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La famille Tiangong s'agrandit : le Tiangong Omni de 1,35 mètre obtient la note maximale au travail
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La famille Tiangong s'agrandit : le Tiangong Omni de 1,35 mètre obtient la note maximale au travail

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Lors de la World Robot Conference, le Beijing Humanoid Robot Innovation Center a dévoilé Tiangong Omni, nouveau membre de sa famille de robots humanoïdes Tiangong. À 1,35 mètre pour 39 kilogrammes, Omni est le plus petit gabarit de la gamme, doté d'un corps aux articulations flexibles sur l'ensemble de la structure. Sur le stand, le robot a exécuté une reptation au sol, coudes et jambes coordonnés, avançant à plat ventre de manière fluide et continue. Un autre modèle de la famille, Tiangong 3.0, a de son côté joué le rôle d'hôte d'accueil dans un contexte automobile, présentant un véhicule aux visiteurs en évoluant seul dans un flux de public dense : planification de trajectoire, évitement de foule, accueil, présentation du modèle et interaction, le tout sans intervention humaine.

Ce format réduit illustre un compromis assumé : moins d'allonge et de force brute contre une capacité à se faufiler dans des espaces étroits, irréguliers ou à faible hauteur libre, là où un humanoïde de taille standard peine à se déplacer, voire ne peut pas entrer du tout. Cela ouvre potentiellement la voie à des usages en sauvetage d'urgence dans des décombres ou espaces confinés, et en service à domicile dans des intérieurs non conçus pour des robots de grande taille. La démonstration reste toutefois un exercice de stand, filmé dans des conditions contrôlées, et ne renseigne ni sur l'autonomie de batterie, ni sur la vitesse réelle hors démonstration, ni sur un calendrier de commercialisation. Le cas de Tiangong 3.0 pèse davantage pour l'industrie : l'annonce précise son déploiement à venir dans des concessions automobiles, salons de l'auto, événements, sessions de livestreaming et services aux propriétaires de véhicules, un signe que les humanoïdes chinois commencent à sortir des démonstrations techniques ponctuelles pour occuper des rôles de service générateurs de revenus dans la distribution automobile.

Le Beijing Humanoid Robot Innovation Center, aussi connu sous le nom de X-Humanoid, est le laboratoire pékinois à l'origine de la lignée Tiangong, dont une version antérieure avait déjà couru un semi-marathon aux côtés de coureurs humains à Pékin en 2025, un argument de communication mis en avant sur l'endurance et la stabilité de la marche bipède du robot. La famille Tiangong évolue dans une compétition chinoise déjà dense face à Unitree, Fourier Intelligence, AgiBot ou UBTech, et plus largement face à des humanoïdes occidentaux comme Optimus de Tesla, les modèles de Figure ou Apollo d'Apptronik, dans une course où les acteurs chinois multiplient les annonces de volumes de déploiement en marge des grands salons professionnels. Aucun calendrier de livraison en volume ni prix n'a été communiqué pour Omni, et l'extension de Tiangong 3.0 au-delà des premiers déploiements annoncés dans l'automobile reste, à ce stade, à confirmer.

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Robots humanoïdes qui travaillent : le centre NAVIAI du Zhejiang passe de Ningbo au monde avec une commande de 2 000 unités pour Jack Sewing
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Robots humanoïdes qui travaillent : le centre NAVIAI du Zhejiang passe de Ningbo au monde avec une commande de 2 000 unités pour Jack Sewing

Le Zhejiang Humanoid Robot Innovation Center, fondé en décembre 2023 à Ningbo à l'initiative de la municipalité et de l'équipe du professeur Xiong Rong de l'université du Zhejiang, a signé en avril 2026 une commande de 2 000 unités avec Jack Technology, fabricant chinois de machines à coudre, pour équiper des lignes de confection textile. Il s'agit du premier déploiement de masse de robots humanoïdes dans l'habillement à l'échelle mondiale. Les robots de la gamme NAVIAI, composés à 90% de pièces domestiques, opèrent déjà chez SUPCON, GREE et FOTILE, et revendiquent, selon le constructeur, 98% de réussite en séparation de tissus, des opérations en 3 secondes, une précision d'alignement de plus ou moins 2 millimètres, pour environ 80% de l'efficacité d'un ouvrier humain. Le catalogue NAVIAI se décline en trois familles: des robots fixes pour postes de couture sans déplacement, des robots à bras monté sur base roulante comme le NAVIAI-WA2, doté d'un bras à 8 degrés de liberté avec une précision de repositionnement de plus ou moins 0,02 millimètre, une autonomie de 6 heures et une capacité de franchissement de pentes à 20 degrés pour la manutention et la logistique, et des robots bipèdes capables de monter des escaliers, destinés à la sécurité, à l'accueil en salon professionnel et au divertissement. L'architecture embarquée associe un système cognitif de haut niveau pour la perception et la planification à un contrôle temps réel de type cérébelleux. En mai 2026, le centre a présenté RAM, un modèle spatial 3D développé avec l'université chinoise de Hong Kong et Zhejiang University, censé relier le raisonnement sémantique des grands modèles à une manipulation physique précise via une base de connaissances 3D interrogeable. Ces chiffres, communiqués par le fabricant sans protocole de test indépendant, restent à prendre avec prudence, notamment le taux de séparation de tissus et le temps de cycle de 3 secondes, mais l'ampleur de la commande Jack Technology change la donne: on quitte le registre de la démonstration pour entrer dans celui du déploiement industriel chiffré, ce qui est rare dans la course aux humanoïdes où la plupart des annonces restent des pilotes limités à quelques unités. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ce contrat valide l'hypothèse que des tâches répétitives à forte variabilité, comme la manipulation de tissus souples, peuvent être confiées à un humanoïde à un niveau de productivité économiquement défendable, même en deçà de la performance humaine. Cela renforce aussi le récit d'une robotique humanoïde chinoise qui bascule du hardware pur vers la validation de modèles économiques concrets, avec des cas d'usage volontairement cantonnés à des postes pénibles ou dangereux plutôt qu'à des emplois disputés par la main-d'œuvre, une distinction stratégique revendiquée explicitement par le directeur technique Xu Xuecheng. Le centre de Ningbo a accéléré son expansion internationale tout au long de 2026: premier déploiement à l'étranger chez BEKO, fabricant turc d'électroménager, pour de l'inspection qualité, avec un accompagnement technique sur site de l'équipe chinoise; démonstration au salon LogiMAT de mars 2026 en Allemagne, où le NAVIAI-WA2 a fonctionné trois jours consécutifs sans incident aux côtés de KION Group, géant de la manutention industrielle; puis présence en juillet à AUTOMATE 2026, le plus grand salon robotique nord-américain, en partenariat avec IPLUSMOBOT, où le bipède NAVIAI-I2 a fait des démonstrations de tri de précision, de marche autonome et d'interaction vocale en anglais avec une latence de réponse inférieure à 3 secondes. La stratégie affichée par Xu Xuecheng consiste à roder les produits sur les implantations chinoises de groupes étrangers avant de dupliquer le modèle en Europe puis en Amérique du Nord. Le centre développe aussi des cabines commerciales NaviStore capables de guider les clients, servir des boissons ou préparer des glaces, avec 98% de reconnaissance et 99,9% de réussite de préhension revendiqués. Xu Xuecheng anticipe une arrivée des humanoïdes dans les foyers d'ici une dizaine d'années, un horizon qui illustre le pari, encore largement spéculatif, sur lequel se positionne l'ensemble du secteur chinois face à des concurrents comme Figure, Agility Robotics ou Unitree.

UELa démonstration du NAVIAI-WA2 aux côtés de KION Group (leader allemand de la manutention) au salon LogiMAT et le déploiement chez BEKO en Turquie montrent une pression concurrentielle croissante sur les acteurs européens de la logistique et de l'automatisation industrielle, sans qu'aucune entreprise française ne soit impliquée.

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SynapX mise sur le "cerveau et la main" pour l'aube du travail en silicium
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SynapX mise sur le "cerveau et la main" pour l'aube du travail en silicium

À l'occasion de la World Robot Conference 2026, la startup chinoise SynapX a présenté une offre construite autour de trois lignes de produits plutôt qu'un robot humanoïde complet : SYNWorld, un modèle du monde nativement conçu pour l'IA embarquée, lancé à un milliard de paramètres avec une nouvelle version prévue cette année et un passage annoncé vers l'échelle du trillion de paramètres l'an prochain ; OctoH-Hand, une main bionique dextre à haut nombre de degrés de liberté ; et OctoSense, un ensemble de capture de données combinant bandeau fisheye, bracelet EMG et gant exosquelette pour enregistrer vision à la première personne, posture et forces exercées par des opérateurs humains en situation de travail normale. Fondée il y a sept mois seulement, SynapX a déjà levé environ un milliard de yuans et atteint une valorisation de licorne. Son fondateur et PDG, Du Dalong, ancien sixième employé de Horizon Robotics et ancien membre du laboratoire de deep learning de Baidu, défend une thèse simple : les deux briques essentielles de l'IA incarnée ne sont pas le corps du robot mais un « cerveau » généraliste et une « main » capable d'agir causalement sur le monde physique. L'entreprise ne fabrique ni robot complet ni scénario applicatif ; elle se positionne comme fournisseur de couche de base, vendant cerveau, main et plateforme de développement aux entreprises qui construisent des produits incarnés, sous l'étiquette d'une « main-d'œuvre silicium de niveau collège » entraînable directement sur le terrain. Cette approche déplace la compétition humanoïde du corps complet vers les composants critiques. Du Dalong situe le « moment ChatGPT » de l'IA incarnée au jour où un robot confectionnera un hamburger mieux qu'un humain, tâche qui exige contrôle fin de la force, coordination multi-doigts et détection tactile précise ; il place cette échéance à un ou deux ans, et note que Tesla consacrerait environ la moitié de son budget de recherche matérielle à la main d'Optimus. Ce chiffre, avancé par le fondateur sans source vérifiable indépendante, illustre surtout un consensus émergent dans le secteur : le goulot d'étranglement n'est plus la locomotion mais la manipulation dextre fine, ce que d'autres approches par apprentissage vidéo pur peinent encore à résoudre. La stratégie de données de SynapX, capter couple, pression et toucher via télé-opération humaine plutôt que par simple imitation vidéo, vise justement ce manque. Il s'agit toutefois d'une annonce de positionnement et d'une feuille de route, pas d'un produit livré ni d'un déploiement industriel vérifié. Le pedigree de Du Dalong, chez Horizon Robotics puis Baidu, explique la vitesse de levée de fonds et la crédibilité technique accordée à SynapX dès sa création. En choisissant de vendre des briques plutôt qu'un robot fini, l'entreprise se distingue des approches intégrées verticalement comme Optimus de Tesla, et se rapproche davantage d'acteurs de modèles vision-langage-action génératifs tels que Pi-0 de Physical Intelligence, GR00T N2 de Nvidia ou Helix de Figure AI, qu'elle concurrence sur le terrain du cerveau plutôt que sur celui du corps. Les prochaines étapes annoncées restent pour l'instant limitées à la feuille de route technique de SYNWorld, sans pilote client ni calendrier de déploiement précisés.

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World Humanoid Robot Games 2.0 : les robots passent de la course de vitesse au travail réel
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World Humanoid Robot Games 2.0 : les robots passent de la course de vitesse au travail réel

La deuxième édition des World Humanoid Robot Games s'est achevée cette semaine à l'Ice Ribbon de Pékin, avec 666 équipes et 2 056 robots de 16 pays, répartis sur 51 épreuves. Le 100 mètres a été couru en 9,32 secondes, un temps inférieur au record humain d'Usain Bolt et douze secondes plus rapide que l'an dernier, tandis que le saut en hauteur a atteint 2,88 mètres, près du triple de la marque inaugurale. Guo Yijie, qui dirige le projet Tiangong Ultra au Beijing Humanoid Robot Innovation Center, attribue ces gains aux progrès du corps, des articulations, de la fiabilité électrique et du contrôle moteur des robots. L'équipe Shanghai d'AgiBot a remporté l'or en tai-chi, un robot Starship Navigator grandeur nature a gagné le concours au sol, et l'épreuve de dextérité manuelle demandait de peser 20 grammes de poudre à 0,5 gramme près, empiler des blocs, saisir des graines de soja à la pince et brancher des câbles, le tout en cinq minutes. Le vrai basculement se situe ailleurs: plusieurs épreuves, dont le 400 mètres, ont supprimé toute téléopération, les robots ne recevant plus qu'un ordre de départ, et dans les scénarios réels, comme le rangement d'entrepôts pharmaceutiques, la recharge de trois véhicules électriques en 30 minutes ou le dégagement de voies d'urgence, l'autonomie complète pesait deux fois plus dans la notation que le pilotage à distance. Ce choix cible directement l'écart persistant entre démonstrations soigneusement montées et usage réel, un point sensible dans un secteur où nombre de vidéos virales de robots humanoïdes reposent en fait sur de la téléopération. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ces épreuves de manipulation fine constituent un indicateur plus parlant que la vitesse de course sur la maturité réelle des modèles de perception-action à grande échelle. Le retrait partiel d'Unitree, qui a réduit ses engagements pour se concentrer sur ses lignes de production de série, tandis que son fondateur Wang Xingxing suivait la compétition depuis les gradins, illustre que pour les acteurs déjà en phase de commercialisation, l'événement sert désormais moins de vitrine que de baromètre du secteur. Organisés par les autorités chinoises pour accélérer l'industrialisation des humanoïdes, ces jeux avaient livré des performances nettement plus modestes lors de leur première édition l'an dernier, avant ce saut de niveau porté par des équipes comme AgiBot, Unitree ou Starship, aux côtés du programme public Tiangong. Aucun acteur français ou européen ne figurait parmi les équipes citées, la compétition restant dominée par les groupes chinois. Aucun calendrier de pilotes commerciaux n'a été communiqué à l'issue de l'événement, mais la montée en puissance des scénarios industriels et logistiques laisse présager que les prochaines éditions serviront de plus en plus de vitrine de déploiement plutôt que de simple démonstration sportive.

UEAucun acteur français ou européen n'a participé à l'événement, illustrant l'écart croissant avec l'écosystème chinois de l'humanoïde.

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Les scientifiques IA sont déjà au travail à Pékin : mélange de fluide de conduction en 20 secondes
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Les scientifiques IA sont déjà au travail à Pékin : mélange de fluide de conduction en 20 secondes

À Pékin, des laboratoires spécialisés dans l'IA for Science ont commencé à confier certaines tâches expérimentales à des bras robotiques pilotés par IA, capables de concevoir des protocoles, de collecter des données et de proposer de nouvelles pistes de recherche. Un journaliste du Beijing News a pu observer l'un de ces sites : un bras robotique y prépare du liquide conducteur en 20 à 30 secondes par flacon, avec une régularité de geste qui élimine les erreurs de manipulation manuelle. Le laboratoire fonctionne sur des postes d'expérimentation confinés où des bras robotiques manipulent pipettes, réactifs et échantillons avec précision, selon une architecture en trois couches : découverte autonome de lois scientifiques fondamentales par l'expérimentation, création de nouveaux matériaux via des modèles entraînés sur des données de haute qualité générées par le système, et enfin conception inverse de bout en bout où les résultats sont directement validés en application. À l'Institut d'automatisation de l'Académie chinoise des sciences, l'équipe a développé un modèle de fondation baptisé Panshi, avec une approche à deux volets : une version 1.0 qui affine des modèles open source sur des données et de la littérature scientifiques, et une version 2.0 en développement qui entraîne un modèle entièrement nouveau unifiant texte et modalités scientifiques (spectres d'ondes, spectrogrammes, champs électromagnétiques, structures moléculaires) dans un système de tokens commun. Panshi a déjà achevé une adaptation à huit disciplines scientifiques. Cette expérimentation illustre une bascule stratégique dans la course à l'IA scientifique : contrairement aux modèles grand public comme DeepSeek ou ChatGPT, qui se contentent d'exploiter des données déjà disponibles sur internet, les systèmes AI4S doivent produire eux-mêmes de nouvelles données par l'expérimentation réelle, ce qui suppose une intégration étroite entre IA, bras robotiques, capteurs et instruments de laboratoire dans une boucle fermée hypothèse-expérience-collecte-optimisation. Pour l'industrie robotique et les décideurs B2B, c'est un signal que l'automatisation ne se limite plus à la manipulation répétitive en usine mais s'étend à des tâches de précision scientifique à haute valeur ajoutée, où la fiabilité du geste et la vitesse d'exécution (20 à 30 secondes par préparation) deviennent des arguments concrets face au travail manuel de laboratoire. Cette initiative s'inscrit dans une dynamique portée par les autorités pékinoises, qui misent sur la concentration exceptionnelle d'institutions de recherche de premier plan dans la ville, dont l'Académie chinoise des sciences, Tsinghua et l'Université de Pékin, ainsi que sur le pôle scientifique de Huairou, capable de générer des volumes massifs de données d'entraînement, à l'image du collisionneur électron-positron de Pékin qui produit à lui seul 1 téraoctet de données par seconde. En juin 2026, Pékin a publié son plan de mise en œuvre de l'IA for Science, couvrant six domaines prioritaires, avec l'ambition de faire de la ville un pôle d'innovation scientifique en IA d'influence mondiale d'ici 2028.

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