisation rapide des composants d'actionnement chinois pour humanoïdes.

Chine/AsieActu
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Nouveau robot humanoïde conçu pour la compagnie, reconnaît les émotions avec 90% de précision
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Nouveau robot humanoïde conçu pour la compagnie, reconnaît les émotions avec 90% de précision

UBTech a présenté le 30 juin 2026 lors de son UBTech Global Launch Event à Shenzhen la série UWORLD U1, un robot humanoïde grandeur nature que l'entreprise chinoise qualifie de premier robot "ultra-bionique" conçu pour la production de masse. La plateforme repose sur une architecture intégrée combinant une peau biomimétique propriétaire, du matériel d'intelligence incarnée, un système d'exploitation, des modèles de langage pilotés par l'émotion et une chaîne de fabrication pensée à l'échelle du système. Le robot dispose de 88 degrés de liberté et d'une colonne cervicale biomimétique à double pivot, lui permettant de reproduire jusqu'à 90 % des mouvements humains fondamentaux. Son modèle de langage, présenté comme le premier au monde dédié à la compagnie de long terme, détecterait plus de 20 états émotionnels fins avec une précision annoncée supérieure à 90 %. L'architecture "cerveau rapide et lent" combine réponses réflexes en environ 500 millisecondes et raisonnement approfondi via des modèles de plusieurs centaines de milliards de paramètres, tandis qu'un système d'actuation faciale synchronise parole et mouvements des lèvres avec moins de 20 millisecondes de latence. UBTech ajoute un système de mémoire persistante (Agent Memory OS), un moteur d'attention contextuelle sans mot-clé de réveil, et une architecture de confidentialité en trois couches privilégiant le traitement local. Parallèlement, la société lance le Human-Robot Companionship Initiative, un programme visant à donner 100 robots U1 personnalisés en 2026 pour accompagner des personnes vulnérables, chaque unité intégrant reconnaissance faciale 3D et reproduction vocale d'un proche désigné. Cette annonce marque un déplacement notable du positionnement des humanoïdes chinois, jusqu'ici concentrés sur la logistique et l'industrie, vers le marché de la compagnie et de l'aide psychologique, un segment que UBTech justifie par des chiffres démographiques chinois frappants : plus de 90 millions d'adultes vivant seuls, 118 millions de seniors isolés, et une part estimée entre 10 et 20 % de personnes seules répondant aux critères cliniques de troubles mentaux. Les métriques de précision émotionnelle et de mouvement, non vérifiées de façon indépendante, restent à confirmer en conditions réelles, un écart classique entre démonstration contrôlée et déploiement effectif dans ce secteur. La technologie de réplication d'identité par reconstruction faciale et empreinte vocale soulève aussi des questions de confidentialité pour des publics vulnérables. UBTech, coté à Hong Kong et déjà connu pour sa série industrielle Walker déployée chez des partenaires comme Foxconn, élargit ainsi son ambition vers le grand public, dans la lignée d'une feuille de route en trois étapes allant des tâches dangereuses vers l'assistance quotidienne puis l'interaction généralisée. Face à Figure AI, Tesla Optimus ou aux acteurs chinois Unitree et Fourier Intelligence, ce virage vers l'humanoïde émotionnel positionne UBTech sur un axe différent, dont la crédibilité dépendra des retours d'usage des 100 premières unités promises pour 2026.

Chine/AsieActu
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X Square Robot bat de 45% le record établi par Figure AI sur son propre benchmark
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X Square Robot bat de 45% le record établi par Figure AI sur son propre benchmark

Le 12 août, la startup chinoise d'IA incarnée X Square Robot, basée à Shenzhen, a diffusé en direct sur X et YouTube un stream d'une heure, non monté, montrant un système à deux bras fixe alimentant une ligne de tri de colis. Le compteur final affichait 1 816 colis traités, avec un taux de réussite annoncé supérieur à 98%. Avant le lancement du chronomètre, l'entreprise avait affiché à l'écran un objectif de 1 248 colis par heure, chiffre qui correspond presque exactement à la moyenne soutenue par la flotte de robots humanoïdes Figure 03 de Figure AI lors de son marathon autonome de 200 heures en mai (249 560 colis traités au total, soit 1 247,8 par heure). Ce système, piloté par le réseau neuronal Helix-02, avait atteint un rythme d'environ 2,6 secondes par colis, avec 230 unités traitées dans les dix premières minutes, sans intervention humaine. La tâche de X Square porte sur l'induction de colis : extraire les paquets des piles désordonnées issues du déchargement de camions, les positionner un par un sur le convoyeur pour scan, et écarter les colis de forme irrégulière. Des observateurs du stream ont toutefois décrit une version plus étroite de la démonstration : saisie et retournement des colis pour orienter les codes-barres vers le haut, plus redirection de certains types de paquets vers des goulottes alternatives. Le choix d'un objectif calé quasi exactement sur la moyenne de Figure AI, puis dépassé de 45%, ressemble moins à une coïncidence qu'à une réponse directe adressée à un concurrent, dans un secteur où chaque chiffre public sert de message. Le point de friction principal reste que ce système fixe ne rivalise pas vraiment avec des humanoïdes bipèdes mais avec le marché établi de la robotique industrielle (Kuka, Fanuc, Dematic et une longue liste d'intégrateurs chinois), ce qui déplace l'argument de vente vers le logiciel plutôt que vers la mécanique. X Square mise sur WALL-B, son modèle de fondation d'IA incarnée, censé remplacer les règles écrites à la main par une politique apprise capable de s'adapter à chaque colis et à l'évolution de la pile. Le moment clé du stream, une intervention en direct pour rattraper un colis dérivant vers la mauvaise goulotte, illustre précisément ce qu'une automatisation scriptée ne sait pas faire : récupérer d'un état hors norme. Reste que ce n'est qu'un seul clip, et que Figure a de son côté documenté ses propres erreurs (orientation d'étiquette manquée, colis perdus) sur ses 200 heures, classées comme défaillances de colis plutôt que de robot. Le stream de Figure AI en mai avait démarré comme un défi de huit heures lancé par le vétéran de l'automatisation industrielle Scott Walter, avant de s'étendre à 200 heures. Wang Qian, fondateur et PDG de X Square Robot, a justifié la démonstration en affirmant que la vraie question n'est pas la capacité à réussir une prise isolée, mais à maintenir de bonnes décisions à mesure que la pile change et à récupérer des erreurs sans interrompre l'opération. Aucun pilote commercial ni déploiement en entrepôt n'a été annoncé à ce stade : il s'agit d'une démonstration technologique, pas d'un produit livré. Sur ce match, X Square l'emporte sur l'heure, Figure AI sur la durée.

UEAucun acteur ni deploiement europeen direct, mais la demonstration vise indirectement le marche de la robotique industrielle ou Kuka (Allemagne) est un acteur etabli.

Chine/AsieOpinion
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