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Les scientifiques IA sont déjà au travail à Pékin : mélange de fluide de conduction en 20 secondes

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À Pékin, des laboratoires spécialisés dans l'IA for Science ont commencé à confier certaines tâches expérimentales à des bras robotiques pilotés par IA, capables de concevoir des protocoles, de collecter des données et de proposer de nouvelles pistes de recherche. Un journaliste du Beijing News a pu observer l'un de ces sites : un bras robotique y prépare du liquide conducteur en 20 à 30 secondes par flacon, avec une régularité de geste qui élimine les erreurs de manipulation manuelle. Le laboratoire fonctionne sur des postes d'expérimentation confinés où des bras robotiques manipulent pipettes, réactifs et échantillons avec précision, selon une architecture en trois couches : découverte autonome de lois scientifiques fondamentales par l'expérimentation, création de nouveaux matériaux via des modèles entraînés sur des données de haute qualité générées par le système, et enfin conception inverse de bout en bout où les résultats sont directement validés en application. À l'Institut d'automatisation de l'Académie chinoise des sciences, l'équipe a développé un modèle de fondation baptisé Panshi, avec une approche à deux volets : une version 1.0 qui affine des modèles open source sur des données et de la littérature scientifiques, et une version 2.0 en développement qui entraîne un modèle entièrement nouveau unifiant texte et modalités scientifiques (spectres d'ondes, spectrogrammes, champs électromagnétiques, structures moléculaires) dans un système de tokens commun. Panshi a déjà achevé une adaptation à huit disciplines scientifiques.

Cette expérimentation illustre une bascule stratégique dans la course à l'IA scientifique : contrairement aux modèles grand public comme DeepSeek ou ChatGPT, qui se contentent d'exploiter des données déjà disponibles sur internet, les systèmes AI4S doivent produire eux-mêmes de nouvelles données par l'expérimentation réelle, ce qui suppose une intégration étroite entre IA, bras robotiques, capteurs et instruments de laboratoire dans une boucle fermée hypothèse-expérience-collecte-optimisation. Pour l'industrie robotique et les décideurs B2B, c'est un signal que l'automatisation ne se limite plus à la manipulation répétitive en usine mais s'étend à des tâches de précision scientifique à haute valeur ajoutée, où la fiabilité du geste et la vitesse d'exécution (20 à 30 secondes par préparation) deviennent des arguments concrets face au travail manuel de laboratoire.

Cette initiative s'inscrit dans une dynamique portée par les autorités pékinoises, qui misent sur la concentration exceptionnelle d'institutions de recherche de premier plan dans la ville, dont l'Académie chinoise des sciences, Tsinghua et l'Université de Pékin, ainsi que sur le pôle scientifique de Huairou, capable de générer des volumes massifs de données d'entraînement, à l'image du collisionneur électron-positron de Pékin qui produit à lui seul 1 téraoctet de données par seconde. En juin 2026, Pékin a publié son plan de mise en œuvre de l'IA for Science, couvrant six domaines prioritaires, avec l'ambition de faire de la ville un pôle d'innovation scientifique en IA d'influence mondiale d'ici 2028.

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Soutien politique et production de masse propulsent les ETF de robots humanoïdes à l'aube d'une phase critique
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La Chine accélère sa stratégie dans la robotique humanoïde : le ministère de l'Industrie et des Technologies de l'Information (MIIT), en coordination avec la SASAC (Commission de supervision des actifs d'État), a fixé un objectif contraignant de plus de 10 000 unités humanoïdes déployées d'ici fin 2026, signalant un passage de l'incitation à la R&D vers une obligation de déploiement industriel. Sur le plan production, le Centre d'innovation en robotique humanoïde de Pékin a confirmé que le Tiangong 3.0 entrera en fabrication en série au second semestre 2026, avec des réductions de coûts attendues supérieures à 50 %. UBTECH a formalisé une coentreprise pour développer des puces d'intelligence incarnée, avec un capital enregistré de 100 millions de yuans. Côté chaîne d'approvisionnement, Wanma et Langxin Electric ont commencé des livraisons en volume de composants critiques. À l'international, GenesisAI, soutenu par l'ex-PDG de Google Eric Schmidt, a lancé son robot industriel Eno, tandis que Faraday Future affirme avoir livré 157 unités réparties sur quatre modèles. Dans ce contexte, l'ETF Robot d'Invesco Great Wall (code 159559), indexé sur le Guozheng Robot Industry Index (980022), affiche une exposition de plus de 73 % aux valeurs du secteur humanoïde, avec une allocation sectorielle dominée par les équipements mécaniques à 47,23 % (réducteurs, vis à billes, moteurs) et les équipements électriques à 14,68 %. Ce moment marque une inflexion structurelle : la Chine ne pilote plus la filière par subventions symboliques mais par objectifs de déploiement chiffrés et datés, ce qui force les intégrateurs et les acheteurs industriels à anticiper des volumes réels dès 2026. La maturité affichée de la chaîne d'approvisionnement, notamment autour des composants à haute valeur (actionneurs, chips embarqués), réduit un des principaux goulets d'étranglement identifiés lors des phases pilotes. Toutefois, il convient de rester prudent : l'article source est en grande partie un texte promotionnel pour le fonds 159559 lui-même, dont la performance de 60,81 % sur deux ans est mise en avant face aux 34,02 % du CSI 300. Les chiffres de déploiement restent des objectifs politiques, pas des confirmations de livraisons effectives, et les vidéos de démonstration des robots ne constituent pas une preuve de passage à l'échelle industrielle. La trajectoire de la robotique humanoïde chinoise s'inscrit dans un effort stratégique accéléré depuis 2023, avec des acteurs comme Unitree, AgiBot et UBTECH qui avancent en parallèle. À l'international, Tesla (Optimus Gen 3), Figure (Figure 03), Physical Intelligence (pi0), Agility Robotics et Boston Dynamics maintiennent une pression concurrentielle forte, principalement sur les cas d'usage logistique et manufacture. Le second semestre 2026 et l'année 2027 sont désignés comme la première fenêtre de réalisation de revenus réels pour le secteur, sous réserve que les objectifs de déploiement se confirment en commandes fermes plutôt qu'en annonces de pilotes.

UELa montée en puissance industrielle chinoise dans les humanoïdes (objectif 10 000 unités d'ici fin 2026, passage aux mandats de déploiement) crée une pression concurrentielle indirecte sur les fabricants et intégrateurs européens de composants robotiques critiques (actionneurs, réducteurs, chips embarqués).

Chine/AsieActu
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De la perception de l'environnement à la transformation du monde : opportunités, voies et pratiques de l'IA physique
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De la perception de l'environnement à la transformation du monde : opportunités, voies et pratiques de l'IA physique

À la conférence AI+ de Beijing Yizhuang en mai 2026, Chen Long, directeur technique "foundation models" de Jiangxing Intelligence (江行智能), a présenté l'architecture d'IA physique industrielle JX-Phi, déjà déployée dans des centrales photovoltaïques et des réseaux électriques au Guizhou et en Mongolie intérieure. Le système couvre plus de 1 000 stations d'inspection avec une précision algorithmique annoncée à 99 %. L'architecture se décompose en trois couches : une infrastructure de données (JX-Phi World), un modèle central en cours d'évolution vers un World Action Model (JX-Phi Brain, intégrant des modèles Vision-Language-Action longue durée, dits LT-VLA), et une couche applicative (JX-Phi Agent) qui orchestre drones, chiens robotiques, robots à roues et bras mécaniques via un contrôleur global de 100 milliards de paramètres. Indicateur structurant : une simple tâche d'inspection d'équipement se décompose en 100 à 200 sous-tâches dans un contexte industriel, contre quelques dizaines en usage grand public. Ce chiffre illustre une bascule dans la compétition autour de l'IA : l'enjeu n'est plus le nombre de paramètres des modèles de base, mais la capacité à déployer des systèmes stables et contrôlés dans des environnements physiques contraignants. La densité des scénarios industriels chinois constitue un avantage structurel difficile à répliquer : le parc de robots industriels installés en Chine représente 8,6 fois celui des États-Unis et a crû d'un facteur 12 en dix ans, alimentant un volant de données continu sans équivalent mondial. L'approche sim-to-real de Jiangxing repose sur un moteur de simulation 3D génératif (AutoWorld) qui produit des scénarios rares, pannes atypiques ou conditions météo extrêmes, avant tout déploiement terrain, réduisant significativement les risques dans des secteurs où l'erreur en conditions réelles n'est pas tolérable, comme l'énergie ou la pétrochimie. Jiangxing capitalise sur cinq couches d'infrastructure que la Chine a constituées : densité de scénarios industriels, modèles open source compétitifs (DeepSeek, Qwen, Kimi) en rattrapage rapide sur les niveaux de performance mondiaux, 4,48 millions de stations 5G représentant plus de 60 % du parc mondial, capacité électrique environ deux fois supérieure à celle des États-Unis, et une co-optimisation logiciel-matériel stimulée en partie par les restrictions d'accès aux puces d'entraînement haut de gamme. Sur le plan concurrentiel, la société se positionne comme fournisseur de système complet face à des acteurs comme Unitree ou Boston Dynamics côté plateformes robotiques, et Physical Intelligence (Pi-0) côté modèles généralistes. Les prochaines étapes visent une extension aux secteurs minier et chimique, où la criticité des tâches et la rareté des données d'incidents justifient précisément l'approche simulation-to-real développée par la société.

UELes avantages structurels de la Chine en IA physique industrielle (parc robotique 8,6x supérieur aux États-Unis, 60 % des stations 5G mondiales, capacité électrique double) représentent un écart compétitif croissant que les industriels européens devront intégrer dans leur stratégie d'automatisation à horizon 5 ans.

Chine/AsieOpinion
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Unitree Robotics fixe son introduction en bourse au 1er juin, visant à devenir le premier fabricant de robots humanoïdes coté en Chine
3Pandaily 

Unitree Robotics fixe son introduction en bourse au 1er juin, visant à devenir le premier fabricant de robots humanoïdes coté en Chine

Unitree Robotics, fabricant chinois de robots humanoïdes et quadrupèdes, est convoqué le 1er juin 2026 devant le comité d'examen de la STAR Market de la Bourse de Shanghai pour son audition pré-introduction en bourse. La date a été confirmée dans un document officiel publié le 25 mai : il s'agit de la 31e séance d'examen de l'année. Le dossier d'admission avait été accepté il y a un peu plus de deux mois, soit fin mars 2026, un délai d'instruction court qui signale une priorité réglementaire affirmée. Si le comité valide le dossier, Unitree deviendrait la première entreprise de robots humanoïdes cotée en Chine. Le périmètre d'activité déclaré couvre les robots humanoïdes polyvalents, les robots quadrupèdes, les composants robotiques et la R&D en modèles d'IA incarnée. L'entreprise s'est imposée à l'international avec le Unitree Go2, robot quadrupède vendu à un tarif nettement inférieur aux offres concurrentes, ce qui lui a permis d'atteindre une large base de développeurs et de chercheurs. Plus récemment, elle a accéléré son programme humanoïde pour concurrencer directement Tesla Optimus, Fourier Intelligence et Figure AI. L'enjeu de cette cotation dépasse le seul cas Unitree : le marché attend une valorisation de référence pour un secteur où les coûts de R&D, de fabrication et de test en conditions réelles restent très élevés. Accéder aux marchés de capitaux via la STAR Market ouvrirait un canal de financement structurant pour les entreprises chinoises de robotique humanoïde, dans un contexte où la course à la production à grande échelle exige des investissements massifs. Pour les intégrateurs industriels et les décideurs B2B qui suivent le secteur, une première cotation réussie signalerait que le marché valorise la robotique humanoïde comme une infrastructure industrielle à part entière et non plus comme un horizon de recherche. Cela pourrait accélérer les décisions d'achat et les partenariats, les clients institutionnels étant souvent plus enclins à travailler avec des fournisseurs dotés d'une transparence financière publique. Fondée à Hangzhou, Unitree a construit sa réputation sur la démocratisation du prix des robots à pattes, là où Boston Dynamics positionnait ses produits exclusivement sur le segment premium. La STAR Market, créée en 2019 sur le modèle du Nasdaq américain pour accueillir des entreprises technologiques à forte intensité capitalistique, est le terrain d'introduction naturel pour ce type de dossier. Sur le plan concurrentiel, Unitree fait face en Chine à Fourier Intelligence et à Agility Robotics dans une moindre mesure, ainsi qu'aux ambitions croissantes de UBTECH Robotics, déjà cotée à Hong Kong depuis 2023. À l'international, Tesla et Figure AI fixent le rythme médiatique, mais sans cotation comparable. L'audition du 1er juin ne garantit pas l'approbation finale ; une décision favorable ouvrirait la voie à une introduction effective dans les semaines suivantes, dont le calendrier précis n'a pas été communiqué.

UEUne introduction en bourse réussie d'Unitree renforcerait massivement sa capacité d'investissement en R&D et fabrication, intensifiant la pression concurrentielle sur les fabricants et intégrateurs robotiques européens.

Chine/AsieOpinion
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La Chine mise sur l'IA et la fabrication avancée pour contrer les vents économiques contraires
4SCMP Tech 

La Chine mise sur l'IA et la fabrication avancée pour contrer les vents économiques contraires

Le Premier ministre chinois Li Qiang a effectué lundi une visite symbolique à Pékin, passant par l'usine de véhicules électriques de Xiaomi puis par le Humanoid Robot Innovation Centre, un hub qui regroupe plus d'une douzaine de start-ups spécialisées en IA incarnée (embodied AI), des partenaires industriels et des institutions de recherche. Lors de cette tournée, Li a appelé à une intégration accélérée entre les acteurs de l'IA et le secteur de la fabrication avancée, positionnant cette convergence comme levier de croissance prioritaire face au ralentissement de la demande intérieure et aux pressions commerciales extérieures, notamment les tensions tarifaires avec les États-Unis. Le signal politique est clair : Pékin veut transformer ses capacités en robotique humanoïde et en IA générative en avantages compétitifs industriels concrets, pas seulement en vitrines technologiques. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, cela signifie une accélération probable des déploiements pilotes en usine, avec un soutien étatique direct aux start-ups locales. La visite du Humanoid Robot Innovation Centre illustre aussi la stratégie de clustering : concentrer capital, talents et clients industriels pour réduire le fossé entre démo lab et déploiement réel. Ce mouvement s'inscrit dans une trajectoire déjà engagée : la Chine a multiplié les programmes de soutien à la robotique humanoïde depuis 2023, avec des acteurs comme Unitree, Fourier Intelligence ou Agibot qui affichent des cadences de production croissantes. Face à eux, les acteurs américains (Figure AI, Physical Intelligence, Tesla Optimus) et européens avancent sur des segments différents. La prochaine étape à surveiller sera la concrétisation de ces orientations politiques en contrats industriels mesurables.

UEL'accélération du soutien étatique chinois à la robotique humanoïde intensifie la pression concurrentielle sur les acteurs européens, qui devront consolider des niches différenciées face à des cadences de production chinoises croissantes.

Chine/AsieOpinion
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